Discussions similar to: plateau tibétain Sichuan auto stop
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Conseils sur le Sichuan (Chine)
Bonjour, je pars dans le Sichuan en juillet aout 2005, afin d'y voyager tranquillou, tout doucement. Y a t il des coins sympas à ne pas rater lorsque l'on a le temps de prendre le temps?

Par la suite je compte passer en Birmanie. Est ce désormais possible par la route et sans passer par une agence? Comment et par où? J'envisage aussi de me rendre au Tibet par la route et je me pose exactement les memes questions sur ce deuxieme itinéraire. Possibilité de le faire seule, quelle route ?

L'idée du voyage c'est que je pars 1 an en Asie, direction Chine puis Birmanie ou Népal puis Inde et puis je verrai…

Merci pour les infos à venir

🙂
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De Pékin vers le Yunnan: quoi voir en chemin en 5 semaines?
Bonjour à tous et toutes,

Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines. Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?

Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.

Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.

Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang. (que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).

Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.

Merci à tous, Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
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Comment organiser son tour au Tibet depuis Chengdu?
Bonjour,

Nous sommes deux, et nous comptons nous rendre au Tibet, vers le mois de décembre, janvier. Nous allons prendre un avion de Birmanie à Chengdu, à Chengdu, j'ai entendu dire qu'il y avait des agences qui organisent des tours pour le Tibet? Avez-vous un bon plan pour une organisation des moins cheres possibles?

J'ai entendu parler de Lazy Bones Hostel qu'en pensez-vous? Elle organise le permis d'entrée aussi?

Ensuite je voudrais savoir si parmis les agences, il est possible de donner des exemples d'itinéraires à cette agence? nous ne voulons pas d'un parcours déjà organisé, parce que nous voulons voyager par la train jusqu'à Lhassa, puis faire 7 à 10 jours de parcours au Tibet jusqu'à arriver à la frontière népalaise pour s'y rendre?

Les moindres informations sur le Tibet, et le passage chengdu-Lhassa seront les bienvenues!!!

Merci pour vos réponses
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La Chine en délire
Je n'aurai pas la prétention de paraphraser Albert Londres et son célèbre La Chine en folie, mais les gens qui ont vécu ou voyagé en Chine ont forcément été témoins de trucs un peu délirants. La Chine, et c'est pour ça qu'elle est aussi attirante, est un monde en soi, très différent de ce qui à cours sur le reste de la planète, avec une logique propre, parfois difficilement appréhendable. Je vous propose donc ce fil d'infos et de discussions un peu fourre-tout sur tout ce qui nous étonne en Chine. Que chacun y apporte librement ses réflexions pour l'enrichir...

Et on commence par la future mode de cet été: http://chine.aujourdhuilemonde.com/contre-les-pervers-les-chinoises-adoptent-les-collants-poilus

Qui connaît la Chine sait que les Chinoises ont les plus belles jambes du monde et ne se cachent pas pour les montrer (LE pays de la minijupe). La suite du raisonnement, par contre, est un peu plus difficile à suivre: "ça me gêne que les gens regardent mes jambes alors, au lieu de ne plus mettre de collants comme le voudrait la logique, j'en mets avec des poils pour les rendre moches" Typiquement chinois... 😎
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Chroniques d'un été en Chine (2013)
Avant-propos : Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours. Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois. J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment). J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.

Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.

Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.

Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.

Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
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Chengdu en Chine
hello

petite nouvelle sur ce forum, j'ai trouvé un travail à chengdu, dans la province du sichuan, et je pars en février, peut être un peu avant, le temps de ramasser des pépettes pour me payer le billet.

je connais absolument nobody dans ce bled qui a l'air trop beau, si vous avez des adresses, conseils pratiques, sites ou n'importe quoi, je suis toute ouie.

merci d'avance, schuss.
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Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse : "Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde." "Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !" Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)

Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.

AU MENU

Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !

PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...

1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.

Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.

Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...

Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?



Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges

CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...

Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...

Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.



Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.

Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...

Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.

C'est quoi ce truc ?

Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.

Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.

Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.



Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?

L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .

La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.

Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.

Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.

C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.

Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...

Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !

Prochain épisode : le trafic de monnaie
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Le plateau tibétain en vidéo
Salut à tous,

Il y a quelque temps, j'ai reçu un bon coup de main d'un cyclo grâce au forum en nous permettant de rentrer contact et de faire ainsi transiter des pneus neige entre Paris et Hanoi où nous nous trouvions. Nous prenions la direction du Sichuan Tibétain dont voici un bref résumé en vidéo en cliquant ici :

Et en photos c'est par ici...

Bonne journée à tout le monde !
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Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou.

1. Guizhou

Préambule

Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.

2.Sichuan

3. Sichuan, un moine taoïste.
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Retour d'expérience Chine
Notre voyage, Pekin, Ping Yao, Xian, le Sichuan et le Yunnan en un mois et demi. Aout/sept/oct 2005 Impression generale: Melange “j’adore j’ desteste”, attraction-repulsion. Une culture ancestrale, les purges en ont efface les traces, des paysages splendides, ils les detruisent, une faune riche et variee, le braconnage continue. Et pourtant bcp de moments forts et d’images superbes en tete. On reviendra? Peut etre, en tout cas differemment. Bons plans: - Le monastere de Xiangcheng dans le Sichuan, sur peu de guides, tres beau esthetiquement, c'est son atmosphere qui nous a charme. Une tres belle guesthouse dans la meme ville, une maison tibetaine decoree tel un palais, 50 m au dessus de la gare routiere. Demander a la gare si la dame n’est pas a l’arrivee du bus, ils indiqueront sans pb. - a la cite interdite, pour eviter la tres longue queue, aller directement au kiosque ou on loue les guides auditifs, ils vendent les billets d'entree egalement. - A Ping Yao ds le Shanxi, guesthouse Jinjinglou Binguan 29 nan dajie tres agreable. Jolie courtyard, free pickup, famille tres sympathique, chambres traditionnelles (matelas immense sur 1 lit de brique) et moins chere que les autres... - Tjrs du papier toilette, sur soi, il y en a nulle part. - A Lijiang, Mama's Naxi Guesthouse 78 Wen Hua, WuYi, DaYan 0888 5185930. On a pas eu la chance d'y descendre, mais de nombreux voyageurs nous l'ont tellement encenses qu'on se doit d'en parler: apparemment c'est comme a la maison, "your home away from home" comme ils disent. - The Hump a Kunming pour sa terrasse et son ambiance sympathique - Mix and Backpaker’s guesthouse a Chengdu, jeune guest qui vient d’ouvrir, super ambiance, staff royal et chambres nickel. A faire meme si c’est legerement excentre. A faire: - velo un peu partout pour visiter les villes, pratique, pas cher et agreable (a partir du moment ou on a pris conscience qu'on est jamais prioritaire, sauf sur les pietons!). - Une nuit sur la muraille entre Jinshanling et Simatai. On avait opte pour une tour juste apres les 2/3 plus hautes. Se mefier cependant des orages. - Le Hua Shan, une des cinq montagnes sacrees, a faire en 2 jours avec nuit au sommet. Une veritable atmosphere pendant l’ascenssion, escaliers vertigineux et superbes paysages. L’Emei Shan a de tres mauvais echos pour ceux qui hesitent, nous on l’a fait sauter du programme. - Le tour a velo de l'Erhai Hu pres de Dali, notamment la partie est, elle est tres peu touristique et la route peu frequentee. C'est du bonheur (excepte les odeurs de crevettes sechees!). On l'a attaque en prenant le bateau jusqu a Haidong, soit 80kms en 2 jours, que du plat… - A consommer sans moderation, les massages chinois, pieds, tete, corps, 2h pour pour 4/5 euros… - marche des “antiquaires” Panjiayuan artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…)le dimanche matin a Pekin - Pour ceux qui veulent retrouver la Chine traditionnelle, paradoxalement, il faut aller a Macao ou Hong Kong qui, en restant a l'abri des grandes purges communistes, ont su preserver une culture plusieurs fois centenaire ... A voir: - Parc de Jiuzhaigou, superbe, y passer au moins une nuit a l'interieur. Demander au village de Shuzheng pour etre loger dans une famille tibetaine. Petite astuce, au guichet, ne pas payer le supplement des bus verts a 90yuans, ils ne verifient pas nous les avons utilises sans probleme. Un petit sentier a ne pas rater sous le village de Shuzheng, au niveau du sparkling lake. Il relie la rive droite a la rive gauche et traverse de multiples cascades donnant sur le lac, superbe… A fuir: - les toilettes, mais vous n'aurez pas le choix! - Tina 's guesthouse dans les gorges du saut du tigre, a la tete du racket local. Eviter egalement de descendre dans les gorges a son niveau, on peut y acceder un peu plus loin et sans probleme sous Sam’s guesthouse. Plusieurs plaintes ont ete deposees, la police locale nous a promis de faire bouger les choses, on espere que le ménage sera fait tres bientot. - Le Lonely, tout du moins notre version: mini dico peu pratique (ca peut servir en Chine), bcp d'endroits inexistant, cartes moyennes, des parties non traites (sud du Sichuan, la region des rizieres etc...).Pas glop glop du tout. - les virtuoses de l'escroquerie Liste des arnaques chinoises dont nous avons ete victimes: faux taxis, groupe de voleurs ds le train, bouteille non capsulee, menu touriste surevalue (comparer les ideogrammes), racket gorges du tigre, harcelement par les locaux sur la muraille( “on arrete de vous coller si vous achetez 1 Tshirt!), achat d’une place en 1ere mais se retrouve en bus couchette 2eme classe, attention aux unites ( 1 doigt peut signifier 1 yuan, 10 yuans, 1 euro ou 1 dollar), prix au kilos surfactures etc... dont nous avons entendu parle:bousculer un touriste en laissant tomber un sac rempli de porcelaines bon marche ou deja cassees, puis faire constater les degats au voyageur exiger une compensation, agressions aux couteaux ds endroits isoles. -Le scrapping et cupping, pas vraiment agreable et des marques sur le dos pendant 1 semaine, pour les fanas uniquement. On a aime: - la cuisine (surtout apres la Mongolie), plus specialement celle du Sichuan, epicee a souhait! - Pekin, alliance de traditions et modernite, on s’y sent bien malgre le nuage de pollution, ville tres agreable. - les paysages quand la presence humaine ne les a pas defigures - le fourmillement, echoppes et magazins ouverts a toutes heures, beaucoup de vie et d’agitation dans les villes et villages chinois - le shopping, bcp de choix et vetements pas chers - l’artisanat (meubles, émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…) On a pas aime: - les couchers et levers de soleil, toujours nappes de brume, autant faire la grass’mat…. - Pas de politiquement correct, le comportement des chinois (minorities exclues)… Certes nous avons frequente beaucoup d’endroits tres touristiques mais tout de meme. Pas serviable, malaimable et escrocs. Contraste saisissant avec la mongolie que nous avons quitte et la Birmanie ou nous sommes. Nos excuses cependant a ceux qui nous ont gratifie de leur sourire et de leur gentillesse, il y en a beaucoup aussi. Si certains ont des questions sur des points précis, n’hezitez pas a nous envoyer un mail: latetedslesetoiles@hotmail.fr ou a consulter notre site. Christophe et Sophie
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Chine et Plateau Tibétain en tandem
SHANGRI-LA (CHINE)- KORGOS (KAZAKHSTAN): Du 11/04/17 au 10/05/17

Tibet ou Plateau Tibétain ? Si vous vous demandez comment nous avons eu accès à la culture Tibétaine et comment nous avons pu parcourir cet immense plateau, complètement libres sur notre tandem, la réponse se trouve dans une simple leçon d’histoire-géo. Aller, on se lance ! Le vaste territoire du Tibet a été envahi dans les années 1950 par la Chine de Mao Zedong, pour soi-disant libérer les Tibétains de l’emprise du Dalaï-Lama. A coups de propagande, la Chine diffuse une image noire du Tibet depuis plus de 70 ans, dans ses rues, écoles, entreprises… Mais la vraie raison se cache sûrement ailleurs. Des ressources naturelles inestimables se trouvent sur ce vaste plateau à plus de 4 000 mètres d’altitude, habités de nomades. Minerais et surtout l’eau qui s’écoule de l’Himalaya, en contrôlant la quasi-totalité des rivières qui alimentent la Chine, l’Asie du Sud-Est mais aussi l’Inde et le Pakistan. Le gouvernement Chinois protège des projets pharaoniques (barrages hydro-électriques, construction de canaux…) servant à alimenter une Chine complètement ravagée par la démesure de la croissance.

Notre Plateau Tibétain dans tout ça a été séparé en 2 (pour faire simple) en 1950. Une région, le Tibet Autonome (ou « Tibet prisonnier ») et le Tibet culturel qui s’étend bien au-delà des frontières administratives. Yunnan, Sichuan, Qinghai et Xinjiang ont eu aussi le droit à leur part de Plateau! Ce sont donc par ces régions que nous avons parcouru plus de 2 000km et eu accès à une culture Tibétaine réprimée par une police oppressante. Le Tibet Autonome étant toujours, en 2017, quasi-complètement fermé aux étrangers (permis, guide, itinéraire balisé, contrôles de police…).

Si vous n’avez toujours pas saisi la différence, voici une carte qui pourront vous aider. D’ailleurs, nous, on a toujours pas compris pourquoi on l’appelle Plateau Tibétain, car on peut vous assurer que c’est loin d’être plat!



En jaune, la partie de Plateau Tibétain historique à 4 000 mètres. On distingue le Tibet Autonome du reste du Plateau

Les différentes facettes du Tibet Nous repartons de Shangri-la avec 1 mois de visa supplémentaire, 50€ de moins (pour nous 2) et pas moins de 5 aller-retour entre les différents postes de police de la ville (on commence déjà à apprécier la simplicité de l’administration Chinoise et l’amabilité policière…). Les premiers kilomètres s’annoncent plutôt bien, nous rencontrons un couple d’Autrichiens à vélo eux aussi. Nous pédalons dans un décor qui s’apparente à nos Alpes mais avec des cols deux fois plus longs, deux fois plus hauts. On fait une pause à 4 700 mètres. Regula et Johannes sont toujours là, impossible de les semer, on tente une ultime attaque… Bon OK, on reste groupés pendant 1 semaine et on en profite pour se prendre en photo à chaque passage au-dessus de 4 000 mètres. On bivouaque ensemble, nous leur expliquons que faire du feu quand il fait déjà -5°C à 18h ce n’est pas négligeable. Eux en échange nous dépannent sauvent d’un pneu lors d’une journée de piste difficile ou nous y laisserons tout de même 2 pneus dont un neuf, une chambre à air, 6 rustines et beaucoup d’énergie. Bref, une semaine intense et enrichissante.





Pendant ces quelques jours, Bastien a pu travailler son Anglais et découvrir une culture Tibétaine encore intacte. Les villages sont faits de grandes maisons carrées avec toit plat. Les murs de terre sont plus épais à la base qu’au 2ème étage, et le toit, lui, est uniquement fait d’argile très tassé, ce qui le rend étanche. Les fenêtres trapézoïdales sont abusivement sculptées, ce qui ne laisse qu’une maigre place pour y loger une vitre et y faire pénétrer de la lumière. L’étage inférieur est le grenier et le toit sert à faire sécher quelques cultures qui rendent les habitants autonomes. L’étage supérieur est la partie habitation, très simpliste, dénué de tout ameublement. Au fur et à mesure des kilomètres et des cols, nous avons pu voir quelques modifications, qui égayent nos discussions : « T’as vu là, les fenêtres sont rouges, et ici il y a du bois sur la partie supérieure! » « Regarde, les toilettes sont accrochées sur la façade à 5 mètres de haut, type château-fort! »





Répression Chinoise Malheureusement, cette culture Tibétaine s’estompe au fur et à mesure que les jours passent. Après Litang, nous retrouvons les parpaings et le ciment, ainsi que l’oppressante police Chinoise. Nous nous faisons contrôler en moyenne 2 à 3 fois par jour. Certains contrôles durent 5 minutes, quand d’autres durent plus de 2 heures et ameutent toute la police de la ville. Le soir, nous leur indiquons de fausses adresses d’hôtels et filons à la sauvette pour se cacher au mieux et repartir tôt le lendemain.

Un soir, alors qu’une patrouille nous suit depuis déjà 10 km sans nous avoir adressé un mot, on stop net, « No money, no hôtel », on ne leur laisse pas le choix que de dormir dans leurs locaux. Et ça se complique quand on veut acheter de l’essence pour cuisiner. L’essence est réservée aux Chinois, par pour les étrangers et surtout pas pour les Tibétains qui doivent remplir des papiers avec leur identité, et justifier pour chaque litre d’essence son utilité, qui ne doit surtout pas être liée à un loisir, qui d’ailleurs est inexistant ici. La cohabitation entre Tibétains et Chinois semble complexe, nous ne nous sentons pas forcément à notre place ici. Avant d’arriver à Yushu, nous essuierons plusieurs épisodes neigeux, et resterons même bloqués une journée entière sous la tente, à observer les troupeaux de yaks que la neige et le vent ne semblent pas déranger. Cette partie de Plateau est grandiose, nous ne redescendons plus en dessous de 4 200 mètres d’altitude, impossible d’allumer un feu, plus rien de brûle ici, le paysage est lunaire, même l’herbe ne pousse plus.



Mais même dans ces endroits inhospitaliers, nous arrivons à rencontrer des gens. C’est d’ailleurs plus eux qui nous rencontrent! Les Tibétains ici sont plutôt du genre curieux et pas trop bavards. Il n’est pas rare que l’on mange entourés de 4 ou 5 personnes qui épient tous nos faits et gestes sans même un Bonjour, ou encore qu’ils passent la tête par la porte de la tente pour voir ce qui se passe là-dedans !







Avant Litang, on nous avait plutôt habitué au « Tachidélé! » (Bonjour Tibétain) et aux grands signes de la main à tout va, bien plus agréables. Nous aurons quand même la chance de goûter encore une fois à l’hospitalité humaine avec au moins 2 litres de thé chacun, et 1 kg de biscuits qui s’apparentent à des merveilles, offerts par une dame, ou la simple expression de son visage en dit long.

Avant d’entamer la longue descente vers Yushu (situé à 3 200 mètres), nous observons d’innombrables temples, certains semblent neufs et donnent l’impression de se retrouver à Disneyland. Nous apprendrons plus tard qu’ils ont été détruits dans les années 1960 pour être reconstruits aujourd’hui par Xi Jinping (président Chinois actuel) pour en faire uniquement des musées vidés de tous leurs moines et toute leur âme. Nous croiserons quand-même des pèlerins en route pour Lhassa (capitale du Tibet Autonome, située à plus de 2 000km de là) avec pour simple habit un grand tablier de caoutchouc qui les protège de la route sur laquelle ils s’allongent et vénèrent le Dalaï Lama à chaque pas. Ces personnes dénuées de tout bien matériel n’acceptent même pas la nourriture que nous leur offrons. Nous sommes une fois de plus épatés par la force mentale que peut développer l’être humain, s’il s’en donne les moyens.

Le dilemme Yushu-Qinghai. Il nous reste 8 jours sur notre visa et plus de 3 000km nous séparent de la frontière Kazakh. Nous optons pour 15 heures de bus pour Xining et ensuite une trentaine d’heures de train pour Urumqui d’où il nous restera 550km à pédaler en seulement 4 jours. La Chine, toujours aussi imprévisible ne nous aura encore une fois pas épargné… 15 heures de bus-couchette, nous commençons par visiter la soute. Théolou rentre debout, nous sommes rassurés, de plus que dans le coffre… fort, on y trouve cardant, filtre à huile, chambre à air pré-gonflée, clé de 12, clé de 18, avec ça on est sûrs d’arriver à Xining, mais on ne sait pas quand !

Mauvaise langue, nous arrivons en temps et en heure, nous nous faisons jeter sur un parking, waouh, nous avons descendu 2 000 mètres et le retour à la civilisation est brutal ! Pas le temps de s’attarder, il nous reste 7 jours… On file à la gare de train, impossible de nous certifier la date exacte, mais entre 3 et 10 jours, c’est sûr, on récupère le tandem à Urumqui ! Ni une ni deux, on file à l’aéroport, gare routière, transporteur privé, pas de solution, ce sera le train. On laisse Théolou partir seul dans un train de marchandises, en espérant le récupérer dans 3 jours (oui, on est optimistes !) et nous partons récupérer quelques heures de sommeil. Pas moins de 4 hôtels nous ouvrent grand leurs portes mais nous mettent dehors 1 heure après car ils ne savent toujours pas qu’ils n’ont pas le droit d’accueillir des étrangers… Un majordome portera finalement nos sacoches pleines de boue sur son chariot doré dans un hôtel 5 étoiles. Nous dormons dans un lit une place, on enlève TV et petit-déj. On perd 4 étoiles mais on gagne 10€ !

Course contre la montre 2 jours plus tard, nous nous retrouvons à Urumqui après une nuit dans le train, appuyés sur l’épaule d’un Chinois qui mange des Pipas tout le trajet. Surprise, Théolou, notre tandem est déjà là, on ne perd pas de temps pour les derniers 550km à parcourir en 4 jours. On opte pour l’autoroute déserte. C’est plat et rapide, Bastien retrouve une vraie position de triathlète et Alexine apprend à ne pas parler pendant les longues heures de vélo consécutives. En levant la tête, on aperçoit d’immenses champs de coton, mais aussi des troupeaux de… chameaux ! Ben qu’est-ce qu’ils font là ceux-là ? On s’attendait à eux, mais pas déjà quand même !

Nous filons à une allure correcte, les seuls ralentisseurs que nous trouvons sont… la police. Pas de problème pour rouler sur l’autoroute ici, non, ils veulent juste veiller à notre sécurité ! Contrôle passeport SVP ! Et comme le chef n’est jamais là, il faut l’attendre ou aller le chercher… « Bon les gars, on est un peu pressés, et on commence vraiment à perdre patience là! »

Amende ou prison ?

En 4 jours, Jour J pour la fin de notre visa, nous arrivons quand même à Alashankou, frontière avec le Kazakhstan. Mauvaise nouvelle, la frontière est fermée. Police, militaire, douanier, tout le monde est là, mais impossible d’avoir des infos précises. On est en galère et eux débarquent de plus en plus nombreux, et appareils photos de plus en plus gros, alors qu’ils nous interdisent de sortir notre téléphone. « Oh les gars, c’est juste pour utiliser Google Traductions car vous ne parlez pas un mot d’Anglais! ». Il y a un autre poste-frontière à 300km de là, qui soi-disant, peut-être, on sait jamais, serait ouvert. Il est 14h et nous devons être sortis avant Minuit… Bus, stop, taxi, nous voilà à 20 heures ,300km plus loin, en train de chercher cette foutue porte de sortie, la ville étant bien évidemment en travaux. Nous demandons à un agent de sécurité, non, jamais entendu parler d’une frontière ici. On lève les yeux, cet immense bâtiment ressemble bien à la frontière quand-même ! On serait bien revenus lui expliquer ce qu’il surveille, mais là, on n’a pas le temps, désolés !

Il est 21h, la frontière est fermée, depuis 2 jours et pendant encore 3 jours, comme toutes les frontières du Kazakhstan… A 150€ la journée de retard, ça va nous coûter cher cette histoire qui n’est d’ailleurs pas la nôtre. Nous ameutons toutes les personnes que nous croisons pour essayer de trouver une solution, pas le choix, nous devrons attendre, mais personne ne peut nous certifier que, bien que ça ne soit pas notre faute, nous ne paierons pas d’amende… Nous patientons tant bien que mal pendant ces 3 jours, à paniquer en découvrant sur Internet qu’on pourrait risquer quelques jours de détention… Nous occupons nos journées à manger du pain et dormir. Nous n’avons pas mangé de vrai pain depuis L’Argentine et l’impression de ne pas avoir dormi depuis la Bolivie.

J+3, 8 heures, nous sommes devant l’entrée. Après 2 heures d’attente, la porte s’ouvre enfin. Après 4 jours de fermeture, l’administration Chinoise s’accorde encore l’équivalent de notre ¼ d’heure Charentais, mais à la taille de la Chine. On re-scanne une énième et dernière fois nos bagages. On arrive devant la douanière, la boule au ventre. Elle examine longuement nos passeports, tique un peu, va consulter son chef, et revient nous dire que nous n’avons pas à payer l’amende car c’est la première fois que nous faisons une faute. En revanche, nous avions quand même mérité une punition. Ecrire 100 fois en Chinois « Je ne dépasserai plus jamais le délai de mon visa Chinois… ».

Blague à part, quoique si on nous avait vraiment donné cette punition, on n’aurait pas été plus étonnés que ça ! Nous avons seulement dû patienter, 5 heures tout de même, le temps que les douaniers rédigent un avertissement, le traduisent en Cyrillique, ah non, ils ne parlent ni Russe ni Kazakh, alors on le retraduit en Anglais. Fouille, passage dans une pièce cernée de caméras, et on signera finalement notre avertissement chacun de notre côté… On ajoutera juste que pour une fois, les douaniers étaient sympas, heureusement, et fait marquant, ils ont juste retenu de l’élection de Macron que « sa femme avait 26 ans de plus que lui, est-ce que vous acceptez ce genre de choses en France ? ». Et dans la foulée, nous apprendrons aussi que toutes les personnes officielles (police, armée, sécurité…) ont interdiction de passer les frontières. Ces gens n’auront donc jamais le plaisir de découvrir un autre pays que le leur…

Côté Kazakh, passeport tamponné en 5 minutes, les douaniers plaisantent avec nous et nous apprennent nos premiers mots de Russe. Le changement est radical, il y a comme un air d’Europe de ce côté-là…

En tous cas, ces 2 mois en Chine nous ont appris à oublier tous nos aprioris, tout ce que l’on a appris depuis qu’on est tout petit, on repart de zéro. La Chine est très intense, mais il faut quand même s’y préparer, et être prêt à changer ses préjugés. On ne sait toujours pas quelle image mettre sur la Chine, mais en tous cas, une chose est sûre, c’est un pays fantastique qui ne demande qu’à être découvert, redécouvert, mais jamais nous ne pourrions y vivre!

Plus de photos de la Chine ici: https://www.flickr.com/photos/130802653@N07/sets/72157681133321933

Et si avez envie de voir des drapeaux Tibétains voler au vent, du vélo, de la neige et autres paysages de Chine, ne manquez pas notre dernière vidéo tout juste réalisée: https://www.youtube.com/watch?v=GsczEclFiV4

Alexine & Bastien www.tandunreve.com
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Ouest-Sichuan (Kham)
Bon je suis à Chengdu et je suis sérieusement en train de me motiver à rejoindre le Yunan en passant par le plateau tibétain. (Kangding, Tagong, Litang, Shangri la). Alors c'est l'hiver, le froid tout ça ... Du coup si y'en à qui connaissent ce coin qui savent comment ça peut être en cette saison niveau pratiquabilité des routes, les hébergements et tout.. Ou si c'est vraiment juste une idée stupide ! (désolé je n'ai pas de question très précise en fait je crois que je cherche surtout à me rassurer !)
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Trek du Sichuan à la Mongolie intérieure
Bonjour à tous !

Nous partons en février 2011 pour un voyage de 5 à 6 mois. Nous comptons partir du Sichuan, et notre objectif est de rejoindre la Mongolie intérieure, puis la Mongolie, et enfin la Russie (lac Baïkal, puis Kamtchatka). Nous souhaitons nous déplacer à pied, à cheval, en bus et tout autre transport en commun disponible. Nous avons plusieurs questions à propos de ce trek, et serions très heureux d'avoir vos conseils avisés ! 🙂

- au niveau du matériel : pensez-vous qu'il soit nécessaire de prendre une tente ? Un sac de couchage évidemment, mais de quelle épaisseur (plumes ?) ? Un réchaud ? Une doudoune ? Est-il possible d'acheter tout ce matériel à Chengdu à notre arrivée (nous avons cru comprendre que la ville était bien pourvue en magasins d'outdoor, et même d'un décathlon) à un prix correct et de bonne qualité ?

- au niveau de l'itinéraire : nous pensions rejoindre le haut plateau tibétain depuis Chengdu, donc découvrir le Sichuan, éventuellement le Yunnan du Nord, et remonter vers le Quinghai, le Gansu et la Mongolie intérieure et tout cela en gros en 2 mois 1/2. Alors bon, on ne sait pas trop dans quelle mesure tout cela est abordable (physiquement, politiquement sachant qu'on évite volontairement le Tibet autonome, etc.). Quels trek nous conseilleriez-vous ? Nous aimerions rencontrer les peuples himalayens et serions vraiment contents de traverser leurs villages, par exemple.

- au niveau des guides : dans la mesure du possible, nous souhaiterions être en autonomie, mais peut-être cela est-il difficile. Y a-t-il des cartes topographiques détaillées disponibles et si oui où ? Si la présence d'un guide est préférable : avez-vous des noms ?

Voilà, nous aurions encore mille autres questions à vous poser, mais nous remercions déjà les courageux qui nous ont lu jusqu'au bout !

Merci d'avance pour vos réponses !
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Trek et randonnée dans le Yunnan et le Sichuan
Bonjour !

Nous partons en février 2011 en Chine. Nous atterrissons à Kunming, capitale du Yunnan. Je sollicite votre aide et vos conseils les plus avisés pour m'aider à avoir une idée sur les treks dans cette région, sachant que nous voudrions découvrir les contreforts de l'Himalaya et le plateau tibétain à partir de fin mars, début avril. En fait, je n'ai aucune idée des randonnées sympas, des montagnes cultes, et j'aurais voulu m'en faire une idée. Nous imaginons faire plusieurs treks de quelques jours entre le nord du Yunnan, le Sichuan, et même pousser jusqu'au Qinhai, ou Gansu. J'ai cru comprendre que partir avec un guide local, plutôt que seul, est mieux : confirmez-vous ? Et si oui, où se renseigner pour en trouver un de confiance (et pas trop cher) ? Sachant que nous serions en altitude vers fin mars début avril : quel équipement conseillez-vous (doudoune ? sac de couchage en duvet ?) ? Faut-il selon vous prendre une tente ?

Merci par avance de votre aide !
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Trek dans le Sichuan
Bonjour,

Je suis à la recherche d'informations sur des treks (entre 1 semaine à 15 jours) à faire dans le Sichuan, principalement dans la région de Zonghdiang (?) ou Shangri-La (qui est à peu près la même chose je crois). Ou encore des treks entre le Yunnan et le Sichuan, j'ai lu quelques trucs par-ci par-là mais rien de bien précis alors j'attends vos expériences ou conseils.

Merci A bientôt
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Trek en Chine (Sichuan Yunnan ou autre)
Salut tout le monde,

Nous cherchons à réaliser un trek dans le Yunnan ou le Sichuan d'une semaine environ (ou plus) au mois de septembre. Est-ce possible? Si oui, quel itinéraire nous conseillez-vous? Est-ce possible de le faire sans passer par une agence? comment s'approvisionner? etc... Bref toutes les questions habituelles... Par ailleurs pour rejoindre Chengdu ou Kumming, que nous conseillez-vous? Arrivée à Pékin ou Hong Kong? Notre objectif serait de rejoindre l'une de ces 2 villes du Sud-Ouest le plus rapidement possible par le train ou le bus à partir de HK ou de Pékin. Quel est le moyen de transport le plus rapide? Combien de temps et quel prix (petits budgets)? Nous avons un mois et nous nous sommes fixés ce trek dans le sud-ouest. Mais si vous pensez que d'autres treks en Chine sont faisables et plus sympas, n'hésitez pas à nous le dire.

Merci et à +

Pierre, Estelle, Seb et Estelle
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Bons plans à Shanxi Sichuan (Chine)
bonjour j'envisage de faire un voyage semi organise en chine plus exactement Shanxi Sichuan j'aimerai savoir si cretains d'entre vous ont déjà fait ce voyage merci de m'envoyer des infos(climat, interets, populations et surtout impressions) merci d'avance
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Sichuan - Yunnan: recherche un guide
Bonjour Nous sommes :2 adultes,2 adolescents.

Pour notre projet de voyage en chine je recherche un guide chinois (se) pour un circuit au départ de Chendgu Avec location d'un véhicule avec chauffeur :13 jours

Départ-Retour de Chengdu visiter les plus belles réserves du Sichuan:réserves des pandas, de Daocheng peut-être voir le glacier du Hailuogou ? le village de Langzhong passage au Yunnan par le lac Luguhu , Zhongdian , gorges du saut du tigre , ,Lijiang , Dali et les villages traditionnels, Kunming et la forêt de pierre Deshilin et les riziéres en terrasse de yuanyang ça fait un detour. retour par Kunming, Zhaotong retour au Sichuan par Leshan et Chengdu , fin. evadtebo
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Conditions de voyage dans l'est du Sichuan? (Chine)
Bonjour a tous !

Alors voila, nous sommes actuellement en Chine et nous envisage(i)ons de vister le Tibet. Seulement nous nous cognon au "racket" organise qui entoure cette province (pays...) et ca ne nous plait pas franchement... (a notre porte monnaie non plus d'ailleur...) du coup, comme on a pas franchement envi de jouer a "attrape moi si tu peux" avec les autorites, nous nous disons qu'il pourrait etre vraiment sympat de visiter l'Est du Sichuan... de ce que nous avons pu comprendre, cette region, (Le Pays Kham ?) semble avoir gardee une forte influence Tibetaine... Le seul petit soucis c'est que malheureusement (ou heureusement ??) notre guide du routard ne traite absolument pas de cette region. du coup nous avons plein de questions pratique...

Peut-on circuler librement dans cette partie du Sichuan ? n'est-il pas trop difficile de trouver un hotel (qui nous accepte ?) y'a t'il tout simplement des choses a savoir avant de s'y rendre ? bref si par hasard certains connaissent cette region ce serait chouette de nous faire part de vos petit tuyaux etc... quelle est la ville que vous avez prefere par exemple ?

voila voila merci beaucoup a ceux qui nous repondrons !

Grace et Denis
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Le Tibet et les tibétains
😉Les moeurs particulières des Tibétains dans les régions irriguées par le fleuve Lancang cri Quand on entend le terme Tibétain, on pense naturellement aux habitants du Plateau du Tibet. Mais savez-vous que les Tibétains ne résident pas que sur le Toit du Monde ? En effet, on les trouve également dans le Qinghai, le Gansu, le Sichuan et le Yunnan, quatres provinces avoisinantes du Tibet. Ces Tibétains de différentes régions sont tous de confession lamaïste, pourtant ils ne partagent pas les mêmes us et coutumes. Aujourd'hui, nous allons donc vous parler d'un récit de voyage dans les régions irriguées par le fleuve Lancang, plus communément appelé, le Mékong, le 6e plus grand fleuve du monde.

M. Wang Qinghua est un spécialiste de l'Université des Minorités ethniques du Yunnan. Il s'est rendu une dizaine de fois dans ces régions irriguées par le fleuve Lancang. Sa première visite remonte à août 1989. Et si 15 années se sont écoulées depuis sa toute première visite, il en garde encore un souvenir très frais.

En partant de Kunming, la capitale de la province du Yunnan, et en passant par la route qui mène du Yunnan à la Birmanie, il suffit d'une journée pour arriver au bord du fleuve Lancang. Une fois sur place, on peut voir de part et d'autres des deux rives, des falaises et des forêts denses. La vallée est si profonde que lorsqu'on lève les yeux vers le ciel, on a l'impression qu'il ressemble à un long serpent longeant le fleuve. Cette vallée a un climat atypique. Il y fait très chaud, malgré le puissant courant du fleuve et le vent violent de la montagne.

Notre guide nous a prévenu que pour grimper ces versants, il fallait prévoir beaucoup de vêtements. Dans une même journée, on peut ressentir les variations climatiques de quatre saisons. Les températures peuvent chuter tous les 500 mètres. Et le type de végétation varie tout au long de la marche.

Ainsi, nous avons commencé à avancer sur un sentier entouré de buissons, et juste à flanc de montagne, la température baissait déjà sensiblement. Puis, en continuant, nous sommes tombés sur des forêts mixtes d'arbres à larges feuilles et de conifères où l'on a pu y voir des pins du Yunnan, des cyprès, des noisetiers sauvages, des érables etc. Et tout en haut, il faisait vraiment froid. Les bois se sont faits rares, et la steppe, des paysages désertiques et la neige se sont offerts à nous.

La simplicité et le courage des Tibétains

Une fois arrivés dans le district Deqin, la route qui mène du Yunnan au Tibet longe le fleuve Lancang. De part et d'autre, elle est entourée de falaises escarpées. Puis la fameuse Caravane du Thé et des Chevaux nous a fait face. En la voyant, l'histoire me revient en mémoire. Qu'est-ce que la caravane du Thé et des Chevaux ? Depuis des siècles, il existe une ancienne voie reliant le Plateau du Qinghai-Tibet et l'intérieur de la Chine. Ce chemin qui a été creusé par les sabots des chevaux et les pas des hommes, était une voie commerciale.

En effet, du thé, du sucre, du sel et d'autres produits de première nécessité y ont été transportés dans les régions tibétaines et échangés contre des chevaux, des vaches, des moutons et de la fourrure. C'est la raison pour laquelle les spécialistes appellent cette voie reliant l'ethnie Han et les Tibétains « l'ancienne Voie du Thé et des Chevaux ».

Cette route est particulièrement difficile d'accès. La pluie favorise les glissements de terrain. Et quand il fait soleil, on assiste parfois à des éboulements de rochers. Lorsque nous sommes arrivés à la frontière entre le Yunnan et le Tibet, nous avons pu voir que la route était suspendue à la montagne, avec le fleuve en contrebas. Cette route est si étroite, pentue et sinueuse qu'il y a même un dicton local qui dit : « cette route inquiète même les singes. »

Notre chauffeur Aqing est un Tibétain expérimenté et volontaire. Au moment où notre mini-bus est passé devant le Mont Meili, Aqing, comme tous les autres chauffeurs tibétains, a imploré le mont pour que l'on ait un voyage sans incidents. En fait, selon le lamaïsme, dans les régions peuplées par les Tibétains, de nombreux monts enneigés sont considérés comme sacrés. Tout comme certains lacs.

Soudain, notre chauffeur a ralenti le mini-bus en disant il allait pleuvoir. A peine avait-il dit cela que l'on a entendu un grand bruit d'accélérateur et le véhicule fit un cahot : la route venait juste de s'écrouler derrière nous. On pouvait voir d'innombrables pierres tomber dans le fleuve à 200 mètres plus bas.

Nous avons poursuivi notre chemin. Moins de 5 km après, nous avons dû faire face à un nouveau glissement de terrain. Plusieurs camions étaient bloqués sur la route par des rochers. Quelques Tibétains l'ont alors déblayé en faisant tomber les rochers dans le fleuve en contrebas. Les camions ont commencé à avancer en roulant de manière penchée. Nous étions pétrifiés. Trop chargé, notre véhicule penchait dangereusement. Aqing nous a alors demandé de descendre. Et il a conduit le véhicule seul.

Après bien des aventures, et fatigués, nous sommes enfin arrivés à Qunguozhaxi, un marécage dans le département autonome tibétain rattaché au Qinghai, une province voisine du Tibet. Cet endroit est paisible. Et le contraste des couleurs offre un spectacle magnifique.

Dans cette steppe située à 5000 m d'altitude, on peut voir couler une petite rivière qui serpente comme une écharpe de soie brillant sur un tapis vert. Dans la langue tibétaine, Qunguozhaxi veut dire la source du bonheur. Les habitants locaux considèrent cet endroit comme la source du Lancang. Mais cela reste controversé. Depuis des années, le débat est ouvert. En 1998, l'Académie de Sciences de Chine a envoyé deux équipes d'expédition pour faire une enquête sur la source du Lancang. Mais à la surprise générale, chaque équipe a trouvé deux source différente.

A Qunguozhaxi, nous avons rendu visite à la famille de M. Mazha Naimaigele, un Tibétain qui réside dans le village Qirong, dans le canton de Danrong. De loin, les maisons du village dont celle de Mazha ressemblent à des points jaunes, comme des abricots, et contrastent avec le bleu du ciel, la blancheur des sommets enneigés et le vert des montagnes. Un vrai payage de carte postale, presque naïf. Mais une fois dans le village, on remarque que les maisons ont en fait beaucoup de caractère. Dans celle de Mazha, on peut même voir un pilier de plus d'un mètre de diamètre.

J'ai alors demandé au maître de maison : « Cette maison a l'air vraiment solide. J'imagine qu'elle peut se transmettre de génération en génération. Non ? »

Mazha ne parle pas bien le mandarin. Après quelques secondes de réflexion, il m'a répondu : « Chez nous, il y a souvent des tempêtes de neige. »

Mazha Naimagele nous a révélé par ailleurs qu'ils étaient 5 dans sa famille et qu'ils élevaient 44 yaks, plus de 80 moutons et 2 chevaux. Sa famille vit de l'élevage comme tous ceux qui habitent dans la montagne, alors que les Tibétains des vallées, vivent de la culture de l'orge tibétain.

Cent mille Tibétains ne vivent pas à la Tibétaine

Le fleuve Lancang passe par le Plateau de Diqing. Ce dernier abrite 100 000 habitants, d'ethnie tibétaine. Entourés de montagnes et de cours d'eau, ces Tibétains de Diqing ont peu de contacts avec les Tibétains du Tibet. Si les cultures de ces deux peuples diffèrent l'une de l'autre, ils partagent malgré tout la même croyance religieuse : le lamaïsme.

M. Wang Qinghua s'est rendu de nombreuses fois dans les régions irriguées par le fleuve Lancang pour ses recherches. C'est au cours de sa 4e visite qu'il a rencontré M. Gesangwangda, un villageois de Dazhongdian.

Ce Tibétain de 62 ans élève 8 yaks, 9 cochons, 6 moutons et 7 Pianniu (un animal né du taureau et de la femelle yak ). De plus, sa famille de 9 membres cultive près de 2 hectares de terres. Elle cultive l'orge tibétain et la pomme de terre. Après avoir bu du thé au beurre, j'ai visité la prairie et le champs de culture de Gesangwangda. (Le thé au beurre est fait avec du thé et du lait de yak. C'est l'une des boissons favorites des Tibétains. Elle est fortifiant et aide à résister contre le froid.)

Les Tibétains de Diqing sont moitié pasteurs et moitié paysans. Comme M.Gesangwangda. A Diqing, les montagnes sont hautes et les vallées, profondes.

Le climat y est chaud, l'eau, abondante et la terre, fertile. On peut faire des récoltes 2 fois par an. Les Tibétains profitent de cet avantage pour cultiver principalement le maïs, le blé, le riz etc. Les cultures secondaires sont la fève, le soja, l'orge ou le colza. Dans les zones où l'altitude est d'environ 2000 m, on plante du maïs, du blé, de l'orge tibétain, des pommes de terre, ou du sarrasin. A 3000 m d'altitude, il fait très froid, et les principales cultures sont l'orge tibétain et les pommes de terre. Le blé, l'avoine et le sarrasin sont des cultures secondaires. Les cultures diffèrent donc selon l'altitude.

L'élevage subit également cette influence. Dans les vallées, l'herbe pousse rapidement, ce qui est propice à l'élevage de buffles, de chevaux, de mulets, de chèvres, de moutons ou du porc. Dans les zones de 2000 à 3000 m d'altitude, le climat y est humide et froid, l'herbe et les bois sont touffus, les moutons, les mulets, les ânes et les vaches deviennent les principaux animaux d'élevage. Alors que les zones dont l'altitude est supérieure à 3000 m, sont propices aux yaks, aux pianniu et aux chèvres.

Chez les habitants, l'alimentation varie aussi en fonction de l'altitude. Dans les zones de haute altitude, l'orge tibétain constitue l'aliment de base. Le blé, l'avoine, le sarrasin sont considérés comme des aliments secondaires. Dans les vallées, les Tibétains se nourrissent principalement de maïs, auquel ils ajoutent des aliments à base d'orge tibétain, de blé, de sarrasin et de millet.

Mais pour ces deux peuples tibétains, la plus grande différence se situe au niveau du plan culturel. Les Tibétains de Diqing, se distinguent des Tibétains du Tibet par leur façon de s'habiller, l'architecture et même la langue. Lors d'une cérémonie de mariage d'un Tibétain de Diqing à laquelle j'ai eu la chance d'assister, un Tibétain de Lhassa (capitale du Tibet), m'a dit le plus sérieusement du monde : « Ces Tibétains-là ne sont pas de vrais Tibétains. » Et savez-vous pourquoi il a dit cela ? Tout simplement, parce que les Tibétains du Tibet ne comprennent pas ce que disent les Tibétains de Diqing.

En effet, Diqing est assez éloignée du Tibet. De plus, les Tibétains de Diqing sont assimilés avec les autres ethnies locales de la province du Yunnan, ce qui explique cette différence de langues. La langue tibétaine de Diqing, utilise quasiment tous les nouveaux mots chinois relatifs à la politique, l'économie, la culture et l'électro-ménager. Et pour les noms de lieux, les Tibétains de Diqing recourent aux mots des ethnies yi, bai ou lisu.

Dans le district Zhongdian, connu aujourd'hui sous le nom de district de Shangrila, j'ai vu des Tibétaines qui portaient une robe tibétaine à boutons. Mais, elle portaient également sur leur tête, une étoffe de l'ethnie bai, et une ceinture et un châle de style naxi, une autre ethnie du Yunnan. La jupe plissée que portent souvent les Tibétaines sont de l'ethnie pumi, tandis que la veste rapelle celle portée par les Mandchoues. En fait, ces Tibétaines portent des vêtements de plusieurs ethnies, sans même s'en rendre compte.

Les maisons tibétaines de Diqing se distinguent également de celles des Tibétains du Tibet. Elle sont constituées d'un étage, comme le veut la tradition tibétaine. Si le rez-de-chaussée est typique des Tibétains, le premier étage, les colonnes et les poutres sont de style han et bai. Et les toits sont souvent de style naxi.

Au village de Liutongjiang, j'ai interrogé un couple mixte d'ethnies tibétaine et naxi. Leur enfants peuvent être considérés comme Tibétains ou Naxi. En famille, ils parlent tantôt tibétain, tantôt naxi. Pour tout ce qui est de la décoration de leur maison, c'est une fusion entre l'art tibétain et les styles naxi, han et bai. Ce phénomène de couples mixtes est très commun. Parfois dans une même famille, on peut y voir des membres issus de 4 ou 5 ethnies différentes.

Les Hui constituent l'une des ethnies minoritaires dont la population est la plus importante. Ils sont de confession musulmane et résident majoritairement dans le Nord-Ouest de la Chine. Mais à Diqing, j'ai découvert aussi des habitants d'ethnie hui. Ils co-habitent avec les Tibétains. Ils vivent, travaillent, s'habillent à la tibétaine et parlent également le tibétain. Pourtant, ces Hui restent très attachés à l'islam et ne mangent donc jamais de porc. On les appelle les Hui tibétains, ce qui signifie les Hui portant des costumes tibétains. Chaque matin, le bruit des cloches de la mosquée résonnent dans les vallées au pied des monts enneigés. Ce qui apporte une note vraiment exotique dans cette contrée.

(Mi Xiaosheng)
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Echange avec un club de 4x4 à Chengdu (Chine)
Bonjour, je suis francais à Chengdu depuis 3 ans, capitale de la province du Sichuan au pied du Tibet coté ouest. Des membres chinois d'un club local de 4*4 sont très intéressé pour avoir quelques contacts avec les membres des clubs européens.

Si quelques membres de clubs francais sont intéressés pour rencontrer leur homologues chinois? Certains d entre pourrait se rendre en France pour des premiers contacts en septembre. Je pensais à septembre car ce sera plus facile coté prix et disponibilités des clubs francais. Mes amis chinois sont vraiment sympathiques et aimeraient trouver leur alter-égo afin de mettre en place des échanges de véhicules par exemple à plus long terme. Si certains d'entre vous seraient intéresser par les somptueux paysages du Kham, de l'amdo et du plateau tibétain à proximité ou encore les autres régions de l'ouest chinois comme le Guiyang, le désert au nord le Yunnan et ses minorités au sud... Merci d'avance pour vos éventuelles idées ou propositions Max à Chengdu PS coté politique. Je ne vise pas à ouvrir un débat sur les tensions actuelles au Tibet. Si le sujet vous interesse m'en parler en MP merci.
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Kathmandu-Lhasa-Chengdu par la route, le bus, le train et se rendre en Chine depuis l'est de l'Inde (au-dessus de la Birmanie)?
Bonjour, Nous partons le 6 septembre traverser l'Asie en partie à pied pendant 10 mois, de Calcutta au Lac Baïkal. Notre blog, www.lamarchedeleau.fr, qui sera terminé pour le départ.

Idéalement, nous entrons au Tibet depuis le Népal, et redescendons du plateau tibétain au niveau de Chengdu.

Si on ne peut pas faire ce trajet à pied ou à vélo, je me renseigne, et je vous demande ce qu'il en est des transports en communs, bus entre Kathmandu et Lhasa, et bus et train entre Lhasa et Chengdu.

D'après ce que j'ai lu, il ne serait pas possible de continuer un voyage en Chine en étant entré au Tibet par le Népal.

S'il nous est strictement interdit de traverser le Tibet, même en bus et en train, y a-t-il d'autres moyens que l'avion pour se rendre à Chengdu??? Le passage en Chine est-il possible depuis l'Est de l'Inde, au-dessus de la Birmanie??? Merci. Bonne journée.
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Peut-on obtenir le visa chinois après le Tibet?
Bonjour, Nous partons le 6 septembre traverser l'Asie en partie à pied pendant 10 mois, de Calcutta au Lac Baïkal. Notre blog, www.lamarchedeleau.fr, qui sera terminé pour le départ.

Idéalement, nous passons par le Tibet depuis le Népal, et redescendons du plateau tibétain pour arriver au niveau de Chengdu.

Nous n'avons pas demandé les visas chinois, puisqu'on a appris qu'ils seraient annulés lors du passage au Tibet, si on a les autorisations.

D'un côté, je lis qu'il n'est pas possible de continuer un voyage en Chine si on entre au Tibet par le Népal, et de l'autre côté je lis que c'est possible.

Donc si c'est possible, ou peut-on obtenir le visa chinois??? Avant d'entrer au Tibet à Kathmandu, mais après avoir obtenu les autorisations pour le Tibet, ou est-ce qu'il sera annulé à la frontière??? Est-on obligé de ressortir du tibet pour se faire faire un visa chinois??? Merci. Bonne journée.
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Trajet à vélo Dali ou Chengdu? (Chine)
bonjour

le prochain septembre je veux faire en velo la route au tibet mais je ne connais pas quelle c'est la route la plus jolie avec les paisages les plus spectaculaires dali-markham dans la province du yunnanchengdu-markham dans la province du sichuan

on va rejoindre lhasa et aprés continuer a katmandu

est-ce que vous avez quelque conseil?

merci
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Trajet en bus en haute altitude? (Chine)
Bonjour,

J'envisage un trajet en bus en haute altitude en Chine et me pose la question de la santé, et notamment du mal aigu des montagnes. Il s'agit du trajet de Shangri-la (香格里拉) / Zhongdian (中甸) dans le Yunnan vers Xiangcheng (乡城), dans le Sichuan. Ce trajet est en fait l'un des tronçons en haute altitude sur la route Kunming (昆明) - Chengdu (成都) via le pays kham, dans le massif tibétain.

Ce tronçon, dont la majeure partie se fait à 3500m d'altitude grosso modo, passe une première fois à 4200m, puis une seconde vers 4700m. Est-ce que cela représente un danger pour la santé ? Peut-on être sujet au mal des montagnes dans un bus, c'est-à-dire sans effort physique ? Le problème est évidemment que, sur ce genre de trajet, il est impossible de redescendre si l'on est victime du mal des montagnes : on reste dans le bus, point barre. La durée est d'environ 8h (avec risque de prolongations, j'imagine).

Merci de vos avis !
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9 bourgs chinois méritent d'être visités: qu'en pensez-vous?
Bonjour, Sur le site du centre d'information de l'internet en Chine dans la partie tourisme j'ai trouvé un article sur les 9 bourgs chinois qui méritent d'être visités http://www.china.org.cn/french/209377.htm

Fenghuang province ???? Lijiang au Yunnan L'ancienne cité de Pingyao dans le Shanxi le jardins des jujubiers de Yan'an dans le Shaanxi Xichang au Sichuan Le mont aux flammes de Turpan dans le Xingjiang Pingxiang province de ???? L'ancien pont de Zedan au Tibet

et Madao au sud ouest de la ville de Xining dans le Qinghai

Quen pensez vous ??? Je suis interessé par le mont aux flammes de Turpan et Madao, qui connait ? et peut me donner son avis et des conseils pour s'y rendre Siya
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En train jusqu'à Lhassa... une réalité!
La première locomotive de la ligne de Chemin de Fer le plus haut du Monde entrait en gare de Lhasa le Samedi 15 Octobre 2005 ! ... Après avoir traversé 1.142 kms du Plateau Tibétain à une altitude moyenne de 4.000 m ! C'est un Projet gigantesque qui a duré quatre ans et qui a coûté 4 milliards d'Euros ! On traverse 2.647 ponts, 11 tunnels et 34 gares entre GOLMUD, Capital du QINGHAI - et LHASA, Capital du Tibet . La Gare la plus haute du Monde se trouve à Tanggula situé à plus de 5.000 m d'altitude ! La vitesse maximale des trains de cette nouvelle Ligne appelée " QING-ZANG " ( QING pour la Province de QINGHAI et ZANG pour XI-ZANG, Tibet en Chinois ) serait de 100 km/heure ! Les wagons seront équippés de bouteilles d'oxygène et ceux de 1ère Classe sont pressurisés comme des cabines d'avion !

L'ouverture au trafic passagers est prévue pour le Printemps 2007 - un an avant les Jeux Olympiques 2008 à BEIJING . Avec un trafic annuel estimé à 900.000 passagers - touristes étrangers et immigrants chinois des provinces chinoises voisines du Tibet ... Un journal anglophone chinois fait le parallèle avec le succès du 2ème vol spatial habité chinois de la même semaine !

Avec les Trains Trans-Sibérien au départ d'Europe et le Trans-Mongolien jusqu'à BEIJING ... on pourra très bientôt aller jusqu'à LHASA au TIBET ! Reste à savoir à combien va coûter un Billet de Train pour un tel voyage par rapport à l'avion ? ...

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