Bonjour,
je te donne quelques explications bonen lecture;
Le Népali, alphabet devanagari.
Le pays compte plus d'une centaine de langues. On remarquera que la quasi-totalité des langues parlées au Népal appartiennent à la famille indo-européenne (groupe indo-iranien) et à la famille sino-tibétaine. On compte 93 langues sino-tibétaines, contre seulement 26 langues indo-iraniennes. Cependant, les 26 langues indo-iraniennes rassemblent environ 86 % des locuteurs du pays, contre seulement 13 % pour les langues sino-tibétaines. C'est que le nombre des locuteurs par langue sino-tibétaine est beaucoup plus restreint que celui des langues indo-iraniennes.
En général, les langues sino-tibétaines sont parlées dans les hautes montagnes himalayennes, le long de la frontière sino-népalaise, alors que les langues indo-iraniennes sont plus au sud, dans les plaines du centre et dans le Teraï, le long de la frontière indo-népalaise. Évidemment, les zones mixtes sont fréquentes, par exemple dans la vallée de Katmandou et celle de Pokhara.
Par ailleurs, on relève trois langues n'appartenant à aucune des deux grandes familles linguistiques citées précédemment. Deux langues font partie du groupe munda de la famille famille austro-asiatique, le santali (33 000 locuteurs) et le mundari (5700 locuteurs). Puis une seule langue appartient à la famille dravidienne, le kurux népali, dont on ignore le nombre exact des locuteurs. Outre le népali, seuls le maithili et le bhojpouri comptent plus d'un million de locuteurs. Les langues dépassant les 100 000 locuteurs sont le néwari, le tamang de l'Est, l'awadhi, le magar de l'Est, le limbu, le magar de l'Ouest, le tahru dangaura, le tharu kochila, le tharu rana, le tamang de l'Ouest, l'hindi, le tamang du Sud-Ouest et le gurung de l'Est.
Quelques autres langues dépassent les 50 000 locuteurs (rajbangsi, tharu chitwania, tharu deokhuri, tahru kathoriya, gurung de l'Ouest, tibétain, tamang du Nord-Ouest), mais la plupart des autres langues ne comptent que peu de locuteurs. En effet, de nombreuses langues ne sont parlées que par moins de 2000 ou 1000 locuteurs, parfois encore moins. Pour résumer, on peut dire que toutes les langues du Népal, sauf deux ou trois exceptions, appartiennent à la famille indo-européenne ou à la famille sino-tibétaine, les deux pôles majeurs de la population.
Soulignons aussi que le népali, la langue officielle, se divise en de multiples dialectes: baitadi, bajhangi, bajurali (bajura), doteli, soradi, acchami, jumleli (jumla, singja, sijali), darjula. La seconde langue en importance, le maithili, est fragmentée en bantar, barei, barmeli, kawar, kisan, kyabrat, makrana, musar, sadri, tati et dehati. Mais le bhojpouri ne connaît que deux dialectes: le bhojpuri tharu et le teli. La plupart des autres langues sont également fragmentées en de nombreuses variété dialectales. C'est pourquoi le népali sert de langue véhiculaire entre les différentes ethnies, bien que ce ne soit pas l'unique raison, puisque des considérations tant historiques que politiques entrent en ligne de compte.
Les écritures
Par ailleurs, peu de langues possèdent une écriture. Ce sont le suivantes: d'une part, le ghale (alphabet tibétain), le sherpa (alphabet devanagari), le limbu (alphabet devanagari), le marwari (alphabet devanagari), le néwari (alphabet devanagari) et le tamang (alphabet tamyig) parmi les langues tibéto-birmanes; d'autre part, le népali, l'hindi et le bhojpouri parmi les langues indo-iraniennes. Signalons que l'alphabet tibétain est dérivé de l'alphabet devanagari, mais il reste quand même très différent:
Langue tibétaine
Les origines de la langue :
La langue tibétaine appartient à la famille des langues tibéto-birmanes, elles-mêmes sous-famille des langues sino-tibétaines. Le tibétain est parlé par plus de 6 millions de personnes au Tibet, mais également plus modestement dans une partie du Népal, Inde et Bouthan et, bien sûr, par les communautés exilées de par le monde.
Le tibétain varie selon les régions. Des dialectes distincts se sont développés et il est extrèmement difficile pour des tibétains ne venant pas de la même région de se comprendre mutuellement. Le tibétain écrit est, par contre, identique pour tous, ceci est particulièrement vrai pour les textes religieux.
L'écriture tibétaine a été inventée au VIIème siècle. Le grand roi tibétain Songsten Gampo envoya un de ses ministres Thumé Sambota en Inde afin de créer un alphabet pour la langue tibétaine. L'écriture de la langue créée à évolué au fil des siècles et aujourd'hui le tibétain est écrit sous différentes formes. Les deux plus connues sont la forme U-chen (littéralement : Grosse Tête) et U-me (littéralement : Sans Tête). La forme U-chen est celle utilisée sur ce site. Cette forme d'écriture est utilisée dans les livres et autres publications tandis que la forme U-me est réservée à l'écriture cursive (manuelle) et également peut être rencontrée dans quelques livres modernes.
Tradionnellement le tibétain est divisé en deux catégories, parlé et litteraire. La catégorie littéraire est à son tour divisée en classique et moderne. La catégorie littéraire classique est employée dans les textes religieux et n'a pratiquement pas évoluée depuis le XIème siècle. La catégorie littéraire moderne est apparue car nécessaire dans les magazines littéraires, les journaux etc.
La catégorie "parlé" peut être qualifiée de "langue de tous les jours". Elle a, dans quelques cas, une simplification de la grammaire (par exemple les prépositions locatives au nombre de cinq en tibétain littéraire ne sont que deux dans le langage parlé). Il est également influencé par les dialectes locaux et coutumiers.
Ce site sera basé pour la plupart de ses références, sur le tibétain parlé moderne tel qu'il est employé à Lhassa ou au centre du Tibet. Dans son livre "Translating Buddhism from Tibetan", Joe B. Wilson montre que les occidentaux qui apprennent le tibétain parlé moderne ont davantage de chance de pouvoir communiquer avec des Tibétains qu'en apprenant une autre catégorie de tibétain.
Bonne journée
Franca
<< .....notre soif de survie dans le futur nous rend incapables de vivre dans le présent .....>>. Chuang TZU