12 juillet C’est le grand jour ! Le voyage réservé depuis un an pour le Botswana se concrétise enfin et nous avons rendez-vous avec Ben à l’aéroport de Guipavas pour le départ de notre vol pour Roissy, prévu à 11h15. Les parents nous attendent dans le hall de l’aéroport pour nous souhaiter de bonnes vacances et rapidement nous retrouvons Ben en salle d’embarquement la tribu des Blancond est donc reconstituée pour une nouvelle aventure. Le vol s’effectue sans encombre et après avoir récupéré nos bagages à Roissy, nous nous dirigeons vers le Terminal 1 où notre première préoccupation est de trouver à manger ( on a le temps car 6 heures d’attente avant le prochain vol ). Faute de trouver un restaurant digne de ce nom, ce sera du Mac Do, au plus grand bonheur de Charlotte… Après un rapide repas, nous nous dirigeons vers le guichet Lufthansa pour nous faire enregistrer comme d’habitude, nous avançons tous les 5 pour être enregistrés ensemble mais une personne pas très aimable nous demande de passer par 2 on insiste et après pas mal de tergiversations, on finit par avoir gain de cause. Je ne sais pas si c’est pour nous faire payer notre manque de docilité mais malgré nos demandes nous nous retrouvons tous disséminés dans l’avion pour le vol Francfort-Johannesburg alors que c’est un vol qui décolle dans 8 heures… C’est un calvaire ! s’écrie Anny qui ne sait pas qu’on va avoir d’autres émotions. En effet, alors qu’on attend patiemment notre vol, d’autres vols vers Francfort sont retardés et même tout simplement annulés, de gros orages s’abattant sur Francfort ( comme il y a 3 ans lors de notre départ pour la Namibie ) c’est le stress, notre vol initialement prévu à 18h30 étant lui-même annoncé avec 1 heure de retard. Alors que je regarde mes mails, j’apprends aussi que notre vol retour au départ de Maun est retardé d’1h40, ce qui ne nous laisse plus qu’1h40 pour prendre la correspondance à Johannesburg. J’interroge aussitôt Cécile d’Africa Cœur Safaris qui ne tarde pas à me répondre que dans ce sens les formalités sont en général rapides et que ça doit passer. Finalement, notre vol pour Francfort finit par décoller et arrive à destination 1 heure après l’horaire prévu, à notre grand soulagement. Arrivés à la porte d’embarquement pour le vol à destination de Johannesburg, nous allons demander au guichet s’il ne serait pas possible de nous trouver des places plus proches dans l’avion. Très gentiment, la personne fait son possible pour nous rapprocher un peu ce n’est pas encore ça mais on progresse… Une fois dans l’avion, il s’avère que celui-ci est loin d’être complet ( probablement à cause d’annulations de vols liées aux orages ) et nous finissons par nous retrouver tous les 5 les uns à côté des autres, avec en plus des places libres qui vont nous permettre de nous étaler un peu. Nous décollons vers 21h, avec quelques minutes de retard pour attendre certains passagers . Demain nous serons enfin sur le sol africain !
13 juillet Après un sommeil court, nous arrivons sans encombre à Johannesburg un peu avant 9h les formalités d’entrée se font très rapidement, contrairement à ce qu’on avait entendu, et nous nous retrouvons vite en zone duty free où nous faisons quelques achats ( j’achète notamment un nouveau sac à dos le mien étant plus que limite pour passer en bagage à main et pas pratique, je le laisse à une boutique, il finira sa carrière en Afrique du Sud ). Nous décollons comme prévu à 11h20 pour la fin de ce (très ) long périple. A l’arrivée à Maun à 13h20, nous sommes attendus par l’agence de location de voiture Travel Adventures Botswana pour prendre possession de notre véhicule Toyota Hilux. Pendant 1h, nous avons droit à toutes les explications concernant le véhicule ( compresseur, gps, changements de roue, équipements pour le pique-nique, différentes recommandations….) Anny filme pendant que les 4 autres écoutent attentivement ( on se souvient encore d’un changement de roue épique en Namibie dû au fait qu’on avait écouté d’une oreille les explications à l’arrivée ). Cette fois ci tout le monde est bien concentré malgré la fatigue et tout est bien assimilé. Le patron de l’agence, très sympa, nous rejoint à la fin du briefing, il nous conduit jusqu’au supermarché le plus proche et nous abandonne. Nous faisons des courses au supermarché et au bottle store car les points de ravitaillement vont être quasi inexistants dans les prochains jours et, même si nous avons plusieurs repas prévus à l’hôtel, il nous faut le minimum vital pour les pique-nique du midi notamment et pour les apéritifs et digestifs du soir. Il est près de 16h quand nous arrivons au Thamalakane River Lodge, situé à une vingtaine de kms de l’aéroport un petit passage dans du sable en arrivant commence à me donner un avant-goût de ce qui nous attend dans les prochains jours. A l’accueil, une enveloppe nous attend elle contient des carnets de voyage destinés à raconter nos aventures, délicate attention d’Africa Cœur. Le lodge est spacieux, situé dans un superbe cadre, ou du moins pourrait l’être si cette année la rivière n’était pas complètement à sec, ce qui enlève beaucoup d’intérêt à l’emplacement. Les panneaux « beware crocos and hippos » n’ont plus vraiment lieu d’être cette année…. Nous profitons du temps dont nous disposons pour mettre un peu d’ordre dans nos valises ( nous avions dispatché les habits dans plusieurs bagages au cas où un sac n’arrive pas à destination ) nous prenons un apéritif au bar ( premier gin tonic du séjour ) et nous mangeons au restaurant, servi sous forme de buffet. La nourriture est correcte et nous avons droit en fin de repas à des chants et danses de la part du personnel, ce qui nous met dans l’ambiance. Un petit verre de vin après le repas et nous nous couchons, épuisés par le voyage. Demain débute vraiment l’aventure.
14 juillet. Nous ne sommes pas trop pressés par le temps ce matin car nous avons rendez-vous à Planet Baobab près de Gweta en début d’après-midi nous nous sommes donc fixés 9h comme heure de départ. C’est sans compter sur l’étourderie de Ben qui commet une erreur en validant le paiement par carte bleue du repas et qui valide 16 000 pulas au lieu de 1 600 il nous appelle à la rescousse car il a du mal à se faire comprendre et à comprendre tout ce qu’on lui dit. Manifestement c’est plus compliqué qu’en France pour rectifier ce genre de problème et on nous laisse entendre que ça va prendre plusieurs jours. Comme on revient 2 semaines plus tard en fin de séjour au Thamalakane, on leur dit qu’on compte sur eux pour résoudre le problème d’ici là et qu’on fera le point à notre retour. Nous démarrons donc notre trajet avec 30 mn de retard. La route est très monotone et à part quelques phacochères les animaux ne sont pas non plus très présents en bord de route. Peu après la barrière vétérinaire, en bordure du parc de Makgadikgadi, ça change et nous sommes étonnés de voir pas mal d’animaux, ce qui égaie le parcours : zèbres,

girafes, éléphants,

autruches, kudus… Pas mal pour un début ! Nous pique niquons peu avant l’arrivée à Gweta, avec entre autre ( pour les 3 inconditionnels Charlotte, Ben et moi )du pâté Hénaff emporté dans les bagages. A 13h20, nous arrivons à Planet Baobab, qui porte bien son nom car entouré par plusieurs baobabs géants. Le lodge est facile à repérer car l’entrée du chemin est marquée par 2 énormes sculptures de chaque côté de la route, dont une représentant un oryctérope. Le programme du jour est l’excursion sur le Ntwetwe Pan en quad avec nuit à la belle étoile. Nous sommes pris en charge par 2 chauffeurs guides, Imex et Costa, chacun au volant d’un 4x4. Nous ne sommes pas seuls pour cette excursion et nous sommes accompagnés par 2 jeunes suissesses et par une famille de hollandais avec 4 enfants. Avant le départ, nous commandons nos boissons pour le repas du soir et il nous faut 2h de 4x4 pour arriver à proximité du pan. Sur le chemin, quelques arrêts pour nous donner des explications sur les baobabs, la vie dans les termitières et pour des pauses « bushi bushi »( pause pipi dans le bush ). Arrivés au bord du pan, nous prenons possession des quads pour la traversée du Ntwetwe Pan Nous nous répartissons par 2, sauf Ben qui se trouve seul. N’ayant aucune expérience dans le domaine et le chemin restant à faire jusqu’au pan étant hyper sablonneux, nos trajectoires sont parfois surprenantes et Juliette part notamment complètement sur la droite dans un virage avant de retrouver le bon chemin. Après quelques minutes, nous nous arrêtons, complètement couverts de sable et de poussière. Nous reprenons les 4x4 pour aller voir des suricates dans une plaine à quelques centaines de mètres de là.
Bien qu’habitués à la présence humaine, ils sont beaucoup plus mobiles et difficiles à observer que ceux qu’on avait vu dans le Kalahari, d’autant que le sable rouge les faisait mieux ressortir que dans cette plaine herbeuse où tout est jaune.
Nous restons les observer pendant une vingtaine de minutes et c’est toujours sympa de voir leurs mimiques si particulières.

Peu avant le coucher du soleil, nous commençons la traversée du Ntwetwe Pan en quad rapidement, les 2 guides nous arrêtent pour voir le coucher du soleil Imex étale une carte sur la croute d’argile et nous explique la formation du Makgadikgadi Pan.
Certains prennent aussi les classiques photos où on saute sur le pan avec le coucher de soleil en arrière-plan.
La nuit est en train de tomber rapidement et nous repartons pour notre dernière étape jusqu’au camp il fait désormais nuit noire et, malgré les éclairages des quads, la visibilité est parfois quasiment nulle du fait de la poussière dégagée par le quad de devant. Nous arrivons au camp 30 mn plus tard, couverts de poussière de la tête au pied.
Les matelas sont installés au sol par groupe et nous commençons par aller installer nos affaires et nous mettre en tenue sibérienne avec grosses chaussettes, gants, bonnets et multicouche de vêtements. Nous nous regroupons tous autour du feu pour l’apéritif avant un bon dîner de grillades. L’ambiance est sympa mais comme d’habitude (d’autant plus qu’on est au début du séjour )nous montrons nos limites en anglais par rapport aux suissesses et aux hollandais qui parlent couramment en fin de soirée, Imex nous raconte des histoires de lapins. On essaie de faire bonne figure en souriant quand les autres rient mais, la fatigue aidant, on commence à saturer et nous partons nous coucher. Une bouillotte bien chaude nous attend dans le lit, ce qui est vraiment appréciable par cette température très froide. La nuit est assez claire car c’est la pleine lune et les étoiles sont par conséquent moins visibles que d’habitude.

Avant de repartir, nous prenons une petite collation ( boissons chaudes ) puis c’est parti pour 40 mn de quad dans le froid .De jour, c’est vraiment sympa également et nous nous amusons à pousser les bolides à leur vitesse maximum sur les lignes droites du pan argileux. Arrivés à la fin du circuit en quad, nous sommes une nouvelle fois couverts de poussière mais cette fois, comme il fait jour, on se rend mieux compte de nos têtes ridicules, complètement recouvertes d’une couche blanc/gris.
Il nous faut environ 1h30 pour retourner au lodge en 4x4.
Nous saluons et remercions nos 2 guides et nous repartons pour une nouvelle étape. Aujourd’hui, il nous faut rebrousser chemin en direction de Khumaga pour un trajet de 2h. En effet, quand nous avions réservé le circuit il y a un an, il était prévu que de Maun nous allions à Khumaga et ensuite à Planet Baobab. Mais aux dates prévues, des préréservations étaient déjà effectuées pour le Ntwetwe Pan et au Boteti River Lodge, alors qu’en inversant ces 2 étapes c’était ok, ce que nous avons fait ; pas idéal mais au moins nous étions certains d’effectuer les étapes souhaitées sans attendre en dernière minute des annulations ( au vu de la fréquentation au Boteti River Lodge, il y a certainement eu pas mal de désistements…).
Nous faisons le plein d’essence à Gweta et nous partons donc pour 2h assez monotones jusqu’au Boteti River Camp (anciennement Tiaan’s Camp ). Aujourd’hui, les animaux sont peu nombreux en bord de route, à part quelques girafes.

Nous arrivons vers 12h00 au Camp. L’accueil est assez réservé mais nous avons la chance de pouvoir prendre immédiatement possession de nos chalets, simples mais très agréables, avec une salle de bain en extérieur.
Nous prenons notre pique-nique sur la terrasse d’un des chalets et nous avons l’occasion de voir un éléphant grimper la rive en face pour sortir du lit de la rivière. C’est plutôt rassurant car nous craignions de ne rien voir pendant ces 2 jours à Boteti. En effet, cette année, il n’a presque pas plu au Botswana et en Angola et la rivière est à sec depuis plusieurs mois et le bac qui sert à faire traverser les véhicules en temps normal est en chômage technique. Heureusement, il reste des trous d’eau et on va pouvoir constater que ça suffit pour voir beaucoup d’animaux.
Vers 14h, nous partons donc vers le Parc de Makgadikgadi, dont la barrière d’entrée est située juste de l’autre côté de la rivière en face du village de Khumaga. Nous payons l’entrée pour 2 jours, la femme à l’entrée me dit qu’il n’est pas nécessaire d’aller plus loin que l’hippo pool située à une dizaine de kms, la suite étant à sec et sans intérêt. Ça devrait largement suffire s’il y a des animaux.
Dès le début du parcours, on est agréablement surpris par les animaux rencontrés : impalas, kudus, éléphants ( dire qu’en Namibie on avait tant galéré avant d’en voir, au Botswana c’est vraiment le pays des éléphants..). Par contre, la piste est plus sablonneuse que prévu et peu après le campsite de Khumaga, on décide de dégonfler les pneus à 1.8 bares. Aussitôt la conduite devient plus facile et peu à peu je prends mes marques dans le sable.
Le plus souvent, la piste surplombe le lit de la rivière et le paysage, malgré le peu d’eau, est magnifique et riche en animaux : gnous,
zèbres en nombre,
girafes,
éléphants…Ce parc est vraiment une excellente surprise. Arrivés aux environs de l’hippo pool, un panneau tombé au sol nous induit en erreur et nous n’arrivons pas à trouver l’endroit. Il se fait tard et, ayant l’intention de passer toute la journée demain dans le parc, nous rebroussons chemin, d’autant que le sable est assez profond à cet endroit et que ce n’est pas le moment de s’ensabler compte tenu de la fréquentation du lieu. Peu de temps après, nous assistons pendant de longues minutes au magnifique spectacle d’un groupe de girafes.

A cette heure, les couleurs sont superbes et les appareils photo crépitent.

Ils arrachent des branches avec leur discrétion habituelle et ont la bonne idée de s’arrêter l’un après l’autre en plein milieu de la piste pour faire un festin.
Nous attendons patiemment qu’ils veuillent bien bouger mais le temps passe et nous commençons à nous impatienter ; après un certain temps, il ne reste plus qu’un pachyderme et il finit par laisser un petit passage à la voiture.
Les discussions vont bon train dans le 4x4 : on y va ? on attend ? on fait le tour dans le bush au risque de s’ensabler ? Juliette, qui commence à développer une phobie animale ( qui ne la quittera plus tant qu’on sera en self drive ), nous supplie de ne pas bouger. On l’écoute un moment mais on finit par se lasser je finis donc par me lancer, assez sûr de moi….en théorie. En pratique, arrivés juste à côté de l’éléphant, je cafouille mes vitesses juste au moment où l’éléphant jette un œil vers nous ; il est à 1 m du véhicule….on passe finalement sans encombre et on est quitte pour une belle frayeur, n’ayant aucune idée du comportement des éléphants dans ce genre de situation. Après ces émotions, nous rentrons rapidement au camp, l’heure étant désormais bien avancée.
Juste avant l’apéritif, Ben a l’air très préoccupé ; il ne retrouve plus sa carte bleue et les pulas retirés en arrivant. Il a cherché partout et ne retrouve pas sa pochette qui les contenait. Certes, il est assez coutumier du fait mais cette fois ça a l’air sérieux. Il se demande s’il n’a pas perdu ses affaires lors de l’excursion au Ntwetwe Pan, la dernière fois qu’il a utilisé sa carte étant lors du règlement des boissons au Planet Baobab avant l’excursion.
L’apéritif est baclé et nous continuons à chercher sans succès. Dès le début du repas programmé à 19h, nous allons demander à la réception s’il serait possible d’appeler le Planet Baobab pour savoir s’ils ont trouvé quelque chose. Le numéro de téléphone dont on dispose n’est manifestement pas un numéro botswanais mais après quelques minutes la personne de la réception vient me tendre un téléphone avec à l’autre bout le Planet Baobab. J’arrive tant bien que mal à me faire comprendre (ce n’est pas vraiment réciproque car l’accent et la qualité de la réception rendent difficiles la compréhension ) mais a priori rien n’a été retrouvé. Le repas est excellent ( soupe de légume, bœuf et pudding ) mais l’ambiance un peu morose, plombée par cette perte de CB, et alors qu’on a passé une excellente journée.

On compte 41 individus.
La scène est vraiment impressionnante et c’est la première fois qu’on a l’occasion d’observer des hippopotames en si grand nombre en dehors de l’eau.
Nous restons un bon moment à observer cette scène avant de poursuivre notre chemin.

et surtout les zèbres sont en grand nombre;
leur nombre va augmenter tout au long de la journée pour atteindre plusieurs centaines en fin de journée : magnifique !
Un peu alertés par la présence de marabouts et de vautours, ainsi que d’une odeur très forte, nous finissons par découvrir la cause : un cadavre de girafe gît, proche de la rive, les pattes enchevêtrées dans des branches ; elle est probablement tombée en descendant boire à la rivière. Il est vrai que la pente est assez raide et qu’il ne doit pas être facile pour ces animaux de trouver un accès facile à la rivière.
Plus loin nous découvrons également un cadavre d’éléphant.
Arrivés à la « vraie » hippo pool ( celle qui est répertoriée sur le plan du parc ), un seul individu est sur le bord de l’eau.
Alors que nous descendons du 4x4 pour nous approcher, nous apercevons dans l’eau des frémissements qui se rapprochent, nous indiquant que le reste de la troupe est sous l’eau et qu’il nous faut être hyper vigilants. A cet endroit, le contraste est saisissant entre les animaux sauvages ( hippos, zèbres, gnous, même éléphants ) et les animaux domestiques ( vaches, chèvres ), ces derniers ayant l’air de vivre très sereinement la cohabitation. C’est vraiment le seul endroit où on ait eu l’occasion d’assister à ce genre de scène.
Notre ventre commence à crier famine et nous nous arrêtons pour le pique-nique dans le lit de la rivière. Nous sortons la table et les chaises, alors que nous sommes entourés ( à bonne distance quand même ) par des dizaines d’animaux.
Rétrospectivement ( quand nous voyons 30minutes plus tard plusieurs éléphants descendre au pas de course à l’endroit où nous étions installés), on se dit qu’on est complètement inconscients de sortir aussi facilement du véhicule, dans un environnement sauvage.
Encore dans le lit de la rivière, nous observons juste au-dessus 2 girafes qui semblent avoir des velléités à descendre se désaltérer, mais elles renoncent et repartent tranquillement dans le bush.
Remontés sur la berge, nous restons un moment admirer le fameux groupe d’éléphants évoqué juste avant, qui se mêle tranquillement aux autres animaux présents.


A cette heure de la journée, la population de gnous et surtout de zèbres est devenue très impressionnante au bord de l’eau et ce sont des groupes de plusieurs dizaines d’individus qui traversent la piste devant nous pour aller boire.





Un 4x4 avec un guide nous rejoint ; nous ne reconnaissons pas le guide mais lui nous reconnaît : il nous demande des nouvelles de la CB de Ben, car il était présent hier lors de notre demande à l’accueil du Boteti River Camp. Un détail nous intrigue : le guide refuse que les personnes qu’il accompagne descendent de son véhicule pour des raisons de sécurité. Est-ce que c’est lui qui fait de la « sur sécurité » ou nous qui sommes inconscients à descendre systématiquement quand on a un point de vue sur la rivière, on ne sait pas vraiment mais c’est certain qu’on a fait preuve d’imprudence et ignoré les dangers potentiels.
A 16h, nous rentrons au camp, vraiment contents de ces 2 jours dans le parc de Makgadikgadi ; les animaux ont été présents au-delà de nos espérances, le coin est désert ( on adore ) et la conduite dans le sable a été un défi relevé sans encombre. Arrivés au camp, nous regonflons sans problème les pneus pour la longue route de demain.
et ça promet pour la soirée, d’autant qu’on peut les observer d’un bunker situé à quelques mètres du point d’eau artificiel.



Le jour est tombé, donc les couleurs sont mauvaises, mais pour le reste, c’est vraiment le grand spectacle : ils sont là par dizaines, jouant l’intimidation pour pouvoir s’abreuver, les trompes passant parfois à quelques centimètres de l’ouverture du bunker, provoquant des mouvements de recul de notre part.

Nous restons jusqu’à ce que la visibilité devienne mauvaise ( même si l’éclairage permet une observation de nuit ), d’autant que nous avons du pain sur la planche : préparer l’apéritif et les grillades ( des saucisses et de la viande russes… trouvées à Kazungula ).
Il n’y a pas à dire : rien ne vaut un bon barbecue pour que l’ambiance soit au beau fixe ! C’est le cas ce soir même si les grillades sont loin d’être mémorables par contre le Chardonnay et le Pinotage sont excellents. En fin de repas, nous nous installons dans nos fauteuils, face au point d’eau, en nous couvrant des couvertures léopard du camp ( sauf Ben qui trouve que ça fait prostituée… les soirs suivants, il s’y mettra comme tout le monde) et nous restons observer pendant un long moment les éléphants et les troupeaux de buffles qui se succèdent au point d’eau.


Un peu plus loin, plusieurs 4x4 sont arrêtés sur la piste, laissant à penser que quelque chose d’intéressant se passe. Effectivement, une fois arrivés à hauteur des véhicules, nous apercevons un couple de lions dans les herbes.
La lumière est un peu vive mais on les distingue bien et pour une première observation de félins nous sommes comblés, alors qu’on commence notre game drive.
Devant leur manque de vigueur, nous finissons par les quitter.
La difficulté est de savoir par où aller car plusieurs chemins existent. Nous essayons dans la mesure du possible de rester dans le lit de la rivière ou de circuler au plus près de la berge. La suite est un peu moins fructueuse mais les animaux sont quand même en nombre : impalas,
girafes, buffles, antilope des sables,
hippopotames… Pour une première matinée à Chobe, nous ne sommes pas déçus, d’autant que le spectacle du fleuve est magnifique.
Nous nous arrêtons pour manger à l’aire de pique-nique de Serondela. Alors que nous avons commencé à manger notre salade de riz préparée la veille, les occupants d’ un 4x4 avec guide nous alertent sur quelque chose qui paraît intéressant : un python d’environ 2 m est en train de traverser la piste à une dizaine de mètres de notre table ;
comme quoi il faut être hyper vigilant, n’importe quel animal pouvant arriver de nulle part.
Après notre repas, nous rebroussons chemin, en empruntant cette fois la piste de l’intérieur, pour retourner à la barrière de Sedudu. Les rencontres les plus intéressantes sont celles de girafes en groupes
et surtout une pléthore d’��léphants, que ce soit sur la piste ou au loin dans le lit du fleuve. Malheureusement, nous n’avons pas le temps de nous attarder mais on se dit que lors de la croisière les éléphants devraient être au rendez-vous.
De retour à Kasane à 14h, nous faisons le plein d’essence et nous arrivons juste à temps sur le parking du Chobe Safari Lodge pour le rendez-vous de 14h15 avec l’agence de location de voiture. Les formalités sont vite remplies, la personne n’étant vraiment pas pointilleuse et aucun problème n’ayant été rencontré sur le véhicule durant le séjour. Cette agence est vraiment à conseiller et les équipements du véhicule sont très complets pour un safari en autonomie.
Nous avons 1 heure à « tuer » avant le rendez-vous pour la croisière et nous allons nous rafraîchir au bar de l’hôtel. L’accueil au bar est franchement moyen et nous donne l’impression d’une volonté de faire consommer un maximum et de nous inciter à ne pas rester quand la consommation est terminée. Les parties communes sont somptueuses mais cet accueil, ainsi que les énormes bateaux qui partent pour la croisière ne donnent vraiment pas envie.
A 15h15, une personne de Chobe Charlin Charters nous attend à la réception et nous conduit jusqu’à la jetée où nous attend notre bateau et notre guide, Mojo.
Cette croisière nous permet d’avoir une vue différente des game drives et de voir des espèces peu ou pas visibles sur la terre ferme : différentes espèces d’oiseaux ( aigle,

rollier, martin pêcheur
…),
crocodiles de bonne taille,

varans, ainsi que les animaux plus classiques : hippopotames,
buffles,
éléphants,
girafes, impalas…
Nous regrettons un peu de ne pas pouvoir assister à un crossing d’éléphants et sommes un peu déçus de ne pas voir de grands troupeaux comme c’est parfois le cas, mais cette croisière est quand même très intéressante seul Ben est un peu mitigé, mais c’est plutôt positif parce que d’habitude il déteste les croisières. Par contre, le coucher de soleil, avec tous les bateaux agglutinés au même endroit , est évitable même si les couleurs sont magnifiques.



Malheureusement, ce n’est pas la meilleure heure puisque le soleil est juste en face et, que ce soit pour les photos et même pour les yeux, le site ne se présente pas sous son meilleur jour.
Nous passons un à un tous les points de vue. C’est beau mais nous ne sommes pas non plus subjugués et l’émotion n’est pas au rendez-vous.
Sur le parcours, on observe des gens du côté zambien qui se baignent dans des sortes de piscines situées juste à l’aplomb des chutes. J’avais lu qu’il y a régulièrement des accidents avec cette activité, ce qui ne m’étonne pas, compte tenu du débit de l’eau.





Le spectacle est moins impressionnant que le premier jour mais nous restons les observer un bon moment.






Une personne de la réception vient nous informer que le rendez-vous avec notre guide de safari mobile est décalé de 8 à 9h, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Peu après, celui-ci arrive et nous faisons les présentations : il s’appelle Spokes et Ben et moi sommes vite rebaptisés Benoït et Jacky…
Au même moment, un grand troupeau de buffles arrive au point d’eau ;
nous allons l’observer quelques minutes avant de partir pour une longue route.
Notre première étape (pour les 2 premières nuits ) se situe à proximité du camping d’Ihaha sur le Chobe River Front.
Le véhicule de safari est très spacieux pour nous 5, avec 3 rangées de sièges, mais pour ce premier parcours, étant donné la quantité de provisions ( notamment de boissons ) dans le véhicule, nous nous installons sur les 2 premières rangées.
Nous nous dirigeons donc vers le parc de Chobe mais au lieu de rentrer par la Sedudu Gate, Spokes continue sur une vingtaine de kms de route avant de rentrer dans le parc.
Sur la route, nous observons un groupe d’éléphants, magnifiques dans des herbes hautes.
Nous nous rendons compte, alors que Spokes a garé son véhicule sur leur chemin et qu’ils passent à 2-3 m du 4x4, qu’ils ne font preuve d’aucune agressivité et qu’il n’y a aucun risque à s’approcher de la sorte.
Alors que nous commençons à emprunter la piste de sable, nous sommes contraints de nous arrêter, un véhicule étant ensablé. Spokes n’a aucun mal à le sortir de ce mauvais pas mais, en revenant dans notre 4x4 il nous confie que ça risque d’être très compliqué pour eux car ils se dirigent vers Lynianti où la piste est bien pire et il leur a demandé en plaisantant les coordonnées de leur famille..Il est vrai que, sans être des pros, nous avons du mal à comprendre comment ils n’ont pas réussi à se désensabler tout seuls.
Sur le chemin, nous voyons quelques animaux : éléphants bien sûr, antilopes, zèbres,
rolliers,

hippopotames (dont un gros hippo plein de cicatrices ;
Spokes nous explique qu’on reconnaît les vieux hippos en fonction des cicatrices qu’ils ont, souvenirs des combats avec leurs congénères )…
Nous assistons également à une scène cocasse avec des babouins.

Nous faisons une pause café/thé (comme ce sera le cas tous les matins ) à Serondela, ce qui permet de se dégourdir les jambes. Il est près de 14h quand nous arrivons enfin à notre camp.
Nous sommes accueillis par les cris des 3 personnes qui gèrent le camp j’avais lu sur le site d’Africa Cœur Safari les avis de voyageurs et je me souvenais que les personnes qui accompagnaient Spokes s’appelaient Sixt et Senior. En fait il s’agit de Sinya et Sixtpack ( orthographe non garantie ), et un 3 ème, States, qui est en formation. L’accueil est vraiment chaleureux.

magnifique !

Nous observons d’autres animaux : éléphants,
zèbres, girafes,
un waterbuck,
et même un lapin.
Par contre, toujours pas de lion ! Le soir, lors du traditionnel apéritif autour du feu, Spokes nous réclame de la patience il nous donne également toutes les consignes de sécurité dans le camp la nuit, où les lampes torches sont indispensables. Au menu de l’apéritif, Gin Tonic, Amarula ou vin avec des snacks ( Ben croit entendre snake et pense qu’on nous sert du serpent en fait il s’agit de biltong, viande séchée déjà testée en Namibie et que seule Charlotte apprécie ). En fin d’apéritif, Sixtpack arrive avec sa tenue et sa toque de cuistot et nous annonce de façon cérémoniale, comme ce sera le cas tous les soirs, le menu du dîner. Ce soir, c’est soupe à la tomate, carry poulet et tarte au citron. Le repas est une nouvelle fois excellent et nous nous régalons. Nous finissons la soirée autour du feu avec un rooibos, tout en racontant les mésaventures de Ben en Namibie ( quand il s’est perdu dans le bush à Kamanjab ) et en parlant des animaux vus depuis le début de notre voyage.
A 21h30, nous nous couchons, le lever étant prévu très tôt demain matin.
Ça part dans tous les sens, l’un avec une patte dans la gueule, poursuivi par 2 autres,
d’autres s’acharnant sur la carcasse ;
la scène est magnifique, au soleil levant et au départ nous sommes les seuls à profiter de la scène, avant d’être rejoints par d’autres 4x4.

Après 30 mn à observer la scène, alors que la troupe a des velléités de changement d’endroit, un guide d’un autre véhicule nous apprend qu’il y a des lions pas loin. C’est la tradition, à chaque fois qu’on croise un 4x4, de s’arrêter et de toucher 2 mots au conducteur et c’est aussi l’occasion d’avoir des infos sur un éventuel spot intéressant. A quelques centaines de mètres les lycaons se trouve en effet un groupe de lions ( on en dénombrera une dizaine ) ;
ils sont assis à l’ombre, disséminés dans la végétation au bord de la piste.
Selon Spokes, ils s’apprêtent à attaquer des buffles qui sont en train de se désaltérer dans le fleuve.
Malheureusement, ça devient vite un agglutinat de véhicules et Spokes gère mal le positionnement du nôtre ( probablement pour respecter la quiétude des lions, mais certains se posent moins de questions ) et on rate de magnifiques photos, le groupe ayant décidé de bouger.
Par ailleurs, persuadé que le groupe va continuer à longer la piste pour attaquer, il va positionner le véhicule à quelques centaines de mètres de là, mais au bout d’un moment, probablement pas assez affamés, ils s’arrêtent avant d’arriver à notre niveau et s’évaporent dans le bush. On est super frustrés, ayant gâché des observations magnifiques et les photos qu’on a sont la plupart à l’ombre, bien loin de ce qu’on aurait pu réaliser. C’est quand même un comble : alors qu’on vient de voir coup sur coup des lycaons et un groupe de lions, on n’est pas satisfaits….c’est l’adrénaline du safari, il en faut toujours plus et le guide a parfois un rôle ingrat…Après ces émotions, nous faisons une pause café – bushi bushi au pied d’un baobab, tout en observant le groupe de buffles qu’on a vu la veille.
Après cette pause, les observations sont moins intéressantes : des buffles en nombre, un hippo solitaire dans le bush,
un crocodile, 2 lions très loin et à peine visibles dans la végétation et des girafes. Nos lions de ce matin sont encore cachés et nous réessaierons en fin de journée.
Nous arrivons au camp peu avant midi, après une matinée riche malgré la frustration des lions. Au menu ce midi : Moussaka. Sixtpack arrive vraiment à cuisiner de façon très variée et bonne malgré le peu d’équipement dont il dispose.
Cet après-midi, nous avons le temps de profiter de notre camp et c’est l’occasion de prendre une bonne douche qui fait le plus grand bien après 2 jours sans nous être lavés en dehors des petits bacs installés à l’entrée des tentes. Il fait très chaud dans les tentes à cette heure, ce qui ne m’empêche pas de faire une bonne sieste. Pendant ce temps, attirées par l’humidité de l’eau des douches, des abeilles ont décidé d’envahir notre campement et nous faisons appel à nos aides de camp pour nous en débarrasser .
Ben a encore dû se faire remarquer car Charlotte, définitivement cette fois, le baptise « le boulet ».
A 16h, après un goûter ( on passe notre temps à manger, car le lunch n’est pas encore digéré qu’on a encore du gâteau en milieu d’après-midi le poids sur la balance au retour sera d’ailleurs assez parlant…), nous repartons en game drive pour une fin de journée superbe. Spokes décide d’emprunter un autre chemin et nous prenons la piste vers l’ouest à proximité du camping d’Ihaha.
Nous commençons par surplomber le fleuve avec une vue superbe sur la plaine où sont regroupés de nombreux buffles et éléphants. Alors que nous nous approchons du lit de la rivière, nous tombons sur un groupe de girafes ;
même si nous commençons à être habitués aux girafes, on ne se lasse pas de les observer, surtout dans ces conditions, avec l’eau en arrière-plan et les couleurs de la fin de journée.
Nous restons les admirer un moment, après quoi nous continuons à longer le lit du cours d’eau. Cette fois c’est une girafe solitaire qui est en train de s’abreuver, avec en arrière-plan un troupeau d’éléphants.


Une fois encore, la scène est magique et nous passons un moment avec le groupe d’éléphants

et notamment un jeune dumbo qui fait le spectacle.

Nous sommes ravis de ce game drive et plus globalement de la journée et nous remercions Spokes pour cette journée de safari. Alors que la nuit est tombée, 2 antilopes rouanne traversent la piste au pas de course devant le véhicule et des dizaines de zèbres font de même. Quelle belle fin de journée !
A l’apéritif, on goûte le fameux Amarula, apéritif local : pas mauvais mais rien ne vaut un bon gin tonic. Heureusement, pas de biltong ce soir et la viande est remplacée par des cacahuètes qui eux font l’unanimité. Nous entendons encore les mêmes cris de babouins que ce matin certains pensent que ce sont des vrais singes, les autres sont persuadés qu’il s’agit de Sixtpack, le boute en train de la troupe, qu’on accuse bien évidemment on se rendra compte le lendemain matin qu’il s’agit en fait de States. Comme tous les soirs, nous terminons la soirée par un thé autour du feu, en discutant avec Spokes et en observant les étoîles. Les couche tôt sont sortis de leur tente car une civette est en train de rôder juste à proximité du camp des accompagnateurs.
Aujourd’hui, Sinya a commencé à nous apprendre quelques mots de Bostwanais ( bonjour, merci, bonne nuit…) et nous nous quittons par un « borroco »(bonne nuit ).
gros groupe de babouins venant des rochers,


2 chacals,

quelques girafes,
un vautour,
et comme toujours des éléphants.
La route est assez monotone même si nous traversons quelques villages ; au bout d’un certain temps la route redevient une piste bien sableuse et bosselée. Nous rencontrons 2 véhicules de suisses qui nous disent avoir vu assez peu d’animaux à Moremi et Savuti malgré 1 léopard et 2 lions. A 12h, l’arrêt pour le lunch (différentes salades dont une excellente aux haricots ) nous fait le plus grand bien.
Spokes nous explique qu’au Boswana, l’ami de la famille se fait appeler « uncle » par les enfants ; on l’appellera donc « Uncle Benoït » qui deviendra vite « Uncle Ben » pour tout le monde ( de mon côté j’ai droit à « Uncle Jacky »).
Arrivés en début d’après-midi à Savuti, nous voyons quelques impalas et éléphants mais tout est extrêmement sec et désolé à part quelques trous d’eau artificiels. Spokes essaie de retourner à l’endroit où il a vu une lionne avec des petits une semaine plus tôt mais sans succès. Peu avant 15h, nous arrivons sur notre nouveau camp qui n’est pas totalement fini d’installer. Ben constate que le sol n’est pas totalement plan à certains endroits, qu’il pense être des trous de toilettes qui ont été rebouchés et se met en quête de rajouter du sable avec la pelle des toilettes. A Sinya qui l’interroge sur le pourquoi de son manège, Ben répond par une phrase qui va devenir culte : « I rebouche the trous à merde » bien évidemment Sinya n’y comprend rien…
Nous repartons pour notre game drive de l’après-midi vers 16h30, assez peu optimistes sur nos chances de voir des choses très intéressantes. En effet, nous ne voyons rien d’extraordinaire : phacochères,
une outarde de kori ( oiseau emblématique du Botswana ),
girafes,
impalas.
nous cherchons désespérément un léopard dans les collines rocheuses où ils ont l’habitude de loger, mais sans succès.
Au repas du soir, l’ambiance est à la rigolade, notamment Anny qui est prise d’un fou rire après avoir mal prononcé le prénom de Spokes. Après ce repas joyeux, un petit amarula en digestif s’impose pour Ben et moi. Demain, après avoir entendu des rugissements au loin pendant la soirée, nous espérons voir des lions dans ce secteur réputé pour ses félins.
Nous nous retrouvons rapidement seuls et, alors que nous hésitons à aller voir ailleurs, les 2 lions se lèvent et se chamaillent même pendant quelques secondes. Le soleil s’est levé depuis quelques minutes et les couleurs sont superbes.



A quelques mètres des félins, nous découvrons une girafe morte ; impossible de savoir si elle est morte de mort naturelle ou si les lions l’ont attaquée. Toujours est-il qu’on devrait les retrouver de nouveau lors de nos prochains passages car ils ont de quoi se nourrir pour un moment. Nous continuons notre exploration des environs ; le secteur est globalement assez pauvre en animaux et très sec et nous voyons une quantité importante d’ossements d’éléphants et même d’hippopotames ( comme quoi il y a eu de l’eau il n’y a pas si longtemps ). Les observations de la matinée : girafes, éléphants,

gnous, autruches , impalas,
des vautours et un chacal autour d’une carcasse de girafe , et de très loin un lion qu’on distingue à peine (on croit à un moment que des impalas vont se jeter dans la gueule du lion mais ils sont sous le vent et sentent sa présence au bout d’un moment et se détournent de leur chemin initial ). Pas de trace de guépards comme espéré. Les guides qu’on croise sont un peu blasés et désolés de la pauvreté des observations de la matinée, personne n’ayant manifestement fait de découverte exceptionnelle. C’est un peu le problème du safari, avec des montagnes russes d’émotions et des poussées d’adrénaline qu’on oublie assez vite dès que cela devient moins intéressant. Après la pause-café, alors qu’on observe des mangoustes,
des aides de camp nous indiquent avoir vu un lion pas très loin. Spokes se remet en route et un gros mâle avec une impressionnante crinière apparaît furtivement dans le rétroviseur avant de disparaître derrière la végétation. Exceptionnellement Spokes déroge à l’interdiction de quitter la piste et nous conduit juste devant le lion, étalé de tout son long et sans doute pas près de sortir de sa sieste.
Etant donné qu’on est en hors-piste, nous ne restons que 2-3 minutes avant de nous remettre sur le chemin.
Il est un peu plus de 11h30 quand nous arrivons au camp après cette matinée qui nous a permis de voir des lions mais a été par ailleurs assez pauvre.
Au menu ce midi, spaghettis bolognaise, après quoi nous profitons d’avoir du temps devant nous pour nous reposer.
Le game drive de l’après-midi commence à 15h30.
Nous commençons bien sûr par le lieu où étaient les 2 lions ce matin ; la situation a évolué parce qu’ils sont désormais 4, dont un petit. A cette heure ils ne sont pas très actifs, ayant manifestement dégusté de la girafe. L'un d'entre eux en veut d'ailleurs encore.
Nous décidons donc de revenir au moment du coucher du soleil.

on ne se lasse pas des éléphants.
Soudain, l’un d’entre eux est pris d’un coup de folie pour une raison inconnue et il se met à barrir en continu, à faire tournoyer sa trompe et à partir en furie pour un sprint de plusieurs dizaines de mètres.
Mieux valait ne pas être sur son chemin.
Il est plus que temps de retourner voir nos lions car le soleil se couche ; le temps de voir un bucorve du sud et un magnifique steenbock
et les derniers rayons du soleil ont disparu quand nous arrivons à l’emplacement des lions. On n’a pas raté grand-chose apparemment mais quelques instant après notre arrivée, ça commence à bouger : le petit s’agite puis vient poser au milieu de la piste devant les photographes pendant un moment avant de retrouver sa mère.

Les autres ne sont pas en reste et l’un d’eux a un creux et retourne dévorer un morceau de la carcasse de girafe.
Malheureusement la lumière est désormais très faible pour les photos mais on en profite pour les observer avec nos yeux; les commentaires admiratifs vont bon train.
Il fait quasiment nuit quand nous arrivons au camp où nous arrivons comme d’habitude en criant.
A l’apéritif, Spokes est resté avec les autres aides de camp, ce qui nous laisse l’occasion de discuter avec Sinya, d’une grande gentillesse et toujours prêt à rendre service avec le sourire.
On entend un grognement qu’il identifie immédiatement comme étant celui d’un léopard, pas très loin de notre emplacement.
Au menu ce soir : aubergines au thon et porc grillé.
Au cours de cette deuxième partie du safari guidé, on a pris l’habitude d’applaudir le cuisinier à chaque repas il le mérite.
En fin de soirée, nous passons encore du temps à observer les étoiles, et on comprend enfin comment localiser le sud à partir de la croix du sud ( jusqu’à présent notre façon de le faire n’était qu’approximative ).
ils sont encore à proximité de la carcasse de girafe, celle-ci commençant à être bien vidée.

Nous restons quelques minutes puis partons à la recherche d’autres félins. Quelques minutes plus tard, nous croisons un 4x4 qui vient d’avoir l’information qu’un léopard est à proximité. En 5 mn à bonne allure, nous sommes sur le lieu où il a été repéré avec 2 autres véhicules et nous voyons apparaître un magnifique mâle, nullement dérangé par les voitures et qui se déplace tranquillement.

Rapidement il disparaît dans le bush et tous les véhicules, dérogeant à l’interdiction de quitter la piste, le suivent. Sur ce coup, Spokes a été très prompt et nous nous retrouvons aux premières loges.

La scène dure quelques minutes, après quoi plusieurs véhicules arrivent et le léopard disparaît petit à petit. Après ce départ en fanfare, nous partons en quête d’autres félins, sans succès. En milieu de matinée, nous nous arrêtons pour le café près d’un point d’eau où se trouvent girafes et éléphants.
A cette occasion, Spokes nous donne, exemples à l’appui, des explications sur les pattes d’éléphants (différences entre avant et arrière, déduction de l’allure de l’éléphant selon les espacements des pas et calcul de la taille de l’animal selon la longueur de la patte arrière ).
Après cette pause, nous nous dirigeons vers Moremi. En chemin, nous tombons encore sur un groupe de lions avec des petits, malheureusement assez difficiles à observer car cachés dans la végétation. La piste est complètement défoncée et le paysage particulièrement sec et désertique. Dans cet environnement, nous rencontrons beaucoup de girafes et quelques zèbres et gnous. On essaie de passer le temps comme on peut, notamment en tentant d’améliorer notre vocabulaire anglais avec le petit guide pour les nuls qu’on a avec nous.
Nous nous arrêtons pour manger à proximité de Mababe Gate, peu après 12h30. Selon Spokes, nous devrions arriver vers 15h30.
La piste avant Khwai devient nettement plus praticable et moins bosselée ; au lieu de l’emprunter jusqu’au bout, Spokes décide de bifurquer sur la gauche pour rentrer dans le parc. Nous tombons tout d’abord sur un paysage assez étonnant d’arbres morts en grande quantité puis quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes ravis de retrouver de l’eau et une rivière, d’autant que les animaux sont en nombre : éléphants,

hippopotames,
girafes,
antilopes…Le spectacle est magnifique. Après avoir traversé le village de Khwai, nous arrivons à la gate de Moremi où Spokes descend comme d’habitude payer les droits d’entrée. Alors que nous l’attendons, Charlotte et moi apercevons furtivement un singe avec une particularité : il a des couilles bleues fluo… Les autres ne nous croient pas… A son retour je demande à Spokes quel est ce singe avec des « blues balls ». Il comprend tout de suite et se marre. C’est un vervet et les autres se rendent compte qu’on n’a pas raconté de bobards.
Spokes nous dit qu’il nous reste 45 mn avant le camp ( il est déjà 16h..) mais il nous propose à 20 mn d’aller voir un léopard qui a fait un « kill » ce matin et est encore probablement à proximité. On est bien fatigués mais bien entendu ça ne se refuse pas ! Nous voilà donc repartis. Après quelques minutes, nous arrivons sur une plaine humide assez riche en animaux et sur une petite presqu’ile on voit 2 véhicules à l’arrêt, laissant imaginer que c’est là que se trouve le léopard. Il y a à peine quelques minutes Anny nous disait que voir un léopard dans un arbre relevait du phantasme et de la théorie mais voilà que dans un arbre, à quelques mètres de nous, se tient un magnifique léopard mâle, avec la proie ( un impala ) qu’il a tuée dans la matinée.
Assez rapidement, les 2 4x4 nous laissent la place de choix pour prendre des photos et pendant de nombreuses minutes, les appareils crépitent.

L’animal n’est pas très actif mais il prend quand même régulièrement des poses intéressantes.

C’est vraiment inespéré et la journée, bien que très longue, est exceptionnelle.












On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.
















A little sneak peek?





















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:
















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.