C’est un reportage comme je n’en ai jamais vu, encore mieux que National Geographic et Planete reunis, intitule «De l’autre cote de la riviere, les ghats ».
Une riviere donc, des ghats ensuite, et derriere, pour couronner le paysage, les gopurams du temple de Viruspaksha, ainsi que les ruines de Hemkuta Hill en vision panoramique
Pour eclairage, le soleil levant qui illumine l’entree du temple oriente a l’est.
Un reportage sans commentaire ni musique, juste les bruits du linge que l’on frappe contre la pierre, des enfants qui pataugent dans l’eau et des oiseaux qui chantent. Pas un klaxon, pas un bruit de frein, pas une voiture.
Un reportage comme si j’y etais…
… mais j’y suis !
Je suis assise sur une chaise, en face de Hampi, de l’autre cote de la riviere. Je ne me lasse pas de regarder sans fin, ces hommes, femmes et enfants, profiter de la plus grande salle de bain de la region. Un defile de couleurs, tous ces vetements qui sont mouilles, savonnes, frappes, rinces et enfin etendus sur les escaliers. Pour connaître la longueur d’un sarii, comptez le nombre de marches a gravir pour entierement l’etaler. Un assortiment de jaune, rouge, vert, bleu tel un patchwork, une peinture moderne, composee de carres multicolores de tailles variables.
Les gens aussi sont mouilles, savonnes, rinces, seches, pour commencer tout propre une nouvelle journee. Les enfants s’amusent, les jeunes garcons se prennent en photos en pyramide humaines, les religieux font les prieres, les femmes lavent leurs longues nattes.
Et au milieu de la riviere, les pecheurs qui relevent leurs filets, a bord d’une coracle. Cette embarcation ronde a base de roseau, est aussi utilisee pour traverser la riviere par les gens bien sur, les velos egalement, les motos aussi incroyable que ca puisse paraître, tellement cette embarcation parait fragile.
Vijayanagar (cite de la victoire), capitale d’un des plus grand empires hindous. Fondee en 1336, au temps de la conquete du nord de l’Inde par les musulmans, ce royaume a connu prosperite et abondance pendant environ deux siecles. Difficile d’imaginer que ce coin tranquille de verdure et ce hameau de 1000 ames, ait au temps de sa splendeur abrite plus de 500 000 habitants sur plus de 43 km carres.
Vestiges de cette epoque, des ruines de temples, de palais royaux, de bains, de bazaar eparpilles un peu partout entre paysages de grands canyons, compose de cailloux, roches, monts et vallees ; et oasis de palmiers, bananier et champs de tournesols.
Plus de 80 monuments, qui se decouvrent au detour d’un chemin, le long de la route ou pres de la riviere.
Chaque pas amene son lot de surprise, tel le temple d’Achyutaraya que je decouvre petit a petit au milieu de son ecrin de verdure en descendant dans une vallee rocheuse. J’essaye d’imaginer l’ambiance du Sule Bazaar, longue allee, maintenant deserte et vide, qui mene au temple, ou se trouvaient tous les commercants et l’animation de la ville.
Comment ne pas s’extasier devant la finesse des sculptures, la precision des details, sur les colonnes, les lintaux, les statues.
Des dimensions inimaginables, des animaux mythologiques, des dieux et des deesses dans toutes les positions graves dans le granit et la pierre.
Sous le fort soleil de l’ete indien, le bain en plein air du temple de Krishna m’appelle, difficile de resister a ce reservoir encadre d’un cloitre au milieu des champs de bananiers. Mais il ne faut pas se laisser tromper par cette eau pleine d’algues ! Des bains, il y en a a profusion, les bains de la reine et son decor des milles et une nuit, le bain ocotogonal isole dans la campagne, bains le plus souvent vides, comme pour narguer le pauvre visiteur ruisselant de sueur.
Empire hindou, mais visiteurs de tous les coins de l’Inde et meme d’Europe. Une mosquee s’integre parfaitement dans le quartier royal, a cote des etables des elephants royaux, des aqueducs, du reservoir en escaliers en pierres noires a la geometrie parfaite, du temple souterrain et tant d’autres vestiges.
Le long de la route, un village, une ecole decoree aux couleurs de l’Inde, puis en haut de cette montee, un temple. Un peu de monde le long des bananiers, un chemin de terre, puis une statue de Narasimha, quatrieme avatar de Vishnu.
Impossible de les decrire tous, impossible de mettre des mots sur ces prouesses architecturales et artistiques, impossible de decrire le sentiment de serenite et de bien etre qui se degage de ces lieux.
Ballades entre riviere et ruines, entre verdure et pierres, temoignages d'hier, scenes d’aujourd’hui.
Vijayanagar, Hampi, merveille du Karnataka.











On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.

















A little sneak peek?



















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:
















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.