Discussions similar to: Langues parlées Suisse
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Recherche d'emploi en Suisse
Je suis diplomée aide soignante depuis fin decembre et j'aimerai partir travailler en Suisse si possible pas loin de la frontière franco-suisse. J'ai essayé de me renseigner sur internet sur l'endroit ou je pourrai eventuelement trouver un poste (geneve ou lausanne) puis un logement mais c'est tres compliqué j'ai vraiment du mal a trouver des bons sites. j'espere donc trouver ici des gens qui pourraient m'aider a trouver quelques adresses puis eventuelement entrer en contact avec moi pour plus d'informations. merci d'avance Anna
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Travailler en Suisse
Bonjour je voudrais travailler en suisse ayant une experience de 5ans dans le domaine d'auxiliaire de vie (veilleur de nuit pour personnes handicapés et en retraite), je souhaiterai y exercé ma profession et travailler en suisse pouvais vous me renseigné stpl merci beaucoup.
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Genève: recherche d'une veille anecdote sur la SDN/ONU
Bonjour,

Je ne sais pas trop si quelqu'un va pouvoir m'aider, mais comme je ne trouve pas la réponse sur google, je tente de faire appel aux connaissances des "forumeurs" du site (j'ai déjà eu l'occasion de constater à quel point les connaissances des voyageurs qui passent ici sont parfois étonnamment précises)

Voilà de quoi il s'agit : j'ai visité le siège de la SDN de Genève, actuellement occupé par certains locaux de l'ONU il y a déjà plusieurs années. En en reparlant très récemment avec des amis qui doivent bientôt se rendre à Génève, je me suis rappelée d'une anecdote qui m'avait été racontée lors de la visite et dont je n'arrive pas à me souvenir complètement.

Il s'agirait d'un diplomate ou d'un président, ou de quelqu'un de très important en tout cas, qui pour se faire entendre devant la sdn, avait enlevé sa chaussure pour taper sur la table en plein milieu du conseil de sécurité. Je me souviens que l'anecdote m'avait bien amusée à l'époque... mais elle perd tout son sel maintenant que j'ai totalement oublié de qui il s'agit et sur quoi portait la discussion qui a poussé cet homme à de telles extrémités.

S'il y a des genevois ou des personnes ayant récemment visité la SDN qui peuvent me répondre, j'aimerais bien. Ca n'est pas très important, évidemment, mais c'est le genre de petite chose à laquelle on pense tout le temps aussi longtemps qu'elle nous échappe (vous savez, un peu comme quand on oublie un mot, qu'on l'a sur le bout de la langue, et qu'on cherche désespérément à se rappeler ! ) et ça fait 5 jours que j'essaie de me creuser les méninges pour me souvenir, mais sans succès :-)

Je sais, c'est un peu compliqué, comme demande, et je vous remercie par avance pour votre aide !

Gloubi
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Partir vivre en Suisse?
bonjour a tous ! voila je me presente j'ai 22ans j'habite en france ( dans le sud ) et j'envisage de partir vivre en suisse mais je ne sais pas trop commen mis prendre! et est-ce que cela vau vraiment le cout!? niveau travail? mentalité? cout de la vie? merci a toute personne qui pouré m'aider ou e consseiller !
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Travail d'été à Genève en Suisse
Bonjour,

Je m'appelle Patrick et je suis un étudiant de Commerce de 19 ans qui habite Montréal. Ma copine est genevoise et je me cherche un emploi sur Genève pour la prochaine saison estivale.

Ayant déjà fait quelques démarches, je suis sensibilisé au processus d'obtention d'un visa. En espérant que l'un d'entre vous pourra m'aider et me donner des conseils adéquats dans le but d'obtenir un emploi puisque cela est très difficile pour un étranger.

Merci beaucoup de votre aide

Patrick
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Recherche travail en Suisse
salut a tous

en ce momen jsuis a la recherche d'un travail en suisse et j'galere a trouver

si kelkun pouvai me donner des infoss

j'recherche soi une saison d'hiver ou permanen!!!!!!pourquoi pas!!!!!!!!!!

😉
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Cherche travail pour la saison d'été en Suisse
Bonjour à tous Voila, je suis en Suisse en ce moment et je cherche un travail pour la Saison d'été, de maintenant à ... mettons Octobre. Sa fait plusieurs jours que je fait du porte à porte, et que sa ne marche pas. Je suis allé sur des sites internet de recherche d'emploi en Suisse et j'ai envoyé pas mal de CV déjà ainsi que des boite d'interim Suisse, je suis Inscrit à 5 differentes, j'attend les reponses. Je cherche dans tous les milieu possible, j'ai un expérience chargé de petit boulot mais rien de bien intéressant. Mon point fort c'est que je suis très motivé et très déterminé à trouvé du boulot. Je vie en camion, mais ce n'est pas pour autant que je parait crado, justement je soigne vachement mon apparence pour paraître niquel devant le patron.

Si vous avez une idée d'où je pourrait aller pour prospecter dans la recherche d'emploi, sa m'aiderai vachement. Même du boulot difficile, dehors me convient, je sais que je peux m'adapté dans tous les milieux.

Merci pour votre aide
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Voyager seule en Suisse
Bonjour, à l'été 2009, je compte me rendre en Suisse pour environ 7 à 10 jours seule. Je n'ais jamais voyagé seule et je viens du Québec. J'aimerais savoir s'il est dangeureux pour une femme de 25 ans de voyager seule dans ce pays?? Est-ce qu'il y a des villes plus sécuritaires que d'autres ?? Merci de me répondre!!
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Ai-je mes chances de trouver un travail en Suisse?
Ca y est c'est décidé je compte rejoindre mon homme en suisse et vivre la bas étant donné que je ne peux pas lui demander de me rejoindre ici. Seulement je voulais savoir quelles étaient mes chances de trouver un emploi la bas vu que c'est la condition pour que je puisse y vivre (a moins de me marier mais ce n'est pas encore prévu pour le moment). Je suis actuellement assistante de facturation dans les transports routiers.. j'ai un BTS assistant de Gestion PME-PMI obtenu en 2007

Dans quelles types de stuctures puis je tenter ma chance et dans quelle branche recrutez vous en Suisse? je sais que je dois reviser mon anglais car cela serait un plus mais en attendant il faut bien que je me trouve un job meme si ce n'est pas forcement l'emploi de mes reves pour commencer. Bien sur je compte m'inscire dans les agences de travail temporaire mais je ne veux pas attendre en restant les bras croisés qu'un job me tombe dessus par miracle.

Ce ne fut pas une décision facile à prendre et je ne suis pas au bout de mes peines j'en suis consciente mais vivre ici et lui la bas c'est un peu galère. Et peut être que je vais droit dans le mur (enfin j'espère pas mais je me prépare à toute eventualité)

Merci à ceux qui peuvent me conseiller et m'aider dans mes démarches
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Salaire d'ingénieur commercial à Lausanne
Bonjour.

Je viens de passer un entretien d’embauche pour un poste d’ingénieur commercial auprès d’une société mondialement connu dans le secteur de l’automatisme industriel, et dont le nom constitué de 3 lettres commence par A et fini par B.

Lors de l’entretien, qui s’est très bien déroulé du reste, la question du salaire n’a pas été évoqué. En effet, j’avais entendu qu’il fallait gardé ça pour la fin des négociations, et personne du coté de l’employeur n’a évoqué le sujet, aussi bien le RH que le Directeur commercial.

Alors voilà, encore un français qui se pose la question d’évaluer son salaire en Suisse. Mes excuses par avances à tous ceux qui ont déjà répondu à de multiple reprises sur ce sujet.

J’ai évidemment des tonnes de questions, mais je vais essayé de procéder dans l’ordre :

Concernant l’entretien : Cela s’est passé à BADEN. Je précise ça juste au cas où les usages pourraient différer d’une région à l’autre. La durée était prévue de 13h jusqu’à 16h. J’en suis ressorti vers 17h30. Faut-il y voir un signe positif, ou cela est-il absolument insignifiant ? Je précise que ça a été du « non-stop », et il ne s’agit pas d’avoir été coincé dans l’ascenseur pendant 3 heures …

Qu’y a-t-il a penser sur le fait que le salaire n’est pas été évoqué ? Je précise aussi que je n’ai pas eut de proposition de contrat pour l’instant. Le contexte économique mondial actuel à peut-être changé les mentalités dans ce domaine.

Bref n’ayant pas une grande expérience dans le domaine des entretiens d’embauche, je me pose peut-être trop de question.

Merci d’avance pour vos réponses.
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S'expatrier en Suisse: bonne ou mauvaise idée?
Bonjour a tous,

Je connais la reputaion de ce forum, serieux et precis dans les reponses, c'est pour cela que je m'adresse a vous.😉J'ai effectivement l'occassion via ma société de pourvoir un poste en suisse, c'est une grande enseigne de distribution électroménager multimédia(dont je tairais le nom!!!😏).Elle posséde plusieurs sites depuis 2005(geneve lausanne fribourg ect...).Effectivement j'y réfléchi depuis quelques jours, j'en ai marre, excusez ma vulgarité d'etre la puute de l'état francais le plus gros proxo que la terre ai jamais porté, nous possédons le plus beau pays au monde mais j'en ai marre de payer, d'ou mon idée de partir m'exiler en suisse..J'aimerai avoir des témoignages, des infos tant sur le régime fiscal(plus avantageux), les possibilités d'évolution meme si je sais que dans ma société pour moi las bas je pense que l'on reconnait plus facilement les éléments méritant, la culture suisse ect...Mon directeur me laisse un mois pour y réfléchir, tout en sachant que un mois cela passe vite....La chose que je n'y trouverai pas c'est la mer...lol mdr...J'ai un C.V trés bon et je suis bilingue en anglais francais, car j'ai effectuer de nombreux séjours a londres y ayant meme un ami qui vit las bas ...meme si je sais qu'un suisse c'est plutot l'allemand ou l'italien, l'anglais est -il un bon atout???(c'est la langue du buisness non??)

J'attends avec impatience vos infos expérience et ts commentaires me permettant de faire pencher la balance...rapidement

Merci d'avance

Bizouxxx

albano
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Compostelle - Venu à pied depuis la Suisse (extrait de livre)
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !

Salut à tous !

Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.

Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).

J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...

Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...

Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.

A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…

En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.

Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.

Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.

Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !

Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».

Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.

Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.

Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.

Amicalement.

Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
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Vols de bagages dans les trains suisses
c'est la troisième fois q j'entend des touristes se plaindre des s'être fait volé leur sac dans le train.

Le déroulement du vol est toujours le même: le touriste pose son sac sur le porte bagage au dessus des sièges. puis arriver à destination il se rend compte q son sac a disparu. (pendant les arrêts du train une personne rentre dans le train , regarde si des sacs sont placés sur les porte bagage, prend le sac et descend du train. )

Donc juste ce message pour q les prochains touristes ne se fassent plus avoir.

Les trajets sont : Genève - Brig et Berne - Lausanne les trains sont des intercity.
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Travailler dans l'urbanisme et aménagement du territoire en Suisse?
Bonjour, Etudiante en aménagement du territoire, je voulais savoir quel était la situation du marché de l'emploi en Suisse en urbanisme et aménagement du territoire? Est-il aisé de trouver un poste (dans un bureau d'études, en collectivités territoriales) ces temps-ci ? Faut-il avoir un concours de fonctionnaire pour exercer en collectivité? Je suis preneuse de toutes informations et tous sites internet ayant attrait à ce domaine d'activité ou permettant de trouver un emploi dans cette branche. Merci d'avance pour vos réponses.😊
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De Chamonix à Genève à bicyclette par la Haute Savoie
Hello les cyclo-touristes

Cet été , je projette de parcourir cette belle haute-savoie olympique depuis chamonix à Genève en venant de Martigny dans le cadre d'un voyage inter frontalier entre les lieux dits- faverges ceci afin de soutenir l'âme ferrugineuse des faverges.

est-il possible de rouler à vélo dans ce secteur ou faut-il prendre les autoroutes, existe t il des voies dites vertes cyclables ou pas ? Notamment entre Chamonix et Sallanches et du coté de cluses ?

Merci à tous

Tchoo comme disent les Vaudois

Le Glaude
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Besoin de simples infos sur la Suisse...
Bonjour a tous!

Cet été (juin-juillet-aout...peut-etre plus) j'ai decider d'explorer la suisse, mais comme je prevois de voyager tres leger, et a pied ou sur le pouce, jai quelque questions pour ceux qui ont deja visité ou qui habite la Suisse.

Comment est-ce vu par les gens en suisse de voyager sur le pouce, autant par les authorités que par les habitants, est-ce facile ou meme inimaginable :P ?

Je sais tres bien que la vie en Suisse est dispendieuse, mais a quoi est-ce qu' un routard peu bien s'attendre comme budget pour manger sainement mais tres simplement?

Et finalement, pour dormir...est-il bien percu par les gens de les approcher pour leur demander un petit coin de terre pour se tenter une nuit? Comme je l'ai beaucoup pratiqué a travers le canada, j'aimerais bien repéter l'expérience :)

Alors en espérant quelque réponse :)

Merci a tous!
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Thai Airways: vol Zurich-Bangkok sur le A340-600?
Bonjour, quelqu'un peux-t-il me donner une critique constructive sur la Thai pour un vol Zurich Bangkok sur l avion A340-600 ... Service a bord, film et divertissement en français , repas et autres petit truc Afin de pouvoir comparer les compagnie et choisir avec laquelle nous volerons pour finir Merci :-)
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Livre pour comprendre le langage en Suisse?
Je vais en Suisse en mai alors que c`était prévu pour l`automne et j`aime bien apprendre le language de l`endroit. Donc j`aimerais que l`on me conseille un bon livre de base afin de comprendre un peu ce qui se dit!!!😉 merci!
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Quatre jours en Suisse en voiture au départ de Lyon
Bonjour à tous,

Je m'apprête à passer 4 jours en Suisse. Je partirais vendredi en fin d'après-midi (De Lyon) et retour prévu Mardi soir. Je serais avec mes deux frères et ma mère, ça sera en voiture (bien que je vous l'accorde, le train semble être meilleur pour la Suisse mais bien plus onéreux). Nous sommes définitivement plus "montagnes, lacs, nature" que grandes villes. Nous partons de Lyon et reviendrons sur Lyon. Genève, on connait déjà. J'aimerais voir Zermatt, Luzern, un glacier ... Nous aimerions aussi faire un stop à la chocolaterie à Broc. Mais je ne me rends pas compte des distances. Par exemple, est-ce possible d'avoir un aperçu du Tessin ? Locarno ou Lugano ?

Je vous remercie d'avance et vous souhaite un agréable dimanche.

Cordialement Sirine.
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France - Autriche à pied: un projet viable?
Bonjour,

Je viens de finir une formation et une idée un peu folle m'a traversé l'esprit. Un défi. Partir de chez moi (du côté de Rennes, en Bretagne), traverser la France, puis la Suisse pour aller visiter l'Autriche. A pied avec mes chiens (en cani-rando donc). J'ai conscience que le trajet implique de la montagne ... Suivant l'itinéraire on est à + ou - 1.650 km, avec une très grosse variété de terrain.

Jusque là, j'ai réalisé des petites randonnées et d'autres un peu plus longues (jusqu'à 8 heures sur une journée) mais suite à un accident de cheval, j'ai rapidement des douleurs dans le bassin. Actuellement, je marche 1h à 1h30 par jour avec mes chiens, sans sac donc sans poids sur le dos, ce qui n'est rien du tout comparé à ce projet. On ne peut vraiment pas dire que je sois sportive, c'est donc un très gros défi pour moi.

Pour des soucis de sécurité (avec les chiens), il faudra que j'évite les routes passantes non aménagées. J'ai commencé à regarder quelques bouts d'itinéraires au départ de chez moi, et j'en ai suivit un, mais très vite, les routes étroites empruntés par des fous furieux se font légions. Un peu ça va, mais si je pouvais éviter de me faire écraser, j'apprécierai ^^

Maintenant, mes questions. Comment se préparer ? Quel rythme puis-je espérer (sachant que je serai en équipement de cani-cross, donc légèrement tractée) ? Pensez-vous que je puisse trouver un itinéraire viable en France puis en passant en Suisse, ou serait-il plus judicieux d'éviter les merveilleux paysages suisses pour passer en Allemagne ? A quel époque le projet serait-il le plus réalisable ? La présence des chiens m'interdit certains chemins de randonnées ainsi que bien des parcs ... ce qui va grandement compliquer la confection de l'itinéraire. Si vous avez des conseils, je suis preneuse. Et, l'autre difficulté, c'est l'endroit où dormir. Camping uniquement ?

Pensez-vous que ce soit possible de réaliser ce projet ou faut-il que je me fasse une raison ? J'en suis au tout début de ma démarche et j'ai très peur de "m'emballer" pour rien. Ce projet me fait rêver mais s'il n'est pas réalisable, je préférerai m'en rendre compte aujourd'hui 😕

Merci
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Trouver une emploi en Suisse Alémanique
Bonjour à tous,

Je suis française, titulaire d'un BTS ventes et productions touristiques, trilingue (français, anglais et espagnol), j'ai aussi travaillé en tant qu'agent de ventes et réservations au sein de deux compagnies internationales dans le domaine de la location de voiture. Je suis actuellement à la recherche d'un emploi temporaire dans un premier temps plus particulièrement dans les cantons de St-Gallen, Zürich, Bern. Ma situation est la suivante: En Novembre 2008, je commence une école d'allemand à St-Gallen et comme vous pouvez l'imaginer les cours ne sont pas donnés. De plus avec mon fiancé qui lui est suisse nous avons décidé de s’installer ensemble car cela fait près d'un an que nous entretenons une relation longue-distance. Associant ces 2 raisons vous comprendrez bien ma motivation. De plus cette recherche se révèle être plus compliquée que je ne l'aurais imaginé. En effet, j'ai effectué de multiples recherches par Internet sur les sites d'emplois, par téléphone… toutes ces recherches ont été soldées par un échec. Je me retrouve aujourd'hui à court d'idées. C'est la raison pour laquelle je sollicite votre aide et vos conseils. Merci d'avance 🙂
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Suisse à l'automne
Bonjour, est-il bien de voyager en suisse l'automne (région de ville de Delémont, 1hre et demie de Zurich), en septembre? en octobre? Merci
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Devenir un mangeur de Gruyère (premier emploi en Suisse)
Oui je vous l'accorde, le titre est un peu provocant mais toujours plus original que l'éternel " Travailler en Suisse ".

Avant de créer ce post j'ai effectué une recherche qui m'a été bien utile mais qui ne répond pas à toutes mes questions.

Tout d'abord une petite présentation pour que vous puissiez me cerner : J'habite dans le 71, j'ai 20ans. J'ai étudié pour avoir un BAC SI ( Sciences de l'Ingénieur ), mais en vain, même pas pris au rattrapage. Peut importe, actuellement je fais un BTS TC ( Technico-Commercial ) et là c'est un autre monde. Sans me jeter des fleurs je me débrouille carrément bien ( 1er de la promo au 1er semestre ) en cours et le stage que je fais en entreprise se passe tout aussi bien. Il me reste donc un an à faire et je sortirais donc avec un Bac +2 ( sans BAC :D ) et 14 semaines de stage au total.

Mon niveau d'anglais n'est pas mauvais mais lorsque que l'on m'a demandé si je voulais étudier l'Espagnol ou l'Allemand lorsque j'avais 14ans j'ai pris la première option sans imaginer qu'un jour je serais attiré par la Suisse. Là où ça coince c'est qu'une grande partie de la Suisse est Allémanique. J'ai lu a plusieurs reprises que la région ou les salaires sont les plus élevés c'est dans le canton de Bâle, on l'on parle Allemand.

D'où ma première question : Doit-on impérativement parler Allemand pour travailler dans une partie Allémanique de la Suisse ? Le cas échéant : J'ai demandé à être intégré dans une classe d'allemand niveau seconde dans le lycée ou j'étudie, ce qui a donné un refus catégorique ( trop de retard à rattraper. ), j'avais donc pensé à la méthode Assimil, qu'en dites vous ?

De manière plus générale : Que feriez vous à ma place pour décrocher un emploi qui paye bien ( n'ayons pas peur des mots, si je travaille c'est pour gagner de l'argent... ) tout en limitant les dépenses ? J'entends par là limiter le trajet jusqu'au travail, privilégier les zones à faible loyers ( quelles sont-elles ? ) etc...

Plus précisément : - Comment bien s'intégrer en Suisse ? Les Français venant y travailler sont-ils bien vus ? - Est-il possible de trouver un habitat frontalier prés de son lieu de travail ou suis-je obligé de me manger les 2h de bouchons matinaux dont tout le monde me parle ? - En admettant que mon plan aboutisse, comment évoluer ? - Que faut-il absolument voir en Suisse ( monuments, lacs, etc)

Je lirais avec plaisir tous les retours d'expérience et vous remercie par avance !

H22A5 ++
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Tour des Combins en Suisse: difficulté, parcours...
Bonjour à tous,

Je souhaite faire le tour des Combins avec mes 2 fils qui ont respectivement 22 et 19 ans. Personnellement j'ai 47 ans et n'ai plus trop le temps de faire du sport (sauf l'entretien d'un terrain de 1500 m, c'est pas rien ! ^^).

Nous aimons la rando mais ne sommes pas des experts de la montagne. Pour situer notre profil, nous avons traversé il y a quelques années la Corse d'Est en Ouest puis remonté au Nord avec nos sacs y compris portage de tente (rando de 3 semaines). Nous avons également eu l'occasion de faire quelques randos dans le massif central de quelques jours seulement. Concernant la montagne j'avais l'habitude jusqu'à mon adolescence de randonner en boucle autour d'un point d'attache dans les Alpes dans le massif du Mont-Blanc. J'ai gardé de cette époque le goût des espaces et des paysages d'altitude moyenne.

J'ai tout à fait conscience des dangers de la rando en montagne, que ce soit la méteo (surtout en fin d'été), la durée des étapes, les risques en dehors des chemins balisés, les risques de deshydratation...

Ceci étant dit, mes interrogations sur le Tour des Combins, portent surtout sur la divergence des avis que je peux lire ça et là sur le net, entre ceux qui le décrivent comme une course difficile (et peut-être dangereuse ?) et ceux qui la recommandent sans aucune mise en garde particulière. Voici donc mes questions, merci à ceux qui m'apporteront leurs lumières.Avons nous le niveau pour cette rando (après petite préparation, bien sûr) ? Les avis de Vic09 et de Simon m'interessent tout particulièrement...L'époque choisie (du 18 au 23 août) présente-t-elle des risques particuliers dans cette région précisément ?Est-il nécessaire de réserver (3 personnes) dans les cabannes à cette époque de l'année ? Est-il envisageable de planter une petite tente a proximité d'une cabanne pour une nuit (si cette dernière est full) ?Ce parcours comporte-t-il des passages délicats sur lesquels vous pourriez nous alerter ?Enfin, je ne souhaite pas avoir à utiliser 5 cartes complémentaires pour couvrir le parcours ; existe-t-il donc UNE carte qui couvre l'ensemble du tours ? au pire 2 (lesquelles s'il vous plait) ?Voilà, merci d'avance pour vos réponses :) Et bons plaisirs en montagne !

PS1 : Simon, bravo pour ton site qui est très intéressant et très bien réalisé. Les voyages que tu as choisis sont révélateurs je crois d'un esprit curieux, d'un besoin de liberté, d'une certaine forme d'humanisme et de convictions écologistes. Bonne route pour la suite !

PS2 : VIC09, tu sembles vouer une véritable admiration à ta région. Tu en parles bien et cela donne envie de venir y puiser un peu d'énergie !

Red Colibri.
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Vivre à Zurich en Suisse: salaire et niveau de vie?
Bonjour à tous, je suis un petit nouveau sur ce forum. ;)

Et si je viens ici, ce n'est pas par hasard : j'ai quelques questions ! ^^ J'espère que vous pourrez me renseigner.

Voilà, je travaille actuellement en France, je vis bien mais sans excès avec 1300 euros par mois à Aix-en-Provence.

J'ai l'opportunité d'aller travailler à Zurich, mais je me tâte parce que je n'arrive pas à trouver des informations fiables sur le niveau de vie là-bas ainsi que sur le niveau des salaires après déductions des différentes charges prélevées à la source (que reste-t-il à la fin après toutes les déductions ?).

Donc voilà, j'ai un diplôme Bac + 2 (je crois que c'est niveau technicien en Suisse) en informatique. là on me propose un travail adapté à mon niveau d'étude pour un salaire de 63000 CHF par an, soit environ 5000 CHF par mois "brut".

Pensez-vous que ce salaire soit adapté à mon niveau d'étude ? Pensez-vous qu'il soit possible de vivre correctement avec ce salaire à Zurich (ou une ville proche du moins) ?

D'après différentes sources over the web, j'ai calculé environ 35 % de charges à déduire à la source. Il resterait donc 3200 CHF. Au niveau loyer, je souhaiterais avoir un T1 voire un T2, je compte environ 1200 CHF (est-ce trop optimiste ?). Ensuite il faudrait encore enlever les charges de l'appart (eau, electricité, ...), l'abonnement mobile, Internet : j'enlève encore 750 CHF.

En gros, il me restera 1200 CHF pour manger et puis quelques loisirs.

Pensez-vous mes estimations exactes et selon vous se nourrir et prévoir quelques sorties avec 1200 CHF par mois, à Zurich, est-il envisageable ?

Merci pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter ! 😇
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Travailleur Français à Sion (Valais - Suisse)
Bonjour, Un cabinet de recrutement Suisse me dit que j'ai énormément de chance de décrocher un poste de technico-commercial sédentaire (avec 1 jour de déplacement par sem + 5 semaines de déplacement/an) à Sion car je suis le seul candidat correspondant aux critères 🙂. 26 ans, Bac +3 technique, 4 ans d'expérience, anglais courant + restes d'allemand.

Le cabinet m'a parlé de 5500-6000 CHF brut/mois soit environ 71 500 CHF brut/an sur 13 mois. Il me dit qu'en fonction de mon profil, je pourrais négocier entre 70 000 a 90 000 CHF brut/an sur 13 mois, qui est un bon salaire pour la région.

En France, j'ai environ 33 à 35 000 € brut/an pour 39h/semaine avec 2 RTT par mois + 5 semaines de congés payées. Je paye 620€/mois pour un 65m² dans le centre ville de Lille et je vis bien sans me priver.

1) Compte tenue de la région, Sion (Valais), que pensez-vous de la fourchette de salaire qui m'est proposée ?

2) Sion est à environ 45 min de la première ville Française (Vallorcine) d'après mes recherches. Il vaut mieux habiter autour de Sion ou à la frontière, en France ?

3) Si j'accepte cette proposition, c'est aussi pour profiter des pistes et faire du snowboard tous les week ends tant qu'il y a de la neige. Je pense que Sion est bien placée pour ça !

4) Compte tenue de l'imposition, des charges de santé et de retraitre, du nombre de jours et d'heures travaillées, des loyers, de la mentalité Suisse(que je ne connais pas) et toutes ces choses inombrables et complexes à prendre en compte, pensez vous que ce soit une bonne opportunité ?

Merci
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Vol de la Suisse à Krabi en Thaïlande
Bonjour,

Est-ce qu'il y a des Suisse dans le coin? Nous allons partir en Thailande en avril prochain avec notre fils qui aura 2ans et demi. Je pensais à la région de Krabi et je recherche des vols... Mais que c'est devenu cher!!!!!!!!!! 6551frs pour les 3 et que le vol. Du coup je me demande s'il n'y a pas moyen de trouver meilleur marcher sans devoir trop prolonger la durée de vol. (vu que notre fils est assez speed ça risque d'être sport!) Tout vos conseils sont les bienvenu!! Merci d'avance.
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La Suisse n'est plus un Eldorado
Voici un intelligent article paru dans la Tribune de Genève de ce jour. A méditer avant de franchir la frontière amis français.😏

Le mythe de l’eldorado suisse serait-il en train de s’effriter? Si les frontaliers sont encore légion dans le canton, une nouvelle réalité pointe le bout de son nez. Avant de franchir la frontière, les travailleurs hésitent. Ils procèdent désormais à de savants calculs avant d’opter pour un emploi à Genève. Même ceux qui occupent un poste, parfois depuis de nombreuses années, commencent à se poser la question d’un retour au bercail. A l’image de Dominique Vanwaelscappel. Infirmier à l’Hôpital cantonal, cet habitant de Bons-en-Chablais a eu ces derniers temps une sérieuse envie de faire son paquetage. «J’ai connu l’opulence, explique-t-il. Il y a vingt ans, on nous proposait des formations, des congrès, il y avait plus de personnel. Depuis, les conditions ont changé. La charge de travail par exemple a pratiquement doublé.» Et d’évoquer tous ces «détails» qui modifient la donne. «Certains acquis sociaux ont disparu, le coût de l’assurance maladie a fortement augmenté. Désormais, même le parking est payant.» Autant d’éléments qui, mis bout à bout, grignotent son budget. Mais surtout, depuis l’arrivée de l’euro, il a perdu 600 francs sur son salaire. Une perte de salaire de 10 à 12% Le taux de change est sans conteste la principale raison des tergiversations des frontaliers. Et pour cause, depuis l’entrée en vigueur de la monnaie unique en 2002, ils n’ont cessé de voir leur salaire diminuer. La perte se chiffre entre 10 et 12% et peut atteindre dans certains cas 15%. «Ils commencent à faire leurs calculs et se disent que, finalement, travailler à Genève, ce n’est peut-être pas tellement l’eldorado», confirme Sabine Von der Weid, secrétaire permanente de l’Union des associations patronales genevoises. «Genève reste attractive. Mais la perte de salaire, qui pour certains peut atteindre 1000 francs, couplée à la qualité de vie, incite certains à préférer un travail en France.» D’autant que la situation économique est au beau fixe des deux côtés de la frontière. «Je n’aurais pas quitté mon emploi à Genève si je n’avais pas été persuadé de trouver un poste en France. Dans ma branche, les offres d’emploi sont nombreuses», signale Claude Lacroix. Après vingt-neuf ans à la Coop, il a donné son congé fin 2006. Même si le salaire passe de 4000 francs net à Genève à 3300 francs environ, il a fait ses calculs: «Quand on répartit sur l’année le prix de l’assurance maladie, le coût du transport, l’usure de la voiture, la différence est finalement faible.» Employé comme intérimaire chez Rolex, Sébastien n’a, lui, pas souhaité aller au-delà de son contrat d’un an. Habitant la vallée de l’Arve, il faisait chaque jour une centaine de kilomètres aller-retour. «Entre les heures de travail et de transport, je ­devais compter cinquante heures environ par ­semaine. Alors qu’en travaillant plus près de chez moi, j’aurai beaucoup plus de temps pour ma vie à côté.» Sans compter, là encore, le coût des trajets quotidiens. La flambée du prix de l’essence, l’augmentation des tarifs de péages autoroutiers entrent en ligne de compte. Si ceux qui sont installés dans la région hésitent, ceux qui viennent de plus loin ont toutes les raisons de s’interroger. A l’accueil du Groupement transfrontalier, Edwige Charrat observe ce phénomène. «Ils font la liste des plus et des moins. Et ça, c’est nouveau.» Le prix de l’immobilier dans la région frontalière en refroidit plus d’un. Des Haut-Savoyards d’origine envisagent eux aussi de quitter leur département.

«Que 200 euros de plus…» Loin d’arranger les choses, le contexte général peut parfois s’avérer pesant. «Une campagne comme celle menée par l’UDC lors des dernières ­élections n’entraîne pas les départs, estime Jean-François Besson, secrétaire général du Groupement, mais elle vient se greffer à une situation générale. Au fond, les frontaliers commencent à se dire: si c’est seulement pour gagner 200 euros de plus, à quoi bon!» Et de relativiser: «Avant, le salaire justifiait à lui seul que l’on passe la frontière. Aujour­d’hui, l’intérêt bascule.» L’attrait pour le travail en lui-même prime, suivent la volonté de rester dans la région et enfin la rémunération. POURQUOI? Le salaire et les charges indirectes Un taux de change défavorable. En janvier 2003, 4000 francs devenaient 2760 euros. Quand un euro vaut 1, 68 franc, le frontalier ne touche plus que 2380 euros. L’assurance maladie. Les charges sociales payées par le frontalier n’incluent pas l’assurance (LAMal ou Couverture maladie universelle ou assurance privée). Le coût des trajets et du parking. Les tarifs immobiliers dans la région. La qualité de vie Les 35 heures en France contre 40 heures en Suisse. Le temps passé dans les transports. Sans compter le stress des bouchons. L’âge de la retraite: 60 ans en France contre 65 en Suisse. Les congés maternité qui s’étendent en France à 16 semaines (6 avant et 10 après l’accouchement) La sûreté de l’emploi: le licenciement est plus encadré en France
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