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Inde: enfermé dans un cimetière au fin fond du Gujarat...
Voici une petite aventure qui m’est arrivée à Bundi (Inde du Nord) le mois dernier dans le cimetière des Maharajas de cette petite ville…

"J’y crois pas ! Je suis enfermé ! Dans un cimetière !" Le reste du groupe s’est barré (merci le guide !) et me voici seul, sans défense et entouré de singes à tête rouge (les plus vicieux !) J’ai les boules, je balise grave, j’appelle à l’aide, quelques singes me regardent sournoisement. Ils vont m’agresser, c’est sûr ! Je dois agir et vite !

Je fonce dans les broussailles, écarte tant bien que mal les ronces qui me barrent le chemin et pousse de petits cris rauques pour tenter d’effrayer serpents et autres lézards venimeux qui ne doivent pas manquer de pulluler dans un endroit aussi sinistre. J’arrive sain et sauf (quoique écorché par une sournoise petite plante grimpante qui ma attaquée par surprise et par derrière) devant le mur clôturant ce maudit cimetière et l’escalade derechef tel un alpiniste émérite en m’aidant des (très larges) aspérités qui le parsèment. Arrivé au sommet, je contemple le monde extérieur qui semble me tendre les bras, là, juste en dessous.

Catastrophe ! D’un petit coup d’œil vif et perçant, je m’aperçois horrifié que le mur extérieur est totalement lisse ! Franchir un tel obstacle (d’au moins 2.50m de hauteur) sans l’équipement adéquat (mousquetons, piolets, harnais, etc.) me paraît totalement inenvisageable. Je décide donc, avec la sagesse qui me caractérise, de ne pas me précipiter vers une mort quasi certaine et préfère plutôt contempler posément (quoique écoeuré) la route située quelques mètres en contrebas. Quelques villageois qui y circulent se mettent bientôt à me faire de petits signes sympathiques : ils n’ont pas l’air de se rendre compte de la situation ! Je secoue vaguement la main histoire de ne pas perdre la face... Mais j’échafaude en même temps de multiples plans d’évasions qui, hélas, ne s’avèrent pas très réalistes.

Soudain, entre les arbres bordant la route, j’aperçois un gars qui se rapproche de moi à vive allure. Il ressemble à… On dirait… Je connais ce type ! Mais oui, c’est Shankar : l’aide du chauffeur de notre bus ! ! Ledit chauffeur et donc le bus ne doivent pas être bien loin ! Alléluia, je suis Sauvé ! Sauf que Shankar déboule alors sous mes yeux ébahis en vélo, pédalant tel un Lance Armstrong survitaminé et passe devant moi en trombe en ayant juste le temps de me faire du coin de l’œil un petit signe du genre " T’en fait pas, je vais te sauver, tient bon, j’en ai juste pour 30 secondes ". Je le vois alors s’arrêter au loin dans un hameau, se précipiter dans une cahute, en ressortir presque aussitôt, renfourcher son vélo et revenir vers moi. Alléluia (bis) ! Il est aller chercher les clés ! Je suis enfin sauvé ! Je redescends donc de mon perchoir, me dirige vers la porte maintenant grande ouverte et la franchis sous les hourras des villageois (en fait à peine 2 ou 3 gosses médusés) qui se demandent interloqués ce que je pouvais bien faire tout seul à l’intérieur... J’ai alors une petite pensée pour mes amis les singes et leur petite tête somme toute bien sympathique, je vais presque les regretter, tient ! (Ils n’étaient pas si agressifs que çà en fait, leur réputation de singe sanguinaire était vraiment surfaite !)

" Sit, sit " m’ordonne alors Shankar en me désignant avec conviction le porte bagage de sa bicyclette. Pourquoi diantre voudrait-il que je m’asseye à l’arrière de son vélo alors que j’ai une place bien à moi dans l’autocar ? Gloups ! Mes neurones ankylosées par la terrible épreuve que je viens de subir viennent enfin de me fournir la réponse : y’a pas de bus ! Mon groupe m’a vraiment laissé tombé, les lâches ! Totalement résigné, j’enfourche le porte bagage et maintient tant bien que mal mes jambes en l'air, un peu comme celles d’un gymnaste ankylosé. C’est parti : Shankar se met à pédaler, vite, très vite, trop vite. Ca descend pas mal, j’essaye de rester stoïque face à cette nouvelle épreuve mais constate tout de même avec effroi que nous roulons au beau milieu de la chaussée. Nous avons même tendance à nous rapprocher dangereusement des bas côtés et à croiser de plus en plus fréquemment de gros camions très lourdement chargés. Je ne peux m’empêcher d’imaginer les titres des journaux du lendemain : "Imprudence fatale : un touriste kamikaze et son chauffeur à vélo écrasé par un Tata" Seule consolation : mon appareil photo miraculeusement intact, devrait permettre de nourrir toute une famille d’indien pendant au moins 5 ans (peut-être même 6 si cette même famille arrive à revendre un bon prix ma carte Flash (4GO 120x, les connaisseurs apprécieront))…

Et puis soudain, au milieu de ces funestes pensées, j’aperçois émerveillé un bus, tranquillement garé sur le bas côté, qui ressemble furieusement au mien. Mais c’est le mien, oui, juste là ! Et devant celui-ci, mes chers compagnons semblent scruter fiévreusement la route, s’inquiétant visiblement de mon sort : je savais que je pouvais compter sur eux ! Ca y est, ils m’ont reconnu, mon retour va être triomphal !

Las... Je suis accueilli dans une indifférence quasi générale. Tout le monde, visiblement furieux d’avoir perdu quelques précieuses minutes, remonte dard dard dans le bus... Et personne n’a l’air d’écouter (et encore moins de comprendre) mes pauvres explications. Idem, le récit de ma libération ne soulève pas beaucoup d’enthousiasme...

Mais après tous les dangers que je viens de braver, tout cela ne m’affecte pas vraiment. Car c’est vrai, je m'en suis sorti vivant et c’est déjà pas si mal 😉

Vincent (1972-…)

Mon lieu de détention:
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Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra

Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »

Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.

Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂

Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.

Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.

Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.

Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.

De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.

Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.

Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.

En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.

Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.

Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.

Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.

Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)

Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
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Inde: Calcutta - Orissa - Darjeeling - Vallée du Gange
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.

L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.

Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.

Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.

Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.

Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.

Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.

Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.

Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.

Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.

Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
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En direct d'Inde - Acte I (Rajasthan & Delhi)
Namaste,

Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...

juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !

Bisous a vous tous, A bientot

Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)

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Visa indien 6 mois entrées multiples
Bonjour à tous

je pars mi-avril pour 4 mois de voyage avec pour projet de me rendre au Népal puis en inde. mon soucis est qu'apparemment maintenant les visas indien ne sont plus délivrés automatiquement pour 6 mois mais pour 3 mois et j'ai vraiment besoin d'une validité de 6 mois ! je pars le 13 avril j'arrive le 15 à delhi et j'ai mon vol le 16 pour paris-Katmandou donc je comte passer la nuit à Delhi ce qui induit que j'ai aussi besoin d'un visa entrées multiples !

merci pour vos réponses et expériences récentes à ce sujet !
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Arnaque à la compassion débile de l'occidental à Benares
Voici une gentille escroquerie, bien ficelée à l'indienne, spécifique à Bénarés. Aprés m'avoir observé et suivi dans le secteur de Manikarnika Ghat, un "faux guide" me prépare son plan diabolique pour arriver à m'extorquer un max de Roupies... il est utile de préciser que j'avais rejetté auparavant plusieurs dealers de shit ou d'opium, nombreux a cet endroit. Voila cela commence avec un mec ( qui présente bien) te proposant un complément d'informations au sujet des crémations et des pratiques funéraires dans la ville Sainte. Il marche, te suit, t'accompagne en Anglais dans ton petit tour du quartier ou il est difficile, la 1ère fois de trouver ses repères. Puis aprés t'avoir prouver sa sympathie avec son charisme, il te suggère un magnifique point de vue en hauteur, depuis une "terrasse panoramique" situé dans un immeuble tout proche: "le souvenir restera dans ta mémoire éternellement puisque aucun touriste n'a le droit de prendre des photos de cadavres en train de rotir"... Il te fait d'abord traverser un vrai mouroir avec de vrais vieillards agonisants, puis on monte l'escalier. Surprise à l'étage, une vieille dame en guenilles, sale, prostrée, te regarde avec un teint vitreux de fin de vie. Alors, le "faux guide" t'explique trés gentiment qu'elle est sur le point de mourrir, et que étant donné qu'elle est dans la misère la plus totale, de surcroit isolée, elle ne peut pas acheter le bois nécéssaire a sa propre crémation.... Le théatre est tellement bien joué que jamais un touriste ne peut imaginer la complicité, la connivence entre la personne agée et le jeune indien bien fringué. Alors, le scénario fait que, l'on te supplie de donner un minimum de 400 rps car le bois coute trés cher à Bénarés, et que sinon la seule issue quand la mort va frapper dans les jours suivant, il n'y aura pas d'autre alternative que de faire crâmer la défunte à moitié et ensuite de benner les restes dans le Gange => direction golfe du Bengale quand le courant sera assez fort pendant les crues de la Mousson!!!!!!! Bien évidemment, tu as la pitié, tu ouvres la banane à pognon et tu crache les roupies....

Le lendemain, je fais la connaissance d'un couple d'Italiens résidant dans la meme guesthouse que moi. Nous décidions de chartériser une barque à 3 pour se ballader sur le fleuve. Je leur propose de retrouver l'immeuble offrant la vue panoramique sur le Ghat, afin de se faire une bonne idée sur le lieu, qu'ils n'ont pas encore découvert. On remonte les escaliers, et dans mon esprit, je suis serein, because, I give my donation already, in this holy city... Stupéfaction, je retrouve la "mourrante" en pleine forme, en train de se cuisiner sur un petit réchaud à gaz, une gamelle de lentilles !?! Elle n'a jamais pensé qu'un voyageur blanc était capable de retrouver l'adresse de l'arnaque aussi facilement et rapidement. Honteuse d'avoir vendu sa dignité pour partager le bénéfice avec un "faux guide", elle n'a meme pas voulu me parler ou regarder le couple de jeunes italiens. INCREDIBLE INDIA, I love you.... forever Marc.
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Incident sur la route de Puri (Inde)
Bonjour Tout d abord mes excuses pour la frappe, je n ai jamais su me debrouiller avec ces claviers. Nous quittons l Orissa que nous avons decouvert avec beaucoup de plaisir et d interet. J ai un peu retrouve l Inde que j avais connue il y a plus de 20 ans.Merci encore aux internautes qui m ont envoye leurs tuyaux et conseils. Pour la premiere fois depuis nos frequents voyages dans ce pays nous avons ete confrontes a un probleme avec des Indiens. Nous rentrions du Chilika Lake en moto louee a Puri quand sur la route nous avons ete arretes par une bande de jeunes Indiens bien allumes, . Ils ont forme un barrage en agitant les bras, nous avons pense a un de ces nombreux accidents de la route, nous avons betement ralenti et la ils nous ont immediatement encercles, nous reclamant de l argent pour la Kali puja. Comme nous refusions, un mec a pris la clef de la moto. Nous etions bloques au centre de ce petit groupe agressif, qui criait et gesticulait. Jusqu alors nous etions restes calmes mais la le ton a commence a monter, nous ne voulions pas monter que nous commencions a avoir peur.Ca n arien arrange pas de telephone pour appeler la police. Situation tres limite, nous n etions que 2 et eux une bonne dizaine visiblement bourres.Heureusement pour nous un Indien, plus age, est venu a notre secours. Longues palabres, il a recupere la clef de la moto, nous l a rendue et a reussi a les ecarter pour nous laisser passer.Nous l avons vivement remercie. Moment pas tres agreable qui m a fait repenser a tous ces messages lus sur le forum, ces echanges d impressions et de vecu dans ce pays sur l insecurite. Moi je me suis toujours sentie en securite ici, et quand je repense au debut de notre voyage a Dhenkanal au moment de l immense Laxmi puja rassemblant une foule incroyable, dense, compacte mais tranquille, il y avait bien quelques mecs bourres et excites mais vite canalises par les autres. Je marchais au milieu de cette foule sans me sentir opressee comme en France. Pas une main balladeuse pour me pincer ou me toucher. J en parlais au gars de notre hotel a qui nous avons raconte notre mesaventure. Il m a dit qu on ne me touchait pas parceque j etais vieille, j ai 50 ans, mais que les jeunes femmes, elles se faisaient embeter. Je n avais pas pense a cela.Notamment les touristes indiennes. Il y a un tres fort tourisme indien dans l Orissa. Quant a la tentative de rackett il nous a dit que plusieurs touristes s etaient fait agresser sur leur velo pour se faire voler et meme un Allemand s ets fait severement battre, et que nous avions eu beaucoup de chance que cet homme intervienne pour nous aider. La police a qui nous avons signale l incident a, au passage, fait remarquer que si nous avions paye il n y aurait pas eu de probleme. Bien sur ils sont tellement corrompus, ont l habitude de racketter leurs concitoyens. Ces incidents sont mauvais pour le tourisme a conclu le manager de l hotel. J e n ecris pas ce message pour dissuader de venir dans ce pays mais simplement si ca peut servir a d autres voyageurs. La prochaine fois nous ne ralentirons pas ou nous ferons demi tour. Enrick
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Inde, enfin! et Katmandou
1er voyage sur le sol indien -

Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.

Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.

Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...

Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.

Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...

Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.

Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.

Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...

Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.

Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
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Iran - Inde en bateau?
Nous souhaitons partir de France pour l'Inde, par la route, c'est à dire avec un sac à dos et notre envie de voyager. Jusqu'en Iran le trajet est relativement simple, nous avons opté pour le train.

C'est en partance de l'Iran pour l'Inde que tout ce gate. Traverser le pakistan n'étant apparement pas une bonne idée... Nous aimerions avoir quelques infos sur les trajets possibles en bateau(ou autres...).

Il semble nécessaire de passer par Dubai ou l'Oman, cela dit, impossible de trouver une agence qui puisse nous transporter jusqu'en Inde... est-ce que ca existe? Si vous avez déjà fait ce trajet avez vous des infos a partager?

Merci d'avance.
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Vivre l'Inde du Sud début juillet-fin août 2010: vos conseils?
Bonjour a tous. Tout d'abord, je sais que ces sujets ont déjà été abordé, j'ai déjà beaucoup lu sur les questions que je me pose, mais étant donné qu'il s'agira de mon premier voyage, je préfère avoir un avis un peu plus personnel et rassurant. Je compte partir en Inde en solo, ou accompagné (Mes amis ne sont pas aussi enthousiaste que moi, on verra plus tard pour eux;) de début Juillet a fin Aout 2010 (suivant les avions que je trouverais).

Ce sera mon premier voyage en solidaire, même si j'ai déjà beaucoup voyagé, c'était a chaque fois en groupe dans un organisme pour jeunes. Je me pose beaucoup de questions, notamment concernant mon age, j'ai 18 ans et je suis un mec, mes proches me déconseillent ce voyage seul, mais qu'importe, 18 ans, c'est l'age de raison, je m'auto permet ;) cependant, il est vrai que j'appréhende un peu, j'ai un moral d'acier mais je n'ai jamais été confronté a une situation comme celle ci et sachant que je compte partir approximativement deux mois, je ne sais pas trop comment m'y préparer. Est il dangereux de voyager en Inde seul a 18 ans ?

j'ai définitivement choisis l'Inde du Sud, car on m'en a énormément parlé et que les dires des forumeurs m'incitent a visiter cette partie du pays, il y a cependant le probleme de la mousson, d'apres ce que j'ai compris elle me semble évitable suivant le trajet mais je ne sais pas tout de meme pas si il est vraiment contre indiqué de partir dans ces conditions, surtout dans mon cas.

Ne connaissant de l'Inde que ce que j'ai lu sur ce forum, dans quelques bouquins, a la télé et dans les guides (que je consulte en ce moment) je ne sais pas trop par ou ni comment commencer, je sais seulement que j'ai deux mois pendant lesquel j'ai la possibilité de "vivre" la-bas. Je pense donc commencer mon périple a Chennai et le terminer a Mumbai (ou inversement) et entre découvrir le Tamil Nadu en général, et les états de Kerala et Goa, en passant bien sur par certains points incontournables, il me semble comme Ponticherry, Mysore, Munnar Cochin Kanniyakumari, Allepey, Mangalore, Hyderabad... Ces points ne sont pas dans l'ordre, car je serais incapable de dire pour des raisons pratiques (par rapport aux transports) comment les joindres, mais c'est tout de meme les principaux sites dont j'espere avoir la chance de profiter. Je ne sais pas encore combien de temps de m'attarderais dans chaque "point", je prefere limite en éliminer quelques uns plutot que de bacler mes découvertes. N'hésitez pas si vous avez des conseils et des coups de coeurs qui pourraient enrichir mon voyage, c'est pour ça que je suis la. J'aimerais autant découvrir la vie du quotidien des indiens que visiter les lieux touristiques, c'est pourquoi il me plairait aussi de visiter le centre de la péninsule "Karnataka", ou on m'a parlé de lieux extraordinaires comme Badami par exemple. A mon avis je pense que le voyage se fera surtout au feeling mais on m'a beaucoup parler de l'importance de bien reserver ses trains, donc je ne sais pas encore trop quoi faire. De plus, j'espere trouver quelques compagnons de route moyennant le fait de modifier un peu son itinéraire, l'assouplir. D'ailleurs si certains sont tentés un peu de compagnie dans le sud de l'Inde entre juillet et Aout, pourquoi ne pas faire un bout de chemin ensemble.

En ce qui concerne le logement sur place, on m'a dit que c'était facilement trouvable aux alentours des gares pour plus ou moins 400-500Rs/nuit dans des hôtels pas trop miteux, on m'a également parler de "chambre d'hotes" ou Courchsurfing mais je ne sais pas trop ce que ça vaut, ni comment les repérer. si vous avez des plans dans certaines villes, hotel ou hote, je suis preneur.

Je pense que j'en ai assez dit pour ce soir/matin, désolé c'est long, meme tres long mais bon comme je l'ai dit, c'est mon premier voyage serieux en solo, j'prefere précautionner. ;) Merci d'avance
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Inde - Cartes postales
Inde : Cartes Postales

premier mois

Delhi Un petit clin d’œil de Bharat Mata pour mon arrivée : dans Paharganj, des tambours se font entendre, puis quelques cuivres ; c’est pourtant pas la saison des mariages, si ? Intrigué, je zigzague à travers la rue principale, évitant vaches, bouses, rickshaws et « you remember me my friend ? » (yes, i remember you my friend! last time you gave me this fantastic kurta for only 20 rupees!-grands sourires…) pour aller voir la cause de tout ce raffut…sur un char, deux trônes richement décorés portent deux enfants, l’un en Shiva, d’un sérieux à toute épreuve, tenant fermement son trident, l’autre en Parvati, saluant les passants ; tout de suite après, un deuxieme char, et des gamins qui distribuent des bananes-prasad, suivi de l’orchestre puis d’une cinquantaine de femmes dans leurs beaux sarees, toutes portant un pot sur la tête..quand, fatigués de les suivre, je m’arrête pour demander à un vieil homme la raison de la procession, il m’explique que tous reviennent d’Haridwar avec de l’eau du Gange, qui va être versée sur le lingam de leur temple. Haridwar étant mon prochain arrêt, je prends ça comme un bon présage !

Delhi-Bienvenue ! Une heure du mat, le taxi me dépose à l’hotel recommandé dans tout les guides pour son sérieux et ses prix ; fatigué de ma nuit blanche à Charles de Gaulle et du trajet en avion, j’entre dans la chambre réservée à l’avance par internet, bien content de pouvoir poser mon sac et impatient de me vider un seau d’eau froide sur la tête ; je récupère la clé, et une fois seul, j’entre dans la salle de bains (que, dans ma grande et naive confiance, je n’ai pas vérifiée) pour découvrir de la merde partout, mais vraiment partout, et pas une goutte d’eau..j’éclate de rire, me voila revenu au niveau zéro du touriste en Inde, c’est ma faute, j’aurais du vérifier !

Haridwar- Small world Une heure et demie de bus depuis Dehradun, en plein après midi, après avoir perdu subjectivement bien 10 litres de flotte, j’ai trop chaud…une seule envie en arrivant, trouver un hotel et aller me baigner direct ! Je pose mes bagages dans le cinquieme ou sixieme hotel, prend ma serviette, direction les ghats.. traversée du pont à Vishnou ghat, de l’autre coté je me trouve une petite place sur les marches, me désape et hop ! dans l’eau ! elle est fraiche, haute, et le courant très rapide ; je lache la barrière et me laisse porter par le Gange sur une centaine de metres, revient, recommence, ah que c’est bon ! et quel plaisir de retrouver cette ville et ce fleuve !

Puis, une fois sec, je reprends mon sac, m’aprete à partir, quand je vois, debout sur un banc, un vieux baba couvert de cendres, ses dreads touchant le sol, une belle barbe blanche, qui me fait signe ; « Ananda ? » « Bahut ananda ! » Apres un petit moment de discussion, on se rend compte que l’on a une connaissance en commun, et à partir de là…je suis complètement pris en charge ; le baba m’envoie avec un de ses amis faire le tour des temples de la ville, je n’ai pas le droit de payer le rickshaw, ni même les quelques roupies d’offrandes dans les temples ; je découvre des ghats dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence si j’avais été seul, des ghats privés et d’autres pour lesquels il faut prendre des petites ruelles très étroites, passer sous de petites voutes, pour enfin se retrouver dans un calme et une tranquillité qui contrastent avec l’agitation permanente de la ville..un régal

Manali blues Manali, et un resto au niveau du pont qui mène à Old Manali dans lequel je vais prendre mon petit dèj…au bout de quelques minutes, la musique s’allume, Britney Spears… Manali, Hello my friend come in my shop, Manali “hello Saffran”, Manali, continental food et expresso coffee, Manali et les cernes sous les yeux d’israéliens hagards d’avoir trop fumé, Manali et « good morning sir » à une heure de l’aprem, Manali et toutes ces boutiques de fringues néo hippies, Manali roof top resto, Manali mini shorts/décolletés et « ho ces indiens ils sont teeeeellement gentils et souriants ! » - on est toujours gentil et souriant avec quelqu’un que l’on prend pour une grosse cochonne… (« mais tu sais, on est là pour faire évoluer les mentalités… » non, je sais pas, non..) Manali « no other bus to Leh » “sure? And local bus?” “local bus, yes, but…full of Indian people, you know…” “so what?????” Manali, si c’était pas pour aller à Leh…bon sang mais qu’est ce que je fous là!!!

Manali-Leh Dans le bus (local), quelques français, quelques israéliens, espagnols et une argentine, des familles indiennes, et ladakhies ; un petit vieux qui fait tourner son moulin à prière en répetant des mantras, à chaque passage difficile ou d’aspect dangereux-ce qui fait qu’on ne peut pas oublier la route ; dès que je commence à m’assoupir, le fait d’entendre tout d’un coup le vieux marmonner me réveille instantanément et me pousse à regarder le ravin par la fenêtre..sa peur est communicative ! Quelques checkpoints et pauses chai au milieu de nulle part, dans des décors surnaturels. Un bébé dans un hamac suspendu aux portes bagages ; à chaque virage ou secousse, le hamac balance dangereusement de droite à gauche, menaçant de cogner son contenu contre les barres métalliques ; un bras se lève de temps à autre pour retenir le hamac, il n’empeche qu’il se cogne plusieurs fois ; un dépassement à quelques millimètres du précipice, suivi d’applaudissements soulagés, qui reprendront dès l’arrivée à Leh ; de long passages sans goudron, des hauts plateaux (Sarchu…aaaah Sarchu !), des cheminées de fées immenses, à couper le souffle, des couleurs toujours changeantes Une des plus belle route du monde…

Pangong Tso – Le mystère des pigeons Trois ans plus tot, par manque de temps, je n’étais resté qu’à Leh ; mais je revais de voir ce lac, plus haut et plus grand d’asie, à la frontière tibétaine ; cette fois, pas d’hésitations, je pars à la recherche du permis ; après plusieurs tentatives infructueuses (les agences rechignent parce que je suis seul, ou veulent me faire payer des 500, 600 roupies) et une fin de non-recevoir au DC office, je trouve enfin une agence malhonnete qui accepte de me mettre sur la meme liste que d’autres touristes-que je ne verrais jamais- pour 150.. j’apprends également que je peux éviter la jeep en prenant un bus local ; seul hic, il n’y en a un que le dimanche, retour le lundi..pas si grave 4h du mat, rejoindre la gare routière dans la nuit, les chiens barrent la route, tout fous et excités, mais je maitrise le coup de la pierre à présent (se baisser, faire mine de chopper une pierre, les chiens abandonnent)… 8 heures et un trajet magnifique plus tard-et un enlisement dans une rivière de fonte-, l’arrivée au lac…c’est tout simplement magique, je ne peux pas repartir le lendemain ! je ferais du stop … Il me faut ma journée pour balader le long de la rive, seul au monde, juste le bruit des vaguelettes, et tout le long des lagunes toutes différentes, qui retiennent l’eau et lui donne à chaque fois une couleur différente, des langues de sables, et au dessus du petit village, une stupa, des drapeaux de prières qui claquent au vent, quelques cranes de yaks et quelques cadavres de bouteilles aussi (whisky, bien sur, meme ici), des goélands, et…des pigeons ! bah m…. alors, faire autant de kilometres, monter aussi haut pour retrouver ces rats du ciel ! J’aurais la réponse à ce mystère ailleurs, dans la vallée de la Nubra, ou je rencontre un ornithologue qui m’explique : « c’est normal, le pigeon vient des himalayas au départ ..c’est ceux d’Europe qui sont immigrés » Pardonnez mon inculture !

Panamik- Clandestin Après Diskit et Hunder, me voilà à Panamik, dans l’autre branche de la Nubra ; je décide d’aller jusqu’au pont qui mène au monastère, de l’autre coté du fleuve ; j’ai la journée devant moi, alors c’est parti pour la rando ! Seulement, en sortant de Panamik et en arrivant au niveau du pont, je m’arrete dans un petit magasin pour m’acheter mes clopes ; ici, un militaire en faction qui me demande ou je vais (les touristes n’ont pas le droit d’aller plus loin que Panamik) ; une fois le militaire rassuré, je repars ..et je l’entends qui me coure apres ! « sir, show me your permit », bien sur, sans probleme..je n’avais pas fais attention au permis, j’ai demandé une semaine, cela ne fait que 5 jours que je suis là…et là, surprise ! mon permis s’arrete aujourdhui ! « you have to go back Leh » Ben, pas de pont, et pas de balade alors; je quitte ma super guesthouse pour retourner sur Diskit, d’où, me dit-on, j’aurais plus de chance de stopper un camion ou une jeep (parce que forcément j’ai raté le bus) Diskit, 17heure, apres moult refus et de longues heures d’attente, j’abandonne ; tant pis, je prendrais le bus demain, quitte à m’expliquer au checkpost avec des yeux larmoyants histoire d’attendrir les vilains militaires ; le lendemain, pas de bus, j’avais oublié : la route n’est ouverte qu’un jour sur deux, pour éviter les croisements dangereux au col …bon, encore un jour illégal à Diskit, si j’avais su je serais resté une nuit de plus à Panamik, bien plus sympa Mais à Diskit, je rencontre 3 israéliens (des gentils) avec qui je joue ma place dans leur jeep au Jenga ; je gagne, une fois, le jeune veut rejouer, je regagne, et quitte avec eux Diskit le lendemain, plus riche de 75 roupies ! (ce sera mon seul jeu d’argent, faudrait pas que ça devienne une habitude) Au check post, aucun contrôle, j’aurais bien pu rester 10 jours de plus…

Sospol/Leh –Les abricots Neuf heures du soir : je le jure, si le repas n’est pas servi bientôt, je me mets à dévorer les abricots qui sèchent sur le toit ! Je n’en peux plus !

La cause de mon épuisement est cette tentative de Baby Trek avec un couple de français ; nous sommes partis le matin de Likir, après la cérémonie dans le monastère ; confiants (aucune raison de ne pas l’être : nous avons une carte) , nous prenons le petit chemin au départ du vieux village, puis rejoignons la route d’où nous prenons un premier raccourci qui descend jusqu’à la rivère ; de là, nous nous orientons grâce à la carte, décidons que nous sommes allés trop bas, et prenons ce que nous croyons être un raccourci en montant en ligne droite une grande pente caillouteuse/sableuse en face de nous ; en haut, pas de signe d’un quelconque chemin, mais on ne perd pas espoir et on continue, montons encore… après une heure, nous nous mettons d’accord : on s’est planté..mieux vaut revenir en arrière ; le couple redescend jusqu’à la rivière par une pente vertigineuse, que je ne me sens pas capable de prendre ; je fais donc un détour, qui me prendra une heure de plus, et toute l’énergie qu’il y avait dans mes jambes, parce que, quand on monte trois metres pour en redescendre deux, avec le sol qui cède sous chaque pas, la peur de tomber, un peu de vertige et le soleil qui cogne, ça vide..

Au moment ou je retrouve le couple, nous repartons par la route, en montant, mais tres vite je me rend compte que je ne peux pas les suivre : je m’arrête tout les dix mètres, essouflé, la tete qui tourne, envie de vomir..épuisé, je décide de faire demi tour, de descendre vers un village aperçu plus bas, mais meme en descente ça ne vas pas, il fait trop chaud, je m’allonge à l’ombre d’un gros rocher, me relève, répète l’opération cent mètres plus bas, puis, à ¼ d’heure du village, dans un état lamentable – plus d’eau depuis un moment- suis obligé de m’arreter dans une sorte d’école désaffectée pour attendre que le soleil tombe…

Arrivé dans le village, je vois un hôpital, je m’y engouffre en espérant trouver un lit, un fauteuil, n’importe quoi, mais il n’y a personne. Je continue de descendre, trouve, ô miracle , une petite guesthouse, il est 19 heure, rien mangé depuis ce matin, et ces abricots qui sèchent sur le toit… Lendemain matin, prendre le minibus pour Leh, déjà bondé avec des gens qui dépassent de la porte ; bon, ce ne sera pas mon premier trajet sur un toit ! j’arrive en haut, déjà cinq gamins sont là, sans compter une dizaine de caisses, il faut se serreer, et bien s’accrocher ! le trajet se passe en chansons, hindies et ladakies, et quelques frissons quand le bus passe 300 mètres au dessus de l’Indus…puis un des gamins plonge la main dans une des caisses, et y chaparde des abricots, bien murs , juteux et sucrés à souhait, qu’il distribue à toute l’équipe du toit…un régal, et une grande réserve de sourires !

Leh- Changspa or not Changspa ? Changspa, censément petit village tranquille qui prolonge Leh jusqu’à la Shanti stupa, blindé de touristes, de continental food, etc (cf Manali blues) ; sur les murs de l’école moravienne, les affiches de quelques enfants dans le cadre d’un projet appellé « go green », dont une montre Leh avant/après, avant, des champs, des forets, des enfants qui jouent…apres, des voitures, des hotels, les arbres coupés, et un couple de touriste, l’homme dessiné avec une casquette sur le coté et la clope au bec, la femme, blonde, avec un sac à shopping Une autre affiche et un enfant face à un gros hote qui crie « no place to play !» Et aussi « food we eat, not cement ! » Outre le développement spectaculaire (mais un mauvais spectacle) de Changspa, la ville de Leh, du moins l’axe principal, est infernale ; ça pue l’essence, le bruit des motos est incessant, beaucoup de traffic, plus un arbre…merci l’aéroport qui a désenclavé cette région du monde et permis l’afflux massif de touristes et de marchandises ! D’où le dilemme , entre dormir dans Leh meme et avoir le bruit, ou dormir dans Changspa et avoir les falafels etles « chocolete crossants »…finalement, à partir de la mosquée, en s’enfoncant dans les ruelles du vieux Leh, il y a une super guesthouse tenue par une famille adorable, et meme si à 5 heure du mat les chants boudhistes me réveillent, et meme si, 10 minutes plus tard quand j’essaie de me rendormir, c’est au tour du muezzin de faire son show, c’est un endroit super et très calme le reste du temps…

Leh- Krishna appelle La veille de la fête de l’indépendance, dans les rues de la villes, je me fais inviter à boire une sorte de sirop par des indiens ultra souriants ; puis, vingt metres plus loin, la meme chose ; qu’est-ce qu’il se passe ? c’est l’anniversaire de Krishna, me répond-on…et effectivement, quelques heures plus tard un cortège rassemblant les quelques rares hindous de la ville traverse Leh, à grand coups de chants dévotionnels, de cris et de danses frénétiques…les visages sont souriants, exubérants, heureux, les prasads distribués à chaque coins de rue, et quelques occidentaux se joignent , au grand plaisir des hindous, aux danses..cela fait trois semaines que je suis au Ladakh, je prends ça comme un appel à retrouver l’Inde (parce que vraiment, le Ladakh est un pays à part); c’est décidé, je repars demain !

les plus: Nebula Guesthouse, Panamik (Nubra Valley), de 150 a 300 rs la chambre, confortable, tres joli jardin et la famille est adorable

Old Ladakh Guesthouse, Leh: de 150 (dans la maison) a 300 (chambre tout en haut, vue panoramique sur le vieux Leh), charmante, de meme que la famille, et tres calme

Old Likir guesthouse, Likir, 250rs, petit dej et diner inclus, seulement deux chambres, situees sur le toit, assez grandes (trois lits) et tres confortables, de tres grandes fenetres ce qui laisse une vue fantastique sur les montagnes et la nourriture tout droit du jardin

Lala s cafe : dans le vieux Leh, un tout petit toit tres peu frequente, tres calme, et les deux soeurs sont en plus ravissantes

Manali Leh: Bus local toutes les heures chaque matin jusqu a 11 heures, 100 rs jusqu a Keylong, 475 de Keylong a Leh depart 4 ; 30du mat, splendide

les moins Namaskar hotel, Paharganj, Delhi: de la merde, plein partout, pas sympas du tout en plus de ca et Manali, Shiva s place: venir en Inde pour entendre du Britney Spears...quelle tristesse
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En novembre: 3 (ou 2) semaines au Sri Lanka plus une semaine au nord de l'Inde
Bonjour à tous!

Nous comptons partir 3 semaines en novembre en couple. Nous ne savons pas quel serait le mieux entre 3 semaines au Sri Lanka ou bien 2 semaines au Sri Lanka + 1 semaine pour faire le Nord de l'Inde (Agra, News Delhi, Jaipur)? Qu'est ce que vous nous conseillez? Ce qui nous attire le plus quand nous voyageons, ce sont les paysages magnifiques et l'accueil de la population. Je vous remercie d'avance de vos conseils.
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Inde: à propos des chauffeurs et autres élucubrations
Ce forum, comme tous les autres, et surtout celui du Routard, regorge de récits (vrais ou faux) et questions (vraies ou fausses) sur le thème du chauffeur. Ça a le don de m'énerver. Non pas que les gens choisissent ce mode de tourisme, non. (Même si ça ne me plait pas car les relents de colonialisme m'y semblent trop forts, mais bon, chacun son choix). Ce que je déteste, c'est cette publicité cachée sous forme de récit véridique. Je vous assure, je suis bien placée pour en parler, les agences, les voyages, les excursions, les guides, c'était mon job pendant des années. Une scribouillarde quelconque (euh, ça peut être un mec aussi) , souvent une stagiaire d'ailleurs, est payée (très mal, en plus) pour raconter son voyage. Voyage qu'elle n'a pas vécu non plus, of course. A coups de dépliants touristiques et de google, elle vous pond un texte plus faux que nature où l'unique objectif est de mettre en valeur Le trop bon chauffeur et La trop bonne agence, en faisant semblant que oui, franchement, quel bon chauffeur prudent et intéressant! C'est sournois.

Beaucoup de voyageurs choisissent le système voiture + chauffeur en Inde car les prix bas proposés pour ce genre de service sont très attractifs (impossible de faire la même chose dans d'autres pays à ce tarif). L'Inde a mauvaise réputation quant à la longueur des transports, le fait d'y être entassés, la longueur des files d'attente, plus récemment quant à la soi-disante impossibilité de réserver, et je dois en oublier. Il est donc bien plus facile de se payer un chauffeur pour éviter ce genre de déboires. Mais viennent les déboires düs au fait que ce chauffeur est un être humain et qu'en plus il bosse pour qlq'un d'autre, et il est bien loin, ce qlq'un d'autre! Comme avec tout être humain, donc, on n'est pas du tout sûrs de s'entendre. (la diffèrence de culture, la chaleur, la pauvreté... le porte monnaie sur pattes, blablabla) La relation avec le dit chauffeur est de toute façon faussée car comment équilibrer une relation vacanciers-friqués (même si on n'est vraiment pas riche de notre point de vue) et travailleur-pauvre? Et ceci quasimment 24h/24h, sachant qu'en plus, lui, il a la possibilité de récupèrer des commissions sur les hotels, les restau, les achats, les pompes à essence..., si, et seulement si, c'est Lui qui nous y emmène, et que ce qu'il touche à la fin du séjour par son employeur, c'est la même chose, qu'il fasse ou non des heures de boulot en plus pour trouver "notre" hotel. Ça peut marcher, of course, certains d'entre nous ne sont pas des bètes et certains des chauffeurs ne sont pas des casse-pieds... De toute manière, On en arrive donc au dilemne douloureux: on la ferme et on subit ce que l'on ne veut pas (mais ce sont nos vacances, merde!) ou on rentre en conflit et c'est pas cool, avec le chauffeur ou sa boite ou les deux (mais c'est aussi nos vacances, merde!). Bon, il y a aussi l'attente du pourboire au moments des adieux qui peut influencer dans le bon sens. ( le bon sens? hum, toujours le fric, mais s'il fait bien son boulot, pourquoi pas? Mais alors, c'est quoi un bon pourboire? valeur occidentale ou valeur indienne? c'est un autre débat). On peut trouver de nombreux récits pour illustrer tout cela. Mais attention, l'excès inverse existe aussi: le stagiaire en question parle de son épouvantable chauffeur qui bosse avec une agence pourrie... la concurrence. Les relations " voyageurs - monde du tourisme" passent de toute manière par le fric. Faut pas se leurrer. Hoteliers, guides, restaurateurs, conducteurs divers. Alors, évidemment, c'est plus facile que se débrouiller tout seul et on perd moins de temps. C'est le maitre mot: "perte de temps". C'est sûr que ceux qui partent un mois ou plus, ont plus de temps pour faire la queue aux divers guichets que ceux qui n'ont qu'une ou 2 semaines. Pour ceux-là, je n'ai pas de solution. Une semaine en Inde? Peux pas imaginer. Bien-sûr, j'ai galèré des dizaines de fois avec des rickshaws, des taxis, et j'en passe. Oui, j'ai parfois dû essayer, 2, 3, 4, 5 hotels, ou plus, pour trouver celui qui me convenait, j'ai parfois juré-promis-craché que je ne remettrai plus les pieds dans ce restau pourri qui m'a rendue malade... Et puis, ça passe. Car dans les files d'attente, combien de fois ai-je rencontré des gens super sympas, touriste ou indien, avec qui je me suis liée d'amitié? Et en cherchant un hôtel, combien de fois ai-je repèré inconsciemment les lieux? Et dans les trains bondés d'indiens bruyants et envahissants, n'ai-je pas aussi appris... l'Inde? Cette perte de temps, c'est le bonus du voyage. C'est là que naissent les émotions, les coups d'adrénaline. Quand tout est servi sur un plat, c'est l'ennui. Manque plus que la tv écran plat dans la chambre où on peut mater ses séries hebdomadaires, et continuer une vie par procuration, quand, la vie, la vraie, elle est en bas, dans la rue, dans un bar, dans un bazar. Mais il faut "se metre en danger". Pas en danger physique, en danger psychologique: oser. Oser parler à des inconnus, oser avancer seul dans l'inconnu, oser dormir dans un hôtel non répertorié dans le lonely planet... Oser attendre à une table le déclic qui ponctuera la journée de rencontres. Oser ne rien faire, aussi, le plus grand luxe, sûrement.

Bon, je me suis un peu égarée. Que les dieux du voyage soient avec vous tous!

Une rubrique: Inde avec chauffeur, ce serait peut-être pas mal, François?
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Mise en garde pour un premier voyage en Inde
Bonjour à tous, Ce message s'adresse à tous les futurs voyageurs pour l'Inde qui ont hâte de découvrir le pays de Gandhi et de la spiritualité, de la part d'une jeune femme française qui vit là-bas depuis deux ans. J'ai vécu des trucs extraordinaires mais aussi des choses que j'aurais préféré éviter, alors je me permets de donner modestement qq conseils éclairés aux futurs touristes en Inde🙂. L'Inde est un grand pays, avec plus d'un milliard d'habitants tous différents les uns des autres, et comme en France, il ya des gens adorables, des pédophiles, des illuminés, des gens généreux, des gens cupides, des grands âmes..et des idiots. Comme en France, donc! Mais en tant que touristes, vous allez attirer les gens essentiellement mal attentionnés et attirés par vous car vous représentez un fantasme. Ce n'est pas à vous, Jérôme, Marie ou Nicolas qu'ils s'intéressent, mais à l'individu blanc fantasmé, plein d'argent et naïf, assoiffé de rencontres supposées idylliques avec "des vrais gens du pays si généreux alors qu'ils n'ont presque rien". Et ces gens seront souriants, prévenants, auront parfois les traits d'une jeune fille toute mimi, d'une maman généreuse ou d'un sage à la robe safran... En France, vos parents vous ont sans doute répété: "n'accepte pas de chocolats d'un inconnu, ne bois pas une boisson offerte par un inconnu, ne prête pas d'argent à un inconnu..." Mais arrivés en Inde, vous allez boire un chaï chez le premier venu, donnez 100 roupies à des inconnus ("oh, deux euros"), suivez le premier type qui vous dit que "non, le guichet n'est pas ici, mais là-bas" alors que c'est écrit là devant vous "international tourists office".. POURQUOI? En donnant 50 ou 100 roupies, vous pensez être généreux et aider qq, en fait, vous affichez ainsi votre mépris de la valeur de l'argent et du salaire que gagne difficilement beaucoup de gens en Inde . Vous lancez un message: "Je suis riche à un point où me délester de 100 roupies ne me fait rien". 100 roupies, c'est comme 10€ de pouvoir d'achat de base en Inde. Que penseriez-vous d'un étranger qui vous balancerait un billet de 10 euros avec un sourire, au millieu d'une promenade sur les Champs-Elysées? En décembre dernier, un jeune français a disparu à Bombay et n'a jamais été retrouvé, après avoir retiré de l'argent au DAB, alors qu'il avait traversé le moyen-orient à vélo. Des touristes ont été détroussé mille fois après avoir été empoisonnés par des gens si gentils d'offrir un thé. Des touristes sont morts mystérieusement à Goa, au Rajasthan, des jeunes japonaises, allemandes et autres anglaises ont été violées au Rajasthan... Et moi-même qui vit en Inde, avec un ami indien, il m'est arrivé mille trucs horribles toute prévenue que je suis et en parlant le hindi. Surtout au Rajasthan! ALORS ATTENTION! L'Inde est un pays fascinant, mais cela ne doit pas vous faire oublier les règles de bases de précaution, et ne tombez pas dans une fascination béate ni un complexe néocolonialiste. Les Indiens se fichent pas mal de ce complexe: vous avez en face de vous des êtres humains et vous pouvez leur dire "non" ou les éconduire poliment mais sèchement sans être un horrible colon blanc raciste. Il faut savoir que certains Indiens vous considèrent comme des intouchables, des personnes impures dégoutantes qui mangent de la viande de porc et ne vous donneraient pas leur fille/fils à épouser pour tout l'or du monde! De plus, sachez que beaucoup d'Indiens gagnent bien plus d'argent que vous. L'Inde est un pays encore pauvre, mais il y a beaucoup de riches, très riches aussi, ne l'oubliez pas. En venant en touriste naïf assoiffé de rencontres "vraies avec des gens authentiques comme Gandhi et qui sont purs" vous êtes aussi ridicules aux yeux des Indiens que le sont les Japonaises hystériques de leurs sacs Vuitton en France. Vous êtes même une caricature. L'Inde est un pays extraordinaire car complexe, par une réserve naturelle pittoresque pour Occidentaux en mal d'exotisme. Soyez aussi prudent qu'en France, voire plus, car vous êtes un aimant voyant à arnaqueurs ;-) Enfin, une bonne fois pour toutes, pour les filles: mettez des manches courtes, oui, s'il fait chaud, mais cachez vos épaules, votre poitrine sous un foulard et vos jambes. Ca ne vous épargnera pas d'être attouchée: au Rajasthan, on vous attrapera la poitrine avec les mains en pleine rue et ça fait rire tout le monde sauf vous, même avec la dupatta :-( . Ca ne vous arrivera pas forcément, mais moi, j'ai vécu un an là-bas, et en dépit de ma "modestie", cela m'est arrivée X fois, et à mes amies européennes: c'est horrible! Soyez prudentes dans la foule, et surtout la nuit tombée. Enfin, porter des vêtements "sexy" ou courts parce qu'il fait chaud n'est en rien un acte féministe ou d'émancipation là-bas, ailleurs que dans les boites branchées des capitales: c'est plutot comme porter une pancarte "je suis une fille facile, je suis à vous". Evitez de sourire aux hommes, même si ça part d'un bon sentiment de votre part, cela sera perçu comme une invitation. Vous êtes prévenues! J'espère ne plus lire de messages ni entendre d'histoires d'arnaques minables en Inde 😕, c'est tellement regrettable: oublions le cliché de l'Inde généreuse, un pays où il est facile de voyager pour une femme seule. J'aime l'Inde comme j'aime la France, mais je ne fais pas confiance à tous les Français que je croise dans la rue. Et vous? Bon voyage bien éclairé! Shakti PS: Ne donnez rien aux personnes qui mendient avec un bébé: le bébé n'est généralement pas le leur, et pas une roupie n'ira au ébé, soyez- en sûr. Le bébé est un outil d'apitoiement et le credo de ces gens est "apitoyer plus pour gagner plus", quitte à mutiler le bébé si nécessaire, ou bien le laisser mourir de faim. Avez-vous remarqué que ces bébés ne pleurent jamais? Offrez plutôt un samosa ou des biscuits aux enfants errants, ou bien de la monnaie aux personnes âgées qui mendient. J'offre quelquefois un plat de nouille ou un chai aux enfants errant ou travaillant pour un salaire de misère sur les marchés de Delhi, et ils acceptent modestement et vont manger avidement sans cérémonie deux pas plus loin. Ils en ont vraiment besoin et vous leur ferez plaisir (même s'ils ne le montrent pas, ils ont leur fierté comme nous), une petite lumière dans leur vie bien difficile, et ça, personne ne leur volera.
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De Vadodara (Gujarat) à Jaipur (Rajasthan)
Le vol Toulouse -Mumbai avec la Lufthansa s'est bien passé et nous arrivons même une demi heure en avance . L'enregistrement du e-visa de 5 ans se fait sans problème. Mon sac récupéré, je m'installe dans le hall pour attendre mon train qui part de la gare Bandra qui n'est pas très loin de l'aéroport. J'ai eu une bonne idée d'attendre à l'aéroport car cette gare est très petite , et les personnes présentes sont étendues au sol et dorment. Mon train pour Vadodara part à 05h10 et est à l'heure. J'ai réservé un billet en 2ème classe ce qui me permet d'avoir une couchette et de bien me reposer pour arriver en forme à Vadodara à 10h45. J'ai réservé une chambre à l'hôtel 7 apple qui est à moins de 2 kms de la gare. Cet hôtel est accueillant, propre avec un restaurant et un supermarché . Une fois bien installée, douchée je pars découvrir cette ville . Je pars à pieds avec l'aide de google maps à la recherche d'un bureau de change. De là, je prends un rickshaw qui me conduit au Palais Laxmi Vilas.(entrée 500rs ). Ce palais a été construit en 1890 par le Maharaja Sayajirao Gaekwad III et ce sur un ancien palais, de style indo-saracenic, et il fait quatre fois le Bukingham Palace. Il est interdit de faire des photos à l'intérieur et uniquement avec le téléphone à l'extérieur. C'est le plus grand palais de l'Inde avec 170 chambres et plusieurs ascenseurs.

en arrivant dans le parc du palais nous tombons sur cette façade qui donne envie d'en voir un peu plus



sur le coté



à la sortie





la vue sur les jardins et le terrain de golf où l'on ne peut pas accéder











la vue d'ensemble tout de même ...ça jette



La visite terminée je quitte le parc et au bout d'un petit moment je réalise que je n'ai pas vu le baori. Je reviens donc sur mes pas à sa recherche , je vais demander au guichet et on ne peux plus y accéder car il est en travaux. dommage. Je trouve dans la rue des stands où l'on peut manger des omelettes et je m'y arrête avant de rentrer me reposer à l'hôtel. La première journée a bien commencé et je me sens bien à Vadodara .
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Cauchemar à Delhi!
Bonjour à toutes et à tous,

Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
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"Marche ou Crève" - retour d'Inde anticipé. Récit et avertissement
Je me présente, je m'appelle Lohra, j'ai 19ans, et je suis partie seule en Inde pour a la base 12jrs, (mais rentrée au bout de 8)

Juin 2008 . achat de tickets, préparation du voyage, lecture de guide, beaucoup d'aide grace au forum ... Inde du nord Raj.

Et je voudrais dire quelquehose que l'on ne lit pas beaucoup ici : ALLER EN INDE = ETRE TRES TRES FORT PSYCHOLOGIQUEMENT.

Jai pleuré chaque soir qui se passait de tout ce que je voyais, tout ce qui tournaient dans ma tete.

Une personne seule en inde doit etre TRES FORTE, car elle n'aura aucun soutient moral, et je ne sais pas si c'est plus dur pour une fille, mas étant une fille, le pushing, la drague, le jeu de l'inde qui au départ parait amusant devient vite repoussant et fatiguant...

Bien sur qu'il y a des choses Merveilleusement Magnifique en Inde, j'avais le Taj Mahal pour moi, je fus la premiere a entrée, la premiere a l'avoir juste pour moi, personne devant, personne derrière, PERSONNE, et en ressortant tu vois tout les misereux mendiant pour un morceau de n'importe quoi, et face a ça, tu oublies que le TAJ est si grand et si beau, donc au final est-il si beau ? Car la misère qui entoure les belles choses les rendent, arf, je ne sais pas comment dire...

Je savais que ça allait etre dur tout ce que j'allais voir, mais pas tant que ça, l'horreur est de partout, les enfants qui chient sur le bord des routes manquant de se faire renverser, les gens qui roulent d'une façon arf, l'impossibilité pratuqyement de traverser la route, le fait d'etre toujours interpellé, les gens 10fois plus maigre que moi (et je suis pas bien épaisse avec mes 42kgs pour 1m72)...

Et c'est trés dur de voir tout cela, de l'avoir devant soi et de le réaliser en quelquesorte...

Et un soir en appellant ma mère en larme "maman c'est horrible ici, je n'y arrive plus, j'arrive pas a comprendre ici, c'est trop dur, je peux plus, ma tete ne suis plus, pourquoi je n'y arrive pas? pourquoi je ne suis pas assez forte ? Pourquoi je n'arrive pas a trouver ça beau ?" Et cette dernière question rien que d'y penser me retourne, car JE VEUX AIMER, c'était mon reve, je, je suis perdue...

Sans avoir vu on ne peut pas imaginer...

Pour les filles : * Faites trés attention si vous faites une balade en chameau ... Les chameliers aiment bien toucher... * A qui vous parlez, ne pas faire confiance, ne pas etre naive * Bien vous demandez si vous etes assez forte, car c'est pas une illusion la bas ...

Pour dire, une phrase que j'employais souvent "leave me alone" a tout ces gens qui te suivent comme la peste Hier soir a moitié endormi, j'ai poussé mon amoureux dans le lit en lui parlant en anglais et en lui repetant apparemment le fameux "leave me alone, I don't want you, leave alone"

Je veux juste avertir que derrière toutes les façade de l'inde : beauté, spiritualité, sourire et compagnie, il y a aussi misère, pauvreté, et c'est trés dur de voir cela, et choquant... Je suis peut-etre trop sensible.

Mais je tenais juste a le dire (meme si on m'avait dit tout cela, je serais tout de meme partie, du je sais que je ne remettrais certainement pas en cause le départ de certain et heureusement, allez - y, mais je veux juste "roder" les gens, leur dire vraiment que c'est dur, et qu'ils se préparent d'une certaine manière, psychologiquement)
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Ah l'Inde... quelle expérience
Ca y est je suis revenue d'Inde....fort enthousiaste et avec l'envie d'y retourner (faut dire qu'on a pas pu faire tout ce qu'on voulait, notammant varanasi...)

On s'est contenté d'un tour du Rajasthan avec une dernière escapade à Haridwar (je voulais quand même voir le Gange)

DELHI

Arrivés à 23h30, ce 16 juillet 33°...La chaleur est suffoquante et la moiteur nous enveloppe. Le taxi nous attend, nous traversons la ville de nuit, premier choc : cette multitude de personnes couchées à même le sol.

Nous arrivons à Hare Khrisna GH, recommandée par un des forumistes, rien à dire, c'est pas très beau mais c'est clean, la terrasse est sympa et c'est pres de la gare de New Delhi donc pratique pour acheter les billets.

premières mésaventures : Bon le lendemain nous nous lançons dans l'achat des billets de train, on a beau avoir lu et relus les arnaques à éviter à la gare, un peu paumés on trouve pas le guichet (fatigue du voyage décalage horaire et nigauderie de touriste) et nous trouvons confronter à l'invariable rabatteur qui nous envoie vers une agence (on se fait quand même avoir à trois reprises mais résistons aux agences qui font la tronche de nous voir sortir sans rien acheter, en plus les rickshaws ont une amnésie temporaire sur la localisation de la gare de new delhi, mais bon victoire on réussit quand même à trouver le fameux bureau de reservation réservé au touristes et achetons notre billet pour Jaipur qui sera notre première étape.

Pour tout dire, on a pas aimé Delhi, trop chaud, trop de bruit, trop de monde....trop d'arnaques et avons fuit le plus vite possible.

Le lendemain nous avons la matinée de libre et tentons de visiter le "Red fort", âpres négociation savec le Rickshaw qui nous emmène qu'à condition de visiter des magasins (là encore, on est un peu nigauds et connaissons pas le système bien pratique des prépaid rickshaw que l'on trouve dans toutes les gares et on n'a pas encore vraiment idée des tarifs, fautes de débutants quoi !)

Bref nous visitons (un peu au pas de course le red fort) et flanqué de notre rickshaw driver, nous partons visiter les "emporium" où on choppe la mort tellement la clim est à fond, bien qu'on l'ai prévenu qu'il était hors de question que l'on achète quoi que ce soit, notre driver tire une tête e dix pieds de long....dommage pour sa commission !

Pour ce qui est des restos, nous avons mangé à l'Hare Krishna (breakfast et grignotage) et au metropolitan (un peu cher mais excellent tandoori notamment)
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Improvisation Nomade (7) Inde du Sud
Six heures du matin. Eau glaciale. Gros rat passe entre mes pattes. 7h00, départ. La route qui descend de Udhagamandalam (Ooty est le nom anglais) pour la vallée de Coimbatore, est vertigineuse. Le brouillard se dissipe juste à temps pour m’offrir le paysage. La musique du bus, la forêt tropicale, les singes, les Indiens nonchalants. Je suis au cœur du voyage. Il n’y a pas de mot pour décrire le sourire qui se dessine sur mes lèvres à chaque virage, à chaque image. J’ai les yeux grands ouverts sur ce monde que je traverse, courant d’air presque invisible et pourtant plus présent que le bus lui-même, tellement la sensation de saisir la vie dans son moment présent m’émerveille. La vie, la vraie vie, telle qu’elle vaut d’être vécue pour moi, passe dans ce bus qui descend dangereusement dans les vallées abruptes, les forêts profondes, les villes inconnues, les imprévus et les embrouilles diverses.

Nous sommes le 23 décembre. Il fait 34 degrés la nuit sous le ventilo. L’hôtel où nous devions nous retrouver avec Daoud est complet et sans lui. La ville est affreuse. Ma famille pense à moi et moi à elle. Seuls, les moustiques m’accueillent chaleureusement. Ce sont les moustiques du Kerala, minuscules et innombrables à cause des marécages. Dans la nuit, ils s’organisent en escadrilles, tentent des percées sous les draps, violent les traités de paix, résistent aux produits que le charlatan de Mysore m’a vendu une fortune, disparaissent dans la lumière, vous dévorent jusqu’aux mains où ils se posent en kamikazes quand vous êtes debout sur le lit en train de les chasser avec vos chaussures. Nuit affreuse où j’ai perdu la bataille et abandonné mes positions. Ils m’auraient tué en me rendant fou. Yeux gonflés et anéanti, je pars chercher une autre chambre avec mon sac sur le dos dans les rues brûlantes.

De la terrasse d’un petit resto, de l’autre côté d’une rue, j’entends bourdonner mon prénom. Avec un grand sourire, devant son petit déjeuner, Daoud m’a retrouvé. « Alors comment tu vas mon Daoud ? » « Bien, il me dit, malgré une partie de la nuit passée à suffoquer sous mon duvet, sur le quai d’une gare vibrante de moustiques, et après neuf heures debout, dans un wagon de train surpeuplé. Je suis parti hier de Mangalore, une grande ville sur la côte comme celle-ci, pour arriver ici cette nuit. » Pas beaucoup de temps en solitaire mais franchement contents de nous retrouver. Surtout pour les fêtes, bien tristes à passer tout seul. Enfin, on a le sourire et on se raconte nos petites aventures ainsi que les mésaventures qui se transforment comme par magie, avec le bonheur d’en parler ensemble, en heureux souvenirs. Daoud a trouvé un hôtel modeste et m’invite à demeurer près de lui. Ce sera une nuit de Noël où nous serons perdus tous les deux au milieu du monde. Épuisés et maigres, tôt dans la soirée, nous allons nous offrir un véritable vegetable fry rice dans un bouiboui crasseux, au coin de rues aux égouts à ciel ouvert, aux énormes cafards qui traversent les trottoirs et craquent sous les pieds, avant de retrouver les inévitables moustiques pour une nuit étouffante et fiévreuse. Arrivent des amis venus de France

Il n’y a que huit heures d’avion, c’est vrai, et le prix du billet même s’il n’est pas dérisoire permet de venir en Inde… Une semaine. L’organisation devra être précise si les loulous veulent repartir en heure et en temps. Attention aux aléas. Et d’aléas, en voici un de taille : il s’agit du tsunami. En vélo sur les chemins de l’île de Cochin, nous voulons rejoindre la plage. Pour cela il nous faut traverser un bras de mer en bateau et nous rendre sur l’île Vypeen. Sur le quai, les Indiens ne comprennent pas : depuis un moment, le courant emmène les bateaux s’écraser sur le bord… Mais les Indiens, comme à leur habitude, s’expriment d’une façon si nonchalante qu’il n’y pas raison de s’inquiéter. On ne peut pas passer ici alors on passera ailleurs. Il suffit de prendre un bus et de faire le tour par les ponts, entre le cœur de la ville et les différentes îles. Une heure après, notre bus s’élance enfin en direction de la plage. C’est déjà la fin d’après-midi et nous perdons encore du temps : un barrage de police empêche de continuer. Les sirènes rugissent, les ambulances déambulent. Impossible de passer le barrage. Un raz de marée a tout emporté. Nous étions donc sur les routes pendant la catastrophe. Nous n’avons rien vu et rien senti mais avons la chance de ne pas nous être trouvés sur la plage, même si, à l’ouest de l’Inde où nous étions, le tsunami n’a pas fait beaucoup de ravages. C’est seulement plusieurs jours plus tard, alors que nos familles s’inquiètent, que nous recevrons d’innombrables messages sur Internet et que nous apprendrons l’étendue de la catastrophe… Car, tôt le lendemain, nous partons dans l’arrière-pays, celui des cultures de thé et des réserves d’éléphants. Dernière ville à l’est du Karnataka dans les montagnes, Munnar n’entendra pas parler du tsunami avant une semaine. Pendant ce temps, nos deux petits touristes français s’adaptent à leur nouvel environnement. À la descente de l’avion, monter dans un rickshaw, les taxis mobylettes, à fond sur les routes surpeuplées, les a tout de suite mis dans l’ambiance. Ensuite un tsunami puis aujourd’hui les montagnes. L’environnement est plus calme mais quand ils ne se font pas agresser par des singes, ils descendent inconscients vers une maman éléphant avec ses petits en pleine nature sauvage. La maman commence à gronder dangereusement et eux continuent de s’approcher pour la photo. Les Indiens généralement indifférents s’agitent et crient pour que les blancs-becs déguerpissent avant de mourir écrasés dans une furie. On n’est pas au zoo. Pour se promener dans les cultures de thé, à travers les chemins de montagne et de jungle, le mieux est de louer des motos. Avec elles, on s’égare au hasard et on rencontre sur nos chemins des femmes, au dos voûté sous des sacs de jute remplis de feuilles de thé, des bouibouis crasseux sans eau courante et électricité où nous prenons nos repas, des lacs idylliques perdus dans des forêts de santals. Fin d’après-midi, le brouillard monte et s’épaissit, il est temps de rentrer car les nuits sont froides. Et puis ce soir, dans notre chambre d’hôtel, nous recevons des amies françaises que nous venons de retrouver après les avoir rencontrées dans la région d’Hampi, deux jours avant que Daoud ne tombe malade. Donc ce soir, c’est soirée avec blagues, musique et apéro à la française... Enfin, la semaine de vacances passe rapidement et nous sommes le jour de la saint Sylvestre. À 16 heures, je frappe à la chambre N°119 de l’hôtel Pathans à Trissur. Nous sommes arrivés dans une Ambassadeur, une vieille voiture de luxe, louée avec chauffeur. La classe non ? Bonjour Meriem… Champagne ! Torses nus sur la terrasse de notre grande chambre d’hôtel qui surplombe la place principale de la ville, nous fêtons dignement la nouvelle année… et les retrouvailles. À sept heures le matin, nos loulous doivent repartir pour la France. La tête qu’ils devaient avoir… Mais aussi les souvenirs de cette petite semaine en Inde leur resteront à jamais gravés. Lundi matin, ils se retrouveront au travail et, devant leur tasse de café, repartiront encore pour des randonnées en moto dans la jungle. Quelques jours pour oublier... N’a-t-on pas déjà entendu ça quelque part ?

Parabikulam. 5h du matin

Mes yeux s’ouvrent. Je sens de douces caresses sur ma nuque. Je me serre contre son corps et blottis ma tête entre ses seins. Nos mains légères sous la couette encore chaude effleurent la peau. Le jour n’est pas levé. Gaspard frappe à la porte. Arriver ici n’a pas été une mince affaire. Aucune route du Kerala n’y mène. Devions aller dans une ville du Tamil Nadu pour changer de bus encore deux fois et être déposés à un carrefour entre deux pistes où une fois par jour, on peut monter au village par derrière les monts Cardamones, dans la fabuleuse réserve naturelle de plusieurs milliers d’hectares de Parabikulam, étendue entre trois immenses lacs dans les montagnes recouvertes de forêts épaisses. Sans compter sur les barrages des gardes frontières et forestiers, trois en tout, qui nous obligent à payer, à signer des papiers et à passer une nuit avec un garde armé, censé nous protéger... 5h30, les affaires de trekking gavées de morpions sur le dos, nous sortons prendre le thé. Les Indiens se lèvent également dans le petit village aux ruelles de terre battue et aux cabanes en terre cuite recouvertes de branches et de feuilles. Comme chaque matin, la musique du temple inonde le village et la forêt alentour puis les femmes nettoient à grande eau devant leur porte avant de réaliser le taman : œuvre mystique de poudre de craie qui les protégera du mauvais sort pour la journée. Une fois le soleil levé, les vaches, cochons et chèvres traînent, étendus à l’ombre, ici ou là. Au centre du village, sur une place où se termine la route, deux trois échoppes vendent des allumettes et du thé. En contrebas, un lac se cache dans les hautes herbes et s’étend sur plusieurs kilomètres de jungle impénétrable entre les montagnes. Dans la nuit, les bruits de la nature sont authentiques tout comme les insectes. Trois gardes en 4 x 4 se promènent toute la journée avec leur fusil et partagent notre maisonnette durant la nuit. Aucun touriste ne s’aventure jusqu’ici. Six heures, nous partons sur les talons de Gaspard. Son vrai nom tamul est Basquar, le guide improvisé du village devenu très vite notre ami. Il essaiera de tromper l’administration pour passer outre les permissions et les comptes rendus des heures durant lesquelles nous sommes autorisés à nous promener dans la jungle avec lui. La marche est rapide. Nous avons peine à le suivre. À notre droite, s’ouvre la première clairière dans la brume. Les arbres s’élancent dans le ciel et atteignent des hauteurs impressionnantes. Leurs feuilles sont grandes comme mes deux mains, chaque racine large comme un tronc. Des animaux invisibles, surpris, disparaissent dans les profondeurs de la végétation. Monter, descendre à vive allure réchauffe. Sept kilomètres plus tard, alors que le soleil pointe à la cime des arbres les plus hauts et sur les montagnes, nous débouchons au-dessus d’une immense prairie au milieu de la forêt. Dans les hautes herbes ruisselantes, les fientes d’éléphants et de buffles fument encore. Un troupeau de bisons apparaît de l’autre côté à la lisière de la forêt. 7h30, fin de permission. Nous devons déjà repartir. Légèrement frustrés d’avoir tant marché pour si peu de temps, nous prenons le chemin du retour que je me promets de ne pas oublier pour revenir ici un autre matin, encore plus tôt. Un groupe de buffles noirs, que nous surprenons, s’enfuit en arrachant tout sur son passage dans un fracas terrible. Gaspard récapitule l’ensemble de nos découvertes. Arbres, fleurs, feuilles, fruits, herbes et graines dont ils se servent dans leur vie quotidienne. Crocodiles, iguanes, bisons, buffles, éléphants, singes, scorpions, cerfs et daims que nous avons eu la chance d’apercevoir en quelques jours. De retour au village, Gaspard nous emmène à l’école pour nous présenter les professeurs et assister à la répétition d’un spectacle dans lequel joue sa petite fille. Dans la salle de cours, trente paires d’yeux loin d’être intimidées par notre présence, sont regroupées devant nous. Pieds nus, en chemise et en cravate, les enfants s’élancent dans la danse avec fierté. Une chorégraphie digne des films bollywoodiens, dans une musique disco des années 80, version indienne… Quel sourire ont les enfants indiens ! Quelle leçon de simplicité et de modestie, nous prenons dans ce village ! Humbles, ceux qui vivent ici sont rarement descendus à la ville. Une télévision, pour tout le village, leur permet de regarder les étrangetés d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Ceux qui les imaginent « arriérés » se trompent. Ils savent autant de choses que nous et même davantage. Ceux qui les imaginent malheureux se trompent aussi. Il n’y a qu’à voir leur bouille et leur sourire de tous les jours. Quelques jeunes ont la curiosité de partir pour les études ou un travail à la ville. Souvent, ils ne reviennent pas, happés par les turbulences du monde. Pourtant, le village est un havre de paix qui sort de l’anarchie de la civilisation. Les choses évoluent plus doucement. D’autres n’ont pas besoin de changer. Un travail tranquille au rythme des saisons. Sachant exactement de quoi sont faites leurs terres et leurs forêts pour les utiliser sans les détruire. Tout ce qui est nécessaire pour vivre existe ici et même l’électricité fournie par les barrages. Une oasis où je serais bien resté plus longtemps. Mais pour nous, demeurer dans une réserve a un tarif et nous devrons bientôt nous jeter de nouveau dans le monde réel. Le dernier matin, je décolle à 5 h et m’enfonce seul dans la forêt et la nuit encore noire. Je ne risque pas de me perdre si j’ai bien enregistré les sept kilomètres qui mènent à la clairière magnifique et digne des grands reportages animaliers. Arbres et animaux dorment encore. Les feuilles sèches se froissent bruyamment sous mes pieds et troublent un silence parfait. Quelque deux cents tigres se baladent dans la réserve. Inconscience, folie sans doute, mais irrésistible. Les animaux de toutes sortes ont peur des hommes. Moi aussi car ils sont plus cruels. Loin de faire le malin cependant, j’ai tendance à me retourner souvent. La cadence qui m’emporte est plus soutenue encore qu’avec le guide. Sortant du sous bois dans une légère éclaircie, deux gros buffles noirs lèvent la tête vers moi. Je m’arrête net et recule doucement sans me retourner. Mais ces gros herbivores continuent leur chemin sans s’affoler. J’attends un peu avant de repartir que mon cœur s’apaise. Il me faut arriver avant le lever du jour à la lisière de cette immense clairière. Le soleil n’est pas encore levé mais il fait jour quand j’y arrive. En y allant seul et plus tôt, j’avais plus de chance de voir d’innombrables animaux et ce fut le cas. Me suis calé sur un tronc et suis resté plus de deux heures devant ce spectacle animalier à la taille réelle. Tout en rentrant tranquillement vers le village, j’imprimais dans ma mémoire les images que j’avais eues sous les yeux. Un bruit de moteur me fit me cacher et le 4 x 4 des gardes armés passa en trombe devant moi… Il y a peu de temps, j’ai compris, grâce à un article de presse international, pourquoi quelque chose nous échappait là-bas. L’article dénonce la culture en masse du cannabis dans cette région. Entre les montagnes, la jungle et les parcs nationaux protégés, des zones immenses ont été défrichées pour cette culture. Ce ne sont pas des villageois mais bien des hommes armés et spécialisés qui s’en occupent. Chargées dans des camions puis acheminées jusqu’aux ports du Karnataka dans des paquebots, des dizaines de milliers de tonnes de cannabis sont produites ici tous les ans et vendues en Europe. Ce commerce est protégé par des personnes haut placées puisque le gouvernement et la communauté internationale, hostiles à cette production, ne font rien. Perso, je ne pouvais pas imaginer une telle mafia lors de mon séjour et je n’ai rien vu, rien entendu, alors que nous avons pas mal tourné autour…

Tamil Nadu

Redescendre dans la civilisation et reprendre la route. Bus après bus, ville après ville. Quelle est notre destination ? Pourquoi pas au hasard d’un village ? Les voyageurs peu attentifs que nous sommes ont des difficultés à reconnaître les changements entre chaque étape. Après tout, une ville indienne en vaut une autre. Les traits que nous reconnaissons sont grossiers. Nous ne sommes même pas capables de différencier les langues qui sont pourtant, partout, différentes. C’est le moment de se poser quelque part tranquillement et d’y rester un peu plus longtemps pour découvrir, au rythme voulu, les petites choses qui font la richesse d’une région. Ne vaut-il pas mieux, en effet, se concentrer sur une partie plus petite plutôt que de survoler les régions comme nous le faisons ? Malheureusement, nous ne trouverons pas ce village où nous arrêter. Nous ne nous attacherons pas à une infime partie de la population qui nous ferait pourtant découvrir véritablement des traits de l’Inde tout entière. Nous continuerons d’être emportés par les flots de ce monde si mouvementé et dense, sans nous en approprier la richesse. La réalité imprègne l’esprit de sensations irremplaçables mais une série de documentaires sur ARTE nous en apprendrait davantage d’un point de vue culturel.

À Coimbatore, ville de deux millions d’habitants, nous sommes agressés par le bruit, la densité de la population et la pollution. Nous serions ravis de retourner dans la montagne mais, dans un quartier proche, une fête religieuse a lieu. Nous avons la chance en tant qu’étrangers, rares à s’égarer par ici à cause du manque d’intérêt touristique, d’être les invités d’honneur. Des centaines de femmes, entourées de musiciens, attendent leur tour pour donner leurs offrandes en échange d’une bénédiction qui consiste à saisir entre ses paumes un peu de chaleur et de fumée d’une bougie tenue par un brahmane. La foi est profonde, la musique lancinante, le temple improvisé de lumières et de couleurs, les offrandes de fleurs et de noix de coco s’entassent devant une représentation barbouillée de Visnou. Dans la rue, une purée de riz écrasé et sucré à la cannelle est distribuée gratuitement ainsi que d’autres mets dont je ne saurais dire la substance. Bientôt, les membres d’une famille nous introduisent chez eux pour nous offrir de nouvelles spécialités et boissons. Nous échangeons alors courtoisies et sourires avec les différentes générations. Sur nos genoux, se glisse le dernier-né. Il est déguisé en fille, comme la plupart des petits garçons en bas âge. Cela permettrait de tromper le mauvais œil. Les filles sont tellement peu de chose en ce bas monde. Pourtant si belles et si gracieuses, à ricaner bêtement entre elles en nous mangeant des yeux… Vite, partons avant de nous retrouver la corde au cou.

De retour à Ooty

Je propose à Daoud et Meriem de remonter sur les hauteurs pour trouver un peu de fraîcheur et de tranquillité. La petite station climatique d’Ooty m’a bien plu et une journée passée entre ses murs et ses montagnes est bien trop vite passée. L’hôtel retiré et discret où j’ai passé la nuit n’a pas bougé. L’endroit leur plait. Le lendemain, nous louons des motos pour commencer les balades aux alentours. Foulard noué sur la tête en guise de casque, nous serpentons les routes lacées, entre les lacs, les cascades, les forêts et les paysages gigantesques qui servent de décors aux films de Bollywood et aux photos de jeunes mariés. Vrai que la région n’a rien à envier aux images des films que nous connaissons dans nos pays et qu’elle renferme nombre de sites exceptionnels encore inconnus de nos projecteurs. Le parc botanique possède quant à lui de magnifiques spécimens dont un tronc de plusieurs milliers d’années. D’ailleurs, la balade montre une diversité botanique importante, sans que je n’en retienne malheureusement un seul nom. À pieds, sur le flanc d’une colline, en périphérie de la ville, nous traversons le taudis d’une tribu originaire de ces montagnes. Anciens bûcherons, éleveurs et chasseurs, les pauvres gens n’ont pas les moyens de bien se loger aujourd’hui dans la ville qui est venue se construire chez eux. Sur les pentes ruisselantes, des enfants déguenillés et morveux glissent sur des sacs en plastiques tirés par de gros chiens aux longs poils vermeils couleurs de la terre. Une semaine est passée de nouveau et il nous faut partir. Ce pays est immense et magnifique. Il n’y a qu’à voir notre itinéraire sur la carte depuis deux mois que nous sommes là. Ridicule ! Et pourtant nous avons déjà vu tant de choses différentes : Bombay, les plages de Goa, les sites historiques des civilisations disparues, les mystères de Mysore, les îles de Cochin, les cultures de thé du Karnataka et les forêts tropicales des parcs nationaux. De nouvelles journées de bus, interminables, serrés sur des sièges en bois, entre les villes poussiéreuses du sud de l’Inde, nous attendent encore. Hoggennakkal

La route devient piste et s’enfonce dans les collines arides à la végétation épineuse, avant de descendre dans une vallée verdoyante écartée des axes routiers. Inconnues des occidentaux, les chutes d’Hoggennakkal sont surtout fréquentées par les citadins de Bangalore qui viennent ici en week-end se détendre. La rivière se partage en mille ruisseaux scintillants dans la végétation luxuriante, se repose dans des piscines naturelles de sable et de pierres polies où sont pratiqués des massages corporels, avant de se jeter littéralement en cascades dans une gorge profonde et de se retirer au loin à travers les champs de coquelicots. Nous aussi, trouvons une piscine privée, rien que pour nous, avec deux arrivées en cascades dans l’eau claire et le fond sableux, d’où nous pouvons plonger. Une journée bien agréable. Plus loin les enfants du village, secs comme des allumettes, gagnent un peu de monnaie en impressionnant les touristes indiens avec un saut de l’ange de plus de quinze mètres de haut. D’autres, moins téméraires, se contentent de jeter leurs filets et de vendre leurs poissons grillés, le soir venu, sur le chemin du retour. Même si on se lave et se baigne dans la rivière, le village, comme tous les villages indiens, y déverse ses poubelles. Les femmes lavent le linge sur les pierres et la mousse glisse lentement dans le courant où les enfants jouent. En remontant la rivière, la nature reprend ses droits et offre un refuge exceptionnel pour un nombre considérable d’oiseaux et d’animaux. Sur une coque en feuilles de bananier tressées, au petit matin, nous traversons les eaux et disparaissons dans la nature. Fini de payer des hôtels, on plante la tente et on joue à Robinson. Le site est fabuleux et, pendant trois jours, des oiseaux inconnus et multicolores chantent autour de nous, pendant qu’on pêche, en caleçon dans la rivière, avec un bout de fil et un bout de banane accroché à l’hameçon. Un Indien nous a donné le tuyau et ça marche. Les poissons exotiques se pêchent à la banane. Par contre, ils sont pleins d’arêtes et le soir, à la lumière du feu, le temps passe rien qu’à les extraire pour les manger. Un après-midi, à l’heure de la sieste, une bande de singes curieux et voleurs se sont approchés discrètement et, des arbres où ils se trouvaient, sont descendus nous prendre nos réserves de pain et de bananes. Bien fâchés mais impuissants il nous a fallu rejoindre la civilisation ou mourir de faim. Le vieux rêve de Robinson terminé net avec en souvenir une photo de trois jeunes maigrichons bien bronzés et fiers devant leurs brochettes de poissons grillés sur des branches de saules.

Bangalore.

Mégalopole hyper-dynamique et branchée, Bangalore rassemble universités et entreprises multinationales du secteur informatique. Dans les bazars de la ville, écrans plats et derniers camescopes numériques se négocient 15 à 20 fois moins chers que sur le marché français. Number one de l’informatique dans le monde et dans plusieurs autres secteurs de science moderne, l’Inde a fait naître une nouvelle population jeune et dynamique de classe moyenne qui représente 200 millions de personnes. Capitalistes et matérialistes, ils consomment, achètent les produits que nous utilisons, copient nos modes de vie, activent le marché du tourisme et bientôt arriveront en France pour prendre des photos de la tour Eiffel. Après les Japonais et les Chinois, viendront les Indiens. Cette évolution est peut-être le symbole de déplacements de richesses vers l’est, enfin seulement pour une maigre partie de la population. En attendant, toutes ces entreprises fleurissent à une vitesse incroyable. Alors qu’un développement anarchique et inconsidéré dans ce pays apportera une pollution catastrophique. Mais comment demander à des pays en voie de développement de limiter leur production et de respecter les lois coûteuses du respect de l’environnement alors qu’en Europe, nous commençons juste à les appliquer et qu’aux Etats-Unis, elles ne sont toujours pas d’actualité. Il n’y a déjà aucun respect de l’environnement en Inde, pas de poubelle dans les rues et les villes surpeuplées évacuent leurs déchets dans les rivières et les océans. Espérons qu’ils ne se jetteront pas dans une consommation abusive, comme la nôtre, et ne reproduiront pas les erreurs que nous avons faites, en développant, en plus, le nucléaire ! Dans le train

Les bus en Inde sont pratiques pour relier les villes entre elles, quand elles ne sont pas trop éloignées. En effet, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez sauter dans les bus locaux qui ne coûtent rien, à la dernière seconde, quitte à monter sur les genoux des gens. Ou bien, ce sont les gens qui monteront sur vos genoux…dans les chemins tortueux, avec des arrêts à tous les villages sans pour autant que le bus ne désemplisse. Comptez trois heures pour faire 100 km. Pour faire 2.700 km, et ainsi remonter au nord du pays, nous ne prendrons pas le bus. L’express Bangalore Delhi ne met que 38 heures. Deux jours et une nuit pour nous retrouver dans la capitale. Un grand changement mais le temps passe, fin janvier, les deux tiers de notre temps en Inde sont écoulés alors nous voulons tenter de prolonger notre visa à Delhi, chose que nous n’avons pas pu faire en province. Plusieurs kilomètres de long, avec des milliers de personnes, la bête glisse hors de la ville et disparaît dans les plaines desséchées du centre de l’Inde. Il n’y a plus qu’à regarder le spectacle : En ville et à la campagne, c’est une tradition de venir faire sa grosse commission le long de la voie entre amis au petit matin et ce sont des rangées de fesses qui nous regardent, sans gêne. Un peu d’eau avec un carré de savon puis on reculotte le tout avant de faire coucou au train... Les vendeurs de thé passent dans l’allée toute la journée en criant d’une voix tout à fait ordinaire. Dommage que vous n’ayez pas le son ! Ils servent un thé noir au lait avec un mélange d’épices appelé massala dans des gobelets de terre cuite laissant aux lèvres un peu de rouge et que nous cassons ensuite en les jetant sur les rails… D’autres font le va et vient toute la journée entre les gares. Ils vendent les spécialités de leur région dans des assiettes en feuilles tressées, elles aussi jetables ou dans de l’alu et du plastique qui passe également par la fenêtre. Des gamins pouilleux montent dans le train sans billet, nettoient avec un torchon encore plus sale qu’eux sous les sièges et dans les allées, avant de mendier quelques roupies qu’ils seront obligés, bien souvent, de remettre aux contrôleurs... À Hyderabad, un groupe de musulmans pieux s’installe dans notre wagon. Quelques heures plus tard, ils ont construit une véritable forteresse, on ne peut plus close, avec de longs draps tenus par des cordes, où les femmes se dévoileront, à l’abri des regards pour le reste du voyage… À côté de moi, une jeune maman est incroyablement belle... La nuit s’écoule tranquillement sur notre couchette dans le bruit lancinant du frottement des wagons, des ronflements et de la prière de cinq heures. De plus en plus loin derrière moi, tu restes seule sans savoir, encore une fois, si nous allons nous revoir…

Petit grain de poivre

Coincé dans ma dent, Tu secrètes ton parfum, Sucré, salé, Ton venin.

Du bout de ma langue, Je t’effleure, Douce, brûlante, Profane saveur.

A ta sauce, Ma salade, J’ai composé,

Avalé, digéré, Je n’ai plus goût à rien,

Seul dans ce palais Sainte demeure De nos baisers

De l’effronté, le destin, Tes papilles ont scellé.
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Japonais en Inde: Le choc des cultures: histoire vécue à la gare de Old Delhi
Vous qui avez sillonné sans répit les routes du mondes, vous les avez déjà rencontrés…

Ils parcours également les 4 coins du globes, souriants et l’air candide… Il suffit qu’ils entrent dans une boutique pour que votre présence ne soit plus qu’un vague souvenir pour le vendeur qui s’évertuait à vous convaincre de donner un dernier coup de grâce à votre portefeuille. Il nous ressemble à nous autres occidentaux car nous partageons un fond de culture commune basée sur la consommation, mais ils sont tellement différent.

Je veux bien évidemment parlé des Japonais.

J’ai une profonde admiration pour la culture japonaise. Ce sentiment se confond intensément avec le mystère de cette société. Je ne veux pas parler du mystère qu’évoque les paysages de la baie d’Ha long terrestres sur lesquelles se serait posé un dragon il y a quelques siècles. Non, Je veux parler d’inconnue ou d’incompréhension au sens propre.

La culture japonaise évoque pour moi le contraste le plus fort qui soit. Contraste entre la violence extrême de cette société et les usages les plus policés qui puissent exister. Contraste entre les codes de la guerre qui furent en usage et la mièvrerie des sentiments. Contraste entre la tenue des cadres citadins et la mode disco punk outrancière de certain jeunes… Tout cela reste bien mystérieux.

N’ayant pas les moyens de m’offrir un voyage dans ce pays, je prend toujours soin d’observer les jeunes japonais qui partent nombreux sur les routes du monde une fois leurs études terminées et avant d’affronter les dizaines d’année de travail acharné qui les attends.

Notre première rencontre avec le japonais en vacance eut lieu en Inde à la gare centrale d’Old Delhi.

A vrai dire nous sommes allés en Inde de façon candide. Après un rapide tour d’horizon du prix des billets d’avion, la seule destination lointaine qui s’offrait à nous était l’Inde. Nous préparions notre voyage en nous gavant l’imaginaire des récits merveilleux du Rajasthan. Oubliant presque que le sous-continent indien avait évoluée.

Arrivés à Delhi, il nous fallut quelques jours pour émerger et nous défaire de nos réflexes fondamentaux, afin de pouvoir affronter notre voyage.

Passé 2 jours dans la mégalopole, nous mettons le cap vers Jaipour. Nous devons nous rendre à la gare de Old Delhi pour prendre le train de 6h du matin.

4 heure, notre réveil sonne. Nous nous réveillons dans cette petite chambre triste aux murs sales. Il nous faut trouver un Rickshaw pour nous conduire à la gare. Il fait nuit noire dans cette rue défoncée. Ca et là des personnes dorment à même le sol ou sur le plateau des chariots qu’ils tirent durant la journée. Nous réveillons un chauffeur qui dormait dans sont tricycle à moteur. Il se frotte les yeux et nous fait signe de monter. Nous lui proposons un prix, il incline la tête de droite à gauche (j’ai encore du mal à comprendre que cela veut dire oui), nous montons.

La traversée de la ville se fait sans un mot. L’angoisse me tord le cou. C’est un dédale de petites rues crasseuses que la nuit recouvre de mystères et de fantasmes. Les kilomètres de trottoirs sont occupés par les gens endormis. Des enfants s’activent à lessiver les tables des restaurants de rue. Je ne sais plus quoi pensé je suis perdu. Le travail des enfants, la misère, dormir sur le trottoir… Que faire ? Rien… je regarde et je m’étouffe des odeurs nauséabondes refoulées par les cours d’eau dans lesquelles pourrissent les ordure de plus de 10 millions de personnes.

La peur ne me quitte pas depuis la veille. Ce triporteur n’offre aucune sécurité. Nous devons avoir environ 500 francs en liquide, plusieurs mois de salaire pour cet homme. Il serait tellement simple de nous conduire vers nulle part pour nous dévaliser. Moi-même, pour nourrir mes enfants, je n’hésiterais certainement pas longtemps. Et ce serait probablement justice.

Mais il y a peu de violence physique contre les étrangers en Indes. Nous arrivons à bon port comme nous y arriverons toujours au cours de ce voyage.

La gare de Old Delhi se dresse devant nous. C’est un cafarnaum comme je n’en ai encore jamais vu. Hommes, femmes, enfants, valides, estropiés, mendiants, moines, chèvres, vaches, tous se pressent autour de ce centre névralgique de la vielle ville. Dans toutes les positions, assis, debout ou allongés, habillés ou nus, c’est presque toutes l’inde qui nous attends. Ce petit Rickshaw qui incarnait encore mes angoisses il y a 30 secondes me semble maintenant le seul lien avec notre petite chambre d’hôtel qui était mon unique reperd. Il s’en va. Nous restons. Nous nous sentons comme ce spationaute de 2001 l’odyssée de l’espace dont le cordon avec l’humanité a été rompu et qui est condamnée à dériver dans le grand vide de l’univers, vers une mort certaine.

Nous sommes bousculés et finissons par accéder au Hall central. Des centaines de personnes sont allongées le long des murs et dorment paisiblement. Des estropiés, des indigents, mais aussi des familles qui attendent leur trains, des travailleurs en costume 3 pièces et attaché-case. Nous trouvons notre chemin entre les corps assoupis pour nous rapprocher du tableau des départs.

Notre train n’est pas encore annoncé. Devant les dizaines de guichets vides, nous renonçons à prendre un billet. Nous tenterons de le prendre directement auprès du contrôleur.

Il nous faut reprendre notre souffle. Nous trouvons un recoin où poser nos fesses. Nous regardons le spectacle incroyable de cette immense gare indienne à 5 heure du matin, en tentant de nous rendre invisibles.

Là arrivent 3 touristes japonais d’une vingtaine d’année. Mini-disc dernier cri à la ceinture, et appareils photo autour du cou. Ils avancent, têtes en l’air, la mine un rien perdue. Ils s’arrêtent en plein milieu du Hall et ouvrent leur sac pour en sortir un guide. Echangent quelques mots…. Tournent sur eux-même tentant certainement de trouver un uniforme ou une silhouette rassurante qui pourra leur ouvrir la voie. Mais rien…

J’imagine qu’ils se rendent dans la même ville que nous, premier stop obligé pour un tour du Rajasthan. Je me lève et vais à leur rencontre. Leur anglais est light et le mien bien rouillé. Je comprend tout de même qu’ils vont à Jaipour. Je leur indique que le train sera indiqué sur cet immense tableau devant eux au dessus de leurs têtes. Ils n’ont pas vus le tableau et avance en direction de mon doigt. Je ne comprend pas. Ils s’arrêtent devant la vitre d’un petit guichet et approchent leur nez de ce qui doit certainement être une petite note de service collée là il y a 20 ans. C’est écrit en Hindi.

Là le doute m’étreint. Comment ces gars peuvent s’imaginer que les quais sont indiqués sur un vieux bout de papier scotché sur une vitre que la crasse rend presque opaque. Je regarde autour de moi. Il doit y avoir plus de 500 affichette différentes collées de cette façon dans ce Hall.

Je me rapproche d’eux pour leur indiquer à nouveau le panneau. Ils me sourient et me remercie. Jettent un œil au tableau d’affichage et partent vers le quai. Je les arrête pour leur demander où ils vont. Ils ne savent pas bien. Je leur explique que le quai n’est pas encore indiqué. Ils me remercient une nouvelle fois et vont s’assoire dans un coin.

Une fois le quai annoncé, je leur fait signe de nous suivre.

Nous traversons les voies ferrées au milieu de la foule sur un pont en poutrelles métalliques qui desserre les différents quais. Le jour commence à poindre. Enfin.

Le nombre des futurs passagers rend difficile l’accès au quai. Nous nous faufilons pour tenter de gagner l’autre extrémité, moins surpeuplée.

Nous attendons le train au milieu de la cohue nous demandant si nous allons pouvoir monter dedans.

Un femme transportant un petit autel portatif nous propose de nous asperger de fumée d’encens et de nous dessiner un point au milieu du front moyennant finance. Nous refusons poliment. Elle n’insiste pas car nos 3 amis font une bien meilleurs cibles qu’elle s’empresse de solliciter. Ils n’ont pas compris ce quelle leur dit. Pour cause, elle ne parle pas anglais. Ils se regardent interdits alors qu’elle plonge sont doigt dans son petit pot de poudre coloré, et avant qu’ils n’aient pu dire un mot, ils se retrouvent tous avec la trace de son pouce au milieu du front.

Ils se regardent à nouveau et explosent de rire en se voyant affublés de ce nouvel attribut typiquement indien. Ils remercient celle qui leur a joué ce drôle de tour. Mais elle ne bouge pas et tend la main au premier. Son pote lui fait comprendre qu’elle veut des sous. Ahh ! ! ! Ils cherchent frénétiquement dans leurs poches, mais pas une pièce. Ils haussent les épaules d’un air dépité, tentant de faire comprendre qu’ils n’ont pas de monnaie. Elle pointe alors du doigt un sac à dos. L’un de nos amis l’ouvre et en sort un portefeuille.

Il cherche les roupies qu’il a du planquer derrière la centaine de dollars qui sort de la poche à billet. Là je m’étrangle ! Ce type est en train d’ouvrir son portefeuille au milieu d’un quai bondé et passe en revue tout son pognon à la recherche de quelque roupies. Il fini par trouver un petit billet qu’il donne à cette femme en lui faisant signe qu’il paye pour les 3. Mais comme c’est un jeune homme poli, il lui demande si elle est d’accord. Et comme elle, est une vieille femme futée, elle ne l’est pas… d’accord. Il faut que chacun paye et farfouille dans sa poche à billet pour faire une offrande. Je suis pété de rire. Elle a dû toucher l’équivalent de 2 semaines…. Trop forte la vieille !

Le train fini par arriver. Il n’est pas vide. Il a voyagé toute la nuit. Les portes s’ouvrent, l’odeur qui s’en échappe est intenable. Des hommes, des femmes, des enfants, mais aussi des animaux sortent des wagons. Ma copine m’attrape par la manche en me disant qu’elle veut impérativement monter en première. Nous finissons par trouver une place. Nous payons notre billet au contrôleur et nous nous endormons.

Arrivé à notre hôtel nous prenons une douche puis je sort sur le pas de la porte fumer une cigarette, en repensant à cette matinée. Cela fait bien 45 min. que nous somme là, quant arrivent, complètement liquéfiés, nos 3 amis japonais. Ils dessinent un large sourire en me voyant.

Ca ne fait que quelques jours qu’il sont en Indes… Courage les gars !
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Compte rendu de trois mois en Inde
RETOUR DE TROIS MOIS EN INDE

Nous voilà dans l aéroport de Calcutta en train d'attendre notre avion de retour pour la France après trois mois passés à vagabonder à travers l'inde du nord et du sud. Je vais tenter de vous faire part de mes meilleures et moins bonnes impressions, quelques "bons plans", ou du moins ce que nous avons préféré endroit par endroit. Nous étions 2 filles et 1 garçon jusqu'à Jodhpur puis seulement à 2 filles. (27 et 28 ans) Avant tout l'impression générale : je suis triste de partir même si je commence à en avoir marre de manger des thalis épicés tous les jours...Nourriture que j'ai préférée dans le sud d'ailleurs, plus diversifiée et plus aromatisée que dans le nord. Nous y avons aussi trouvé de très bons gâteaux (bien meilleurs que les boules de sucre du nord!). Le Tchai a été également une découverte formidable, à goûter absolument! Climat

Nous ne l'avons pas forcément fait exprès mais notre timing était presuqe parfait. Avant Mi octobre trop de pluie pr les treks ds le Sikkim (apres novembre il fait trop froid), avant fin octobre la Gange est un peu trop haut à Varanassi, avant fin octobre il fait trop chaud dans le Radjasthan, avant décembre pas trop de monde à Goa (mais avant novembre rien n'est ouvert!), nov déc encore un peu chaud au Kérala et Karnataka mais c'est gérable. En Orissa mi décembre la journée temps agréable, le soir un peu frais.

Santé

Parties avec une grosse pharmacie nous revenons allégées de quelques comprimés de spasfon, tiorfanor et smecta (le trio gagnant!). Même si nous n'avons pas eu d'infections graves, il nous est arrivé de temps en temps (parfois aussi liés à une forte consommation d'épices...)quelques petits troubles digestifs. Nous avons pris de la doxycycline à partir de Goa, même si ca n'empeche pas la contamination par le palu...Sinon RAS. Il est très facile de se procurer des médicaments avec ou sans ordonnance, le mieux étant d'avoir le nom de la molécule cherchée.

Argent

Grosso modo nous avons dépensé chacune dans les 1300euros sur place, pour les trois mois (sachant que le trek nous a coûté 250 euros environ). Il y a des ATM pour retirer des sous partout (mais pas plus de 10 000 rps/retrait)

Partout ou presque nous avons pu avoir des chambres pour 250 roupies ou moins en négociant, la nourriture environ 120 roupies pour 2 thalis+ eau, 300 rps dans les restos à touristes pour 2 personnes. 5 à 25 RS pour un tchai, 5 rs /samossa, 10 rs un bout de cake, 25 à 70 le verre de fresh juice... 10 RS un paquet de gâteau au beurre, 45 RS le rouleau de papier toilette, 55 RS le litre de jus de mangue (trooooop bon), 100 RS un flacon de gel douche, entre 20 et 40 RS l'heure de connexion internet, 15 RS le litre d'eau fraiche (12 en gare), 20 RS un petit paquet de chips, 30 à 50 le kilo de banane et d'orange, 80 à 120 RS le kilo de pommes (ah d'ailleurs si qqun sait d'où viennent toutes ces pommes c'est une grande interrogation pour nous).... voilà pour nos achats les plus courants

Ah, et petite astuce qui peut éviter bien des arnaques : le prix est marqué sur tous les produits, paquets, bouteilles...à coté des dates de péremption en général.

Les déplacements en train en sleeper dans le nord ne coûtent presque rien (250 rps la nuit de train) , en bus dans le Sud environ 50centimes/km/pers en rickshaw...variable! Grosso modo 12 rs de prise en charge et ensuite 6-7/ km. Pour acheter des billets de trains ou d'avion, nous avons eu un problème avec nos cartes bancaires sécurisées car la banque devait nous envoyer des codes de confirmation et le SMS arrivait souvent 24 à 48H après la demande...autant dire impossible d'acheter en ligne pour nous!

Et puis après il y a les négociations..ça prend du temps mais ca en vaut vraiement la peine (mon copain a réussi à nous avoir 2 très belles tentures de 2m bien travaillées à Jaiselmer pour 1000 RS les 2...au lieu de 2500 chacunes...)

Moyens de transport

Beaucoup de trains dans la partie nord et de bus dans la partie Sud. Nous avons commencé par voyager en sleeper et puis au fur et à mesure le luxe du 3AC est bien apréciable...!! Nous avons fait un voyage en 2AC, la seule différence c'est qu'il y a moins de monde. Ma place préférée dans les trains en 3AC est celle en haut sur le coté dans la couloir, on est emmerdé par personne, on peut bien fermer le rideau et je m'y sentais plus en sécurité avec mon sac (SU-side Up je présume).

Le fait de devoir réserver les trains très longtemps à l'avance n'est pas une légende, souvent nous avons été en Waiting list en réservant 3semaines/1mois avant. Il faut vraiment demander au guichetier s'il pense que la place sera dispo ou pas, en général ils le savent (nous avions un ticket 189 en WL et nous l'avons eu!) Le site internet CLEARTRIP est absolument génial pour consulter les horaires de train et même les réserver/payer.(sauf si pb de carte)

Des bus confortables...1 ou 2 fois...sinon beaucoup de tapecul en étant serrées...mais c'est ça l'Inde aussi! en étant des filles dans le Sud nous étions souvent tout devant, les oreilles dans le Klaxon (donc soit on finit sourd soit avec une migraine au bout de 8h en général) et les yeux fixés sur la route (à éviter en fait, vaut mieux pas savoir parfois....).

Nous n'avons pas eu d'accident sauf une roue à changer, mais nous en avons vu quelques uns tout de même, vu comme ils roulent cela parait inévitable!! Les cyclopousses quelques fois pour de courts trajets dans les villes, sans les gros sacs. Le problème c'est que les courses nous revenaient chères car nous avions vraiment de la peine pour le bonhomme qui pédale!!

Les rickchaws, tous des voleurs!! nous en avons pris beaucoup dans le nord, et toujours et encore négocier négocier négocier...bcp moins dans le sud car en général il y avait de très bons systèmes de bus locaux.

Précautions

Je ne peux que vous inciter à être tout le temps très attentifs, ayant été victime d'un vol malgré notre attention. Dans un bus, une jeune femme s'installe à côté de moi avec son gamin de 2ans sur les genoux. La fille très souriante, nous gonflons un ballon pour le gamin, on s'amuse et tout...elle descend du bus, et là...je regarde dans mon sac pour voir l'heure...plus d'appareil photo, portable et porte monnaie (rien d'important heureusement dedans); en fait elle m'avait refilé son gamin dans mes bras et pendant ce temps là elle m'a fouillé le sac que j'avais pourtant sous les yeux, sur mes genoux... Le coup classique vous penserez, mais comme quoi on peut toujours se faire avoir quand même!

Notre itinéraire NORD

Arrivée à Calcutta

mi septembre fin de mousson donc extrement chaud et humide, pas très agréable, il y a bcp de monde, c'est la ville la plus pauvre que l'on ai vu, sale et qui pue mais pour moi elle a bcp de caractère, j'ai adoré m'imaginer au temps de la colonisation, lorsque tous les beaux batiments que l'on voit devaient etre resplendissants...au victoria mémorial hall on peut voir des gravures représentant cette époque, j'ai bien aimé.

NJP-Siliguri

passé vite fait après un train de nuit, rien à voir, juste à prendre une jeep collective (prix fixes pour tout le monde, mais éviter les places 8-9-10-11, vous comprendrez vite pourquoi...)pour darjeeling

Darjeeling

mi septembre, temps froid et humide, montagnes pas trop dégagées mais on a aimé se ballader dans les champs de thé, se perdre dans la ville en allant au temple voir les 1er singes piqueurs de chaussures. Hotel view point (lonely) avec effectivement une tres belle vue sur le lever de soleil depuis le lit, et douche avec eau chaude!

Gangtok (Sikkim) et environ

Nous sommes restées 3semaines à Gangtok pour aider dans une association (programme vétérinaire pour vacciner les chiens et chats contre la rage et les stériliser), donc nous avons pu rayonner autour assez facilement. De beaux monastères à découvrir, notament celui de Lingdum (pas aimé celui de Rumteck, le plus connu). Ville tranquille, pleine de touristes indiens, mais après 19h difficile de trouver un resto ouvert !

Pelling, Yuksom, trek au Goecha la

Trek de 8 jours à partir de Yuksom, pour monter face au Kachengunja. 2000 Rs/ jour, mais de nbreuses mésaventures, même si au final cela fait de bons souvenirs! (éviter l'agenc -New modern lodge de Gangtok!)trek qui peut se faire en 6 jours facilement en étant en bonne condition physqiue. Nous avons bien aimé le trek, les paysages etc... mais nous nous attendions à quelque chose de plus "grandiose", finalement ça ressemblait bcp aux Alpes.

Siliguri->Varanassi

Varanassi haut lieu saint pour les Hindous qui viennent y mourir pour éviter le cycle de la réincarnataion. Une ville très chargée en émotion, marcher le long des ghats, apercevoir les crémations, assister à la séance d'ablution du matin, au Puja le soir....de grands moments! j'ai été un peu genée pdt la ballade en bateau le matin (50 RS/h) car j'ai trouvé que cela prenait des allures de safaris photos, les bateaux les uns derrière les autres, tout le monde en train de mitrailler les hindous en train de se laver... Nous y sommes allés fin octobre, ils étaient encore en train de nettoyer les ghats mais on pouvait y passer sans trop de problème, avant mi octobre le gange est trop haut, c'est dommage.

Kadjuraho

nous avons pris un train de nuit depuis Varanassi (oui oui c'est possible maintenant), la nuit de Diwali...A ne pas manquer comme lieu en tous cas, c'est magnifique! de nombreux temples les uns à coté des autres, plus sculptés les 1 que les autres et en très très bon état. S'amuser à trouver les figures érotiques, et observer les indiens les mater, très drôle!

Agra

une journée de bus depuis Kadjuraho, c'est vraiemnt assez long. Tous ceux qui se sont arreté à Orccha on été ravis, ça fait une bonne coupure entre les 2 en plus, si on avait eu plus de temps on s'y serait arretées. Bon Agra, c'est le Taj Mahal, évidemment! je n'ai pas aimé la visite du fort , par contre le "Baby Taj" un peu plus loin vaut le coup d'oeil. Mon moment préféré a été le levé de soleil sur le Taj, dans la brume depuis le parc situé en face sur la rive sud, un de mes plus beaux souvenirs du Radjasthan.

FathepurSikri

Pas aimé du tout, ville sale, puante, sombre, Palais en grosse pierre de grès rouge. Peut aurait il fallu prendre un guide pour comprendre un peu mieux le palais. Pour moi pas du tout indispensable d'y aller.

Jaipur

Encore une fois je n'ai pas aimé la "ville rose", bcp trop de bruit, de saleté , de pollution, hotels complets et chers... mais je reconnais que les bazards sont sympas, la palais des vents très beau aussi. Par conre j'ai vraiment bcp aimé la visite du Fort D'amber (8rs pour y aller en bus local), en haut d'une petite colline surplombant un lac, en croisant les (malheureux) éléphants qui font l'aller retour pour monter les groupes de touristes.

Pushkar

Nous y sommes allées juste avant la foire aux chameaux. J'ai adoré cette petite bourgade, son lac où j'aurai pu resté des heures à contempler les gens faire des offrandes! C'est aussi l'endroit pour acheter des habits "baba cool" pas cher, mais bon, mon pantalon "alibaba" et mon cache coeur achetés là bas n'auront fait que l'inde, ils ont décoloré au soleil à vitesse grand V. Des milliers de chameaux, chevaux, vaches étaient rassemblés pour le festival, à ne plus savoir où donner de la tete! Trs rigolo aussi d'essayer de communiquer avec les chameliers des déserts voisins!

Jaiselmer

J'ai aussi bcp aimé la ville, les Havelis, se ballader dans les ruelles calmes de la ville d'Or... Guest House Bright Hotel, 100 RS/ chambre double avec sdb + transport gratuit depuis et vers la gare, très bon accueil, et nous sommes partis à 5 avec eux en safaris chameaux pour 1400 RS /j / pers. Très bonnes prestations pdt les 2 jours où nous sommes parties. Heureuse de n'avoir fait que 2 jours , mal de fesses assuré! Mais dormir dans les dunes, tout seul sous les étoiles, ça n'a pas de prix!

Jodhpur

Le jour de l'Aïd, ns étions ds une GH tenue par des musulmans adorables (GH Babahaveli)qui nous ont invité à tuer les chèvres et à les manger le soir, miam! Chouette palace à visiter, ainsi que le bazard, où nous avons mangé sur une terrasse d'où nous pouvions comprndre pourquoi on appelle Jodhpur la ville bleue.

Ranakpur

Nous avons pris un taxi à 4 pour aller de Jodhpur à Udaipur en s'arretant à Ranakpur. Normalement il faut compter 1800 RS pour le taxi AC (on a payé + à cause des fetes). Le trajet était très beau, de belles scènes "rurales", des femmes avec des bracelets jusqu'aux épaules (aucune idée de comment elles arrivent à les faire passer jusque là!) Ce temple vaut le détour, de l'extérieur il ne paie pas de mine mais à l'intérieur c'est magnifique! Près du temple il y a une "cantine" où l'on peut manger un thalis pour 25 RS vraiment bon, et en plus l'ambiance cantine était sympa!

Udaipur

Encore un palais très sympa, à visiter avec un guide, c'est bien plus marrant! ballade en bateau sur le lac pas indispensable, manger sur une terrasse près du palais c'est déjà très beau! J'ai regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour rester à Udaipur (nous avions réservé un avion pour Goa), les environs ont l'air super, louer un scooter ou faire une ballade à cheval ds les environs doit etre top.

SUD Goa, Arambol

Après l'agitation du radjasthan, enfin se poser un peu sur la plage d'Arambol, boire des coktails en attendant le poisson en train de griller au BBQ...le pied! ajouter à cela des dauphins joueurs devant la fenetre le matin et c'est le paradis! Ambiance très sympa en cette mi novembre, pas trop de monde mais un peu qd mm, de l'ambiance mais pas du bruit à devenir sourd...Nous avons loué un scooter (200/j +l'essence-faire gaffe ca chiffre vite en essence!-) et fait le tour du coin, vers le nord puis le sud autour d'Arambol, les gens sont très souriants, très accueillant, nous avons eu de beaux échanges par là bas. nous avon quitter Arambol à regret!

Benaulim

Notre plan initial était de trouver un logement à Betul, petit village de pêcheur. bon tellement petit qu'il n'y a pas de chambre là bas! du coup retour en bus et à pied jusque Mobor, où là nous avons du pleurer à 22h chez qqun pour réussir à avoir une chambre pour 500RS, sinon c'est minimum 800-900. En plus c'est moche, bétonné, aucun charme, du coup nous sommes allées à Benaulim, bcp plus convivial! encore une fois, location de scooter et nous sommes descendues jusque Palolem, la route est vallonée, très agréable même sous le soleil, à faire aussi!

Hampi

Encore un endroit que nous avon eu du mal à quitter. Nous étions dans une GH géniale de l'autre côté de la rivière, Narguila GH (250/j pour un bungalow). de là visite des temples (encore des temples...au bout d'un moment qd on en a vu un...mais on afait qd mm fait le tour en 4h avec un rickchaw -400 pour 4 pers), location de vélo et tour dans les rizières, au milieu de ces blocs de pierres énormes sortis de nul part, des cocotiers et autre bananeraies... magique! et là encore, il suffit de pédaler 20min, pour se retrouver les pieds dans l'eau au milieu d'une rizière à replanter les pousses de riz avec les femmes des villages! Monter les 700et quelques marches pour atteindre le Monkey Temple au coucher du soleil fut une excellente expérience également.

Mysore

Une nuit de bus couchette (700 rs environ)pour atteindre Mysore depuis Hospet, pour aller visiter le plus grand palais d'Inde. Rein n'est autorisé ds le palais, ni appareil photo, ni chaussures...mais audioguide instructif, palais très original puisque reconstruit plus récemment avec une grande influence coloniale. des couleurs flashy dans d'immenses sales de réception. Personnellement j'ai beaucoup aimé. Ensuite le bazard de Mysore, avec la fabrication d'encens, les tas de poudre colorées, des épices, des millions de fleurs....super aussi.Visite très instructive de la Silk Factory (ils n'y vendent que des saris en soie assez simple par contre, pas de chales ou d'écharpes) par contre pour les achats de sculptures c'est pas mal l'arnaque en ville. Nous avons dormi à l'Hostelling International, après avoir mis 2h à la trouver...ça ne vaut pas le coup, autant prendre un lodge près de la gare routière!

Madikeri

Une ville très peu visitée par les européens et ca se sent....!!pas de bol on est arrivées un samedi, donc tous les riches indiens viennent en WE, dc tout complet...trouvé un lodge à 350 les 24h, assez glauque tout de même.Madikéri est au milieu de collines, montagnes recouvertes de plantations de café et d'épice (cardamone, poivre, cannelle...), super beaux paysages! nous avons fait une superbe ballade dans les rizières/collines/ plantations avec un guide, CHENNAPPA( tel 9901237752) qui travaille pour COORG tourism (sur le parking de la gare routière du bas, un espèce de préfa blanc, impossible à louper) mais il vaut mieux le contacter directement. Nous avons payé 600 RS/pers la journée avec le déjeuner, lui possède une chambre d'hote dans sa petite plantation et propose un forfait nuit+3repas +trek à 1000/pers. Il est vraiment très sympa et très heureux de faire partager ses connaissances. Il nous a emmené dans LE magasin d'épices des habitants du coin, pas ceux à touristes, dc payé une misère toutes les épices du coin (+ du safran du cachemire à 120 RS les 3 g ).(magasin après la gare routière, sur la gauche)

Kerala- Cochin

Notre plan initial était de s'arreter 2-3 jours dans le Nord du Kérala, et puis nous y sommes arrivées en bus...des villes énormes, bruyantes, pas de femmes dans les rues, les fillettes voilées, une atmosphère vraiment étrange...nous nous sommes senties assez mal, nos sacs commencant à etre lourd avec nos kilos d'épices nous n'avons pas eu le courage d'explorer ce coin... du coup nous avons repris tout de suite un bus pour Fort cochin. Arrivée spectaculaire à Ernakulam, la ville la plus capitaliste jamais vu, une station de bus futuriste...un choc!! (dans un état communiste surtout!) rickchaw prépayé jusqu'à la navette de ferry, 2,5 RS de ferry /pers pour atteindre Fort Cochin, avons dormi dans l'hotel près de l'église (le moins cher du lonely), et contrairement à ce qu'ils en disent nous avons eu une très grande chambre propre et claire avec sdb pour 300 RS. Au matin voir les pêcheurs sur les carrelets chinois, choisir son poisson pour midi...tout ça j'ai bcp aimé! après j'ai presque eu du mal à voir les maisons coloniales, qui sont pr bcp devenues des hotels. bcp d'hotels, de magasins...des allures de disney land je dirais presque. Nous n'avons pas eu le courage de visiter le musée. Le soir spectacle de TAKATALI assez étrange mais une bonne expérience, il faut en avoir vu au moins une fois! l'interet à FC c'est qu'ils expliquent bien le fonctionnement de ce théatre.

Allepey

Pour les backwaters c'est top, pr le reste...bof bof bof! bcp de moustiques! Notre GH était top, Lemon Drew, des petits bungalow le long d'une allée fleurie, avec wifi gratuit. Nous n'avons pas payé cher notre tour (600/pers) mais pr le prix ns avons été en canoé sans toit (et ça sous le cagnard c'est pas top!). l'ambiance sur les petits canaux est top. Pour moi je ne vois pas du tout l'intéret de payer une fortune pour passer une nuit en house boat, le "check in" est à 11h du matin, des dizaines de bateaux énormes vont tous au meme endroit sur un gros canal tout moche, polluer avec leur clim, pour revenir le lendemain avec check out à 9h. La plage de Mararikulam au nord d'Allepey est vraiment très très belle, sable fin, cocotiers, pêcheurs...

Kollam

Un ferry relie allepey à Kollam, en 8h pour 300RS/pers, une journée entière sur les canaux, paysages sublimes quasiment tout du long. pour dormir à Kollam ns étions ds un lodge du gvt à 250/24h, le sunny ou qqchose comme ça, remonter la rue de la gare routière/arrivée de ferry et à la grde avenue à 100 m sur la droite (pas bcp d'hotel pas cher ds le coin)

Verkala

arrivée laborieuse en bus, mais récompensée par la vue! chouette ghetto touristique planté sur une falaise. encore une fois un beau petit bungalow sous les cocotiers à 250 RS, pas de vue sur mer pr ce prix tt de mm...derrière le "juicy bar" , plein de location un peu en retrait et dc moins chère. sinon ds l'ensemble les restos sont assez chers, les achats impossibles à négocier à bon prix...location de scooter (300/jour) et tour des environs, assez étranges, de grandes maisons entourées de hautes clotures en ciment...sinon ca vaut qd mm le coup pour aller voir les plages de part et d'autre. à pied aussi vers le nord le long de la côte c'est top, avec rencontre avec les pêcheurs kéralais.

Madurai

Une nuit de train pour y arriver tot, nous déposons les sacs dans un lodge à 220 RS près de la gare glauquissime, immonde, un rat énorme dans la salle de douche...mais c'est juste pour pouvoir visiter le temple l'esprit tranquille. Arriver tot est une bonne idée, bcop bcp de monde! le temple est très différent de tout ceux que l'on a pu voir avant, là les personnages sont en couleur, vraiment beau. nous avons également été au mémorial de Gandhi, instructif mais il faut avoir le courage de lire tous les panneaux. Vers midi nous sommes parties pour Munnar via Téni-une aventure...ms ca se fait!-

Munnar

Ns avons rajouté Munnar au planning à force de rencontrer des gens qui nous en parlaient. Comme nous avions été ds les plantations à Darjeeling nous ne pensions pas y voir un intéret. Que néni, Munnar et environs sont sublissimes, extraordinaires, des milliers de théiers les 1 serrés aux autres sur des Km2!! oui, moi j'ai adoré! nous avons pris un bus local jusque Gap road en direction de Thekkady et avons fait un bout de chemin à travers les plantations, rencontre avec les cueilleuses de thé...le lendemain bus local pour Top station via tous les Dam. top station dans la brume, rien vu, par contre avons marché un peu en redescendant en attendant le bus, le long de la route, c'était top. en ce qui concerne les lacs et autres Dam le long de la route, mouai, si on a jamais vu de lac, ca vaut le coup, sinon non. Pareil pour les chutes d'eau ( Luckam water falls), vraiment il faut ne jms avoir vu de cascade pr s'emmerveiller...! Par contre si c'était à refaire, en venant de Thekkady nous nous serions arretées à 25km avant Munnar, à Anayirankal Dam, les paysages (vus du bus) y étaient très beaux.

Chinnar

La réserve naturelle de Chinnar, à la frontière du Tamil Nadu sur la route. Vaste fumisterie? Bon l'avant veille nous étions allées à l'office national du parc, à Munnar, pour réserver une nuit en cabane perchée. Manque de bol LA cabane était déjà louée (1200/1pers +250/pers supp si je me rappelle bien), donc nous avons réservé, en ce faisant comprendre difficilement, LE bungalow ds la réserve (1800 RS pour 2 avec guide). En arrivant eu check post de Chinnar à 9h nous avions de gros doutes sur les réservations (ns n'avions rien payé d'avance), mais finalement ils avaient fini par téléphoné à l'office de munnar pour vérifier. En fait le "pack" comprend une petite marche avec un guide à partir de 15h pour rejoindre le bangalow et tenter de voir des animaux. Le guide lui meme semblait assez blasé et nous a tout de suite avouer que de toutes facons ce n'est pas le meilleur endroit pour voir des animaux. nous avons apercu des bisons sauvages sur la colline en face et des daims -mais ça on en voit au bord des routes en bus-). Nous nous étions préparées à ne rien voir dc ns n'étions pas forcément déçues, l'endroit est sympa, reposant, la soir nous avons observé les lucioles pdt des heures. Repas très simple le soir (chapati + dhal aux poischiche, mi froid). La nuit avons dormi en compagnie des souris qui se sont mm attaqué à notre bouteille d'eau! (ns avions mis tout le reste en l'air), le guide a dormi devant la porte du bungalow. Le lendemain matin normalement un trek au programme, et en fait de nvo le guide pas motivé a eu l'air dérangé de se réveiller à 8h qd ns sommes sorties. Donc non, juste encore 1h de petite marche pour retourner vers le check post pour un retour à 11 pétante. En conclusion ne pas y aller pour les animaux mais pour une aprem et soirée sympa au bord de la rivière.

Tanjavur

Une longue journée de bus à partir de Chinnar (avec 3 changements). Pour la 1ere fois de tout le voyage les controleur nous on fait chié pour les sacs, refusant de les mettre devant et demandant 1/2 billet/ sac. En gueulant on a réussi à ne pas payer ou à faire nettement baisser le prix. il parait que c'est une pratique courante par là bas. On s'est fait avoir en se trompant de gare routière, nous étions arrivées et donc logées à la nouvelle gare routière qui est en fait à 15min de bus de l'ancienne, et donc du temple! Le temple et l'ambiance étaient top, nous avons tenté de visiter le vieux palais ms nous n'avons jms trouvé l'entrée (et puis on en avait marre de marcher)

Pondicherry

Comparé à Fort Cochin nous avons été complètement dépaysées par Pondy, ses rues larges bordées d'arbres aux noms francais, le bord de mer très agréable, des temples et des églises à visiter....ambiance très relax et chambre nickel avec balcon pour 200 rs ds l'ashram recommandée par le lonely.

Mamallapuram

On nous avait tellement décrit ce temple sur la plage, nous en rêvions...en fait avec la digue anti tsunami et les arbustes anti érosion, finalement on a eu du mal à se le représenter en bord de mer (mm si effectivement la plage est juste à coté). l'érosion a bcp abimé les sculptures. Pour les 5 Rathas , honnetement, est ce que cela vaut 250 RS qd on a deja vu plein de temples? à voir....de l'extérieur des barrières on les voit très bien en tous cas! sinon encore une fois pas grand monde même début décembre dc facile d'avoir une chambre à 250. pas d'ambiance ds les rues, pas grand monde il faut dire...bon pour 2 jours c'est cool.

FIN NORD Orissa- Bhubaneswar

20heures de train depuis chennay, arrivée le soir, galère pas possible pour trouver un hotel qui nous accepte, et pr pas trop cher surtout. nous avons tenté en dernier recours le "park resort" près de la gare (derrière) sans trop savoir leur prix, et en fait nous avons eu une chambre à 400RS au lieu de 2200...ms l'hotel était en travaux et pas mal de saleté/poussières partout. Mais vraiment en tant qu'étranger 'est déjà une chance de ne pas avoir un refus d'emblée mm avant d'entrer ds le hall de l'hotel! Visite des temples, le plus grand depuis une platforme (avec l'arnaque grossière du "gardien" de la platforme qui montre un livre où ceux passés avant auraient laissé des donations de 100, 500, 1000 RS...10RS/pers c deja pas mal!), puisque l'entrée est interdite aux nons indous. Un jour complet également pour aller à Konarak voir le temple du soleil (vraiment chouette et un peu différente de ceux déjà vu) et en revenant s'arreter à Pipli, le village où ils fabriquent les lampions colorés avec des petits miroir (à négocier pr pas grd chose), de tentures représentant Jagarnath (incarnation de Vishnu dieu créateur de l'univers). Tous les habitants, enfin surtout de nombreux jeunes, ont été adorables avec nous, nous on arreté et négocié des rickchaws, bien aidé lorsque nous étions perdues...

Konark

pour le temple du soleil, top. facile d'y aller depuis Puri aussi

Chatikona

Une nuit de train depuis BBS pour Rayagada puis 2h de bus pour atteindre le village de Chatikona. Et là, effectivement, au marché du mercredi des femmes des tribus sont là pour négocier et acheter leur nécessaire pour la semaine. Bon, à savoir, elles n'aiment pas du tout etre prises en photo, ce que nous avons respecté. On y va pas seulement pr faire des photos, pr des souvenirs aussi, et je garderai certainement de nombreuses images à jms ds ma mémoire. Achat de colliers et bagues à ces femmes qq peu "sauvageonnes". Encore un nouveau visage de l'inde. Puri-Raganajpur-lac chilika Du coté "occidental", mi décembre tjs pas grd monde, mais dès le 20déc ca sera la folie car les Bengalais prennent la ville d'assaut! Tour ds le village de pecheurs, très pauvre, très sale, sur la plage des centaines de bateaux au milieux des immondices et des excréments humains... sinon il y a la plage proprette du coté "touristes indiens" à marina parade. j'avais qq crampes d'intestins à ce moment là, ms mm sans cela je n'aurait pas tenté la bouffe de bord de plage...pas trop trop d'hygiène possible! Location de petite mobylette pour 150 RS/jours (sur CT road près de la station essence), 15km pr aller à Raganajpur le village d'artistes. Bon, faut pas avoir peur de conduire en ville et sur leurs petites routes...le village est très sympa, j'avais peur d'arriver dans un "disneyland" mais en fait pas du tout. on est juste un peu harcelés pr voir les productions de chacuns. Concernant le lac.... nous y sommes allées en mobylette car pas de tour organisé le dimanche. Nous n'avons pas du tout regretté cette option malgré les 60 km à faire depuis Puri, en 2H15 environ...beaux paysages le long de la routes, petits villages sympas...au retour nous tions reparties un peu tard donc au bout de 1h30 au retour j'étais congelée, pr retrouver l'usage de mes doigts ns ns sommes arretées en bord de route, et avons mangé les meilleurs samossas et les meilleurs gateaux de tout le voyage, en se gavant pour...20 RS en tout....!au bord du feu en plus, à rire avec les habitants qui avaient bien de la peine de me voir avec mes lèvres bleues! Donc le lac...vaste fumisterie, du moins en haute saison, car il y a tellement de bateaux et tellement de bruit qu'il est bien improbable de pouvori observer des dauphins ds ces conditions (encore qu'on en a aperçu 1). de même pour les oiseaux. mitigé quoi... peut etre qu'en trouvant un pecheur sympa qui vous peche le poisson à midi, cuit sur la plage au BBQ, ca peut etre bien.

RETOUR CALCUTTA

Et voilà, train de nuit depuis Puri , taxi prépayé jusqu'à l'aéroport, on repasse par l'esplanade, les belles facades des batiments coloniaux à l'abandon, les vendeurs de rue...et puis c'est le début de l'attente des 3 avions pour rentrer sur Paris... J'espère que cela vous aidera à plannifier votre voyage, même si évidemment c'est très subjectif, souvent on aime ou on déteste un endroit par rapport aux rencontres qu'on y fait, à la fatigue du moment, à ce qu'on a déjà vu avant....voilà mon (notre) point de vue! Si vous avez des questions (pas sur les horaires de bus ou de trains je serai bien incapable d'y répondre- c'est déjà difficle de les connaitre le jour même en étant ds les gares routières...et sinon il y a Cleartrip) n'hésitez pas à me contacter, je tenterai d'y répondre de mon mieux! (concernant les GH j'ai mis le nom des meilleures, pour les autres rien d'exeptionnel )
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Impression négative de l'Inde
Bonjour a tous,

J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.

Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.

L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!

Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.

Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).

Merci pour vos reactions.
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Hampi: une adresse à éviter (Inde)
Je viens juste de rentrer d’un voyage de 3 semaines en Inde du sud. Je pense à partager quelques observation et pensées sur VF d’ici quelques semaines, avec quelques photos en prime. Mais dans l’immédiat, je voudrais exprimer ma déception de l’accueil que nous avons eu, moi et ma compagne, à Hampi. À Hampi Bazar pour être précis, dans le petit village situé entre la perspective qui commence au temple Virupaksha (dédié à Shiva) et la rivière.

Nous étions arrivés très fatigués d’un voyage en bus particulièrement éprouvant jusqu’à Hospet, et n’avions pas le cœur à trop chercher. De plus, nous ne comptions pas rester longtemps à Hampi. Donc, nous avons pris une chambre avec A/C pour 1,200 roupies par jour. Il n’y a pas eu moyen de faire baisser le prix. Nous aurions payé 800 roupies sans l’A/C, mais cela ne change rien au fait: il s’agit de prix exorbitants pour l’Inde (je sais par ailleurs qu’il est très difficile de trouver à moins de 100 ou 150 roupies par jour à Hampi, si on cherche dans l’ultrabasique). Bon, la chambre était relativement spacieuse, équipée d’un lit double, avec toilettes et douche, et ouvrait sur un petit jardin au bord-même de la rivière, avec une belle vue. Mais ce ne sont pas les belles vues qui manquent à Hampi, et l’état de la chambre laissait bien à désirer. C’était juste propre.

Le jeune homme du guest-house en question (il y a 1 ou 2 autres chambres situées au bord de la rivière) m’a fait une sale tête quand j’ai été le voir le lendemain pour lui apporter les passeports (il n’y avait personne à la « réception » le jour précédent, les 2 ou 3 fois où j’avais essayé d’y trouver quelqu’un). Il m’a demandé si nous avions réservé nos billets de bus pour la suite de notre voyage, et quand je lui ai dit « oui, c’est chose faite », il m’a vraiment fait une sale gueule (désolé, mais il faut le dire : une vraie sale gueule de petit con) en me reprochant « mais je t’avais bien dit que tu pouvais arranger tout ça avec nous ». Je lui ai rétorqué que je suis libre de m’arranger avec qui bon me semble et que son attitude n’était pas très correcte ni plaisante.

Un jour plus tard, le jour de notre départ, nous voulions encore aller faire une balade dans les ruines (le site est inépuisable). J’explique nos plans à la tenancière, et lui demande si nous pouvons laisser nos affaires dans la chambre, revenir les chercher et prendre une douche avant de quitter les lieux sur le coup de 11 heures du matin. Non ! me dit-elle, le check-out est à 9 :30. Intraitable. Bien, nous voici donc partis, mais non sans avoir dit à la femme que nous ne sommes pas prêts de remettre les pieds chez elle et que je passerai le mot autour de moi. Nous nous sommes en fait bien arrangés, en laissant nos sacs chez un tailleur sympa, et en prenant une douche pour 20 roupies aux douches publiques, à côté des toilettes publiques (un petit plus propre que dans d’autres installations du même genre en Inde).

Ce que je retiens de cette histoire, c’est la rapacité de certaines gens à Hampi. C’est malheureux à dire, mais on n’a pas toujours affaire à des gens plaisants, en Inde.

Le Guesthouse : Archana.

Par contre, je placerai un petit mot positif pour les gens du restaurant Geeta, sur la rue principale, celle qui mène au (très beau) temple de Shiva. C’est un estaminet de pas grand-chose, mais c’est l’un des rares endroits, il me semble où l'on puisse manger de la bonne nourriture indienne.

PS : Je viens juste de chercher sur le web en tapant « Archana guesthouse Hampi », et voici la page offerte par TripAdvisor :

http://www.tripadvisor.in/Hotel_Review-g319725-d1407850-Reviews-Archana_Guesthouse-Hampi_Karnataka.html

Je pourrais jurer que la s.d.b. dont on voit la photo en haut de la page est celle de la chambre où nous étions ! De plus, en cherchant la suite des commentaires (« more… »), je vois des commentaires sur le racket du « fils du propriétaire » qui essaie d’obliger les gens à utiliser ses services « d’agent de voyage » et leur vend des tickets bidons à fort prix. Incroyable, tout à fait mon histoire. Si seulement j’avais fait un peu de recherche sur le web avant d’aller à Hampi !

NB : je connaissais Hampi, y étant allé quelques années auparavant. Je n’avais pas eu à me plaindre du logement (quelques jours de l’autre cote de la rivière ; quelques jours à Hampi Bazar). Par contre, j’avais été écœuré par la profusion de menus faits pour les israéliens et la difficulté de trouver quoi que ce soit d’indien à manger.

Parmi les choses qui ont changé a Hampi, il y a le nombre de touristes venus de l’Europe de l’Est. Les grosses cuisses rougies au soleil des vioques, les fesses moulées dans des shorts ultra-courts des jeunes : la gent féminine de ces contrées ne semble pas se rendre compte que l’Inde est un pays ou pudeur s’écrit avec un P majuscule !
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De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.

En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…

Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !

Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.

Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet

Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...

Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.

La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…

Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.

(à suivre)
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Obtention du visa pour étudier en Inde?
salut a tous, heureux que je suis d'aller faire mes etudes a Kolkatta l'année prochaine, y en a qui ont de la chance!!

Juste est-ce que quelqu'un peut me renseigner sur l'obtention du Visa pour etudier en Inde? est-ce une procedure plus longue? combien ça coute? (comparé au visa touriste)

Merci a tous Guillaume
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Mésaventure dès notre arrivée à Delhi
Bonjour à ceux qui me lisent, Je prends le temps de raconter ce qui nous est arrivé avec mon compagnon à notre arrivée à Delhi il y a deux semaines. Je précise que c'est mon 4 ième séjour en Inde, comme quoi il ne suffit pas d'être débutant pour se faire arnaquer. Nous avions réservé un hotel à Pahar ganj, et au sortir de l'avion, nous avions pris le métro et étions sortis à la station New Delhi. Tout allait bien jusque là. Arrivés devant la gare des trains qui se trouve juste avant Pahar ganj, impossible de la traverser. Là plusieurs personnes nous disent que c'est impossible en raison de normes de sécurité...patin couffin. Du coup nous embarquons dans un rickshaw, supposé nous faire entrer dans le quartier (car du coup il y avait soit disant un détour de 2km à faire). Bref, par un ensemble de relais malencontreux, nous nous retrouvons soit disant dans un bureau officiel qui nous explique que le quartier de notre hotel est bouclé, interdit aux touristes et dangereux pour les 3 prochains jours. Soit disant plus aucune possibilité de rester à Delhi et plus aucun train ni bus de dispo pour bouger ailleurs. (le type du bureau officiel te montre le site de réservation de train et te dis que tout a changé et que tu ne peux plus bouger en train.Il appelle soit disant la station de bus et le type du bureau te dit que tout est plein ou annulé pour trois jours). Impossible de rester ou de prendre un transport à un prix normal: nous devons payer un taxi privé. Je sais, ca a l'air gros à tête reposée mais le jour ou tu débarque à 35 degrés avec ton gros sac et 28 heures de voyages dans les pattes....tu es super vulnérable. Résultat: nous sommes quasiment forcés de quitter Delhi illico et en voiture privée le double du prix qu'on aurait jamais payé à la base. Je raconte ca ici car j'ai entendu une autre personne raconter mots pour mots la même mésaventure. Résultat: on s'est fait voler une semaine de budget et on s'est retrouvés à Richikech, on a perdu notre résa d'hôtel, qui vraisemblablement n'était pas fermé. Au prétexte d'un festival et par une concordance de malveillance, on est tombés dans le panneau :(. L'inde a mal démarrée et la seule chose qui console ma naïveté, c'est de pouvoir éviter à d'autres la même mésaventure. Avec un reçu j'aurais pu porter plainte, c'est ce que m'a suggéré un indien à qui j'ai raconté l'histoire. Bref, La bande est organisée, faites gaffe en arrivant à Delhi. Pour info la somme en question s'est élevée à 160 euros, pour 226 km. Tchuss à tutti Erika
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Mésaventure avec Air India à Delhi
Bonjour, Qui pourrait nous aider? Nous nous sommes présentés le samedi, 25/02/17 à l'aéroport de Delhi à 10h50 pour un vol pour Paris départ 13h15. Pas de comptoir spécifique Paris mais all destination AIir India.Nous avons fait 1h10 de queue avant d'arriver à 12h devant un comptoir d'enregistrement des bagages.Nous avons présenté notre e-ticket collectif ( nous étions 6 âgés de 55 ans à 79 ans) , ainsi que nos passeports.La personne a commencé à taper s/ son écran et nous a dit "too late".Nous lui avons répondu an anglais que ce n'était pas possible, que l'avion partait dans 1h15.Elle n'a rien voulu savoir.Nous avons demandé à voir 1 supérieur et elle nous a envoyé à 1 autre comptoir.Ce "manager" enregistrait des bagages et nous lui avons fait part de notre demande.Il a continué à enregistrer des personnes et nous a demandé d'attendre.Notre tour arrive enfin, il sort 1 carte ( ou 2?) puis la déchire et nous dit "too late".Il était 12h30.Nous lui demandons quelle solution proposez-vous: "racheter des billets".Nous sommes allés au comptoir Air India dans l'aéroport.Plus de place pour le départ du dimanche ni du lundi ( 1 travaillait lundi). Nous avons voulu sortir de l'aéroport pour aller à l'agence qui jouxtait cet aéroport mais avec entrée différente.Impossible de sortir: il fallait 1 écrit d'Air India indiquant que nous n'avions pas pu prendre le vol ce que le manager a refusé.Nous avons demandé à ce que 1 personne d'Air India nous accompagne pour sortir.Nous avons été "baladés" d'1 personne à l'autre sans succès.Nous avons appelé le Consulat à Delhi: la personne au téléphone nous a certifié que nous pouvions sortir ayant un Visa à entrées multiples valables jusqu'en juin 2017.Elle a demandé à parler à 1 personne d'Air India; refus.Nous avons ainsi été baladés toute la journée.Dès que nous arrivions à avoir 1 pers d'A India pour nous faire sortir, 1 autre arrivait, lui parlait et elles partaient ensembles nous laissant en plan.Nous savions par nos agences en France, à Delhi et par ma famille qu'il restait 8 sièges s/ le départ de lundi.Nous sommes retournés au comptoir Air India dans l'aéroport qui nous a certifié qu'il n'y avait plus de sièges de libre le lundi.Ce "manège" a duré jusqu'à 22h environ lorsque excédés, nous avons empêché la personne d'A India de parler avec 1 autre pour qu'elle nous accompagne pour sortir.Après avoir présenté nos passeports au militaire, et la personne d'Air India son badge, nous avons pu enfin sortir de l'aéroport.Nous sommes allés aussitôt à l'agence qui nous a vendu un siège pour chacun départ lundi 27/02/17 à 1000 euros/personne.Notre agence locale Voyage in india nous a envoyé 1 minibus et nous a logés et nourris pendant 2 jours. Notre agence locale s/ Angers a envoyé 1 mail à Air India relatant les faits.A India accepte à "titre exceptionnel " de nous rembourser le vol non pris du samedi c à d environ 200-250 euros/pers et dans 1 délai de 1 à 3 mois. Rien à voir avec les 1000 euros/pers déboursés pour le retour le lundi. Air India refuse de donner l'état du vol AI 143 du 25/02/17 ce qui nous permettrait de savoir s'il y a eu surbooking ou si nos places réservées en Mai 2016 et numéros des sièges réservés fin Aout 2016 ont été revendus? Nous avons vécu une journée de fous....A qui s'adresser pour faire valoir nos droits? Qui aurait vécu la même mésaventure avec Air India ? Merci pour votre aide ou conseils.
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Voyage été 2016 en Asie du Sud avec nos enfants
Bonjour,

Nous avons l'intention de partir cet été avec nos 2 enfants (9 et 11ans) en voyage. Nous avons "parcouru" l'Inde du Sud pendant 2 étés consécutifs. A ce jour nous hésitons entre l'Inde et le Sri Lanka afin de découvrir autre chose. Mais nous nous posons plusieurs questions avant de prendre notre décision : 1) Est-ce que le Sri Lanka est globalement plus cher que l'Inde (hôtels avec clim si nécessaire, repas, trajets en train...) : ceci est la question principale 2) La mousson est-elle identique à celle de l'Inde du Kérala ou du Tamil Nadu en juillet aout 3) Le climat y est il identique 4) et tout ce que vous pourrez nous apporter comme informations pour prendre la décision.

Merci à ceux qui nous répondrons et bon vent !!!

Marie
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