J'ai trouvé l'adresse des hotels pas cher Chungking Mansion de Kowloon.
http://www.chungking-mansions.hk/
J'ai les guides GR et LP mais malgré tout choisir me semble bien difficile?
Avez-vous une expérience de ces lieux? Votre avis?
Faut-il aller sur place pour choisir?
Je compte rester à hk une semaine avec mes deux filles 9/12 ans.
Merci.
Olivier
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
...Sur le Westerdam de Holland America Line
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Bonjour à tous,
Ayant tout juste fini mes études, et après avoir brièvement visité la Norvège et l’Italie (une semaine chacun), j’entrepris la plus grosse partie de ma série de voyages : un mois en Chine. Je suis parti en solo, mais pour mon premier voyage en Asie, je profite de connaître plusieurs étudiants (chinois et français) sur place (à Pékin et Xi’An pour être précis) pour faciliter l’acclimatation et éventuellement, découvrir des choses qui passeraient inaperçues au touriste « lambda ».
Le décor étant posé, voici un résumé de mon parcours :
- Pékin (4-11 novembre) - Shenyang (12-13 nov) - Dandong (14-15 nov) - Shanghai (15-21 nov) - Xi’An (22-28 nov) - Guilin + Yangshuo (28 nov-3 déc) - Hong Kong (4-5 déc)
Je vais structurer mon récit par ordre chronologique, mais en ajoutant de temps à autre des anecdotes qui m’ont marquées, des réflexions personnelles ou des conseils que j’estime utiles à d’autres voyageurs, particulièrement s’il s’agit comme pour moi du premier contact avec la Chine.
Chapitre 0 : Les préparatifs…
La première étape fut l’achat d’un guide touristique (le Lonely Planet en l’occurrence) et la sélection de l’itinéraire. Ensuite, je commence à scruter les prix intéressants sur les billets d’avion. Je trouve finalement une offre à 550€ pour un aller Paris CDG – Pékin via Francfort et un retour Hong-Kong – Paris via Munich, avec la Lufthansa.
Astuce : certains sites de réservation, comme Opodo, permettent d’acheter en une seule fois plusieurs trajets même si les villes de départ et/ou d’arrivée sont différentes. Les prix sont en général plus intéressants qu’en achetant les voyages séparément.
Pour peaufiner mon itinéraire, je me renseigne sur les horaires des trains chinois (http://www.travelchinaguide.com/china-trains/) et les tarifs des vols intérieurs sur eLong et CTrip ; je trouve un Dalian-Shanghai à env. 38€ et un Xi’An-Guilin pour env. 60€ (au lieu de 160€ au tarif normal), le tout sur eLong.
Côté santé, je me fis vacciner contre l’hépatite A et la fièvre typhoïde (ces deux vaccins n’étant pas obligatoires mais recommandés, environ 90€ les deux) à l’Institut Pasteur de Lille (sur RDV). Un médecin détermine selon votre itinéraire si des vaccinations complémentaires sont nécessaires (paludisme notamment). Coté administratif, ma demande de passeport (86€ au tarif normal) a été traitée en une semaine à la mairie de Grenoble (le délai peut être nettement plus long), et je fis ma demande de visa chez Action Visas un mois avant le départ (une centaine d’euros en tout - leurs frais sont dans mon cas inférieurs au coût de deux déplacements au consulat le plus proche).
Ayant tout juste fini mes études, et après avoir brièvement visité la Norvège et l’Italie (une semaine chacun), j’entrepris la plus grosse partie de ma série de voyages : un mois en Chine. Je suis parti en solo, mais pour mon premier voyage en Asie, je profite de connaître plusieurs étudiants (chinois et français) sur place (à Pékin et Xi’An pour être précis) pour faciliter l’acclimatation et éventuellement, découvrir des choses qui passeraient inaperçues au touriste « lambda ».
Le décor étant posé, voici un résumé de mon parcours :
- Pékin (4-11 novembre) - Shenyang (12-13 nov) - Dandong (14-15 nov) - Shanghai (15-21 nov) - Xi’An (22-28 nov) - Guilin + Yangshuo (28 nov-3 déc) - Hong Kong (4-5 déc)
Je vais structurer mon récit par ordre chronologique, mais en ajoutant de temps à autre des anecdotes qui m’ont marquées, des réflexions personnelles ou des conseils que j’estime utiles à d’autres voyageurs, particulièrement s’il s’agit comme pour moi du premier contact avec la Chine.
Chapitre 0 : Les préparatifs…
La première étape fut l’achat d’un guide touristique (le Lonely Planet en l’occurrence) et la sélection de l’itinéraire. Ensuite, je commence à scruter les prix intéressants sur les billets d’avion. Je trouve finalement une offre à 550€ pour un aller Paris CDG – Pékin via Francfort et un retour Hong-Kong – Paris via Munich, avec la Lufthansa.
Astuce : certains sites de réservation, comme Opodo, permettent d’acheter en une seule fois plusieurs trajets même si les villes de départ et/ou d’arrivée sont différentes. Les prix sont en général plus intéressants qu’en achetant les voyages séparément.
Pour peaufiner mon itinéraire, je me renseigne sur les horaires des trains chinois (http://www.travelchinaguide.com/china-trains/) et les tarifs des vols intérieurs sur eLong et CTrip ; je trouve un Dalian-Shanghai à env. 38€ et un Xi’An-Guilin pour env. 60€ (au lieu de 160€ au tarif normal), le tout sur eLong.
Côté santé, je me fis vacciner contre l’hépatite A et la fièvre typhoïde (ces deux vaccins n’étant pas obligatoires mais recommandés, environ 90€ les deux) à l’Institut Pasteur de Lille (sur RDV). Un médecin détermine selon votre itinéraire si des vaccinations complémentaires sont nécessaires (paludisme notamment). Coté administratif, ma demande de passeport (86€ au tarif normal) a été traitée en une semaine à la mairie de Grenoble (le délai peut être nettement plus long), et je fis ma demande de visa chez Action Visas un mois avant le départ (une centaine d’euros en tout - leurs frais sont dans mon cas inférieurs au coût de deux déplacements au consulat le plus proche).
Bonjour à tous,
Je réfléchis déjà à notre prochain voyage en famille en 2019. La Chine nous attire beaucoup pour la diversité des paysages. En quelques mots, nous sommes une famille de 4 avec nos deux filles qui auront 19 et 17 ans, les découvertes des paysages et de la faune sont nos centres d'intérêts principaux, mais nous aimons également découvrir la culture du pays. Pas le choix pour la période, cela sera juillet ou août... impossible sinon de partir 3 semaines d'affilée et je pense que c'est un minimum pour un premier voyage !
Voici la première ébauche d'itinéraire :
3 nuits Pékin, transfert à Xi'an en train (Grande muraille, cité interdite, etc) 2 nuits Xi'an, transfert à Chengdu en train (armée souterraine, vieille ville, etc) 3 nuits Chengdu, transfert à Lijiang en avion (Bouddha Leshan, Dujiangyan pour les pandas) 2 nuits Lijiang, transfert à Dali en voiture, taxi possible ? (Blue Moon Valley, etc) 2 nuits Dali, transfert à Kunming en train (Lac Erhai, temple, village Xizjou) 1 nuit Kunming, transfert à Guilin en avion, (forêt de pierres) 2 nuits Guilin (rizières Longji, village Pingan, croisière jusqu'à Yangshuo sur la rivière Li) 3 nuits Yangshuo (ou autre ?) visite tranquille de la région (colline des couleurs accumulée, radeau, etc)
Ensuite, je ne sais pas... soit
3 nuits Shanghaï ou 3 nuits Hong Kong
ou encore
2 nuits Zhangjiajie (ça serait super !) 3 nuits Shanghaï
Là cela ferait 23 nuits, c'est possible dans le planning. Zhangjiajie a l'air magnifique mais je n'arrive pas à savoir si c'est possible. et comment y aller ! Est-ce que ce parcours serait imaginable sans passer par une agence ? J'ai demandé un devis et c'est vraiment très cher... nous avons l'habitude d'organiser nos vacances par nous-mêmes, mais là, il me semble que c'est plus compliqué que pour d'autres pays.
Un grand merci pour votre aide et avis. Bonne journée à tous.
Je réfléchis déjà à notre prochain voyage en famille en 2019. La Chine nous attire beaucoup pour la diversité des paysages. En quelques mots, nous sommes une famille de 4 avec nos deux filles qui auront 19 et 17 ans, les découvertes des paysages et de la faune sont nos centres d'intérêts principaux, mais nous aimons également découvrir la culture du pays. Pas le choix pour la période, cela sera juillet ou août... impossible sinon de partir 3 semaines d'affilée et je pense que c'est un minimum pour un premier voyage !
Voici la première ébauche d'itinéraire :
3 nuits Pékin, transfert à Xi'an en train (Grande muraille, cité interdite, etc) 2 nuits Xi'an, transfert à Chengdu en train (armée souterraine, vieille ville, etc) 3 nuits Chengdu, transfert à Lijiang en avion (Bouddha Leshan, Dujiangyan pour les pandas) 2 nuits Lijiang, transfert à Dali en voiture, taxi possible ? (Blue Moon Valley, etc) 2 nuits Dali, transfert à Kunming en train (Lac Erhai, temple, village Xizjou) 1 nuit Kunming, transfert à Guilin en avion, (forêt de pierres) 2 nuits Guilin (rizières Longji, village Pingan, croisière jusqu'à Yangshuo sur la rivière Li) 3 nuits Yangshuo (ou autre ?) visite tranquille de la région (colline des couleurs accumulée, radeau, etc)
Ensuite, je ne sais pas... soit
3 nuits Shanghaï ou 3 nuits Hong Kong
ou encore
2 nuits Zhangjiajie (ça serait super !) 3 nuits Shanghaï
Là cela ferait 23 nuits, c'est possible dans le planning. Zhangjiajie a l'air magnifique mais je n'arrive pas à savoir si c'est possible. et comment y aller ! Est-ce que ce parcours serait imaginable sans passer par une agence ? J'ai demandé un devis et c'est vraiment très cher... nous avons l'habitude d'organiser nos vacances par nous-mêmes, mais là, il me semble que c'est plus compliqué que pour d'autres pays.
Un grand merci pour votre aide et avis. Bonne journée à tous.
Bonjour à tous,
Après avoir lu pas mal de fils sur la Chine, voici venu pour moi le temps d’exposer mon projet et de l’ouvrir à vos remarques, avis et propositions.
Nous prévoyons de partir en Chine au mois d’avril 2014 pour une durée de 12 jours sur place. Nous partons en famille à 4 (avec deux enfants de 11 & 15 ans) de Paris. Ce sera pour nous une première approche de la Chine, et même une première approche de l'Asie.
Mon plan initial est le suivant (inclus les vols intérieurs): · J1 : Paris-Shanghai · J2-J6 : Shanghai : 5 jours · J7 : Xi’an : 2 jours · J9-J13 : Pèkin : 5 jours · J14 : Pékin - Paris
Je compte réserver un vol A/R Paris-Shanghai, Pékin-Paris, puis des vols locaux pour faire Shanghai - Xi’an et Xi’an - Pékin.
J’envisage de prendre des cours de chinois « en famille » en faisant venir quelqu’un à la maison, mais je n’ai pas encore vu l’aspect économique de la chose, ça restera peut-être que du domaine du « souhait »…
J’ai un doute que je souhaite dissiper très vite pour faire les réservations de vols dès que possible : Je m’interroge sur le fait de faire Shanghai et de rester plutôt concentré sur l’axe Pékin – Xi’an, en incorporant au voyage une excursion vers Chengdé par exemple (quelle durée prévoir ?) et une ou deux étapes pour le voyage entre Pékin et Xi’an (par exemple s’arrêter à Pingyao). Où peut-on s’arrêter qui soit « abordable » pour des personnes qui ne parlent pas chinois ?
Ca me semble intéressant de faire un séjour plus homogène de cet axe et de revenir plus tard pour faire par exemple Shanghai – Guilin – Hong-Kong, je reconnais qu’après les diverses lectures, les voyages en train m’angoissent un peu (pas de réservation avant 10jours, s’orienter dans des gares immenses etc.).
D’un autre coté, j’ai envie de voir Shanghai, d’aller faire un tour vers Suzhou & Zhouzhuangzen me bottent et mon idée première est : premier contact avec la Chine, avec un trajet classique sur l’essentiel de la Chine et une découverte crescendo du pays, de Shanghai en allant à Pekin via Xi’an (incontournable, je veux voir l’armée enterrée).
Qu'en pensez-vous ?
Je reviendrais ensuite pour le contenu des visites et hôtels/GH et autres détails pratiques conseils.
Merci pour vos aides et avis.
Après avoir lu pas mal de fils sur la Chine, voici venu pour moi le temps d’exposer mon projet et de l’ouvrir à vos remarques, avis et propositions.
Nous prévoyons de partir en Chine au mois d’avril 2014 pour une durée de 12 jours sur place. Nous partons en famille à 4 (avec deux enfants de 11 & 15 ans) de Paris. Ce sera pour nous une première approche de la Chine, et même une première approche de l'Asie.
Mon plan initial est le suivant (inclus les vols intérieurs): · J1 : Paris-Shanghai · J2-J6 : Shanghai : 5 jours · J7 : Xi’an : 2 jours · J9-J13 : Pèkin : 5 jours · J14 : Pékin - Paris
Je compte réserver un vol A/R Paris-Shanghai, Pékin-Paris, puis des vols locaux pour faire Shanghai - Xi’an et Xi’an - Pékin.
J’envisage de prendre des cours de chinois « en famille » en faisant venir quelqu’un à la maison, mais je n’ai pas encore vu l’aspect économique de la chose, ça restera peut-être que du domaine du « souhait »…
J’ai un doute que je souhaite dissiper très vite pour faire les réservations de vols dès que possible : Je m’interroge sur le fait de faire Shanghai et de rester plutôt concentré sur l’axe Pékin – Xi’an, en incorporant au voyage une excursion vers Chengdé par exemple (quelle durée prévoir ?) et une ou deux étapes pour le voyage entre Pékin et Xi’an (par exemple s’arrêter à Pingyao). Où peut-on s’arrêter qui soit « abordable » pour des personnes qui ne parlent pas chinois ?
Ca me semble intéressant de faire un séjour plus homogène de cet axe et de revenir plus tard pour faire par exemple Shanghai – Guilin – Hong-Kong, je reconnais qu’après les diverses lectures, les voyages en train m’angoissent un peu (pas de réservation avant 10jours, s’orienter dans des gares immenses etc.).
D’un autre coté, j’ai envie de voir Shanghai, d’aller faire un tour vers Suzhou & Zhouzhuangzen me bottent et mon idée première est : premier contact avec la Chine, avec un trajet classique sur l’essentiel de la Chine et une découverte crescendo du pays, de Shanghai en allant à Pekin via Xi’an (incontournable, je veux voir l’armée enterrée).
Qu'en pensez-vous ?
Je reviendrais ensuite pour le contenu des visites et hôtels/GH et autres détails pratiques conseils.
Merci pour vos aides et avis.
Je vous propose de se retrouver le 22 juillet dans un resto le midi à Paris
sur le thème du voyage en Chine: circuits réalisés, voyage en individuel, projets de voyage et ne pas oublier les petites anecdoctes qui ont jalonné nos voyages en Chine ou ailleurs
Bien sûr la discussion reste ouverte sur toutes les destinations
Bonne journée à tous
Bonjour,
Moi et Mes 2 filles ( 14ans et 17ans) vont partir en Australie d'ici 4mois
Départ le 10 Juillet 2017 avec un Stopover à Hong kong 11 au 13 Juillet.
Nous serions à Sydney le 14 Juillet et Retour Sydney à Paris le 1Août ( billet AR réservé)
17 Jours sur place pour visiter une partie des Grandes Villes Australiennes avec Vol interne pour se déplacer et Bus , ou train une fois sur place.
Ma question: Connaissez vous les itinéraires possibles, avec un climat tempéré ou chaud, les itinéraires des villes à visiter intéressants, pour les ados, les hébergements...svp? Toutes vos expériences et infos seront les bienvenues En vous remerciant pour toutes vos réponses
Départ le 10 Juillet 2017 avec un Stopover à Hong kong 11 au 13 Juillet.
Nous serions à Sydney le 14 Juillet et Retour Sydney à Paris le 1Août ( billet AR réservé)
17 Jours sur place pour visiter une partie des Grandes Villes Australiennes avec Vol interne pour se déplacer et Bus , ou train une fois sur place.
Ma question: Connaissez vous les itinéraires possibles, avec un climat tempéré ou chaud, les itinéraires des villes à visiter intéressants, pour les ados, les hébergements...svp? Toutes vos expériences et infos seront les bienvenues En vous remerciant pour toutes vos réponses
Bonjour,
j'ai une semaine de vacances début avril, je souhaiterais avec mon mari partir sur Hong Kong, la météo semble clémente à cette période de l'année et le billet d'avion depuis Paris est très accessible.
Pouvez vous me dire quel temps il fait début avril? suffisement beau pour se baigner? quel budget faut-il prévoir?
nous souhaitons allier visites, shopping et farniente comme nous l'avons déja fait à Bangkok et Singapour....
Merci d'avance de vos avis, et si vous avez d'autres idées de destinations, je suis preneuse!
j'ai une semaine de vacances début avril, je souhaiterais avec mon mari partir sur Hong Kong, la météo semble clémente à cette période de l'année et le billet d'avion depuis Paris est très accessible.
Pouvez vous me dire quel temps il fait début avril? suffisement beau pour se baigner? quel budget faut-il prévoir?
nous souhaitons allier visites, shopping et farniente comme nous l'avons déja fait à Bangkok et Singapour....
Merci d'avance de vos avis, et si vous avez d'autres idées de destinations, je suis preneuse!
J'ai subi des discriminations raciale pendants mes voyages donc je sais ce que sais! Les pauvres discriminerons les riches blanc en pensant qu'ils sont tous Américains, qu'ils ont tellement d'argent qu'ils ne savent plus quoi en faire et que le prix de leurs vie vaut beaucoup plus que la leurs. Les riches eux, discriminerons les pauvres comme étant une sous race, sales et nés pour vivre cette vie là.
C'est dure à entendre mais c'est malheureusement le cas dans beaucoup de pays comme par exemple la relation Coréens et Philippines... Bref j'en viens à ma question:
Il y a t-il de la discrimination raciale à Hong Kong envers les Philippines? Mon amie est Philippines, je voudrai partir une semaine à Hong Kong avec elle mais elle redoute d'être discriminé. Y a t-il beaucoup d'expatrié Filipino à Hong Kong? Sont ils bien intégrés dans la société?
C'est dure à entendre mais c'est malheureusement le cas dans beaucoup de pays comme par exemple la relation Coréens et Philippines... Bref j'en viens à ma question:
Il y a t-il de la discrimination raciale à Hong Kong envers les Philippines? Mon amie est Philippines, je voudrai partir une semaine à Hong Kong avec elle mais elle redoute d'être discriminé. Y a t-il beaucoup d'expatrié Filipino à Hong Kong? Sont ils bien intégrés dans la société?
Bonjour à tous !!!
Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.
Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible
Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?
Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.
PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.
Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible
Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?
Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.
PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
je pars a guangzhou ( canton ) pour 2 mois du 29 mai au 30 juillet, mais j'aurai souhaité bouger un peu et ne pas rester sur canton pendant tout le séjour. Est ce que qqun peut me renseigner sur les tarifs les moins chers pour se rendre a shangai et pékin ? et les moyens de transports kil vaut mieux utiliser? 🙂 je voudrai aller a shangai pour rendre visite a trois amis et a Pékin pour bien sur faire kks visites type muraille de chine et citée interdite...
Est ce long d'aller de Canton à HK ?
Merçi pour vos réponses
Laure 😛
Est ce long d'aller de Canton à HK ?
Merçi pour vos réponses
Laure 😛
Bonjour,
je suis tombé sur une discussion sur le forum du routard, qui me rend perplexe :
Monsieur A : "Info utile pour les couples non mariés:
J'ai appris il y a peu qu'il existe encore en Chine une brigade de répression des mœurs qui intervient surtout dans les petit hôtels pas chers des grandes villes.
Et il est interdit pour un couple non marié, pas vraiment les couples de touristes européens, par exemple un couple franco-chinois de dormir ensemble dans la même chambre d'hôtel. Peu de risque dans les endroits fréquentés ou touristiques, mais faites attention si vous sortez des sentiers battus..."
Monsieur B : "il est interdit de domir a partir de 23h dans la meme chambre si non marier avec chinoises.
Les controles n'ont pas lieu si cé un 4* ou 5*
sinon vous risquer une grosse amende (tres cher) et la fille sera marqué comme prostitué sur sa carte d'identité"
Est-ce vrai ?? Et qu'est ce qu'on appelle "tres cher" ? Franchement cette "nouvelle" m'étonne au plus haut point, je n'ai jamais entendu parler de ça, et ai beaucoup d'amis qui ont des copines chinoises qui dorment donc avec elles dans des hôtels, et personne ne m'a jamais parlé de ça.
Voilà, j'aimerais bien savoir !
Merci :)
je suis tombé sur une discussion sur le forum du routard, qui me rend perplexe :
Monsieur A : "Info utile pour les couples non mariés:
J'ai appris il y a peu qu'il existe encore en Chine une brigade de répression des mœurs qui intervient surtout dans les petit hôtels pas chers des grandes villes.
Et il est interdit pour un couple non marié, pas vraiment les couples de touristes européens, par exemple un couple franco-chinois de dormir ensemble dans la même chambre d'hôtel. Peu de risque dans les endroits fréquentés ou touristiques, mais faites attention si vous sortez des sentiers battus..."
Monsieur B : "il est interdit de domir a partir de 23h dans la meme chambre si non marier avec chinoises.
Les controles n'ont pas lieu si cé un 4* ou 5*
sinon vous risquer une grosse amende (tres cher) et la fille sera marqué comme prostitué sur sa carte d'identité"
Est-ce vrai ?? Et qu'est ce qu'on appelle "tres cher" ? Franchement cette "nouvelle" m'étonne au plus haut point, je n'ai jamais entendu parler de ça, et ai beaucoup d'amis qui ont des copines chinoises qui dorment donc avec elles dans des hôtels, et personne ne m'a jamais parlé de ça.
Voilà, j'aimerais bien savoir !
Merci :)
salut la compagnie
j aurais besoin de vos lumiere
a partie du 1er mai j ai prevu de passer 03jours a hkg
avant de partur pour la thailand
j ai envie d y faire un peu de shopping
un copain m a donner l idee de prendre une journee et la passer a SHENZHEN
parceque apparemment c est bcp plus interessant et bcp moin cher(surtout pour les copies...je sais j ai honte mais j adore ça:😉 surtout si c une bonne copie)
vous qui connaissez bien l endroit dites moi koi faire surtout que j y vais avec une amie et que j ai lu sur internet que c etait pas tres sur surtout pour deux filles seules.....
surtout n hesitez a me dire tout ce que vous savez sur le sujet notament comment y aller et surtout revenie en metro
mon hotel sera citué a wanchai
pour pas me perdre.......j ai pas le sens de l orientation😊
et si vous connaissez des endroit sympa ou sortir et manger (occidentale..) ça me ferait plaisir
merci avance pour toute l aide que vous allez m apporter
amicalement.
Hello tout le monde !
Bon, celà fait deux mois que nous sommes rentrés, deux mois que je vis avec des souvenirs pleins la tête, deux mois que je me dis qu'il faudrait tout raconter, car comme souvent j'ai puisé énormément d'infos sur VF pour préparer ce voyage 🙂
Alors aller à Angkor était pour moi un rêve depuis de longues années. Un mythe, assez obsédant. On devait y aller en 2009, mais madame est tombée enceinte, puis une seconde fois, et on a repoussé jusqu'à ce que les loulous soient suffisamment grands pour faire cette découverte en autonomie, à notre rythme (on avait fait la Malaisie l'an passé, et celà c'était déjà très bien passé). Et puis cette année, j'ai eu 40 ans, alors quoi de meilleur cadeaux que de réaliser un rêve 😉

Décision fut prise en Avril pour un voyage aux vacances de la Toussaint (on part toujours à cette époque, que je trouve totalement déprimante sur Paris😕). Le programme : Angkor, puis du balnéaire/plongée. Après avoir étudié les billets d'avion, un voyage Paris-Siem Reap puis Phuket-Paris se faisait bien avec Cathay Pacific, donc via Hong-Kong. Donc on s'est dit : quitte à passer à Hong-Kong, autant y rester un peu pour découvrir cette ville qui nous faisait fantasmer.😊
Donc le programme fut le suivant : Départ le 19 octobre, escale à Hong-Kong et arrivée à Siem Reap le 20 au matin du 20 au 23 : découverte de Angkor le 24 : un petit vol Air Asia pour Phuket d'où nous sommes restés 5 jours à Khao Lak (j'en parlerai assez peu ici ; le but pour moi était de plonger sur un site mythique, Richelieu Rock, pendant que la famille prenait du bon temps) Retour le 30 vers Hong-Kong où nous sommes restés 3 jours, jusqu'au décollage pour Paris le 01/11 au soir. Arrivée à Paris le 2 novembre, juste avant la rentrée
Concernant les logements, voyageant avec enfants (6/9 ans), on a 2 principes simples : - on réserve tout à l'avance - grosse priorité mise sur la qualité du logement, avec piscine obligatoire et 2 espaces de couchage
- Pour Siem Reap, on cherchait un petit hotel de charme, bien situé mais au calme Une petite étude de marché via booking et tripadvisor nous a conduit à Eureka Villas. Superbe, tout petit boutique hotel, dans une petite rue au calme, très cosy, 5 minutes de tuk-tuk de Pub Street, quelques restos/gargottes à côté, piscine mignonnette. Je recommande absolument. - Pour Khao Lak, ce fut le Ramada Resort. Bon, c'est très bien, tout neuf et propret, mais assez décevant, impersonnel, plage pas terrible. Mais tous les restos de Bang Niang à 5 minutes à pied - Enfin, à Hong-Kong, le Royal Plaza. Excellent, très bien situé à Mong Kok, mais piscine un peu froide
Pour l'aérien : - Cathay Pacific, topissime. Très confortable, PNC prévenants, toujours qqch à grignoter (je revois mon fils manger des nouilles au milieu de la nuit😛). Bien mieux que Qatar Airways, pris pour nos 3 précédents voyages, où j'ai toujours trouvé celà très impersonnel. - Les liaisons régionales ont été faites avec Cathay Dragon. Rien de spécial à dire, si ce n'est que l'on a eu 2 heures de retard pour le Phuket-Hong-Kong. Mais organisation top à l'arrivée, tous les voyageurs en correspondance étaient attendus à la porte - Un vol Siem-Reap-Phuket par Air Asia qui a décollé avec.... 20 minutes d'avance !!🙂 (je précise celà pour toutes les mauvaises langues qui critiquent les retards, soi-disant, de Air Asia...)
Allez, je vous emmène 😉
Bon, celà fait deux mois que nous sommes rentrés, deux mois que je vis avec des souvenirs pleins la tête, deux mois que je me dis qu'il faudrait tout raconter, car comme souvent j'ai puisé énormément d'infos sur VF pour préparer ce voyage 🙂
Alors aller à Angkor était pour moi un rêve depuis de longues années. Un mythe, assez obsédant. On devait y aller en 2009, mais madame est tombée enceinte, puis une seconde fois, et on a repoussé jusqu'à ce que les loulous soient suffisamment grands pour faire cette découverte en autonomie, à notre rythme (on avait fait la Malaisie l'an passé, et celà c'était déjà très bien passé). Et puis cette année, j'ai eu 40 ans, alors quoi de meilleur cadeaux que de réaliser un rêve 😉

Décision fut prise en Avril pour un voyage aux vacances de la Toussaint (on part toujours à cette époque, que je trouve totalement déprimante sur Paris😕). Le programme : Angkor, puis du balnéaire/plongée. Après avoir étudié les billets d'avion, un voyage Paris-Siem Reap puis Phuket-Paris se faisait bien avec Cathay Pacific, donc via Hong-Kong. Donc on s'est dit : quitte à passer à Hong-Kong, autant y rester un peu pour découvrir cette ville qui nous faisait fantasmer.😊
Donc le programme fut le suivant : Départ le 19 octobre, escale à Hong-Kong et arrivée à Siem Reap le 20 au matin du 20 au 23 : découverte de Angkor le 24 : un petit vol Air Asia pour Phuket d'où nous sommes restés 5 jours à Khao Lak (j'en parlerai assez peu ici ; le but pour moi était de plonger sur un site mythique, Richelieu Rock, pendant que la famille prenait du bon temps) Retour le 30 vers Hong-Kong où nous sommes restés 3 jours, jusqu'au décollage pour Paris le 01/11 au soir. Arrivée à Paris le 2 novembre, juste avant la rentrée
Concernant les logements, voyageant avec enfants (6/9 ans), on a 2 principes simples : - on réserve tout à l'avance - grosse priorité mise sur la qualité du logement, avec piscine obligatoire et 2 espaces de couchage
- Pour Siem Reap, on cherchait un petit hotel de charme, bien situé mais au calme Une petite étude de marché via booking et tripadvisor nous a conduit à Eureka Villas. Superbe, tout petit boutique hotel, dans une petite rue au calme, très cosy, 5 minutes de tuk-tuk de Pub Street, quelques restos/gargottes à côté, piscine mignonnette. Je recommande absolument. - Pour Khao Lak, ce fut le Ramada Resort. Bon, c'est très bien, tout neuf et propret, mais assez décevant, impersonnel, plage pas terrible. Mais tous les restos de Bang Niang à 5 minutes à pied - Enfin, à Hong-Kong, le Royal Plaza. Excellent, très bien situé à Mong Kok, mais piscine un peu froide
Pour l'aérien : - Cathay Pacific, topissime. Très confortable, PNC prévenants, toujours qqch à grignoter (je revois mon fils manger des nouilles au milieu de la nuit😛). Bien mieux que Qatar Airways, pris pour nos 3 précédents voyages, où j'ai toujours trouvé celà très impersonnel. - Les liaisons régionales ont été faites avec Cathay Dragon. Rien de spécial à dire, si ce n'est que l'on a eu 2 heures de retard pour le Phuket-Hong-Kong. Mais organisation top à l'arrivée, tous les voyageurs en correspondance étaient attendus à la porte - Un vol Siem-Reap-Phuket par Air Asia qui a décollé avec.... 20 minutes d'avance !!🙂 (je précise celà pour toutes les mauvaises langues qui critiquent les retards, soi-disant, de Air Asia...)
Allez, je vous emmène 😉
Bonjour,
Je projette un voyage en famille à Taïwan du 26 janvier au 9 février pour accompagner ma fille accomplissant un semestre d'études à Zhongli (je ne garantis pas l'orthographe !) à environ 20mn de Taïpei . Nous aimerions en profiter pour passer 2 ou 3 jours à Hong Kong : quelles formalités vais-je devoir régler ? est-ce possible par internet ? 3 jours vous semblent-ils suffisants ?
Sur quels sites puis-je obtenir les meilleurs prix pour mes billets d'avion tout en restant sur des compagnies aériennes sûres? Quels hôtels me conseilleriez-vous pour Hong Kong ?
Pour Taîwan, je me demandais s'il ne serait pas plus avantageux de louer un appartement...Sinon, avez-vous des hôtels à me recommander ? Nous y serons pour le nouvel an chinois ( fixé je crois au 31 janvier) J'ai lu qu'il fallait s'attendre à 3 jours de perturbations ou de fermetures de certains lieux : la veille, le jour même et le lendemain, je suppose?
Quels sont les endroits à ne surtout pas rater , voire les autres pays voisins à découvrir, d'un saut de puce ?
Merci de votre aide !
Merci de votre aide !
J'ai l'intention de partir pour une semaine à Shanghai en février. Pourriez-vous me conseiller un hotel, facile d'accès et situé dans "le centre commerçant" (le Bun, Nanjing road, etc...) - et très bien rapport qualité-prix - Merciiiiiiiiiiiii
Bonjour,
Je pars 15 jours en Chine avec mes enfants (5/7 ans) et j'arrive à Pékin et repart de Shangai. On a prévu 3- 4 jours à Pékin et 3-4 jours à Shangai.
Entre ces 2 villes on hésite beaucoup car il y a trop de choses à voir.. On pense passer par Xi'an . Et on aimerait se balader enbateau dans les rizieres.
Que nous conseillez vous.
Merci
Je pars 15 jours en Chine avec mes enfants (5/7 ans) et j'arrive à Pékin et repart de Shangai. On a prévu 3- 4 jours à Pékin et 3-4 jours à Shangai.
Entre ces 2 villes on hésite beaucoup car il y a trop de choses à voir.. On pense passer par Xi'an . Et on aimerait se balader enbateau dans les rizieres.
Que nous conseillez vous.
Merci
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse :
"Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde."
"Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !"
Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Bonjour à tous,
voilà nous aimerions partir cet été 3 semaines, en chine, arrivée : Pékin. Nous habitons en Italie : 150 kms de Milan (ville de départ)
nous sommes une famille composée de 2 adultes (30-32ans) et deux filles 3ans1/2 et 1an1/2. Nous aimerions avoir des conseils sur un itinéraire adapté aux enfants (donc pas trop chargé) et une idée de budget. J'ai regardé sur le forum et je suis partie sur : Hôtel : +/- 30€ / nuit pour toute la famille ou par personne ??? vol: +/- 700 €
merci à tous pour vos réponses
voilà nous aimerions partir cet été 3 semaines, en chine, arrivée : Pékin. Nous habitons en Italie : 150 kms de Milan (ville de départ)
nous sommes une famille composée de 2 adultes (30-32ans) et deux filles 3ans1/2 et 1an1/2. Nous aimerions avoir des conseils sur un itinéraire adapté aux enfants (donc pas trop chargé) et une idée de budget. J'ai regardé sur le forum et je suis partie sur : Hôtel : +/- 30€ / nuit pour toute la famille ou par personne ??? vol: +/- 700 €
merci à tous pour vos réponses
bonjour a tous et a toutes,
ben voila, c est parti, je pars un mois seule en Chine en avril.....est ce que vous avez des conseils pratiques a me donner?quels sont les pieges a eviter?Je me suis deja renseignee et on m a dit que les Chinois etaient tres respecteux-ca ne m a pas etonnee non plus-mais j ai eu aussi une copine qui a eu tres peur ds une gare aux alentours de Shangai, ou un groupe de garcons est venu l importurner-alors, est ce que ca change vraiment de l Europe ou il faut reste vigilant at any time lorque on est une nana seule?
merci a tous de vos conseils!!!
nano
ben voila, c est parti, je pars un mois seule en Chine en avril.....est ce que vous avez des conseils pratiques a me donner?quels sont les pieges a eviter?Je me suis deja renseignee et on m a dit que les Chinois etaient tres respecteux-ca ne m a pas etonnee non plus-mais j ai eu aussi une copine qui a eu tres peur ds une gare aux alentours de Shangai, ou un groupe de garcons est venu l importurner-alors, est ce que ca change vraiment de l Europe ou il faut reste vigilant at any time lorque on est une nana seule?
merci a tous de vos conseils!!!
nano
Bonjour à tous :)
J'ai appris récemment que mon père allait se faire muter à Shenzhen. Bien sûr, toute la famille le suit là-bas. Mon problème est assez compliqué car j'avoue être en terre inconnue sur ce sujet. J'aimerais en savoir plus sur la vie à Shenzhen. Le climat, l'environnement, enfin tout, quoi :) J'aimerais être particulièrement informée sur la scolarité. Je pense bien qu'il y a des écoles françaises là-bas, mais j'aimerais bien en savoir plus comment les cours sont gérés, etc... Le mieux serais bien évidemment quelqu'un qui vit à Shenzhen et qui en sait beaucoup sur le sujet. Plusieurs questions me tourmentent : - Est-il agrèable de vivre à Shenzhen ? Est-ce une ville attirante, confortable ? - Seront-nous capables de vivre normalement dans cette ville sachant que nous ne parlons pas un mot de Chinois ? - Est-ce que cette ville est chère part rapport à la France ?
Merci beaucoup de bien vouloir m'éclaircir sur ce sujet :) Bye.
J'ai appris récemment que mon père allait se faire muter à Shenzhen. Bien sûr, toute la famille le suit là-bas. Mon problème est assez compliqué car j'avoue être en terre inconnue sur ce sujet. J'aimerais en savoir plus sur la vie à Shenzhen. Le climat, l'environnement, enfin tout, quoi :) J'aimerais être particulièrement informée sur la scolarité. Je pense bien qu'il y a des écoles françaises là-bas, mais j'aimerais bien en savoir plus comment les cours sont gérés, etc... Le mieux serais bien évidemment quelqu'un qui vit à Shenzhen et qui en sait beaucoup sur le sujet. Plusieurs questions me tourmentent : - Est-il agrèable de vivre à Shenzhen ? Est-ce une ville attirante, confortable ? - Seront-nous capables de vivre normalement dans cette ville sachant que nous ne parlons pas un mot de Chinois ? - Est-ce que cette ville est chère part rapport à la France ?
Merci beaucoup de bien vouloir m'éclaircir sur ce sujet :) Bye.
Bonjour à tous et toutes,
Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines. Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?
Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.
Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.
Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang. (que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).
Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.
Merci à tous, Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines. Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?
Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.
Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.
Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang. (que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).
Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.
Merci à tous, Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
Hello forum,
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Je n'aurai pas la prétention de paraphraser Albert Londres et son célèbre La Chine en folie, mais les gens qui ont vécu ou voyagé en Chine ont forcément été témoins de trucs un peu délirants. La Chine, et c'est pour ça qu'elle est aussi attirante, est un monde en soi, très différent de ce qui à cours sur le reste de la planète, avec une logique propre, parfois difficilement appréhendable.
Je vous propose donc ce fil d'infos et de discussions un peu fourre-tout sur tout ce qui nous étonne en Chine. Que chacun y apporte librement ses réflexions pour l'enrichir...
Et on commence par la future mode de cet été: http://chine.aujourdhuilemonde.com/contre-les-pervers-les-chinoises-adoptent-les-collants-poilus
Qui connaît la Chine sait que les Chinoises ont les plus belles jambes du monde et ne se cachent pas pour les montrer (LE pays de la minijupe). La suite du raisonnement, par contre, est un peu plus difficile à suivre: "ça me gêne que les gens regardent mes jambes alors, au lieu de ne plus mettre de collants comme le voudrait la logique, j'en mets avec des poils pour les rendre moches" Typiquement chinois... 😎
Et on commence par la future mode de cet été: http://chine.aujourdhuilemonde.com/contre-les-pervers-les-chinoises-adoptent-les-collants-poilus
Qui connaît la Chine sait que les Chinoises ont les plus belles jambes du monde et ne se cachent pas pour les montrer (LE pays de la minijupe). La suite du raisonnement, par contre, est un peu plus difficile à suivre: "ça me gêne que les gens regardent mes jambes alors, au lieu de ne plus mettre de collants comme le voudrait la logique, j'en mets avec des poils pour les rendre moches" Typiquement chinois... 😎
Sept ans c'est bien peu de chose, c'est juste un septennat, ce n'est même pas un dixième de l'espérance de vie moyenne d'un mâle français. Et pourtant c'est énorme dans ma courte vie de voyageur. Il y a sept ans, ce n'était pas mon premier voyage, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine, et ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine où je sois tombé amoureux de ce pays. Mais pour des raisons que je m'explique mal, c'est probablement le voyage qui m'aura le plus marqué, n'ayant jamais ressenti autant de bonheur à visiter une terre étrangère, et ne pensant pas connaître à nouveau un bonheur aussi intense, hélas. C'est donc un souvenir heureux dont j'entretiens méticuleusement la mémoire, me rappelant souvent de tel ou tel visage ou anecdote au détour d'une rue de Shanghai, ou à l'écoute de certaines musiques.
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!

Bonjour
Je reviens sur le forum après quelques mois de "pause " .
J'ai réservé cette croisière pour fêter mon départ à la retraite .
En dehors des toutes dernières escales , Mascate , Abu Dhabi et Dubai , toutes les autres sont des grandes premières .
J'espère que certains membres du forum qui ont déjà fait ces escales pourront m'aider à les préparer .
Personne n'est inscrit sur le calendrier pour cette croisière mais cette discussion va peut être stimuler certains participants à se faire connaître .
Bien cordialement Claudine










