Nous marchons seulement depuis 15 minutes, quand nous croisons deux messieurs sud-africains qui nous disent de faire attention. Ils ont vu des rhinocéros 200 mètres plus loin. D’après eux, les rhinocéros se trouvent dans la broussaille à une centaine de mètre du chemin. Nous avançons lentement et ne faisons pas de bruit. En effet, les rhinocéros sont à environ 100 m, il y en a trois. C’est l’Erongo Mountain Rhino Sanctuary Trust qui les a réintroduits dans les montagnes d’Erongo et par moment, les rhinocéros viennent sur les terres d’Ameib.
Les rhinocéros noirs vivaient dans les montagnes d’Erongo jusqu’en 1974, mais ils ont été tués par des braconniers. L’Erongo Mountain Rhino Sanctuary Trust les a réintroduits en 2008. Depuis, plusieurs petits sont nés et la population augmente. Pour les préserver des braconniers, les rhinocéros sont endormis, leurs cornes coupées, puis relâchés. C’est triste d’en arriver là, devoir mutiler un animal pour le protéger.
A un moment donné, un rhinocéros regarde dans notre direction, mais, heureusement, il continu aussitôt à manger les feuilles d’un arbre. Il y a pas mal d’arbres et de broussailles, il est donc difficile de les prendre en photo. Des rhinocéros noirs, découverts à pied, dans leur milieu naturel, en dehors d’un parc national, nous sommes vraiment chanceux.[:)]
Nous continuons notre randonnée, il faut pas mal crapahuter dans les rochers. Arrivés à Philips Cave, nous admirons les peintures rupestres. Il y a le fameux éléphant blanc, une girafe, un oryx, une autruche et des hommes. La vue sur les montagnes d’en face est belle.
Sur le chemin du retour, nous trouvons des pics d’un porc épic et une corne d’un springbok. Nous ne savons pas si nous avons le droit de les prendre, nous prenons le risque. Nous n’aurons aucun problème, il faut dire que nous les avons bien cachés au fond de nos sacs avant d’aller à la l’aéroport.
De retour au camping, nous décidons d’avancer au trou d’eau qui se trouve à côté du Lodge. Waouh, la maman rhinocéros avec son jeune est en train de marcher vers le trou d’eau. C’est magique, ils ne sont vraiment pas loin ! Nous les observons un moment, ils boivent, ils broutent, ils mangent les feuilles d’arbres plein d’épines. Cela n’a pas l’air de les déranger. Tout d’un coup, des cris stridents résonnent, des babouins sont en train de se bagarrer. Il y a une bonne vingtaine, des adultes, des jeunes, des bébés. C’est beau ! Les rhinocéros, par contre, n’ont pas l’air d’apprécier, ils s’en vont.
La pauvre est amochée de partout, elle a l'oreille déchirée et même des bouts de cactus accrochés sur sa peau.
Il est tard, nous faisons nos douches et préparons le souper. Nous mangeons à la lueur de nos lampes frontales et de la lampe solaire qu’Asco nous a fournie. La soirée est paisible, sans vent, et il ne fait pas froid du tout.
Super ton carnet de voyage, Carmen.
ça nous rappelle plein de souvenirs: Sossusvlei ( on a eu les mêmes frayeurs lors des 4 kms de sable, notamment le passage très profond avec le 4x4 dont on se demande s'il va se retourner; on s'est bien gardés de repasser à cet endroit ensuite ), Swakopmund ( les petits déjeuners du Delight...par contre, pas de chance pour le temps manifestement ; ils ont aussi été très sympas à la station essence près de l'hôtel ), le Spitzkoppe ( emplacement près de l'arche pas le meilleur pour être tranquille mais par contre au lever du soleil il a l'air top ) et quelle chance ces rhinos : quand je pense qu'on n'en a pas vu un seul en 3 semaines....et dans quelles conditions vous les avez vus !!
J'attends la suite avec impatience.
Jacques
Merci Jacques pour ton message. C'est toujours encourageant d'en recevoir.[:)]
Oui, nous avons eu beaucoup de chance avec les rhinocéros, nous ne pensions pas en voir en dehors d'Etosha.
A Spitzkoppe, l’emplacement proche de l'arche était très tranquille début juillet. Nous n'étions pas directement sous l'arche, mais à l'emplacement juste avant. Nous n'avons vu seulement deux autres touristes se promener autour de l'arche. J'ai l'impression qu'il y a de tout façon beaucoup moins de monde début juillet par rapport au mois d'août. Beaucoup de campings étaient presque vide, c'était donc parfait. Seul à Olifantrus, il n'y avait plus de place. Même à Epupa Camp qui a pourtant seulement 6 emplacements, nous étions que deux familles.
Par contre, je ne prendrais pas l'emplacement que nous avons eu quand il fait très chaud. Il n'y a pas d'ombre, donc... et, il y a des emplacements qui ont les toilettes plus proches. Bon, maintenant, on en rigole, mais ce n'était pas très prudent de ma part.
Merci pour ce super carnet [:)]. L'itinéraire ressemble un peu à celui que nous ferons l'été prochain alors je n'en perds pas une miette [;)].
Nous aurons aussi un 4x4 (Toyota Hilux) et je m'interroge concernant la piste qui part vers Sossusvlei... nous ne sommes pas des habitués de la conduite 4x4, penses-tu que c'est vraiment risqué de s'y lancer, vaut-il mieux prendre les navettes (ce que je trouve un peu dommage...) ? Que conseillerais-tu ?
Woaw l'excursion avec Jeanne a l'air super, j'ai aussi réservé avec elle, je me réjouis ! Nous avons finalement décider de rester une seule nuit à Walvis Bay (pour être directement sur place), les autres excursions sont vraiment excessivement chères je trouve, surtout pour 4 personnes.
Nous visiterons peut-être Swakopmund en arrivant de Solitaire.
Ensuite, comme nous ne campons pas, nous zappons le Spitzkoppe [:(] et filons au Ai-Aiba (Erongo), je me demande quand même s'il ne vaudrait pas la peine de faire un détour par le Spitzkoppe (nous pourrions y être en milieu d'après-midi...) ? Est-ce que les paysages sont beaux aussi si nous ne randonnons pas ? Qu'en penses-tu ?
Quelle chance ces rhinos ! Fantastique !
Merci encore pour ces belles photos et bien sûr je me réjouis de lire la suite !
Bonjour Delphine
Je me permets de répondre à ta question car nous avons également fait ce parcours l'été dernier.
Pour Sossusvlei, pas de risque particulier à y aller soi même ; il suffit de respecter quelques règles : dégonfler les pneus, rouler à vitesse constante et pas trop lente et accélérer un peu quand on change de trace. On a juste eu quelques frayeurs a un moment ( comme Carmen) où le sable était vraiment profond . C'était environ a mi chemin complètement sur la gauche de la piste; dans ce cas, prend plutôt les traces qui sont au milieu ( c'est par là que passent les 4x4 du parc). Sinon ça passe sans problème ; on a vu pas mal de véhicules arrêtés mais dans le pire des cas, pas de souci pour se faire dépanner. Je n'avais jamais conduit dans ces conditions non plus, je précise.
Concernant le Spitzkoppe, ce qui fait son intérêt majeur c'est son isolement ( le camping seul au monde y est fabuleux ) et ses couleurs en fin et début de journée ; sinon je ne trouve pas que ça vaille la peine car ça fait quand même un détour important.
Bons préparatifs
Jacques
Je suis tout à fait d'accord avec Jacques en ce qui concerne Spitzkoppe. L'intérêt est d'y dormir, donc d'y être le soir pour le coucher du soleil et le matin pour le lever. De s'y promener à la fin de la journée quand les roches sont rougeoyantes. Bref, quand les couleurs sont belles. L'arche est sympa, mais il me semble que tu as visité le parc Arches en Utah, donc tu as vu mieux. C'est mon vis perso.[;)]
En ce qui concerne la piste pour aller à Deadvlei et Sossuvlei, nous la referions sans hésiter. Il ne faut pas oublier de dégonfler les pneus et si vous deviez vous ensabler, il y a du monde pour vous aider. Nous nous sommes ensablés à Susuwe, là, c'etait autre chose, il n'y avait personne et beaucoup d'animaux. Mais, même là, nous referions sans hésiter ce magnifique parc.
À refaire, je ne resterais aussi qu'une seule nuit à Swakopmund ou Walvis Bay. Je ferais la sortie kayak le matin, puis une nuit Spitzkoppe et je resterais deux nuits à Ameib. Nous avons vraiment aimé ce coin de l'Erongo. Le camping n'était pas spécial, mais il y a beaucoup de possibilités de randonner et beaucoup d'animaux. Bull's Party et le Klettersteig qui monte à Elephants Head restent des superbes souvenirs.
Merci beaucoup pour ces précisions. On tentera le coup alors [:P] ! Pour le Spitzkoppe, on va laisser tomber et profiter plutôt de l'environnement proche de Ai Aiba (Erongo) qui est aussi très beau semble-t-il ! C'est sûr qu'il faut faire des choix et renoncer quelques fois !!!
Merci pour tes conseils. Nous allons en effet laisser tomber le Spitzkoppe, comme tu le dis, nous sommes allés l'année dernière aux USA et avons fait beaucoup de parcs nationaux dont "Arches" et j'avais justement un peu peur de faire la comparaison, tu m'as donc convaincue et nous profiterons plutôt de l'environnement de l'Ai Aiba lodge qui a l'air également très joli.
Ok pour la piste de Sossusvlei, nous tenterons le coup ! Les navettes ne me branchaient pas trop... alors là aussi tu m'as convaincue [;)] !
Merci pout tous tes conseils et certainement que j'aurai d'autres questions par la suite [;)].
Super ton carnet! Plein d'infos et de très jolies photos [:)]
Très utiles tes commentaires sur les campings. Nous en ferons quelques-uns (Sesriem, Rostock Ritz, Spitzkoppe), j'ai donc bien pris note [;)]
Je lis que tu as eu le temps de faire le Sculpture Rock Trail sur la route entre le Rostock Ritz et Swakopmund. Excellente nouvelle! J'avais envie de le faire mais je me demandais si c'était réalisable.
J'attends la suite avec impatience,
Pascale
mes carnets de voyages : https://www.myatlas.com/Lofwyra
Très utiles tes commentaires sur les campings. Nous en ferons quelques-uns (Sesriem, Rostock Ritz, Spitzkoppe), j'ai donc bien pris note [;)]
Je lis que tu as eu le temps de faire le Sculpture Rock Trail sur la route entre le Rostock Ritz et Swakopmund. Excellente nouvelle! J'avais envie de le faire mais je me demandais si c'était réalisable
A Sesriem, essaies d'avoir l'emplacement numéro 18. Tu peux aussi faire un tour dans le camping avant d'aller à la réception. Puis, tu demanderas l'un des emplacements qui te plait.
Aucun problème pour faire le Sculpture Rock Trail sur le trajet Rostock - Swakopmund. Bon, il ne faut pas quitter le camping à 10 heures du matin.[;)] Tu verras, cette randonnée est vraiment chouette. Perso, j'ai eu la peine de trouver des infos sur internet. Il me semble qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui doit y aller.
Réveil à six heures, nous prenons le petit déjeuner sous la tonnelle. Nous quittons le camping vers 8 heures et avançons, en voiture, au parking de la randonnée Bull’s Party. Nous voyons des springboks et babouins en route.
Nous sommes seuls sur le site, c’est parfait. Le paysage est de toute beauté, il y a des boules partout. Des grandes, des petites, des champignons et des pierres sculptées de toutes formes.
Nous contournons l’Elephant’s Head pour aller au Klettersteig, un genre de petite Via Ferrata. Nous ne trouvons pas tout de suite le départ de ce parcours d’escalade. Nous revenons un bout en arrière et retrouvons finalement les marques peintes sur la roche. Lors de l’escalade, je range mon appareil photo, car il risque de taper contre les rochers.
Il faut escalader, s’accrocher à des chaines, heureusement, il y a des cale-pieds en métal ancrés dans la roche. Certains passages sont très étroits et il faut même passer sous un rocher à quatre pattes. C’est sympa, nous nous amusons bien. A la fin du parcours, nous arrivons en haut de Elephant’s Head. La vue est superbe, nous voyons dans la plaine des zèbres qui galopent et des koudous. La descente de l’autre côté est facile, nous n’avons plus besoin de crapahuter.
Voyez-vous l'Elephant's Head?
Un peu plus proche...
En haut de l'Elephant's Head
Nous voyons une arche en descendant
Ameib est vraiment chouette, nous quittons cet endroit avec regret. Au bord de la piste, encore sur la propriété d’Ameib, nous voyons nos premières girafes et encore des babouins.
Nous prenons la D1935 direction le nord, puis la D1927. Nous achetons du bois au bord de la route. Il y a de nombreux petits villages, des gens qui se promènent, des chèvres et des vaches. A la prochaine bifurcation, nous empruntons la D1930 direction Uis. La route est en très mauvais état, des trous et surtout de la tôle ondulée. Nous mettons beaucoup plus de temps que prévu à parcourir ce tronçon.
A Uis, nous faisons le plein à la station-service, notre réservoir n’est de loin pas vide, nous n’avons même pas encore entamé le deuxième réservoir, mais nous préférons ne pas prendre de risque. Nous faisons aussi quelques courses au supermarché qui est très bien achalandé. Nous n’avons pas encore mangé et décidons d’aller dans le restaurant en face du supermarché. Des hamburgers et frites pour tout le monde, c’est très bon, il y a un énorme choix d’hamburgers.
La piste D2359 est belle, sur notre droite, un troupeau de girafes se déplace dans la même direction. Elles sont à contre-jour, mais elles se détachent tellement bien du ciel, c’est de toute beauté.
La petite piste qui nous mène au White Lady Lodge n’est pas très roulante, car il y a pas mal de sable. A notre arrivée, on nous dit qu’il n’y a pas de sortie pour aller voir les éléphants du désert. De plus, Carlos le suricate est mort, l’employé est vraiment peiné.
Nous visitons rapidement le jardin du lodge qui est joli et reprenons la voiture pour aller au camping. Ici, il y a pas mal de monde, la plupart des emplacements sont occupés. Les toilettes sont dans un piteux état, les chasses d’eau ne fonctionnent pas partout. Heureusement, les douches sont en meilleur état. L’emplacement lui-même est grand et abrité des voisins par de grands arbres et des buissons. Par contre, il y a beaucoup de sable. Comme les jours précédents, le coucher du soleil est magnifique. Nous préparons à manger, pâtes, sauce tomate et parmesan. La nuit tombée, nous admirons la voie lactée et les étoiles par milliers.
Voici notre avis sur le camping d'Ameib et du White Lady Lodge
Ameib Camp Erongo : Accueil très sympathique. Terrain de camping avec une dizaine d’emplacements très soignés. La plupart des emplacements ont une table et des bancs sous une tonnelle et à chaque emplacement il y a un barbecue. Quelques robinets d’eau sont dispatchés sur le site et les campeurs ont leur propre piscine avec des chaises longues.
Seulement quatre emplacements étaient occupés. Heureusement, car les sanitaires sont petits, quatre douches et toilettes, sans charme africain, mais très propres, eau chaude, deux éviers pour laver la vaisselle ou le linge. Il n’y a pas d’électricité sur les emplacements, mais des prises dans les sanitaires. L’attrait de ce camp est la possibilité de faire des randonnées vraiment chouettes. La faune est également bien présente et le jardin autour du lodge est très fleuri.
White Lady Lodge Camp Brandberg : Le check-in se fait au lodge, puis il faut aller au camp qui se situe à quelques kilomètres. Il y a beaucoup d’emplacements et plusieurs sanitaires. Les emplacements sont grands, assez espacés et bien ombragés. Par contre, les sanitaires sont vraiment en mauvais état. Dans certaines toilettes, les chasses d’eau ne fonctionnaient pas. Trop peu de toilettes et douches, étant donné qu’ils accueillent de grands groupes. Eau chaude grâce aux Donkeys. C’est le camping le moins sympa du voyage. L’intérêt de ce camp est sa situation au pied du Brandberg. La région du Brandberg se prête bien à la randonnée et le lodge organise aussi des safaris pour rechercher les éléphants du désert.
Après avoir passé une bonne nuit, nous prenons le petit déjeuner et avançons au Lodge, afin de redonner notre petite plaque « occupé » que nous avons reçu hier au check-in. Nous voulons aller faire la randonnée « White Lady », mais je demande quand-même s’il n’y a vraiment pas de sortie pour aller voir les éléphants du désert. Contrairement à ce qu’on nous a dit hier et à ma grande surprise, le monsieur à la réception nous dit que le guide va partir dans 10 minutes et qu’il y a encore de la place. Nous nous dépêchons de payer 400$N par personne, prenons nos appareils photos et allons attendre le guide qui arrive aussitôt avec un gros 4x4 ouvert. Nous sommes six personnes, nous quatre et un couple d’Espagnol.
Lever du soleil sur le Brandberg depuis notre campsite
Il y a partout de magnifiques oiseaux
Notre guide est très sympa, il nous dit qu’une éléphante a eu un petit il y a quelques jours seulement et il aimerait les trouver pour nous. C’est aussi pour cette raison, qu’ils n’ont pas fait de sortie avec des touristes depuis quelques jours. Nous roulons un bon moment, le paysage autour du Brandberg est beau et les pistes de sable très profondes. En prenant un virage, notre jeep s’ensable. Le guide et le chauffeur descendent de la voiture et enlèvent le sable avec une pelle. Rien n’y fait, elle ne bouge pas. Ils mettent les tapis des pieds devant les roues, nous descendons, tout le monde pousse, et hop c’est parti.
A plusieurs reprises, le guide descend, inspecte les traces et partage les crottes en deux, afin de vérifier leur fraicheur. Au bout d’un moment, il part à pied pendant un bon quart d’heure. Quand il revient, il nous dit avoir vu quelques éléphants au fond de la vallée, mais pas la maman avec son nouveau-né. Nous continuons donc notre route. Des sud-africains nous arrêtent, ils sont perdus, ils aimeraient rejoindre la côte, mais ne savent plus par où passer. Ils vont nous suivre et le guide, un peu plus loin, leur indique la piste à prendre.
Les springboks partent en courant
A plusieurs reprises, nous voyons des springboks et des koudous. Après deux heures et demie de pistes, le guide trouve les éléphants. Franchement, sans lui, nous ne les aurions pas vus. Nous nous rapprochons de la petite famille. Il y a la maman, le nouveau-né qui est couché par terre et son grand frère, qui d’après le guide a environ trois ans. La maman avance doucement, elle nous fait comprendre de garder les distances, mais elle se calme tout de suite, en voyant que nous ne lui voulons rien de mal. Elle pousse le petit, afin qu’il se lève. Ce dernier se redresse péniblement, et suit sa maman et son frère.
N'est-il pas chouchou ce petit?
Nous contournons les bosquets et nous nous arrêtons à une vingtaine de mètres des éléphants. La maman continu de manger les feuilles d’un arbre et le petit profite de se recoucher. Après dix bonnes minutes, la maman pousse le petit pour l’encourager à se lever et tout trois avancent vers nous. Ils se positionnent à une dizaine de mètres de notre jeep comme pour prendre la pose pour la photo. Mince, ils sont beaucoup trop proches pour mon zoom et je n’ose pas sortir l’autre appareil de peur de faire du bruit. Heureusement, Mélina et Tim ont leurs petits appareils compacts.
Il est vraiment fatigué
Assis dans cette jeep ouverte, nous sommes vulnérable, personne bouge, personne parle, nous les observons en silence. Que c’est beau ! Le petit va téter sa maman, il est vraiment trop mignon avec ses grandes oreilles. Nous l’appellerons le petit Dumbo. Rebelote, il se recouche, mais la maman le pousse aussitôt pour le faire lever. Tous les trois s’éloignent de la voiture et nous décidons de les laisser tranquille et de retourner au Lodge.
Notre petit Dumbo [:)]
Le grand frère
Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour boire quelque-chose et pour faire une pause pipi. Avant d’arriver au Lodge, nous croisons encore un autre éléphant. Celui-ci est tout seul. Il est tard, le chauffeur roule vite et nous arrivons finalement au Lodge vers midi.
Avant de partir, nous remplissons notre réservoir d’eau. La piste C35 est en mauvaise état, nous nous faisons secouer comme dans un shaker. Puis, nous prenons la D2612, cette piste est bien meilleure et nous pouvons avancer plus rapidement. Le paysage est beau, il y a partout des tas de rochers orangés.
Comme à chaque arrivée dans un camp, nous devons remplir une feuille avec nos coordonnées, le numéro de plaque de la voiture et la marque de la voiture. Le Mowani Mountain Camp est superbe. Les emplacements sont bien intégrés dans les roches, nous avons nos sanitaires privatifs. La vue depuis notre campsite est très belle et bien dégagée. L’emplacement numéro 5 n’a pas de voisin sur sa gauche, nous sommes donc bien tranquille.
Tim prépare à manger, de l’agneau sur le grill, une potée de lentilles avec du blé et des pommes chaudes pour le dessert. Comme les autres soirs, le ciel est à nouveau magnifique.
Mowani Mountain Camp Twyfelfontein : Bien intégré dans les rochers, nous avons beaucoup aimé ce camp. Seulement 8 emplacements, rénovés récemment. Depuis le nôtre, nous avions une vue magnifique. Les sanitaires sont chouettes, dans les rochers, avec vraiment beaucoup de charme. Sont disponible également, un évier pour laver la vaisselle et comme toujours, le barbecue. Eau chaude grâce au Donkey que l’employé venait allumer vers 16h00. Les campeurs n’ont pas d’accès au lodge, mais cela ne nous dérangeait pas du tout.
Notre cuisine[;)]
La salle de bain
Avec la douche au fond
La vue depuis la salle de bain et la cheminée du chauffe-eau
Le Brandberg a l'air magnifique, les couleurs sont splendides .
Et cet éléphanteau... qu'il est mignon ! Quelle chance [:)] !
Nous avons également réservé une nuit au Brandberg. J'espère que nous pourrons faire la sortie pour voir les éléphants du désert.
Finalement, êtes-vous allés voir la White Lady ?
Le Brandberg a l'air magnifique, les couleurs sont splendides .
Finalement, êtes-vous allés voir la White Lady ?
Merci Delphine.
Non, nous n'avons finalement pas fait la randonnée pour aller voir la White Lady. En fait, cette randonnée était le plan B si les éléphants du désert ne devaient pas être dans la région. A notre arrivée au Lodge, ils nous ont dit qu'il n'y aurait pas de sortie pour aller voir les éléphants. Heureusement, j'ai redemandé le lendemain matin.[:)] De toute façon, nous avions vu des gravures rupestres à Ameib et aussi à Twyfelfontein, ce n'était donc pas indispensable pour nous.[;)]
Voici encore une photo du Brandberg au lever du soleil. Les couleurs étaient vraiment irréelles.
Oui, le Mowani Mountain Camp est vraiment chouette. Tu verras, on a eu d'aussi chouettes, voir plus, par la suite.[;)]
Petit conseil pour le camp du Rostock Ritz, n'oublie pas d'apporter du bois pour chauffer le Donkey. C'était le seul camp où nous devions faire le feu nous mêmes et il n'y avait pas de bois sur place.
Tu verras, on a eu d'aussi chouettes, voir plus, par la suite.[;)]
Nous ne montrons pas jusque Epupa [:(] et pas de bande de Caprivi non plus (ce sera pour une prochaine fois[:)] )
Après Mowani, nous avons opté pour 3 jours et 3 nuits de bivouac sauvage dans le Damaraland avec un guide, en espérant avoir la chance de croiser la route des éléphants et rhinos du désert ...et pourquoi pas des lions si on a vraiment beaucoup de chance
Mais pour Etosha, on fera exactement les mêmes camps: Olifantsrus, Okaukuejo et Halali.
Petit conseil pour le camp du Rostock Ritz, n'oublie pas d'apporter du bois pour chauffer le Donkey. C'était le seul camp où nous devions faire le feu nous mêmes et il n'y avait pas de bois sur place.
Merci! info ajoutée dans mon roadbook.
Parce que sur leur site, ils écrivent "Firewood is being sold at the lodge"
et encore merci pour ton super carnet.
Bon weekend
mes carnets de voyages : https://www.myatlas.com/Lofwyra
Dommage pour Epupa, mais les 3 jours et nuits en bivouac dans le Damaraland seront certainement une bonne expérience. Je pense que les chances de voir les éléphants du désert sont très grandes. Pour les rhinos et lions, il faut croiser les doigts.[;)]
Comme tu dis, tu pourras faire Epupa et la bande de Caprivi lors d'un autre voyage. La Namibie est très addictive.[:)]
Pour notre part, à part à Olifantsrus, nous n'avons pas fait du camping à Etosha. Sur les 27 nuits, nous avons dormi 9 nuits dans des Lodges.
Nous nous levons à six heures, Benoît et Tim préparent des œufs et du bacon pour le petit déjeuner. Nous partons rapidement pour le site de Twyfelfontein.
Sur la route entre le Mowani Mountain Camp et Twyfelfontein
Arrivés au parking, nous payons la dame qui va garder notre voiture pendant notre absence. On nous attribue une guide, mais quand je lui dis que nous voulons faire les deux parcours, elle va chercher quelqu’un d’autre. Visiblement, elle n’a pas envie de faire autant de marche. Nous n’y perdons pas au change, car notre guide Quentin est tout simplement génial.[:)] Il nous raconte énormément de choses sur la vie des Damaras et sur la vie en générale. Il est très surpris quand nous lui disons que chez nous, en Suisse, on ne voit pas la voie lactée comme ici. Il nous dit : « I pity you » !
Quentin est très pédagogue, au lieu de nous expliquer les gravures et peintures, il nous demande ce que nous voyons et ce que nous pensons comprendre de ces gravures. Il est super content, quand nous déduisons les bonnes choses et donne beaucoup d’explications. Il nous raconte l’histoire du chaman, la signification de la girafe (tête dans les nuages, les pieds sur terre et ses taches représentent des gouttes d’eau). Bref, sans lui, jamais nous aurions apprécié autant ce site.
A la fin du parcours, nous allons voir le Lion Rock. Ce rocher est magnifique, illuminé par le soleil du matin. De retour, nous donnons un généreux pourboire à Quentin et visitons le petit musée qui est bien intéressant. Les toilettes sont aussi à voir, les parois sont faites avec des couvercles récupérés. C’est génial ! Il y a aussi une petite boutique avec des objets faits par la population locale.
Sur la piste direction Palmwag, les premiers kilomètres sont pénibles. Une fois de plus, nous nous faisons secouer comme dans un shaker, maudite tôle ondulée. Le paysage est beau, nous voyons beaucoup de springboks et des zèbres.
Le passage du contrôle sanitaire se fait rapidement. Puis, nous nous arrêtons au Palmwag Lodge pour manger. Ce Lodge est implanté dans une palmeraie, il y a deux piscines et un joli jardin. Nous nous installons sur la terrasse et commandons des salades et des frites. Nous profitons aussi de visiter le camping et le reste du Lodge. Comment dire, c’est beau, mais, pour nous un peu trop touristique et trop grand.
La piste pour aller au Khowarib Lodge est belle, nous faisons impasse sur la concession de Palmwag, les jeunes ne veulent pas faire de la route supplémentaire. Même sans rentrer dans la concession, nous voyons de nombreux animaux.
Après une heure de route, nous arrivons au Khowarib Lodge. Nous recevons l’emplacement numéro six qui se trouve au bord de la rivière sous les arbres. En fait, nous sommes en hauteur et la rivière en contre-bas. Depuis notre emplacement, nous pouvons descendre dans l’eau et rafraîchir nos pieds. Seulement deux emplacements sur les quatre au bord de l’eau sont occupés. Nous nous installons tranquillement et allons-nous promener aux alentours. Une fois de plus, c’est Tim qui prépare le repas avec l’aide de Benoît, steaks d’oryx, riz et ananas au feu en dessert.
Wowww super cette rencontre avec les rhinos dans leur environnement naturel ! Et A PIED ! c'est GENIAL
Erongo ça a l'air superbe.
C'est malheureusement le coin qu'on a choisi d'écouter (on en avait parlé avant notre départ) mais je ne regrette pas, tout était génial. Et ça nous donne des raisons de revenir [;)]
super ton récit Carmen en tout cas !
Faut que je reprenne le mien.
Tu as entièrement raison, il ne faut pas avoir de regret quand on n'a pas visité tel ou tel site. Il faut souvent faire des choix, les vacances ne sont pas extensibles.
Nous n'avons pas pu faire le Namibrand. C'est dommage, mais nous reviendrons. Jaques nous a bien fait envie avec le Tok Tokkie Trail.[;)]
Ce matin, dans les sanitaires, je discute avec une française qui a aussi fait les réservations avec Tourmaline. Elle me dit qu’ils vont aller au Camp Aussicht, puis à Epupa. Il y a de grandes chances que nous nous croiserons là-haut. Rencontre sympa entre deux coups de brosse et le lavage des dents.[:)]
Pour le petit déjeuner, nous mangeons nos œufs avec du bacon et partons tout de suite pour notre randonnée dans la gorge Khowarib. Nous avançons jusqu’au camping communautaire et descendons dans le lit de la rivière. Nous marchons au bord, sur les cailloux, mais très rapidement, il faut enlever les chaussures et rentrer dans l’eau. Nous sommes d’abord un peu hésitants, mais la dame au camping nous a confirmé qu’il n’y a pas de crocodile ou autres animaux dangereux. A part les babouins, on ne risque pas de rencontrer grande chose, d’après elle. L’eau est bonne, vraiment pas froide et bien transparente. C’est très agréable pour marcher. Nous remontons la rivière un bon bout et sortons à l’endroit où, d’après la gérante du camping, nous devons sortir de l’eau. Nous devons suivre la piste 4x4 pour aller aux chutes. Au lieu de suivre la piste, nous cherchons notre propre tracé, c’est bien plus sympa.
Petite question aux connaisseurs, est-ce que quelqu’un a déjà fait cette piste qui va de Khowarib à ...? je ne sais pas trop où. Il faut traverser la rivière et le sable est bien profond, donc certainement pas facile à faire.
Nous rencontrons un berger avec ses chèvres. Il nous dit de passer vers son village car il aimerait nous vendre des animaux sculptés en bois. Nous lui promettons de passer en rentrant.
Nous ne savons pas trop où se trouvent exactement les chutes. Nous décidons de redescendre vers la rivière, car nous entendons l’eau couler en contre-bas. Il doit y avoir un débit plus important, autrement, on n’entendrait pas le bruit.
Nous avons bien fait, les chutes sont effectivement en bas. Le vent se lève, le sable vol, je dois me recroqueviller sur moi-même pour protéger l’appareil photo. Dès que la bourrasque est passée, nous rejoignons les chutes pour faire quelques photos. Bon, il faut bien avouer que le nom "chutes" est un peu exagéré. Elles ne sont pas bien hautes, un mètre, un mètre et demi maximum, mais le cadre est très joli. Il y a de la verdure partout, c’est une vrai oasis. Nous voyons beaucoup d’os d’animaux et des traces. De l’autre côté de la rivière, il y a un camping communautaire, mais il n’y a personne. Le vent recommence à souffler, nous nous réfugions derrière des rochers pour pique-niquer.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons, comme promis, au village du berger. Il y a une petite table en bois où sont exposés des animaux et autres objets sculptés et des pierres aux jolies couleurs. Le berger vient nous rejoindre, nous lui achetons un gobelet en bois et une petite girafe. C’est assez cher, mais nous n’avons pas envie de marchander, il n’y a certainement pas grand monde qui passe par ici. En tout cas, nous n’avons vu personne ce jour-là.
Nous continuons sur la piste et voyons des springboks et des babouins. Ces derniers font un bruit infernal, ils se chamaillent, se bagarrent, se courent après, c’est assez drôle. Heureusement, au bout d’un moment, nous pouvons redescendre dans la rivière et marcher dans l’eau. C’est bien plus sympa et plus facile que de marcher dans le sable. Il y a encore des babouins et cette fois-ci, avec des bébés. Ils sont trop chou, mais ils escaladent tellement vite la paroi de la gorge que je n’arrive pas bien à les prendre en photo. Ils s’asseyent en haut et ils nous observent, mais c’est vraiment loin pour prendre une photo potable.
Environ 300 m avant le camping, il y a un genre de petit barrage, nous le descendons sur le côté en nous tenant bien aux rochers, puis nous marchons sur un grand tuyau à quelques mètres au-dessus de l’eau avant de pouvoir descendre dans la rivière. Nous finissons notre randonnée de 6h30 en bas de notre emplacement de camping. C’était vraiment chouette !
Deux familles françaises sont en train de s’installer sur l’emplacement à côté du nôtre. Nous ne le savons pas encore, mais il s’agit de Cathy, alias Cathycolombe de VF, et sa famille. Nous nous changeons et allons boire un verre au Lodge. Pour le souper, Tim nous prépare une grosse salade de légumineuse et nous mettons des pommes dans les cendres du feu pour le dessert.
Voilà un carnet qui fait mentir ceux qui assurent qu'on ne peut pas marcher en Namibie !
Merci pour toutes les infos utiles pour les lieux qu'on a à notre programme [:)]
C'est un peu plus dur en revanche de voir les belles photos de ce qu'on a écarté...
Voilà un carnet qui fait mentir ceux qui assurent qu'on ne peut pas marcher en Namibie !
En effet, contrairement à ce que certains disent, il y a pas mal de randonnées sympas à faire en Namibie. Dans le Naukluft, tu as également beaucoup de randonnées et à Ameib il y encore d'autres possibilités. Il me semble que tu descends dans le sud, là aussi, il y a plusieurs endroits qui s'y prêtent bien. Pour notre part, nous pensons déjà au Namibrand et la région autour de Koiimasis. J'ai vu qu'il y a aussi plusieurs possibilités depuis Klein Aus Vista.
Merci pour toutes les infos utiles pour les lieux qu'on a à notre programme [:)]
C'est un peu plus dur en revanche de voir les belles photos de ce qu'on a écarté...
Avant la suite, voici notre avis sur le camping du Khowarib Lodge.
Khowarib Lodge Camp : Quatre emplacements au bord de la rivière, les autres sont plus haut vers les sanitaires. Il faut absolument être placés au bord de la rivière, car les autres emplacements n’ont aucun charme et sont très poussiéreux. Il y a un barbecue comme partout, mais aussi un évier pour laver la vaisselle, une lumière et une prise électrique. Les sanitaires sont en commun, très propres, déco sympa. Il y a des bancs et tablettes pour poser ses affaires. Depuis notre emplacement, nous pouvions descendre dans la rivière et nous rafraîchir. Le Lodge est joli, les campeurs peuvent aussi profiter de la piscine.
Pendant la nuit, le vent se renforce. Le matin, nous n’avons pas envie de traîner, le vent est désagréable et le sable vol. Un verre de jus d’orange et quelques Rusks feront l’affaire. Nous peinons à plier nos tentes, tellement il y a de rafales. Dans les sanitaires, des sud-africains prennent leur petit déjeuner à l’abri du vent. Pour notre part, nous décidons de partir tout de suite et de prendre le petit déjeuner plus tard.
Aux alentours de Sesfontein, nous voyons de la « fumée » partout. Eh non, il n’y a pas de feu, mais le sable vol, le ciel est gris, on ne voit presque plus la piste. Dès que nous prenons la route pour le Joubert Pass, le vent se calme un peu et le paysage devient très joli. La piste du Joubert Pass est maintenant bitumée sur une grande partie, ce n’est donc pas un problème pour y monter. Peu après, nous nous arrêtons pour prendre un deuxième petit déjeuner. Enfin![:)]
Un berger avec son troupeau sur la route
Puis, nous continuons notre route pour Opuwo, accompagnés de nombreux springboks et autruches. C’est assez vert et il fait plus frais. Il y a des habitations au bord de la route et les enfants nous arrêtent pour nous demander des bonbons. Nous leur donnons des Rusks et des pommes. Il n’est pas conseillé de leur distribuer des bonbons, ils ne se lavent pas les dents et le sucre risque d’abîmer leurs dentition. Ils sont contents de manger des pommes et aussi de recevoir de l’eau.
L’arrivée à Opuwo est assez surprenante. La ville est sale, poussiéreuse et il y a du monde partout. Dès que nous nous arrêtons à la station-service, nous sommes entourés d’enfants qui veulent nous vendre des bracelets. Il y a aussi ce petit garçon, aux vêtements troués, couvert de poussière de la tête aux pieds, il n’a certainement pas plus de 5-6 ans. Il se pose à côté de la voiture, il ne dit rien. Nous déplaçons la voiture au parking du supermarché et le petit garçon nous suit. Pendant que Tim et moi faisons les courses, le petit garçon reste à côté de la voiture.
Dans le supermarché il y a des Himbas, des Hereros, des noirs, des blancs, des riches, des pauvres, bref c’est un mélange très hétéroclite.
Il y a plus au moins de tout dans ce supermarché, mais l’assortiment est quand-même plus restreint qu’à Swakopmund ou Windhoek. Le choix de viande est petit, il n’y a que du bœuf et du poulet. Par contre, il y a pas mal de légumes et de fruits. Quand la vendeuse me montre le prix des T-Bones Steaks qu’elle vient de peser, j’ai l’impression qu’elle veut s’assurer que je sois consciente de la somme importante pour ces quatre steaks. Pour nous, la viande est très bon marché, même les morceaux les plus chers.
A la caisse, nous en avons pour environ 140 N$. La caissière va chercher un responsable. Elle nous dit que le montant est élevé, elle ne sait pas si elle peut prendre la carte de crédit. Quand la responsable arrive, nous pouvons finalement payer avec la carte. Un garçon arrive de dehors et nous aide à remplir les sacs et prend tout de suite notre chariot pour l’amener à la voiture. On voit bien qu'il ne fait pas partie du personnel du magasin, mais nous le laissons faire. Il attend sur son pourboire que nous lui donnons volontiers. Il nous demande de l’eau que nous lui donnons aussitôt. Il est tout de suite rejoint par deux autres garçons. Nous distribuons des Rusks et des pommes sans oublier le petit garçon qui nous a suivis depuis la station-service. Il mange la moitié de son Rusk avec plaisir, met l'autre moitié dans sa poche et boit goulûment son eau. Nous lui donnons une petite bouteille d’eau de 5 dl et aux trois autres garçons une bouteille d’un litre et demie à partager. Leur sourire est incroyable, on dirait qu’on leur a offert un trésor. Ce petit garçon hantera encore longtemps mes pensées.
Comment ne pas être gêné, nous les « riches » qui remplissons le coffre avec des boissons et aliments pour plusieurs jours. Ces enfants vivent certainement dans une grande précarité, les maisons en tôle ondulée et les misérables huttes aux abords d’Opuwo en témoignent. Nous aurions aimé nous attarder un peu plus longtemps dans cette ville qui nous dérange et fascine en même temps. Ce mélange de culture est fascinant.
En route, nous voyons encore de nombreux enfants Himbas garder des troupeaux de chèvres. Nous nous faisons arrêter par quatre d’entre eux. Nous leur offrons des pommes et de l’eau. Mais avant d’accepter leur morceau de pomme, ils nous font comprendre qu’ils aimeraient se laver les mains.
Enfin, nous arrivons à Epupa. Le paysage est magnifique, ça change, c’est vert. Nous traversons le village avec ses nombreuses huttes plus ou moins délabrées.
A Epupa Camp, nous recevons l’emplacement avec la meilleure vue. Nous avons une douche, deux lavabos, un WC, une plonge pour laver la vaisselle et un braai pour nous seuls. C’est très chouette !
Peu avant Epupa, notre premier baobab du voyage
A Epupa
Nous nous installons et allons voir les chutes. Elles sont belles, il y a des baobabs et de l’autre côté, on peut voir l’Angola. A ce moment-là, nous ne savons pas encore que ce que nous voyons n’est qu’une infime partie des chutes.
De retour au camp, un jeune Himba passe nous voir et nous propose une excursion pour aller visiter un village Himba demain matin. Nous hésitons, nous ne sommes vraiment pas sûr, mais acceptons finalement sa proposition.
Pour le souper, nous préparons les T-Bones steaks, de la salade verte, des lentilles, du riz au lait de coco et des bananes avec du chocolat mises dans les braises pour le dessert. Après avoir fait la vaisselle, nous allons au bar du lodge pour profiter du Wifi que nous n’avons pas eu depuis une semaine. La nuit est tranquille, il n’y a pas de vent, il ne fait pas froid du tout, c’est parfait.
Magnifiques tes photos d'Epupa, je me réjouis beaucoup de découvrir ce lieu. Je dois avouer que la première fois que j'ai vu quelques photos de cet endroit, j'ai tout de suite eu envie d'y aller. Nous serons à Epupa Falls Lodge, je crois qu'il est situé juste à côté des chutes [:)].
J'hésite aussi beaucoup pour la visite d'un village himba, je me réjouis de lire ton récit pour me faire une idée plus précise [;)].
très beau retour d'expérience sur votre voyage et très belles photos. Je retrouve des images et des endroits que j'ai aussi parcourus en 2015 (Mowani Moutain camp, quelle expérience!). Il me tarde de lire la suite.
Bonjour,
Toujours aussi agréable à lire et quelles jolies rencontres [:)]
Sinon tu ne prêtes pas ton Tim des fois ? parce que vous avez l'air de vous être régalés avec ses petits plats !
Si tu lui paies son voyage il viendra peut-être avec vous pour faire à manger.[;)]
Nous étions bien contents. Sans lui, nous serions certainement plus souvent aller manger dans les Lodges.
Il adore cuisiner, c'est une chance pour nous.[:)]
Sinon tu ne prêtes pas ton Tim des fois ? parce que vous avez l'air de vous être régalés avec ses petits plats !
Si tu lui paies son voyage il viendra peut-être avec vous pour faire à manger.[;)]
Nous étions bien contents. Sans lui, nous serions certainement plus souvent aller manger dans les Lodges.
Il adore cuisiner, c'est une chance pour nous.[:)]
Là ça va être difficile. On a déjà rajouté un 6° participant début novembre alors que tout était bouclé, au grand stress de Vincent de Bel Africa.
Maintenant on essaie de caser un 7° en plus (notre grand) et c'est extrêmement compliqué (pour les nuits en lodge. Ils sont moins souples qu'aux Etats Unis où ça n'émouvait pas grand monde de mettre un lit d'appoint ou de nous caser à dix dans des chalets pour six...)
J'aurais dû suivre son conseil, réserver pour un peu plus de personnes et annuler au besoin, mais on a manqué de visibilité, notamment parce que notre grand a eu des soucis de santé cet automne...
Bon si on arrive à l'emmener je n'ai plus qu'à lui offrir un bouquin de cuisine ("La cuisine du bush" ça existe ça ?)
Ah oui, caser une septième personne quand on a reservé pour cinq ne doit pas être facile.
D'accord avec toi, pour les familles les hôtels et Lodges aux USA sont bien souples et bien moins cher.
Je ne sais pas si le livre "la cuisine du bush" existe, mais ton grand aura peut-être des recettes à te proposer.[;)]
Pour notre part, nous avions préparé une liste de menus à la maison, puis on a adapté selon la marchandise qu'on trouvait. Mais une liste de commission préparée à l'avance est bien pratique, cela permet de ne pas oublier la moitié.
Nous avions aussi apporté, de la maison, certaines épices, notamment des herbes séchées du jardin, du curry, curcuma, paprika, etc. On se voyait mal d'utiliser seulement du poivre et du sel pendant 4 semaines.
Finalement, on trouve de tout dans les supermarchés des grandes villes. Par contre, certaines choses sont très chères, le chocolat par exemple. Heureusement, nous avions apporté une certaines quantité. Eh oui, sans chocolat, rien ne va.[;)]
Mais il me semble que tu voyages qu'en Lodge? Donc pas besoin de faire à manger.[:)]
très beau retour d'expérience sur votre voyage et très belles photos. Je retrouve des images et des endroits que j'ai aussi parcourus en 2015 (Mowani Moutain camp, quelle expérience!). Il me tarde de lire la suite.
Bonjour Manu,
Merci pour ton message. Si je me souviens bien, vous avez aussi voyagé avec vos deux enfants, des jeunes adultes il me semble.?
Je me souviens de ton carnet que j'avais "dévoré" à l'époque.[:)]
Nous nous levons à six heures et prenons tranquillement un copieux petit déjeuner. Le jeune guide Himba vient nous chercher à 7h30. Tim reste au camp, il n’a pas envie de faire une visite guidé d’un village Himba.
Nous roulons environ 15 minutes et arrivons déjà au village. Dans la voiture, le guide nous apprend quelques mots dans la langue des Himbas.
Dans le village, il y a beaucoup de monde, surtout des femmes et des enfants, mais aussi quelques hommes. Le guide nous présente et donne du riz et du sucre aux femmes. Il nous explique beaucoup de choses sur les us et coutumes de ce peuple, c’est très intéressant. Il nous dit de prendre des photos et de les montrer aux femmes et enfants.
Le garde manger
Nous sommes mal à l’aise et avons l’impression de ne pas être les bienvenues par toutes les femmes. Certaines font la tête et on voit très bien qu’elles n’ont aucun plaisir de nous recevoir. Les enfants sont contents, ils jouent avec nous et font des danses avec Mélina.
Le guide nous invite à rentrer dans une hutte ou une jeune Himba nous attend. Elle est très gentille, elle veut que Mélina et moi nous asseyons à côté d’elle. Elle explique comment les femmes fabriquent leur onguent. Elles prennent de l’hématite, une pierre rouge qu’il faut réduire en poudre la plus fine possible, puis elle est mélangée à la matière grasse d’origine animale. Dans l’intimité de leur case, les femmes s’enduisent de la tête au pied de cet onguent qui rend la peau soyeuse et la protège des rayons du soleil. Les enfants ont droit au même traitement. Le guide traduit et nous incite à poser des questions. La jeune Himba nous questionne également sur notre pays, les animaux qui vivent chez nous, le climat, etc.
Elle nous explique que son mari a plusieurs femmes et pendant que son mari est absent, elle a le droit de prendre un amant. Ce dernier doit la quitter avant que son mari revienne. Elle est toute jeune, mais elle a déjà plusieurs enfants, dont des jumelles. Nous nous demandons comment elles font pour savoir de qui sont leurs nombreux enfants. La rencontre avec cette jeune Himba est sympathique, mais elle doit poser les mêmes questions et raconter la même chose à chaque touriste.
Les femmes ont préparé un petit marché pour nous vendre des souvenirs. Notre guide nous dit de ne pas nous sentir obligé d’acheter quelque-chose. Il y a de jolis objets, des bols, des saladiers, des plats et beaucoup de bracelets. Nous achetons un bol et un saladier et Mélina choisit deux bracelets.
Nous quittons le village et allons au cimetière. Là aussi, le guide nous donne des explications intéressantes. Nous sommes d’accord les trois, nous ne referions pas ce genre de visite. C’est trop artificiel et nous pensons que les Himbas n’ont pas forcément du plaisir à recevoir des touristes chez eux. De plus, nous ne nous sommes vraiment pas sentis bien, nous ne sommes pas arrivés à nous débarrasser de notre malaise.
De retour au camp, Tim n'est pas là. Il a les clés de la voiture, nous ne pouvons donc pas préparer le repas de midi. Nous allons donc au village, afin de voir si nous le voyons. En effet, il est bien là, en grande discussion avec de jeunes Himbas.
Tous les quatre, nous retournons au camp et Tim nous raconte sa matinée. Il a été se promener le long de la rivière où il a rencontré des jeunes Himbas de son âge.
Les jeunes l’ont invité à visiter le village, ils lui ont montré le jardin potager et lui ont fait goûter de la canne à sucre. Ils étaient fiers de lui montrer leurs légumes, notamment des poivrons verts.
Les jeunes sont allés chercher un homme plus âgé qui parle bien anglais afin de pouvoir mieux communiquer avec Tim. En effet, leur anglais est très basique et la communication était donc limitée. Avec le monsieur, ancien guide à Etosha, Tim a appris autant de choses sur la culture Himba que nous. Cet ancien guide d'Etosha lui a également raconté beaucoup choses sur le parc national et sur sa profession de guide.
Les jeunes ont fait beaucoup de photos avec l'appareil de Tim, au moins une cinquantaine.[:)]
Tim, après avoir discuté avec le gérant du Lodge qui se trouve juste devant le village, leur a promis d'envoyer quelques photos par mail. Il leur a aussi promis de leur apporter des T-shirts et un pull. Les garçons lui ont demandé s’il n’avait pas de vêtements à leur donner car ils ont froid la nuit. C’était vraiment une belle rencontre, bien plus authentique que la nôtre.
Après avoir mangé, nous nous reposons, puis allons faire un tour sur la petite île qui est reliée au Lodge par un pont suspendu. La végétation est dense, nous faisons très attention où nous mettons nos pieds.
Décoration au Lodge
La terrasse du Lodge est sympa, nous profitons un petit moment du wifi, afin d'envoyer quelques messages à la famille et aux amis.
L'avantage de ce Lodge est de se trouver au calme et à chaque fois qu'on va aux chutes, on passe devant le village d'Epupa où il y a toujours quelques chose à voir.[:)] Par contre, depuis le Lodge, on n'a pas la vue sur les chutes et il faut marcher dix minutes pour y aller. Bon, on aime marcher, ce n'est donc pas un problème.
Magasin et bar d'Epupa
Nous avançons à pied aux chutes et montons sur la petite montagne d’où on a une vue extraordinaire sur les Epupa Falls. C’est ici, que l’on peut vraiment se rendre compte de la grandeur du site. Il n’y a pas seulement une chute comme on pourrait le croire, mais plusieurs. Des petites, des moyennes et bien sûr la grande que l’on peut voir depuis en bas. L’eau descend de partout, plusieurs petites chutes descendent des collines d’Angola. Il y a beaucoup d’eau, c’est vraiment joli.
La rivière en aval
Nous descendons de l’autre côté, il y a un petit sentier, mais c’est un cul de sac. Nous finissons dans la caillasse avant d’arriver sur le sentier qui longe la rivière en aval. La vue y est encore différente, nous pouvons voir les chutes sous un autre angle. C’est vraiment un paysage magnifique ! Toute cette eau, les palmiers, les baobabs, la roche rougeoyante avec cette lumière de la fin de journée.
Avec la vue sur le village d'Epupa
En aval, l'eau descend de partout
De retour au camp, nous prenons nos douches et regardons le soleil se coucher. Comme d’habitude, Tim prépare à manger, saucisses, pommes de terre, haricots verts et pommes en dessert. Puis, Mélina et moi allons au Lodge, afin d’envoyer quelques WhatsApp. La dame que j’ai vu à Khowarib le matin dans les sanitaires est assise dans un fauteuil et ses filles essaient de se connecter à Internet. Ça fait plaisir de les revoir, nous discutons jusqu’à 23h00.
Magnifiques tes photos d'Epupa, je me réjouis beaucoup de découvrir ce lieu. Je dois avouer que la première fois que j'ai vu quelques photos de cet endroit, j'ai tout de suite eu envie d'y aller. Nous serons à Epupa Falls Lodge, je crois qu'il est situé juste à côté des chutes [:)].
J'hésite aussi beaucoup pour la visite d'un village himba, je me réjouis de lire ton récit pour me faire une idée plus précise [;)].
Sinon, de bien jolies rencontres en route.
A très vite pour la suite !!!
Bon dimanche.
Bonjour Delphine,
Je ne sais pas si notre récit sur la visite du village Himba t'aide à prendre une décision. Pour nous, c'est sûr, nous ne le ferions plus. Mais par après, c'est toujours facile de le dire.[;)]
Je ne sais pas si tu es au courant, depuis peu, il existe un Living Museum des Himbas. Il se trouve proche d'Opuwo. Nous avons visité un Living Museum dans la bande de Caprivi et nous avons beaucoup apprécié.
Pour plus d'info: http://www.lcfn.info/living-museums
En ce qui concerne Epupa, c'est effectivement un endroit magnifique. Pour Epupa Falls Lodge, je ne peux pas te dire où il se trouve. Il y a un Lodge proche des chutes et il me semble un deuxième juste après.
Merci pour ton récit. Je pense que nous profiterons de notre journée sur place pour nous balader et profiter du lieu sans organiser d'excursion. J'étais déjà un petit peu sceptique sur le côté un peu voyeur et le fait que les femmes ne semblent pas forcément apprécier la venue des touristes me conforte de le choix de ne pas faire cette visite.
Peut-être ferons-nous des rencontres au gré de nos balades ! En tout cas les paysages sont splendides. Très vert, ça change [;)].
Nous avons prévu de visiter le "Living Museum of the SAN" proche de Ai-Aiba (Erongo), cette structure semble bien adaptée pour que chacun y trouve son compte.
Nous on n'a pas eu cette impression en visitant le village. On a "sympathisé" si on peut dire avec les différentes familles. Et puis on avait aussi un accessoire qui a aidé je pense (vous verrez dans le carnet).
Mais à postériori si je revenais en Namibie je les rencontrerais avec Marius. Un namibien (blanc) qui tient Camp Aussicht où nous n'avons que trop brièvement séjourné. Notre discussion avec lui le soir au dîner et avec le couple de Suisses qui avait passé la grosse matinée avec lui et les himbas me fait dire que CA, ça aurait été une rencontre à part. Mais cela tient du personnage et surtout de l'histoire de Marius avec les Himbas de la région.
Juste pour info mais je doute que tu puisses le caser dans ton périple qui a l'air déjà calé.
Ca pourra servir à d'autres car je suis loin d'arriver à cette partie là dans mon carnet !!! [:/]
Je vais attendre ton récit alors !! Viiiiite [;)] !!!
Oui, j'avais entendu parler de Marius, on avait une nuit au départ et on l'a finalement supprimée car il aurait fallut en faire 2 pour vraiment profiter et pouvoir aller à la rencontre des himbas.
Effectivement, tout est réservé donc les changements deviennent difficiles et surtout tout est archi complet en juillet-août !