Plusieurs mois ont passé depuis notre retour du Nord-Ouest américain, et cette période un peu particulière est l’occasion rêvée de me consacrer enfin à la rédaction de ce carnet de voyage !
Quatrième roadtrip aux USA. C’est en Août 2019 que nous décollons pour Seattle. Cette fois, nous explorons la partie Nord-Ouest des USA, ce pays qui nous passionne depuis le premier roadtrip en 2014.
27 jours de voyage, au travers le Washington, l’Idaho, le Montana, le Wyoming et l’Oregon…ça promet encore de magnifiques découvertes 🙂 Cette année, certains grands parcs sont au programme comme Glacier NP ou encore Yellowstone (non, on ne s’en lassera jamais !), mais nous avons aussi mis sur notre parcours des State Park bien moins touristiques et des petits endroits isolés mais magnifiques comme on adore !
JOUR 1
Ma maman et mon frère sont arrivés chez moi la veille car ils vivent en province, et ce matin pas question d’avoir du retard. C’est le grand jour ! Celui qu’on prépare depuis un an !
Vers 5h du matin, nous recevons un mail de la compagnie aérienne qui nous indique 1h de retard au décollage, on se laisse donc 1h de sommeil supplémentaire.
Porte K49 - 11h10 l’avion décolle. Nous avons choisi à nouveau de voler avec Delta Airlines, et mis à part ce retard de 50min, nous n’avons, comme d’habitude rien à signaler. Les services sont au rendez-vous.
Cette année, nous avons un peu moins de chance que les voyages passés, en ce qui concerne la météo. Nous n’avons pas la chance de voir le Groenland, les côtes canadiennes.
Nous atterrissons à Seattle en début d’après-midi. Il fait gris, et froid ! On attend un moment près du hangar Alaska Airlines, et ben, étant donné la météo, on pourrait se croire en Alaska 😉
On arrive à la douane, ils nous séparent pour nous interroger un par un. Seul problème, maman parle très mal anglais, voire pas du tout ! Ce qu’on signale immédiatement, mais ils tiennent absolument à ce qu’elle réponse par elle-même aux questions. Ce qui après unpeu d’angoisse nous laisse un souvenir mémorable lorsque le douanier demande si elle a de la nourriture avec elle, sa réponse : « oui bonbonsss » 😄
Tout ça derrière nous, on se dirige vers le bâtiment qui regroupe tous les loueurs de voiture. Tout est très bien fléché dans l’aéroport de Seattle. Nous savons qu’il nous faut prendre un shuttle. Il y a la queue, et nous sommes sous la pluie ! Welcome !
Arrivé au guichet Hertz, pas d’attente. Nous sommes plutôt satisfaits de notre réservation car quelques jours avant le départ, je me reconnecte sur leur site pour vérifier que tout est en ordre. Je réalise alors que les tarifs pour notre catégorie de véhicule ont bien changé et qu’ils sont plus intéressants que lors de notre réservation il y a plusieurs mois. J’appelle Hertz qui constate également, modifie la réservation et s’engage immédiatement à rembourser les 400€ d’écart. Au guichet nous avons également une discussion concernant les assurances des passagers de la voiture. Et la personne est très à l’écoute, se renseigne plusieurs fois à notre demande, pour finalement nous éviter un surcoût, très peu courant chez les loueurs américains ça !!!
C’est donc de bonne humeur que nous descendons au parking, retrouver le véhicule qui nous est attribué. C’est un Chevrolet TAHOE. Maman fait quelques pas en arrière, stupéfaite. « Mais je ne pourrais jamais conduire cet engin !!! ». Avec mon frère Raphaël, nous, nous sommes ravis ! Après les contrôles d’usage, rayures, essuie-glace, niveaux, roue de secours… cette fois EN ROUTE !
On ne change pas les bonnes habitudes, premier arrêt, Walmart ! Il est à peine à 10min de l’aéroport. Nous arrivons sous une pluie battante, 30 secondes dehors pour rejoindre le magasin suffisent à nous tremper ! Nous sommes fatigués du voyage donc la liste de courses préparée à l’avance est bien utile. Seul petit problème, impossible de trouver une bombonne de gaz pour notre réchaud, et ce malgré l’aide d’un vendeur. Cette année, nous avons amené avec nous les barres de céréales pour les randos, on avait un mauvais souvenir des versions américaines et on a bien fait ! On arrive à la voiture, on se dit comme dans la pub, on va utiliser le pied pour ouvrir le coffre car nous sommes chargés et il pleut toujours. Mais rien ne fonctionne. La clé nous permet d’ouvrir chaque porte, chaque fenêtre, mais on ne trouve pas dans la précipitation comment ouvrir le coffre 😕 Quelques minutes plus tard, problème résolu, courses rangées… mais nous sommes trempés comme des soupes 😎
Maintenant, direction REI. C’est certainement notre seule occasion d’y faire un tour pendant ce voyage. Et puis, on a toujours besoin de gaz pour le réchaud. 25min plus tard, on arrive au parking sous-terrain, il est gratuit pendant 1h puis 2$ pour 3h. On a adoré ce magasin ! Et on a trouvé les quelques articles qui nous manquaient. Mais il est temps de partir. Nous avons décidé de ne pas dormir à Seattle, pour économiser un peu. Résultat, encore un peu de route.
Après 30min, nous arrivons au Best Value Inn de Lynnwood. Petit motel sans prétention, mais propre, personnel accueillant. Parfait pour une nuit d’après voyage. Une fois les bagages déchargés, on range les courses dans les glacières. Et on ne se fait pas prier pour se mettre au lit !
Ce matin, le soleil accompagne notre réveil. C’est donc enthousiaste qu’on se rend déguster notre premier petit déjeuner, made in USA ! Encore une fois, nous sommes satisfaits de ce motel, le petit déj est inclus dans le prix de la chambre, et nous avons largement de quoi faire.
8h30, tout est prêt ! En route pour le début de notre grande boucle, qui nous ramènera à Seattle dans 26 jours.
Très vite le temps se gâte à nouveau. Décidément, le Washington, c’est pluvieux ! Très vite aussi, nous sommes bloqués dans les bouchons… Une file à gauche est moins fréquentée que les autres où nous sommes tous à l’arrêt. On a du mal à identifier les utilisateurs autorisés ce n’est pas une voie de covoiturage. Puis on remarque que notre voiture est pré-équipée d’un boitier sur le pare-brise, similaire à ceux des abonnements de péage. Et c’est bien ça. Certaines portions de routes ont une voie qui permet d’éviter les bouchons, mais… il faut payer ! Pour une voiture de location, le coût supplémentaire est imputé directement sur votre facture. On en profite pour s’installer dans la voiture, on configure le GPS, on installe le portable avec les playlists hors connexion… on s’occupe ! Les choses s’arrangent enfin.
Il pleut toujours, mais cela donne son charme au Washington. Les vieux ponts métalliques et les vieilles fermes typiques se succèdent. Nous croisons aussi beaucoup de camions qui transportent du bois. Avec toutes ces forêts, rien de bien étonnant.
Vers 10h00, on est à nouveau arrêté, mais cette fois à cause de travaux sur la route notre premier panneau BUMP (on est des spécialistes de ce panneau 😛 ). La route qui nous mène à Leavenworth traverse des forêts, longe la Skykomish River puis le Wenatchee, un affluent du fleuve Columbia. C’est incroyable, dommage que les endroits pour s’arrêter manquent un peu.
En pleine montagne, en pleine forêt, le soleil nous réapparaît enfin. Le ciel s’éclaircit au fur et à mesure de kilomètres. A 11h25, nous arrivons à Leavenworth sous un ciel bleu et un grand soleil ! Attention juste, les parkings du village sont payants. Leavenworth est un petit village assez touristique mais très mignon tout de même. Il est niché au cœur des montagnes du Washington et la rue principale rappelle les chalets tyroliens ! Beaucoup de petits magasins à thèmes, de l’artisanat, il semble y faire bon vivre.
Nous garons donc la voiture et réglons le parking. Notre première petite boutique est un magasin consacré à Noël, toute l’année. C’est féérique, et sur deux étages ! A l’américaine tout de même, c’est-à-dire que vous pouvez trouver ici, des décorations pour votre arbre de noël en forme de hamburger, de donuts, de pizza, de popcorn, de hotdogs !!! Rien qui rappelle Noël traditionnel 😉
Du coup, on se dit qu'Halloween c'est bien aussi 😏 et on essaye de supers chapeaux ! On enrichit ainsi notre album... sur les supers chapeaux 😛
La rue principale est fréquentée mais ce n’est pas non plus le déluge touristique. Les boutiques se succèdent, bougies, chapeaux, jouets en bois…chocolats !
Un dernier arrêt avant le départ, on cède devant le ColdStone Creamery 😇 Trois milkshake plus tard, on se met en route à nouveau !
13h00 la route qui nous mène vers Ginkgo Petrified Forest SP est très belle. Les forêts laissent place aux vergers, aux vignes qui s’étalent au pied des falaises aux couleurs chaudes de l’ouest américain.
A partir de George, WA nous faisons un petit détour pour visiter Ginkgo SP. Raphaël n’est pas au courant, c’est une surprise. Il travaille en forêt en France, et lors de notre dernier voyage aux USA, la découverte de Petrified Forest NP l’avait particulièrement marquée. Donc on a décidé de remettre ça plus au Nord ! Avant d’arriver dans le parc, la route surplombe la Columbia River, c’est grandiose. On la traverse, puis on prend sur la droite pour entrer dans le parc. L’entrée est à régler à l’Interpretive Center, un coupon est à placer sur le pare-brise.
On arrive sur place vers 14h30. Traditionnelle photo devant le panneau du parc, puis nous nous posons pour déjeuner. Comme toujours, l’endroit est parfaitement aménagé. Et nous sommes tout seul, donc on a même le choix de notre table ! Les bighorn sheep nous accompagnent d’ailleurs ! Nous profitons de cet instant calme, au milieu des arbres, et au bord de l’eau.
Après le repas, nous faisons le tour de l’Interpretive Center où sont concentrés la plupart des bois pétrifiés. La Columbia River en fond donne vraiment beaucoup de charme à ce petit parc. En poussant quelques kilomètres plus loin, un petit sentier nous offre la possibilité de voir d’autres bois pétrifiés, mais pour les protéger, ils sont entourés de pierres et de grillage. Nous avons encore de la route donc nous préférons profiter de l’endroit où nous sommes. Si vous descendez en-dessous de l’Interpretive Center, vous pourrez voir des pétroglyphes. Ils ont été déplacés depuis les abords de la Columbia River pour pouvoir être observés sans danger. A cet endroit, on profite également d’une superbe vue sur la Columbia River.
16h00 il est temps de reprendre la route à travers le Washington. Nous passons Spokane et Cœur D’Alène, bien connus, sans nous arrêter. Nous n’y avons pas trouvé d’intérêt particulier pendant la préparation du voyage. Nous voilà donc en Idaho. Nous passons Old Mission SP où nous voulons nous arrêter. La mission jésuite de Cataldo (1850) est le plus ancien bâtiment de l’Etat d’Idaho. Mais le lieu ferme à 17h00, il est trop tard. Nous passons notre chemin. Les forêts nous entourent à nouveau. Nous nous engageons dans une vallée pour arriver à Wallace.
Ce soir nous dormons dans un AirBnb, le Siri Christina B&B. Tim le propriétaire de la maison est plus qu’adorable. Dans la journée, il nous envoie ses coordonnées pour le tenir informé de notre heure d’arrivée. La maison est typique, grande. C’est incroyable. Nous sommes au plus près des habitants, ce que l’on préfère. Nous sommes un peu fatigués alors ce soir, Tim se contente de nous faire visiter la maison et nous indique que la salle à manger est à notre disposition. La table est dressée pour nous. L’accueil est parfait.
Nous nous couchons enchantés de cette première journée et surtout de notre rencontre avec Tim 🙂
Hello, j'embarque plein d'enthousiasme dans votre aventure ! Elle m'intéresse car ce sont des endroits que je ne connais pour l'instant pas... et qui, je l'espère, vont me donner l'envie d'aller voir plus au nord ce qui s'y passe !
PS : En publiant autant de photos, vas-tu tenir jusqu'au bout avec le rationnement à 300 photos par carnet ?
A+
Franck
Hello, j'embarque plein d'enthousiasme dans votre aventure ! Elle m'intéresse car ce sont des endroits que je ne connais pour l'instant pas... et qui, je l'espère, vont me donner l'envie d'aller voir plus au nord ce qui s'y passe !
Bonjour Franck, merci de votre message. Effectivement, lors de la préparation, j'ai eu bien plus de difficultés à trouver des infos sur ces régions plus au nord. Et lors du voyage, nous n'avons croisé quasiment que des touristes américains ! J'espère donc qu'au fil des jours, je donnerai quelques infos intéressantes, ces régions sont très différentes du sud ouest mais il y a tout autant à découvrir !
PS : En publiant autant de photos, vas-tu tenir jusqu'au bout avec le rationnement à 300 photos par carnet ?
C'est vrai que j'ai beaucoup de mal à faire des choix 😉 on a ramené plus de 10 000 photos 😇😮 Je vais faire plus attention désormais !
Bonjour Anaïs
nous allons suivre ton carnet sur des régions programmées... Pourrait-on connaître les dates de ton voyage ? Merci
Yves
Bonjour Yves,
Vous ne serez pas déçus !! Nous sommes partis du 21/08/2019 au 16/09/2019. Nous voulions éviter les foules de juillet/août sur Yellowstone donc il nous restait juin et septembre comme option. En juin, nous avons eu en 2017 beaucoup de neige ! Donc on a opté pour être à Yellowstone en septembre. Cette date était par contre déjà trop avancée pour le parc de Glacier. D'où le choix final de chevaucher Août et Septembre.
Concernant les grandes étapes, voici en gros la liste :
- Bison Range
- Glacier NP
- Yellowstone NP
- Grand Teton NP
- Crater of the Moon NM
- Bruneau Sand Dunes SP
- Idaho Hot Springs
- John Day NM
- Smith Rock SP
- Crater Lake NP
- Silver Falls SP
- Olympic NP
- Seattle
N'hésitez pas si je ne réponds pas de moi même à certaines de vos interrogations !
6h30, réveil chez Tim&Marty. Nous sommes pressés de nous lever pour goûter au petit déjeuner maison. Et on ne s’y trompe pas. C’est typique, home made, et délicieux. Tim nous a fait des œufs, de la viande et des sauces maison. Bien sûr, c’est loin de nos habitudes françaises, mais on a faim, et c’est tellement bon, et à l’opposé de la nourriture servie par un fast-food. Non seulement on se régale, mais on prend le temps. Tim nous a rejoint à table et c’est le moment rêvé pour partager et discuter. Nous échangeons beaucoup sur les clichés culturels de nos pays respectifs. Tim est un ancien militaire, on le remercie de son courage, d’avoir donné autant pour que tant d’autres vivent en paix. Il est un peu ému, nous sommes les premiers Français qu’il accueille chez lui. Pourtant de petits drapeaux français trônent un peu partout dans le salon. En riant, on lui demande s’il les a placés là pour notre venue. Il nous explique non. Il y a peu, lui et sa femme étaient en France pour un mariage et c’est de là que viennent les drapeaux. Il nous propose d’en prendre un avec nous, afin que la boucle soit bouclée ! C’est vraiment une personne au grand cœur, et pour qui les symboles ont du sens. On remercie grandement mais on refuse c’est un beau souvenir pour lui, alors on se contente de lui demander de se rappeler de nous chaque matin lorsqu’il prendra le petit déjeuner avec ces drapeaux sur la table 🙂 Nous évoquons aussi nos métiers respectifs, le système de santé dans nos deux pays, la protection de l’environnement, l’accent local… bref tout y passe ! Ces instants sont une petite bulle de partage hors du temps !
Tous les bons moments ont cependant une fin. Il est temps pour nous de partir. Nous faisons une photo tous ensemble devant la maison, même Riley, le petit chien se joint à nous. C’est d’ailleurs lui qui est venu nous réveiller ce matin ! Tim nous aide à embarquer nos bagages, et c’est le cœur remplit de beaux instants que nous quittons le petit village de Wallace.
Une nouvelle journée commence. Nous avons environ 2h de route jusqu’au National Bison Range. Des montagnes, de la forêt… à perte de vue. Puis nous longeons la Flathead River. C’est magnifique, on ne voit pas le temps passer, d’autant que le soleil est du voyage. Nous arrivons dans le parc vers 11h30. Passage par le Visitor Center qui fait également musée. Un gros bison y est empaillé. Nous achetons enfin notre pass America The Beautiful 2019 !!!
12h00 on débute la Scenic Drive. National Bison Range est un parc avec une route unique. Seuls quelques mini rando sont possibles mais il est impossible de se promener n’importe où. Nous commençons par prendre la première à droite, et nous nous engageons sur le West Loop, une petite boucle proche du Visitor Center. Pas un seul bison à l’horizon, de très beaux paysages par contre. Cette boucle, comme la Scenic Drive d’ailleurs, n’est pas pavée. Elle est également dans un moins bon état que la route principale. En conduisant lentement, tout va bien. Attention juste si vous avez une trop basse garde au sol, les trous sont nombreux ! On entame enfin la grande route du parc. Elle est à sens unique. Nous roulons plusieurs kilomètres… de belles vues panoramiques sur le Montana où nous sommes entrés ce matin… mais pas l’ombre d’une que de bison 😛 Ne jamais perdre l’espoir ! Enfin trois bisons au loin apparaissent. Ils prennent paisiblement le soleil. Plus loin encore, Raph et maman ont l’œil. Il y en a un qui a préféré l’ombre des arbres ! Cette fois c’est certains, on ne partira pas bredouille !
Vers 13h00, on arrive au départ de High Point Trail. La randonnée est fermée, nous avons été prévenus au Visitor Center, il y a trop d’ours ces temps-ci 😮 On est au point le plus haut du parc. On profite de la vue, on s’installe pour la pause déjeuner. Tout est parfait, sauf un genre de sauterelle qui envahie rapidement notre nappe de pique-nique ! Du coup, repas express 😉 On prend tout de même quelques minutes pour observer toute une vallée, qui fut jadis un lac glacière. Bien difficile à s’imaginer !
A 13h30, on entame la deuxième et dernière partie de la Scenic Drive. La route serpente à travers collines puis prairies. Une fois redescendu, on aperçoit au loin tout un troupeau de bisons. Ils sont loin, mais les prairies, les bisons, les collines en fond, quel spectacle ! Quelques tours de roues encore, nous sommes presque à la sortie du parc, et là, un beau cadeau ! Un troupeau de bison traverse tranquillement la route et s’arrête une fois de l’autre côté. Il n’y a que deux véhicules donc on s’autorise à approcher également, tout en gardant les distances recommandées bien sûr. C’est incroyable, nos premiers bisons du voyage, de si près ! On voit qu’il ne se sente pas en danger avec l’homme, ils sont paisibles et se laissent observer. Ce qu’on fait d’ailleurs un petit moment 🙂
La dernière ligne droite avant la sortie du parc longe un cours d’eau, le Flathead. Mission Creek, ou le paradis des animaux ! Attention, la pêche est interdite. C’est magnifique, la végétation est très diversifiée et les animaux sont nombreux, on a beaucoup de chance de pouvoir les observer aujourd’hui : pronghorn, mule deer… Heureusement aussi que nous avons les jumelles. On reste là, silencieux un moment.
15h00 nous reprenons notre route pour atteindre ce soir West Glacier. Quelques dizaines de minutes pour faire quelques courses à Ronan. Nous mettons 1h à rejoindre le sud de Flathead Lake. Reste à savoir si nous choisissons de longer le lac par l’est ou l’ouest. Grâce à la préparation du voyage, on s’engage sur la route est, et on ne le regrette pas. La route longe le lac ou traverse la forêt et les vergers. De ce côté, des plantations de cerisiers ! Encore et encore. Possibilité d’acheter des fruits en bord de route si c’est la saison évidemment. Possibilité également de se poser un instant pour déguster les produits dérivés, comme la bière à la cerise ! Nous arrivons un peu tard, mais nous avions relevé Bowman Orchards et Glacier Fresh Cherries si nous avions eu le temps de marquer plus d’arrêts. Nous nous arrêtons tout de même pour aller au bord du lac. Il est immense ! Et ses abords sont drôlement bien aménagés, que ce soit pour une escapade d’un week-end ou un séjour un peu plus long. On croise beaucoup de biches, à travers les vergers, on imagine aisément ce qu’elles font là 😇
17h15, nous quittons Bigfork et la zone du lac. Direction le Nord 😎 Nous faisons un petit détour pour visiter Whitefish, petit village typique du Montana. Les grandes devantures de bois, les galeries d’art qui sortent de nulle part, les grosses voitures garées en épi dans la rue principale, les montagnes en fond : une vraie carte postale. Beaucoup d’artisanat local ici encore : confiture d’Huckleberry, Saphire Jewelry… On tourne un peu avant de trouver une place, mais on finit par avoir de la chance. Ici, parking gratuit. Nous ne restons pas bien longtemps car le soleil commence à tomber, mais nous ne regrettons pas le détour !
Il est largement temps de rejoindre notre hôtel de ce soir, le Lake McDonald Lodge, dans le parc de Glacier NP. Le soleil donne de magnifiques couleurs aux paysages lorsque nous longeons le lac McDonald. Nous arrivons à l’hôtel. Le hall est splendide. Tout est fait de bois et des lustres grandioses sont suspendus. Des trophées de chasse ornent chaque poteau de bois. Nous ne dormons pas dans le bâtiment principal mais dans une cabin. Quel bon choix ! On déplace la voiture pour l’approcher au plus près. Plusieurs chambres par cabanes. Il y a de beaux porches qui donnent sur le lac, de belles fleurs aux fenêtres, des tables pour les repas. Il ne manque rien. Nous déchargeons les bagages puis on se reparti les tâches. Je défais les bagages, prépare nos sacs à dos pour la randonnée de demain, pendant que maman et Raph s’occupent du repas, à la frontale ! Et oui, attention, nous avons 1h de décalage horaire entre ce matin et ce soir. 20h à Wallace = 21h à Glacier NP. Nous mangeons sous le porche, il est éclairé. Tout est parfait !
Difficile de quitter notre cabin ! On est bien au chaud dans nos beaux lits de bois. Et dehors, la brume est là, le froid, la montagne quoi !
7h50, on se motive, on est parti ! Ce matin, on doit faire un crochet par le Visitor Center d’Apgar (ouvert de 8h à 18h). C’est à l’opposé de notre destination du jour, mais pas le choix. On a besoin d’informations récentes sur les randonnées que nous comptons faire les jours à venir. En effet, à cause de la météo et des ours, certaines randos sont régulièrement fermées au public. On aimerait aussi se faire repréciser les horaires des shuttle du parc, et voir si un permis est nécessaire pour faire Highline Trail sur 2 jours. Et surtout, il nous faut acheter un Bear Spray !!! Après 15min de route à longer le lac McDonald, nous arrivons au Visitor Center. Les rangers sont, comme souvent très efficaces, 15min plus tard, nous avons toutes nos réponses ! Quelle organisation !
8h20 nous voilà donc en route pour le parking de Sunrift Gorge. La partie principale du parc de Glacier est traversée par une route unique : la Going-to-the-Sun-Road. Nous l’empruntons à nouveau, et longeons McDonald Lake pour la troisième fois. On en profite au maximum car nous avons fait le choix de ne pas randonner ici. Les abords nord du lac ont été dévastés par des incendies la nature reprend doucement ses droits, même de loin, cela se voit. Le parc regorgeant cependant de sentiers de randonnée, nous avons décidé de randonner plus à l’est du parc.
9h20 nous arrivons au niveau de Logan Pass, à peu près le milieu de la GTTSR. Cette route de montagne est panoramique quasiment en permanence. On peut déjà voir beaucoup, sans faire une seule randonnée. Nous ne marquons pas d’arrêt aux différents points de vue. Il fallait faire des choix, et nous avons choisi de randonner !
Nous continuons encore un peu notre route jusqu’au parking de Sunrift Gorge. Aujourd’hui, nous avons prévu de faire la randonnée de Siyeh Pass Trail. Ce n’est pas une boucle. Il faut donc prendre le shuttle en début ou en fin de journée, et nous avons opté pour la première option. A notre arrivée à Sunrift Gorge (la fin du trail), le parking nous semble déjà complet… on avance encore un peu, et par chance, tout au bout, il reste une place. Attention vraiment, les parkings sur la GTTSR sont petits, mieux vaut arriver tôt. On se gare, on s’équipe, il ne fait toujours pas bien chaud ! Et puis on traverse pour rejoindre l’arrêt de shuttle juste à ce moment, il y en a un qui nous passe sous le nez. Je m’agace en me disant qu’on va devoir attendre un moment. Raph en profite pour s’échauffer un peu. Mais finalement, nous n’attendons même pas 10min. Il y a deux shuttle sur la GTTSR, un vert et un jaune. Le vert fait des aller/retour entre Apgar Village à l’ouest et Logan Pass. Le shuttle jaune fait des aller/retour entre Logan Pass et St Mary à l’est. Nous prenons le shuttle jaune en direction de Logan Pass.
10h05, après 10min de shuttle, nous voilà arrivés à Siyeh Bend, le départ de notre trail. Nous avons bien fait de faire les choses dans ce sens, car ce parking-là est complet, complet !
Siyeh Pass Trail est une rando d’environ 16,6Km, que de la montée, puis que de la descente ! Nous partons en longeons Siyeh Creek sur quelques dizaines de mètres, puis on s’enfonce dans la forêt, avec des vues régulières sur les neiges de Piegan Mountain. La forêt regorge de petites fleurs, c’est plein de couleurs : violet, rouge, jaune, blanc… Je ne pensais pas en voir autant en fin d’été. Les cascades n’ont pas un débit important, mais elles ne sont pas toutes à sec. Les pans verdoyants de Piegan Mountain font bien ressortir le blanc des cascades. Et malgré le ciel gris, on en prend plein les yeux. Dans la forêt, le trail traverse assez souvent des ponts, mais là, on peut se permettre de marcher à côté, car il n’y a pas d’eau à beaucoup d’endroits. Ça grimpe, ça grimpe, mais avec quelques pauses barres de céréales, tout va bien ! Lorsqu’on croise à nouveau Siyeh Creek, cette fois, il nous faudra utiliser le pont !
11h50 nous arrivons à la jonction entre Piegan Pass Trail et Siyeh Pass Trail. C’est ici que nous quittons une maman et sa fille, avec qui on a marché jusque-là. Nous continuons donc vers Siyeh Pass. La forêt se fait moins dense, et nous traversons des endroits à découvert qui nous offrent des vues magnifiques.
Nous nous arrêtons dans une clairière vers 12h15 pour déjeuner on a une vue splendide sur Piegan Glacier, l’endroit rêvé pour réaliser le pari qui a été lancé à Raph « faire le pont à côté d’un glacier » ! Ok, le résultat, c’est finalement ceci !!! 😇 😎
13h05 nous nous sommes remis en route et traversons à nouveau Siyeh Creek. Ici de l’eau mais aucun pont, impossible donc de passer si le niveau de l’eau ou le courant sont trop importants.
On entame alors une longue montée sur un flanc de Metahpi Peak. De là, nous voyons deux lacs au pied du Mount Siyeh, ainsi qu’une vue incroyable lorsqu’on se retourne et que l’on a pris un peu de hauteur. Nous mettons 50min à atteindre le plus haut point de ce trail. Il est possible de monter bien plus rapidement, je n’étais pas au mieux de ma forme ce jour-là et maman et Raph, en bons randonneurs, et surtout en famille au top, ce sont calés sur mon rythme.
14h10 la vue depuis Baring Creek/Boulder Divide est imprenable sur la Baring Creek Valley. Les couleurs des montagnes et des pics varient du rouge, violet au brun et contrastent avec celles de la vallée, bleu et vert éclatant. Les névés encore bien blancs ajoutent à ce tableau splendide ! On reste une vingtaine de minutes à admirer ce spectacle.
Vient ensuite la descente vers l’extrémité ouest de St Mary Lake et Sunrift Gorge. La descente commence par un bon nombre de lacets qui permettent de perdre rapidement en altitude. On contourne Sexton Glacier et ses cascades, là encore magnifique !!! Depuis continental Divide, on aperçoit déjà St May Lake au loin, ce trail est un ravissement. Nous croisons quelques animaux sur la première portion de notre descente : marmot, bighorn sheep, chipmunk, prairie dogs… 15h30, les lacets deviennent plus longs pour diminuer la pente du trail. On rejoint des endroits plus verts, les fleurs apparaissent à nouveau, du rose, du violet, du jaune une parfaite palette de peintre. Le temps ensuite de longer Goat Mountain, le trail est relativement plat. Cela nous permet de récupérer un peu, mine de rien, la descente, ça fatigue aussi !
Vers 16h30, on entre dans une zone où les arbres ont été complètement calcinés. Ce vaste étendu d’arbres blancs squelettiques rend l’atmosphère tantôt mystique, tantôt effrayante. 45min plus tard, le trail rejoint le cours d’eau de Baring Creek. Les cascades se succèdent dans la roche rouge. Les mule deer sont dans leur parfait élément !
A 17h30 on entame la dernière partie de ce trail, et on traverse à nouveau une forêt calcinée. Ici, l’incendie est plus récent, le temps n’a pas encore blanchi les troncs, et les arbres bien grands, sont encore sur pied. Le vent souffle dans les cimes, ce n’est pas rassurant 😉 On rejoint le parking de Sunrift Gorge vers 18h15. On a donc mis environ 8h pour venir à bout de Siyeh Pass Trail.
Pas fâchés de reprendre un peu la voiture, on longe St May Lake pour rejoindre notre hôtel, le Rising Sun Motor Inn, à 10min de là. A cette heure, le lac est déjà entièrement à l’ombre. Passage express par le General Store, il est très bien décoré, c’est très sympa. Puis on rejoint notre cabin, toute en bois, toute en jaune ! Ce n’est pas bien grand, mais suffisant pour une nuit, et les têtes de lit sont décorées à l’effigie des Historic Red Bus 🙂
Concernant les grandes étapes, voici en gros la liste :
- Bison Range
- Glacier NP
- Yellowstone NP
- Grand Teton NP
- Crater of the Moon NM
- Bruneau Sand Dunes SP
- Idaho Hot Springs
- John Day NM
- Smith Rock SP
- Crater Lake NP
- Silver Falls SP
- Olympic NP
- Seattle
Super, on va nous suivre avec un meilleur aperçu😉
Yves
Super ce début de carnet ! J'ai été appelée par le titre, le Nord-ouest, puisque nous avons nous-même fait un road trip l'été dernier dans le Nord-ouest. Je ne sais pas si tu avais vu mon carnet. Au final, nous avons très peu de lieux en commun ! John Day, Smith Rock, Crater Lake et Olympic. Pour le reste, tu me fais découvrir plein de choses, dont Glacier qui a l'air vraiment magnifique mais que je n'ai pas encore réussi à intégrer dans un voyage 😉
Débout à 6h30 ce matin, aujourd’hui nous partons 2 jours pour faire Highline Trail et The loop, en dormant à Granite Chalet !!! Parce que ouiiii, nous avons eu une place 😎 Effectivement, ce fut un peu le parcours du combattant. Il n’y a que très peu de places pour dormir dans ce chalet en pleine montagne (12 chambres il me semble). Sur le site du chalet, ils annoncent plusieurs mois à l’avance la date de mise en ligne du formulaire de réservation. Attention surtout au décalage horaire ! Pour nous, c’était un jour de semaine, vers 16h. Ce jour-là, mon frère et moi nous arrangeons pour quitter tôt le travail. Nous sommes connectés chacun de notre côté sur le site pour attendre le formulaire. 16h00 mise en ligne – 16h01 impossible d’accéder à la page, le site est déjà surchargé !!!Nous attendons plusieurs heures, et Raph parvient enfin à accéder au formulaire, on saute de joie mais lorsqu’il fait « envoyer », le site indique que la transmission est bloquée à Francfort, car les serveurs sont saturés… ahhh nooonnn 🤪 Vers 19h, j’accède enfin à mon tour au formulaire, et là, victoire, on réussit à l’envoyer. Il n’y a plus qu’à attendre, encore ! Et vers 23h30, quelle rapidité, un email nous confirme que notre demande est arrivée parmi les premières et que notre réservation est validée et confirmée. On n’en croit pas nos yeux ! Lorsque le courrier de confirmation est arrivé dans la boite aux lettres, je l’ai laissé un moment sur le réfrigérateur, bien en vue, pour être certaine que c’était bien vrai 😉
25min sur la GTTSR et nous arrivons à Logan Pass, il est 8h00. De tous les parkings du parc, il est sans doute celui qui se remplit le plus vite, veillez donc à arriver au plus tôt. Les rangers d’Apgar nous ont confirmés que pour une nuit, la voiture peut rester stationnée sur ce parking. Il n’y a pas de nécessité de mettre la nourriture et les produits d’hygiène dans les casiers à ours. Il faut simplement bien verrouiller la voiture et ne rien laisser apparent. L’endroit est surveillé.
8h20, nous traversons la route pour rejoindre le départ d’Highline Trail, une rando d’environ 12Km. Après 20min de marche, le trail longe une falaise abrupte mais une main courante est là pour nous aider. Ce passage dure quelques dizaines de mètres attention donc si vous avez le vertige.
Encore une vingtaine de minutes à marcher en surplombant la GTTSR, avec de belles vues sur le Mount Oberlin, malgré le temps gris. La pluie commence à tomber. On profite d’un gros rocher pour s’abriter, recouvrir nos sacs à dos, et retirer une couche de vêtements car par contre, marcher, ça donne toujours chaud ! On passe à travers plusieurs chutes d’eau, ce qui nous laisse penser que là encore, en cas de fortes pluies ou à la fonte des neiges, ce trail est forcément impraticable.
9h30 on monte en altitude, les nuages s’emparent des paysages qui nous entourent et la pluie s’intensifie… on commence à ne plus voir grand-chose des merveilles du parc… mais on voit encore devant nous ! Il y a beaucoup de végétation sur notre chemin, et elle est verdoyante (heureusement vu cette pluie !).
10h45 nous avons passé Haystack Butte. A partir de là, on longe le flanc ouest de The Garden Wall, mais on ne voit plus rien… rien de la vue magnifique sur McDonald Creek Valley, mais bientôt on ne voit plus rien à 10m de nous, à part la brume… La pluie tombe de plus en plus fort et a eu raison de toute nos couches de vêtements, en haut comme en bas… On est trempé, on ne voit plus rien, on accélère le pas.
On arrive à Granite Chalet vers 13h. Certains randonneurs ayant passés la nuit ici sont encore là malgré l’heure tardive car ils n’ont pas voulu s’aventurer à rejoindre la GTTSR sous cette pluie. Et les randonneurs du jour ont marché vite, donc nous sommes déjà tous là ou presque, résultat, beaucoup de monde dans la pièce à vivre du chalet. La corde installée au-dessus du poêle est pleine de manteaux. Pour l’instant, pas de place de place pour les nôtres. Un des gardiens du chalet nous mène à notre chambre. Nous avons 2 lits superposés, et une chaise pour poser quelques affaires. Je suis complètement glacée. Raph tend une corde à linge à travers la pièce (qui n’est pas chauffée). Nous y pendons nos vêtements, et enfilons un change sec emmené avec nous (heureusement l’étanchéité de nos sacs à protéger nos affaires). Je me recouvre de 3 couvertures de laine. On redescend avec nos manteaux trempés, et avec maman, on trouve difficilement 3 places pour les pendre pendant que Raph s’occupe de nous faire un repas chaud.
Durant l’après-midi, les randonneurs se succèdent autour du poêle pour se réchauffer. Repos, lecture, petit en-cas. On a le droit à quelques éclaircies qui nous offrent enfin une vue extraordinaire. A gauche, on aperçoit le trail de Grinnell Glacier Overlook, l’un des plus difficiles de tous les parcs américains selon une ranger 😛 The Garden Wall se dévoile, c’est magnifique. Quelques randonneurs en profitent pour faire un aller/retour à la source, à environ 800m du chalet. Nous avons précommandé notre repas du soir ainsi que de l’eau auprès de Granit Chalet. Logistique, mais à préciser ! On en profite aussi pour les aller/retours aux toilettes car si on trempe les vêtements qu’on porte, on n’aura plus rien de sec ! En revenant autour du poêle, on sent comme une odeur de brûlé, et on n’est pas les seuls ! On s’approche car le manteau le plus proche du conduit d’évacuation, c’est celui de Raph. Et bien, on ne s’y est pas trompé… Une des manches de la Picture… fondue… complètement fondue…🏴☠️ 🏴☠️Par contre le manteau est sec, pas de doute !
Le planning de la cuisine pour les repas du soir a été établi dès notre arrivée. On profite de notre créneau pour manger chaud à nouveau. La cuisine est parfaitement équipée, rien ne manque. Il y a également un endroit mis à disposition pour se brosser les dents, en rationnant l’eau au maximum évidemment.
En fin de journée, les gardiens du chalet nous rassemblent pour des explications sur les environs, sur la faune et la flore. On ne comprend pas tout et on est bien fatigué. On s’allonge donc bien au chaud sous nos couvertures. On met une dernière fois le nez dehors pour voir le coucher de soleil. Et oui, malgré la pluie de toute cette journée, les nuages se font moins nombreux et les rayons rasants du soleil couchant dessinent les sommets alentours.
On est déçu de ne pas avoir profité pleinement d’Highline trail, mais la fin de journée nous offre tout de même de quoi nous endormir avec de beaux paysages en tête.
Super ce début de carnet ! J'ai été appelée par le titre, le Nord-ouest, puisque nous avons nous-même fait un road trip l'été dernier dans le Nord-ouest. Je ne sais pas si tu avais vu mon carnet.
Bonjour Peggy,
Merci déjà, et ravie de te compter parmi nous 😊
Ces derniers mois ont été un peu chargés pour moi, et je n'ai pas mis les pieds depuis un moment sur le forum pour être honnête. Ces semaines sont donc l'occasion rêvée 🙂
Je vais me plonger dans ton carnet avec le plus grand plaisir.
Au final, nous avons très peu de lieux en commun ! John Day, Smith Rock, Crater Lake et Olympic. Pour le reste, tu me fais découvrir plein de choses, dont Glacier qui a l'air vraiment magnifique mais que je n'ai pas encore réussi à intégrer dans un voyage 😉
Effectivement, il y a beaucoup d'endroits sur votre parcours que nous n'avons pas pu voir, ça m’intéresse d'autant plus ! Même au sein d'Olympic, nous n'avons pas pu voir autant de choses que nous l'aurions souhaité ! Heureusement que les carnets sont là pour nous faire voyager 😉
Quant à l'intégration de Glacier à notre parcours, je dirai que pour nous c'était encore pire qu'une "intégration" ! Puisque c'est un parc qui nous faisait vraiment envie, il a donc été la base du parcours, et le reste est venu s'articuler au fur et à mesure.
7h30 réveil à Granite Park Chalet, le ciel bleu est là ! On décide de sortir pour admirer le paysage. Les sommets se découpent sur ce grand ciel bleu uni. Une mer de nuages s’étend entre les montagnes. C’est très, poétique ! Les quelques bâtiments du chalet sont encore à l’ombre. Il fait froid, mais sans l’humidité, c’est nettement mieux qu’hier. Du côté de Garden Wall, la brume vient de Grinnell Glacier, passe les pics déchiquetés et dévale le flanc de la montagne, telle une avalanche. Ça ne rend strictement rien en photo, dommage !
8h20 on investit la cuisine pour le petit déjeuner ! Depuis hier, on mange des repas lyophilisés de la marque Mountain House. A recommander. Ça ne vaut pas un plat maison bien évidemment, mais c’est vraiment pas mal pour du lyophilisé. Ce matin, crumble aux fruits rouges, saupoudré de chocolat 😛 On se partage aussi un plat salé pour tenir plus longtemps.
Avant de partir, en remontant dans notre chambre, maman et Raph me font un très beau cadeau. Je reçois une grande carte en forme de cœur, sur laquelle il est inscrit « MERCI » et ils ont gonflé deux gros ballons en forme de cœur et ça pour me remercier du temps que j’ai passé à organiser en grande partie ce beau voyage en famille que nous vivons. Leur geste me touche énormément. Impossible pour moi de partir sans les ballons, ils me les attachent au sac à dos 😊 D'ailleurs, lors de la descente, les randonneurs, à plusieurs reprises, nous interrogerons intrigués : "Party ??" 😛
9h30 nous profitons une dernière fois de la vue à 360° et on engage la descente vers la GTTSR, via The Loop trail – 700m de descente sur 6,8Km. Le début de notre randonnée traverse les résineux, on fait du bruit à cause des ours ! On sait par des randonneurs rencontrés au chalet qu’ils sont présents dans la zone. Petit à petit, la mer de nuages s’évanouit pour nous laisser enfin admirer les alentours.
Après 1h de marche, on arrive traverse une forêt dévastée par les incendies. Nous avons beaucoup surveillé la météo les derniers jours car nous craignions vraiment les incendies. L’été 2018 a été particulièrement violent de ce côté pour Glacier NP la GTTSR a été fermée, les visiteurs ont dû souvent se résoudre à revoir leur parcours. Les paysages se trouvent grandement modifiés par ces incendies. Mais ces derniers font partie du cycle naturel de la forêt. Et à de nombreux endroits, la nature reprend déjà ses droits. On continue la descente, et on croise des excréments d’ours sur le trail… ok, on ne va pas s’arrêter de chanter 😄 On ne croise que peu de personne sur ce trail.
12h30 on passe un pont sur lequel il est gravé « William ». Ça nous fait beaucoup rire que ce soit le seul mot gravé car c’est comme ça qu’on appelle les ours des parcs américains ! Ils s’appellent tous William dans notre vocabulaire 😛 Quelques minutes plus tard, nous sommes au parking de The Loop sur la GTTSR. Nous attendons le shuttle vert en direction de Logan Pass. Il y en a peu, et ils sont très pleins. Résultat, les chauffeurs ne prennent qu’une ou deux personnes maximums par arrêt. On se sépare donc pour rejoindre la voiture.
13h40 nous sommes tous réunis à Logan Pass. On dépose nos sacs à la voiture, et on décide d’une petite pause shopping au Visitor Center. Nous prenons aussi le temps de déjeuner. Attention, il n’y a aucun restaurant ni General Store à Logan Pass. Heureusement, nous avons des réserves dans les glacières ! Nous avons aussi trouvé de la viande de bison séchée au Visitor Center.
Vers 15h00, on se remet en route. La voiture ne bouge pas, on entame Hidden Lake Overlook – 5Km A/R. Impossible aujourd’hui de penser poursuivre le trail jusqu’aux bords du lac, et oui, BE BEAR AWARE !!! Encore, et pourtant, on n’en a toujours pas vu un 😉 Le trail débute derrière le Visitor Center une passerelle de bois (similaire à celles de Yellowstone) trace le chemin à emprunter pour rejoindre le point de vue. Ça grimpe un peu, mais cette balade est très accessible et donc très fréquentée aussi. Les premières dizaines de mètres, le trail fait face à Clements Moutain, c’est très impressionnant. On se retourne régulièrement lors de la montée pour observer la vue à 360°, car la lumière aura changé lors de notre descente : Bishops Cap (qui porte bien son nom avec son petit rocher surplombant ses sommets), Pollock Mountain, et Heavy Runner Moutain de l’autre côté. On voit également toujours Piegan Mountain. Ici, on ne traverse aucune forêt. La végétation basse, les cascades, les petits lacs font le bonheur des chipmunks, des oiseux en tous genres. Les parterres de fleurs à perte de vue sont un ravissement pour les yeux. Souvent les fleurs suivent les cascades et les petits cours d’eau qui en découlent. Le soleil joue à cache-cache mais il est là !
Après environ 25min de marche, la passerelle s’arrête. On traverse également une zone en travaux, la météo entraine forcément ici un entretien régulier des kilomètres de trails à notre disposition. Des employés du parc solidifient les bords de notre chemin. L’endroit est plein d’eau et de boue, bonjour les chaussures 😏 On les remercie de leur travail, comme beaucoup d’autres randonneurs. Notre balade nous amène au pied de Clements Moutain, au plus près des petites cascades qui s’écoulent de son sommet. Le soleil traverse les chutes d’eau, c’est vraiment magnifique. A cet endroit, si on se retourne, on est maintenant assez en hauteur pour apercevoir au loin St Mary Lake. Une fois arrivé au niveau de Clements Moutain, le trail est quasiment plat jusqu’à l’overlook. Mais à ceux qui pensaient vraiment ne faire qu’une simple petite balade de 20min facile et touristique après le repas, c’est tout de même un peu plus que ça.
Ce site est vraiment extraordinaire, un vrai cadeau de Dame Nature il est de ces endroits qui ne dévoilent leur existence et leur beauté qu’au tout dernier moment. On marche, on marche, et tout à coup !!! Une merveille !!! Nous avons mis presque une heure à monter. Et une fois arrivés, on a à peine le temps de poser les yeux sur ce bel endroit que nous sommes venu admirer, qu’on a le droit à un cadeau bonus ! Au loin, une belle Moutain Goat se promène et descend doucement de Clement Moutain. Quelle chance ! Elle s’approche ! On est captivé, elle est tranquille, elle s’approche encore, jusqu’au chemin sur lequel nous sommes. Tout le monde recule pour lui laisser le passage (sauf quelques imbéciles fans de selfie bien sûr…). Elle prend le temps de boire, de se gratter contre un arbre. Elle vient même ensuite sur la passerelle du point de vue, pour elle aussi admirer le paysage ?!
16h30 nous nous accoudons aux barrières d’Hidden Lake Overlook. Le soleil est là, c’est magnifique. Le lac est d’un bleu profond, c’est encore mieux que sur les photos ou dans les reportages. On passe un moment à observer, Raphaël ne quitte pas les jumelles, il est à la recherche des ours ! On voit bien également St Mary Lake et les flancs rougeoyant de Red Eagle Moutain qui le surplombent.
Nous avons beaucoup de mal à quitter cet endroit qui nous plait tant. Mais on a encore de la route. Ce soir nous changeons de zones ! On quitte la GTTSR pour Many Glacier. Nous mettons 45min à descendre en prenant notre temps pour observer les fleurs, le repas des chipmunks !
On emprunte pour la dernière fois la partie est de la GTTSR. On ne regrette absolument pas notre choix d’avoir préféré les randos aux points de vue. Nous avons tout de même profité de cette toute panoramique en parcourant à plusieurs reprises les mêmes portions. Il est bientôt 18h00. On s’accorde tout de même deux arrêts sur cette route qui nous font envie depuis notre arrivée ! Premier arrêt avec une vue sur Jackson Glacier. Ce glacier, comme tous ici, perd de l’ampleur chaque année. Le chauffeur du Shuttle, il y a 2 jours nous disait que sous une ou deux dizaines d’année maximum, tous les glaciers de ce parc auront disparu. Il y en avait 150 avant…
Quelques tours de roues, et on s’arrête au milieu de St Mary Lake, pour un point de vue sur Wild Goose Island. Un petit bout de terre avec quelques résineux qui trône au milieu du lac !
45Km nous séparent encore de Many Glacier Hotel. Le GPS prévoit une arrivée pour 19h10. En route funny family ! (C’est comme ça que Raph nous appelle dans son journal de bord vidéo !). Nous repassons donc les portes de Glacier NP plus au Nord. Attention, à partir du panneau du parc, la route est en mauvais état.
Lors de notre arrivée, nous déchargeons les bagages devant l’hôtel, et Raph et moi, nous allons garer la voiture. Le parking est un peu plus loin, il surplombe l’hôtel. Du coup, étant en hauteur, on a une première vue magnifique de cet hôtel de bois, historique, au bord de Swiftcurrent Lake. On rejoint notre mère, on dépose nos affaires à la chambre, et on ne peut s’empêcher de redescendre se poser quelques instants sur les chaises à disposition pour observer le beau coucher de soleil sur le lac. Le ciel prend des teintes orange et violette, on ne peut qu’admirer 😊
Ce soir, nous mangeons dans notre chambre. Demain il faut se lever tôt !
Aujourd’hui, nous passons notre dernière journée à Glacier NP. Alors le grand ciel bleu que l’on découvre en tirant nos rideaux nous rend plus qu’heureux. Notre chambre donne sur le lac, alors au réveil, quelle merveille. Les montagnes se reflètent dans le lac. On trépigne ! On se prépare en vitesse, on charge les bagages et on remet la voiture au parking. Nous voilà enfin assis, à profiter du lever de soleil et de cette vue incroyable.
Nous avions prévu 2h ce matin avant de partir pour profiter pleinement. On en profite pour donner des nouvelles aux amis et à la famille. On prend aussi pas mal de photos !!
Aujourd’hui, nous faisons Grinnell Glacier Viewpoint – environ 12Km A/R. Ce trail part de l’hôtel de Many Glacier et longe ensuite Swiftcurrent Lake puis Lake Josephine, avant d’entamer la montée au glacier. Longer les lacs rallonge le trail de plusieurs kilomètres. Nous avons donc choisi une autre option : les bateaux shuttle 😎 Il est possible d’emprunter successivement le Chief to Gun puis le Morning Eagle. Ces bateaux vous mènent directement au pied de Mount Grinnell.
Le départ du premier bateau est prévu derrière notre hôtel à 8h30. Nous devons nous présenter à 8h00 pour l’embarquement. Il y a déjà beaucoup de monde qui fait la queue. Nous sommes un peu étonnés car le bateau ne parait pas si grand. Une personne arrive et nous demande alors de former deux files, une pour les personnes munis d’un billet, et l’autre pour les personnes sans billet. Tout de suite la file des gens avec billets nous paraît un nombre plus raisonnable de personnes. On nous annonce alors que tous les bateaux du début de matinée sont pleins. Ceux qui n’ont pas de billets vont malheureusement devoir patienter ou revoir leur programme. Par chance, nous avons réservé des billets depuis la France.
8h25 nous sommes à bord du Chief two Guns. On nous distribue des tickets de couleurs à ne pas perdre. Ils nous permettent de prendre les bateaux retours pour la fin de journée. Nous embarquons Diane, une ranger avec nous. Le bateau traverse tranquillement Swiftcurrent Lake, pendant que Diane nous donne les informations sur la journée. A notre arrivée au pied du Mount Grinnell, elle entamera Grinnell Glacier Viewpoint Trail. On peut décider de le faire en solo, ou la suivre. Elle nous explique que marcher avec elle nous assure de pouvoir rentrer avec le dernier bateau de 17h00, puisqu’elle tient un rythme précis. Elle donnera aussi des tas d’explications pendant la montée et sur site. Pour l’instant, nous n’avons pas encore pris de décision, on admire le paysage grandiose qui se reflète sous nos yeux ébahis dans le lac. Le bateau arrive de l’autre côté du lac et nous débarque. Nous devons suivre à pied un sentier qui nous mène à Lake Josephine.
8h45 nous embarquons sur le Morining Eagle. C’est un rêve. Le lac est entouré de forêt et la brume du matin nappe encore le lac. Au loin, on aperçoit déjà Grinnell Glacier. On est out excité. Un peu alarmé aussi de voir jusqu’où on va devoir monter 😛 Nous mettons 30min à traverser le second lac. On débarque et Diane donne déjà beaucoup d’explications sur le lieu où nous nous trouvons. Suivre les touristes, ce n’est pas trop notre activité favorite. Mais il est certain que randonner avec une ranger présente des avantages. On décide donc de suivre le groupe.
Nous longeons Lake Josephine dans sa largeur puis traversons un pont. Le cours d’eau en-dessous relie ce lac à Grinnell Lake. Jusque-là, tout va bien ! Vient alors la montée vers le glacier. Par endroit, ça monte assez fortement, on admire les parents qui montent avec les petits dans le dos ! Heureusement Diane s’adapte au groupe et marque des pauses régulières qui nous permettent de nous restaurer et d’écouter ses explications. Elle nous parle beaucoup d’écologie, du respect de la nature, de la fonte des glaciers avec le temps qui passe… Elle sait que ses paroles sont dures, et que l’on est en vacances. Mais elle aime son pays et la nature, ça se voit 🙂 Sensibiliser les gens qui aiment ces paysages à leur destruction, c’est un moyen pour elle de les protéger. Aujourd’hui, il n’y a plus qu’un trail qui monte au glacier. Diane explique qu’avant, il y avait bien plus. Et la végétation dense s’en trouvait affectée, ainsi que l’habitat des ours notamment. Le parc a rapidement décidé que ce n’était pas possible de laisser les visiteurs passer avant la faune et la flore. Ils ont fermé tous les autres chemins et ils ont eu bien raison ! On apprend aussi beaucoup de choses sur les roches environnantes, leurs couleurs, leurs caractéristiques, la manière de les identifier.
Après environ 1h de montée, on aperçoit pour la première fois Grinnell Lake. Il est encore loin, mais quelle chance nous avons avec ce ciel. L’eau turquoise du lac est incroyable ! Nous marquons un arrêt et laissons passer une petite dizaine de chevaux bien chargés et des employés du parc. Cette expédition revient d’une zone de trail en réfection.
11h20 nous contournons Grinnell Lake, ce lac a vraiment une couleur magnifique. A plusieurs reprises, nous traversons de petites cascades, ça nous rafraichit ! Grinnell Glacier se rapproche, nous y sommes presque. Nous sommes maintenant assez en hauteur pour voir en enfilade dans la vallée : Grinnell Lake, Lake Josephine et Lake Sherburne. Les trois lacs ont un bleu différent, c’est grandiose !
Nous nous arrêtons vers 12h00 pour le déjeuner, nous ne sommes pas encore arrivés au glacier. Diane nous indique une pause d’environ 20min, tout le monde sort un sandwich de son sac, et nous… nous avons emmené notre popote et un plat à chauffer 😛 Finalement, on coupe le vent avec nos sacs à dos, et le réchaud chauffe nos plats assez vite. On arrive à repartir à temps avec le groupe. Diane nous a arrêté juste avant la montée finale ! Effectivement, ça grimpe dur, et il y a du monde sur cette dernière portion, tant en montée qu’en descente. On ne marque donc pas d’arrêt.
Il est 13h quand Grinnell Glacier se dévoile enfin. Nous n’avons jamais rien vu de tel. La couleur du lac glacière est extraordinaire ! Et malgré la fin de l’été, quelques icebergs flottent encore à la surface. Des cascades jaillissent des flancs de The Garden Wall. Le glacier s’étant sur notre gauche, au pied des falaises abruptes. Il est interdit de se promener sur le glacier, même si cela était autrefois autorisé. Il est aujourd’hui trop instable et dangereux. Le glacier tient son nom de celui qui l’a découvert en 1887, George Bird Grinnell. Diane nous tient le même discours que le chauffeur du shuttle. Sous 10ans, tous les glaciers du parc pourraient avoir disparus. Les photos qui montrent l’évolution de l’étendue de Grinnell Glacier depuis les années 30 sont alarmantes…
Il y a beaucoup de monde à notre arrivée sur le glacier. Et le groupe avec lequel nous sommes montés reste bien ensemble. Impossible de faire de belles photos et de profiter de l’endroit de cette manière. On décide donc de laisser le groupe s’éloigner. Il y a peu de mots pour décrire un tel spectacle. J’espère que les photos parleront pour moi (promis, j’en mettrai moins les autres jours !). On se promène au bord du lac. A certains endroits, il y a de petits réservoirs d’eau rouges. Inconvénient, nous avons abandonné Diane, donc on n’a pas d’explication… On marche jusqu’à approcher le glacier. Une chute d’eau nous en sépare, on s’arrête là pour admirer. Impressionnant, majestueux, coloré, grandiose, superbe, sublime, impressionnant… mais surtout inoubliable 🙂
Nous restons 1h30 à Grinnell Glacier, puis il est temps de commencer la descente. Nous avons mis 3h30 à monter. Le dernier bateau quitte Lake Josephine vers 16h30.
Même si la descente sera plus rapide que la montée, on craint de ne pas y arriver ! Le groupe est redescendu depuis déjà un moment. Au pire, nous serons obligés de finir le trail à pied en longeant les lacs. On est fatigué de la montée mais on ne pouvait pas se résoudre à ne rester devant ce glacier que quelques dizaines de minutes. On entame donc la descente vers 14h30. En chemin, on croise nos premiers français du voyage ! Ils sont seulement en train de monter, on leur souhaite donc bonne chance ! Comme cette fois, nous sommes à notre propre rythme, je prends le temps de photographier un peu plus la flore. Car ici aussi que de couleurs ! Nous repassons les cascades. Et soudain ! Une ranger… qui surgit hors de la nuit… 😇 Oui, oui, c’est Diane qui nous double, seule, et d’un pas décidé… on n’a vraiment rien compris ! Où est le groupe ? Et nous sommes partis tellement après eux, comment s’est-elle retrouvée derrière nous ??? Peut-être l’un des membres du groupe a-t-il eu besoin d’assistance, les autres auraient donc continué seuls ? De notre côté, on continue. La descente est finalement presque plus compliquée que la montée. Les genoux et les chevilles prennent un sacré coup. Maman s’était un peu blessé il y a quelques jours, et là, son genou la fait souffrir. Compliqué, soit on accélère pour avoir le dernier bateau, alors que le genou souffre, soit on continue à notre rythme mais on rallonge le chemin retour de plusieurs kilomètres… On opte pour la première solution. J’accélère un peu le pas, pour être en bas et demander au bateau d’attendre quelques minutes, si possible. Raph, en bon coach sportif, drive notre mère ! on arrive tous au bord de Lake Josephine à 16h20.
Nous sommes descendus en 2h et nous avons de la chance, le bateau a un peu de retard ! Lorsqu’il arrive, ils appellent les gens par la couleur du ticket qui leur a été remis le matin. Nos tickets verts indiquent une pré-réservation, nous pouvons donc monter. On a retrouvé Diane aussi ! On la remercie tous chaleureusement. Le chauffeur du bateau nous demande comment nous avons trouvé notre journée. Et au lieu d’adjectifs qui fusent, les gens se mettent à applaudir alors que le bateau quitte la rive. C’est un beau moment. Nous remontons ensuite à bord du Chief two Guns. Le trajet retour nous offre une belle vue sur Many Glacier Hotel où nous accostons vers 17h30.
Un petit tour par le General Store de l’hôtel, et on s’offre une pause glace au bord de Swiftcurrent Lake 😇 Le soleil commence à descendre derrière Mount Grinnell. Nous avons encore du mal à réaliser ce que nous avons vu aujourd’hui. Nous avons aussi bien du mal à quitter Many Glacier. Mais même plus d’un an à l’avance, l’hôtel était presque complet. Nous n’avions pu réserver qu’une seule nuit. Encore 5min pour s’en mettre plein la vue, et on décolle. En allant chercher la voiture, on fait une nouvelle pause pour observer quelques bighorn sheep !
Nous quittons Many Glacier Hotel vers 18h00 et ne mettons que 5min à nous rendre au Swiftcurrent Motor Inn. Ce motel est tout mignon. J’avais lu beaucoup de mauvaises critiques, notamment sur la taille des chambres. Certes ce n’est pas spacieux, mais c’est en pleine forêt, il ne manque rien dans les chambres. Je trouve certaines personnes bien difficiles. C’est donc ravi que nous tirons nos bagages à travers notre bâtiment, le Pine Top Motel !
Une bonne douche plus tard, nous voilà de nouveau d’attaque. On s’interroge sur le fait d’aller marcher jusque Fishercap Lake. Mais finalement, on est surtout d’attaque pour un bon repas chaud 😉 Nous allons manger chez Nell’s, dans le motel. Nous recroisons le couple de Français d’ailleurs ! Un gros burger et des sodas à volonté plus tard, tout le monde au lit, et on ne se fait pas prier !
Un grand merci pour cette belle évasion et ce beau récit de votre visite à Glacier NP. Il y en a peu et il démontre une belle préparation en amont. Quelles belles randonnées ! Nous y avons été une journée et évidement nous n'avons pas eu le temps de voir grand chose si ce n'est les classiques. Cela donne vraiment envie d'y retourner et d'y séjourner plus longtemps.
Glacier NP nous a enchanté, et même 4 jours, c'est peu. Maintenant que nous avons eu la chance de découvrir pas mal de parcs, on pense centrer nos vacances sur un parc. Le prochain voyage aux USA, ça sera certainement 3 semaines entre Helena et Jackson Hole, histoire de passer du temps à Yellowstone et Grand Teton. Et le prochain, pourquoi pas Glacier 😉
Merci du message, contente que le récit vous donne envie d'y retourner 🙂
Ce matin, on se lève tranquillement. On charge nos bagages et vers 8h00, nous prenons le petit déjeuner sur de jolis bancs sous le porche du Swiftcurrent Motor Inn. Il est très fleuri, le soleil brille, on en profite 😎 On retourne ensuite chez Nell’s pour s’acheter un repas pour midi.
Nous quittons l’hôtel vers 8h50. On longe le Lake Sherburne puis le cours d’eau qui le lie à Lower St Mary Lake. Il y a d’ailleurs beaucoup de courant et de débit pour une fin de mois d’Août. On s’arrête quelques minutes au bord du Lake Sherburne, d’où on voit encore toute la vallée jusqu’à Grinnell Falls et Grinnell Glacier (Diane, la ranger, nous faisait remarquer hier, que si on ne connait pas le nom d’un endroit, il suffit ici d’ajouter « Grinnell » et ça passe 😉 car tout porte ce nom).
Cette fois ça y est. Après 30min de route, nous quittons définitivement Glacier NP. Avec du mal, il faut le dire, nous serions bien restés plus longtemps pour découvrir encore de nombreux endroits. Une prochaine fois peut-être, nous aimerions découvrir notamment Margaret Lake et Ipasha Lake, mais c’était impossible pour cette fois ! Nous ne regrettons pas du tout notre choix d’avoir privilégié les randos aux points de vue. Même si de primes abords, vous semblerez frustrés de ne pas arrêter votre voiture là où tout le monde s’arrête, les paysages et les panoramas offerts par la randonnée compenseront à coup sûr ces frustrations et puis la solitude dans de tels endroits est très appréciable.
Comme à chaque fois dans nos roadtrip américains, les frustrations sont courtes ! Nous voilà partis pour la traversée du Montana. Et si certains ont suivi notre dernier voyage USA en 2017, vous savez à quel point traverser le Montana est un rêve pour notre mère 😊 Aujourd’hui, nous descendons un peu au-delà d’Helena, la capitale du Montana.
Nous mettons environ 3h pour arriver à Great Falls, notre premier arrêt de la journée. Contrairement à ce que dictait notre imaginaire, les paysages que nous traversons sont très plats. Beaucoup de fermes, d’agriculture donc, des champs jaunis par le soleil à perte de vue. On voyait le Montana comme dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, mais ce film a été tourné dans le Washington. Nous passons le village de Browning, avec ses toits colorés au nord. Il se situe sur le territoire des indiens Blackfeet. La rue principale est ponctuée de panneaux à l’effigie des Indiens, de tipis… On croise aussi le Diamond R. Brown Cowboy Museum, mais nous n’avons pas le temps de nous y arrêter. Nous passons le Lake Frances, juste avant le village de Valier. Comme dans chaque ville ou village traversés, Valier possède son propre château d’eau. Les réservoirs de forme cylindrique ou ovoïde arborent fièrement le nom du village où ils sont implantés. Les fermes sont toujours nombreuses. Les peintures bordeaux et blanches qui les recouvrent le plus souvent détachent les édifices d’un paysage jaune au sol, et bleu à l’horizon.
Après ça, nous empruntons l’interstate 15 jusqu’à Great Falls. Nous arrivons vers 11h30. Nous roulons jusqu’au Lewis & Clark Interpretive Center mais nous n’avons pas le temps de nous y arrêter. Nous rebroussons chemin au sein de Giant Springs State Park. Ce parc longe le Missouri. Il y a 5 trails établis et des chemins de balades tout au long du fleuve pour observer les différents barrages qui ponctuent le Missouri. Nous décidons de suivre le River’s Edge Trail sur environ 500m, et trouvons un banc parfait pour notre déjeuner. Une splendide vue sur le Missouri, et les nombreux oiseaux qui nous font l’honneur de leur repas ou de leur toilette ! Les Pelicans blancs sont superbes ! Nous mangeons aux côtés des statues métalliques de Lewis, Clark et Sacagawea, une Amérindienne Shoshone qui a pris part à l’expédition de 1804 à 1806. Dans toute la zone, des pancartes nous alertent, surtout attention aux serpents, ils sont nombreux 🤪 Les chemins sont assez larges, il faut éviter de marcher à plusieurs de front, et rester bien au milieu. Les tournesols bordent le Missouri, cet endroit est très agréable, malgré la proximité d’une grande ville.
A 13h00, nous sommes repartis et marquons un arrêt à Black Eagle Falls. Malheureusement, le barrage est fermé en ce moment. Les chutes sont donc à sec ! L’installation est tout de même impressionnante.
10min plus tard, nous arrivons au Visitor Center. Un gros bison tout en couleurs orne l’entrée. Nous laissons la voiture garée ici un moment, c’est autorisé et gratuit. La personne qui nous reçoit au Visitor Center est adorable. Il nous explique qu’il est bien dommage que nous n’ayons le temps de longer le Missouri car certains barrages sont ouverts et donc il y a de belles chutes à voir. Mais il nous sourit lorsqu’on lui explique qu’on a prévu de rester à Great Falls un moment, mais pour une autre activité : nous voulons faire l’Historic Lower North Side Residential Walking Tour. Il est ravi que nous ayons connaissance de ce parcours à travers d’anciennes bâtisses typiques de la ville. Il nous remet la brochure du trajet, maman emporte aussi de beaux magazines sur le Montana, pour sa collection personnelle 😇
Nous partons donc à pied explorer les ruelles résidentielles de Great Falls. Nous choisissons principalement de nous promener dans la 4th Avenue North. C’est là que nous avons répertorié le plus grand nombre de jolies maisons. Les rues sont tellement propres. Les jardins sont tous fleuris et entretenus à merveille. La plupart des maisons, malgré leur ancienneté, ont été repeintes et très bien rénovées. On se croirait dans un quartier de série TV, tellement tout est propre et coloré. Les gazons de la ville sont verdoyants et très bien entretenus eux aussi. On croise beaucoup d’oiseaux, et quelques écureuils qui se promènent d’arbres en arbres au-dessus de nos têtes ! Évidemment, nombreuses sont les maisons qui portent fièrement les couleurs de l’Amérique sur leur pallier. Nous finissons notre tour par le Palais de justice, Cascade County Courthouse – Clerk of District Court. Son dôme cuivré est très reconnaissable. Il est surmonté par une statue de la Justice, visiblement faite de bronze. Nous faisons un petit détour par Gibson Park, afin de voir la réplique de la Statue de la Liberté !
14h30, il est temps pour nous de quitter cette ville. Nous ne regrettons pas notre détour. Nous aurions même aimé pouvoir faire notre tour historique en entier, et parcourir le Missouri pour voir Giant Spring ! Mais Interstate 15, nous revoilà ! Nous adorons cette route qui relie Great Falls à Helena et regrettons fortement d’être sur l’autoroute. Nombreux sont les endroits où nous aimerions nous arrêter ! La route suit le Missouri, les falaises abruptes tombent dans des eaux bleues nuit. Le fleuve serpente au milieu de paysages si verdoyants. Par endroit, de petites maisons, semblables à des chalets, se succèdent sur la rive. Les amoureux de la nature sont à la pêche ou profitent des eaux calmes pour faire du kayak. Mon endroit préféré ? Les abords de Tower Rock State Park 🙂 J’y aurai bien séjourné quelques jours ! Un peu plus loin, au niveau de Mid Canon, Dearborn River se jette dans le Missouri. Chaque cours d’eau est enjambé par un pont au même endroit, c’est très beau aussi. Le paysage ici est bien moins plat que ce matin.
On arrive à Helena vers 16h00. A l’approche de la ville, les school bus sont nombreux. On trouve un parking gratuit à l’arrière du Capitol. On le contourne et on marque un premier arrêt à l’une des répliques de Liberty Bell. Elle a été remise à l’État du Montana en 1950 et fait partie des 52 répliques de la cloche qui aurait sonné juste après la signature de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1776. Puis on décide de passer un moment au Montana Historical Society Museum. Le musée ferme à 17h00. La personne à l’entrée nous laisse faire la visite gratuitement en nous expliquant qu’il ne nous reste que 45min avant la fermeture donc on n’a pas besoin de payer. L’important pour lui, c’est que de permettre à des visiteurs étrangers comme nous de connaître mieux l’histoire du Montana. Une fois encore, nous notons la différence de culture avec notre pays nous doutons fortement qu’une telle chose puisse arriver en France malheureusement. Il y a beaucoup de tableaux magnifiques dans ce musée. Des peintures extraordinaires de couleurs et de réalisme. En sortant, il y a un vendeur ambulant, alors on fait les touristes !!! Un beau T-shirt au nom du Montana plus tard, on traverse la rue pour se diriger vers le State Capitol. En semaine, le Capitol est ouvert de 7h00 et à 18h00. Nous sommes étonnés de rentrer sans aucun contrôle dans ce bâtiment. Il y a un grand escalier central, de grandes verrières colorées, des fresques immenses aux murs et au plafond. Comme des enfants, on colle nos têtes sur les vitres pour voir la Old Supreme Court Chamber et la Senate Chamber. Tout est très solennel ! On finit notre visite par une belle photo à l’extérieur du Capitol avec le parterre fleuri au nom du Montana.
Retour à la voiture, et min plus tard, on se gare au pied de la Cathedral of St Helena. Cette cathédrale est très reconnaissable. Elle est bâtie dans une pierre très claire, et son toit est d’un beau rouge vif. La cathédrale a été totalement achevée en 1924. Les portes principales sont fermées, mais on trouve une porte latérale ouverte. L’intérieur est grandiose, tout est en marbre blanc et/ou doré à l’or, une incroyable richesse. Les 59 vitraux qui ornent ses murs viennent de Munich. Un grand drapeau américain est suspendu à l’entrée. De grands lustres dorés sont suspendus tout au long de l’allée centrale, l’autel est entouré de grands bougeoirs en or. Après notre visite, on se recueille un moment, et on laisse un message d’espoir, de paix dans un livre prévu à cet effet.
18h40 nous faisons un petit arrêt au Walmart pour nous réapprovisionner ! Et 30min plus tard, nous arrivons à Staubach Creek Ranch, où nous passerons la nuit. Attention, la route principale qui nous mène au ranch est limitée à 120km/h, et le chemin du ranch tourne à angle droit, il faut donc ralentir jusqu’à l’arrêt quasi-total, avec des voitures qui arrivent sur nous à 120km/h… sympa les USA ! Et on n’est pas au bout de nos frayeurs ! Je suis au volant à ce moment, donc je ne suis pas prête de l’oublier ! Je tourne donc sur un chemin de terre à travers bois, heureusement que je roule doucement, car juste là, un chemin de fer traverse ma route, et un train arrive sur nous 🏴☠️ Il n’y a aucune visibilité, aucune protection des voies de chemin de fer, et aucune indication ni sonore, ni visuelle… Je voyais déjà la voiture sous le train… Le conducteur du train semble avoir eu bien peur lui aussi, il klaxonne sans s’arrêter, et heureusement ! Ouf la voiture s’arrête à temps, le train passe à quelques mètres de nous… S’il y a une bonne étoile, elle veille sur nous à ce moment, c’est certain !
Je me remets en route, un peu déboussolée. Heureusement, notre ranch n’est qu’à quelques dizaines de mètres. J’ai trouvé cette adresse au fil de mes recherches, et quelle belle adresse ! A notre arrivée, on est plongé en plein dans la vie de l’Ouest.
Tout est comme dans un très bon film ! Les chiens de la propriété viennent les premiers à notre rencontre ! Puis Marie nous rejoint. Elle nous fait rapidement visiter les lieux, il est tard. Donc elle nous montre surtout notre Guest House. C’est immense, un sous-sol et un RDC. Chaque chambre a un thème (12 couchages). Le salon est magnifiquement décoré de trophées de chasses, de peintures. Des livres sur la région sont à notre disposition. On décharge nos bagages et Marie nous rapporte des courgettes et des tomates qu’elle vient de récolter pour nous dans son jardin. Quel accueil, nous sommes aux anges ! Maman investit sa cuisine 100% western 😛 et pendant que je prends une douche, elle me réserve avec Raph une autre surprise ! Lorsque j’arrive pour dîner, la table est dressée sur la terrasse, ils ont amené avec eux, des assiettes, des serviettes avec le drapeau américain ! Une terrasse de ranch, une table entièrement américaine, un bon repas avec les légumes du jardin, et un coucher de soleil rougeoyant sur les montagnes et les champs du Montana ! Un de ces moments de bonheur que la vie n’offre que rarement et qu’on n’oublie jamais ! On se régale. On passe la soirée autour d’un bon thé dans le salon, à feuilleter les livres sur la région.
Ce matin, notre réveil au ranch est magique. On profite au maximum du calme, du lever de soleil. Vers 8h45, on rejoint Marie et Jeff, les propriétaires du ranch. Ils se proposent de nous faire visiter les lieux, un peu plus en détail que la veille. On accepte avec joie ! Nous visitons d’abord une belle grange au toit arrondi. Marie et Jeff en ont fait l’acquisition pour célébrer des mariages et compléter ainsi leur revenu. C’est grandiose ! Les rez-de-chaussée est équipé d’une table de plus de 10 mètres, en un seul morceau, c’est très impressionnant. Sur les côtés, les boxes des animaux sont décorés de guirlandes lumineuses. Nous montons ensuite à l’étage : la salle de bal. Des voilages blancs immenses pendent du plafond et de grands lustres sont suspendus. Là aussi des guirlandes lumineuses partout ! Marie nous explique que lorsque l’été arrive, les mariages sont nombreux, et décorer cette grange et le grand jardin autour avec fleurs, rubans, tissus… tout ça lui prend beaucoup de temps. Elle cherche régulièrement de l’aide, et me dit que si j’ai une année le temps de me libérer, je suis la bienvenue, elle me logera au ranch en contrepartie ! Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde 😛 J’adorerai !
Ils nous emmènent ensuite voir leurs chevaux, nous prenons même le temps d’en nourrir quelques-uns. Tout est très bien entretenu, le bâtiment est d’un beau rouge. Nous n’avons pas prévu de faire de balade à cheval aujourd’hui, mais une prochaine fois, nous aimerions beaucoup !
C’est ensuite au tour des vaches ! A cette époque, elles sont dans les champs. Jeff nous montre le bâtiment où les plus fragiles sont abritées durant l’hiver. Un certain nombre de vaches passent en effet l’hiver dehors, malgré les chutes de neige importantes dans le Montana. Cela demande beaucoup de travail aux ranchers qui doivent les nourrir plus souvent et aller briser la glace des abreuvoirs. Nous visitons aussi une petite pièce où Jeff dort à certaines périodes, lorsque des petits veaux viennent au monde. Il les veille, ainsi que les mères pendant plusieurs nuits. La passion et l’amour qu’ils vouent à leur mode de vie et à leurs animaux sont touchants. Bien sûr, ce n’est pas le monde des bisounours. Nous abordons aussi avec eux les problèmes liés au réchauffement climatique, les difficultés financières, la charge de travail, leur lien avec la chasse… Jeff et Marie décident ensuite de nous emmener à travers champs, pour nous montrer leurs exploitations. Comme dans tout bon ranch qui se respecte, il y a 5 véhicules au choix : 2 gros 4x4 et 3 pick-up ! Nous montons en 4x4, il y a une énorme sauterelle (ou un animal de ce genre) dans la voiture ! Jeff la prend dans les mains, elle a quasiment la taille d’une des mains ! Ahhh la campagne 🙂 Nous nous mettons en route. Il nous explique leurs plantations, ce qu’ils cultivent principalement pour nourrir les bêtes. Inventaire des machines, utilisation ou non de pesticides, irrigation… là encore que de sujets de discutions ! Sur le retour, Marie nous montre de belles photos de leur fille, championne de rodéo. Les photos sont très belles, leur fille est fan de la couleur turquoise, les tenues sont au top 😎
Nous sommes de retour au ranch vers 10h00. Un nouveau pick-up est arrivé ! C’est un de leurs bons amis. Il débarque souvent sans prévenir, pour venir boire un bon café et manger une bonne part de tarte ! On parle une bonne vingtaine de minutes avec ce monsieur qui est ravi de nous rencontrer. Nous sommes marqués par une chose depuis le début de ce voyage. A chaque fois qu’une personne nous demande de nous présenter et que nous évoquons le métier de notre mère, infirmière, de grandes marques de respect lui sont témoignées. C’est émouvant, car ce n’est pas le cas en France (enfin devrais-je dire, ça n’était pas le cas, ce coronavirus aura au moins « apporté » le respect des soignants en France). Nous avons beaucoup de mal à quitter ce couple adorable et leur magnifique propriété. J’ai promis de revenir un jour !
10h30, un dernier regard dans le rétroviseur, et Staubach Creek Ranch s’éloigne. Aujourd’hui, nous entamons notre route vers Yellowstone ! Nous avons décidé d’un détour pour profiter un peu plus longtemps du Montana. Pour l’heure, nous faisons route vers Livingston. Les trains orange si reconnaissables de BNSF Railway (Burlington Northern and Santa Fe Railway) nous accompagnent. Nous passons le Canyon Ferry Lake avant la traversée de Townsend. Puis viennent les villages de Three Forks et Bozeman. Nous ne pouvons pas nous arrêter partout et nos recherches préalables nous ont orientées vers Livingston. Les ranchs sont nombreux ici, et portent tous le nom de leur famille. Vient le moment où on se demande si tout va bien pour nous, car un panneau nous indique AMSTERDAM et MANHATTAN 😎 Et pourtant, nous sommes sur le bon continent et le bon chemin !
Nous arrivons à Livingston vers midi. Nous trouvons une place dans South Main Street, la rue principale. Il fait beau alors on improvise un pique-nique dans la voiture, toutes portes ouvertes ! On prend ensuite le temps de parcourir Main Street. Chaque bâtiment est typique à sa manière vieille peinture du logo Coca-Cola, chapeaux de cowboy peint à même les briques des façades, enseignes diverses. Sur un parking, il y a également une grande fresque qui indique « Livingston, Original Rail Gateway to Yellowstone ». Elle est pleine de symboles et des choses typiques de la région. Les portes d’une boutique sont faites de vitraux très colorés, retraçant des activités de l’Ouest (pêche, bataille d’indiens…) ! Nous apprécions cet arrêt !
Nous voilà repartis. C’est ici que nous descendons normalement vers Gardiner pour rejoindre l’entrée Nord-Ouest de Yellowstone. Mais nous continuons vers Billings, et bifurquons vers Roberts. Pourquoi ce choix ? La Beartooth Hwy – US 212 🙂 Elle est reconnue comme l’une des plus belles routes panoramiques américaines, et c’est en partie ici qu’ont été tournées certaines scènes du fameux film évoqué plus haut ! Jusqu’à Roberts, les cultures se succèdent, les ranchs aussi. On croise un grand troupeau de pronghorn qui semble bien profiter des champs fraichement fauchés. A Roberts, BUMP le retour ! Des travaux tout au long du village. En plus, la météo se dégrade…
Nous arrivons à Red Lodge vers 15h30. Nous avons prévu de marquer l’arrêt dans ce village. Pour visiter bien sûr ! Mais notre voiture en a décidé autrement ! Un voyant clignote et elle indique CHANGE ENGINE OIL… On ouvre le manuel de la voiture pour comprendre tous les combien de temps, il est nécessaire de faire une vidange. Et surtout, on appelle Hertz. La personne au téléphone tente de nous localiser avec nos informations. Effectivement, nous sommes un peu pommés, loin de toutes grandes villes, impossible d’accéder à la première demande : ramener le véhicule chez Hertz. Du coup, l’homme nous indique l’adresse d’un garage à Red Lodge. Il nous dit de régler la facture, que Hertz remboursera au retour de la location, il ouvre un dossier à notre nom. Satisfait de la réponse, bien qu’ennuyés de ce contretemps, on se rend au garage. Par chance, ils peuvent s’occuper de notre voiture tout de suite, et cela ne prendra que 20min ! On règle la facture, et on fait remarquer qu’il y est inscrit Chevrolet Suburban et non Chevrolet Tahoe. Il explique que l’huile est la même donc ça n’a pas d’importance… Mais si on avait su pourtant ! A 16h20, la voiture est prête, nous nous arrêtons un peu plus loin pour parcourir à pied Brodway Street. Là encore, que d’enseignes typiques, de devantures… tout est très coloré. On en profite pour faire un peu de shopping, notamment chez Harley Davidson 😉
17h30, à la sortie de Red Lodge, nous arrivons très vite sur la Beartooth Hwy, si vite qu’on loupe d’ailleurs le beau panneau de bois. Raph fait un demi-tour, c’est trop bête !
On entre au cœur des montagnes. La route descend un peu puis rapidement, on entame des serpentins qui montent, qui tournent, qui montent !!! Attention au vertige et aux malades en voiture ! La route est panoramique en permanence. Nous arrivons à 2804m, Rock Creek Vista Point. Une vue incroyable sur la vallée. A cette heure, la brume est très présente et les rayons du soleil s’y reflètent. Mauvais timing pour les photographes ! Nous marchons quelques dizaines de mètres pour atteindre le point de vue. Les petits chipmunks ont envahi les lieux. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ici, ils ne sont pas farouches ! Le temps de faire une photo, et l’un d’entre eux est monté sur ma chaussure ! Au point de vue, les falaises sont abruptes. Nous apercevons une biche essoufflée. Peut-être a-t-elle tenté d’échapper à un prédateur ? Elle ne semble pourtant pas sortie d’affaire, elle est dans un pierrier instable. La nature est parfois cruelle.
Nous reprenons la route et passons pour un moment dans le Wyoming. Nous nous arrêtons au bord des Twin Lakes. Il y a encore un peu de neige sur les sommets alentours. Le paysage a changé. Là où la première partie de la route traverse des forêts de résineux, il n’y a maintenant plus un seul arbre. De vastes étendues de roches, et de végétation basse, jaunie par le soleil. A partir de là, nous avons l’impression de traverser des décors du Seigneur des Anneaux. Le ciel est orageux, mais le soleil toujours présent. Une atmosphère un peu étrange accompagne notre route.
Nous passons Beartooth Pass Summit – 3337m. Une nouvelle série de lacets nous fait cette fois descendre. La vue au loin sur Long Lake est superbe. Un panneau nous indique ensuite This is Grizzli Bear Country. Au moins, on sait à quoi s’en tenir !
Nous arrivons à Top Of The World Store vers 19h00. La boutique est fermée, mais pas à cause de notre arrivée tardive. Elle est exceptionnellement fermée ! Aucune raison d’évoquée. Des fenêtres laissent entrevoir des souvenirs placés là en bric à brac ! 35min plus tard, nous sommes à Beartooth Lake. Le paysage se reflète dans ces eaux calmes, toutes les couleurs ressortent, malgré les nuages.
On continue notre route. Les résineux réapparaissent. Le soleil se couche au loin, derrière les sommets escarpés. On dirait presque un dessin. Nous passons à nouveau la frontière du Montana.
Vient ensuite Cooke City, mais nous avons préféré faire encore quelques kilomètres jusqu’à Sliver Gate. La nuit tombe, sur la route, nous croisons un coyote qui traverse dans un sens, avant de faire demi-tour ! Nous nous rendons au Silver Gates General Store pour récupérer les clés de la cabane de bois que nous avons réservé pour la nuit. Le bâtiment est tout en bois, et décoré de manière farfelue ! Il y a de tout ! La jeune fille qui nous accueille est vraiment sympathique. Elle nous explique où trouver notre cabane, et également de quoi diner si nous le souhaitons.
Ce fut encore une belle est longue journée. Il est 20h. Nous prenons possession de notre cabane. Elle est tout équipée, au top ! De quoi faire un BBQ dehors, une kitchenette bien fournie à l’intérieur. Maman prépare un repas bien chaud et tout le monde au lit !
Bonjour Anaïs,
Je plussoie : super carnet, très bien raconté !
Tu nous fais voyager dans des coins qu'on ne connaît pas et ça fait du bien en ce moment 😉 Merci
Très contente de lire un carnet sur le NO des USA.
Nous y étions aussi 24 jours du 20 juillet au 15/08/2019. Nous avons été aussi dans certaines de vos destinations. Nous avons bien aimé les états du Washington et de l'Oregon avec Crater Lake, Le Parc du Mt Rainier, Le mT St Helen + une semaine sur l'île de Vancouver.
Je ne fais pas de carnet, mais j'adore les lire...
Prête à lire la suite, j'embarque...😉
Il est 7h quand nous sortons de notre cabane en bois ! Il a plu cette nuit et nous sommes en forêt, il fait froid et humide. Mais on aperçoit du ciel bleu, donc une belle journée s’annonce ! On se rend au General Store pour le check-out et on prend une boisson chaude comprise dans le prix de la nuit. Raph se trouve aussi un beau couteau (il en a une collection incroyable !). Encore une très bonne adresse 🙂
Une bonne heure plus tard, nous sommes en route. L’entrée Nord-Est de Yellowstone NP n’est qu’à quelques kilomètres. Cette fois, nous laissons le Montana derrière nous. Le panneau du parc apparaît ! C’est la deuxième visite pour Raph et notre mère, la troisième pour moi. Et pourtant, rien ne change. Toujours autant d’excitation et de magie, rien qu’à la vue du panneau 😊 On prend le temps des traditionnelles photos, nous sommes tout seul. L’US 212 continue jusqu’à Tower Junction et traverse toute la Lamar Valley.
Nous sommes super contents. En 2017, la neige nous avait empêcher de randonner et visiter la partie Nord de Yellowstone. Alors c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous rejoignons le parking de Slough Creek Trail.
La NE Entrance Road longe Soda Butte Creek. Le niveau de l’eau à cette époque de l’année est plutôt bas. On croise nos premiers troupeaux de bisons. Qu’est-ce qu’ils sont nombreux, encore plus que dans la Hayden Valley ! Comme à leur habitude, ils aiment stagner sur la route ! En septembre, les petits du printemps ont déjà perdu leur beau pelage roux, ils ont la couleur de leurs parents. Nous sommes régulièrement arrêtés jusqu’à Soda Butte Cone, reste d’un geyser aujourd’hui éteint.
On s’arrête quelques minutes au départ de la rando de Lamar River Trail. Là encore, il nous fallait faire des choix, mais on s’aventure tout de même sur les premières dizaines de mètres pour approcher Soda Butte Creek. Les fleurs jaunes, le cours d’eau, et plus au loin les sommets de la caldeira, c’est très beau 🙂
On voulait s’arrêter au Lamar Buffalo Ranch – Ranger Station pour demander quelques infos. Mais tout est fermé. On se demande même si ce lieu accueille du public ? On poursuit donc notre route.
Il est 9h25 lorsque nous passons le panneau du camping de Slough Creek, c’est là qu’il faut prendre à droite ! Petite pause toilettes, de toute façon, le chemin qui s’enfonce dans la nature est envahi…par les bisons ! Je dis chemin, car la route n’est pas pavée. Mais elle est tout à fait carrossable, attention peut-être juste s’il a beaucoup plu les jours passés. On remonte en voiture, on s’engage sur Slough Creek Rd. Il n’y a pas tant de monde que ça, mais assez pour créer une file de voitures qui patiente ! Les bisons s’approchent vraiment très près des voitures. On garde toutes les portes et fenêtres bien fermées. Les animaux prennent leur temps. Les petits, les mères, les gros mâles, nous en voyons un visiblement très mal en point. Là encore, on se dit que la nature est parfois cruelle, mais c’est le cycle de la vie. Les mâles mugissent, beuglent, soufflent ! ça ne donne pas envie de se mettre en travers de leur route ! Peu à peu, le troupeau traverse enfin entièrement.
Nous arrivons au parking de Slough Creek Trail vers 10h00. Ce trail est un aller/retour, de plusieurs dizaines de kilomètres, qui remonte jusqu’au Montana ! Nous voulons consacrer 3h environ à cet endroit, donc nous partons avec l’idée de faire demi-tour au bout d’1h30 de marche. Les premières dizaines de mètres grimpent un peu ! Mais une fois en haut, quelle vue ! Yellowstone à perte de vue ! Nous marchons jusqu’au gîte de Slough Creek Patrol Cabin (environ 3km). Après avoir franchi la petite colline, le trail redescend à travers feuillus et résineux jusqu’à Slough Creek. On croise un mule-deer, il nous voit venir de loin et nous surveille ! Lorsque nous approchons de la rivière, on se permet de sortir du sentier pricipal en suivant un sentier secondaire qui nous mène à l’eau. Le sentier a sans doute été tracé par les pêcheurs. On en croise deux ici. L’un nous explique venir régulièrement pour se distraire, il habite à proximité, quelle chance 😎 Nous n’avons marcher qu’une heure, mais plutôt que de poursuivre, nous décidons de profiter du lieu. C’est tellement magnifique et calme. Le paysage se reflète dans l’eau, et mis à part les pêcheurs, nous sommes seuls. Le soleil et le ciel bleu sont de la partie. Il ne manque rien. Yellowstone dans toute sa splendeur ! Quelle chance pour nos premières heures dans le parc.
Après 30 à 40 min passées au bord de l’eau, nous rebroussons chemin. Le long de l’eau, on croise plusieurs petites grenouilles. Attention où vous mettez les pieds, elles sont parfaitement camouflées et arborent les couleurs du sol ! Un peu plus loin dans la végétation dense, au sol, on entend bouger. On s’arrête et on attend quelques minutes. C’est une marmotte qui prend son repas ! On ne bouge pas, pas de bruit, elle nous a vu mais ne semble pas plus perturbée que ça ! Elle choisit les fleurs qu’elle mange, c’est marrant à observer.
On retrouve la voiture 3h après l’avoir quitté. Le soleil tape fort alors on place la voiture de sorte de se servir de l’ombre de notre coffre ouvert pour pique-niquer. C’est un superbe endroit. Avant notre départ, nous croisons des rangers avec plusieurs chevaux. Il semble que des ballades soient organisées au départ de Slough Creek. A creuser !
Nous reprenons la voiture pour environ 20min. Et là encore, des bisons, des bisons, toujours des bisons ! Nous nous garons au parking de River Picnic Area trail. Comme son nom le laisse deviner, cet endroit est entièrement aménagé pour les repas ! Mais on ne regrette pas notre couverture de pique-nique 😛 On se crème et on se prépare. Et là ! Orage ! Et oui, la météo ! L’Imprévisible de Yellowstone ! Raph pense pendant quelques minutes à entamer la rando malgré ça. Et puis finalement, on trouve cela risqué. On reste bien sagement dans la voiture comme tous nos voisines d’ailleurs ! Heureusement, ça n’est qu’un orage, quelques dizaines de minutes et les rayons du soleil reviennent.
C’est parti pour notre seconde rando de la journée, River Picnic Area Trail que nous décidons de coupler avec un morceau de Specimen Ridge Trail. Cela implique pour faire une boucle complète de marcher quelques kilomètres sur la route principale au retour. Les deux trails couplés font 6,6Km dont 1,2Km sur la route. Specimen Ridge Trail fait en entier vous mènera jusqu’à Soda Butte Cone. Attention par contre, entre mai et juillet (en gros), ce trail ne peut être fait en entier, car le niveau de Soda Butte Creek est trop haut pour être traversé. Nous voilà donc partis. Quelques mètres à grimper, et nous nous retrouvons à surplomber Yellowstone River. C’est splendide !
Le trail longe la rivière sur environ 2Km. Après une dizaine de minutes de marche seulement, le ciel s’assombrit à nouveau, le vent se lève !... Aïe aïe aïe ! 😕 Nous ne sommes pas les seuls à s’être aventurés sur cette rando après l’orage de tout à l’heure. Beaucoup à ce moment font demi-tour. De notre côté, on a trouvé un très gros rocher où s’abriter du vent. On enfile nos polaires, on équipe les sacs à dos avec les housses de pluie… et on attend ! C’est sans doute le même orage que tout à l’heure, il semble plus loin. Mais on a tout de même la pluie et le vent. Juste aucun éclair. C’est pour ça qu’on se permet de ne pas rebrousser chemin. Un petit quart d’heure plus tard, tout va bien ! On se remet en route. La température a chuté par contre, le short est un peu juste !
On surplombe toujours la rivière. Les flancs du canyon sont colorés de blanc et de jaune. De la fumée s’échappe à certains endroits. Le trail nous mène en face de Calcite Springs Overlook. A cet endroit, on peut voir aussi des ensembles de colonnes de basalte témoignant d’une activité volcanique passée. Avant de tourner à gauche et d’emprunter la fin de Specimen Ridge Trail, nous avons un point de vue extraordinaire sur Yellowstone River. On la voit serpenter au loin dans le paysage. C’est superbe.
On continue notre chemin qui est désormais remplit de grosses sauterelles, toutes noires ! On se sert des bâtons de marche pour les éloigner un peu, enfin ON, mon frère quoi ! 😇 😉 On a encore de belles vues sur la rivière. 15h45 on entame les derniers kilomètres de Specimen Ridge qui nous ramènent vers NE Entrance Rd. Nous marchons à travers les plaines de Yellowstone, entouré des collines avoisinantes. On voit loin, et on voit sur notre chemin… un troupeau de bisons ! Ils sont encore loin et ils se déplacent. Nous ne les croisons finalement pas. Nous pouvons par contre observer de près les nombreux trous qu’ils font dans le sol, lorsqu’ils se roulent parterre. Nous passons un petit plan d’eau avec des canards avant de rejoindre la route. Raphaël détache la housse de pluie de son sac car elle est jaune fluo. Il l’attache sur lui à l’avant, on sera mieux vu par les voitures. Nous marchons le plus à l’écart de la route que nous pouvons et sommes surpris très positivement du comportement des automobilistes. Il n’y a pas une circulation intense, donc toutes les voitures qui nous croisent roulent carrément sur la voie d’en face pour nous éviter. On apprécie, et on se sent parfaitement en sécurité. On passe deux points d’eau entourés de fleurs, et nous revoilà à la voiture. On aura mis un peu moins de 3h pour faire cette boucle. Il est possible de la faire bien plus rapidement c’est certain, si vous n’êtes interrompus ni par l’orage, ni par les oiseaux, ni par les bisons 😉 il y a très peu de dénivelé, c’est une belle balade. On recommande !
Il est environ 17h et nous partons pour rejoindre enfin Grand Loop Rd et le cœur de Yellowstone. En chemin, on s’arrête à la traversée de Yellowstone River pour faire quelques photos. Le soleil est revenu et fait ressortir le bleu de l’eau. On passe Roosevelt, direction Mammoth Hot Springs. Nous marquons un premier arrêt pour aller voir Petrified Tree. Il était au programme de 2017, lors de la rando de Lost Lake, mais les ours nous avaient empêché d’y arriver ! C’est un arrêt d’une dizaine de minutes, alors ne pas hésiter ! Il ne reste aujourd’hui qu’un tronc pétrifié les autres ont été volés malheureusement. Le survivant est entouré d’une grille qui empêche les visiteurs d’approcher trop près et de la dégrader.
On reprend la route nord du parc. Toujours aussi magnifique, on passe Blacktail Pond et sa forme si reconnaissable. Vers 18h, nous arrivons sur le parking de Wraith Falls, une ballade de 1,6Km aller/retour. Quelle chance ! Un arc-en-ciel se dessine sur le paysage du Yellowstone. Quelle beauté ! Nous mettons une dizaine de minutes pour arriver aux chutes de Wraith Falls. A cette époque, le débit n’est pas très important. Mais c’est une petite balade au coucher du soleil, et sans difficulté, parfait pour clore cette première journée.
Ce soir, nous dormons dans une cabin au Mammoth Hot Springs Hotel. Les travaux sont terminés. Nous visitons le grand hall, tout neuf. C’est très beau, nous trouvons cependant que cela manque un peu de charme. On s’accorde un moment shopping à la boutique de l’hôtel. Cela fait 5 ans maintenant que j’ai vu pour la première fois, une belle lampe ici à Yellowstone. J’ai attendu, attendu, et eu la chance de revenir découvrir ce parc. Cette fois, je m’offre ce beau cadeau, ce beau souvenir d’un lieu que j’aime tant. Nous partons ensuite vers notre cabin. Nous sommes un peu éloignés cette année, dans les cabanes du pourtour extérieur. Si c’était à refaire, nous préciserions que nous souhaitons une des cabanes intérieures, elles donnent sur un petit jardin où courent les squirels et chipmunks. Nous arrivons à notre cabin, mais un elk a pris procession du palier avec son petit ! On les laisse s’éloigner tranquillement. Puis on s’installe. Une bonne douche, et nous allons dîner au Mommoth Dinning Room. Nous sommes toujours bien reçus et très satisfaits des repas 🙂
Merci pour ce très beau carnet et ces belles randonnées. C'est bon de pouvoir s'évader en ce moment. Nous avons fait une boucle ressemblante mais dans l'autre sens en 2016 dans ces territoires, c'est un délice de s'y replonger.
6h50 les bagages sont chargés. On prend le temps de savourer un bon petit déjeuner sous notre porche, cette fois les elk nous laissent la place ! De notre cabin, on peut voir les terrasses fumantes de Mammoth, et le soleil qui les illumine doucement. Avis aux photographes, le soleil touche les terrasses vers 7h30 environ, nous sommes le 31/08 !
Après ce beau spectacle matinal, nous nous mettons en route vers le parking de Wraith Falls. Oui comme la veille, vous avez bien lu 😉 En fait, j’ai égaré l’une de mes boucles d’oreilles à cet endroit (on a deviné cela grâce aux photos !), nous tentons notre chance pour la retrouver. Malheureusement rien du tout… Cette petite parenthèse de 30min nous permet tout de même d’avoir une très belle vue sur les terrasses, notamment sur Canary Spring, lors de notre retour vers Mammoth. Hors de question d’être trop malheureuse ! Raph dit qu’il me fabriquera un pendentif avec la boucle d’oreille restante 😊
Nous garons la voiture au pied de Liberty Cap. Impossible de quitter Mammoth sans un tour par les terrasses. Cet endroit est fabuleux. J’ai la chance d’y être pour la troisième fois, et pourtant, à chaque passage, c’est différent. L’activité géothermale entraine de tels changements dans les couleurs, les formes… Cette année, nous sommes très surpris par l’absence importante d’eau. Et qui dit moins d’eau dit moins de couleurs, et des paysages qui se fissurent, s’effritent et s’effondrent même parfois. Une fois encore les changements climatiques sont au cœur des discours des rangers, qui utilisent l’éducation comme un moyen de lutte à long terme. Nous y étions pour la dernière fois en juin 2017. Et que d’étendues grises cette fois… que de formations fissurées. On se demande d’abord si peut-être ce n’est pas la normalité, après tout nous sommes en fin d’été. Mais non, ce n’est pas ça. Mammoth est réellement asséchée cette année nous explique-t-on. Nous passons Palette Spring, resplendissante. On n’en dit pas autant de la coulée d’Highland Terrace, de Grassy Spring, ni même de Canary Spring. Le phénomène physique est toujours aussi extraordinaire. Nous sommes juste désolés de voir de telles étendues asséchées à ce point. Après 2h passées sur les passerelles, nous regagnons la voiture en descendant par Minerva Terrace.
Nous faisons un petit tour au General Store, shopping et de quoi manger pour ce midi. Nous quittons Mammoth Hot Springs en passant devant Canary Springs. La vue depuis la route est la plus grandiose !
Ce soir, nous dormons à Canyon. Mais nous décidons de bousculer un peu le programme à cause de la météo. En effet, lors de notre dernière visite, entre les tempêtes de neige, la brume, les nuages, autant dire que maman et Raph n’ont encore jamais eu le droit au sublime Grand Prismatic. En plus, la passerelle était encore en construction, impossible donc de prendre de la hauteur. Aujourd’hui, nous avons un ciel bleu comme il est difficile d’en rêver ! La passerelle est terminée. Nous décidons donc de ne pas louper cette occasion de nous rendre au Grand Prismatic. Nous passons le départ de Bunsen Peak Trail, déjà loupé il y a 2ans, ça sera encore pour une prochaine fois !
Nous nous arrêtons vers 10h45 à Roaring Mountain, la montagne qui fume. Et pour une fois, elle fume bien 😛 Nous continuons vers le sud. C’est la première fois qu’on emprunte la portion du Loop entre Artist’s Paintpots et Fountain Paintpot, en gros autour de Madison. Nous adorons cette route. Petit arrêt à Chocolate Pots, Yellowstone ou l’art de faire surgir de la beauté un peu partout ! Cette coulée qui se jette dans Gibbon River porte très bien son nom : orange, chocolat, brun foncé et tous les intermédiaires dans ces teintes ! On passe Beryl Spring. Elle est d’un beau bleu transparent, mais la fumée à la surface nous empêche de la voir vraiment correctement. La route défile, c’est très vert, on suit Madison River puis Firehole River. Au loin, la fumée s’échappe des sols à Fountain Paintpot.
Nous arrivons au parking de Fairy Falls un peu avant midi. Comme il fallait s’y attendre, il est plein à craquer… Je ne saurai trop vous recommander, comme dans beaucoup de parcs, de vous lever tôt pour les endroits les plus touristiques ! On se range gentiment dans la file de voitures qui patiente pour une place. Et puis finalement, rien n’avance. On a vraiment l’impression de perdre notre temps, alors que des merveilles nous attendent ! Du coup, on rebrousse chemin vers le parking du Grand Prismatic (inutile de préciser que là aussi, la file d’attente est très, très, très longue). Mais entre les deux parkings, il y a plusieurs endroits destinés à des arrêts point de vue. Et sur le premier que nous croisons, et bien il n’y a qu’une voiture ! Nous sommes à 700m du parking de Fairy Falls, nous n’hésitons pas une minute. On préfère marcher quelques minutes de plus, plutôt que de patienter des dizaines de minutes dans la voiture à attendre.
Sac à dos, crème, eau, une barre de céréales : Grand Prismatic, Funny Family is back 😎 Nous traversons les écoulements de Rabbit Creek, avant de rejoindre le parking de Fairy Falls. Les deux piscines qui le bordent sont pleines de couleur, et par chance, pas de fumée à la surface, on en profite pleinement. On profite ensuite de très belles vues sur la Firehole River, et Rabbit Creek qui s’y jette. On poursuit le chemin, jusqu’à la nouvelle jonction qui nous permet maintenant de prendre de la hauteur et de profiter pleinement du Grand Prismatic. Il fait très chaud, mais nous sommes pressés donc nous montons assez vite 😉 Arrivés en haut, c’est de la folie ! Dans tous les sens du terme ! Nous sommes ébahis du spectacle offert par la nature, pas de fumée à la surface, un beau soleil, le Grand Prismatic tel qu’on le rêve…enfin presque. Avec un peu, non beaucoup trop de monde à notre goût ! Les gens se bousculent pour prendre des photos, se poussent pour 10cm de barrière à eux… Cela gâche un peu le spectacle… Et malgré la beauté des lieux, nous ne restons pas longtemps ici. Pas question de partir, mais nous allons tenter de nous isoler un peu. On entame notre descente du côté opposé à celui de notre arrivée. Et finalement, quelques mètres suffisent à nous éloigner de la foule massée sur la passerelle. Certes, ici, les résineux bouchent un peu la vue. Mais après tout, ils font partie du paysage. Et puis au moins, nous sommes seuls ! Nous sommes tellement contents de le voir enfin !
En 2015, j’ai eu la chance de le voir encore bien différemment. Nous nous étions levés très tôt. Et la passerelle n’existait pas encore. Nous avons rencontré un vieil indien sur Fairy Falls Trail. Il vivait à proximité de Yellowstone et venait souvent l’admirer. Il nous avait indiqué d’où en profiter au mieux. Et voilà :
Cette fois, le temps passe, et c’est nos estomacs qui nous font quitter les lieux 😛 On rebrousse chemin, on fait quelques photos de la merveille vue du sol on décide cependant de ne pas retourner sur la passerelle au niveau même du Grand Prismatic. C’est tellement beau vu d’en haut ! On rebrousse chemin vers Madison et on prend à gauche sur Foutain Flat Dr. On s’arrête pour manger à Nez Perce. Il y des tables de pique-nique au bord de la Firehole River, c’est un endroit au top pour le déjeuner. Nous sommes un peu dérangés par une famille très nombreuse, de plus de quinze personnes, qui vont même se baigne, et pas en silence !
A 15h45, nous sommes prêts à parcourir les passerelles de Norris. Nous les connaissons, mais comme à Mammoth, la beauté de Yellowstone, c’est aussi de pouvoir voir les mêmes lieux plusieurs fois, car tout évolue, tout change perpétuellement. Nous commençons par Norris Back Basin. La belle Emerald Spring, puis Steamboat Geyser et Echinus Geyser. Ici aussi, nous trouvons le parc plus sec qu’il y a deux ans. Nous passons Green Dragon Spring, il y a très peu d’émanations de souffre cette fois. Après de belles piscines bleu opaque, nous assistons à une éruption d’un petit geyser 🙂 Les bruits qui précèdent l’éruption sont toujours aussi mystérieux !
Il est 17h15 quand nous descendons sur Porcelain Basin. Le ciel est toujours bien bleu, alors la vue globale du site est particulièrement splendide ! On commence par Crackling Lake, d’un vert franc, c’est la première fois que je le vois ainsi. A ce moment, pause médicale 😕 Raph attrape une écharde ! La deuxième moitié de la passerelle est bien plus sèche elle aussi. Elle est donc bien moins colorée. On passe ensuite Colloidal Pool et Blue Geyser, qui tiennent toutes leurs promesses ! Un bleu ciel magnifique ! On arrive ensuite sur une étendue de couleurs à perte de vue : blanc, jaune, orange, bleu, marron… parsemés de points d’eau bouillonnant et de petits geysers. Nous n’avions jamais marché jusque-là, et nous ne regrettons pas cette partie de la passerelle.
Nous reprenons la voiture vers 18h00 pour traverser le milieu du Loop, destination : Canyon Lodge. Après 30min, nous arrivons au General Store de Canyon Village. Nous y trouvons de l’eau chaude en libre accès pour notre repas, et mangeons sur une table à l’extérieur. Mais à l’ombre à cette heure, il ne fait pas chaud ! Un petit tour dans le magasin Outdoor et on passe récupérer les clés de notre cabin.
Il est 20h15 lorsque nous arrivons. Les bâtiments sont dispersés dans les arbres. Il y a plusieurs chambres dans chaque bâtiment. Le mobilier est tout en bois, c’est très mignon. La salle de bain nous intrigue un moment, il y a un minuteur à côté de la porte et un interrupteur qui allume une lumière toute rouge ! Il semble que ça soit pour réchauffer la pièce finalement.
Un tiers du voyage a passé, on prend un peu de temps pour mettre de l’ordre dans nos bagages. Une couverture de plus sur les lits car il ne fait pas chaud, et hop on éteint !
Un joli carnet, comme le précédent... dont nous avions profité pour préparer notre dernier voyage.
Et nous sommes très contents de voir la Slough creek river. En juillet 2018, les moustiques nous avaient contraints à faire demi-tour sur ce trail pourtant bien sympathique (fleurs, chiens de prairies, paysages, calme) et nous n'avions pas atteint la rivière ! Nous avions aussi croisé des randonneurs à cheval. Très attirante aussi la balade sur les hauteurs de la Yellowstone river : idée pour un prochain voyage...
On continue de s'évader avec vous...
Christelle
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
USA 2014 / ECOSSE 2015 / ESPAGNE 2017 / USA 2018 / Bientôt Madère2021&Lanzarote2025
Le Mt Rainier et le Mt St Helens restent les deux grands absents de notre boucle. Heureusement, il y a les autres carnets dont le vôtre pour continuer l'évasion 🙂
Un joli carnet, comme le précédent... dont nous avions profité pour préparer notre dernier voyage.
Merci beaucoup Christelle 🙂
Et nous sommes très contents de voir la Slough creek river. En juillet 2018, les moustiques nous avaient contraints à faire demi-tour sur ce trail pourtant bien sympathique (fleurs, chiens de prairies, paysages, calme) et nous n'avions pas atteint la rivière ! Nous avions aussi croisé des randonneurs à cheval.
Effectivement, le plus beau du trail débute à la rivière. Nous aurions aimé poursuivre encore bien plus loin. C'est dommage pour les moustiques, c'est toujours imprévisible ce genre de choses. De notre côté, ça faisait depuis 2015 que les intempéries nous empêchaient de faire cette rando. N'hésitez pas à la reprogrammer un jour si vous en avez l'occasion, les paysages le méritent !
Très attirante aussi la balade sur les hauteurs de la Yellowstone river : idée pour un prochain voyage...On continue de s'évader avec vous...
Christelle
L'avantage ici, c'est vraiment l'accessibilité. C'est une ballade, plus qu'une rando, donc particulièrement agréable 🙂 et sans doute encore plus sans un orage !!!
Ce matin, je ne suis pas au top, j’ai dû attraper froid lors du repas hier soir. J’ai mal à la gorge, et ça ne présage rien de bon, je suis une professionnelle des angines… 🏴☠️ particulièrement en vacances, sinon, c’est pas drôle... Un bon doliprane plus tard, c’est un peu mieux ! En route pour le canyon de Yellowstone.
Nous avons déjà eu l’occasion de parcourir South et North Rim, mais la météo était très capricieuse, et Uncle Tom’s Trail en travaux. Nous décidons donc de consacrer à nouveau quelques heures à cet endroit grandiose.
Nous arrivons sur le parking de Uncle Tom’s Trail à 9h00. Mais là : « Uncle Tom’s staircase closed due to hazardous conditions »… sans doute les orages de la veille… 😕 Pas de chance, nous sommes un peu déçus. Nous profitons quand même de l’espace totalement réaménager à cet endroit. Il y a un beau point de vue sur Upper Falls. Nous faisons ensuite quelques dizaines de mètres le long de South Rim Trail. Il y a beaucoup d’arbres, on voit peu le canyon donc on ne s’éternise pas.
9h30 quelques minutes d’arrêt à Artist Point. Quelques minutes car ce point de vue est une usine à touristes, dès le matin. Là aussi, on se fait bousculer alors qu’on observe tranquillement la vue… Certains auraient bien besoin d’un rappel des règles élémentaires de politesse. Car tout ce qui compte, c’est visiblement le prochain selfie qu’ils publieront sur les réseaux sociaux. La beauté des lieux et le respect des autres, ils verront plus tard ! Cela mis à part, 😇 la vue est vraiment incroyable. Nous avons du soleil cette fois. Les rayons qui frappent Lower Falls créent un arc-en-ciel au niveau de Yellowstone River. A cette heure-ci par contre le canyon est encore à l’ombre. De l’autre côté cependant, les couleurs ressortent déjà sur les flancs du canyon, du rouge, de l’orange, du blanc, du jaune, le vert des résineux 🙂
Puis direction cette fois, la North Rim. Nous arrivons à Lookout Point vers 10h15. Ce point de vue sur Lower Falls est lui aussi impressionant. On est beaucoup plus près des chutes qu’à Artist Point. Cette année, comme il fait beau, on décide de faire la petite balade qui descend à Red Rock Point. C’est vraiment très mignon. Mais quand on voit à la vitesse où ça descend, on s’affole un peu en pensant à la remontée 😉 Nous mettons 15 à 20min pour descendre. Une fois en bas, il y a très peu de monde, même pas une dizaine de personnes. On profite pleinement des Lower Falls. D’ici, on voit parfaitement le point d’arrivée de Brink of Lower Falls. On entame la remontée en évitant de regarder Lookout Point, là-haut sur la falaise 😎 Et finalement, nous montons aussi vite que nous sommes descendus, excepté le fait que cette fois, nous ne marquons pas d’arrêt photo ! Petite collation à la voiture, que ça fait du bien !
Nous nous accordons jusque midi pour profiter de Grandview Point et Inspiration Point. Là encore, les travaux sont terminés. Et ils n’ont pas rigolés avec les rénovations. Les points de vue sont grands, très accessibles, fait de pierres et de bois dans la mesure du possible. Il y a également des aménagements pour les personnes à mobilités réduite. Sur les points de vue eux-mêmes, que dire… des vues sur le canyon, toujours aussi spectaculaires. Peut-être me permettrai-je un conseil si vous n’avez que peu de temps, préférez Inspiration Point à Grand View Point. La Yellowstone River serpente au loin, et de l’autre côté, le canyon vous éblouit de ses couleurs.
Retour à Canyon Village, au Soda Foutain pour le déjeuner. Un bon burger, une photo de maman devant un Yellowstone Bus, et un doliprane plus tard, nous voilà prêts pour une belle après-midi.
Nous quittons la région de Canyon vers 13h15. Direction Old Faithfull. Aujourd’hui sera notre seule et unique traversée de la Hayden Valley. Alors on a prévu du temps pour en profiter ! Et… on a bien fait ! Les bisons sont de sortie. Autant dire que cette partie du Loop est bien plus fréquentée que la route de la Lamar Valley, donc bouchon gigantesque à l’horizon ! Du coup, lorsque cela est permis, on marque des arrêts pour aller se dégourdir les jambes et faire de belles photos ! Les jumelles, surtout n’oubliez pas les jumelles ! Nous observons beaucoup d’oiseaux ici. Puis on arrive enfin au niveau des bisons. On reste à bonne distance, mais on ne peut s’empêcher de sortir de la voiture (toujours bien garée, attention, les rangers veillent !!!). Observer au loin, les troupeaux traverser les cours d’eau, les mères qui aident leur petit, les mâles qui se roulent au sol et soulèvent des quantités extraordinaires de poussière, les troupeaux qui vont boire en groupe, c’est un vrai documentaire qui se déroule devant nos yeux. C’est magique ! Nous sommes au niveau de Trout Creek.
Nous passons une petite heure entre Sulfur Caldron et Mud Vulcano. Nous prenons le temps de monter jusqu’à Black Dragon’s Caldron. Il n’y a pas eu d’éruption ici depuis longtemps mais il est indiqué « change is constant in Yellowstone ». Chrurning Caldron est en ébullition. On n’aimerait pas tomber dans cette immense marre de gadoue bouillonnante ! La passerelle traverse ensuite une zone où les arbres morts ont été laissés là, seuls quelques troncs ont été sciés pour laisser passer le chemin. On redescend sur le célèbre Dragon’s Mouth Spring, pas très bruyant aujourd’hui !
Nous voilà repartis. On marque un arrêt à Pumice Point, au bord du Yellowstone Lake. Le soleil commence à descendre sur l’horizon. Les rayons qui frappent l’eau du lac créent des reflets dorés à la surface. Il y a une petite plage de galets, jonchée de bois flotté. On s’assied un moment. Au loin, on voit les forêts qui s’embrasent, les nuages de fumée. Comme souvent l’été, les incendies font rage. Un panneau provisoire nous explique l’impact écologique des incendies. L’écosystème et la végétation du Yellowstone sont adaptés pour faire face au feu, parfois même, ils en dépendent. Il explique aussi que dans le parc, lors d’un feu, les rangers et autres, interviennent uniquement pour protéger ou sauver des vies humaines. Une carte indique les zones frappées par les incendies successifs depuis 1901.
Nous arrivons dans la zone de Old Faithtful en fin d’après-midi. Vers 17h30, on commence la petite passerelle de Biscuit Basin. Tout est encore bien ensoleillé malgré l’heure tardive. Saphire Pool mérite vraiment l’arrêt 🙂 Nous n’avons pas le temps de la rando vers Mystic Falls qui part d’ici. Il faut compter environ 2h pour la boucle de 6,5Km, on a trop trainé avec les bisons 😉
Dans la foulée, on fait Black Sand Basin. Il est 18h20 et cette fois, les bassins sont presque tous à l’ombre. Surtout Emerald Pool. Rainbow Pool et Sunset Lake perdent aussi de leurs couleurs avec le soleil couchant. Par contre, tout le temps que nous restons, Cliff Geyser nous offre une magnifique éruption au bord de Iron Spring Creek. C’est sublime.
On reprend la voiture et 10min plus tard, nous sommes au Old Faithful Lodge où nous passerons deux nuits. Nous dormons dans une cabin, tout proche d’Old Faithful 😏 Nous mangeons dans notre chambre ce soir, puis un petit tour dans le bâtiment de l’hôtel. On s’offre une bonne glace et on profite d’une expo photos sur Yellowstone évidemment 🙂
Je suis vraiment malade, j’ai de la fièvre et ma gorge est un champ de bataille. On quitte la cabine bien tardivement, juste pour aller chercher un peu à manger au fast-food du General Store. On passe également au Old Faithful Snow Lodge pour avoir l’accès au wifi et demander des conseils médicaux à notre père pour me mettre sous antibiotiques.
On retourne à la cabin en faisant un arrêt pour voir l’éruption du grand Old Faithful. C’est toujours aussi majestueux.
Je me sens de plus en plus faible. Je retourne m’allonger dans la cabin. Maman et Raph ne veulent pas me laisser. J’attendais cette journée avec tellement d’impatience, la météo est au rendez-vous, je suis très triste. D’être privée de cette journée, et surtout d’en priver ma famille. Ils restent donc à mes côtés toute la fin de journée, et ne sortiront que quelques minutes pour voir à nouveau Old Faithful au coucher du soleil.
Afin de vous donner tout de même une idée, voici le programme à la base prévu pour cette journée :
- Rando à partir du parking de Fairy Falls 10Km – 3h30 aller/retour
Ne pas se priver de remonter voir le Grand Prismatic au petit matin, il y a sans doute moins de monde
Fairy Falls
Imperial Geyser
Spray Geyser
- Les passerelles de Fountain Paintpot que nous avions vu sous la pluie battante en 2017
- Firehole Lake Drive
- Une balade sur les passerelles d’Old Faithful, poussée jusqu’à Mirror Pool si le temps le permet. La grande boucle jusqu’à la route principale (parking de Biscuit Basin) fait environ 9Km
Bien belle photo au coucher du soleil !
Nous n'avons pas eu cette chance.
Juste une question : vous n'emportez pas d'antibios lors de vos voyages ?
Nous prévoyons en ce qui nous concerne une pharmacie complète. Et une fois dans le dernier hôtel, avant le vol de retour, nous laissons le tout au manager de l'hôtel et au personnel, en expliquant chaque médicament.
Souhaitons que cette fatigue et cette fièvre se résolvent rapidement.
Il est 10h00 lorsque nous quittons notre cabin d’Old Faithful. Je suis vraiment très mal. Je m’allonge à l’arrière de la voiture avec des plaids.
J’oblige presque maman et Raph à marquer un arrêt à West Thumbs. Maman avait beaucoup aimé cet endroit la première fois qu’elle l’a vu. Ils entament donc la passerelle vers 10h50 et y passent environ 40min. Les travaux aux abords d’Abyss Pool sont terminés, on peut à nouveau approcher. Malheureusement, il y a pas mal de fumée en surface, ainsi que sur Black Pool.
Le niveau de Yellowstone Lake est bien plus bas que lors des autres visites, car ils peuvent voir tous les petits cônes des geysers sous-marins du bord du lac.
12h20 nous passons le panneau de l’entrée sud de Yellowstone. On s’arrête mais le cœur n’y est pas. Raph fait une photo du panneau en souvenir mais ils ne tiennent pas à en faire une sans moi 😊
Nous prenons maintenant la route, afin de rejoindre notre prochain parc, Grand Teton NP. Là encore, la photo du panneau ne se fait qu’avec Matouri, le hérisson international !
Nous nous garons à Colter Bay, pour aller déjeuner au John Colter’s Ranch House. La déco est vraiment très sympa, des bancs faits avec des roues de calèche, des sculptures métalliques sur le grand ouest… on y mange très bien. Je les accompagne pour avaler quelques gorgées de soupe et rejoins très vite la voiture pour m’allonger à nouveau au chaud.
Vers 14h30, nous nous engageons sur le Lakeshore Trail, une simple petite balade à plat, au bord de l’eau. J’ai envie de les accompagner. Mais je marche tellement lentement… La balade fait le tour d’une presqu’île et d’une petite île qui lui est attachée par un banc de sable et de galets. Nous ne faisons le tour que de la presqu’île. Et arrivés au niveau de l’amphithéâtre, je me sens si faible, que ma mère reste avec moi, et Raph accélère seul pour aller chercher la voiture et venir nous récupérer.
Encore une journée de gâchée par cette fichue maladie.... Nous continuons de descendre vers Jackson Hole où nous passons deux nuits. Sur la route, Raph et maman marquent quelques arrêts point de vue, pour profiter tout de même un peu. Quelle chance en plus, la chaine des Tetons est entièrement visible et bien dégagée : Willow Flats Overlook, Oxbow Bend, Snake River Overlook…
Nous nous installons dans notre cabane du Cowboy Village Resort vers 17h30. C’est un hôtel magnifique, très fleuri, parfaitement équipé. Je suis en larmes. J’ai mal partout et je suis tellement triste en même temps. Maman et Raph m’expliquent qu’il va falloir annuler notre programme de demain matin car je suis trop mal en point. Et demain matin… nous devions survoler les Tetons en montgolfière… En 2017, la météo nous avait empêché de réaliser ce rêve. Cette année, tout est réuni pour un moment magique… Et il faut annuler… mon cerveau et mon cœur fonctionnent à cet instant comme ceux d’un jeune enfant à qui on retire son doudou…
Même Kevin, de la société Teton Balloon Flights (balloonman@tetonballooning.com à l'attention de Kevin Morgan) est désolé. Il me souhaite un bon rétablissement. Nous demandons s’il est possible de décaler le vol d’un ou deux jours, malheureusement tout est complet…
Bien belle photo au coucher du soleil !
Nous n'avons pas eu cette chance.
Je me suis contentée de la photo également, mais effectivement, ils ont eu beaucoup de chance 🙂
Juste une question : vous n'emportez pas d'antibios lors de vos voyages ?
Nous prévoyons en ce qui nous concerne une pharmacie complète. Et une fois dans le dernier hôtel, avant le vol de retour, nous laissons le tout au manager de l'hôtel et au personnel, en expliquant chaque médicament.
Si bien sûr, notre papa est médecin, alors quand on part... c'est pharmacie complète ou rien 😉 nous avions avec nous plusieurs antibiotiques, et nous l'avons contacté pour savoir lequel serait le plus approprié (bien que vu le nombre d'angines que je fais chaque année, je commence à savoir...!).
Par contre, je n'aurai jamais pensé à laisser les médicaments sur place. C'est une bonne idée, il faut juste être certain que l'automédication ne peut pas être dangereuse.
Mon mari est dentiste donc idem pour les ordonnances.
Par contre, en laissant notre pharmacie au dernier manager des hôtels, il expliquait le plus clairement possible la prise d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires, etc...
Depuis 5 ans que nous nous rendons aux USA, tous semblaient avoir bien compris les explications de ces médicaments si onéreux pour eux...
Ce matin, c’est encore loin d’être le top, j’ai l’impression que notre voyage s’envole en fumée…
Je suis quand même un peu mieux avec les antibiotiques, donc maman et Raph s’absentent pour aller faire quelques courses au Walmart. Lessive également au retour à l’hôtel.
La cabane de bois est vraiment très belle, tout le mobilier est en bois, il y a un rocking chair moderne à l’extérieur ! Du coup, ils profitent de ce bel endroit.
Vers 13h30, je me sens enfin un peu mieux et capable de mettre un pied devant l’autre car la fièvre tombe. Ce n’est pas trop tôt…
En route pour quelques heures à Grand Teton.
Nous nous arrêtons un moment aux Moulton Barns, ces vieilles fermes mormones. Nous avions beaucoup apprécié cet arrêt en 2017. Nous ne voulons pas trop nous éterniser non plus, nous avons tout de même envie de voir un peu les lacs de Grand Teton.
Nous rejoignons Jenny Lake pour y faire une balade en kayak… mais nous arrivons une dizaine de minutes trop tard, ils refusent de nous laisser partir, décidément… 😮 Il est 15h05 !!!
Nous avons emporté de quoi faire un pique-nique. Nous marchons quelques dizaines de mètres le long de Cottonwood Creek pour nous éloigner du parking et de la zone touristique. Ici aussi, les travaux sont terminés, et tout est parfaitement aménagé. Nous trouvons un bord de rivière tranquille où nous installer. Il fait bon, on profite enfin de Grand Teton. On croise une ranger, et on s’interroge sur la possibilité de manger là où nous sommes, car ce n’est pas une aire de pique-nique. Mais en fait, aucun problème, tant que nous ne laissons aucun déchet, c’est évident. Nous passons un très bon moment à cet endroit. Raph et maman retirent les chaussures pour aller se rafraichir dans la rivière.
Sur le retour, nous nous arrêtons à Jenny Lake Store il y a des panneaux explicatifs sur les oiseaux, des ossement exposés, et tout un tas de livres intéressant 🙂 Il est 17h00 et nous faisons la fermeture !
Nous reprenons la Teton Park Road, pour quelques minutes jusqu’à String Lake. Nous avions prévu de faire le tour du lac, c’est magnifique, et la balade ne fait que 6km. Mais je me sens encore trop fatiguée pour faire ça, et puis hier soir, nous n’avons pas pu profiter du tout de Jackson Hole. On modifie donc nos plans, et nous partons aux abords de String Lake, pour quelques dizaines de minutes seulement. Déjà que de beauté, l’eau est transparente, et d’un beau vert. Des particuliers ont amené leur kayak. D’autres nagent tranquillement. A cette heure-ci, peu de monde, le soleil commence à descendre, c’est très paisible.
Nous sommes de retour à notre cabane vers 18h15. Une petite douche et nous partout à pied vers le centre de Jackson Hole. On ne se lasse pas de cette petite ville, elle est très pittoresque, bien que touristique. Ce soir, nous devions diner au Wild Sage, le restaurant du Lodge Rusty Parrot, c’était le cadeau d’anniversaire pour notre mère. Une surprise. Mais à cause de l’angine, Raph a préféré ne pas réserver en avance au cas où. C’est une adresse qu’on recommande tout de même ! Nous déambulons dans les rues comme bon nous semble. C’est agréable d’être à nouveau tous les trois, ces quelques jours m’ont paru une éternité.
Nous décidons de nous attabler au Million Dollar Cowboy Bar, sur Jackson Town Square. Ça a l’air d’être une attraction touristique, mais nous poussons la porte ! Le restaurant est au sous-sol. Après l’escalier, un long couloir vous mène à la salle du diner. Les murs sont remplis de photos de l’endroit à pleins d’époques différentes. Et les appliques sont toutes différents, toutes ornées d’une figure de l’ouest : cowboy, cowgirl, bison, homme pendant un rodéo… C’est très chouette ! Arrivés au comptoir d’accueil, le ton est donné ! Une toile humoristique avec un bœuf qui tire la langue, un beau couteau sur son socle, un porte bouteille en pistolet, une petite pancarte qui dit « Forget glass slippers, this princess wears boots » 😉 Nous sommes très bien reçus, il n’y a pas tant de monde que ça. Dans la salle de diner, il y a des tables de bois, et des petites alcôves où chaque famille est isolée. Les banquettes sont recouvertes d’un beau tissu cowboy. Au niveau du repas, vous pouvez commander à la carte bien sûr. Sinon, ils proposent un plat unique : de la viande de bison (au poids) avec une salade, des légumes. Nous choisissons cela, et nous sommes ravis, c’est succulent ! En entrée, on nous sert des petites chouquettes avec une sauce verte à mettre dessus, on se demande si on les mange correctement, on observe discrètement nos voisins de table 😛
Nous sortons vers 20h30. Un petit coup d’œil dans le bar, les tabourets sont des selles de cheval !!! Ambiance cowboy garantie !
Petite balade de nuit dans Jackson, tout est illuminé, il y a des guirlandes un peu comme à Noël, c’est très mignon.
Ça commence par le lointain souvenir d’une séance de cinéma scolaire, je n’avais pas 10 ans. Le film, c'était Les Cheyennes de John Ford. Depuis plus de trente…
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les…
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie) 1ère partie: de Los Angeles à Monument Valley voyageforum.com/... 2ème partie: de Goosenecks…
SEGO LILY Calochortus nuttallii L’Ouest USA... voyage forum...carnets de voyage sont des mots à forte résonance dont la tonalité éveille tous mes sens. Vos…
Suite en page 4 USA 2012 – Au long du Rio Grande J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je…
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...