Voilà ça y est
le départ est prévu pour dans une semaine. Je pars pour la grande aventure direction les steppes mongole à la découverte du mode de vie nomade. Je traverserai la Turquie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Russie puis la Mongolie avant de rentrer par la Russie.
Le retour est prévu mi novembre, alors si ce voyage vous intéresse je vous invite à suivre le périple sur le blog suivant: http://vagabondagesautourdumonde.wordpress.com/ ou encore sur la page facebook maxime barat en mongolie
Bonne route à tous.
Max
bonjour tout le monde,
apres notre virée en europe cet été pour notre voyage de noces je pense de plus en plus a me faire un nouveau voyage en moto, peut etre l'année prochaine ;
voici l'itineraire prevu : (je vous passe les premiers pays que j'ai deja fait et/ou j'ai deja les renseignements), ensuite iran, turkmenistan, kazakhstan, env 50 km de russie pour rejoindre la mongolie pour peut etre, si le temps le permet, remonter en russie pour voir le lac baikal.
premiere question: dans quel pays faut-il le carnet de passage en douane?
deuxieme:securité en iran et turkmenistan?
troiseme: qu'est ce qu'il ne faut pas louper dans chaque pays
quatrieme: visa facile à obtenir? pas de probleme de passage aux douanes?
cinquieme: l'etat des routes est possible à deux, sur une gs adventure chargée?
merci pour votre aide 😉
Bonjour à tous
De retour d'Amérique du sud, je suis en train de gamberger sur un voyage en moto vers la Mongolie depuis la France, mais je ne sais pas du tout comment l'appréhender…
Quels sont les papiers et visas nécessaires?, ou se renseigner? (j'habite près de Bordeaux)
Est il préférable de passer par la Russie? ou bien plus au sud?
Je suis donc preneur de toutes les informations et expériences personnelles
Par avance, merci pour vos infos!
Bonjour tout le monde,
avec 4 copines nous voulons faire Bordeaux-Ulan-Bator en camion aménagé d'ici 1an et demi, deux ans. Nous pensons passer par l'Italie, la Bulgarie, la Roumanie, Moldavie, Serbie, Croatie, Russie et enfin Mongolie, par la fontière Irkoutsk. Que pensez vous de ce trajet? Avez vous d'autres circuits?
Et la grande question, savez vous s'il est possible de vendre ou de laisser sur place le véhicule (en Russie ou en Mongolie), parce que nous n'aurons pas assez d'argent ni de temps pour faire le retour. Merci pour les futures réponses
avec 4 copines nous voulons faire Bordeaux-Ulan-Bator en camion aménagé d'ici 1an et demi, deux ans. Nous pensons passer par l'Italie, la Bulgarie, la Roumanie, Moldavie, Serbie, Croatie, Russie et enfin Mongolie, par la fontière Irkoutsk. Que pensez vous de ce trajet? Avez vous d'autres circuits?
Et la grande question, savez vous s'il est possible de vendre ou de laisser sur place le véhicule (en Russie ou en Mongolie), parce que nous n'aurons pas assez d'argent ni de temps pour faire le retour. Merci pour les futures réponses
au sommaire :
1 : recit de mon periple en mongolie
2 : baroude ou tour organise ?
3 : infos pour les autostoppeurs
4 : mes coups de coeur
5 : itineraires conseils
6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
salut,
on aimerait partir en camion ammenagé (pas trop gros) d'ici quelques mois vers la mongolie
si vous aviez des itineraires a nous conseiller ce serait top!
merci d'avance
tom et lu'
Bonjour,
Mon congé sabatique bientôt en poche, je prépare "mon grand voyage".
Celui-ci est constitué de deux étapes :
1er étape : à plusieurs en 4x4 (dans la même voiture) de France jusqu'en Mongolie, en passant par la Russie. Initialement prévu jusqu’à Pékin avec retour du véhicule par container, nous avons finalement abandonné cette étape. Trop compliquée et trop cher de conduire en chine. (4 000€ pour 7 jours, comprenant le guide, le permis chinois, les plaques chinoises etc....).
Avec mes amis nous voudrions pouvoir rapatrier le 4x4 en France à partir de la Mongolie (après chacun continue de son coté). Nous cherchons la solution la plus adaptée. Notre budget est un peu serré et la rapatriement en par train à un certain coût que nous souhaiterions éviter (4 000€). Sachant que la valeur marchande en France de notre 4x4 Land Cruiser sera d'environ 10 000€. Avec pour objectif de pouvoir peut être le revendre à la fin du périple.
J'ai envisagé une otre option, en me disant (sous condition de trouver) qu'il serait peut être possible de tomber/trouver des Français quoi souhaiteraient faire ce magnifique chemin inverse pour rentrer chez eux à moindre frais. Moins brutal que l'avion pour se acclimater paisiblement. Un marché gagnant/gagnant. Nous prêtons notre véhicule sous conditions, et celui revient donc en France à moindre frais.
Est-il possible administrativement de passer les frontières avec un 4x4 prêté par une autre personne ? Si oui comment ?
Si vous avez des retours d'expériences ou des avis sur notre projet n'hésitez pas.
Le départ est prévu début Aout pour nous.
Au plaisir d'échanger : )
Mon congé sabatique bientôt en poche, je prépare "mon grand voyage".
Celui-ci est constitué de deux étapes :
1er étape : à plusieurs en 4x4 (dans la même voiture) de France jusqu'en Mongolie, en passant par la Russie. Initialement prévu jusqu’à Pékin avec retour du véhicule par container, nous avons finalement abandonné cette étape. Trop compliquée et trop cher de conduire en chine. (4 000€ pour 7 jours, comprenant le guide, le permis chinois, les plaques chinoises etc....).
Avec mes amis nous voudrions pouvoir rapatrier le 4x4 en France à partir de la Mongolie (après chacun continue de son coté). Nous cherchons la solution la plus adaptée. Notre budget est un peu serré et la rapatriement en par train à un certain coût que nous souhaiterions éviter (4 000€). Sachant que la valeur marchande en France de notre 4x4 Land Cruiser sera d'environ 10 000€. Avec pour objectif de pouvoir peut être le revendre à la fin du périple.
J'ai envisagé une otre option, en me disant (sous condition de trouver) qu'il serait peut être possible de tomber/trouver des Français quoi souhaiteraient faire ce magnifique chemin inverse pour rentrer chez eux à moindre frais. Moins brutal que l'avion pour se acclimater paisiblement. Un marché gagnant/gagnant. Nous prêtons notre véhicule sous conditions, et celui revient donc en France à moindre frais.
Est-il possible administrativement de passer les frontières avec un 4x4 prêté par une autre personne ? Si oui comment ?
Si vous avez des retours d'expériences ou des avis sur notre projet n'hésitez pas.
Le départ est prévu début Aout pour nous.
Au plaisir d'échanger : )
je rephrase l'intitule de mon post pour eviter d'etre boute hors de ce forum par le webmaster : les infos que je donne ici sont d'ordre pratique, et quand j'en etais a la recherche de bon plans avant de partir, c'est sur ce forum que je les ai trouves ! tout le monde n'aura peut-etre pas l'idee d'aller faire un tour dans la rubrique "carnet de voyage" merci webmestre !!
au sommaire : 1 : recit de mon periple en mongolie 2 : baroude ou tour organise ? 3 : infos pour les autostoppeurs 4 : mes coups de coeur 5 : itineraires conseils 6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
au sommaire : 1 : recit de mon periple en mongolie 2 : baroude ou tour organise ? 3 : infos pour les autostoppeurs 4 : mes coups de coeur 5 : itineraires conseils 6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
Salut à tous,
Je pars début février pour la mongolie et j'aurais souhaité passer par la chine et non la russie pour entrer en mongolie(je viendrais du kazakhstan).
Je sais que la frontière était ouverte à bulgan il y a quelques années mais je n'arrive pas à savoir si c'est toujours le cas...
Si vous avez des infos...
merci
Bonjour à tous
J'ai répondu à un message en privé concernant les trajets interessants, le budget à prévoir et comment le gérer au quotidien, ect ...
Voici une copie de tout cela afin que cela profite au plus grand nombre.
Bon voyage !
Cécile-- Trajet : En arrivant par la russie (Irkouts à transmongolien à erdenet ou ulaan baatar ?) tu peux aller direct au lac Hovgol qui est magnifique (surtout en automne --> mélèzes jaunes et végétation rouge, lac bleu lagon). Y’a des bus direct jusqu’à moron ensuite il faut que tu trouves un chauffeur qui aurait l’opportunité de ne pas voyager à vide au retour … une fois à hatgal (dernière ville au sud du lac) tu peux soit faire le tour du lac, soit aller voir les tsataans (éleveurs de rennes). Dans les 2 cas ce sera à cheval ou à pied. Là bas (dans la montagne pour rejoindre le pays des tsataans) il fait très froid donc il faut VRAIMENT être bien équipé (2eme duvet par exemple) : t° pouvant aller jusqu’à –15 – 20 en automne (on m’a dit). Il n’est pas certain que tu croises des éleveurs car ils bougent tout le temps et ne tiennent pas particulièrement à ce qu’on les trouve. Le mieux est de rencontrer quelqu’un qui connaît une famille et de se faire accompagner.
Par ailleurs, ils sont de + en + ennuyé par les touristes donc ne pas les chercher c’est aussi les respecter : c’est pas un zoo (je dis ça par rapport à certains). Personnellement je ne les ai pas vu et c’est très bien comme cela. Les magnifiques paysages suffisent.
Après, si tu aimes la steppe mongole : visiter l’Archangaï. Plaines immenses, cols, vallées de toutes tailles, rivières qui ont l’air facile à suivre, … La Mongolie authentique. C’est une région seulement « traversée » par les touristes : ils ne s’y arrêtent pas tellement. C’est d’ailleurs la raison qui m’a fais me fâcher avec mon chauffeur pour qui il était impensable que je puisse avoir envie de visiter cette région. Il l’a traversé en 1 journée alors qu’il faut normalement 2-3 jours (en jeep). Il était très fier et j’étais furieuse. Quand je pense à tous les coins où j’aurai pu m’arrêter … je ne l’ai pas fait parce qu’il m’avait dit « 3 jours » et que je pensais être encore très loin de l’arrivée. Je savais que si je voulais voir le lac Hovghol il ne fallait pas trop traîner non plus : pas facile de faire le choix entre « voir » et « connaître ».
A cheval, ça doit être le pied mais faut compter probablement une 20 aine de jours en prenant son temps (peut être plus … voir avec des spécialistes des voyages à cheval).
Après tu arrives au lac très touristique (enfin pour la mongolie, il y a peut être moyen de passer par la cote la moins fréquentée) de terkhin tsagaan nuur. J’ai été déçue malgré que les paysages volcaniques soient très beau, c’est un peu dénaturé par les camps de touristes environnant. Mais j'y ai rencontré une famille adorable qui tenait un camp de type "Ger familly" : un aniversaire inoubliable en leur compagnie ...
Ensuite tu peux aller (après ravitaillement à tseserleg) dans les monts khangaï (pas vu mais il paraît que c’est très beau) ou redescendre vers le centre et karakorum pour voir le monastère d’erdene zuu et faire coucou à Tuya la patronne du cow café. Une vrai maman au petit soin des routards !!
Après tu as la somptueuse vallée de l’orkhon. Là, il faut s’aventurer dans les vallées environnantes pour quitter les touristes (cela dit j’en ai pas vu tant que ça). Il faut savoir que ce sont des coins où les familles sont peut être lassées des visites d'étrangers opportunistes ... C'est cependant très beau. J’ai séjourné dans une vallée paradisiaque perdue et sauvage à coté de familles. Impossible de savoir où … Je crois qu’il y a moyen de voir parmi les plus beaux paysages de Mongolie dans ce secteur en cherchant bien.
Enfin, après si tu rentres à UB, peut être peux tu faire une boucle par le gobi ? Là faut veiller à avoir des puits sur ta route : c’est indispensable. Je n’y suis pas allé.
Voilà une idée de traversée Nord-Sud. Suivant la saison c’est peut être un bon plan (des régions les plus froides aux plus chaudes).
Evites absolument Khoustain (parc naturel où ont été introduit les chevaux de pjrevalski pour la première fois en Mongolie). Une horreur touristique (sauf interêt particulier pour les chevaux) et le personnel du camp de touristes "obligatoire" n'est pas sympa du tout (le fric avant tout). Tous les jours des cars déversent les touristes dans le parc pour, en 24h, tirer le portrait des chevaux. Brrr ... Mieux vaux aller sur le causse méjan dans le Larzac pour les voir et les photographier !
Moi je suis partie de UB, karakorum, tseserleg, lac terking tsagaan nuur, traversée trop rapide de l’archangaï, moron, lac hovsgol, moron, bulgan (super petite ville), koustain, UB.
Je pense que tu pars un peu tard dans la saison (septembre) pour faire un long voyage car rapidement (fin septembre ?) les températures t’obligeront à voyager en voiture et à loger sous la yourte. Pas de camping en octobre car c’est trop risqué (je crois). Les Mongols te laisseront pas faire. Par ailleurs, beaucoup de gesthouses et camps de touristes ferment (dés mi-septembre): tu ne peux plus compter là dessus en cas de galères ou simplement de transit. Comme tu ne peux pas camper non plus à cause du froid … C’est à prendre en considération pour le choix de ton itinéraire et de ton moyen de transport. Si tu veux visiter d’autres pays avant (genre asie du sud) : commences par là et remontes en Mongolie pas avant juin.
Pour voyager, tu as la possibilité aussi d’acheter une moto (je connais un gars qui voyage comme cela là bas), un cheval (mais attention de ne pas te faire arnaquer mieux vaux s’y connaître avant), un vélo, … à pied, en stop (mais je crois que tu dois payer quelque chose ?!), en bus, ...
Budget : Extrait messages sur le forum Pour le visa depuis la france = 60€ je crois). Voiture : obligatoirement avec chauffeur : hors agence autour de 30 000 T par jours soit environs 20€ pour le chauffeur l'essence : est payée à part (une jeep fait du 20l pour 100km, comptez environs 1500 à 1800T le litre (entre 1 et 1.20€ le litre, ça dépend des régions) et le nombre de km à la louche que tu vas parcourir (j’ai calculé bestialement sur ma carte achetée en France). Bouffe : Par ailleurs, tu dois fournir la nourriture pour le chauffeur : un repas en gesthouse ou au restaux coute entre 5 000 et 8000 T (et là t'as de la marge) soit environs entre 3.30€ et 5.30 par personne. Si tu vas au marcher et que tu prépares ton repas c'est la même chose par jours et par personne (je crois mais c’est pas logique … ?). Les réserves naturelles : il faut payer un droit d'entrée entre 500 T et 5000T. Dodo :En camp de touriste sous yourte ça va du simple au double : donner ton budget au chauffeur et il saura où aller. J'ai dormi dans un camp de yourtes (Ger family à familles installant des yourtes qu’elles louent à j’y ai rencontré des touristes mongols et des français) dont la nuit était autour de 10 000T (avec petit dej) mais j'étais seule (je payais pour les autres lits … en septembre peu de touristes donc on paye plus cher). Des touristes payaient dans le même camp 10000 T pour 2. Mais ça peut monter facile à 30 000T (camps de touristes standing). Les Gesthouses ont des tarifs raisonnables (2000T à 5000T) et on rencontre plein de voyageurs de toutes nationalités (et même des copains de copains ) avec qui échanger : c'est très sympas. Chez l'habitant, c'est toujours possible si les gens ont la place : leur laisser des cadeaux utiles plutôt que de l'argent (briquets, farine, ...) et évaluer le coût d'une nuit en gestouhouse par personne environs à donner en nature (c'est plus pratique pour eux). Par contre il faut pas se leurrer, ça bouscule un peu la famille donc ne pas s'incruster une semaine entière : c'est bon pour une ou 2 nuits sinon demander si tu peux installer ta tente dans le coin.à UB, la capitale, tu as des magasins de sport comme chez nous et c’est moins cher (en général) mais parfois de moins bonne qualité. Tu as aussi le « marché noir » où tu peux te procurer une selle, un dell, des bottes, un thermos (indispensable), … Mais faut faire très attention à ton argent car il y a des voleurs très doués (j’en connais à qui c’est arrivé, ils n’avaient rien vu). Même si tu es routard ils savent que tu as sur toi 10Xplus d’argent qu’ils en gagnent dans le mois ou même dans l’année, et à l’occasion d’une simple bousculade le tour est joué. Rester groupé et garder l’œil ouvert. Sinon tu as tout ce que tu veux à prix négocié. Idéal pour un petit budget.
Le Del, vêtement traditionnel Mongol, est l'idéal pour voyager bien qu'on se sente un peu ridicule. Surtout l'hiver et si on fait du cheval (les chevaux n'aiment pas le broit des vetements synthétiques). Tu demande dans les petites villes comme karakorum aux vendeuses de tissus ce qu'il faut pour faire un dell (ou mieux tu te fais accompagner par quelqu'un du pays) et tu choisis doublure, tisdsus de dessus, fourure si necessaire, boutons, galons, .... Puis tu demandes à une femme (dans la steppe au ailleurs) de te le coudre en te mettant d'accord sur le prix. J'ai payé le mien (del d'automne) environ 30 000t (ou 50 000t je sais plus).
Pour être sur de ton budget et ne pas te faire avoir parce que tu as trop dépensé : Emportes des enveloppes : 1 pour le salaire du chauffeur, les billets de train, bus, achat ou location du cheval, d’une moto, … 1 pour l’essence 1 pour la bouffe et le dodo 1 pour les imprévus (soit 15-20% du budget en plus pour des galères imprévues. Si tu t’en sers pas ce sera pour acheter des cadeaux ou des souvenirs à la con)Notes la somme totale en début de séjour sur chaque enveloppe. Ensuite tu notes dessus ce que tu retires et ce qui reste.
Tu peux aussi noter « pour mémoire » la somme à ne pas dépasser pour la bouffe, les nuits dans guesthouse ou hôtel (en ville), … ça te permettra parfois aussi de négocier ou de tirer la sonnette d’alarme. Moi-même, je ne tiens aucun budget à la maison mais j’ai fais comme cela là bas et tout c’est TB passé. Après tu as un porte-monnaie (un pour le groupe si tu pars avec d’autres dans lequel chacun met un peu d’argent pour les courses et achats quotidiens groupés comme l’essence et la bouffe à quand il n’y en a plus, chacun remet la même somme). Si l’un de vous s’en va (autre itinéraire, disputes, …), vous comptez ce qui reste et vous lui donnez sa part. Chacun reste donc libre. L’un de vous peut être le « trésorier » responsable du porte-monnaie. Ca c’est à discuter avec tes compagnons.
Tu peux en avoir un second pour tes achats à toi (clopes, petit souvenir, mousse à raser, …).
Voilà.
J'ai répondu à un message en privé concernant les trajets interessants, le budget à prévoir et comment le gérer au quotidien, ect ...
Voici une copie de tout cela afin que cela profite au plus grand nombre.
Bon voyage !
Cécile-- Trajet : En arrivant par la russie (Irkouts à transmongolien à erdenet ou ulaan baatar ?) tu peux aller direct au lac Hovgol qui est magnifique (surtout en automne --> mélèzes jaunes et végétation rouge, lac bleu lagon). Y’a des bus direct jusqu’à moron ensuite il faut que tu trouves un chauffeur qui aurait l’opportunité de ne pas voyager à vide au retour … une fois à hatgal (dernière ville au sud du lac) tu peux soit faire le tour du lac, soit aller voir les tsataans (éleveurs de rennes). Dans les 2 cas ce sera à cheval ou à pied. Là bas (dans la montagne pour rejoindre le pays des tsataans) il fait très froid donc il faut VRAIMENT être bien équipé (2eme duvet par exemple) : t° pouvant aller jusqu’à –15 – 20 en automne (on m’a dit). Il n’est pas certain que tu croises des éleveurs car ils bougent tout le temps et ne tiennent pas particulièrement à ce qu’on les trouve. Le mieux est de rencontrer quelqu’un qui connaît une famille et de se faire accompagner.
Par ailleurs, ils sont de + en + ennuyé par les touristes donc ne pas les chercher c’est aussi les respecter : c’est pas un zoo (je dis ça par rapport à certains). Personnellement je ne les ai pas vu et c’est très bien comme cela. Les magnifiques paysages suffisent.
Après, si tu aimes la steppe mongole : visiter l’Archangaï. Plaines immenses, cols, vallées de toutes tailles, rivières qui ont l’air facile à suivre, … La Mongolie authentique. C’est une région seulement « traversée » par les touristes : ils ne s’y arrêtent pas tellement. C’est d’ailleurs la raison qui m’a fais me fâcher avec mon chauffeur pour qui il était impensable que je puisse avoir envie de visiter cette région. Il l’a traversé en 1 journée alors qu’il faut normalement 2-3 jours (en jeep). Il était très fier et j’étais furieuse. Quand je pense à tous les coins où j’aurai pu m’arrêter … je ne l’ai pas fait parce qu’il m’avait dit « 3 jours » et que je pensais être encore très loin de l’arrivée. Je savais que si je voulais voir le lac Hovghol il ne fallait pas trop traîner non plus : pas facile de faire le choix entre « voir » et « connaître ».
A cheval, ça doit être le pied mais faut compter probablement une 20 aine de jours en prenant son temps (peut être plus … voir avec des spécialistes des voyages à cheval).
Après tu arrives au lac très touristique (enfin pour la mongolie, il y a peut être moyen de passer par la cote la moins fréquentée) de terkhin tsagaan nuur. J’ai été déçue malgré que les paysages volcaniques soient très beau, c’est un peu dénaturé par les camps de touristes environnant. Mais j'y ai rencontré une famille adorable qui tenait un camp de type "Ger familly" : un aniversaire inoubliable en leur compagnie ...
Ensuite tu peux aller (après ravitaillement à tseserleg) dans les monts khangaï (pas vu mais il paraît que c’est très beau) ou redescendre vers le centre et karakorum pour voir le monastère d’erdene zuu et faire coucou à Tuya la patronne du cow café. Une vrai maman au petit soin des routards !!
Après tu as la somptueuse vallée de l’orkhon. Là, il faut s’aventurer dans les vallées environnantes pour quitter les touristes (cela dit j’en ai pas vu tant que ça). Il faut savoir que ce sont des coins où les familles sont peut être lassées des visites d'étrangers opportunistes ... C'est cependant très beau. J’ai séjourné dans une vallée paradisiaque perdue et sauvage à coté de familles. Impossible de savoir où … Je crois qu’il y a moyen de voir parmi les plus beaux paysages de Mongolie dans ce secteur en cherchant bien.
Enfin, après si tu rentres à UB, peut être peux tu faire une boucle par le gobi ? Là faut veiller à avoir des puits sur ta route : c’est indispensable. Je n’y suis pas allé.
Voilà une idée de traversée Nord-Sud. Suivant la saison c’est peut être un bon plan (des régions les plus froides aux plus chaudes).
Evites absolument Khoustain (parc naturel où ont été introduit les chevaux de pjrevalski pour la première fois en Mongolie). Une horreur touristique (sauf interêt particulier pour les chevaux) et le personnel du camp de touristes "obligatoire" n'est pas sympa du tout (le fric avant tout). Tous les jours des cars déversent les touristes dans le parc pour, en 24h, tirer le portrait des chevaux. Brrr ... Mieux vaux aller sur le causse méjan dans le Larzac pour les voir et les photographier !
Moi je suis partie de UB, karakorum, tseserleg, lac terking tsagaan nuur, traversée trop rapide de l’archangaï, moron, lac hovsgol, moron, bulgan (super petite ville), koustain, UB.
Je pense que tu pars un peu tard dans la saison (septembre) pour faire un long voyage car rapidement (fin septembre ?) les températures t’obligeront à voyager en voiture et à loger sous la yourte. Pas de camping en octobre car c’est trop risqué (je crois). Les Mongols te laisseront pas faire. Par ailleurs, beaucoup de gesthouses et camps de touristes ferment (dés mi-septembre): tu ne peux plus compter là dessus en cas de galères ou simplement de transit. Comme tu ne peux pas camper non plus à cause du froid … C’est à prendre en considération pour le choix de ton itinéraire et de ton moyen de transport. Si tu veux visiter d’autres pays avant (genre asie du sud) : commences par là et remontes en Mongolie pas avant juin.
Pour voyager, tu as la possibilité aussi d’acheter une moto (je connais un gars qui voyage comme cela là bas), un cheval (mais attention de ne pas te faire arnaquer mieux vaux s’y connaître avant), un vélo, … à pied, en stop (mais je crois que tu dois payer quelque chose ?!), en bus, ...
Budget : Extrait messages sur le forum Pour le visa depuis la france = 60€ je crois). Voiture : obligatoirement avec chauffeur : hors agence autour de 30 000 T par jours soit environs 20€ pour le chauffeur l'essence : est payée à part (une jeep fait du 20l pour 100km, comptez environs 1500 à 1800T le litre (entre 1 et 1.20€ le litre, ça dépend des régions) et le nombre de km à la louche que tu vas parcourir (j’ai calculé bestialement sur ma carte achetée en France). Bouffe : Par ailleurs, tu dois fournir la nourriture pour le chauffeur : un repas en gesthouse ou au restaux coute entre 5 000 et 8000 T (et là t'as de la marge) soit environs entre 3.30€ et 5.30 par personne. Si tu vas au marcher et que tu prépares ton repas c'est la même chose par jours et par personne (je crois mais c’est pas logique … ?). Les réserves naturelles : il faut payer un droit d'entrée entre 500 T et 5000T. Dodo :En camp de touriste sous yourte ça va du simple au double : donner ton budget au chauffeur et il saura où aller. J'ai dormi dans un camp de yourtes (Ger family à familles installant des yourtes qu’elles louent à j’y ai rencontré des touristes mongols et des français) dont la nuit était autour de 10 000T (avec petit dej) mais j'étais seule (je payais pour les autres lits … en septembre peu de touristes donc on paye plus cher). Des touristes payaient dans le même camp 10000 T pour 2. Mais ça peut monter facile à 30 000T (camps de touristes standing). Les Gesthouses ont des tarifs raisonnables (2000T à 5000T) et on rencontre plein de voyageurs de toutes nationalités (et même des copains de copains ) avec qui échanger : c'est très sympas. Chez l'habitant, c'est toujours possible si les gens ont la place : leur laisser des cadeaux utiles plutôt que de l'argent (briquets, farine, ...) et évaluer le coût d'une nuit en gestouhouse par personne environs à donner en nature (c'est plus pratique pour eux). Par contre il faut pas se leurrer, ça bouscule un peu la famille donc ne pas s'incruster une semaine entière : c'est bon pour une ou 2 nuits sinon demander si tu peux installer ta tente dans le coin.à UB, la capitale, tu as des magasins de sport comme chez nous et c’est moins cher (en général) mais parfois de moins bonne qualité. Tu as aussi le « marché noir » où tu peux te procurer une selle, un dell, des bottes, un thermos (indispensable), … Mais faut faire très attention à ton argent car il y a des voleurs très doués (j’en connais à qui c’est arrivé, ils n’avaient rien vu). Même si tu es routard ils savent que tu as sur toi 10Xplus d’argent qu’ils en gagnent dans le mois ou même dans l’année, et à l’occasion d’une simple bousculade le tour est joué. Rester groupé et garder l’œil ouvert. Sinon tu as tout ce que tu veux à prix négocié. Idéal pour un petit budget.
Le Del, vêtement traditionnel Mongol, est l'idéal pour voyager bien qu'on se sente un peu ridicule. Surtout l'hiver et si on fait du cheval (les chevaux n'aiment pas le broit des vetements synthétiques). Tu demande dans les petites villes comme karakorum aux vendeuses de tissus ce qu'il faut pour faire un dell (ou mieux tu te fais accompagner par quelqu'un du pays) et tu choisis doublure, tisdsus de dessus, fourure si necessaire, boutons, galons, .... Puis tu demandes à une femme (dans la steppe au ailleurs) de te le coudre en te mettant d'accord sur le prix. J'ai payé le mien (del d'automne) environ 30 000t (ou 50 000t je sais plus).
Pour être sur de ton budget et ne pas te faire avoir parce que tu as trop dépensé : Emportes des enveloppes : 1 pour le salaire du chauffeur, les billets de train, bus, achat ou location du cheval, d’une moto, … 1 pour l’essence 1 pour la bouffe et le dodo 1 pour les imprévus (soit 15-20% du budget en plus pour des galères imprévues. Si tu t’en sers pas ce sera pour acheter des cadeaux ou des souvenirs à la con)Notes la somme totale en début de séjour sur chaque enveloppe. Ensuite tu notes dessus ce que tu retires et ce qui reste.
Tu peux aussi noter « pour mémoire » la somme à ne pas dépasser pour la bouffe, les nuits dans guesthouse ou hôtel (en ville), … ça te permettra parfois aussi de négocier ou de tirer la sonnette d’alarme. Moi-même, je ne tiens aucun budget à la maison mais j’ai fais comme cela là bas et tout c’est TB passé. Après tu as un porte-monnaie (un pour le groupe si tu pars avec d’autres dans lequel chacun met un peu d’argent pour les courses et achats quotidiens groupés comme l’essence et la bouffe à quand il n’y en a plus, chacun remet la même somme). Si l’un de vous s’en va (autre itinéraire, disputes, …), vous comptez ce qui reste et vous lui donnez sa part. Chacun reste donc libre. L’un de vous peut être le « trésorier » responsable du porte-monnaie. Ca c’est à discuter avec tes compagnons.
Tu peux en avoir un second pour tes achats à toi (clopes, petit souvenir, mousse à raser, …).
Voilà.
Salut a tous
Nouveau sur le forum , je prépare un trip moto et j'aurai besoin de quelques infos, pour faire simple mon itinéraire serait France , Italie, bateau pour la grece , Turquie, Géorgie, Azerbaïdjan et c'est la mon problème😠 je souhaite rentrer au Turkménistan par bateau(Bakou-turkmenbashi) et rejoindre l’Ouzbékistan par l’itinéraire turkmenbashi-koneurgench(sachant que pour le turkmenistan je n'aurai qu'un visa de transit de 5 jours!!!)🤪
mes questions sont: Quelqu, un a t il déjà pris le bateau Bakou, turkmenbashi ?
Est il possible de traverser le Turkménistan en 5 jours?
Avez vous des infos sur l’itinéraire que j'envisage de prendre pour rejoindre l’Ouzbékistan?(asphalte, piste???)
merci d'avance pour les infos😎 jeff
mes questions sont: Quelqu, un a t il déjà pris le bateau Bakou, turkmenbashi ?
Est il possible de traverser le Turkménistan en 5 jours?
Avez vous des infos sur l’itinéraire que j'envisage de prendre pour rejoindre l’Ouzbékistan?(asphalte, piste???)
merci d'avance pour les infos😎 jeff
bonjour,
pour tous ceux qui voudraient se lancer dans une telle aventure peut donner des infos / idees...sur le sujet + des contacts de personnes qui ont effectuées un tel periple depuis la france. et peut briefer +++ sur la Mongolie, pays ou nous allons souvent ne pas hesiter a me contacter... http://site.voila.fr/gengiskhan
bon voyage a tous
pour tous ceux qui voudraient se lancer dans une telle aventure peut donner des infos / idees...sur le sujet + des contacts de personnes qui ont effectuées un tel periple depuis la france. et peut briefer +++ sur la Mongolie, pays ou nous allons souvent ne pas hesiter a me contacter... http://site.voila.fr/gengiskhan
bon voyage a tous
Bonjour,
Voilà il est temps que je m'y mette, depuis quelques temps le projet de traverser la frontière chinoise , me travaille...
soit c'était le Pakistan, soit la Mongolie une fois passé cette frontière chinoise.
Cette année mon "saut de puce"😉 m'emmènera vers la mythique Mongolie. (le Pakistan et le Népal attendront question de Budget)
Départ début mai 2015.
Je recherche éventuellement un compagnon de voyage , moto de cylindrée mini 600cc( pour pas que l'on ait trop de différence)
Questions: je souhaites faire venir ma moto par avion à Osh , y aurait il des personnes qui ont déjà utilisé de type de transport, quelle compagnie? coût?
Un motard a utilisé l'année dernière de tracé par la chine (tontonfou) y en t'il qui ont réalisé un périple similaire récemment?
Quel météo en chine à cette époque de l'année?
Quel sont les habitude en chine dans ce secteur en ravitaillement , essence, gite, repas?
Y aura t'il des motards ou 4x4 sur le secteur Ulaagom /Tosontsengul /Tesetserleg (passages de gués) D'aitre question me viendrons, en tout merci d'avoir pris le temps de me lire et à bientôt.
Tiger ps , je partage mes infos ici www.lesroutesdailleurs.com
Je recherche éventuellement un compagnon de voyage , moto de cylindrée mini 600cc( pour pas que l'on ait trop de différence)
Questions: je souhaites faire venir ma moto par avion à Osh , y aurait il des personnes qui ont déjà utilisé de type de transport, quelle compagnie? coût?
Un motard a utilisé l'année dernière de tracé par la chine (tontonfou) y en t'il qui ont réalisé un périple similaire récemment?
Quel météo en chine à cette époque de l'année?
Quel sont les habitude en chine dans ce secteur en ravitaillement , essence, gite, repas?
Y aura t'il des motards ou 4x4 sur le secteur Ulaagom /Tosontsengul /Tesetserleg (passages de gués) D'aitre question me viendrons, en tout merci d'avoir pris le temps de me lire et à bientôt.
Tiger ps , je partage mes infos ici www.lesroutesdailleurs.com
voila j ai voyage plusieurs fois en mongolie en moto;une de mes moto est actuellement a oulan bator et je cherche un motard dispo pour convoyer une moto a moscou ou meme oulan bator;pour reprendre mon periple avec ma fille en juillet a bientot
Bonjour à tous,
Je pars cet été avec 3 amis en Mongolie.
Nous partons 1 mois et demi mais ne serons qu'un peu plus d'un mois "vraiment" en Mongolie (le temps de faire prolonger visa, changer argent... et visiter un peu Pékin!)
Nous voudrions nous rendre, dès notre arrivée à Oulan Bator, vers le lac Hövsgöl pour quelques jours puis nous acheter 2 motos avec side car et faire le tour des montagnes de la mongolie centrale.
Nous aimerions avoir quelques renseignements sur le fait d'acheter des motos (prix moyen, consommation...), de les immatriculer, assurance... le tout vers Moron ou Hatgal (près du lac Hövsgöl).
Nous serons itinérants, avec tente, sac à dos et tout le reste.
Nous avons déjà nos permis de conduire internationnaux.
Je vous remercie d'avance,
A très bientôt j'espère,
Bon vent à vous,
Charles
Bonjour,
Une ébauche de voyage pour le moment...
Eté 2014, partir en moto en Mongolie en traversant la Russie par Moscou Novossibirsk Irkoutsk Oulan-Oude… Rouler vers Oulan Bator et la vallée de l’Orkhon, remonter vers Tosonchengel, Ulaangom puis redescendre sur Khovd et enfin la région de Bayan-Ölgii avant de repasser en Russie par les Monts Altaï (M52).
Pour le retour, je voudrais mettre la moto (et moi!) dans le train depuis Novossibirsk jusqu’en Europe (Berlin ? Paris ?) pour gagner du temps...
Voilà, donc je cherche des infos surtout sur l'état des routes et pistes (cailloux? tôle ondulée? gué? gadoue?), sur le ravitaillement essence (surtout en Mongolie) et sur les trains!
Pour la Russie, j’ai une très vague idée de la route en Sibérie, donc je suis preneuse d’infos aussi!
Merci d'avance pour vos infos ou expériences,
@bientôt!
Virginie
Bonjour,
Nous partons pour un periple a pied, nous userons donc de tout moyen de locomotions disponibles en essayant d éviter l'avion.
Notre principale interrogation c'est comment partir de Turquie (istanbul ou ankara) pour rejoindre la Mongolie (oulan bator ou autre) en évitant l avion? le train nous botte bien....
" j'ai eu cette reponse : pas besoin d' avion pour la mongolie. tu prend le train de ankara pour astrakan et de la tu remonte a novosibirsk pour finir la liaison oulan-batoor. En 3eme classe c'est grand delire et ca coute queudal."
Pouvez vous nous apporter des précisions ou autre solutions? si un peu détaillé ca nous aiderai...
MerCi et en avant la Vie
Nais'n'ClemZ 😉😉😉😉😉😉
Nous partons pour un periple a pied, nous userons donc de tout moyen de locomotions disponibles en essayant d éviter l'avion.
Notre principale interrogation c'est comment partir de Turquie (istanbul ou ankara) pour rejoindre la Mongolie (oulan bator ou autre) en évitant l avion? le train nous botte bien....
" j'ai eu cette reponse : pas besoin d' avion pour la mongolie. tu prend le train de ankara pour astrakan et de la tu remonte a novosibirsk pour finir la liaison oulan-batoor. En 3eme classe c'est grand delire et ca coute queudal."
Pouvez vous nous apporter des précisions ou autre solutions? si un peu détaillé ca nous aiderai...
MerCi et en avant la Vie
Nais'n'ClemZ 😉😉😉😉😉😉
Bonjour à tous,
Je recherche des infos récentes sur l'agence Cheketours en Mongolie. Agence qui propose des circuits motos avec un véhicule d'accompagnement pour ceux qui le souhaitent ! Mais aussi de la location moto pour celui qui veux partir seul!
C'est cette deuxième formule qui m'intéresse. J'aimerais en Août 2017 faire environ 20 jours de moto avec ma compagne sur la même moto!
Je suis déjà allé en Mongolie en Août 2014 avec ma propre moto (Africa Twin 750 de 2002).
Mes questions s'adressent à ceux qui ont participé à des circuits avec Cheketours ou qui ont eu contact avec cette agence ?
Que pensez vous de cette agence ?
Les motos de location (moto chinoise mustang 150 cm3) sont elles en état ?
Peut on rouler à deux avec des bagages sur cette moto? Sur 2000 km.
Il propose aussi la location de GPS, quel type d'alimentation y a t'il sur la moto (peut-être prise allume cigare).
Les circuits proposés sont-ils larges par rapport avec distance et le temps prévu pour les faire ?
D'expérience, je sais que rouler à plus de 40 km/heure sur des pistes sablonneuses avec une moto chargée, c'est prendre des risques.
Je suis preneur d'informations sur un itineraire que vous auriez réalisé récemment. J'aimerais pour Août 2017 faire une boucle dans le nord de la Mongolie que je ne connais pas!
Cheketours me paraît être une agence intéressante (prix) pour réaliser une boucle sur 3 semaines !
D'autres agences existent pour la Mongolie proposant des circuits mais les prix sont exorbitants!
Merci d'avance pour vos réponses.
Bnjour !
J'ai passe plusieurs heures hier a lire les msgs concernant le sujet mais ceux qui semblaient aller dans ma direction dataient tous de plus de 5 ans, voir 7, et j'aimerais savoir si aujourd'hui, en 2012, qqun pourrait me donner de precises indications.
Je souhaiterais au primtps traverser la Mongolie a cheval vers le kazakhstan. Ce n'est pas une idee en l'air, cela fait plus de trois ans que je suis sur les routes et je compte revenir depuis l'Asie en France sans prendre l'avion. J'ai l'habitude de voyager en velo et moto, pr ce qui est du cheval je ne suis pas experimente... J'ai recemment rencontre plusieurs voyageurs qui m'ont dit que les chevaux mongols etaient a moitie sauvages et qu'il fallait les attacher le soir sinon ils s'enfuyaient...
il parait egalement que le vol est un vrai probleme dans ce pays, il n'y a pas un mois, trois italiens se st fait voler leur chevaux en pleine steppe une nuit de tempete.
J'aurrais dc voulu savoir si mon projet etait realisable, si je n'allais pas me faire couper en morceaux en soir sans lune alors que je veux pas donner mes bestiaux et si une bonne carte IGN et une boussole pouvaient remplacer un guide, car je veux faire cela tout seul...
Je suis en ce moment en Aise du Sud Est et je compte rejoindre la France sans prendre l'avion, j'ai un peu triche entre l'Australie et l'Indonesie, mais c'etait pr des questions de visas ^^ Si je n'ai pas le tps de me mettre au cheval avt ce printemps je passerais au moins une semaine avec avec l'eleveur qui me vendra mon cheval ou mes deux chevaux, si cela s'avere essentiel d'en avoir deux comme je l'ai lu qq part, pr qu'il m'enseigne les specificites du cheval mongol... Je n'ai pas de limite de tps, ni peur d'apprendre ou d'avoir mal au cul, et cela prenra le tps qu'il faudra....
Si cela s'avere realisable et j'ai bon espoir que ce sera le cas, est ce un probleme de traverser la Russie avec un animal pr se rendre au kazakhstan ? tt ce que j'avais lu avait trait aux vehicules motorises et je sais que c'est possible...
Mais surtt, la vrai question, peut on dc traverser la Mongolie sans guide avec une bonne carte, du bon matos, des indications pr croiser les villages ou nomades, et de la bouffe pr plus de deux semaines en suivant les cours d'eau en cas d'extreme solitude?
J'ai passe plusieurs heures hier a lire les msgs concernant le sujet mais ceux qui semblaient aller dans ma direction dataient tous de plus de 5 ans, voir 7, et j'aimerais savoir si aujourd'hui, en 2012, qqun pourrait me donner de precises indications.
Je souhaiterais au primtps traverser la Mongolie a cheval vers le kazakhstan. Ce n'est pas une idee en l'air, cela fait plus de trois ans que je suis sur les routes et je compte revenir depuis l'Asie en France sans prendre l'avion. J'ai l'habitude de voyager en velo et moto, pr ce qui est du cheval je ne suis pas experimente... J'ai recemment rencontre plusieurs voyageurs qui m'ont dit que les chevaux mongols etaient a moitie sauvages et qu'il fallait les attacher le soir sinon ils s'enfuyaient...
il parait egalement que le vol est un vrai probleme dans ce pays, il n'y a pas un mois, trois italiens se st fait voler leur chevaux en pleine steppe une nuit de tempete.
J'aurrais dc voulu savoir si mon projet etait realisable, si je n'allais pas me faire couper en morceaux en soir sans lune alors que je veux pas donner mes bestiaux et si une bonne carte IGN et une boussole pouvaient remplacer un guide, car je veux faire cela tout seul...
Je suis en ce moment en Aise du Sud Est et je compte rejoindre la France sans prendre l'avion, j'ai un peu triche entre l'Australie et l'Indonesie, mais c'etait pr des questions de visas ^^ Si je n'ai pas le tps de me mettre au cheval avt ce printemps je passerais au moins une semaine avec avec l'eleveur qui me vendra mon cheval ou mes deux chevaux, si cela s'avere essentiel d'en avoir deux comme je l'ai lu qq part, pr qu'il m'enseigne les specificites du cheval mongol... Je n'ai pas de limite de tps, ni peur d'apprendre ou d'avoir mal au cul, et cela prenra le tps qu'il faudra....
Si cela s'avere realisable et j'ai bon espoir que ce sera le cas, est ce un probleme de traverser la Russie avec un animal pr se rendre au kazakhstan ? tt ce que j'avais lu avait trait aux vehicules motorises et je sais que c'est possible...
Mais surtt, la vrai question, peut on dc traverser la Mongolie sans guide avec une bonne carte, du bon matos, des indications pr croiser les villages ou nomades, et de la bouffe pr plus de deux semaines en suivant les cours d'eau en cas d'extreme solitude?
Salut à tous,
Un ami me demande : combien de temps faut-il envisager de passer en Mongolie en juillet-aout pour vraiment bien en profiter ? Les TO proposent souvent 16 ou 23 jours, mais est-ce que 2 semaines c'est suffisant ? Par ailleurs, où peut-on avoir un "concentré" des paysages mongols et de leurs variétés ? Vaut-il mieux faire un voyage nord-sud ( en gros, Gobi et Khangai ) ou un circuit est-ouest ( Ulan Baatar et Khenti jusqu'à l'Altai ) pour avoir un maximum de variété et de rencontres avec les nomades ? Enfin, quelqu'un est-il déjà parti avec un TO genre Terdav, Club Aventure, Allibert ou Nomade ? Qu'en penser ? Cela fait beaucoup de questions mais je suis preneuse de tous tuyaux.
Merci beaucoup par avance
Stéphanie
Un ami me demande : combien de temps faut-il envisager de passer en Mongolie en juillet-aout pour vraiment bien en profiter ? Les TO proposent souvent 16 ou 23 jours, mais est-ce que 2 semaines c'est suffisant ? Par ailleurs, où peut-on avoir un "concentré" des paysages mongols et de leurs variétés ? Vaut-il mieux faire un voyage nord-sud ( en gros, Gobi et Khangai ) ou un circuit est-ouest ( Ulan Baatar et Khenti jusqu'à l'Altai ) pour avoir un maximum de variété et de rencontres avec les nomades ? Enfin, quelqu'un est-il déjà parti avec un TO genre Terdav, Club Aventure, Allibert ou Nomade ? Qu'en penser ? Cela fait beaucoup de questions mais je suis preneuse de tous tuyaux.
Merci beaucoup par avance
Stéphanie
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi.
Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.
Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Je compte partir au mois d'Avril avec ma femme pour un voyage en Mongolie.
Passage par la Russie, puis retour par le sud Kazakhstan, Ouzbekistan.
Nous partons avec un 4x4 avec cellule.
J'aimerai avoir des renseignement pour ce qui est des visas Russe et Mongole.
Quel itinéraire prendre ect...
Bonjour à vous tous!!
En projet de partir 1mois en mongolie en aout, à trois amis, quel moyen de locomotion ns conseillez vous???
Nous savons monter à cheval, donc parcourir une partie de la mongolie à cheval ns emballe, cpdt ns en verrons ptet pas bcp de la Mongolie??
Louer une jeep et un chauffeur doit surement coûter cher??? avez vous des bonnes adresses/bons contacts ???
Que ns conseillez vous de faire???
Merci d'avance
Pierre, Maxime et Mathilde

Cliquez ici pour le récit illustré : https://sites.google.com/site/mongoliejuin2017/home
Nous aimons les grands espaces, et la Mongolie nous tentait depuis longtemps.
Quand j’ai découvert qu’il était possible de louer un 4X4 (indispensable vu l’état du réseau « routier ») sans chauffeur, j’ai jubilé !
En décembre je trouvai des billets pas trop chers sur Air China (un peu moins de 500 €/pers) : Paris-Oulan Bator avec une escale de 2h à Pékin à l’aller et 12h au retour. Départ le 28 mai, retour le 16 juin. Cette période devrait nous permettre de découvrir le désert de Gobi sans trop souffrir de températures extrêmes, ce fut un bon choix !
Cerise sur le gâteau, je découvrai aussi le blog puis l’excellent livre de Cécile Miramont et Laurent Bendel (www.mongolie4x4.com/) Un énorme merci à eux !
Toujours en décembre, je réservai chez Sixt un petit 4X4 : 890 € pour 19 jours de location d’un Suzuki Jimny (4750 km inclus) avec un conducteur supplémentaire mais sans assurance (hors de prix, autant profiter de celle proposée par notre carte bancaire)
J’ai ensuite passé pas mal de temps (mais j’aime ça !) à scruter Google Earth pour établir notre parcours, à partir des informations très détaillées et pertinentes du bouquin précité. J’ai « stabiloté » sur la carte de Reise Know How « Mongolei » au 1 : 1,6 millionième les coins qui me tentaient le plus et j’ai concocté un itinéraire d’un peu plus de 4000 km, assez ambitieux en 3 petites semaines mais que nous avons respecté à 1 ou 2 exceptions près, au prix de longues journées de pistes. Il est indispensable de recouper les informations car les cartes comportent des erreurs (j’ai aussi acheté le Road Atlas de Mongolie au 1 :500000ème, qui nous a peu servi, et le Lonely Planet) : rien de tel que Google Earth pour vérifier l’existence d’une piste ! J’ai donc créé des traces sur Openrunner, puis les ai transférées sur wikiloc et téléchargées dans nos 2 smartphones (avec donc des cartes openstreetmap utilisables offline). A posteriori, je pense qu’à moins de disposer de beaucoup de temps (et de bonnes réserves de carburant) il est impossible de s’orienter en Mongolie sans GPS surtout si l’on veut sortir des sentiers battus. Et gare à la panne donc mieux vaut en avoir 2, sous peine de devoir se contenter de rester sur les grands axes… Je recommande vivement de créer ses propres traces, ce qui permet de voyager un peu avant d’être sur le terrain, et de ne s’en prendre qu’à soi-même en cas de cafouillage.
Côté intendance, comme je suis assez « nareuse », quasi végétarienne, et que le choix de notre rythme, du bivouac et le spectacle du lever et du coucher du soleil sont des éléments essentiels du voyage, nous avons fait le choix d’être autonomes pour manger et dormir. Revers de la médaille, nous avons eu assez peu de contacts avec les Mongols (d’autant plus que nous étions dans des coins paumés d’un pays qui a lui-même l’une des plus faibles densités de population : 3 millions d’habitants pour un pays 3 fois plus grand que la France) mais il faut faire des choix…
Nous avons emmené une tente assez spacieuse pour y manger à l’abri des intempéries, matelas et couettes, vaisselle et réchaud. Sur place nous avons acheté bouffe, gaz, table et chaises pliantes.
Côté 4X4, j’avais pris des plaques de désensablement, une sangle + manilles, un compresseur et des mèches, une pelle, du fil de fer et qq rilsans. Nous avons eu une voiture neuve (167 km au compteur !) donc aucun problème mécanique à part quelques crevaisons (pneus de ville !). Le compresseur (et les mèches) s’est avéré indispensable pour notre parcours (en grande partie dans le désert de Gobi) La voiture était peu puissante, ce qui nous a parfois gênés dans le sable profond, mais en dégonflant (souvent !) on s’est est toujours sorti du fait de sa légèreté. Le reste n’a pas servi.
Côté santé, le climat est très sain et sec : petite pharmacie de base qui n’a pas servi. On a acheté au départ 3 bidons de 5l d’eau, puis nous avons bu sans traitement l’eau trouvée dans les maisons de l’eau. On avait filtre et aquatabs qui n’ont pas servi. En plus on avait 2 bidons souples de 15l de chez déc… qui comme d’habitude se sont percés du fait des frottements en roulant (réparation possible et durable avec une goutte de colle à pneu et un bout de gros scotch gris) pour la vaisselle et la toilette. On a peu se laver quasi tous les jours (sauf température trop fraiche) que ce soit dans une rivière ou un lac, dans une douche publique, ou avec de l’eau chauffée sur notre réchaud.
Approvisionnement régulier dans les petites épiceries trouvées en chemin (jus de fruits, chips, conserves de poisson, œufs, lait, patates, oignons, pommes parfois, tomates rarement, pâtes, maïs en boite) après un gros ravitaillement de départ au State Department Store d’Oulan Bator (où on trouve de tout à des prix « de chez nous »)
A cette période (1ère quinzaine de juin donc) on a eu des températures très agréables : 5°C au plus froid un matin dans la tente (à 2000 m d’altitude) et au max 36°C (mais chaleur sèche donc rien à voir avec la canicule lorraine récente) Le climat est hypercontinental avec des extrêmes de -40 à +40°C donc mieux vaut bien choisir sa période !
Très peu d’insectes volants sauf ponctuellement près des lacs en l’absence de vent. Très peu d’insectes en général d’ailleurs et très peu d’animaux sauvages : qq gazelles, renards, lièvres, un âne sauvage, beaucoup de rapaces (milans, vautours, aigles) et oiseaux d’eau (cygnes, mouettes, sternes arctiques !, cormorans, oies, canards) et petits zoziaux, sauf dans le désert ou le silence est impressionnant. Quelques chauves-souris. Un serpent aussi ! Plein de bétail, qui accentue la désertification : chèvres et moutons, vaches et chevaux, chameaux. De bons gros chiens dans la steppe (aucun en ville !) assez peu utilisés pour la conduite des troupeaux mais plutôt pour la garde. Assez timides dans l’ensemble et jamais agressifs. Pas de chats en Mongolie !
Très peu de touristes et presque que des touristes mongols, à quelques exceptions près. Des Mongols au pire indifférents, souvent curieux, intimidés par une énorme barrière linguistique. On nous a volontiers accompagné pour nous montrer où trouver de l’eau, nous indiquer le « souperrrmarrket » et aidé sans la moindre hésitation quand nous en avons eu besoin. Presque personne ne parle anglais (et nous ne parlons pas russe, ce qui doit pourtant rendre service), sauf qq jeunes étudiants ravis de pouvoir échanger un peu. Nous n’avons pas vu plus de gens alcoolisés que chez nous, mais n’avons pas fait de tourisme urbain hein ! Pas d’arnaque ni de prix touriste sur notre parcours…
Au niveau des paysages, rien de super spectaculaire (quoique !) comme aux USA ou en Islande mais une atmosphère, une sensation d’immensité, d’infini, de silence. Des ciels magnifiques, sauf dans le sud où on a souvent eu des ciels blancs et une lumière très dure. Les reliefs sont très doux (sauf je crois dans l’extrême ouest du pays) si bien qu’il est possible d’aller partout très facilement, que ce soit à pied (mais les distances sont énormes), à cheval (là aussi, le paysage ne change pas vite), à moto ou en voiture. Sauf sur quelques grands axes, les pistes sont créées par l’usage (et non par une hypothétique DDE !) de yourte à yourte ou de village à village, tout droit et sans détour, ce qui créé un entrelacs de pistes qui aurait un impact terrible sur la nature si la population n’était pas si clairsemée. On a souvent pensé à l’Islande ou les gens qui s’aventurent hors-piste sont condamnés à ratisser pour effacer les traces de leur passage !
Le parcours : 28 mai : Arrivée à Oulan Bator, courses et petit tour en ville 29 mai : départ vers le sud et bivouac à Ikh Gazriin Chuluu 30 mai : on continue vers le sud, passage à Dalanzadgad, on quitte le goudron pour un bon moment, bivouac près du canyon de Yolin Am 31 mai : canyon de Dungenee Am, passage à Balandalaï puis plein nord via les pétroglyphes de Khavsgaït jusqu’à Bulgan puis bivouac aux falaises de Bayanzag 1er juin : forêt de saxaouls, puis piste et bivouac aux dunes de Khongorin Els 02 juin : grimpette dans les dunes, puis passe à travers les dunes vers Sevrei puis Noyon puis plein ouest jusqu’à l’entrée d’un petit canyon où nous bivouaquons 03 juin : on traverse le massif de Noyon Uul puis on continue vers Gurvantes et ensuite vers la source de Naran Daats. Bivouac un peu après 04 juin : piste vers Khermen Tsav et bivouac là 05 juin : on continue vers Shinejinst et on bivouaque un peu après. 06 juin : traversée du massif de Gichigniy Nuruu et bivouac à Ulan Yabar un peu après Biger 07 juin : passage à Altaï et bivouac à Tsagaanchuluut 50 km au sud de Uliastaï 08 juin : passage à Uliastaï puis plein ouest le long des dunes de Mongol Els jusqu’à Dorvoljin 09 juin : plein nord vers Zavkhanmandal puis Erdenekhairkhan, source Mukhard N° 1 et bivouac juste avant la 2ème source 10 juin : rando 2ème source puis piste plein nord jusqu’au lac Khar Nuur 11 juin : piste vers Tsetsen Uul puis Tudetvei puis bivouac sur les hauteurs du lac Telmen Uul 12 juin : on retrouve le goudron à Tosontsengel, volcan Khorgo, bivouac un peu après les gorges de la Chuluut 13 juin : vallée de la Tamir au nord de Ikh Tamir (pierres à cerfs et pétroglyphes), Kharkhorin (monastère) et bivouac au début de la vallée de l’Orkhon 14 juin : on zappe les chutes d’Orkhon, musée de Kharkhorin, route jusqu’à Khögnö Khan et bivouac dans le parc 15 juin : retour sur Oulan Bator 16 juin : vol retour 17 juin : arrivée Paris
La suite bientôt : je vais tâcher d’illustrer au mieux notre voyage, avec des photos de qualité variable, y compris des moches mais informatives ! Soyez indulgents, d’autant plus qu’à mi-parcours notre objectif principal (un 24-105 ) a rendu l’âme et qu’il a fallu ensuite se contenter du grand angle (un 17-40) et de nos smartphones.
A+ Marie
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole.
Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Bonjour ,
Je pars cette année et je voudrais visiter les Tsataan .
Quelqu'un , parmi vous , l'a-t-il déjà fait en 4x4 ?
Merci pour vos lumières . Franck
Je pars cette année et je voudrais visiter les Tsataan .
Quelqu'un , parmi vous , l'a-t-il déjà fait en 4x4 ?
Merci pour vos lumières . Franck
Salut a tous !!
Ca fait qques temps que nous avons projeté de partir en Mongolie pr découvrir les paysages, les mongols et leur façon de vivre nomade. Etant cavalier ts les 2 (elle très bien et moi convenable…) l’aspect cheval nous attire évidement !! C’est pourquoi on a décidé de faire ce voyage à cheval.
Je vous expose rapidement le programme prévisionnel pr que vous me donniez votre avis et vos conseils !!
Départ vers le 1er juillet de paris pr Moscou en avion. 2-3 jr sur Moscou le temps de visiter et d’acheter des billets de transsibérien. Sur le trajet, un stop de 2 jrs au Lac Baïkal pr apprécier le paysage J Puis descente sur UB en train tjrs.Comme on arriverai sur UB vers le 10 juillet, on se poserait 3-4 jrs pr assister au Naadam.Une fois sur UB, trouver un guide/interprète qui puisse nous aider pr acheter 3 chevaux et tt le matos nécessaire (selle, bat….) et nous accompagner pdt la rando.Pr l’instant, on voudrait partir 15 jrs avec un guide pr nous monter comment procéder avec les chevaux, les coutumes ….et faire 15 jrs ts les 2 sans guide. Puis retour en France par avion avec un billet acheté à UB vers le 22-25 aoûtApres beaucoup de réponses en consultant le forum, il nous en reste encore beaucoup et en tt genre !!
Quel est le coût de la vie à Moscou (chambre d’hôtel, restau, nourriture…) Faut t il vraiment s’ y prendre a l’avance pr les billets de train à Moscou ou 2-3 jours suffisent ? Les billets pris à Moscou permettent t ils de faire ttes les correspondances jusqu’a UB ou il faut compléter son trajet au fur et à mesure ? Quel est le tarif du visa mongol pr 2mois? (En supposant que je trouve une invitation) On se demandait si on était obligé (d’un pt de vue pratique) d’aller jusqu'à UB afin de préparer la rando ou si il n’était pas possible de s’arrêter ds une ville plus petite et de faire les même préparatifs (achat cheval, trouver le guide…) ce qui nous permettrai de rayonner à partir d’un endroit qui serait plus proche de notre zone de rando.
Si non, ça nous oblige à partir et revenir à cheval de UB. Je ne sais pas encore comment sont les alentours mais je pense qu’il y a plus joli qu’autour de la capitale !! L’achat des chevaux et accessoires sera-t-il plus facile du fait du Naadam, ou au contraire ? Peut on facilement revendre les chevaux (à des mongols ou des étrangers à UB) fin août? Est il facile de trouver un guide/interprète qui puisse nous accompagner à cheval pdt 15 jrs. Et éventuellement le laisser à 15 jrs de notre pt de départ et le laisser rentrer par ses propres moyens ? Peut on organiser une rando à UB, partir en 4X4 rejoindre le pt de départ décidé à UB et commencer la rando cheval a partir de ce pt de départ ? Est-ce faisable de partir 15 jrs ts seul ou pas (trop dangereux, trop de difficultés…. ?) Y a-t-il des vaccins à prévoir ? Les lignes aériennes pr le retour sont-elle sure ou bien c’est du vieux coucou russe de 50ans ??!
Et enfin, la petite dernière !! Combien coûte une yourte sans le mobilier (juste structure+ toiles) et surtout, quel est le meilleur moyen de la rapatrier en France (avion trop cher je pense, train peut être incertain ?camion ??)
Bon, ça fait déjà une grosse dose de pt d’interrogation non ??!!! On espère ne pas trop vous avoir dérangé et que les réponses (si réponses il y a) pourront également servir à d’autres !
Et si qqun a des docs, des infos sur des rando cheval (pas de trucs organisés) on est preneur !!
En attendant, on vous remercie énormément de prendre le tps de nous lire et on vous souhaite une bonne journée !!
Xavier et Tiphaine
Bon, ça fait déjà une grosse dose de pt d’interrogation non ??!!! On espère ne pas trop vous avoir dérangé et que les réponses (si réponses il y a) pourront également servir à d’autres !
Et si qqun a des docs, des infos sur des rando cheval (pas de trucs organisés) on est preneur !!
En attendant, on vous remercie énormément de prendre le tps de nous lire et on vous souhaite une bonne journée !!
Xavier et Tiphaine
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent.
Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Bonjour,
je viens d'acquérir un camion trafic aménagé assez ancien (1989. 192 000 km). J'ai très envie d'aller jusqu'en Mongolie en contournant la Caspienne par le sud, puis Turkmenistan, Ouzbekistan et Kazakstan... Je ne sais pas si c'est réaliste avec un vieux camion. Y a-t-il beaucoup de passages montagneux? Quel est l'état des routes?
Un vieux véhicule n'est-il pas plus facilement réparable dans ce genre de pays qu'un camion flambant neuf, tout électronique? Qu'en pensez-vous? Je me dis aussi que si je roule tranquille sur des routes en mauvais état, ça ne devrait pas endommager mon camion. Si les gros camions de marchandise empruntent ces routes, on doit pouvoir le faire avec un vieux trafic... non? Le problème c'est que je n'y connais rien en mécanique et qu'il faudrait pas que je me retrouve en rade au sommet d'une montagne.
Merci pour vos réponses.🙂








