Discussions similar to: Road trip Asie Centrale Caucase Europe Est
FR
Vos conseils pour un premier voyage en Ouzbékistan
Bonsoir,

Pour notre prochain voyage, nous (une amie et moi) pensont a l'Ouzbekistan pour environs 3 semaines. Nous sommes interesses par l'architecture, l'artisanat, nous aimons les beaux paysages et rencontrer la population locale.

Nous pensions a: Tachkent la région du Ferghana, avec Visite de Kokand et Khoudoyar-Khan. Marghilan Khiva Boukhara Nourata Samarcande, Tersak

Merci de nous faire part de vos suggestions et conseils quant a l'itineraire, visites et temps recommendes pour chaque etape etc...

Nous n'avons pas encore decide si nous allons organiser nous memes le voyage ou si nous allons passer par une agence. Pouvez vous nous recommander une agence serieuse et professionnelle qui offre des prix competitifs?

Marilou
Open
Les villes d'Europe où on mange le mieux
Bonjour !

J'aimerais que l'on partage ici de bonnes expériences culinaires en Europe, avec une évocation des villes où vous avez le mieux mangé, voire même un petit classement... J'entends par là la nourriture qu'on trouve bien sûr, mais aussi la variété culinaire (si on mange de bonnes choses mais que ça se limite à 4 plats c'est vite soulant...), le meilleur rapport qualité-prix (bien sûr il faut prendre en compte le coût de la vie dans le pays), la variété de prix aussi (y en a-t-il pour tous les budgets ?), etc...

Alors de mes expériences en tête je dirais quand même Paris, non pas par chauvinisme mais parce qu'on y trouve presque tout ! Des restos italiens, russes, japonais, indiens, mexicains, géorgien, iranien, grecs, thai, marocains... on a le choix ! Sans parler de la cuisine française (finalement c'est ce que je mange le moins, mais elle existe) notamment les cuisines de nos régions. Bien sûr le bémol c'est le prix... mais heureusement on peut se faire plaisir en passant par des sites qui proposent des réductions, personnellement je ne sors plus que comme ça ! Autre bémol, le manque de petits salons de thé sympas ouverts jusqu'à tard le soir, et pas chers...

Ensuite vient Madrid, on y a vraiment très bien mangé ! Vaste choix de tapas et de cuisines étrangères, surtout sud-américaines (bien plus qu'à Paris, logique), on s'est régalé avec des escalopes argentines/uruguayennes notamment ! Moins chère que Paris et là encore on peut s'en sortir grâce aux sites de réductions. On y trouve plus d'endroits où gouter et des cafés un peu originaux...

Autre super souvenir culinaire, Plovdiv, en Bulgarie. On s'est régalé de plats typiques pour vraiment une bouchée de pain ! Il y avait pas mal de choix à Sofia aussi. Mais c'est surtout de la cuisine locale, après les plats sont variés et bons, même si on trouve aussi quelques autres cuisines. À Plovdiv nous avons mangé dans un très bon resto russe...

Pour le moment c'est surtout ça qui me vient à l'esprit, même si j'ai bien mangé plus ou moins partout, le reste se détache moins au final. J'imagine qu'à Londres on trouve un peu de tout aussi, mais je n'ai pas été tant que ça au resto là-bas à cause des prix... Barcelone semble être un peu comme Madrid, on y trouve une nourriture variée, mais un poil moins de choix...

J'adore Séville pour ses tapas variées et pas chères, ses pâtisseries ou salons de thé, après pour y manger "étranger" c'est plus dur, et peu de "vrais" restos dans le centre (ou alors pour les touristes) mais il y a tellement de choix de tapas (carrément des mini plats !) qu'on se lasse pas (bon si j'y vivais je dis pas). Un peu déçue par la nourriture portugaise même si à Lisbonne on a été dans un excellent resto de Rodizio à volonté à des prix attractifs, et à Porto dans un très bon resto du Mozambique (mais du coup ce qui nous a le plus plu n'était pas la nourriture portugaise), mais on avait pas forcément cherché de super restos, y allant avec un petit budget.

J'ai bien aimé la cuisine hongroise aussi, mais elle n'est pas si variée que ça, et même dans le centre de Budapest je n'ai pas trouvé beaucoup de restos autres que hongrois... et un peu déçue par les prix là-bas vu le niveau de vie.

De bonnes choses à Prague et Cracovie mais bon ce ne sont pas les meilleures cuisines (pour moi)

Voilà pour mon résumé du moment !
Open
L'improvisation en voyage, de plus en plus difficile
Avec la multiplication des Expedia/Booking/Agoda etc., la prolifération des téléphones cellulaires et l'explosion du nombre de touristes, je trouve qu'il devient de plus en plus difficile de voyager sans avoir à tout, tout, tout planifier des mois à l'avance.

Quand je partais en voyage, J'avais l'habitude de réserver quelques nuits au lieu d'arrivée pour me remettre du décalage puis y aller au pif par la suite. Mais depuis quelques années, c'est devenu plus compliqué. Une réceptionniste d'hôtel m'a même déjà dit de réserver par Booking pour la nuit même!

Je me demande si nous ne sommes pas en train de perdre notre sens de l'improvisation, le plaisir de découvrir des lieux sans savoir à quoi nous attendre. Est-ce encore possible de partir en voyage sans avoir tout prévu?
Open
Road trip américain en mini-van de l’Atlantique au Pacifique, 3 mois, 20 000 kilomètres
Bonjour

Ce sujet a été posté par erreur dans la rubrique carnets de voyage. Nous l’avons déplacé dans la rubrique camping-car puisqu’il rend compte d’un road trip US à bord de notre fourgon venu d’Europe.

La période Mars 2018, après 45 années d’activité professionnelle, c’est l’heure de la retraite. Pour la première fois, nous pouvons dépasser les 5 semaines de congés annuels que nous prenions au printemps. En raison des contraintes familiales, le voyage sera limité à 3 mois, de fin mars à fin juin. Pas de visa donc, juste un Esta. Ce fut parfait ! Fréquentation mesurée, conditions climatiques idéales, 5 jours de pluie sur 87 jours. Ni tempête polaire, ni canicule insupportable.

Shipping Rien d’original, Seabridge le spécialiste Allemand des transports maritimes sur l’Atlantique Nord. Ro-Ro Antwerpen-Baltimore. Nous avons pris l’assurance du véhicule chez eux.

Préparation Légère ! Selon nos habitudes, pas d’itinéraire trop précis. Notre discret fourgon nous permet une indépendance et une autonomie totales.

Le parcours Nous avons évité ce que nous n’aimons pas, les grosses structures touristiques, Disney, Hollywood, SeaWorld, Cap Canaveral …….. Ainsi que les métropoles comme Miami, Houston ou Los Angeles. Nous avions prévu un retour de l'Ouest par Yellowstone, Chicago et Niagara F. Au dernier moment, nous avons préféré le Nouveau Mexique puis la Route 66 suivie des Appalaches et de Colonial road en Virginie !

Bivouacs 87 jours aux USA. 50 nuits en stationnement libre et gratuit, BLM, National Forests, plages, Truck stop, Walmart ….. Une trentaine de nuits dans les campgrounds du National Park Service. 8 nuits en Airbnb. Aucun motel, RV park ou campground privés.

Immersion La même pratique depuis 10 ans, Caucase, Iran, Sibérie, Sahara, Kazakhstan ….. Une discrétion qui nous permet d’accéder, stationner, dormir absolument partout. Y compris au cœur de trois des plus belles villes américaines, New York, San Francisco & New Orléans.

Boondockers et RV Merci à ces 2 communautés pour leurs conseils. Sans eux, nous n’aurions jamais découvert certains sites magiques, les Gulf Shores, les Padre Islands, les petits parcs du Nouveau-Mexique, les Appalaches …..

Budget total Absolument tout compris, shipping, vols A/R, taxes, assurance, carburant, nourriture, campgrounds, visites …….. 7800 Euros. Soit 45 Euros/personne/jour.

Budget contenu grâce à notre longue pratique du road trip low cost. Mais aussi grâce à un taux de change favorable. 1,25 $ en mars 2018 lorsque nous avons payé les factures les plus importantes, cargo, assurances, taxes et cash pour tout le voyage.

Carnets de route Ils sont partagés en ligne et suivent fidèlement le road trip. Nous avons fait 17 carnets de 24 pages, en 2 parties.

Le récit est à droite de chaque photo. Il s’affiche par un clic sur « i »

Partie 1 ATLANTIC - PACIFIC

Partie 2 WESTERN PARKS - NYC

Résumé des étapes du parcours

Nous débutons par la Virginie.



Puis descente vers le Sud et la Floride.



Nous découvrons ensuite les magnifiques Gulf Shores.



Suivi d’un séjour à la Nouvelle Orléans.



Nous longeons ensuite le golfe du Mexique jusqu’à la frontière Mexicaine.



Ensuite, découverte du Nouveau-Mexique.



Puis, cap sur San Francisco et la côte Pacifique.



On enchaîne avec les parcs de Californie.



Nous terminons la partie aller par un séjour à Las Vegas.



Le retour vers la côte Est débute par Zion et Grand Canyon.



Puis, Lake Powel suivi de la découverte de Bryce.



On monte ensuite vers Capitol Reef et Glen Canyon.



Bien sûr, passage par Monument Valley.



On décide de ne pas rouler vers Yellowstone mais de retourner au Nouveau Mexique que l’on a beaucoup aimé.



Ensuite, parcours classique, la Route 66 jusqu’en Oklahoma.



Puis on aborde les Appalaches par la Blue Ridge Parkway.



Retour en Virginie pour la Colonial Road.



Et ce périple US se termine par un week-end en van à NYC.



Terminus à Baltimore où notre petit fourgon embarque pour l’Europe un peu plus de 3 mois après avoir débarqué sur le territoire américain.



Voilà 😏 Nous ne sommes pas des spécialistes des USA En consultant nos carnets en ligne, vous en savez autant que nous. Certains contributeurs de VF ont plusieurs road trip US à leur actif. Ils sont mieux à même d’orienter les débutants 😏

Cordialement Sylvie & Bernard
Open
Vos deux films préférés cultes d'aventure ou de voyage
Salut tout le monde,

Quels sont vos films préférés ayant un rapport avec l'aventure ou le voyage.

Pour moi, un des plus grands film de tous les temps c'est :Lawrence d'Arabie (en Arabie, théoriquement, tourné ailleurs)

Vient ensuite :Aguirre, le Colère de Dieu (en Amazonie)

A vous ....
Open
Le monde vu par un petit fourgon...
Bonjour 😏

2017, c’est la huitième année d’un projet initié en 2010,

Transmettre aux plus jeunes notre expérience du road trip en fourgon d’artisan

Plus connu sur les forums camping-cars ou 4 X 4 comme la philosophie du fourgon de plombier !

La démarche est détaillée dans notre profil. En quelques mots

Un choix assumé, anti bling-bling, minimaliste, en rupture avec les voyages motorisés en porte-avions nucléaires, paquebots de croisière et autres PANZER qui grimpent aux murs. Un banal fourgon d'artisan, le modèle le plus vendu en Europe, basique, dépouillé, sans aucune option, avec la motorisation la moins puissante.

Compact, léger, sobre, furtif .......... le compagnon idéal pour le road trip en immersion. Un aménagement 100 % amateur, qui a coûté 2500 Euros TTC, un road trip hors Schengen chaque année, pendant nos congés d'avril.

Les carnets de route en signature suivent exactement les parcours. Les photos sont prises avec un petit compact basique et cadrées avec un bout du véhicule. 2 mots de commentaires, c'est tout !

L’album de synthèse 2017 a été mis en ligne par les jeunes à qui il est destiné. Ils voulaient un format Android et pas de classement chronologique ou géographique !

ON THE ROAD 2010-2017 :

magictrafic.monsite-orange.fr/

Pour VF, une sélection d’une trentaine de photos qui illustre notre approche.

Clic sur la photo pour sa taille réelle 😄

1. CAUCASE, Южная Осетия, Ossétie Une tentative de passage pendant une opération militaire anti-terroriste ! Chaussée détruite, bords de route minés, un miracle si nous n’avons pas explosé un élément de suspension.



2. ILES CANARIES, Playa Quemada Un petit hameau qui a miraculeusement échappé au bétonnage des côtes de Lanzarotte. Nous y avons passé 2 nuits bercés par les vagues de l'océan !



3. ISLANDE L'HIVER Sur les hauts plateaux glacés, l'impression de rouler sur la banquise. Magique !



4. SUD SAHARA A 2 heures de la MAURITANIE, au milieu du magnifique golfe de Cintra. Nous sommes ensablés et bien sûr je subis les critiques habituelles de madame. Un jeune dromadaire s'approche pour me remonter le moral !



5. SIBÉRIE Ancienne capitale de la Sibérie des Tsars, TOBOLSK fut une magnifique découverte. A l'écart du Transsibérien, la cité est restée modeste, provinciale, à taille humaine......



6. KAZAKHSTAN Nous visitons en nocturne la grande Mosquée Hazrat Sultan, une merveille ! Début avril, aucun touriste, pas même un autre véhicule que le nôtre devant l'édifice. Incroyable !



7. Frontière de SYRIE La guerre civile vient de débuter. Le soir, côté turc, de vieux Syriens nous offrent le thé et nous autorisent à dormir devant leur maison.

8. Республика Калмыкия, République de Kalmoukie Un extraordinaire bivouac pendant 3 nuits devant le temple d'or de Bouddha Shakyamuni ! Étonnant, en ce début de printemps, nous sommes le seul véhicule en stationnement nocturne.



9. Frontière de l'IRAK On traverse les zones les plus enclavées du Kurdistan. Chaque arrêt, les enfants curieux s’approchent.



10. VOLGA un moment rare ! Après une belle traversée du fleuve mythique, nous avons le privilège de visiter en solitaires le Monastère pour femmes de Makaryevo. Et le lendemain, l'autorisation d'emprunter le chemin privé qui longe ses murs d'enceinte .........



11. CAUCASE, GEORGIE MTSKHETA est le site le plus visité du pays, classé au PM de l'Unesco. Un séjour au cœur de ce cadre exceptionnel garé dans la cour de nos hôtes.



12. ICELAND WINTER TOUR Un autre pays ! Neige et glace protègent les Islandais de la pression touristique, les paysages sont fabuleux ......... mais c'était extrêmement risqué en 2 RM et sans pneus cloutés !



13. SAHARA Au milieu du désert, une palmeraie. Ici on mesure l'importance de la moindre goutte d'eau : cultures, bétail, humains en dépendent. La vie, tout simplement !



14. LANZAROTE, Timanfaya De très belles pistes longent le Parc des volcans. Nous nous sommes égarés et avons roulé dans le secteur strictement interdit. Compréhensifs, les gardes ne nous ont pas verbalisés.



15. RUSSIE Aux pieds des superbes remparts de SOUZDAL. Une visite magique, nous étions pratiquement seuls en ce début de printemps russe.



16. MONT ARARAT, 5 165 M. Je me souvenais que la plus belle vue était au sud-ouest de Dogubayazit. Nous passerons un long moment, silencieux, à contempler cet extraordinaire spectacle.



17. STALINGRAD L'ancien moulin, exactement tel qu'il était le 3 février 1943 lors de la capitulation allemande signée par Von Paulus. C'est l'unique témoignage de la violence inouïe des combats.



18. AZERBAÏDJAN Perdus dans les steppes, nous sommes entrées illégalement en territoire Azéri. Nous avons eu la chance de passer entre deux patrouilles de garde-frontières. Et plus loin, de ne pas nous embourber !



19. SIBERIE Abalak est le Monastère le plus vénéré de Sibérie. Le soir, les Popes nous autorisent à passer la nuit sur le petit parking d'entrée !



20. DAGHESTAN, Кизля́р Dans cette zone ont lieu les attentats Islamistes les plus meurtriers qui entraînent les opérations de représailles des forces armées russes. Comme dans ce hameau près de la mer Caspienne, entièrement détruit et déserté.



A suivre ....... 😏
Open
Ouzbékistan, retour sur 14 jours magnifiques, en immersion, en petit fourgon...
Bonjour

Lors de ce séjour d’avril 2019, le hasard des voyages nous a amenés à rencontrer des familles ouzbèkes qui nous ont donné une belle leçon d’hospitalité. Le compte-rendu détaillé de ce road trip sera partagé en ligne, au fil du temps, sur ce lien :

SILK ROAD Ouzbékistan

Pour ceux qui préparent un séjour en Ouzbékistan, voici un petit résumé sans prétention qui témoigne de l’accueil reçu. VF autorise 20 photos par sujet, nous nous limiterons à ce nombre en nous abstenant de poster un énième cliché du Regestān ou des médersas de Boukhara et de Khiva

Comme tous nos carnets en fourgon depuis 10 ans, uniquement du vrai, du vécu, de l’authentique 😏

C’est parti !

1. A Tachkent, nous sommes hébergés par une famille rencontrée par hasard qui refusera que nous dormions dans le fourgon !



2. Pendant deux semaines Sylvie multipliera les portraits féminins avec la complicité des Ouzbèkes.



3. La leçon de préparation du Plov traditionnel, un grand moment !



4. C’est bien sûr la babouchka qui dirige les opérations.



5. Mais elle nous fait l’honneur de nous laisser porter les plats aux invités.



6. Comme partout, notre minuscule fourgon nous permet de nous glisser au cœur des villages.



7. Et même le privilège de dormir absolument seuls au pied de la forteresse de Boukhara !



8. Nous rencontrons bien sûr d’autres voyageurs, comme ces russes de St Pet avec qui nous sympathisons.



9. A Samarkand, nous logeons dans une famille qui partage avec nous sa modeste cuisine.



10. La mère et la fille vivent dans ce petit espace, préparent les repas, mangent, dorment …… dans une atmosphère de joie de vivre communicative.



11. Les repas partagés avec elles sont les meilleurs que nous dégusterons en Ouzbékistan.



12. A Khiva, même en avril, on cherche l’ombre !



13. Avantage des petits véhicules, on se gare devant la maison de nos hôtes.



14. Comme en Iran, Sylvie est régulièrement sollicitée par des collégiennes pour des selfies. Moi, jamais 😠



15. Notre boulangère pendant 3 jours à Samarkand.



16. La nouvelle génération Ouzbek 😏



17. A Boukhara, nous n’hésitons pas à traverser la ville par de minuscules ruelles.



18. A Samarkand, F…. a l’âge de la plus jeune de nos filles.



19. Comme tous nos voyages, Sylvie multiplie les visites de notre petit fourgon. Partout, les femmes sont passionnées par cette маленький дом, petite maison en russe.



20. Pour terminer, il manquait une photo du chauffeur de madame depuis bientôt 35 ans !



Voilà 😏 Je crois que nous avons prévu 6 carnets pour ce séjour.

Celles et ceux qui veulent des infos récentes y trouveront peut-être les réponses recherchées.

Cordialement

Sylvie & Bernard
Open
Préparation d'un voyage en Arménie et Géorgie en camping-car
Bonjour, je me présente , je m'appelle Fabienne, je suis marié à Philippe . Nous voyageons en camping car depuis 17 ans, nous avons visité beaucoup de pays en Europe et maintenant nous voulons partir un peu plus loin, c'est à dire en Géorgie et Arménie en passant par la Turquie. Ce voyage est prévu en mai 2020 pour 3 mois. Donc je recherche des personnes qui pourraient m'aider à préparer notre circuit. Nous prévoyons de passer par la Turquie en passant le long de la mer noire , de visiter la Géorgie et de rentrer en Arménie en dernier car j'ai vu que la frontière Turquie Arménie était fermée. Tous vos conseils seront les bienvenus. ( routes , visas, frontières à ne pas approcher!!, camping sauvage, risques etc). Merci beaucoup d'avance pour votre aide. Fabienne et Philippe
Open
Iceland Winter Tour, un tour complet de l’île, 21 jours, en van, en avril
😏 CARNETS DE ROUTE EN LIGNE :

ICELAND WINTER TOUR

Bonjour

L'Islande fin mars, c'est encore l'hiver. Trois semaines avec un petit fourgon 2 roues motrices et sans chauffage adapté, mission impossible ? Et bien non, ce fut un voyage fascinant !

Pourquoi avril ? Parce que nous pouvons prendre nos congés à cette période et que la promotion hiver de la SMYRIL LINE s'appliquait pour le premier départ du Norröna fin mars. 935 Euros A/R pour le fourgon et 2 adultes en dortoir avec un seul repas par jour. Spartiate mais le tiers du prix qu'en haute saison !

Préparation. Aucune. Inutile de passer des heures à lire récits et témoignages. Tous montrent l'Islande l'été Nous avons fait comme les Islandais, adapter les déplacements à la météo du jour. C'est tout.

Parcours. Le tour de l’île par la N1 fait 1300 km. Nous l'avons doublé, 2600 km. Pratiquement tous les sites majeurs furent accessibles. Le Nord enneigé et glacé nous a tellement fasciné que nous y sommes restés deux semaines sur trois ! Avalant le Sud en quelques journées. Sans aucun regret.

Campings. Indispensables avec notre petit chauffage électrique 220 V. Mais en avril, ils sont presque tous fermés 😠 Par chance, les propriétaires ont accepté de nous accueillir. Résultat inespéré, 18 nuits en camping avec électricité !

Météo. Au Nord, entre moins 2 et moins 12 degrés. Soleil et chutes de neige tous les jours. Au Sud, entre 0 et 14 degrés. Aucun jour de pluie.

Carnets de route. Ils seront mis en ligne dans le lien en signature. En attendant, un aperçu en une vingtaine de photos.

Cordialement, Sylvie & Bernard.

Neige, glace, ciel lumineux : magnifique !



Seuls aux pieds du plus grand glacier d'Europe.



Pause déjeuner dans un superbe cadre.



La route serpente au cœur du désert blanc.



Sur les routes désertes des hauts plateaux.



L'impression de rouler sur la banquise !



Réveil le matin au bord d'un lac glaciaire.



Piste entre terre, ciel et eau.



Route miraculeusement sèche sur les hauts plateaux glacées.



Le long des fjords du Nord-Ouest.



Un bivouac dans un cadre somptueux !



Piste le long de la côte Ouest.



Le Nord, neige et glace à perte de vue.



Un fourgon solitaire au cœur du désert blanc.



Neige et glace à l'infini !



Crépuscule magique aux pieds du glacier.



Randonnée autour du Fjallsarlpon.



Un petit fourgon Toulousain perdu dans l'immensité glacée !



Blizzard dans les fjords du Nord-Ouest.

Open
Une souris 3 semaines en Russie (Saint-Pétersbourg et Moscou)
Me voilà rentrée de 3 semaines dans le plus grand pays du monde... dont je n'ai vu qu'une petite partie, puisque je me suis contentée de rester à Saint-Pétersbourg (11 jours pleins) et Moscou (6 jours pleins), avec deux journées de "transit" entre l'aller puis le retour de Moscou.

Cela peut paraître beaucoup mais nous aimons prendre le temps de flâner dans une ville, n'aimons pas vraiment les séjours "marathon" ni passer notre séjour à bouger dans trop de villes différentes.

Ceux qui me lisent depuis un certain temps savent que c'était un "rêve" que de découvrir la Russie, et après l'Ukraine l'an dernier c'était la suite logique. Je rêvais surtout de voir la belle Saint-Pétersbourg, mais comme ce n'est pas représentatif de la Russie, je voulais également voir autre chose, notamment des églises à bulbes, comme je les affectionne tant.

Pour ceux qui voudraient plus de photos (des milliers...), de détails pratiques et de balades illustrées, c'est sur mon blog !

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/saint-petersbourg/

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/moscou/

Moscou paraissait logique, à seulement 4h de train, capitale de la Russie, avec des lieux emblématiques qui me faisaient fantasmer (Place Rouge et Saint-Basile, le Kremlin, les églises et monastères...).

Vu le prix pour entrer dans le pays (pas de vols low-cost, et visa) nous avons choisi de lisser les frais sur 3 semaines pour bien en profiter !

Nous avons donc passé d'abord une semaine (enfin 6 jours pleins) à Saint-Pétersbourg, dans un studio Airbnb très bien mais un peu loin à pied des attractions touristiques. Nous avons ensuite pris le Sapsan pour Moscou, où nous avions trouvé un très authentique petit appartement resté dans son jus, à quelques stations de métro du centre, pour 6 jours plein également, avant de repartir 5 jours plein à Saint-Pétersbourg, plus près du centre cette fois.

Pourquoi avoir fractionné ainsi le séjour ? Et bien parce que repartir en avion de Moscou coutait bien plus cher... l'option la plus économique était donc un vol AR Paris-SP et le train AR entre les deux (environ 18€ par personne et par sens, pourquoi se priver ?)

Avant d'entrer dans les détails je livre d'abord quelques impressions !

SAINT-PÉTERSBOURG :

J'en rêvais, je ne fus pas déçue ! Aussi belle que je l'imaginais, un vrai décor destiné à en mettre plein la vue ! Moins dépaysante il est vrai... Ce n'est pas forcément les monuments qui m'ont le plus plu, mais l'architecture globale des rues, les bâtiments colorés, bien sûr les canaux, si romantiques, et plus tranquilles que les grandes artères... Pour moi la ville sans fausse note, où tout est beau, un régal pour mes yeux d'esthète. J'aime beaucoup les "villes sur l'eau" donc entre la Néva et les canaux ce fut un plaisir.

Mais Saint-Pétersbourg n'est pas qu'une ville-musée, c'est une ville vivante, qui "grouille" de monde, surtout dans les quartiers plus populaires que nous avons explorés. On y trouve tout de même "l'âme russe", j, ai aimé me mêler aux locaux dans leurs petites cantines, les cafés, voir les marchés, les regarder vivre, aller et venir, découvrir les transports en commun, sortir des quartiers très touristiques.

Car c'est aussi une ville touristique, oui... Pour cela que nous avons préféré y aller en septembre plutôt qu'en plein été ou pire pendant les nuits blanches. On rencontre surtout des troupeaux de Chinois... Je n'ai rien contre eux mais quand on les voit débarquer en masse, je ne vais pas mentir, ça soule...

Bien sûr les Russes visitent aussi leur ancienne capitale, mais ils se fondent plus dans la masse.

En 11 jours plein nous avons surtout marché, marché, et encore marché... la ville se découvre surtout ainsi, et si on ne se rend pas de suite compte, elle est GRANDE. Les distances le sont également, on se dit "on va voir ça puis on va là" et on marche des kms. Je crois que je n'ai autant marché dans ma vie en voyage, sauf peut-être à Rome (je ne fais pas de randonnées donc je compare avec mon rythme de petite souris 😛)

Nous avons donc surtout découvert les extérieurs, l'ambiance de la ville, ses différents quartiers, son architecture, ses canaux... et il y a à faire !

Petit tour en bateau finalement (avec des Russes, commentaires en russe, hum), certes c'est cliché mais j, aime bien le bateau...

Point noir de la ville pour moi : trop de voitures, pas assez de rues piétonnes. Ils roulent vite et l'essence utilisée pue, ce n'est pas agréable. Bien sûr il y a des coins plus tranquilles, notamment le long de certains canaux, mais ne pas s'attendre au petit centre historique mignon comme Prague par ex. C'est une grande métropole, avec des rues plutôt droites, et le paradis des voitures...

Bien sûr nous avons été voir l'intérieur de quelques églises, dont deux payantes : Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé, la plus typique, et Saint-Isaac, la plus grande ! Nous sommes également grimpés au sommet de cette dernière, pour admirer la vue. La ville étant plate (pour le coup, tant mieux pour mes pattes) il n'est pas aisé de trouver des points de vue en hauteur.

Niveau musées et palais, j'ai beau être une amatrice du jour, quand je découvre une ville, je la découvre avant tout par les extérieurs, surtout quand il y a en beaucoup. Nous nous sommes donc contentés de 3h à l'Ermitage (en nocturne... on était les derniers à sortir, on était tranquilles dans les salles) et du musée Fabergé.

Petite excursion à Peterhof et ses fontaines, un super moment !

L'idée c'est de retourner là-bas en hiver, et de profiter des musées et palais. Oui, aller l'hiver en Russie, c'est mon côté maso...

Quelques photos, sans doute un peu clichés : (en attendant les autres...)



















MOSCOU :

Bon, sans mentir, impression globale plus mitigée. Je me doutais que j'aimerais moins, pour ça qu'on y est resté moins également.

De belles choses, mais surtout, comme j'en rêvais, la place Rouge et Saint-Basile, les rues autour dans le quartier du Kitaï Gorod (donc pas mal de rues piétonnes, ce qui tranche avec le reste de la ville) et autour du Bolschoï, le Kremlin est à voir bien sûr ! J'ai aimé les églises, monastères... Beaucoup de choses en travaux en ville, notamment le monastère de Novodievitchi...

Le reste de la ville... bah, beaucoup d'artères à voiture, ça roule vite, on ne peut pas traverser, il faut trouver un passage souterrain (pas si fréquent) c'est moche et c'est mastoc.

Pas de charme particulier dès qu'on sort de l'hyper-centre. Et dans ce dernier, c'est mignon et tout propret, mais ça manque d'âme selon moi : que des boutiques de luxe avec des madames en talons maquillées comme des camions volés qui font leurs emplettes, que des chaînes pour s'arrêter boire un café ou manger un gâteau (je suis devenue allergique à la chocolaterie qu'on a vu tous les 500 m et même hors du centre... hum, je me demande à quel oligarque cela appartient), bref ça sent le fric et l'envie de faire "international".

Le paradoxe pour moi... Saint-Pétersbourg n'arbore pas une architecture russe mais semble plus authentique, au niveau de l'ambiance et des gens. Moscou c'est une "vraie" ville russe, avec plein de bulbes, mais elle a perdu de son âme je trouve.

Mon copain qui y avait été il y a 17 ans trouve que cela n'a pas changé en bien. Ils semblent avoir démoli des bâtiments anciens pour construire des merdes en béton.

Attention, cela ne veut pas dire que je n'ai pas aimé du tout. On y trouve des choses très intéressantes et de jolis endroits.

Pas le temps pour les musées (idem ce sera en hiver), nous avons néanmoins pu voir la maison de Gorki, de style Art nouveau (j'aime ce style) et celle de Tolstoï, en bois.

Et même si la voiture domine, on trouve encore des coins paisibles et sympathiques.

Je souhaite retourner pour approfondir, je pense que cette ville ne se dévoile pas si facilement.

Mais la place Rouge et le Kremlin étaient un rêve, très contente de l'avoir réalisé... Beaucoup beaucoup d'émotions en découvrant cette place mythique en fin de journée, de voir l'étonnante Saint-Basile illuminée. Un vrai décor de contes de fées, mais bien réel !

Coup de coeur pour le métro aussi, à ce qu'il parait, le plus beau du monde, et je veux bien le croire... et d'une propreté exemplaire (comme les rues en fait)























Niveau météo, ce fut très mitigé...

La première semaine à Saint-Pétersbourg nous avons eu un temps franchement pas terrible, grisaille, grisaille, pluie... L'idée était de visiter d'abord les extérieurs, sachant qu'il faisait nuit plus tard, et au retour, visiter plus de musées. Mais finalement c'est au retour, fin septembre, que nous avons eu du soleil ! Nous avons donc préféré continuer à nous balader, quitte à repasser dans des endroits déjà vus, refaire des photos au soleil, et simplement profiter de la ville... Tant pis, c'est ainsi, nous aurons au moins vu cette ville avec du soleil !

À Moscou ce fut plus mitigé : du soleil et de la pluie. Une journée entière sous la pluie fine (qui m'a valu une crève, mais passons), une autre au soleil (bien pour la visite du Kremlin), une autre mi-soleil mi-averse, et une journée froide et grise mais sans pluie.

Les premiers jours à Saint-Pétersbourg nous avons eu très froid (vive la doudoune !) puis cela s'est radoucit. Il faisait moins froid à Moscou sauf le dernier jour.

Et en revenant à Saint-Pétersbourg il faisait encore moins froid !

Bref, météo imprévisible, il faut bien prévoir un peu de tout dans sa valise ! Des manches courtes des manches longues des gilets... je suis même partie avec un manteau mi-saison et une doudoune !

En ce qui concerne les Russes, on lit souvent qu'ils sont froids et peu aimables. Certes ils ne sont pas d'une grande chaleur quand on ne les connait pas, mais ne sont pas antipathiques, et seront prêts à vous aider en cas de soucis.

Nous avons trouvé les villes très très propres (jamais vu autant d'endroits être nettoyés) et très sûres. La police est globalement assez présente, même en civil (j'aurai une anecdote à raconter plus tard)

Nous avons également plutôt bien mangé, alternant les "cantines" (stolovaya) à Saint-Pétersbourg, et les restaurants de cuisine du Caucase, pour des prix plus que corrects : entre 6 et 10€ À DEUX dans les cantines, 20-25€ à deux dans les restaurants. Bon nous ne sommes pas de gros mangeurs non plus.

Peu de cantines à Moscou, tout est plus cher, mais surtout les boissons... En moyenne 4€ un cappuccino et autant pour de la bière ! Deux fois plus cher qu'à Saint-Pétersbourg. Pour la nourriture la différence est moins flagrante.

Voilà, petit résumé et impressions, le reste viendra au fur et à me sure, j'ai 5000 photos à trier, des souvenirs plein la tête, je dois organiser tout ça !

En attendant n'hésitez pas si vous avez des questions !
Open
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité(e)s style Routard(e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Personnellement je conçois le voyage en transports locaux (quelque fois loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier(éres). Je suis prêt à partir en nov/déc 2014, je n'attends plus que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
Open
Premier grand voyage en solitaire: tour d'Europe à vélo!
Salut a tous et a toutes les voyageur(euses)s ! En fait là je compte préparer mon 1er grand voyage en solo donc j'aurai besoin de l'avis (et surtout de l'expériance) de personne qui aurais déjà réalisé un trip du genre !

Je compte partir vers octobre prochain , mon voyage partirais de Amiens , pour déscendre vers lyon , l'italie , prendre le bateau pour le monténégro/albanie , déscendre en grèce , remonter vers la roumanie/bulgarie , ukraine , remonter par l'estonie , léthonie et passer par st petersburg pour aller vers Helsinki et enfin , grimpé vers la laponie pour redéscendre a Bergen , oslo et revenir en france par le danemark , pays bas et belgique , soit près de 11000km dans les grande lignes

Mais le pbm c'est le manque de connaissance théorique , partir en octobre novembre est il réalisable ? Un amis m'as mis en garde contre le froid des pays de l'est . Budgétairement j'aurais (en toute logique ...) 6500-7000 tout compris pour environ 250-300 j de voyage . Je pensse personnellement que c'est réalisable mais n'ayant jamais réalisé de grand tripe , qui plus es , a l'étranger , je me pose des question ! Quel matériel choisir ? Matos spécifique dûe a la saison ? Concernant le vélo , j'avais penssé prendre un giant crs 2.0 (ayant un 3.0) ou un riverside 7

Quel endroit a voir principallement ou a évité ? Merci de vos réponsse et désolé si je ne suis pas très complet dans mes questions !
Open
Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?

Like last year at this time, a post about bike travel ideas.

How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.

What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?

May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Open
Passages de frontières
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

Open
Improvisation nomade (version intégrale)
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Open
Tadjikistan: mise à jour 2006
Salut

Bon, je n'ai pas la prétention d'être le grand gourou du Tadjikistan, mais comme j'en reviens, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos qu'on recueille classiquement sur le net, sur ce site, sur le forum anglophone du LP, sur les liens suivants

http://www.angelfire.com/...anupdate/travel.html http://www.traveltajikistan.com/books/guidebook.html http://www.virtualtourist.com/...uide-Tajikistan.html http://www.pamirs.org/index.htm

ou encore dans le guide LP de la région (ma foi bien inutile, soit dit en passant, empruntez le pour avoir le plan de Dushanbe et basta).

Je vais rester pratique, vu que ce sont les questions principales qu'on se pose généralement avant d'y aller. Quelques mots sur visas et permis, sur les transports, les prix, et le trekking. Ne comptez pas sur moi pour disserter sur ce qu'il y a à voir, c'est bien trop perso et dépendant de chacun d'entre-nous.

Je ne donne pas d'indications sur l'hébergement non plus parce que si vous voyagez avec un guide, les indications qui s'y trouvent sont amplement suffisantes et les rencontres sur place feront le reste, et si vous voyagez sans, ben vous êtes grands, vous demandez aux gens comme d'habitude. Inutile de s'inquiéter pour l'hébergement, dès lors qu'il y a une baraque dans le coin, il y a toujours moyen de s'arranger dans 99% des cas : et puis, si vous comptez trekker, au pire vous aurez votre tente sur le dos... Sachez cependant que les hôtels sont un peu chers (relativement au niveau de vie du pays s'entend, et au reste de l'Asie, 10-15 USD voire plus parfois), la meilleure formule reste de trouver un truc chez l'habitant ou de se faire des potes. Vous trouverez aussi un peu partout sur le net (VF et LP), distillés dans ce style concis inimitable que vous connaissez tous, les bons plans de tonton naps : imbattables niveau prix, mais attention, vous ne verrez pas une goutte d'eau...

Avant d'y aller, j'en profite pour remercier lephilo, naps, JYJO, PETRIS et leras, avec qui les échanges ont été bien utiles avant le départ.

Je compte sur tous ceux qui reviennent du Tadj pour modifier ou enrichir ce qui suit, évidemment.
Open
Sponsors et éthique (périple à vélo sur la route de la soie)
Bonjour tout le monde, je prévois faire un périple sur la route de la soie en 2011 (oui c encore loin) à vélo! Mais comme vous le savez, coté budget c pas donné!! J ai pensé me trouver des sponsors qui pourrait me servir de mécènes pour combler une partie de mon budget mais la plupart demande à ce que le projet soumis soit parrainé par un projet humanitaire. D ailleurs la plupart des blogs que j ai pu lire portant sur les long périple vélo portaient tous un projet humanitaire ou une cause dans leur bagages!! Voilà mon inquiètude..ou est la limite entre la bonne foi et le coté pratique que peut nous amener ces projets...

De plus, je crois qu un voyage vélo est souvent un défi personnel, c'est pour soi qu on décide de partir rencontrer et vivres des expériences..c'est assez egoiste de partir sur un vélo valant 2000$ et prétendre pédaler pour la pauvreté dans le monde..voyez le paradoxe....malaise!!

Qu'en pensez vous?

http://projetbucephale.wordpress.com/
Open
Les blogs des voyages autour du monde
Bonjour,

Nous partons en famille dans moins de deux mois (Canada-Etats Unis-Australie-Japon-Chine-Vietnam-Cambodge-Laos-Cambodge-Thailande). Nous faisons nos début de blogueur pour donner des nouvelles. Pour tous ceux qui seront en voyage en 2010-2011 pourquoi ne pas se faire des échanges de liens sur nos blogs ? On pourra peut-être s'échanger des bons plans en temps réel, et peut-être se rencontrer au bout du monde.

A bientôt.

Sylvie
Open
Road trip Turquie via Caucase via Russie et Asie Centrale
Bonjour. Je projette un road-trip turquie via Caucasse via russie et asie centrale. Pour financer ce voyage il est prevu un film et un livre. Ma question est la suivante. A des fins recreatives est il possible d'emporter un detecteur de métal ?? Et A ppur le reportage photo et le film est il possible d'emmener un drone. Merci pour toutes vos réponses. Bruno
Open
Route militaire du Pamir (M41) au mois de mai: cols ouverts ou fermés?
Bonjour le forum,

Ma compagne et moi envisageons de parcourir la route militaire du Pamir l'an prochain pendant un mois : notre road-trip qui irait de Douchanbé à Osch, avec peut-être une pointe vers Bichkek en fonction du temps passé sur la route, et retour en France par Tschkent, donc en empruntant par la vallée de Ferghana que nous ne connaissons pas encore (nous avons parcouru l'Uzbekistan il y a quelques années, mais sans passer par là). Nous utiliserons les moyens de transport locaux (bus, marshrutka, taxis partagés, etc.).

Voilà pour le projet (ouvert, bien entendu, à tous les commentaires et à toutes les suggestions...), mais la question qu'on se pose est celle des dates. Nous avons la chance de pouvoir fixer nos dates de voyage avec pas mal de souplesse, et l'idée de départ était d'y aller en mai. Juin et septembre sont pour nous impossibles, et on a peur qu'il y ait un peu trop de touristes en juillet-août.

Le problème est celui de la météo, et les indications qu'on a pu glaner ici ou là sont très imprécises et parfois contradictoires. Est-ce que la route est vraiment très difficilement praticable au mois de mai, est-ce que les cols risquent d'être fermés ?

Ou bien est-ce qu'au contraire ça passe sans (trop de) problème, compte tenu évidemment des aléas climatiques, par définition imprévisibles ?

Merci d'avance pour vous réponses et vos retours d'expérience.
Open
Tour du monde: conseils sur les destinations/moyens?
Bonjour a tous, c est donc avec joie que je poste mon 1er topic sur ce forum.

Je compte faire un TDM depart ete 2013

par plusieurs moyens: marche, stop, velo, bus, train. et utiliser le campement sur certains pays et guest houses cheap hotel sur d autres Mon budget est de 20 euros maximum par jour sur la dure total du voyage, comprenant le logement les repas , et les transports terrestres de courte/ moyenne distance.

donc voila mon projet de destinations: France -(avion)-> noverge suede et finland locomotion: pied et en stop logement : campement

arrivee en russie saint petersburg --train-> georgie, armenie, iran, turkmenistan, uzbekistan, kyrgystan locomotion : je pensais me prendre un velo pas cher a mon arrivee en georgie pour alterner des etapes bus/train/velo, et aussi le velo pour avoir une certaine autonomie (d apres vous c est gerable ?). logement: cheap hotel, guest house

une fois arrive au kyrgystan (abandon du velo , ou bien le guarder si il est encore vivant ?)

ensuite la mongolie, est il preferable peut etre de passer par le kasakstan pour aller en mongolie ( les frontieres sont elles mitoyennes ou dois passer par un pay tiers ? et est ce que ca vaut vraiment le coup de passer par cette partie du kazakh ?) ou bien passer par la chine en train

apres avoir visiter la mongolie -> traverse de la chine nord sud , nepal, inde, tibet et traverse de la chine vers l est direction vietnam, cambodge logement : guest house, hotels

de la je voudrais me rendre en indonesie , dois je forcement passer par laos , thailand, malaysie et prendre un bateau ? ou ya t il une solution directement depuis le cambodge ? ( jimagine que je ne peux pas prendre de billet avion simple?, et y a til des bateaux?) jai deja fais le laos malaisie et thailand recement.

depart d indonesie pour les USA californie (achat un telephone portable a carte et d'un nouveau velo) -> floride locomotion: velo logement: tente/ coach surfing

Et enfin retour en avion miami paris

ca me semble jouable financierement en accelerant un peu le pas dans les pays chers et se reposer dans les moins cher mis a part les usa ou la jaurais pas vraiment le choix il m est tres difficile de comptabiliser le temp que je vais rester en mongolie, inde, et chine
Open
Itinéraire d'un "road trip" asiatique
Bonjour,

J'aimerais avoir quelques avis ou quelques conseils concernant mon projet de voyage en backpaper, il s'agit ici d'un itinéraire que j'ai développé mais dont je vous donne les grandes lignes:

.Départ depuis Kiev avec visite de cette dernière; .La Crimée; .Sud de la Russie .Traversée Mer Caspienne; .Iran .Bateau pour éviter le Pakistan jusqu'en Inde; .Inde; .Népal; .Chine; .Kirghizistan; .Kazakhstan; .Puis retour par la Russie puis l'Ukraine.

Je me donne 2 mois et demi pour visiter ces magnifiques pays d'Asie, mon but principal étant de rencontrer les locaux et de partager avec eux de bons moments. Au programme, CouchSurfing, auberges de jeunesse ou simplement chez l'habitant. Des points forts que j'ai noté à vérifier d'office...

Après si vous avez déjà effectué ce genre de périple, je suis tout ouïe...

J'évite l'Europe centrale car trop couteuse et pas assez de dépaysement car c'est avant tout ce que je recherche!

Au plaisir de vous lire!
Open
Hésitations entre l'Afrique Australe et l'Asie du Sud pour notre prochain road trip
Bonjour la communauté,

Toute nouvelle sur ce forum, avec mon ami de voyage nous hésitons sur deux road trip!!

Je voudrais des conseils de personnes ayant expérimenté l'un ou l'autre... nous aimerions partir en mars pour 2/3 mois...

Notre choix final se fera entre l'Afrique ( pas décidé où en Afrique mais Australe nous tente bien... ) et l'Asie du sud ( Inde, Pakistan, Népal... ) ou centrale...

Déjà fait Asie, Amérique latine , Amérique du Nord... Merci pour vos réponses
Open
Impressions sur mon voyage en Asie du Sud-Est: Bangkok
Salut a tous je vous ecris de bangkok, je suis arrive hier, ici il fait chaud vraiment chaud mais je m attendait a pire, J arrive donc a l aeroport, la je me suis dis "je suis pas chez moi", je decide de prendre le nouveau metr vers le centre ville, 45b. Arrive a la derniere station je cherche un taxi en levant le bras genre j ai l habitude, un taxi c arrete, super sympa le chauffeur, il parlait un peu anglais, j ai bien crie "meter please", resultat 60b pour la course je lui ai donne 100b (genre je suis riche), soit 145b pour aiport > city, Je suis a Penpark place tout pres de kao san, 300b + fan, single room, share bathroom. voila je vais essayer de dormir dans 4h il sera 8h00 ici je commencerai a visiter un peu la ville. Voila pour l instant j essaierai de mettre a jour se post au court de mon voyage pour ceux que ca interesse. Salut a tous.
Open
Kazakhstan Road Trip
Hi there!

I’m heading to Kazakhstan—a country I don’t know at all—at the start of October 2025, and I’d love to see all the different biomes it has to offer!

There’ll be three of us flying from Paris to Almaty, and we’re planning to do a road trip by either renting a car or hiring a guide to get to Astana and then return to Almaty, seeing as much as possible along the way!

If anyone knows a good route or has any tips, I’d love to hear them!
Open
Road trip 4x4 en Asie Centrale
Mon ami et moi-même prévoyons un voyage en voiture depuis la Suisse jusqu'en Mongolie (Allemagne-Pologne-Biélorussie-Russie-Kazaksthan-Russie-Mongolie).

Nous avons plusieurs questions : - Est-il envisageable de voyager avec sa propre voiture dans ses pays? Avez-vous une idée du prix? - Notre voyage se déroulera en deux parties : une première en voiture jusqu'en Mongolie, puis nous souhaitons aller jusqu'en Thaïlande en backpack. Savez-vous s'il est possible de revendre/donner sa voiture sans problème en Mongolie? Ou aurons-nous des complications puisque nous serons entré dans le pays en voiture et que nous le quitteront avec un autre moyen de locomotion?

Merci!
Open
Road trip en Mongolie
Bonjour à tous,

A nouveau quelques questions, cette fois pratiques .

Nous partons donc à 2 sur une moto, en juillet, avec une tente, environ 17 jours , l'itinéraire n'est pas encore arrêté , en gros ça pourrait ressembler à la pièce jointe, à raccourcir un peu, mais ça vous donne les indications des endroits où on est susceptible d'aller.

1- Aurons nous des moustiques à cette période? Un peu, beaucoup?

2- Si on se pose quelque part et qu'on part faire une balade à pieds ou une petite rando à la journée, est-ce que ça craint de laisser toutes nos affaires (moto, tente, sacs etc)? Comme partout tout peut arriver je pense (d'ailleurs j'ai lu que quelqu'un s'est fait voler sa tente...) , mais quel est le risque? On a acheté une chaine et un cadenas pour tout attacher ensemble (les sacs aux roues de la moto) ...

3-Trouverons nous facilement de l'eau (on a des pastilles)? D'après vous, sur la moto, on emporte combien de litres ou de bouteilles?

4-Niveau vêtements je n'arrive pas trop à savoir ce qu'il faut emporter, si on va avoir froid ou pas... On a des tee-shirt manches longues en laine mérinos + polaire (pas hyper chaude je crois) + vestes coupe vent imperméables. Pour la nuit caleçon polaire et pull + sac de couchage 5°. On ajoute quelque chose?

5-Niveau nourriture. Quel genre de chose trouvera t on dans les magasins des villages et à quel prix? Y a t il des boites de conserve qu'on peut juste faire réchauffer? On aura des petits réchauds d'alcool solide (https://www.monrechaud.com/petit-rechaud-esbit.html), sinon y a t il partout de petits "restaus"?

6- Pour finir, pour un road trip de ce type (de 17jrs) avec camping , nuits en yourte chez l'habitant (j'espère quelques unes!) , repas à la débrouille, combien d'argent liquide emporter (et donc changer à Oulan-Bator)

Tous vos autres conseils seront bienvenus :-)

A bientôt pour l'itinéraire, et merci d'avance

Marion (www.ur-dv.com)
Open
Visa Azeri à Tbilissi (Géorgie)
Hello,

J'ai besoin de vos lumières ! Je suis parti de Genève à vélo et je me trouve à Istanbul, j'ai fait ma demande de visa ouzbek et j'attends lundi pour lancer celle du Turkménistan.

Cependant ce matin, nous avons été à l'ambassade Azeri qui on refusé notre demande. Apparemment, l'ambassade Azeri à Istanbul ne délivre des visas QUE pour les turques résident et les Azeri qui travaille en turquie avec obligation d'avoir une invitation...

Je me pose la question suivante, est-ce que j'essaie d'obtenir le visa turkmen puis je repars avec mon vélo et je fais le nécessaire en georgie à tbilissi pour le visa azeri? mais je dois être sur de pouvoir faire mon visa azeri à tbilissi étant Suisse, j'ai peur qu'on me dise la même chose à tbilissi, à savoir "you are swiss, no visa"

Mon itinéraire est le suivant, turquie, georgie, azerbaidjan, turkmenistan, ouzbekistan etc..

Merci d'avance pour tout renseignement

Antonin
Open
Road trip from Andijan (Uzbekistan) to Almaty (Kazakhstan) via Kyrgyzstan
Hello,

This summer, we’re heading to Central Asia. Family of 5—3 adults and 2 teens. Our plan is: - Arrive in Tashkent (1 day) - Train to Samarkand (2 days) - Return to Tashkent (1–2 days) - Train to Andijan. Then, things get a bit trickier...

Crossing Kyrgyzstan: Toktogul Reservoir - Suusamyr - Song Kol Lake - southern Issyk-Kul Lake - Karakol (over 10 days).

Then Kazakhstan: Charyn Canyon - Almaty (6–7 days, including renting a vehicle for the surrounding areas).

We’d like to cross Kyrgyzstan by bus or shared taxis (I think there are no trains there?). Our goal: travel simply, meet locals, share moments of conviviality, visit nice spots, and see beautiful landscapes. With three young ones (19, 16, 13), we need to mix up the visits—ancient sites, grand landscapes, countryside, cities. It’s okay if we don’t see every wonder... we’ll come back!

Has anyone here done this kind of road trip?

We’re still in the early planning stages, so thanks in advance for any feedback on the itinerary, accommodation tips, transport advice, etc.!

Maripi
Open

You might also like