pour bien répondre à ta question "quelle est la forme narrative en allemand correspondant au passé simple en français" ...
En allemand, il existe les formes de présent et du passé, dont :
le Präsens : ich esse Brot (je mange du pain)
et
le Präteritum : ich aß Brot (je mangeais du pain)
Les formes du Perfekt et du Plusquamperfekt sont, sous la perspective de l'histoire des langues, des formes plus modernes :
le Perfekt : ich habe Brot gegessen (j'ai mangé du pain)
le Plusquamperfekt : ich hatte Brot gegessen (j'avais mangé du pain)
Les deux sont composés du Präsens de haben/sein (avoir/être) + le Partizip Perfekt du verbe, resp. du Präteritum de haben/sein (avoir/être) + le Partizip Perfekt du verbe.
Les formes du Futur I et Futur II ne sont pas comptées parmi les formes de temps de l'allemand mais sont considérées comme des formes de mode (avec le Konditional I et Konditional II).
Si tu veux avoir absolument une parallèle approchée au passé simple du français comme "forme narrative", voici la règle empirique :
Le Perfekt est la forme orale, le Präteritum est la forme par écrit. (exemple simple : on ne dit jamais "Gestern arbeitete ich viel" mais "Gestern habe ich viel gearbeitet" (hier, j'ai travaillé beaucoup)).
Merci pour cet exposé. J'imagine que cela te demande un effort certain d'écrire en français, et je t'en remercie.
Si ça t'ennuie, tu me dis, hein ? Parce que là, j'ai un peu le sentiment d'abuser...
En fait, mes interrogations portent davantage sur la littérature que sur la langue parlée.
Prenons un exemple et essayons de le traduire :
en français :
C'était l'aube. L'enfant ouvrit les yeux et regarda autour de lui, il neigeait.
remarque :
Je pourrais aussi écrire : C'était l'aube. L'enfant a ouvert les yeux et a regardé autour de lui, il neigeait.
Mais en utilisant le passé composé à la place du passé simple, j'ancre le discours (en grec, l'équivalent du passé composé est classé parmi les temps du présent, considéré comme un présent accompli) et perd le côté aoriste, littéralement "sans horizon" que porte le passé simple et qui en fait le temps des contes, des mythes, par excellence.
Je peux traduire cette phrase, pratiquement à l'identique, en italien :
Albeggiava. Il bambino aprì gli occhi e si guardò attorno, nevicava.
La remarque que j'ai faite au sujet du français reste valable.
Maintenant si j'essaye de traduire en allemand (je m'excuse pour le désastre annoncé et compte sur toi pour me corriger...🤪🙂) :
Es war Morgendämmerung. Das Kind öffnete die Augen und blickte darum an, es schnie. Mais je perds la différence d'aspect* induite par l'utilisation imparfait/passé simple.
ou
Es war Morgendämmerung. Das Kind hat die Augen geöffnet und hat darum angeblickt, es schnie. Mais j'ancre le discours.
Ca me laisse perplexe...
Catherine
* je ne suis pas sûre que ce soit une question d'aspect. Je peine à m'exprimer et le lexique de la linguistique me fait défaut...🏴☠️
A te donner toutes les bonnes excuses d'écrire un français approximatif, ( soit disant " nouvelle génération" )
pour intervenir dans une discution sur la traduction exacte d'une langue à l'autre....si je ne cherchais pas
à en tirer l'aspect plutôt cocasse et comique, j'aurais sans doute l'impression de devenir un vieux c🏴☠️n...
En attendant, lorsque tu écris un post sur VF, des centaines de personnes sont sensées te lire, et ce n'est pas tout à fait la même chose que d'adresser un sms à une copine...
Un petit effort est toujours apprécié, alors si tu ne respectes pas la langue de Molière, j'ose espérer que tu respecteras au moins mon humour.......🤪........!!!😉!!!
J'imagine que cela te demande un effort certain d'écrire en français, et je t'en remercie.
Si ça t'ennuie, tu me dis, hein ?
Tant s'en faut ! Che piacere de communiquer avec toi sur ce forum (c'est bienfaisant compte tenu de ce bavardage au goûter dans quelques rubriques ...) ...
Désolé, Catherine, je me suis décidé de regarder le match prometteur entre Italie et Espagne ce soir (1er match que je regarde à la télé lors de la coupe d'Europe 2008), donc, je n'ai pas de temps pour te répondre suffisamment pour le moment ... Voilà pour ce qui concerne le verbe "schneien" (fr. neiger, it. nevicare) :
Es war Morgendämmerung. Das Kind öffnete die Augen und blickte darum an, es schnie.
Catherine, le verbe "schneien" est, selon la terminologie de la Germanistik, un verbe faible (schwaches Verb), donc il est sujet à la conjugaison faible (schwache Konjugation) :
es schneit (Präsens ; il neige) - es schneite (Präteritum ; il neigeait) - es hat geschneit (Perfekt ; il a neigé)
Ce n'est pas es schnie ! A ne pas confondre avec le verbe "schreien" (crier), dont la conjugaison est une forte (starke Konjugation) :
er schreit (Präsens ; il crie) - er schrie (Präteritum ; il criait) - er hat geschrieen (Perfekt ; il a crié)
Il faut patienter un peu. J'espère savoir répondre demain ...
Es war Morgendämmerung. Das Kind öffnete die Augen und blickte darum an, es schnie.
D’abord, il faut corriger légèrement ta traduction allemande :
(1) Der Morgen dämmerte. Das Kind öffnete die Augen und blickte sich um*. Es schneite.
Comme ça, un conte (littéraire) pourrait commencer ... Tous les faits y sont mis en Präteritum (dämmern, öffnen, s. umblicken, schneien).
Je t’ai déjà dit que la langue allemande appartenait à une minorité de langues, dans lesquelles le locuteur classe les faits surtout selon le temps et non pas selon l’aspect. Dans ce système, le passé a son propre temps (Präteritum), les faits actuels et futurs sont réunis dans un seul autre temps (Nichtpräteritum). Notamment le suisse-allemand et les quelques dialectes sud-allemands (alémaniques) dont le souabe ont ce système binaire sans aucun futur formal**. Et entre-temps, ce système s’est imposé à l’allemand standard.
Alors, le temps linguistique (all. Tempus, angl. tense), c’est quoi ?!
Comrie nous propose une définition sémantique du temps : "Tense relates the time of the situation referred to to some other time, usually to the moment of speaking"***.
Voilà, c’est du temps (linguistique) !
Le temps linguistique met un événement E en relation avec le moment de l’énonciation S (moment of speaking, selon Comrie = temps absolu) ou avec un autre point de référence R (= temps relatif) qui est donné dans le discours (p.ex. un adjoint comme « lendemain »). Cette qualité du temps linguistique, de placer temporellement un événement E ou, de manière plus générale, une situation dans un cadre communicatif (speech situation, selon Comrie) est une fonction déïctique dont S et/ou R sont le centre déïctique. Comrie définit les différents temps :
1. présent : E simultanément avec S
2. prétérit : E précède S
3. futur : E succède S
Dans des contes (littéraires), le moment de l’énonciation, c’est souvent le "maintenant" de l’énonciateur. Donc, la phrase de toi, on peut la représenter sur un axe temporel comme suit (E1 , E2 , E3 et E4 ; S = moment of speaking de l'énonciateur) :
E1 -- E2 -- E3 -- E4 -- S=R-->
Prenons la phrase par excellence du latin :
(2) Veni, vidi, vici. (en all. : Er kam, sah und siegte.)
Ici, nous avons la même situation :
Veni -- Vidi -- Vici -- S=R-->
Finalement, les quelques remarques sur l’aspect :
Laissons parler d’abord Comrie : "Aspects are different ways of viewing the internal temporal constituency of the situation".
Donc, contrairement au temps, l’aspect ne se référe pas au contexte de communication (moment de l’énonciation, énonciateur/récepteur). La distinction aspectuelle la plus fondamentale est celle entre perfectif et imperfectif.
Encore Comrie : "Perfectivity indicates the view of a situation as a single whole, without distinction of the various separate phases that make up the situation ; while the imperfective pays essential attention to the internal structure of the situation ...".
Voilà. La perfectivité d’un événement ou d’une situation implique que son observation est terminée, sans que cet état fini soit la composante sémantique centrale. De la même manière, l’imperfectivité suppose l’état non-accompli de l’événement.
Voilà, deux phrases françaises montrant exemplairement et exactement les déclarations de Comrie en haut :
(3) Hier, j’ai mangé du poisson.
(4) A ce moment-là, je mangeais du poisson.
Dans (3), la totalité de l’événement est essentielle, tandis que, dans (4), la structure "interne" de l’action est de l’importance.
J’espère avoir répondu bien à tes questions ... Catherine, je reste bien entendu à ta disposition si tu as d'autres questions. Le problème : le TAM (temps, aspect, modalité) est un sujet assez compliqué et prend donc beaucoup de temps que je n'ai pas ... Cette année, je veux absolument terminer ma thèse.****
Bonne journée & bonne semaine, hgb
* En allemand, le verbe „umblicken" est toujours réfléchi (> sich). Voir aussi en italien (guardarsi attorno).
* * P.ex. ma mère ne parle que le souabe, elle ne maîtrise pas l’allemand standard. Elle ne connaît pas le Futur ; si elle parle d’un fait qui renvoie au futur, elle utilise le présent, p.ex. Nächstes Jahr gehe ich nicht in Urlaub (l'année prochaine, je ne pars pas en vancances).
* ** Petite remarque : le concept de temps "time" est distingué de son expression linguistique "tense".
* *** Intitulée "La grammaire du Sorogaama. Description fonctionnelle d'une langue Bozo (Mandé, nord-ouest)".
Si tu t’intéresses à ce sujet, je te donne les références les plus importantes :
Bybee, J./R. Perkins/W. Pagliuca 1994. The Evolution of Grammar. Tense, Aspect and Modality in the Languages of the World. Chicago.
Comrie, Bernard 1976. Aspect. Cambridge.
Dahl, Östen (éd.) 2000. Tense and Aspect in the Languages of Europe. Berlin.
Sasse, Hans-Jürgen 1991. "Aspekttheorie", Arbeitspapier 14. Köln.
Sasse, Hans-Jürgen 2002. "Recent Activity in the Theory of Aspect : Accomplishments, Achievement, or just non-progressive State?", Linguistic Typology 6.2, 199-271.
Payne, Thomas E. 1997. Describing Morphosyntax. Cambridge.
Shopen, Timothy 1986. Language typology and syntactic description. 3 vol. (Clause structure / Complex constructions / Grammatical categories and the lexicon). Cambridge.
désolé, je n'ai pas trouvé "bondi" dans mon dictionnaire allemand-italien à la maison.
Si ce lexème a une valeur positive et me présente donc sous un bon jour, je suis très intéressé d'apprendre son sens, sinon, pas d'intérêt. Je veux me permettre tant de vanité ...
Bondi (i accent que je n'ai pas) est une autre façon de dire buongiorno.🙂
Pour le message qui précède, je vais attendre que la température baisse (il fait 38°), parce que je sens que je vais avoir besoin d'un cerveau frais et vif pour comprendre.😏
Catherine
PS : je te trouve très prodigue en paroles flatteuses ces temps-ci...serais-tu en voie d' italianisation ? 😉🙂
je te trouve très prodigue en paroles flatteuses ces temps-ci...serais-tu en voie d' italianisation ?
Buongiorno Catherine,
à proprement parler, non, je ne suis pas en voie d’italianisation ... Je ne veux qu’en imposer à toi. Minable, n’est-ce pas ... ?!
Sérieusement, il y a quelques années, j’ai commencé à apprendre italien mais j’y ai renoncé un jour : j’ai encore ma grammatica italiana* à la maison, et de temps en temps, j’y « respire » un peu ... A vrai dire, si je continue de communiquer avec toi sur VF, je redoute que je me lance encore dans l’italien. Ça me stimule beaucoup ... Merci !
En tout cas, j’aime cette langue, et j’aime écouter italien ! A mon avis, il n’y a pas d’autre langue tellement bien timbrée, tellement musicale que l’italien. Vraiment formidable ! Alors, la Scala se trouve-t-elle à Paris, à Londres, à Berlin ... ?!
Mais j’aime aussi l’allemand. Pas en raison d’un patriotisme stupide. Ma langue maternelle n’est charmante comme le français ni musicale comme l’italien, mais elle a d’autres qualités : son énorme tension dramatique, sa précision et ses résolutions, sa soif de l’importance, son vocabulaire exubérant, sa complexité euphorisante, son attrait hölderlinien et sa sauvagerie grandiose et subliminale ...
Quel don du ciel de pouvoir maîtriser la langue de Goethe !
Stammi bene !
hgb
* Reumuth, Wolfgang 2001. Praktische Grammatik der italienischen Sprache. Wilhelmsfeld.
Bien... j'ai lu la longue explication sur le temps et l'aspect du verbe, et c'est très clair, merci.
(la logique imparable de l'allemand me fait toujours autant rire, ce qui n'est pas du "Präteritum", c'est du "Nichtpräteritum" ! 😏)
Cette façon de voir, d'écrire, est un peu déroutante pour une romane qui a le sentiment d'une perte de relief de l'énoncé, en particulier pour les textes littéraires. Heureusement que je ne suis pas traductrice de l'allemand au français...
Bon courage pour ta thèse et in bocca al lupo pour la soutenance.
D'accord avec toi sur la musicalité de la langue italienne, une langue pétillante, une langue champagne.
Je suis d'ailleurs complètement incapable de m'énerver sérieusement en italien, même la colère perd de sa puissance, de son mordant, exprimée dans cette langue.
Quant à l'allemand, je l'ai trop peu étudié, et j'étais (ou je fus ? bon...Ich war 😛😏) surtout trop distraite alors, pour en avoir une perception valable. Je m'en souviens comme d'un fabuleux jeu de construction, où la combinaison des préfixes et radicaux permettait de s'exprimer de manière extrêmement précise. Sur ses autres aspects, je te crois sur parole.
Beinbruch, ça doit évoquer une jambe cassée, mais Hals ?
Je suis traductrice à l'occasion (de textes techniques), mais quand je vois certains très beaux textes français inaccessibles aux italophones (et vice-versa), il me vient l'envie de traduire (en même temps c'est une expérience assez douloureuse, parce que même des langues en apparence aussi proches que le français et l'italien ne sont pas parfaitement superposables, tu es contraint de trahir).
Bon, je te laisse travailler (je ne voudrais pas avoir une responsabilité, si minime soit elle dans un retard de ta thèse).
Autre réponse : tu sais, on peut reprocher beaucoup aux messieurs du sexe fort, pleins de faiblesses et de défauts mais on ne peut leur reprocher d’être infidèles, dont moi, qui reste fidèle aux femmes (le plus souvent ; il y a tant de femmes belles et séduisantes, est-ce ma faute ?! Non), à la lecture (A.H. Bâ, Camus, Kafka, Melville, Pynchon ...), à la musique et à l’Afrique (francophone) en général, au Mali en spécial. Malheureusement, on ne parle pas italien au Mali mais n’importe quand je suis là, j’atteste ma sympathie à l’Italie en me rendant, à Hippodrôme, quartier bamakois, une pizzeria tenue par un Italien (détendu, tolérant, hippiesque, à de cheveux très longs). Du point de vue linguistique, je reste donc plutôt en voie de bambaraisation et – j’en rêve – de fulfuldéisation ...
Mais non ce n'est pas minable, c'est charmant
Merci ! Je peux en déduire que je suis réhabilité ?! Cela me plairait beaucoup ...
Etant devenu assez cool sur ce forum, je ne réagis plus à tout, de plus, je me suis décidé de me tenir à l’écart des discussions politiques autant que possible. Je n’ai plus envie d’être qualifié d’« enfoiré », d’être accablé de ressentiments anti-allemands par des imbéciles, ou d’être poussé près de Pol Pot et ses assoiffés de sang en raison de mes convictions gauchistes-libérales...
la musicalité de la langue italienne
Langue et musique. Allemagne et Italie. Je voudrais une fois suivre un peu les traces de Luigi Nono, favori personnel de la Musique Nouvelle de l’Italie. Luigi Nono : un nom. Une œuvre musicale. La musique d’un nom. Le nom d’une musique. Il était Venitien convaincu (mort en 1990 ; il y a un magnifique film de Lui et sa Venise, production allemande), marié avec une Allemande-autrichienne, Nuria Nono-Schönberg, fille de Arnold Schönberg, fondateur de la musique dodécaphonique. Sa musique est merveilleuse, une harmony of space and sounds (John Cage) : « Prometeo. Tragedia dell’ascolto » (mise en musique des textes et poèmes de Benjamin, Nietzsche, Hölderlin, etc.), « Fragmente – Stille, An Diotima » (poétique musicale du quatuor à cordes !!!!!!!!!!!!!), « Al gran sole carico d’amore », « Quando stanno morendo », « Canti per 13 », « La fabricca illuminata », « Composizione per orchestra no.1 », « der rote mantel. ballet », « Il canto sospeso », « Canti di vita e d’amore » ou « Ricorda cosati hanno fatto in Auschwitz » : faut écouter cette musique, pas facilement consommable mais unique, d’une beauté sans nom ... C’est italien, à cent pour cent !
L’ode « An Diotima », dont Nono a extrait un des fragments, celui qui a donné le titre au quatuor, témoigne des liens étroits entre l’individuel-biographique & le politique-sociologique :
« An Diotima
Schönes Leben ! du lebst, wie die zarten Blüten im Winter,
In der gealterten Welt lebst du verschlossen, allein.
Liebend strebst du hinaus, dich zu sonnen am Lichte des Frühlings,
Zu erwarmen an ihr, suchst du die Jugend der Welt.
Deine Sonne, die schönere Zeit, ist untergegangen,
Und in frostiger Nacht zanken Orkane sich nun. »
(Friedrich Hölderlin, jacobin et démocrate révolutionnaire)
Quelle poésie (et il n’y a pas mal de gens, même sur ce forum, qui disent que l’allemand est une langue froide et laide. Crétins) ! Les métaphores antithétiques de l’âge, des saisons et de l’heure du jour sont équivoques: la souffrance personnelle et le manque de liberté dans la société correspondent l’un à l’autre autant que l’affranchissement politique et le bonheur individuel. Et Nono, communiste, prends ces mots et les met en tons ravissants ... Faut-il y ajouter qqc ?!
une langue pétillante
Oooooh, oui, « pétillante », c’est juste cette expression que j’ai cherchée hier pour décrire la langue italienne : prickelnd, perlend (> « champagne »), knisternd, sprühend, glitzernd, funkelnd ... C’est ça ! Merci !
la combinaison des préfixes et radicaux permettait de s'exprimer de manière extrêmement précise
Oui, et crois-moi, quel que soit le moment où je suis sur le forum pour rédiger un message, il faut que je mette mes pensées de l’allemand au français, moi, petit tatillon, je gémis souvent : « Mon Dieu, langue française, pourquoi es-tu si imprécise ?! » ... Jour par jour ! Je suis marqué par la précision de la langue allemande, et j’ai souvent des problèmes dans une telle situation ...
Haah, les préfixes, oui, petits indicateurs du sens ; on peut sagen (dire) beaucoup en allemand, on peut absagen, ansagen, aufsagen, aussagen, besagen, durchsagen, einsagen, entsagen, entgegensagen, hersagen, hinsagen, lossagen, nachsagen, untersagen, versagen, vorsagen, voraussagen, vorhersagen, zusagen, zwischensagen, etc.
Je suis d'ailleurs complètement incapable de m'énerver sérieusement en italien, même la colère perd de sa puissance, de son mordant, exprimée dans cette langue.
Ça, c’est réussi ! Mais ne peut-on pas fulminer et jurer comme un/e fou/folle en italien ?! Juste les femmes, ne peuvent-elles pas se voler magnifiquement dans les plumes ?! Et les mamas, oh la la, si elles se mettent à vociférer ... Dans une telle situation, je me mettrais à l’abri !
Beinbruch, ça doit évoquer une jambe cassée, mais Hals ?
Vraiment, Beinbruch, c'est la fracture de la jambe. Hals, c'est col, cou, encolure, gorge. Il y a la locution « sich den Hals brechen » ; si qqn risque beaucoup ou même trop, on lui dit prémonitoirement « Du wirst Dir noch mal den Hals brechen », un jour, tu te casseras le col. En allemand, si on souhaite « Hals- und Beinbruch » à une personne pour son affaire, on lui souhaite « Bon courage ! ».
Pour bien comprendre « Hals- und Beinbruch », c'est Halsbruch ET Beinbruch, la fracture du cou ET la fracture de la jambe. Faut prêter attention au tiret à la fin de Hals (< Hals-). Ce tiret combine des termes correspondants. Autres exemples :
Maß- und Gewichtsangabe = Maßangabe und Gewichtsangabe
Papier- und Münzgeld = Papiergeld und Münzgeld
Ein- und Zweifamilienhaus = Einfamilienhaus und Zweifamilienhaus
Compris ?! Autant que je sache, ça n'existe pas en français ...
I ni wula mein LH (pas Lufthansa, mais Lieber Hery 😛)
" Ça, c’est réussi ! Mais ne peut-on pas fulminer et jurer comme un/e fou/folle en italien ?! Juste les femmes, ne peuvent-elles pas se voler magnifiquement dans les plumes ?! Et les mamas, oh la la, si elles se mettent à vociférer ... Dans une telle situation, je me mettrais à l’abri ! "
Bien sûr que si tu peux jurer (et blasphémer, beaucoup) en italien. Mais, comment dire ? l'outrance verbale est ici si commune, que, trop usée, elle perd de sa force. Je ne tolèrerais pas qu'un Français me dise la moitié de ce que je m'entends parfois dire en italien, cela n'a pas la même valeur. Enfin, je le perçois ainsi...
C'est, en général, un mauvais plan de se mettre à l'abri si tu entends une mamma vociférer, le mieux est de vociférer plus fort qu'elle, puis, ayant tous deux "vidé votre sac" et désormais détendus, vous allez ensemble vous réconcilier et plaisanter en savourant une glace. 😉
Je note quand même une petite défaillance dans ta lucidité nocturne : tu m'offres la traduction de sagen (qui est un mot facile) et m'abandonnes avec les vers de Hölderlin ?!🏴☠️😏
J'essaye 🤪 :
A Diotime,
Belle vie ! Tu vis comme les frêles géraniums en hiver,
Enfermée dans les mondes vieillissants, seule.
Aimée tu apparais, pour t'étendre à la lumière du printemps,
T'y réchauffer, tu cherches la jeunesse du monde.
Ton soleil, le plus beau du temps (?), a sombré.
Et, dans la plus glaciale des nuits ????
Même si la traduction est acceptable (ce dont je doute fortement) cela ne passe pas vraiment en français, viel ist verloren (ou untergegangen ? on pourrait aussi le traduire enseveli, non ?).
Ceci dit, autant la poésie d'Holderlin me tente (la mort d'Empédocle fait partie de mes projets de lecture à moyen terme) autant la musique, passé Malher, me laisse sceptique. Je n'ai jamais réussi à écouter en entier la version intégrale de Wozzeck qui m'a été offerte et les quelques extraits que j'ai pu entendre des oeuvres de musique sérielle me désorientent complètement.
Schönes Wochenende,
Catherine
PS : j'aime beaucoup l'idée de "fidélité aux femmes" (qui serait "fidélité aux hommes" en version féminine), ce n'est pas très contraignant au fond...😉😏
PS du PS : je te taquine ; j'ai parfaitement compris ce que tu voulais dire (fidélité à la femme avec laquelle tu vis), mais tel que tu l'as exprimé cela peut prêter à une interprétation beaucoup plus large. 😛🙂
I ni wula mein LH (pas Lufthansa, mais Lieber Hery)
Quelle déception, pas du moins Lleyton Hewitt (tennis) ... ou Ludwig Hohl (écrivain) ! Et moi qui t'ai attribué Claudia Cardinale, une DIVA ... On en apprend quoi ?! Les hommes sont toujours bons, charmants, etc. aux femmes mais les femmes ... ?! Quelle misère !!!
Malher, me laisse sceptique. Je n'ai jamais réussi à écouter en entier la version intégrale de Wozzeck
Tu parles de l'opéra "Wozzeck" ... Il est d'Alban Berg pas de Gustav Mahler. Le dernier n'a créé aucun opèra, autant que je sache !
Tu veux me dire de ne pas bien maîtriser l'allemand après cette traduction de Hölderlin ... ?! Tu fais la coquette, fais du charme, tu minaudes ... Les femmes et la coquetterie, incroyable ... !
La traduction est super ... Tu vas rire, hier, j'ai moi-même essayé de traduire ces paroles hölderliniennes mais pas si bien comme toi, c'est sûr ... La dernière ligne, bon, c'est ... je ne sais pas ; je l'ai traduite ainsi :
Et dans la nuit glaciale sévissent les ouragans alors.
😊 Désolée ! Nous sommes sur un forum de voyage et la première chose qui m'est venue à l'esprit en voyant LH est la compagnie aérienne. 😊
Entschuldigung ! 😕
Oui, je parlais de l'opéra de Berg. J'aime beaucoup et écoute souvent Malher, mais ne vais pas au-delà. La musique sérielle m'est complètement hermétique.
" La dernière ligne, bon, c'est ... je ne sais pas ; je l'ai traduite ainsi :
Et dans la nuit glaciale sévissent les ouragans alors.
Hmm ... "
A nous deux on devrait y arriver. 🙂
Orkane sont les ouragans ?
sich zanken, Léo me dit que c'est "se disputer".
frostiger est bien le superlatif de frostig ?
Peut-être "Et dans la plus glaciale des nuits les ouragans désormais se disputent" ou si on veut accentuer la tension dramatique "Et désormais, dans la plus glaciale des nuits, s'affrontent les ouragans"
mais avec "Lieber Hery", je suis absolument d'accord et très content ... Merci !
C'est, en général, un mauvais plan de se mettre à l'abri si tu entends une mamma vociférer, le mieux est de vociférer plus fort qu'elle, puis, ayant tous deux "vidé votre sac" et désormais détendus, vous allez ensemble vous réconcilier et plaisanter en savourant une glace
Certes, c'est une bonne idée ... mais je doute que je puisse vociférer plus fort qu'une mama, je crains ne pas avoir une voix volumineuse pour objecter à elle. Je ne suis pas Paparotti ...
je te taquine
J'aime ça ...
que j'ai pu entendre des oeuvres de musique sérielle me désorientent complètement.
Je te comprends ... A moi aussi, de diverses musiques sérielles sont un peu froides ou inertes ... P.ex. les 4 quatours à cordes de Schönberg ne me plaisent pas mais d'autres choses de lui absolument, p.ex. Pierre Lunaire (!!!). Quant à Nono, il faut dire que le jeune Nono fut un compositeur de la musique sérielle mais pas le plus vieux ... Il a changé ! "Prometeo" p.ex. n'est pas du tout de la musique sérielle ...
Aujourd'hui, la musique sérielle est vue assez sceptique, comme tu l'as dit ... Pourtant, elle était bien importante pour le développement de la musique en général !
Désolée ! Nous sommes sur un forum de voyage et la première chose qui m'est venue à l'esprit en voyant LH est la compagnie aérienne.
O.k. d'accord ... Tu as raison !
Entschuldigung !
Pas nécessaire ...
Orkane sont les ouragans ?
sich zanken, Léo me dit que c'est "se disputer".
Oui, les "Orkane" sont les ouragans, "sich zanken", c'est "se disputer" mais j'ai choisi "wüten" (faire des ravages). ?!?!? ...
frostiger est bien le superlatif de frostig ?
Ha ha, tu t'es blousée (faut me pardonner cette petite joie maligne !) ... Ici, "frostiger" n'est pas du tout une forme de la comparaison ou même du superlatif (adjectivale). Bon, les formes de "frostig" sont :
frostig
frostiger
am frostigsten (superlatif !!!)
Ici, la terminaison -er exprime l'accusatif :
in der frostigen Nacht, mais :
in frostiger Nacht
Au cas de la comparaison, c'est :
die frostigere Nacht (la nuit plus glaciale) (nominatif !!!)
in einer frostigeren Nacht (dans une nuit plus glaciale) (accusatif !!!)
in frostigerer Nacht (dans une nuit plus glaciale) (accusatif !!!)
Le superlatif :
die frostigste Nacht (la nuit la plus glaciale) (nominatif !!!)
in frostigster Nacht (dans la/une nuit la plus glaciale) (accusatif !!!)
Peut-être "Et dans la plus glaciale des nuits les ouragans désormais se disputent" ou si on veut accentuer la tension dramatique "Et désormais, dans la plus glaciale des nuits, s'affrontent les ouragans"
O.k. ... Moi, je n'aime pas tellement Mahler sauf Das Lied von der Erde et ses deux dernières symphonies (no. 9 et 10). Mahler est, comme Stravinsky ou Schostakowitsch (j'aime beaucoup plus ces deux, en particulier Schostakowitsch, que Mahler) un précurseur de la Nouvelle Musique. Je préfère bien sûr Nono auprès de Mahler, je possède la plupart de choses de lui sur CD sauf Intolleranza 1960 ...
"Et désormais, dans la plus glaciale des nuits, s'affrontent les ouragans"
A part "la plus glaciale des nuits", cela me plaît beaucoup, notamment "Et désormais" (je crois qu'il faut accentuer "nun") ... Et "s'affronter", oui, c'est ça. Super !
" Ha ha, tu t'es blousée (faut me pardonner cette petite joie maligne !) ... Ici, "frostiger" n'est pas du tout une forme de la comparaison ou même du superlatif (adjectivale). "
Alors je me suis plantée aussi sur "schönere" 😏
Bon, je recommence...
« An Diotima
Schönes Leben ! du lebst, wie die zarten Blüten im Winter,
In der gealterten Welt lebst du verschlossen, allein.
Liebend strebst du hinaus, dich zu sonnen am Lichte des Frühlings,
Zu erwarmen an ihr, suchst du die Jugend der Welt.
Deine Sonne, die schönere Zeit, ist untergegangen,
Und in frostiger Nacht zanken Orkane sich nun. »
A Diotime,
Belle vie ! Tu vis comme les frêles fleurs en hiver,
Enfermée dans le monde vieillissant, seule. (der Welt, singulier- si je ne m'abuse - que j'avais traduit par un pluriel)
Aimée tu apparais, pour t'étendre à la lumière du printemps,
T'y réchauffer, tu cherches la jeunesse du monde.
Ton soleil, le beau temps, a sombré.
Et désormais, dans la nuit glaciale, s'affrontent les ouragans.
"sich zanken", c'est "se disputer" mais j'ai choisi "wüten"
Le "sich" indique un verbe pronominal non ? Il me semble indiquer (peut-être par pur réflexe de franco-italienne) que les ouragans exercent une action réciproque les uns sur les autres... idée que "faire des ravages" ou "sévir" ne donne pas.
Bon, je viens de chercher désespérément sur Internet une traduction de ce poème et je n'ai rien trouvé. Je chercherai à l'occasion dans une bibliothèque ou librairie, il doit bien être traduit en français ou en italien.
Ok (la 5° est aussi très belle, le si celèbre et vibrant adagietto reste une merveille, et les Kindertotenlieder aussi, même si je ne comprends pas un mot).
Provero ad ascoltare Luigi...
Belle vie ! Tu vis comme les frêles fleurs en hiver,
Voilà, je me suis demandé pourquoi "geraniums" dans ta précédente traduction. "Frêle" est mieux que "pâle" ou "tendre" ?!. Une question seulement, tu le sais meilleur que moi ...
Enfermée dans le monde vieillissant, seule.
Perfetto !!! Magnifique !!!
(der Welt, singulier- si je ne m'abuse - que j'avais traduit par un pluriel)
Je ne comprends pas ... "der Welt" est l'accusatif (die Welt est nominatif). Pourquoi le pluriel. "Dans le monde vieillissant" est correct !!!!!!
Aimée tu apparais, pour t'étendre à la lumière du printemps,
"tu apparais", hmmm, le verbe est "hinausstreben, nach draußen streben, ins Freie streben" : se passer au dehors, pousser au dehors ... "sich sonnen" veut dire "prendre le soleil", "se chauffer au soleil" ...
Deine Sonne, die schönere Zeit, ist untergegangen,
"schönere" est une forme de comparaison adjectivale, donc "le temps plus beau" ...
> die schöne Zeit - die schönere Zeit - die schönste Zeit
Et désormais, dans la nuit glaciale, s'affrontent les ouragans.
Perfetto !
Le "sich" indique un verbe pronominal non ?
"sich" indique que le verbe est réflexif (sich zanken, sich lieben), il correspond à "se" dans ta langue maternelle (> se taire, se coucher)
les ouragans exercent une action réciproque les uns sur les autres
Exactement !
Je chercherai à l'occasion dans une bibliothèque ou librairie, il doit bien être traduit en français ou en italien.
Tu en veux avoir une traduction absolument ?! Si tu veux, je peux chercher aussi dans la Romanistik le lundi, pas de problème ! C'est traduit, bien sûr ...
J'ai un livre sur Luigi Nono (en fr.), qui inclut un chapitre entier sur "Fragmente, Stille - An Diotima", avec notes en bas de page. Peut-être, là, je trouve une indication en question ...
Oui, faut essayer ... Tu ne vas pas regretter. Mais écoute le Nono non-sériel (pas les choses avec bande magnétique, etc.). Ses oeuvres vocaliques p.ex. sont aussi super ... En fin de compte, je vote pour "Prometeo" ... Si tu ne l'aimes pas, bon, il y a d'autres aussi : Luciano Berio (!!!!!!!!!!!!!!!), Bruno Maderna, Giacinto Scelsi (!!!!!!!!!!!!!!!!) ou Luigi Dallapiccola. D-a-l-l-a-p-i-c-o-l-l-a, quel nom !!!
Disons que cela me permettrait d'avoir confirmation de la justesse de ma, pardon, notre traduction.
" Voilà, je me suis demandé pourquoi "geraniums" dans ta précédente traduction."
😏 Parce que cela fait des années (plus de 20) que je n'ai pas pratiqué l'allemand sérieusement et que lors de la rédaction de mon premier message, "Blüten" ne me disait rien, je cherchais du côté de Blut 🤪, et je me suis décidée à ouvrir un dictionnaire...que j'ai lu trop vite. Ensuite la mémoire, bien sollicitée entre temps, me revenant, je me suis souvenue que die Blüte était tout simplement la fleur.
"Frêle" est mieux que "pâle" ou "tendre" ?!
J'aime bien "frêle" car il donne une idée de fragilité, de faiblesse.
Pâle évoque une couleur claire ou quelque chose de décoloré, qui a perdu sa couleur ; tendre ? non, à mon avis, il est plutôt utilisé dans le domaine des sentiments, ou alors pour la viande (une viande tendre, contraire d'une viande dure).
"Je ne comprends pas ... "der Welt" est l'accusatif (die Welt est nominatif). Pourquoi le pluriel."
Je l'avais dans un premier temps traduit par un pluriel, tout le monde peut se tromper non ? 😉 (cf ma remarque plus haut sur la durée de sommeil de "mon allemand ").
"tu apparais", hmmm, le verbe est "hinausstreben, nach draußen streben, ins Freie streben" : se passer au dehors, pousser au dehors ... "sich sonnen" veut dire "prendre le soleil", "se chauffer au soleil" ...
Pour "sich sonnen", oui, j'avais repéré sonnen (je me souvenais de Sonne, soleil) et bien saisi l'idée, le problème étant que si je traduis "se chauffer" j'ai ensuite un problème de répétition avec "erwarmen", et "prendre le soleil" cela fait un peu, comment dire ? bronzage, et cela ne me semble pas convenir ici.
Quant à hinausstreben, hinaus donne bien l'idée de sortir, sauf qu'en français "pousser au dehors" est une formulation terriblement lourde. J'ai essayé de contourner cette difficulté en glissant sur l'idée que quelque chose auparavant enfoui, caché devient visible, donc apparaît.
Mais je sens bien que la traduction de ce vers est bancale...
C'est aussi pour cela que j'aimerais avoir une traduction officielle, professionnelle : voir comment quelqu'un d' habilité, d' entraîné, a surmonté ces difficultés.🙂
"sich" indique que le verbe est réfléchi ou aussi réciproque ... Vraiment, selon la terminologie française, ça indique un verbe pronominal (selon la nôtre, on parle de "reflexives" resp. "reziprokes Verb") :
se taire* > réfléchi
se parler > réciproque
A tenir en compte ! Un verbe réfléchi en français n'a pas forcément un équivalent réfléchi en allemand (et vice versa). Exemples :
"se taire" est réfléchi en français mais "schweigen" est intransitif : il se tait (er schweigt).
"changer" (intransitif) veut dire "sich ändern" (réfléchi) : les temps ont changé (die Zeiten haben sich geändert)
hgb
* il y a bien sûr le verbe "taire" (transitif), à une signification autre que "schweigen", à savoir "camoufler qc" (etw. verheimlichen).
" "sich" indique que le verbe est réfléchi ou aussi réciproque ... Vraiment, selon la terminologie française, ça indique un verbe pronominal (selon la nôtre, on parle de "reflexives" resp. "reziprokes Verb") : "
En français on parle de verbes pronominaux ou construction pronominale (allusion purement morphologique à la présence dans les deux cas d'un pronom conjoint au verbe) et d'interprétation réflexive ou interprétation réciproque (allusion au sens).
Il s'aime : réfléchi.
Ils s'aiment : réciproque.
Je reviens un instant aux vers d'Hölderlin (les bulles du Franciacorta et la chaleur me tenant éveillée, j'y songeais cette nuit 😏).
A la réflexion, je préfèrerais traduire ici "zart" par "délicat" qui a un spectre de sens plus vaste que tous les adjectifs évoqués jusqu'à présent.
die zarten Blüten : les fleurs délicates
Quant à Liebend strebst du hinaus, dich zu sonnen am Lichte des Frühlings
Il me semble que "hinausstreben" pourrait ici être traduit par "surgir"...
Pour ce qui est de la seconde partie du vers, il ne me semble pas impossible de transférer l'allusion verbale au soleil sur l'un des deux noms, par ajout d'un adjectif :
" pour t'offrir, t'exposer à la lumière ensoleillée/solaire du printemps" ou "à la lumière du printemps ensoleillé".
Une autre solution serait éventuellement de créer un néologisme compréhensible (le verbe pronominal s'ensoleiller) :
"pour t'ensoleiller à la lumière du printemps."
Mais tu as bien sûr raison, "ils s'aiment" peut être soit réfléchi, soit réciproque (tu sais que ce matin j'ai hésité à ajouter "essentiellement" entre parenthèses après réciproque ? puis bon...)
Je suis désormais prévenue : j'ai affaire à un interlocuteur véritable incarnation de la Méticulosité, la Rigueur, la Précision...😮🏴☠️😏
Très bien... il faut s'adapter... je vais moi-même faire des efforts en ce sens, toute défaillance ultérieure ne sera plus imputable à du laxisme mais à une réelle méconnaissance.
je m'excuse mille fois pour ma méticulosité ou même chinoiserie ... Une singularité ou une "maladie" (???) des linguistes ! Nous trouvons même une aiguille dans une botte de foin : terrible, n'est-ce pas ?!
Par ailleurs, Catherine, depuis hier ou avant-hier, je voulais demander le suivant :
in bocca al lupo : selon LEO, bocca est "la bouche, la gueule" (en all. Maul, Schnauze), et lupo, c'est "le loup" ... Donc, la bouche et le loup, dans quelle mesure fait ça "Bonne chance!" ?! ... Je ne comprends pas !
Je ne m'étais jamais posé la question (comme je ne m'étais jamais demandé pourquoi, en des circonstances similaires, les Français se disent un très raffiné "merde").
Je suis donc allée faire quelques recherches sur la Toile et je t'en livre la synthèse :
1) Il est possible d'y voir une allusion à Romulus et Remus, adoptés par la louve qui les prit délicatement dans sa gueule pour les porter dans une sûre tanière. Que la louve de Rome te protège comme elle l'a fait pour les deux enfants.
2) Cela peut aussi dériver d'une expression usitée parmi les chasseurs. "Mettere" o "andare in bocca al lupo" était une façon de souhaiter bonne chasse.
3) Pour d'autres il s'agit d'une phrase qui, pour conjurer le mauvais sort, dit le contraire (finir dévoré par un loup = échouer) de ce qui est souhaité (la réussite).
un grand MERCI pour ta réponse ... A première vue, no.2 me semble assez plausible.
Pour retourner encore à la locution "Ils s'aiment : réciproque", il faut dire, à la loyale, que par là, une version réciproque soit beaucoup plus probable qu'une réfléchie, par contre, une locution "Les enfants se lavent" contient une version réfléchie plutôt qu'une réciproque, même si la dernière est possible également ...
Bon, je t'ai berné un peu, mais en principe, tu as raison ...
Excuse-moi !, Entschuldige !, Sorry !, Hakè to ne ye !
Les excuses sont acceptées, mais inutiles.🙂 Je ne me suis jamais sentie agressée, ou blessée, de quelque façon que ce soit. La tendance à l'exhaustivité que tu montres assez souvent me fait plutôt sourire (sourire qui n'a rien de moqueur, davantage sourire intrigué teinté de sympathie).
Buon lavoro,
Catherine
PS : je ne sais pas quel mot tu as traduit par "berner" mais c'est curieux. "Berner" est essentiellement un synonyme de "tromper" et je ne vois pas trop où résiderait la tromperie dans tes propos.
Les excuses sont acceptées, mais inutiles. Je ne me suis jamais sentie agressée, ou blessée, de quelque façon que ce soit. La tendance à l'exhaustivité que tu montres assez souvent me fait plutôt sourire (sourire qui n'a rien de moqueur, davantage sourire intrigué teinté de sympathie).
MERCI pour ces mots très aimables ...
Je n'avais jamais eu d'intention agressée ou même blessée (je vais prendre garde à le faire encore !), non, non ... Un enjouement de ma part, sans aucun manque de respect auprès de toi ... Peut-être, l'enfant en moi qui se montre par instants ...
Vraiment, "berner", un verbe que je ne connaissais pas avant. J'ai cherché un mot qui remettait le sens du verbe allemand "narren" ou plutôt "necken" (en fr., c'est taquiner, lutiner, blaguer, etc.) ... mais de la manière aimable ! Tu m'as convaincu que "berner" était déplacé ici. Hmm ...
Captivant, excitant, bref, un plaisir fort de communiquer avec toi !
" Vraiment, "berner", un verbe que je ne connaissais pas avant. J'ai cherché un mot qui remettait le sens du verbe allemand "narren" ou plutôt "necken" (en fr., c'est taquiner, lutiner, blaguer, etc.) ... mais de la manière aimable ! Tu m'as convaincu que "berner" était déplacé ici. Hmm ... "
Alors il vaut mieux que tu emploies taquiner (substantif : taquinerie) ou blaguer (substantif : blague)...
Lutiner est à manipuler avec précautions, il a fréquemment une connotation grivoise.
Une question : c'est necken jemand ? Ich necke dich (je te taquine) ? ou Ich necke (je blague, plaisante) ?
l’interjection tschüs, à un umlaut long (ou aussi tschüss, à un umlaut court), vient de ad deum (< zu Gott, à Dieu ; latin), via adiós (espagnol) et adjuus (wallon) à adjüs (bas-allemand). Des interjections apparentées sont : ade (souabe/alémanique), adé (< adé, français du nord? ; 13e siècle, moyen-haut-allemand), adieu, adjes, tjüs, tschö (rhénan), tschissle (souabe), tschüssi.
Enfin, tschüss et tschau sont synonymes, mais ont des origines distinctes. Tschau est la graphie allemande de ciao (italien). Et ciao en revanche est apparenté avec servus (pris surtout en Bavière; lat. servus "serviteur, esclave" et lat. servare "observer, respecter". Le sens premier est "Je suis votre serviteur" < "Zu Ihren Diensten !", en français A votre service !) mais pas du tout avec tschüss. De plus, il y a aussi addio (= a dio ; italien) ...
Bon, ok, (et merci pour ces explications détaillées) mais alors quelle est en allemand la manière informelle de se saluer au moment de la rencontre ? Parce que les Guten machin et Guten truc, c'est long à écrire...😇
"Ciao" en italien, tout comme "salut" en français ("adieu" aussi dans ma région de France) peuvent se dire aussi bien au moment de la rencontre que de la séparation, d'où mon transfert erroné.
alors quelle est en allemand la manière informelle de se saluer au moment de la rencontre ?
MCC*,
bon, pour se saluer en manière informelle, les possibilités les plus courantes y sont (en pleine journée) ...
Hallo
Grüß Dich
Grüß Gott** (en particulier en Allemagne du Sud, dans des régions à une empreinte catholique)
Hi (prononciation anglaise !)
Tag (on laisse Guten > c'est plus informelle !)
Tach!
Salut (prononciation française !)
Moin ou Moin Moin (bas-allemand)
Servus (bavarois ; pour la rencontre ET pour la séparation !)
Bien sûr, on peut presque à chaque fois ajouter le prénom ...
* Ce n'est ni le Mainzer Carneval Club ni le Munich Congress Center ni le Methodist Christian Choir. Ce sigle est pour toi, et pour toi seulement, valable pour le français ainsi que pour l'italien. Tu as le choix ...
* * Parfois un peu moins informelle. Une abréviation du "Es grüße Dich Gott !" (< "Grüß Dich"). Là, d'où je viens, "Grüß Gott" est la salutation la plus courante.
bonsoir,
ce n'est pas un poeme mais la chanson de Yurtseven KardesLer - Ölmek Vardir Dönmek Yoktur...
j'ai été voir la traduction sur le net mais je ne l'as trouve pas...
merci qd meme pour ton aide...
et si quelqu'un pourait m'aider a traduire cette chanson ca serait cool
Tout à fait raison, car adim = prénom .. je suis turc d'origine et je fais une erreur.. d'où l'erreur est humaine lol
Mais pr moi, benim adim veut dire, mon prénom à moi car " benim " veut dire " à moi " et " adim " veut dire " mon prénom " car " ad " veut dire " prénom " ..
J'ai reçu le message/photo suivant d'une manifestation en Turquie, mais mon turc est très limité et je n'arrive pas à en saisir le sens: Clavier français,…
Quelqu'un peut-il me traduire en turc: "Il n'y a pas d'amour sans passion." J'ai trouvé une traduction sur internet: "Tutkusuz ak olmaz." mais ne suis pas sûre…
J'aimerai que quelqu'un m'aide à traduire ce texte Için yanarken üÜmeK, YüReiN Kan alarKen Gülmek, ÖzleYip dE SevdiiNi gÖremeMek, te Ask Bu olSa Gerek J'ai…
Je suis en train d'essayer d'apprendre le turc (mais seule ce n'est pas facile), car j'ai eu un vrai coup de coeur pour cette langue que je trouve très belle ;…
"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
a brand committed to intergenerational transmission,
a lively, playful, and reality-connected learning space.
Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
At Univers des Langues Africaines, we offer:
conversation manuals or guides (Bambara, Lingala, Soninke, Wolof, Pulaar...); the books consist of lessons accessible to everyone, with exercises, reviews, and audio to easily speak the language.
games for children; tools adapted for kids to gently discover African languages.
online language courses, tailored for adults and children, interactive and immersive; they allow you to master an African language while discovering its cultural richness.
In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
A real gem for those who want to connect with their roots or discover an African language. The explanations are simple, and I really appreciated the cultural examples included in the book. Highly recommended. (Fatoumata T)
Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method?
What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)?
Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊
Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Hi,
so I’m heading off solo through China and I’d like to stay for a good while (about a year—do you think that’d be enough to pick up a bit of the language???).
I’d love to know if there’s a website, or if someone can help me live, that teaches the basics:
to understand the alphabet and characters.
to understand how a sentence is formed.
just the super simple basics, really.
Thanks for your help! ^o^
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors).
谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother.
多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!).
请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works!
我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free.
Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help!
Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples:
I love you
My love
My heart
My life
You’re the man of my life
I care about you
I want to live with you
Kiss me
I miss you
Thank you
Please
Hello
See you soon
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
- Do you know where I might find a used one somewhere?
- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ?
Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise.
Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန်
Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère.
https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos
Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans.
https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase :
--> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau "
J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है
Est-ce exact ?
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma.
Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò.
A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò.
U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un garçon qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour.
Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn."
Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou."
Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna.
Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan.
Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan.
Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye:
– Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye.
– Ko haan ?
– Ko awò.
– Ayiwa, ko baasi tè !
Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko :
– E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ?
A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle.
Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi :
– Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène.
– Quoi ?
– Parfaitement !
Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme.
– N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ?
Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo.
Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la.
Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait.
Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents.
Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte.
Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko :
– Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye.
Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit :
– Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle !
Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait.
Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit :
– C'est bien !
Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse.
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò :
– Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan !
Sanyò sinna k'i jò, ko :
– E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ?
A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko :
– Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ?
A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko :
– I kana to i ka n tòn ci dè !
A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò :
– I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè !
Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko :
– Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan !
A bolila ka se o ma, a ko :
– Cè, e dun bolikun ?
– Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè !
Cè ko :
– Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ?
Bo ko :
– K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so.
N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna :
– Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné !
Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement :
– Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ?
Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors :
– Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ?
L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha :
– Eh toi, ne va pas me briser la nuque !
Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient :
– Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela !
Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent :
– Mais ne nous écrase pas comme cela !
L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin.
– Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ?
– Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser !
L'ami se mit à rire :
– Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ?
Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac :
– Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ?
Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè.
Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux.
Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte.
C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe.
Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit.
Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage !
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande.
Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses.
L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ...
... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait?
J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction.
लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations