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Mimi and Maumau, Martine and DD Return! Or the Denver-Denver Loop of the 4 Friends
Hello! 🙂
In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!!
That’s us!!!

In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!!
That’s us!!!
"Tu te crois libre parce que tu pars, et tu emportes tes pantoufles." English translation pending
Ah oui, je crois que c’est juste, ne serait-ce pour assurer les besoins vitaux, respirer, dormir, boire, manger, éliminer et, très vite s’établissent les petits rituels qui s’empilent au fil des jours…
J’ai trouvé ma liste de petits gestes quotidiens et j’crois que beaucoup ont les mêmes, il y en a tant des petits gestes rituels en voyage.
Un p’tit florilège pas prise de tête ! :
- Entrer dans la chambre ou le lieu réservé dans la journée ou arriver par hasard et se dire : « tidiou, c’est super beau » ou « tidiou, c’est crade et vachement précaire, heureusement qu’on y reste qu’une nuit » - Vérifier le niveau de carburant, soit le soir avant l’étape, soit le matin avant de démarrer la journée. - Laver sa petite culotte et parfois la remettre encore humide (beurq !)
- Etaler sa serviette qui pue sur un dossier de chaise (rebeurq !)
- Chercher en vain cette petite paire de ciseaux, ce bout d’ongle qui accroche fait vraiment mal - Trouver la p’tite épicerie pour acheter ce qui s’apparentera à un pique-nique et qui doit tenir dans la sacoche de réservoir.
- Refaire le sac en défroissant du plat de la main l’unique change qu’on mettra demain. - Appuyer très fort sur le flacon de shampooing pour en attraper les dernières gouttes, heureusement il reste le bloc de savon multi-usage ( wow les beaux cheveux !)
- Faire sécher les fringues mouillées sur tout support existant - Ne pas trouver le code-wifi et se sentir exaspérée - Planter la tente et tordre les sardines dans les cailloux - Trouver un p’tit coin sympa et discret pour déféquer et n’avoir rien pour s’essuyer si ce n’est des herbes coupantes. - Chercher ses moufles et comme d’habitude n’en trouver qu’une - Etre sure d’avoir mis le passeport là, exactement là dans cette poche de blouson et défaire tout le barda pour enfin le retrouver dans la poche zippée du pantalon - Démarrer la journée avec un mal de dos fracassant et n’avoir plus aucun antalgique - Taper la destination envisagée dans le gps le matin - Photographier chaque énorme gâteau que je vois (envoyer la photo à la bonne date, avec un mot pour chaque enfant et petit-enfant et ami dont c’est l’anniversaire). Tous les pays ont leurs pâtisseries.
- Remonter les jambes du pantalon, tenir entre les dents le blouson encombrant et, en équilibre précaire et instable trouver sa position sur des toilettes à la turc où l’odeur d’ammoniaque soulève le coeur . - Regarder dans le porte-monnaie si on a assez de pépètes pour deux, trois jours - Lire le soir, enfin couchée, les trucs sympas qu’on peut voir dans le coin, s’enthousiasmer et se dire le lendemain : « on va plus loin, rien à fiche de ce musée ou de ce château ou de ce resto ou de cette randonnée facile » - Bien crevée, bien gelée, sous la pluie se dire « qu’est-ce que je fous ici » - Se dire qu’on a un bol incroyable de voir de tels paysages.
Et se sentir les rois du monde chaque jour parce qu’on réussit à dépasser les difficultés, parce que la journée a été exceptionnelle, parce qu’on se sent profondément heureux d’être ensemble et de vivre l’aventure dont on avait tant rêvé.
P'têtre que vous aussi z'avez des gestes quotidiens en voyage, en vacances ?
Un p’tit florilège pas prise de tête ! :
- Entrer dans la chambre ou le lieu réservé dans la journée ou arriver par hasard et se dire : « tidiou, c’est super beau » ou « tidiou, c’est crade et vachement précaire, heureusement qu’on y reste qu’une nuit » - Vérifier le niveau de carburant, soit le soir avant l’étape, soit le matin avant de démarrer la journée. - Laver sa petite culotte et parfois la remettre encore humide (beurq !)
- Etaler sa serviette qui pue sur un dossier de chaise (rebeurq !)
- Chercher en vain cette petite paire de ciseaux, ce bout d’ongle qui accroche fait vraiment mal - Trouver la p’tite épicerie pour acheter ce qui s’apparentera à un pique-nique et qui doit tenir dans la sacoche de réservoir.
- Refaire le sac en défroissant du plat de la main l’unique change qu’on mettra demain. - Appuyer très fort sur le flacon de shampooing pour en attraper les dernières gouttes, heureusement il reste le bloc de savon multi-usage ( wow les beaux cheveux !)
- Faire sécher les fringues mouillées sur tout support existant - Ne pas trouver le code-wifi et se sentir exaspérée - Planter la tente et tordre les sardines dans les cailloux - Trouver un p’tit coin sympa et discret pour déféquer et n’avoir rien pour s’essuyer si ce n’est des herbes coupantes. - Chercher ses moufles et comme d’habitude n’en trouver qu’une - Etre sure d’avoir mis le passeport là, exactement là dans cette poche de blouson et défaire tout le barda pour enfin le retrouver dans la poche zippée du pantalon - Démarrer la journée avec un mal de dos fracassant et n’avoir plus aucun antalgique - Taper la destination envisagée dans le gps le matin - Photographier chaque énorme gâteau que je vois (envoyer la photo à la bonne date, avec un mot pour chaque enfant et petit-enfant et ami dont c’est l’anniversaire). Tous les pays ont leurs pâtisseries.
- Remonter les jambes du pantalon, tenir entre les dents le blouson encombrant et, en équilibre précaire et instable trouver sa position sur des toilettes à la turc où l’odeur d’ammoniaque soulève le coeur . - Regarder dans le porte-monnaie si on a assez de pépètes pour deux, trois jours - Lire le soir, enfin couchée, les trucs sympas qu’on peut voir dans le coin, s’enthousiasmer et se dire le lendemain : « on va plus loin, rien à fiche de ce musée ou de ce château ou de ce resto ou de cette randonnée facile » - Bien crevée, bien gelée, sous la pluie se dire « qu’est-ce que je fous ici » - Se dire qu’on a un bol incroyable de voir de tels paysages.
Et se sentir les rois du monde chaque jour parce qu’on réussit à dépasser les difficultés, parce que la journée a été exceptionnelle, parce qu’on se sent profondément heureux d’être ensemble et de vivre l’aventure dont on avait tant rêvé.
P'têtre que vous aussi z'avez des gestes quotidiens en voyage, en vacances ?
Istanbul, Men and Cats
Sunday, October 20, 2019
Glancing at the Bosphorus through the bay window of my room, I absentmindedly scatter my things while quietly settling in. Then I turn around, looking for my passport, my cash, my camera battery, eager to join the buzz of the street below. But for the past few minutes, I’ve felt a presence—something moved on the balcony. Suddenly, I spot a black-and-white furball half-hidden behind a pot, nearby. I approach to introduce myself: "Here, kitty, kitty..." I don’t know how to say "kitty" in Turkish, but the rather rude furball hisses in my face, and its ridiculous little tail doubles in size. Okay. Not friendly. I grab what’s within reach—a cream capsule—and offer it as a peace offering. It lunges at me, swipes the object away with a quick paw, and scratches me in the process.
I’m in Istanbul *

* For the title of my travel journal, I was inspired by the lovely film: "Kedi, Cats and Men" by Ceyda Torum
Glancing at the Bosphorus through the bay window of my room, I absentmindedly scatter my things while quietly settling in. Then I turn around, looking for my passport, my cash, my camera battery, eager to join the buzz of the street below. But for the past few minutes, I’ve felt a presence—something moved on the balcony. Suddenly, I spot a black-and-white furball half-hidden behind a pot, nearby. I approach to introduce myself: "Here, kitty, kitty..." I don’t know how to say "kitty" in Turkish, but the rather rude furball hisses in my face, and its ridiculous little tail doubles in size. Okay. Not friendly. I grab what’s within reach—a cream capsule—and offer it as a peace offering. It lunges at me, swipes the object away with a quick paw, and scratches me in the process.
I’m in Istanbul *

* For the title of my travel journal, I was inspired by the lovely film: "Kedi, Cats and Men" by Ceyda Torum
Voyage à Borneo Nature fantastique English translation pending
Bonjour à tous, je vous publie ici le carnet de mon voyage à Bornéo. Il y a beaucoup de photos que je publierai au fur et à mesure, j'espère que cela vous plaira, vous donnera envie de découvrir ce coin d'Asie du Sud Est ou de préparer votre itinéraire.

A l'occasion de la semaine de vacances du 1er Octobre on prend la destination de la province de Sabah, dans la partie la plus septentrionale de l’île de Bornéo en Malaisie. Bornéo… Un endroit exotique qui dans mon imagination semble être ce genre de destination « last frontier » un endroit mystérieux, si lointain et inaccessible et qui a toujours fait rêver le voyageur que je suis.
Bornéo est un grand territoire, c’est la troisième grande île du monde et elle se trouve au niveau de l’équateur ce qui fait qu’elle recèle de nombreux trésors naturels. Elle est composée administrativement en 4, la plus grande partie au Sud appartenant à l’Indonésie et le Nord est divisée entre le sultanat de Brunei, indépendant depuis le retrait des colons anglais et riche d’hydrocarbures, enfin deux provinces de la Fédération de Malaisie, le Sarawak et le Sabah. Le Sabah est une petite province de l’île, je compte donc me focaliser sur cette zone, ce qui est pour moi un grand avantage, car on n’a pas besoin de parcourir de grandes distances pour découvrir les différentes facettes de la région, l'avion se révèle très pratique.
Bornéo du fait de sa dimension et sa position est réputée pour abriter une faune et une flore très diversifiée et même unique. C’est une destination sûre mise à part la partie la plus orientale qui se trouve en zone rouge pour l’activité passée des pirates d’origine philippins et d’obédience islamiste mais qui semble aujourd’hui maitrisée par l’armée malaisienne qui a renforcé sa présence autour de l’archipel de Semporna et la mise en place de checkpoints. Le niveau de développement général du Sabah est moyen, mais le réseau routier est en bon état, les aéroports efficaces. L’île est à l’abri de la plupart des catastrophes naturelles que subit fréquemment l’Asie du Sud Est, que ce soit les typhons (d’où son slogan the island below the wind), les éruptions volcaniques ou tremblements de terre du cercle de feu du pacifique, la présence limitée de la malaria.
Finalement assez accessible depuis la Chine grâce à Airasia qui opère des liaisons directes depuis plusieurs villes de second rang en Chine dont Hangzhou vers Kota Kinabalu, je prépare donc ce voyage orienté "Nature" en se concentrant par choix sur une petite partie de l'île au Nord Est dans l'Etat du Sabah, entre Tawau et Sandakan, là où se trouve un concentré des plus beaux parcs de la partie Malaisienne de Bornéo : les récifs de l'archipel de Semporna, la faune sauvage du fleuve Kinabatangan, et les sanctuaires de protection des animaux endémiques et symboliques de Borneo. Pour la fin du séjour, je retourne à Kota Kinabalu pour en apprécier la vie urbaine et les îles au large.
********************
Départ en soirée de Hangzhou à destination de Kota Kinabalu sur l'île de Bornéo, à environ 4 heures d'avion. J’arrive au milieu de la nuit dans la moiteur de Kota Kinabalu et je dois attendre pour le prochain vol en début de matinée pour Tawau. Je décide de partir à la recherche d'un hôtel dans les environs pour passer ces quelques heures et essayer de glaner quelques heures de sommeil. La recherche ne fut pas exempte de péripéties, je me suis retrouvé en bord de route 3h du matin à la recherche de la réception d'un hôtel qui était en fait fermé, avant de finalement échouer à l'hôtel Chaya, juste au Nord de l'aéroport qui avait encore une chambre mais au prix fort, tant pis il est trop tard pour entrer dans une négociation dure avec la réception. Aujourd'hui est un jour de transit seulement, après une très courte nuit de sommeil, je retourne prendre le deuxième avion Airsia à destination Tawau. Le vol est très court, sans avoir le temps d’enfiler le plateau repas on est déjà en train d'amorcer la descente au-dessus des champs de palmiers.
On prend ensuite un minibus vers Semporna, environ 2 heures, là où nous faisons déjà le check-in pour notre séjour plongée auprès de Scuba Junkie sur Mabul Island. Le bateau partant en début d'après-midi, on a le temps de faire un tour dans la sinistre ville de Semporna, de faire quelques courses complémentaires et de prendre un repas indien. Cette ville est parmi les plus moches que je n'ai jamais vus de ma vie, avec une odeur terrible dans les rues et une désorganisation incroyable. On n'est pas mécontent d'embarquer pour un endroit bien plus agréable, au milieu de la Mer des Célèbes, Mabul Island. Il faudra environ une heure pour faire la traversée. On remarque de nombreuses maisons sur piloti plantées sur le corail à proximité des îles. Mabul en approche.

On arrive à Scuba Junkie sur Mabul Island, l'île en elle-même a tout de paradisiaque, sable fin et eau transparente qui laisse apparaitre la beauté des coraux et la densité de faune sous-marine. Quel contraste avec Semporna.
La Jetty de Scuba Junkie

Le resort de Scuba Junkie est très bien entretenu.
Ce n'est pas seulement une île resot car il y a un village juste à côté de la jetée avec de petites maisons de bric et broc et beaucoup d'animation.

Le resort de scuba junkie est exclusivement dédié à la plongée, avec un rythme intensif quotidien fait très exactement de plongée, repos, plongée, repas, plongée, repos, diner, et on recommence pareil le lendemain. Le resort est très bien tenu et exceptionnellement bien géré, même si on a parfois l'impression que ce côté très rigide jure dans ce paradis tropical asiatique où l'on a parfois envie de baisser le rythme. Néanmoins, leur réel effort dans la protection est vraiment notable, ils sont aussi très actifs pour protéger les tortues marines avec une couveuse pour les oeufs de tortues qu'ils relachent après éclosion, un spectacle magnifique pour lequel ils appellent les enfants du village et rappellent l'importance du respect des animaux.
D'ailleurs il y a tellement de tortues marines autour de Mabul, qu'une fois j'en repère une depuis la Jetty en rentrant d'une plongée.

En fin de journée, on prend le temps de se promener autour de l'île dans le village où réside la population de Mabul, les ruelles sont très vivantes avec beaucoup d'enfants, des jeunes qui jouent au basket, des filles qui dansent, les coqs qui hurlent, le muezzin qui appelle à la prière.
Une partie du village est construit sur la mer, donc certaines rues sont en fait des passerelles branlantes en bois au-dessus de l’eau pour rejoindre les maisons les plus éloignés du rivage.

C'est de ce côté que l'on peut apprécier les plus beaux couchers de soleil sur la Mer des Célèbes.
A suivre...

A l'occasion de la semaine de vacances du 1er Octobre on prend la destination de la province de Sabah, dans la partie la plus septentrionale de l’île de Bornéo en Malaisie. Bornéo… Un endroit exotique qui dans mon imagination semble être ce genre de destination « last frontier » un endroit mystérieux, si lointain et inaccessible et qui a toujours fait rêver le voyageur que je suis.
Bornéo est un grand territoire, c’est la troisième grande île du monde et elle se trouve au niveau de l’équateur ce qui fait qu’elle recèle de nombreux trésors naturels. Elle est composée administrativement en 4, la plus grande partie au Sud appartenant à l’Indonésie et le Nord est divisée entre le sultanat de Brunei, indépendant depuis le retrait des colons anglais et riche d’hydrocarbures, enfin deux provinces de la Fédération de Malaisie, le Sarawak et le Sabah. Le Sabah est une petite province de l’île, je compte donc me focaliser sur cette zone, ce qui est pour moi un grand avantage, car on n’a pas besoin de parcourir de grandes distances pour découvrir les différentes facettes de la région, l'avion se révèle très pratique.
Bornéo du fait de sa dimension et sa position est réputée pour abriter une faune et une flore très diversifiée et même unique. C’est une destination sûre mise à part la partie la plus orientale qui se trouve en zone rouge pour l’activité passée des pirates d’origine philippins et d’obédience islamiste mais qui semble aujourd’hui maitrisée par l’armée malaisienne qui a renforcé sa présence autour de l’archipel de Semporna et la mise en place de checkpoints. Le niveau de développement général du Sabah est moyen, mais le réseau routier est en bon état, les aéroports efficaces. L’île est à l’abri de la plupart des catastrophes naturelles que subit fréquemment l’Asie du Sud Est, que ce soit les typhons (d’où son slogan the island below the wind), les éruptions volcaniques ou tremblements de terre du cercle de feu du pacifique, la présence limitée de la malaria.Finalement assez accessible depuis la Chine grâce à Airasia qui opère des liaisons directes depuis plusieurs villes de second rang en Chine dont Hangzhou vers Kota Kinabalu, je prépare donc ce voyage orienté "Nature" en se concentrant par choix sur une petite partie de l'île au Nord Est dans l'Etat du Sabah, entre Tawau et Sandakan, là où se trouve un concentré des plus beaux parcs de la partie Malaisienne de Bornéo : les récifs de l'archipel de Semporna, la faune sauvage du fleuve Kinabatangan, et les sanctuaires de protection des animaux endémiques et symboliques de Borneo. Pour la fin du séjour, je retourne à Kota Kinabalu pour en apprécier la vie urbaine et les îles au large.

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Départ en soirée de Hangzhou à destination de Kota Kinabalu sur l'île de Bornéo, à environ 4 heures d'avion. J’arrive au milieu de la nuit dans la moiteur de Kota Kinabalu et je dois attendre pour le prochain vol en début de matinée pour Tawau. Je décide de partir à la recherche d'un hôtel dans les environs pour passer ces quelques heures et essayer de glaner quelques heures de sommeil. La recherche ne fut pas exempte de péripéties, je me suis retrouvé en bord de route 3h du matin à la recherche de la réception d'un hôtel qui était en fait fermé, avant de finalement échouer à l'hôtel Chaya, juste au Nord de l'aéroport qui avait encore une chambre mais au prix fort, tant pis il est trop tard pour entrer dans une négociation dure avec la réception. Aujourd'hui est un jour de transit seulement, après une très courte nuit de sommeil, je retourne prendre le deuxième avion Airsia à destination Tawau. Le vol est très court, sans avoir le temps d’enfiler le plateau repas on est déjà en train d'amorcer la descente au-dessus des champs de palmiers.

On prend ensuite un minibus vers Semporna, environ 2 heures, là où nous faisons déjà le check-in pour notre séjour plongée auprès de Scuba Junkie sur Mabul Island. Le bateau partant en début d'après-midi, on a le temps de faire un tour dans la sinistre ville de Semporna, de faire quelques courses complémentaires et de prendre un repas indien. Cette ville est parmi les plus moches que je n'ai jamais vus de ma vie, avec une odeur terrible dans les rues et une désorganisation incroyable. On n'est pas mécontent d'embarquer pour un endroit bien plus agréable, au milieu de la Mer des Célèbes, Mabul Island. Il faudra environ une heure pour faire la traversée. On remarque de nombreuses maisons sur piloti plantées sur le corail à proximité des îles. Mabul en approche.


On arrive à Scuba Junkie sur Mabul Island, l'île en elle-même a tout de paradisiaque, sable fin et eau transparente qui laisse apparaitre la beauté des coraux et la densité de faune sous-marine. Quel contraste avec Semporna.

La Jetty de Scuba Junkie
Le resort de Scuba Junkie est très bien entretenu.
Ce n'est pas seulement une île resot car il y a un village juste à côté de la jetée avec de petites maisons de bric et broc et beaucoup d'animation.

Le resort de scuba junkie est exclusivement dédié à la plongée, avec un rythme intensif quotidien fait très exactement de plongée, repos, plongée, repas, plongée, repos, diner, et on recommence pareil le lendemain. Le resort est très bien tenu et exceptionnellement bien géré, même si on a parfois l'impression que ce côté très rigide jure dans ce paradis tropical asiatique où l'on a parfois envie de baisser le rythme. Néanmoins, leur réel effort dans la protection est vraiment notable, ils sont aussi très actifs pour protéger les tortues marines avec une couveuse pour les oeufs de tortues qu'ils relachent après éclosion, un spectacle magnifique pour lequel ils appellent les enfants du village et rappellent l'importance du respect des animaux.
D'ailleurs il y a tellement de tortues marines autour de Mabul, qu'une fois j'en repère une depuis la Jetty en rentrant d'une plongée.

En fin de journée, on prend le temps de se promener autour de l'île dans le village où réside la population de Mabul, les ruelles sont très vivantes avec beaucoup d'enfants, des jeunes qui jouent au basket, des filles qui dansent, les coqs qui hurlent, le muezzin qui appelle à la prière.
Une partie du village est construit sur la mer, donc certaines rues sont en fait des passerelles branlantes en bois au-dessus de l’eau pour rejoindre les maisons les plus éloignés du rivage.
C'est de ce côté que l'on peut apprécier les plus beaux couchers de soleil sur la Mer des Célèbes.
A suivre...Here and there... my walks in the land of pralines, couques, and gosettes..
Hello,
It often happens that we're asked what to visit in Belgium. And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;). However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different. Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1 - The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1 - Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1 - The coast - message 5, page 1 - The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1 - The Zwin, from Knokke - message 7, page 1 - Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1 - Mons (Hainaut) - message 9, page 1 - The Florenville region - message 12, page 1 - The East Cantons - message 13, page 1 - Dinant - message 18, page 1 - The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2 - Leuven - message 29, page 2 - Louvain-la-Neuve - message 32, page 2 - Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9) - The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3 - Halle Forest - message 44, page 3 - Pralines - message 54, page 3 - Charleroi - message 68, page 4 - Namur - message 92, page 5 - Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5 - Couques and gosettes - message 96, page 5 - Liège - message 99, page 5 - Tournai - message 115, page 6 - Oudenaarde - message 121, page 7 - Meise Botanical Garden - message 124, page 7 - Tongeren - message 125, page 7 - Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7 - Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8) - Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9) - Westende (message 167, page 9) I’ll keep updating this list as the journal progresses...
It often happens that we're asked what to visit in Belgium. And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;). However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different. Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1 - The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1 - Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1 - The coast - message 5, page 1 - The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1 - The Zwin, from Knokke - message 7, page 1 - Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1 - Mons (Hainaut) - message 9, page 1 - The Florenville region - message 12, page 1 - The East Cantons - message 13, page 1 - Dinant - message 18, page 1 - The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2 - Leuven - message 29, page 2 - Louvain-la-Neuve - message 32, page 2 - Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9) - The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3 - Halle Forest - message 44, page 3 - Pralines - message 54, page 3 - Charleroi - message 68, page 4 - Namur - message 92, page 5 - Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5 - Couques and gosettes - message 96, page 5 - Liège - message 99, page 5 - Tournai - message 115, page 6 - Oudenaarde - message 121, page 7 - Meise Botanical Garden - message 124, page 7 - Tongeren - message 125, page 7 - Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7 - Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8) - Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9) - Westende (message 167, page 9) I’ll keep updating this list as the journal progresses...
L'instant d'un Stan English translation pending
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Ladakh et Zanskar en août 2019 English translation pending
Bonjour,
Je vous propose un compte-rendu de notre voyage en Inde et plus précisément au Ladakh et au Zanskar effectué au mois d'Août 2019.
Le voyage a été réalisé en couple (la trentaine).
C'est une destination que nous avions en tête depuis 2014 et les différents échanges sur le forum nous ont convaincu en début d'année.
Voici le parcours finalement réalisé : - J0 : Tentative de départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J1 : Départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J2 : Delhi - J3 : Départ pour Leh et visites de la ville - J4 : Leh -> Basgo -> Likir -> Alchi -> Lamayuru - J5 : Lamayuru -> Mulbek -> Shargole -> Sankoo - J6 : Sankoo -> Rangdum - > Sani - J7 : Festival de Sani - J8 : Sani -> Cha - J9 : Cha -> Phuktal - J10 : Phuktal - J11 : Phuktal -> Purne -> Tangze - J12 : Tangze -> Zingchan - J13 : Zingchan -> Phirtse La -> Chumik Marpo - J14 : Chumik Marpo -> Umlong - J15 : Umlong -> Sarchu -> Tso kar - J16 : Tso kar -> Tso Moriri - J17 : Tso Moriri -> Leh - J18 : Leh - J19 : Leh Palace et Tsomo complex - J20 : Hémis, Spituk - J21 : Stok, Shanti Stupa - J22 : Leh -> Amritsar - J23 : Amritsar - J24 : Amritsar - J25 : Retour à Paris
Le voyage a été réalisé en couple (la trentaine).
C'est une destination que nous avions en tête depuis 2014 et les différents échanges sur le forum nous ont convaincu en début d'année.
Voici le parcours finalement réalisé : - J0 : Tentative de départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J1 : Départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J2 : Delhi - J3 : Départ pour Leh et visites de la ville - J4 : Leh -> Basgo -> Likir -> Alchi -> Lamayuru - J5 : Lamayuru -> Mulbek -> Shargole -> Sankoo - J6 : Sankoo -> Rangdum - > Sani - J7 : Festival de Sani - J8 : Sani -> Cha - J9 : Cha -> Phuktal - J10 : Phuktal - J11 : Phuktal -> Purne -> Tangze - J12 : Tangze -> Zingchan - J13 : Zingchan -> Phirtse La -> Chumik Marpo - J14 : Chumik Marpo -> Umlong - J15 : Umlong -> Sarchu -> Tso kar - J16 : Tso kar -> Tso Moriri - J17 : Tso Moriri -> Leh - J18 : Leh - J19 : Leh Palace et Tsomo complex - J20 : Hémis, Spituk - J21 : Stok, Shanti Stupa - J22 : Leh -> Amritsar - J23 : Amritsar - J24 : Amritsar - J25 : Retour à Paris
Juillet 2019: le Northwest, cet autre ouest English translation pending
Après 7 voyages aux États-Unis, dont 5 voyages dans le Southwest, nous nous sommes décidés à visiter l’état de Washington et l’Oregon. Nous avons découvert un autre Ouest, tout aussi intéressant et envoûtant... deux états sauvages et aux multiples facettes.
Nous avons aimé les forêts parfois brumeuses, les plages aux récifs si particuliers, les nombreuses cascades, les hauts sommets visibles de loin, les volcans, la route qui nous a enchantés de nombreuses fois et nous avons même eu droit à des petits airs de Southwest par moment...
Si le cœur vous en dit, je vous emmène pour ce voyage de 24 jours, réalisé à deux pour une fois.
Les réservations : - Une fois décidé le fait que nous partirions sans les enfants (parce que Calista avait été un peu pénible lors de certaines randos en avril 2018 et aussi parce qu’il faut toujours les secouer le matin au réveil...), nous avons pris nos billets d’avion dès que le prix nous a convenu (une manière de ne pas revenir sur notre décision !). Nous avons pris des vols directs Paris-Vancouver chez Air Transat au prix de 724 € par personne. - Nous avons réservé la voiture chez Hertz. Nous avons loué une Ford Fusion au prix de 700 € pour 24 jours. - Comme à mon habitude, j’ai privilégié les réservations d’hôtels par Hotels.com pour cumuler des nuits, mais j’en ai aussi réservé l’un ou l’autre directement et nous avons loué sur Airbnb. - Nous avons aussi rempli notre formulaire pour l’AVE il y a quelques mois et notre ESTA est toujours valable, cela sera peut-être utile au passage de la frontière.
Le programme :
J1 : Jeudi 11 juillet – le voyage et le passage aux États-Unis J2 : Vendredi 12 juillet – autour d’Anacortes et le Deception Pass SP J3 : Samedi 13 juillet – Port Townsend et Olympic NP (Hurricane Ridge et Lake Crescent) J4 : Dimanche 14 juillet – Cape Flattery et Shi Shi Beach J5 : Lundi 15 juillet – des plages et la Hoh Rain Forest J6 : Mardi 16 juillet – Lake Quinault et route J7 : Mercredi 17 juillet – Astoria et route sous la pluie J8 : Jeudi 18 juillet - Cannon Beach, Ecola SP, cascades et route vers Bend J9 : Vendredi 19 juillet – rando aux Green Lakes J10 : Samedi 20 juillet – Newberry National Volcanic Monument J11 : Dimanche 21 juillet – Crater Lake NP J12 : Lundi 22 juillet – Smith Rock SP J13 : Mardi 23 juillet – John Day Fossil Beds NM (Painted Hills et Sheep Rock) J14 : Mercredi 24 juillet – Leslie Gulch et route vers Boise J15 : Jeudi 25 juillet – Boise et ses environs J16 : Vendredi 26 juillet – Hells Canyon J17 : Samedi 27 juillet – Hells Canyon Overlook et Joseph J18 : Dimanche 28 juillet – route vers la Columbia River et le Mt Hood J19 : Lundi 29 juillet – des cascades et encore des cascades... J20 : Mardi 30 juillet – Mt St Helens J21 : Mercredi 31 juillet – Mt Rainier (secteur Paradise) J22 : Jeudi 1er août – Mt Rainier J23 : Vendredi 2 août – sites de Twin Peaks J24 : Samedi 3 août – La Conner et route
Nous avons aimé les forêts parfois brumeuses, les plages aux récifs si particuliers, les nombreuses cascades, les hauts sommets visibles de loin, les volcans, la route qui nous a enchantés de nombreuses fois et nous avons même eu droit à des petits airs de Southwest par moment...
Si le cœur vous en dit, je vous emmène pour ce voyage de 24 jours, réalisé à deux pour une fois.
Les réservations : - Une fois décidé le fait que nous partirions sans les enfants (parce que Calista avait été un peu pénible lors de certaines randos en avril 2018 et aussi parce qu’il faut toujours les secouer le matin au réveil...), nous avons pris nos billets d’avion dès que le prix nous a convenu (une manière de ne pas revenir sur notre décision !). Nous avons pris des vols directs Paris-Vancouver chez Air Transat au prix de 724 € par personne. - Nous avons réservé la voiture chez Hertz. Nous avons loué une Ford Fusion au prix de 700 € pour 24 jours. - Comme à mon habitude, j’ai privilégié les réservations d’hôtels par Hotels.com pour cumuler des nuits, mais j’en ai aussi réservé l’un ou l’autre directement et nous avons loué sur Airbnb. - Nous avons aussi rempli notre formulaire pour l’AVE il y a quelques mois et notre ESTA est toujours valable, cela sera peut-être utile au passage de la frontière.
Le programme :
J1 : Jeudi 11 juillet – le voyage et le passage aux États-Unis J2 : Vendredi 12 juillet – autour d’Anacortes et le Deception Pass SP J3 : Samedi 13 juillet – Port Townsend et Olympic NP (Hurricane Ridge et Lake Crescent) J4 : Dimanche 14 juillet – Cape Flattery et Shi Shi Beach J5 : Lundi 15 juillet – des plages et la Hoh Rain Forest J6 : Mardi 16 juillet – Lake Quinault et route J7 : Mercredi 17 juillet – Astoria et route sous la pluie J8 : Jeudi 18 juillet - Cannon Beach, Ecola SP, cascades et route vers Bend J9 : Vendredi 19 juillet – rando aux Green Lakes J10 : Samedi 20 juillet – Newberry National Volcanic Monument J11 : Dimanche 21 juillet – Crater Lake NP J12 : Lundi 22 juillet – Smith Rock SP J13 : Mardi 23 juillet – John Day Fossil Beds NM (Painted Hills et Sheep Rock) J14 : Mercredi 24 juillet – Leslie Gulch et route vers Boise J15 : Jeudi 25 juillet – Boise et ses environs J16 : Vendredi 26 juillet – Hells Canyon J17 : Samedi 27 juillet – Hells Canyon Overlook et Joseph J18 : Dimanche 28 juillet – route vers la Columbia River et le Mt Hood J19 : Lundi 29 juillet – des cascades et encore des cascades... J20 : Mardi 30 juillet – Mt St Helens J21 : Mercredi 31 juillet – Mt Rainier (secteur Paradise) J22 : Jeudi 1er août – Mt Rainier J23 : Vendredi 2 août – sites de Twin Peaks J24 : Samedi 3 août – La Conner et route
L'archipel des Tuamotu English translation pending
ANA'A , L'ÎLE FABULEUSE
INTRODUCTION AUX TUAMOTU
Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.
DE L'USAGE DU COCOTIER
Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.
Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.
INTRODUCTION A ANA'A
UN PEU DE GEOGRAPHIE
L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.
A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.
Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.
Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.
LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.
La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.
Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.
Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.
La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.
L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.
Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.
On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.
L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.
UN PEU D HISTOIRE
Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.
L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.
C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.
ANA'A AUJOURD'HUI
L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.


Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.
DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...
NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.
Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !
17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.








Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.



Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.

Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.
18 octobre
Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.
19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.




La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.

Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.
Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !


On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.
Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.

Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...

Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.
Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.
Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.
20 octobre ( dimanche )
Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.
On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.
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INTRODUCTION AUX TUAMOTU
Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.
DE L'USAGE DU COCOTIER
Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.
Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.
INTRODUCTION A ANA'A
UN PEU DE GEOGRAPHIE
L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.
A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.
Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.
Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.
LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.
La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.
Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.
Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.
La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.
L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.
Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.
On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.
L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.
UN PEU D HISTOIRE
Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.
L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.
C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.
ANA'A AUJOURD'HUI
L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.


Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.
DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...
NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.
Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !
17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.








Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.



Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.

Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.
18 octobre
Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.
19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.




La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.

Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.
Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !


On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.
Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.

Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...

Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.
Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.
Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.
20 octobre ( dimanche )
Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.
On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.
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11 jours Washington, New York, Niagara Falls English translation pending
Washington New York Niagara Falls du 16 septembre 2019 au 27 septembre 2019
Aller : United Airlines Retour : Air Canada
Hotel Washington : High Road Hostel 1804 Belmont Street
Hotel New York : Hotel 31 120 E 31st St
Hotel Niagara Falls : Hilton 6361 Fallsview Blvd
Arrivant de Bretagne en TGV, nous avons passé la nuit avant le départ à l'Hôtel Ibis Budget de Roissy ( 42 € +2 € de taxe de séjour. ) . En 15 à 20 minutes la navette Blue Line gratuite au départ de l'Aéroport nous y a conduit. Cet Hôtel est convenable, cela suffit bien pour une nuit. Juste à côté, un Courtepaille permet de dîner sans avoir à chercher.
WASHINGTON
Le vol avec United Air Lines s'est bien passé. Il y a de l'espace pour les jambes et le repas était correct.
A l'arrivée à Dulles, nous avons fait appel à un UBER qui nous a conduit jusqu'à notre Hôtel.
Le High Road Hostel est situé dans un quartier animé le soir. Beaucoup de bars et restaurants. C'est une auberge de jeunesse, nous découvrons le concept, mais allons vite nous habituer. Des soirées à thème permettent aux résidents de lier conversation. Ainsi, nous avons profité d'une soirée pâtes, un bol de pâtes au fromage offert, d'une soirée bière, une bière gratuite. C'est sympa et convivial.
1ère Journée
Nous avons opté pour la location de vélo Bikeshare. 17 $ par personne pour trois jours sans supplément à condition d'utiliser le vélo moins de 30 mn, et d'en utiliser un autre, ainsi de suite. Si les règles d'utilisation sont bien respectées, si on dispose d'un bon portable récent et si l'application Bikeshare et la géolocalisation sont téléchargées, c'est impec.
Pour être sûr de bien l’amarrer, il faut pousser la roue avant du vélo à fond dans la station de vélo et regarder le feu vert clignoter. Le voyant vert indique que le vélo est bien fixé dans le dock. Si le voyant jaune sur le quai de vélo reste allumé ou si une lumière rouge apparaît, il faut tirer le vélo et essayer de remettre le vélo sur un autre dock vide.
Nous avions, sur Internet, réservé la visite du Capitole le matin, cela en valait la peine. Grâce à un tunnel entre Le Capitole et La Librairie du Congrès, nous avons évité un deuxième contrôle des sacs, et visité celle ci, magnifique. Le plafond, le Hall, le vue sur la salle de lecture principale.

A deux pas se trouve la monumentale gare d'Union Station, devant, la Liberty Bell et la Fontaine de Christophe Colomb. Cette gare, construite en 1907, accueille 25 millions de visiteurs par an.
C'est au sous sol de la Gare que nous avons déjeuné. Il y a un Food Court, c'est bien pensé, ce concept d'aire de restauration car au même endroit se concentrent tout plein de stands de restauration différents, et on s'attable au milieu. C'est convivial et sympa.
Après être passés devant le bâtiment du FBI, nous sommes montés en haut de la Old Post Office, à présent Hôtel Trump. C'est une façon intéressante de voir Washington de haut, et c'est gratuit. On a juste eu du mal à trouver l'entrée.
Incontournable Maison Blanche, puis le Washington Monument, le Lincoln Mémorial, le Korean War Mémorial, le Martin Luther King Mémorial, le Franklin Delanoe Roosevelt Mémorial, le Thomas Jefferson Mémorial.



Le vélo nous a permis de gagner du temps, et la journée a été bien remplie.
Revenus à l'Auberge de Jeunesse avec un dîner de salades achetées en supermarché à côté, nous nous sommes installés sur les chaises à l'extérieur. C'est très agréable, mais il est nécessaire de se prémunir contre les moustiques. En effet, dans cette majestueuse ville, à la nuit tombante, de vilains petits moustiques attaquent sévèrement toute surface de peau.
2ème Journée
Nous avions réservé, sur Internet, la visite guidée du Pentagone.
A vélo depuis notre Hôtel, nous nous y sommes rendus. Ce bâtiment, construit dans les années 40, est tellement immense que nous avons eu un peu de difficultés à trouver l'endroit pour déposer les Bikeshare d'où un petit dépassement de 2 dollars chacun. C'est de notre faute car, sur l'appli, c'est bien indiqué.
Visite très très encadrée, c'est normal. Elle est en langue anglaise. et dure une heure.
C'est impressionnant quand même de se dire que nous sommes au cœur du bâtiment qui abrite le commandement militaire des armées des États-Unis.
La visite s'achève par une chapelle ouverte à tous, sur les cendres du Pentagone, à l’endroit précis où le vol 77 d’American Airlines percuta l’immeuble, tuant 184 personnes.
Après avoir repris nos bicyclettes, la journée s'est poursuivie par la découverte du Cimetière Militaire d'Arlington.
C'est très agréable de déambuler parmi ces plus de 250 000 tombes, grâce au dépliant remis à l'entrée. C'est calme, propre et, surprenant par son relief de collines. Nous avons assisté à la relève de la garde près du soldat inconnu, vu les tombes des Kennedy, un bel amphithéâtre en marbre. C'est très solennel.

Plusieurs mémoriaux, là encore, par exemple l'US Marine Corps War Memorial, qu'on voit dans beaucoup de films.
Et le Grand Carillon Hollandais, donné aux États-Unis par les Pays Bas. Cette tour, avec 50 cloches, a été offerte en remerciement de l'aide fournie pendant la Seconde Guerre mondiale. Les cloches sonnent régulièrement .
3ème Journée
Visite de la Cour Suprême, siège du pouvoir judiciaire. Bel escalier en spirale, je le pensais plus grand, et moins caché.
Visite des Archives Nationales. Les trois documents les plus importants de l'Histoire des États-Unis y sont exposés : la Déclaration d'Indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits (Bill of Rights). Ces documents, ainsi que l'original de la Magna Carta de 1297 signé par Edward I, sont exposés dans la Rotonde, une pièce spécialement conçue pour disposer ces documents au public. La pièce est sombre pour conserver les documents dans le meilleur état possible. Inutile de préciser que les photos sont interdites et que le site est gardé comme un Trésor.
Petit tour dans Chinatown, décevant, mais seul endroit où trouver facilement des cartes postales et autres souvenirs pas trop chers.
Maison Blanche puis déjeuner auprès d'un Food Truck.

A vélo toujours, nous avons gagné Georgetown, quartier intéressant, calme, auprès de l'Université du même nom. Pour celà nous avons roulé le long du Potomac, découvert Washington Harbour, bel endroit bien aménagé, bars, restaurants. C'est plaisant.
A Georgetown, avons gravi l'escalier du célèbre du film L'Exorciste, admiré le Hall et la jolie chapelle de l'Université, et découvert le Canal C&O.
Après dîner, avec courage, nous sommes redescendus à vélo encore, admirer cette solennelle ville de nuit. C'est indubitablement un grand moment.


Voilà, les vélos sont remisés. Pour le prix, et le plaisir que nous avons eu, c'était le bon plan.
4ème Journée
Consacrée entièrement au Musée de l'Aviation à Dulles. Vue la distance à parcourir, nous avons utilisé l'application UBER.
Le musée est gratuit, comme la plupart des sites de Washington.
Même sans être spécialement passionné des aéronefs, il y a là de quoi nous occuper quelques heures . Des premiers avions jusqu'à la navette Discovery, en passant par le tristement célèbre B29, et le Concorde, j'en passe car l'énumération serait trop longue.

Dommage que l'espace restauration est réduite à un Mac Do très moyen en qualité. Pas le choix, mais nous ne sommes pas venus pour la gastronomie.
Fin de notre découverte de cette capitale étonnante.
Les moustiques tous les soirs nous ont laissé des souvenirs sur nos jambes et bras. Nous avons été surpris de voir de nombreux rats autour des poubelles, dans les parcs pas très éloignés des restaurants. Parait que Washington n'est pas la seule grande ville gagnée par ce fléau.
La climatisation à outrance nous a pas mal gênés, autant dans l'Hôtel qu'au sein des sites, des magasins. Des frigos !
5ème Journée
Il nous faut rejoindre la gare d'Union Station afin de prendre le train pour New York. Ce trajet nous a coûté 78.25€ par personne.
Nous y allons à pieds, presque une heure de marche. Une file très longue s'étire dans la gare, nous sommes perplexes, c'est bien celle pour New York, nous rassure une gentille dame.
Celle ci nous donne des conseils pour anticiper l'arrivée dans la grosse pomme, car, dit elle, ce n'est pas comme en France, il n'y a pas d'annonce dans le train.
Les trains américains sont confortables, pas très rapides, et pas onéreux du tout. Il y a de l'espace pour étendre les jambes, des repose-pieds, des appuie jambes.
Les valises sont près de nous, le placement est libre. Seuls les sièges qui se font face ( quatre personnes donc ) sont réservés pour des groupes de trois ou quatre ) On y est davantage secoués que dans les trains français.
NEW YORK
Nous arrivons à Pen Station à l'heure, et rejoignons à pieds notre Hôtel, qui n'est pas très éloigné.
Après s'être rafraîchis un peu, et rangé nos valises, nous ressortons afin de commencer les pérégrinations dans cette ville, que nous connaissons déjà et qui est si fascinante.
Nous avions acheté, comme il se doit, le New York City Pass, sur Internet, qui nous permet, à moindre coût, de profiter de beaucoup d'attractions et sites.
Grand Central, gare impressionnante pour son hall immense et sa voûte étoilée. Chrysler Building, la Cathédrale Saint Patrick, le Top of The Rock ( où nous réservons notre prochaine montée ), la boutique Apple, tout près de Central Park, gigantesque magasin avec une foule venue célébrer l'arrivée du dernier I Phone, montée à l'Empire State Building de jour, Times Square et ses lumières ( nous ne pourrons résister face à l'attirance qu'exerce sur nous le M&M’s Store ), puis retour à l'Empire de nuit.



Premier après midi bien rempli, les pieds sont fatigués, mais nous sommes ravis.
6ème Journée
Nous avons opté pour une carte de Métro rechargeable, afin de ménager nos jambes. La Pay-Per-Ride MetroCard. Achat aux machines automatiques. La carte coûte 1$ et le trajet revient à 2.75$. La carte peut être rechargée du montant que l'on souhaite. Le paiement se fait en CB ou avec des billets. En revanche, à un moment de la transaction, un ZIP code est demandé, il faut mettre 99999 ou 00000.
Direction L'Hôtel de Ville de New York, puis nous marchons vers les lieux de mémoire du 11 Septembre.
En chemin, nous entrons dans la Chapelle Saint Paul, où nous profitons d'un petit déjeuner gentiment offert par les fidèles ( donut de couleur rouge absolument délicieux ) Nous avons également découvert l'Oculus, au pied de la tour One World Trade Center, la nouvelle gare du World Trade Center mérite elle aussi la visite ! Son architecture est très futuriste. L'architecte est aussi l’auteur de la gare TGV Saint-Exupéry à Lyon et de la gare Liège-Guillemins.
Une matinée est bien nécessaire pour le Mémorial et le Musée. Le Mémorial est gratuit, en plein air, mais le musée est payant, et inclus dans notre City Pass. Ce n'est pas une visite très gaie, car l'émotion est palpable à tous les instants.


Au sortir de ces lieux empreints de mémoire, nous découvrons Brookfield Place et les 16 palmiers du Hall lumineux et luxueux de son Centre Commercial, et sa boutique française Le District juste à l'entrée à gauche . Le prix exorbitant des crêpes nous a horrifiés.
Longer l'Hudson ensuite a été très agréable, pour rejoindre Battery Park où nous embarquons pour Miss Liberty, Séances photos, avec vue magique sur la skyline, c'est obligé. C'est truffé de touristes, évidemment.
Puis encore une vedette pour gagner Le Musée de L'Immigration.
Au retour, nous marchons dans le quartier des affaires, impossible de photographier le Charging Bull tant la file d'attente de touristes asiatiques est longue. Un petit arrêt devant la New York Stock Exchange, et il faut songer à notre dîner.
Pourquoi ne pas sacrifier à ce phénomène de mode qu'est le restaurant Shake Shack au milieu du Madison Square Park ? Beaucoup de monde, le personnel est débordé, c'est cher, et nous avons attendu 35 minutes pour obtenir les hamburgers commandés.
On y mange dehors, dans le parc, c'est bien agréable. Vu l'affluence, difficile de dégoter tables et chaises .
Retour en métro.
7ème Journée
Métro direction Chinatown.
Assez décevant, nous trouvons que le quartier est moins dépaysant que nous l'avions trouvé lors de notre premier passage en 2009.
Nous déambulons dans les petites rues, par exemple Doyers Street ( rue emblématique de la guerre des gangs qui ensanglanta le quartier dans les années 30 ) , saluons la statue de Confucius, et pénétrons dans le Temple Mahayana.
Longer l'East River nous conduit au Pier 11 où nous prenons un Ferry pour 2.75 $ direction Brooklyn. La navette fluviale est reconnaissable avec ses deux couleurs : bleu et blanc. Se balader dans le quartier de DUMBO est bien plaisant. Nous réussissons à trouver le lieu où prendre la fameuse photo où L'Empire State Building s'insère au milieu d'une pile du Manhattan Bridge.

La promenade si vantée de Brooklyn Heights ne fait que 600 mètres... Des bancs nous accueillent afin de profiter de la vue magnifique sur la Skyline. Retour par le mythique Pont de Brooklyn, à pieds, en prenant notre temps, et de jolies photos.
Nos pieds supplient de faire une halte dans le parc du City Hall ou de nombreux écureuils évoluent avec bonheur.
Au retour nous prenons le métro et faisons une halte au Flatiron Building. Puis marchons vers La Poste Centrale ( immeuble construit en 1912 ), et le Madison Square Garden juste devant.

Enfin, nous sommes entrés dans la New York Public Library, à la salle de lecture aux dimensions impressionnantes. Ce lieu est également mis en valeur dans plusieurs films : dans Le Jour d’après, Le Secret de la planète des singes ou encore SOS Fantômes. Grâce à tous ces films, c’est peut-être la bibliothèque la plus iconique du monde. A l’époque de sa construction en 1911, c’était le plus grand bâtiment de marbre des Etats-Unis.
La journée se termine par le Top of The Rock de nuit, magique et fascinant.

8ème Journée
Je l'avais souhaité très "New York autrement"
Central Park à vélo. Devant l'entrée du parc, un rabatteur nous interpelle. Sur le coup, nous nous braquons, mais en fait, c'est une très bonne affaire : comme nous sommes quatre, le gars nous fait un bon prix. 2 heures et 10 $ chacun. Antivol inclus, plan de visite, et vélos en bon état.
En fait, les 2 heures passent très vite, il ne faut pas traînasser. Nous avons quand même eu le temps de voir les principaux centres d'intérêt : Balto Statue, la Fontaine de Bethesda, le Bowbridge, le Belvedere Castle, Alice aux Pays des Merveilles, Strawberry Fields, hommage à John, Lennon.

C'est immense et il y a des endroits où on peut oublier que nous sommes au sein d'une mégapole.
La High Line à pieds. C'est chouette, çà change le regard sur la ville. Je préfère la promenade plantée parisienne, mais celle ci vaut le déplacement. Ancienne voie ferrée datant de 1930, le dernier train y a roulé en 1980. Nous avons commencé par la partie nord. 2,3 km à flâner au milieu des immeubles, en hauteur.
Notre séjour aux Etats Unis a été très actif et riche en découvertes. Les américains sont gentils, proposent leur aide aux touristes pour s'orienter. Les toilettes sont toujours propres, et gratuites équipées de savon et papier. Nous avons énormément de progrès à faire, dans ce domaine. Les distributeurs de cash nous ont causé quelques soucis : à chaque retrait, une commission d'un montant de 3$ annoncée par la machine nous a dissuadé de terminer les transactions. Nous avons opté à chaque achat le paiement par CB, même les petits montants. Seule banque qui ne pratique pas cette commission: la Suntrust à Washington.
NIAGARA FALLS
9ème Journée
Retour à la gare de Penn Station pour prendre un train pour Niagara Falls. Ce trajet nous a coûté 47.25€ par personne. Le paysage est très reposant , le train longe l'Hudson très longtemps. La température est très fraîche à bord du train, encore cette climatisation... Les vêtements chauds et même les bonnes chaussettes, sont les bienvenus.
La chambre de notre Hôtel à Niagara Falls a vue sur les chutes américaines.
A notre arrivée, nous descendons la côte pour longer la rivière, et parvenir tout près de ce fabuleux endroit. Le grondement, la puissance, nous attire. L'eau commence à s'exciter quelques mètres en amont, elle laisse pressentir toute la grandeur du phénomène. Bruit assourdissant, nuée blanche, jeux de couleurs sur l'eau... personne ne parle, la nature impose le silence. Fascinantes chutes du Niagara, souvent mortelles, lorsque, plus d'une centaine de fois par année, des êtres humains désespérés s'y jettent...
Après cette rafraîchissante balade, nous partons vers Clifton Hill, cette rue qui nous fait penser à Las Vegas. Lumières, décors extravagants, parc d'attraction, nous avons dîné dans un Burger King qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable. Les toilettes y étaient sales, et le burger à peine chaud.
10ème Journée
Pourquoi ne pas commencer par l'inévitable croisière au pied des chutes, vêtus de l'ineffable poncho de couleur, censé nous protéger de l'eau ?

Ces moments incroyables au plus prêts de la fureur des eaux a beaucoup plu.
Nous avons ensuite longé le fleuve pour atteindre le joli centre ville de Niagara. Queen Street est malconnu, et c'est dommage. Les touristes oublient de passer par ce quartier tranquille, encore authentique.
Avant de regagner l'hôtel, dernier tour vers ce lieu qui agit tel un aimant sur les touristes.

Notre voyage s'achève, demain un car que nous prendrons à la gare de Niagara ( routière désormais uniquement ) nous conduira vers Toronto, vers l'aéroport.
Ce car, de la société Greyhound, est à l'heure. Nous avons eu le temps de passer juste avant à Moodie's Bakery 4552 Queen St, tout près de la gare, où une bien sympathique boulangère, nous vend, pour un prix très raisonnable ( 12 dollars canadiens ) deux cafés, deux sodas, deux excellents croissants au chocolat, et des gâteaux qui nous ont fait penser à des choux.
Les vacances sont terminées, il nous faut rentrer et reprendre nos habitudes, et songer...à une nouvelle destination qui nous fera rêver !
A la gare TGV de Roissy, bienvenue en France : les toilettes sont sales et il faut payer 0.90€ !
Aller : United Airlines Retour : Air Canada
Hotel Washington : High Road Hostel 1804 Belmont Street
Hotel New York : Hotel 31 120 E 31st St
Hotel Niagara Falls : Hilton 6361 Fallsview Blvd
Arrivant de Bretagne en TGV, nous avons passé la nuit avant le départ à l'Hôtel Ibis Budget de Roissy ( 42 € +2 € de taxe de séjour. ) . En 15 à 20 minutes la navette Blue Line gratuite au départ de l'Aéroport nous y a conduit. Cet Hôtel est convenable, cela suffit bien pour une nuit. Juste à côté, un Courtepaille permet de dîner sans avoir à chercher.
WASHINGTON
Le vol avec United Air Lines s'est bien passé. Il y a de l'espace pour les jambes et le repas était correct.
A l'arrivée à Dulles, nous avons fait appel à un UBER qui nous a conduit jusqu'à notre Hôtel.
Le High Road Hostel est situé dans un quartier animé le soir. Beaucoup de bars et restaurants. C'est une auberge de jeunesse, nous découvrons le concept, mais allons vite nous habituer. Des soirées à thème permettent aux résidents de lier conversation. Ainsi, nous avons profité d'une soirée pâtes, un bol de pâtes au fromage offert, d'une soirée bière, une bière gratuite. C'est sympa et convivial.
1ère Journée
Nous avons opté pour la location de vélo Bikeshare. 17 $ par personne pour trois jours sans supplément à condition d'utiliser le vélo moins de 30 mn, et d'en utiliser un autre, ainsi de suite. Si les règles d'utilisation sont bien respectées, si on dispose d'un bon portable récent et si l'application Bikeshare et la géolocalisation sont téléchargées, c'est impec.
Pour être sûr de bien l’amarrer, il faut pousser la roue avant du vélo à fond dans la station de vélo et regarder le feu vert clignoter. Le voyant vert indique que le vélo est bien fixé dans le dock. Si le voyant jaune sur le quai de vélo reste allumé ou si une lumière rouge apparaît, il faut tirer le vélo et essayer de remettre le vélo sur un autre dock vide.
Nous avions, sur Internet, réservé la visite du Capitole le matin, cela en valait la peine. Grâce à un tunnel entre Le Capitole et La Librairie du Congrès, nous avons évité un deuxième contrôle des sacs, et visité celle ci, magnifique. Le plafond, le Hall, le vue sur la salle de lecture principale.

A deux pas se trouve la monumentale gare d'Union Station, devant, la Liberty Bell et la Fontaine de Christophe Colomb. Cette gare, construite en 1907, accueille 25 millions de visiteurs par an.
C'est au sous sol de la Gare que nous avons déjeuné. Il y a un Food Court, c'est bien pensé, ce concept d'aire de restauration car au même endroit se concentrent tout plein de stands de restauration différents, et on s'attable au milieu. C'est convivial et sympa.
Après être passés devant le bâtiment du FBI, nous sommes montés en haut de la Old Post Office, à présent Hôtel Trump. C'est une façon intéressante de voir Washington de haut, et c'est gratuit. On a juste eu du mal à trouver l'entrée.
Incontournable Maison Blanche, puis le Washington Monument, le Lincoln Mémorial, le Korean War Mémorial, le Martin Luther King Mémorial, le Franklin Delanoe Roosevelt Mémorial, le Thomas Jefferson Mémorial.



Le vélo nous a permis de gagner du temps, et la journée a été bien remplie.
Revenus à l'Auberge de Jeunesse avec un dîner de salades achetées en supermarché à côté, nous nous sommes installés sur les chaises à l'extérieur. C'est très agréable, mais il est nécessaire de se prémunir contre les moustiques. En effet, dans cette majestueuse ville, à la nuit tombante, de vilains petits moustiques attaquent sévèrement toute surface de peau.
2ème Journée
Nous avions réservé, sur Internet, la visite guidée du Pentagone.
A vélo depuis notre Hôtel, nous nous y sommes rendus. Ce bâtiment, construit dans les années 40, est tellement immense que nous avons eu un peu de difficultés à trouver l'endroit pour déposer les Bikeshare d'où un petit dépassement de 2 dollars chacun. C'est de notre faute car, sur l'appli, c'est bien indiqué.
Visite très très encadrée, c'est normal. Elle est en langue anglaise. et dure une heure.
C'est impressionnant quand même de se dire que nous sommes au cœur du bâtiment qui abrite le commandement militaire des armées des États-Unis.
La visite s'achève par une chapelle ouverte à tous, sur les cendres du Pentagone, à l’endroit précis où le vol 77 d’American Airlines percuta l’immeuble, tuant 184 personnes.
Après avoir repris nos bicyclettes, la journée s'est poursuivie par la découverte du Cimetière Militaire d'Arlington.
C'est très agréable de déambuler parmi ces plus de 250 000 tombes, grâce au dépliant remis à l'entrée. C'est calme, propre et, surprenant par son relief de collines. Nous avons assisté à la relève de la garde près du soldat inconnu, vu les tombes des Kennedy, un bel amphithéâtre en marbre. C'est très solennel.

Plusieurs mémoriaux, là encore, par exemple l'US Marine Corps War Memorial, qu'on voit dans beaucoup de films.
Et le Grand Carillon Hollandais, donné aux États-Unis par les Pays Bas. Cette tour, avec 50 cloches, a été offerte en remerciement de l'aide fournie pendant la Seconde Guerre mondiale. Les cloches sonnent régulièrement .
3ème Journée
Visite de la Cour Suprême, siège du pouvoir judiciaire. Bel escalier en spirale, je le pensais plus grand, et moins caché.
Visite des Archives Nationales. Les trois documents les plus importants de l'Histoire des États-Unis y sont exposés : la Déclaration d'Indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits (Bill of Rights). Ces documents, ainsi que l'original de la Magna Carta de 1297 signé par Edward I, sont exposés dans la Rotonde, une pièce spécialement conçue pour disposer ces documents au public. La pièce est sombre pour conserver les documents dans le meilleur état possible. Inutile de préciser que les photos sont interdites et que le site est gardé comme un Trésor.
Petit tour dans Chinatown, décevant, mais seul endroit où trouver facilement des cartes postales et autres souvenirs pas trop chers.
Maison Blanche puis déjeuner auprès d'un Food Truck.

A vélo toujours, nous avons gagné Georgetown, quartier intéressant, calme, auprès de l'Université du même nom. Pour celà nous avons roulé le long du Potomac, découvert Washington Harbour, bel endroit bien aménagé, bars, restaurants. C'est plaisant.
A Georgetown, avons gravi l'escalier du célèbre du film L'Exorciste, admiré le Hall et la jolie chapelle de l'Université, et découvert le Canal C&O.
Après dîner, avec courage, nous sommes redescendus à vélo encore, admirer cette solennelle ville de nuit. C'est indubitablement un grand moment.


Voilà, les vélos sont remisés. Pour le prix, et le plaisir que nous avons eu, c'était le bon plan.
4ème Journée
Consacrée entièrement au Musée de l'Aviation à Dulles. Vue la distance à parcourir, nous avons utilisé l'application UBER.
Le musée est gratuit, comme la plupart des sites de Washington.
Même sans être spécialement passionné des aéronefs, il y a là de quoi nous occuper quelques heures . Des premiers avions jusqu'à la navette Discovery, en passant par le tristement célèbre B29, et le Concorde, j'en passe car l'énumération serait trop longue.

Dommage que l'espace restauration est réduite à un Mac Do très moyen en qualité. Pas le choix, mais nous ne sommes pas venus pour la gastronomie.
Fin de notre découverte de cette capitale étonnante.
Les moustiques tous les soirs nous ont laissé des souvenirs sur nos jambes et bras. Nous avons été surpris de voir de nombreux rats autour des poubelles, dans les parcs pas très éloignés des restaurants. Parait que Washington n'est pas la seule grande ville gagnée par ce fléau.
La climatisation à outrance nous a pas mal gênés, autant dans l'Hôtel qu'au sein des sites, des magasins. Des frigos !
5ème Journée
Il nous faut rejoindre la gare d'Union Station afin de prendre le train pour New York. Ce trajet nous a coûté 78.25€ par personne.
Nous y allons à pieds, presque une heure de marche. Une file très longue s'étire dans la gare, nous sommes perplexes, c'est bien celle pour New York, nous rassure une gentille dame.
Celle ci nous donne des conseils pour anticiper l'arrivée dans la grosse pomme, car, dit elle, ce n'est pas comme en France, il n'y a pas d'annonce dans le train.
Les trains américains sont confortables, pas très rapides, et pas onéreux du tout. Il y a de l'espace pour étendre les jambes, des repose-pieds, des appuie jambes.
Les valises sont près de nous, le placement est libre. Seuls les sièges qui se font face ( quatre personnes donc ) sont réservés pour des groupes de trois ou quatre ) On y est davantage secoués que dans les trains français.
NEW YORK
Nous arrivons à Pen Station à l'heure, et rejoignons à pieds notre Hôtel, qui n'est pas très éloigné.
Après s'être rafraîchis un peu, et rangé nos valises, nous ressortons afin de commencer les pérégrinations dans cette ville, que nous connaissons déjà et qui est si fascinante.
Nous avions acheté, comme il se doit, le New York City Pass, sur Internet, qui nous permet, à moindre coût, de profiter de beaucoup d'attractions et sites.
Grand Central, gare impressionnante pour son hall immense et sa voûte étoilée. Chrysler Building, la Cathédrale Saint Patrick, le Top of The Rock ( où nous réservons notre prochaine montée ), la boutique Apple, tout près de Central Park, gigantesque magasin avec une foule venue célébrer l'arrivée du dernier I Phone, montée à l'Empire State Building de jour, Times Square et ses lumières ( nous ne pourrons résister face à l'attirance qu'exerce sur nous le M&M’s Store ), puis retour à l'Empire de nuit.



Premier après midi bien rempli, les pieds sont fatigués, mais nous sommes ravis.
6ème Journée
Nous avons opté pour une carte de Métro rechargeable, afin de ménager nos jambes. La Pay-Per-Ride MetroCard. Achat aux machines automatiques. La carte coûte 1$ et le trajet revient à 2.75$. La carte peut être rechargée du montant que l'on souhaite. Le paiement se fait en CB ou avec des billets. En revanche, à un moment de la transaction, un ZIP code est demandé, il faut mettre 99999 ou 00000.
Direction L'Hôtel de Ville de New York, puis nous marchons vers les lieux de mémoire du 11 Septembre.
En chemin, nous entrons dans la Chapelle Saint Paul, où nous profitons d'un petit déjeuner gentiment offert par les fidèles ( donut de couleur rouge absolument délicieux ) Nous avons également découvert l'Oculus, au pied de la tour One World Trade Center, la nouvelle gare du World Trade Center mérite elle aussi la visite ! Son architecture est très futuriste. L'architecte est aussi l’auteur de la gare TGV Saint-Exupéry à Lyon et de la gare Liège-Guillemins.
Une matinée est bien nécessaire pour le Mémorial et le Musée. Le Mémorial est gratuit, en plein air, mais le musée est payant, et inclus dans notre City Pass. Ce n'est pas une visite très gaie, car l'émotion est palpable à tous les instants.


Au sortir de ces lieux empreints de mémoire, nous découvrons Brookfield Place et les 16 palmiers du Hall lumineux et luxueux de son Centre Commercial, et sa boutique française Le District juste à l'entrée à gauche . Le prix exorbitant des crêpes nous a horrifiés.
Longer l'Hudson ensuite a été très agréable, pour rejoindre Battery Park où nous embarquons pour Miss Liberty, Séances photos, avec vue magique sur la skyline, c'est obligé. C'est truffé de touristes, évidemment.
Puis encore une vedette pour gagner Le Musée de L'Immigration.
Au retour, nous marchons dans le quartier des affaires, impossible de photographier le Charging Bull tant la file d'attente de touristes asiatiques est longue. Un petit arrêt devant la New York Stock Exchange, et il faut songer à notre dîner.
Pourquoi ne pas sacrifier à ce phénomène de mode qu'est le restaurant Shake Shack au milieu du Madison Square Park ? Beaucoup de monde, le personnel est débordé, c'est cher, et nous avons attendu 35 minutes pour obtenir les hamburgers commandés.
On y mange dehors, dans le parc, c'est bien agréable. Vu l'affluence, difficile de dégoter tables et chaises .
Retour en métro.
7ème Journée
Métro direction Chinatown.
Assez décevant, nous trouvons que le quartier est moins dépaysant que nous l'avions trouvé lors de notre premier passage en 2009.
Nous déambulons dans les petites rues, par exemple Doyers Street ( rue emblématique de la guerre des gangs qui ensanglanta le quartier dans les années 30 ) , saluons la statue de Confucius, et pénétrons dans le Temple Mahayana.
Longer l'East River nous conduit au Pier 11 où nous prenons un Ferry pour 2.75 $ direction Brooklyn. La navette fluviale est reconnaissable avec ses deux couleurs : bleu et blanc. Se balader dans le quartier de DUMBO est bien plaisant. Nous réussissons à trouver le lieu où prendre la fameuse photo où L'Empire State Building s'insère au milieu d'une pile du Manhattan Bridge.

La promenade si vantée de Brooklyn Heights ne fait que 600 mètres... Des bancs nous accueillent afin de profiter de la vue magnifique sur la Skyline. Retour par le mythique Pont de Brooklyn, à pieds, en prenant notre temps, et de jolies photos.
Nos pieds supplient de faire une halte dans le parc du City Hall ou de nombreux écureuils évoluent avec bonheur.
Au retour nous prenons le métro et faisons une halte au Flatiron Building. Puis marchons vers La Poste Centrale ( immeuble construit en 1912 ), et le Madison Square Garden juste devant.

Enfin, nous sommes entrés dans la New York Public Library, à la salle de lecture aux dimensions impressionnantes. Ce lieu est également mis en valeur dans plusieurs films : dans Le Jour d’après, Le Secret de la planète des singes ou encore SOS Fantômes. Grâce à tous ces films, c’est peut-être la bibliothèque la plus iconique du monde. A l’époque de sa construction en 1911, c’était le plus grand bâtiment de marbre des Etats-Unis.
La journée se termine par le Top of The Rock de nuit, magique et fascinant.

8ème Journée
Je l'avais souhaité très "New York autrement"
Central Park à vélo. Devant l'entrée du parc, un rabatteur nous interpelle. Sur le coup, nous nous braquons, mais en fait, c'est une très bonne affaire : comme nous sommes quatre, le gars nous fait un bon prix. 2 heures et 10 $ chacun. Antivol inclus, plan de visite, et vélos en bon état.
En fait, les 2 heures passent très vite, il ne faut pas traînasser. Nous avons quand même eu le temps de voir les principaux centres d'intérêt : Balto Statue, la Fontaine de Bethesda, le Bowbridge, le Belvedere Castle, Alice aux Pays des Merveilles, Strawberry Fields, hommage à John, Lennon.

C'est immense et il y a des endroits où on peut oublier que nous sommes au sein d'une mégapole.
La High Line à pieds. C'est chouette, çà change le regard sur la ville. Je préfère la promenade plantée parisienne, mais celle ci vaut le déplacement. Ancienne voie ferrée datant de 1930, le dernier train y a roulé en 1980. Nous avons commencé par la partie nord. 2,3 km à flâner au milieu des immeubles, en hauteur.
Notre séjour aux Etats Unis a été très actif et riche en découvertes. Les américains sont gentils, proposent leur aide aux touristes pour s'orienter. Les toilettes sont toujours propres, et gratuites équipées de savon et papier. Nous avons énormément de progrès à faire, dans ce domaine. Les distributeurs de cash nous ont causé quelques soucis : à chaque retrait, une commission d'un montant de 3$ annoncée par la machine nous a dissuadé de terminer les transactions. Nous avons opté à chaque achat le paiement par CB, même les petits montants. Seule banque qui ne pratique pas cette commission: la Suntrust à Washington.
NIAGARA FALLS
9ème Journée
Retour à la gare de Penn Station pour prendre un train pour Niagara Falls. Ce trajet nous a coûté 47.25€ par personne. Le paysage est très reposant , le train longe l'Hudson très longtemps. La température est très fraîche à bord du train, encore cette climatisation... Les vêtements chauds et même les bonnes chaussettes, sont les bienvenus.
La chambre de notre Hôtel à Niagara Falls a vue sur les chutes américaines.
A notre arrivée, nous descendons la côte pour longer la rivière, et parvenir tout près de ce fabuleux endroit. Le grondement, la puissance, nous attire. L'eau commence à s'exciter quelques mètres en amont, elle laisse pressentir toute la grandeur du phénomène. Bruit assourdissant, nuée blanche, jeux de couleurs sur l'eau... personne ne parle, la nature impose le silence. Fascinantes chutes du Niagara, souvent mortelles, lorsque, plus d'une centaine de fois par année, des êtres humains désespérés s'y jettent...
Après cette rafraîchissante balade, nous partons vers Clifton Hill, cette rue qui nous fait penser à Las Vegas. Lumières, décors extravagants, parc d'attraction, nous avons dîné dans un Burger King qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable. Les toilettes y étaient sales, et le burger à peine chaud.
10ème Journée
Pourquoi ne pas commencer par l'inévitable croisière au pied des chutes, vêtus de l'ineffable poncho de couleur, censé nous protéger de l'eau ?

Ces moments incroyables au plus prêts de la fureur des eaux a beaucoup plu.
Nous avons ensuite longé le fleuve pour atteindre le joli centre ville de Niagara. Queen Street est malconnu, et c'est dommage. Les touristes oublient de passer par ce quartier tranquille, encore authentique.
Avant de regagner l'hôtel, dernier tour vers ce lieu qui agit tel un aimant sur les touristes.

Notre voyage s'achève, demain un car que nous prendrons à la gare de Niagara ( routière désormais uniquement ) nous conduira vers Toronto, vers l'aéroport.
Ce car, de la société Greyhound, est à l'heure. Nous avons eu le temps de passer juste avant à Moodie's Bakery 4552 Queen St, tout près de la gare, où une bien sympathique boulangère, nous vend, pour un prix très raisonnable ( 12 dollars canadiens ) deux cafés, deux sodas, deux excellents croissants au chocolat, et des gâteaux qui nous ont fait penser à des choux.
Les vacances sont terminées, il nous faut rentrer et reprendre nos habitudes, et songer...à une nouvelle destination qui nous fera rêver !
A la gare TGV de Roissy, bienvenue en France : les toilettes sont sales et il faut payer 0.90€ !
Pérégrinations namibiennes: orange is the new black? English translation pending
Encore un carnet sur la Namibie…. Purée ça saoule un peu à la fin….
Je vous répondrai : qu’importe le voyage pourvu qu’on ait l’ivresse.
En tout cas, soyez rassurés (ou pas) ce récit ne sera pas aussi « en direct » que celui de Tidju, pas aussi « fleuri d’expressions » que celui de Tahie (j’adore ton Nom di chtoupette), pas aussi « exhaustif et documenté » que celui de Rouquine…
Sans parler de toutes les magnifiques photos que ces trois là (et bien d’autres avant eux) ont déjà balancées sur ce forum. Bref il sera, je pense, à notre image, un peu dilettante….🤪 Soyez indulgents...
Nous avons voyager en juillet août et aussi en couple (59 et 55); l'un n'empêchant pas l'autre.😉
Et contrairement à la plupart des membres participant au VF Namibie nous n’avons pas opté pour le logement en tente sur le toit.
Nous dormirons les 30 nuits en « dur » dans différents lodges, guestfarms ou guesthouses
De plus nous avons choisi d’adopter un rythme peu soutenu (nous restons quasi chaque fois 2 nuits au même endroit) et des étapes courtes.
Voici notre itinéraire (5550 km quand même) :
Windhoek - Mariental - -Luderitz 2 nuits - Tirasberge 2 nuits - Sesriem 2 nuits
Rantberge 2 nuits - Swakopmund 2 nuits - Brandberg 2 nuits - Grootberg 2 nuits
Camp Aussicht - Opuwo - Epupa Falls 2 nuits - Kunene River Lodge 2 nuits - Kamanjab
Etosha Okaukuejo 2 nuits - Etosha Namutomi 2 nuits - Otjiwarango - Okondjima - WindhoekVoyage en Namibie en octobre 2018 English translation pending
Bonsoir tout le monde

En Octobre 2018 nous avons fait un superbe voyage en Namibie entre déserts, safaris, et observations animalières. Nous ne l’avons pas fait en individuel comme c’est le cas sur ce forum mais j’ai quand même envie de le partager avec vous. Etant conscients que le montage, repliage de la tente sur le toit ce n’était pas pour nous, que nous n’avions jamais conduit sur piste ni même un 4 /4, mais surtout que si nous crevions nous n’aurions pas la force de changer la roue, nous avons opté pour un safari organisé par une agence en France que nous connaissions et ne l’avons pas regretté. Pour convenance personnelle nous sommes partis de Londres et retour à Paris. Nous retrouvons donc certains de nos co-équipiers à Londres, d'autres a Johannesburg et les 2 derniers à Windhoeck. Nous sommes 14 personnes répartis en deux 4/4 y compris nos deux Chauffeurs-Guides francophones et une Accompagnatrice. Nous logeons en bungalow.
Si notre circuit vous intéresse vous pouvez voir le récit complet avec photos ici
Bristol - Londres - JohannesburgWindhoek - Omaruru Omaruru - Mushara Bush camps (près entrée est du parc National d'Etosha) Parc National d'Etosha (Okaukuejo Lodge) Parc National d'Etosha - Hobatère Lodge (sortie Ouest du Parc) Hobatere Lodge -Epupa Falls Epupa Falls et les alentours(visite Himbas chutes) Epupa Epupa - Palmwag - Grooteberg Lodge Grootberg Lodge - Twyfelfontein Twyfelfontein - Swakopmund Swakopmund - Wallis Bay - Swakopmund Swakopmund - Sesriem - Sossus Lodge Désert du Namib (Sossus Lodge) Sossus Lodge - Windhoek Windhoek - Paris
7 Octobre
Bristol – Londres – Johannesburg
A Londres nous retrouvons 3 de nos compagnons de voyage partis de Paris ainsi que Caroline notre Guide.Nous voyageons sur un A380, c’est une première pour nous deux. Nous avons réservé des places duo au 1er étage. Ce qui est bien du côté hublot, c’est qu’ il y a un grand coffre où l’on peut mettre ses affaires. Il y a aussi un peu plus de place pour les jambes. Notre avion décolle à 19 h 05. Peu après le décollage on nous sert une boisson, jus de fruits ou autres, puis le dîner. C’est parti pour 12 heures de vol pour Johannesburg notre escale avant d’arriver à Windhoek.
8 Octobre
Johannesburg - Windhoek -Omaruru
Petit à petit tout le monde s’éveille et on nous sert le petit déjeuner.Nous arrivons à Johannesburg à 8 h 10 mn. heure locale. Notre avion pour Windhoek est à midi. Nous retrouvons nos compagnons de voyage.
Nous arrivons à 14 h 00 à Windhoek, il fait gris. Il y a du monde pour passer les formalités, pour mes compagnons de voyage c’est rapide, mais pour moi c’est plus long, je ne sais pas pourquoi, enfin il tamponne mon passeport, ouf je peux rejoindre les autres. A la sortie de l’aéroport les 2 dernières personnes du groupe nous attendent ainsi que nos 2 Chauffeurs –Guides Blandine et Rédemptus. Tout le monde se présente et nous montons dans les deux 4×4 direction Omaruru.
C’est parti pour Omaruru notre étape de ce soir. Premier arrêt au marché artisanal de Okahandja. A peine arrivés tout le monde veut nous attirer à son stand, c’est notre première journée en Namibie je voulais juste regarder tranquillement ce qu’ils vendaient.
Vers 18 h 45 mn, nous prenons la piste vers Omaruru avec un magnifique soleil couchant.
Dîner et nuit à Omaru Game Lodge. Il est situé dans une réserve privée à 15 km au Nord-Est d’Omaruru. Il est construit en style africain avec un toit de chaume. Les chambres et le restaurant sont organisés autour d’un point d’eau. Très beau lodge et très bon repas.Quelques animaux sont là, zèbres, oryx, etc. quel spectacle !



En Octobre 2018 nous avons fait un superbe voyage en Namibie entre déserts, safaris, et observations animalières. Nous ne l’avons pas fait en individuel comme c’est le cas sur ce forum mais j’ai quand même envie de le partager avec vous. Etant conscients que le montage, repliage de la tente sur le toit ce n’était pas pour nous, que nous n’avions jamais conduit sur piste ni même un 4 /4, mais surtout que si nous crevions nous n’aurions pas la force de changer la roue, nous avons opté pour un safari organisé par une agence en France que nous connaissions et ne l’avons pas regretté. Pour convenance personnelle nous sommes partis de Londres et retour à Paris. Nous retrouvons donc certains de nos co-équipiers à Londres, d'autres a Johannesburg et les 2 derniers à Windhoeck. Nous sommes 14 personnes répartis en deux 4/4 y compris nos deux Chauffeurs-Guides francophones et une Accompagnatrice. Nous logeons en bungalow.
Si notre circuit vous intéresse vous pouvez voir le récit complet avec photos ici
Bristol - Londres - JohannesburgWindhoek - Omaruru Omaruru - Mushara Bush camps (près entrée est du parc National d'Etosha) Parc National d'Etosha (Okaukuejo Lodge) Parc National d'Etosha - Hobatère Lodge (sortie Ouest du Parc) Hobatere Lodge -Epupa Falls Epupa Falls et les alentours(visite Himbas chutes) Epupa Epupa - Palmwag - Grooteberg Lodge Grootberg Lodge - Twyfelfontein Twyfelfontein - Swakopmund Swakopmund - Wallis Bay - Swakopmund Swakopmund - Sesriem - Sossus Lodge Désert du Namib (Sossus Lodge) Sossus Lodge - Windhoek Windhoek - Paris
7 Octobre
Bristol – Londres – Johannesburg
A Londres nous retrouvons 3 de nos compagnons de voyage partis de Paris ainsi que Caroline notre Guide.Nous voyageons sur un A380, c’est une première pour nous deux. Nous avons réservé des places duo au 1er étage. Ce qui est bien du côté hublot, c’est qu’ il y a un grand coffre où l’on peut mettre ses affaires. Il y a aussi un peu plus de place pour les jambes. Notre avion décolle à 19 h 05. Peu après le décollage on nous sert une boisson, jus de fruits ou autres, puis le dîner. C’est parti pour 12 heures de vol pour Johannesburg notre escale avant d’arriver à Windhoek.
8 Octobre
Johannesburg - Windhoek -Omaruru
Petit à petit tout le monde s’éveille et on nous sert le petit déjeuner.Nous arrivons à Johannesburg à 8 h 10 mn. heure locale. Notre avion pour Windhoek est à midi. Nous retrouvons nos compagnons de voyage.
Nous arrivons à 14 h 00 à Windhoek, il fait gris. Il y a du monde pour passer les formalités, pour mes compagnons de voyage c’est rapide, mais pour moi c’est plus long, je ne sais pas pourquoi, enfin il tamponne mon passeport, ouf je peux rejoindre les autres. A la sortie de l’aéroport les 2 dernières personnes du groupe nous attendent ainsi que nos 2 Chauffeurs –Guides Blandine et Rédemptus. Tout le monde se présente et nous montons dans les deux 4×4 direction Omaruru.
C’est parti pour Omaruru notre étape de ce soir. Premier arrêt au marché artisanal de Okahandja. A peine arrivés tout le monde veut nous attirer à son stand, c’est notre première journée en Namibie je voulais juste regarder tranquillement ce qu’ils vendaient.
Vers 18 h 45 mn, nous prenons la piste vers Omaruru avec un magnifique soleil couchant.
Dîner et nuit à Omaru Game Lodge. Il est situé dans une réserve privée à 15 km au Nord-Est d’Omaruru. Il est construit en style africain avec un toit de chaume. Les chambres et le restaurant sont organisés autour d’un point d’eau. Très beau lodge et très bon repas.Quelques animaux sont là, zèbres, oryx, etc. quel spectacle !


Traversée en kayak Nanortalik-Narsarsuaq via le fjord Tasermiut English translation pending
Un an après notre voyage en kayak gonflable à Disko au milieu des icebergs et des baleines nous sommes décidés pour retourner au Groenland. Dans ce pays grand comme quasiment 4 fois la France le choix de la « région » est un peu laborieux tant les possibilités sont nombreuses. Le fjord d’Uummannaq où je me suis rendu en hiver il y a 6 mois nous semble être formidable. Il y a un loueur (ce qui nous permettrait d’avoir un kayak rigide), des baleines, d’immenses montagnes et des icebergs en quantité. En revanche la zone est toujours sous le risque « imminent » d’un tsunami (pour une grande partie du nord du fjord). Nous craignons également l’immensité du fjord et son exposition au vent et à la houle avec en plus, selon le parcours de nombreuses traversées entre les îles dépassant les 10 km et nous ne sommes pas des kayakistes confirmés. Pour finir les températures à nos dates de congés (fin août et début septembre) risquent d’être déjà bien froides (-5/5°C) pour la pratique agréable d’un sport nautique.
Tout ceci considéré, nous continuons à imaginer des parcours avec Google Earth dans tout le pays mais les montagnes aux environs de Nanortalik sur la pointe sud du pays nous paraissent également vite idéales. Cette zone, bien desservie depuis Copenhague (vols directs !), possède de grands réseaux de fjords bien encaissés et donc protégés des caprices de la haute mer. Différents transferts en bateau proposés par la Disko Line permettent d’envisager des traversées plus ou moins longues entre les différents villages. Nous « dessinons » donc un parcours entre le village de Nanortalik et l’aéroport d’arrivée à Narsarsuaq.
Le fjord de Tasermiut apparait être le joyau du coin et ne pas s’y rendre serait bien dommage. Mais en aller-retour, visiter ce fjord nous ferait faire un détour de 140 km ! Le seul moyen d’y pagayer en restant dans les temps (15 jours de kayak) est de le parcourir en aller simple et donc de s’en échapper par la terre une fois au fond. La carte au 1/100 000e montre une vallée large et plate reliant le fond du fjord de Tasermiut à celui du Sondre Sermilik par un portage d’une petite vingtaine de kilomètres.
La traversée dans le sens Nanortalik>Narsarsuaq via le fjord de Tasermiut fait ainsi 240 km soit une bonne quinzaine de kilomètres obligatoires à effectuer pour les 15 jours de voyage. D’expérience cette distance est le compromis parfait entre les jours de rando, les jours d’avancée et la marge de sécurité. 3 portages jalonnent l’itinéraire pour un total de 30 km à effectuer à pied environ. Notre trajet passe par le village d’Ammasivik au kilomètre 160 où nous pourrons nous ravitailler. Nous ne sommes donc pas obligés d’emporter 15 jours de nourriture ce qui limite largement le poids et le volume des vivres à embarquer.
Le sud du Groenland présente également l’avantage d’avoir des températures clémentes même en septembre, pas d’ours polaire (surtout à la fin de l’été), des côtes très vertes qui contrastent avec la mer où les glaciers et de gros icebergs qui remontent depuis la côte Est le cap Farewell parfois jusqu’à Qaqortoq.
Le vol est donc réservé en mai pour la dernière semaine d’août et la première de septembre. Manque de chance, l’aller retour direct depuis Copenhague est hors de prix à nos dates mais en choisissant à l’aller un Copenhague- Narsarsuaq avec Air Greenland et un retour Narsarsuaq-Reykjavik avec Air Iceland le tarif devient plus raisonnable. C’est l’option que nous choisissons même si passer par Reykjavik complique un peu le voyage de retour sur Paris…. Depuis Narsarsuaq nous gagnerons Nanortalik en 6h de bateau. Ce trajet est réservé auprès de la Disko Line, 3 mois à l’avance, nous prenons les dernières places disponibles malgré des trajets presque quotidiens. Seulement 50 minutes séparent notre arrivée en avion et le départ du bateau mais normalement ce dernier attend les passagers… Nous prenons donc ce risque pour gagner du temps sur place. A Narsarsuaq, la présence de l’agence BlueIce tenue par un Français nous permettrait la location d’un kayak rigide mais avec 30 km de portage ce n’est pas envisageable c’est donc avec notre kayak gonflable biplace Gumotex Swing 2 que nous partons. C’est un kayak que je connais bien et avec lequel j’ai déjà effectué 2 voyages de plusieurs jours dans le grand Nord. Son seul véritable inconvénient est sa vitesse de croisière assez lente du fait de sa largeur importante et de son fond plat. Il est en revanche assez léger (14 kilos à vide) très très stable et comme tous les gonflables, facile à remettre à flot après un dessalage. C’est un kayak très robuste qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en dépit de nombreux jours d’utilisation dans des conditions parfois rudes (gel, glace, transport en avion…) Pour un poids total de 20 kilos avec tous ses équipements : pagaies, pompe, jupes et gilets compris il remplit pile un sac de 150 l. Les autres 20 kilos que nous autorise la franchise bagage sont occupés par le matériel de camping (tente 3 saisons et duvet 0°C confort) et 8 kilos de nourriture (4 kilos de muesli maison, 3 kilos de semoule complète et 1 kilo de comté). Même si tout peut se procurer sur place, cette nourriture pratique en camping et goûteuse constitue tout de même un petit plus ! En vue du portage, tout est empaqueté dans un gros sac à dos de randonnée de100 litres qui pèse à lui seul 3 kilos à vide tout de même. Nous partons avec un réchaud multi combustible gaz/essence MSR ainsi qu’un second réchaud Trangia à alcool à brûler au cas où. Cette année, nous avons également investi dans des combinaisons étanches pour le confort et la sécurité. Du fait de leur volume et de leur poids nous n’osons pas les prendre comme « accessoire » de cabine, elles occupent donc la moitié de notre bagage à main. L’autre moitié est occupée par nos vêtements Nous partons à deux (nous sommes frères) et je connais un peu la région pour avoir déjà effectué un tour en kayak en 2015 du côté de Narsaq.
Mardi 20 août Réveil avec une petite boule au ventre après le boulot c’est le départ et un couac à une seule étape et tout le voyage tombe à l’eau. Mais la première partie s’effectue sans anicroches: Chorges (05)-parking de l’hôtel Ibis de Villeurbanne où nous laissons la voiture premier « portage » à pied de 3 km entre le parking et la gare de Lyon Part Dieu Lyon-Roissy en TGV Roissy-Copenhague en avion avec Air France et nous sommes à l’hôtel à Copenhague.
Mercredi 21 août A 12h nous décollons pour Narsarsuaq que nous atteignons à 13h après 5h d’avion. Ce vol direct est un plaisir par rapport à toutes les escales nécessaires pour se rendre à d’autres destinations du Groenland. Même pas fatigués par ce court voyage, nous embarquons à l’heure dans le bateau de la Disko Line. Et à 19h avec 45 minutes d’avance nous voilà au bout du pays, sur la pointe sud, à Nanortalik.
Il fait beau, doux et nous repérons à quelques encablures du port une collinette cachée pour installer la tente.

Le gros supermarché ferme à 18h mais un autre plus petit est toujours ouvert. Il ne nous manque pas grand-chose pour compléter nos vivres. Nous achetons des sauces, du salami, du beurre, des tortillas, des biscuits et un litre d’alcool à brûler. Nous prenons en tout 10 jours de vivres ce qui nous laisse un peu de marge pour atteindre Ammasivik situé à 160 km d’ici. Nous sommes donc presque prêts à partir mais nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz. La station essence nous permettrait de partir avec ce carburant mais nous voulons quand même tenter notre chance avec le gaz dans le gros magasin. C’est quand même plus pratique que l’essence à utiliser.
Jeudi 22 août A 7h, dès l’ouverture nous sommes au magasin et bonne pioche nous trouvons du gaz. Retour au port où nous gonflons le kayak.
Il a bien survécu au transport et à 9h nous pagayons en direction du fjord de Tasermiut sous un temps correct malgré un bon plafond nuageux. Comme constaté en bateau la veille, il n’y a pas un seul iceberg en vue. L’embouchure du fjord est pourtant une zone où beaucoup viennent se bloquer. C’est aussi un endroit où passent parfois des baleines de Minke et nous sommes aux aguets. Mais tandis que nous gagnons l’entrée du fjord aucun signe de vie animale n’est observé. Le fjord est très large et nous remontons sa rive Ouest puis, nous le traversons pour tenter de se protéger du petit vent arrière qui commence à se lever. A l’abri d’un cap, la pause midi est agréable, nous mangeons notre « ration » : deux tortillas avec du salami et du beurre puis une tasse de muesli.
Juste avant le village de Tasiusaq nous repérons un talus bien plat qui parait idéal pour le bivouac. Nous montons le camp vers 16h en face de nos premiers icebergs. La marée est basse et le coin est rempli de grosses moules. Nous en ramassons une pleine casserole. Le démarrage du réchaud est inquiétant, le gaz produit une minuscule flamme bleue avec laquelle nous mettons 1h15 pour faire bouillir 3 litres d’eau ! Nous essayons divers réglages et nettoyage mais rien n’y fait le réchaud ne tire pas. Nous nous servirons de l’alcool pour tout le reste du séjour…
Vendredi 23 août Nuit claire et beau temps à 6h au réveil. Nous reprenons notre route, les montagnes commencent à être spectaculaires notamment sur la rive Est où de grandes aiguilles de granit montent vers le ciel. A l’embouchure de la rivière Kuussuaq nous hésitons à nous arrêter : c’est ici qu’il faudrait franchir un isthme de 1 km pour rejoindre un grand lac dont l’extrémité Est est bordée de la forêt Qinngua. Cette forêt naturelle si particulière mérite apparemment une visite mais cela nous ferait faire un détour de 40 km. Les arbres n’étant pas la spécificité du pays nous décidons de tracer notre route.
Vers 13h nous atteignons la vallée de Qooromiut bordée d’une immense tour rocheuse : Ulamertorsuaq. C’est un bel endroit pour planter la tente et s’offrir une demi-journée de randonnée le long de la rivière qui coule dans la vallée.
La végétation est sublime, la toundra commence à se colorer de rouge et l’eau de la rivière est d’un bleu étincelant. Le ciel est noir et très menaçant mais il ne pleut pas, nous remontons la rive gauche de la rivière jusqu’à ce que l’heure nous rappelle. Nous constatons qu’au milieu des saules et des éboulis la progression n’est pas rapide ce qui nous laisse dubitatifs pour les 20 km du portage dans quelques jours. 23h30 quelque chose gratte vers les sacs stockés à l’extérieur de la tente. Je sors et partout où le faisceau de ma lampe éclaire, une paire d’yeux me fixe. Je compte 4 renards que j’effraie comme je peux jusqu’à leur terrier situé seulement à une centaine de mètres de la tente. 1h nouvelle visite du camp je sors à nouveau et la seule chose que je peux faire est d’obstruer pour la nuit l’entrée du terrier avec une pierre. 2h30 décidément la nuit va être longue, le terrier doit avoir plusieurs entrées puisque la pierre est toujours en place mais les renards toujours autour de la tente ! A coup de rame nous les repoussons à nouveau. Ils nous laisseront tranquilles.
Samedi 24 août La nuit n’a pas été reposante du tout. II y a un bon brouillard mais nous devinons que le ciel bleu n’est pas loin. Nous retirons la pierre du terrier et constatons effectivement un autre trou quelques mètres plus loin…Nous reprenons la mer et après 2 km nous sommes en vue de la célèbre montagne en forme de M : Nalumarsortoq.

Elle émerge du brouillard dans une forêt de pics tous plus beaux les uns que les autres. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés dans cette vallée hier. D’ailleurs de nombreuses tentes sont visibles, l’endroit est réputé. La météo n’incite pas à la randonnée et nous poursuivons en kayak vers le fond du fjord. Vers midi le temps se lève alors que nous atteignons la vallée de Klosterdalen. Au pied de l’immense face Ouest de la montagne Ketil nous montons la tente dans un endroit paradisiaque.


Il est encore tôt et nous partons à pied dans la vallée. Nous sommes vite entourés de hauts bouleaux qui nous dépassent largement. Visiblement il n’y a pas que dans la forêt de Qinngua qu’on peut voir de vrais arbres au Groenland. Battus par les vents leurs troncs sont très tortueux. De retour du camp, la marée est basse et nous ramassons des moules pour agrémenter notre semoule. La cuisine est faite au feu de bois sous le soleil couchant qui illumine les sommets de la rive opposés.
Dimanche 25 août Grand ciel bleu à 6h.
Au matin, le sommet de la montagne Ketil nous apparait pour la première fois et il est blanchi par la neige. Sa face de plus de 1400 m est vraiment impressionnante, dans presque toute sa diagonale, elle est balafrée par une grosse fissure type « âge de glace ». Le chargement du kayak est maintenant une routine. Sur le pont avant, le gros sac de rangement du kayak de 150 l qui contient le gros sac de randonnée de 100 l qui contient lui-même trois sacs étanches de 30 l : deux de nourritures et un d’outillage divers (popote, réchauds, outils, pharmacie…) Sur le pont arrière deux sacs étanches de 60 l contiennent les vêtements, les baskets, la tente et le gaz. Tout est attaché avec des sangles réglables fixées au kayak via la ligne de vie. C’est beaucoup plus pratique qu’avec les tendeurs que nous utilisions les années précédentes. A l’intérieur 2 autres petits bidons contiennent également de la nourriture, un troisième est rempli par les deux duvets. Les bidons sont un peu plus durs à caler et à remplir que les sacs qui sont plus souples. Mais ils ont l’avantage d’être hermétique à tout : eau et renards notamment et au fond du kayak il y a toujours un peu d’eau provenant de nos Crocs™ lors des embarquements. Le fond du fjord n’est plus très loin et l’immense muraille glaciaire qui le ferme commence à être bien nette. Pour la première fois du séjour nous naviguons sur une mer d’huile.
Nous sommes décidés à attaquer le portage dès aujourd’hui pour anticiper la difficulté que celui-ci pourrait représenter. Mais c’est quand même avec regrets que nous regardons les nombreuses pentes douces des montagnes de la rive Ouest qui doivent offrir des panoramas spectaculaires sur les versants à pics de la rive Est. Heureusement l’arrivée au fond du fjord nous console.
La muraille glaciaire est sublime, c’est un véritable mur de glace de 1000 m de haut et de 2 km de large qui descend presque jusqu’à la mer.
Le glacier Sermitsiaq est également grandiose avec toutes ses aiguilles qui jalonnent sa descente dans un lac. Il est 10h lorsque nous touchons la plage de la vallée Tillersuaq que nous allons devoir remonter à pied. Nous déchargeons toutes les affaires, plions le kayak et répartissons le tout dans les sacs à dos. Heureusement qu’il ne pleut pas ! 1h de rangement plus tard il faut se résigner tout ne tiendra pas dans les sacs à dos. Ce n’est pas la place qui manque mais le poids, les deux sacs à dos sont donnés pour 20 kg et nous les dépassons largement. Une rupture des bretelles serait bien compliquée à gérer. Nous devrons en plus des énormes sacs sur le dos porter les dernières bricoles à la main. Les sacs sont durs à soulever, leurs poids doit avoisiner les 30 kilos. Nous nous engageons dans la vallée, pour notre plus grand bonheur la végétation est très basse rendant la marche facile.
Le rythme s’installe : 15 à 20 minutes de marche avant que les épaules ne réclament une pause de 3 à 5 minutes. La vallée est très accueillante large, plate, très verte, avec sur les côtés des montagnes et des glaciers magnifiques.

Notre progression est plus rapide que nos estimations, sûrement aux alentours de 2.5 km/h et en début de soirée nous avons parcouru 12 km. Le coin est magnifique, une belle ambiance sauvage s’est installée. Nous sommes au col et nous distinguons à la fois les montagnes du Tasermiut et celles du Sondre Sermilik, c’est très beau.
Lundi 26 août 7 km nous séparent du fjord de Sondre Sermilik, nos sacs semblent plus lourds que la veille. Nous descendons le long de la rivière alternant les passages dans des saules un peu trop hauts, des tourbières peu commodes ou des gravières de la rivière.
Sur ces petits galets la marche se déroule bien. A chaque pas nous pensons tomber nez à nez avec des bœufs musqués. Quelques bêtes ont été introduites il y a 5 ans dans la vallée et nous rencontrons de nombreuses crottes et traces mais ils restent invisibles. L’arrivée sur le fjord est un grand moment. Le ciel ne pourrait pas être plus bleu lorsque nous débouchons sur une butte parfaitement plate qui surplombe le fjord d’une dizaine de mètres.

Un bivouac parfait. Il nous a fallu deux demi-journées pour effectuer le portage. Le dos bien fatigué nous partons pour le reste de l’après midi en randonnée sur le cap de la vallée Isortoq qui culmine à 500 m d’altitude.

La vue sur notre parcours à pied et les vallées environnantes est superbe.
Le repas du soir pris au coin du feu sur l’immense plage déserte de l’estuaire de la rivière est également un moment marquant du séjour.
Le vol est donc réservé en mai pour la dernière semaine d’août et la première de septembre. Manque de chance, l’aller retour direct depuis Copenhague est hors de prix à nos dates mais en choisissant à l’aller un Copenhague- Narsarsuaq avec Air Greenland et un retour Narsarsuaq-Reykjavik avec Air Iceland le tarif devient plus raisonnable. C’est l’option que nous choisissons même si passer par Reykjavik complique un peu le voyage de retour sur Paris…. Depuis Narsarsuaq nous gagnerons Nanortalik en 6h de bateau. Ce trajet est réservé auprès de la Disko Line, 3 mois à l’avance, nous prenons les dernières places disponibles malgré des trajets presque quotidiens. Seulement 50 minutes séparent notre arrivée en avion et le départ du bateau mais normalement ce dernier attend les passagers… Nous prenons donc ce risque pour gagner du temps sur place. A Narsarsuaq, la présence de l’agence BlueIce tenue par un Français nous permettrait la location d’un kayak rigide mais avec 30 km de portage ce n’est pas envisageable c’est donc avec notre kayak gonflable biplace Gumotex Swing 2 que nous partons. C’est un kayak que je connais bien et avec lequel j’ai déjà effectué 2 voyages de plusieurs jours dans le grand Nord. Son seul véritable inconvénient est sa vitesse de croisière assez lente du fait de sa largeur importante et de son fond plat. Il est en revanche assez léger (14 kilos à vide) très très stable et comme tous les gonflables, facile à remettre à flot après un dessalage. C’est un kayak très robuste qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en dépit de nombreux jours d’utilisation dans des conditions parfois rudes (gel, glace, transport en avion…) Pour un poids total de 20 kilos avec tous ses équipements : pagaies, pompe, jupes et gilets compris il remplit pile un sac de 150 l. Les autres 20 kilos que nous autorise la franchise bagage sont occupés par le matériel de camping (tente 3 saisons et duvet 0°C confort) et 8 kilos de nourriture (4 kilos de muesli maison, 3 kilos de semoule complète et 1 kilo de comté). Même si tout peut se procurer sur place, cette nourriture pratique en camping et goûteuse constitue tout de même un petit plus ! En vue du portage, tout est empaqueté dans un gros sac à dos de randonnée de100 litres qui pèse à lui seul 3 kilos à vide tout de même. Nous partons avec un réchaud multi combustible gaz/essence MSR ainsi qu’un second réchaud Trangia à alcool à brûler au cas où. Cette année, nous avons également investi dans des combinaisons étanches pour le confort et la sécurité. Du fait de leur volume et de leur poids nous n’osons pas les prendre comme « accessoire » de cabine, elles occupent donc la moitié de notre bagage à main. L’autre moitié est occupée par nos vêtements Nous partons à deux (nous sommes frères) et je connais un peu la région pour avoir déjà effectué un tour en kayak en 2015 du côté de Narsaq.
Mardi 20 août Réveil avec une petite boule au ventre après le boulot c’est le départ et un couac à une seule étape et tout le voyage tombe à l’eau. Mais la première partie s’effectue sans anicroches: Chorges (05)-parking de l’hôtel Ibis de Villeurbanne où nous laissons la voiture premier « portage » à pied de 3 km entre le parking et la gare de Lyon Part Dieu Lyon-Roissy en TGV Roissy-Copenhague en avion avec Air France et nous sommes à l’hôtel à Copenhague.
Mercredi 21 août A 12h nous décollons pour Narsarsuaq que nous atteignons à 13h après 5h d’avion. Ce vol direct est un plaisir par rapport à toutes les escales nécessaires pour se rendre à d’autres destinations du Groenland. Même pas fatigués par ce court voyage, nous embarquons à l’heure dans le bateau de la Disko Line. Et à 19h avec 45 minutes d’avance nous voilà au bout du pays, sur la pointe sud, à Nanortalik.

Il fait beau, doux et nous repérons à quelques encablures du port une collinette cachée pour installer la tente.

Le gros supermarché ferme à 18h mais un autre plus petit est toujours ouvert. Il ne nous manque pas grand-chose pour compléter nos vivres. Nous achetons des sauces, du salami, du beurre, des tortillas, des biscuits et un litre d’alcool à brûler. Nous prenons en tout 10 jours de vivres ce qui nous laisse un peu de marge pour atteindre Ammasivik situé à 160 km d’ici. Nous sommes donc presque prêts à partir mais nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz. La station essence nous permettrait de partir avec ce carburant mais nous voulons quand même tenter notre chance avec le gaz dans le gros magasin. C’est quand même plus pratique que l’essence à utiliser.
Jeudi 22 août A 7h, dès l’ouverture nous sommes au magasin et bonne pioche nous trouvons du gaz. Retour au port où nous gonflons le kayak.

Il a bien survécu au transport et à 9h nous pagayons en direction du fjord de Tasermiut sous un temps correct malgré un bon plafond nuageux. Comme constaté en bateau la veille, il n’y a pas un seul iceberg en vue. L’embouchure du fjord est pourtant une zone où beaucoup viennent se bloquer. C’est aussi un endroit où passent parfois des baleines de Minke et nous sommes aux aguets. Mais tandis que nous gagnons l’entrée du fjord aucun signe de vie animale n’est observé. Le fjord est très large et nous remontons sa rive Ouest puis, nous le traversons pour tenter de se protéger du petit vent arrière qui commence à se lever. A l’abri d’un cap, la pause midi est agréable, nous mangeons notre « ration » : deux tortillas avec du salami et du beurre puis une tasse de muesli.

Juste avant le village de Tasiusaq nous repérons un talus bien plat qui parait idéal pour le bivouac. Nous montons le camp vers 16h en face de nos premiers icebergs. La marée est basse et le coin est rempli de grosses moules. Nous en ramassons une pleine casserole. Le démarrage du réchaud est inquiétant, le gaz produit une minuscule flamme bleue avec laquelle nous mettons 1h15 pour faire bouillir 3 litres d’eau ! Nous essayons divers réglages et nettoyage mais rien n’y fait le réchaud ne tire pas. Nous nous servirons de l’alcool pour tout le reste du séjour…

Vendredi 23 août Nuit claire et beau temps à 6h au réveil. Nous reprenons notre route, les montagnes commencent à être spectaculaires notamment sur la rive Est où de grandes aiguilles de granit montent vers le ciel. A l’embouchure de la rivière Kuussuaq nous hésitons à nous arrêter : c’est ici qu’il faudrait franchir un isthme de 1 km pour rejoindre un grand lac dont l’extrémité Est est bordée de la forêt Qinngua. Cette forêt naturelle si particulière mérite apparemment une visite mais cela nous ferait faire un détour de 40 km. Les arbres n’étant pas la spécificité du pays nous décidons de tracer notre route.

Vers 13h nous atteignons la vallée de Qooromiut bordée d’une immense tour rocheuse : Ulamertorsuaq. C’est un bel endroit pour planter la tente et s’offrir une demi-journée de randonnée le long de la rivière qui coule dans la vallée.

La végétation est sublime, la toundra commence à se colorer de rouge et l’eau de la rivière est d’un bleu étincelant. Le ciel est noir et très menaçant mais il ne pleut pas, nous remontons la rive gauche de la rivière jusqu’à ce que l’heure nous rappelle. Nous constatons qu’au milieu des saules et des éboulis la progression n’est pas rapide ce qui nous laisse dubitatifs pour les 20 km du portage dans quelques jours. 23h30 quelque chose gratte vers les sacs stockés à l’extérieur de la tente. Je sors et partout où le faisceau de ma lampe éclaire, une paire d’yeux me fixe. Je compte 4 renards que j’effraie comme je peux jusqu’à leur terrier situé seulement à une centaine de mètres de la tente. 1h nouvelle visite du camp je sors à nouveau et la seule chose que je peux faire est d’obstruer pour la nuit l’entrée du terrier avec une pierre. 2h30 décidément la nuit va être longue, le terrier doit avoir plusieurs entrées puisque la pierre est toujours en place mais les renards toujours autour de la tente ! A coup de rame nous les repoussons à nouveau. Ils nous laisseront tranquilles.
Samedi 24 août La nuit n’a pas été reposante du tout. II y a un bon brouillard mais nous devinons que le ciel bleu n’est pas loin. Nous retirons la pierre du terrier et constatons effectivement un autre trou quelques mètres plus loin…Nous reprenons la mer et après 2 km nous sommes en vue de la célèbre montagne en forme de M : Nalumarsortoq.

Elle émerge du brouillard dans une forêt de pics tous plus beaux les uns que les autres. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés dans cette vallée hier. D’ailleurs de nombreuses tentes sont visibles, l’endroit est réputé. La météo n’incite pas à la randonnée et nous poursuivons en kayak vers le fond du fjord. Vers midi le temps se lève alors que nous atteignons la vallée de Klosterdalen. Au pied de l’immense face Ouest de la montagne Ketil nous montons la tente dans un endroit paradisiaque.


Il est encore tôt et nous partons à pied dans la vallée. Nous sommes vite entourés de hauts bouleaux qui nous dépassent largement. Visiblement il n’y a pas que dans la forêt de Qinngua qu’on peut voir de vrais arbres au Groenland. Battus par les vents leurs troncs sont très tortueux. De retour du camp, la marée est basse et nous ramassons des moules pour agrémenter notre semoule. La cuisine est faite au feu de bois sous le soleil couchant qui illumine les sommets de la rive opposés.
Dimanche 25 août Grand ciel bleu à 6h.
Au matin, le sommet de la montagne Ketil nous apparait pour la première fois et il est blanchi par la neige. Sa face de plus de 1400 m est vraiment impressionnante, dans presque toute sa diagonale, elle est balafrée par une grosse fissure type « âge de glace ». Le chargement du kayak est maintenant une routine. Sur le pont avant, le gros sac de rangement du kayak de 150 l qui contient le gros sac de randonnée de 100 l qui contient lui-même trois sacs étanches de 30 l : deux de nourritures et un d’outillage divers (popote, réchauds, outils, pharmacie…) Sur le pont arrière deux sacs étanches de 60 l contiennent les vêtements, les baskets, la tente et le gaz. Tout est attaché avec des sangles réglables fixées au kayak via la ligne de vie. C’est beaucoup plus pratique qu’avec les tendeurs que nous utilisions les années précédentes. A l’intérieur 2 autres petits bidons contiennent également de la nourriture, un troisième est rempli par les deux duvets. Les bidons sont un peu plus durs à caler et à remplir que les sacs qui sont plus souples. Mais ils ont l’avantage d’être hermétique à tout : eau et renards notamment et au fond du kayak il y a toujours un peu d’eau provenant de nos Crocs™ lors des embarquements. Le fond du fjord n’est plus très loin et l’immense muraille glaciaire qui le ferme commence à être bien nette. Pour la première fois du séjour nous naviguons sur une mer d’huile.

Nous sommes décidés à attaquer le portage dès aujourd’hui pour anticiper la difficulté que celui-ci pourrait représenter. Mais c’est quand même avec regrets que nous regardons les nombreuses pentes douces des montagnes de la rive Ouest qui doivent offrir des panoramas spectaculaires sur les versants à pics de la rive Est. Heureusement l’arrivée au fond du fjord nous console.

La muraille glaciaire est sublime, c’est un véritable mur de glace de 1000 m de haut et de 2 km de large qui descend presque jusqu’à la mer.

Le glacier Sermitsiaq est également grandiose avec toutes ses aiguilles qui jalonnent sa descente dans un lac. Il est 10h lorsque nous touchons la plage de la vallée Tillersuaq que nous allons devoir remonter à pied. Nous déchargeons toutes les affaires, plions le kayak et répartissons le tout dans les sacs à dos. Heureusement qu’il ne pleut pas ! 1h de rangement plus tard il faut se résigner tout ne tiendra pas dans les sacs à dos. Ce n’est pas la place qui manque mais le poids, les deux sacs à dos sont donnés pour 20 kg et nous les dépassons largement. Une rupture des bretelles serait bien compliquée à gérer. Nous devrons en plus des énormes sacs sur le dos porter les dernières bricoles à la main. Les sacs sont durs à soulever, leurs poids doit avoisiner les 30 kilos. Nous nous engageons dans la vallée, pour notre plus grand bonheur la végétation est très basse rendant la marche facile.

Le rythme s’installe : 15 à 20 minutes de marche avant que les épaules ne réclament une pause de 3 à 5 minutes. La vallée est très accueillante large, plate, très verte, avec sur les côtés des montagnes et des glaciers magnifiques.

Notre progression est plus rapide que nos estimations, sûrement aux alentours de 2.5 km/h et en début de soirée nous avons parcouru 12 km. Le coin est magnifique, une belle ambiance sauvage s’est installée. Nous sommes au col et nous distinguons à la fois les montagnes du Tasermiut et celles du Sondre Sermilik, c’est très beau.

Lundi 26 août 7 km nous séparent du fjord de Sondre Sermilik, nos sacs semblent plus lourds que la veille. Nous descendons le long de la rivière alternant les passages dans des saules un peu trop hauts, des tourbières peu commodes ou des gravières de la rivière.

Sur ces petits galets la marche se déroule bien. A chaque pas nous pensons tomber nez à nez avec des bœufs musqués. Quelques bêtes ont été introduites il y a 5 ans dans la vallée et nous rencontrons de nombreuses crottes et traces mais ils restent invisibles. L’arrivée sur le fjord est un grand moment. Le ciel ne pourrait pas être plus bleu lorsque nous débouchons sur une butte parfaitement plate qui surplombe le fjord d’une dizaine de mètres.

Un bivouac parfait. Il nous a fallu deux demi-journées pour effectuer le portage. Le dos bien fatigué nous partons pour le reste de l’après midi en randonnée sur le cap de la vallée Isortoq qui culmine à 500 m d’altitude.

La vue sur notre parcours à pied et les vallées environnantes est superbe.

Le repas du soir pris au coin du feu sur l’immense plage déserte de l’estuaire de la rivière est également un moment marquant du séjour.
Il fallait que je revienne à Vienne (voyage en train et visites à vélo) English translation pending
Mes deux premiers séjours à Vienne (Autriche) remontent aux années 80'. De l'eau bleue a depuis coulé sous les ponts du canal du Danube et de la Wien et ma mémoire ne conserve plus guère de souvenirs et mes tiroirs aucunes photos. Il s'agissait à l'époque d'une voyage d'études urbaines avec rencontres d'architectes (Rob Krier entre autres) et d'urbanistes.
C'est sous la pluie que j'arrive, ce lundi 2 septembre 2019, en train depuis Bruxelles (départ à 10h25) à la gare centrale (Hauptbanhof - Südtiroler Platz). Il est environ 23h00 alors que l'horaire prévoyait une arrivée à 20h45 mais des problèmes sur le réseau ferroviaire allemand m'ont contraint à modifier mon horaire.
Prix du trajet en train aller/retour : 149,70 Euro. Temps de voyage : aller, 10h20 dont 50' de changement à Frankfurt; retour, 12h20 dont 2h50 de changement à Frankfurt.
Je loge à l'hôtel Motel One juste à côté de la gare, côté Sud, pour 70,78 Euro la nuit. Hautement recommandé.
Dés le lendemain matin, la découverte depuis la fenêtre de ma chambre du paysage urbain sous le soleil me motive à partir à la découverte de la ville.

A deux pas et au Nord-Est de la gare centrale, après avoir traversé un large boulevard, le Gurtel - deuxième périphérique parallèle au célèbre Ring qui ceinture la vieille ville de Vienne, ...



- se trouve le Belvédère et c'est par lui que j'entame mon itinéraire de ce Mardi 3 Septembre.
La porte d'entrée au Sud du Belvédère Supérieur

Le bâtiment vu depuis l'entrée Sud


Vues intérieures


Le Baiser de Klimt est au Belvédère ce que la Joconde de Da Vinci est au Louvre.

Aimez-vous Klimt ?



D'autres artistes sont également présents :
Egon Schiele




Oskar Kokoschka
O.K. (oublié d'en photographier 🤪)
Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard

et même un Van Gogh

C'est sous la pluie que j'arrive, ce lundi 2 septembre 2019, en train depuis Bruxelles (départ à 10h25) à la gare centrale (Hauptbanhof - Südtiroler Platz). Il est environ 23h00 alors que l'horaire prévoyait une arrivée à 20h45 mais des problèmes sur le réseau ferroviaire allemand m'ont contraint à modifier mon horaire.
Prix du trajet en train aller/retour : 149,70 Euro. Temps de voyage : aller, 10h20 dont 50' de changement à Frankfurt; retour, 12h20 dont 2h50 de changement à Frankfurt.
Je loge à l'hôtel Motel One juste à côté de la gare, côté Sud, pour 70,78 Euro la nuit. Hautement recommandé.
Dés le lendemain matin, la découverte depuis la fenêtre de ma chambre du paysage urbain sous le soleil me motive à partir à la découverte de la ville.

A deux pas et au Nord-Est de la gare centrale, après avoir traversé un large boulevard, le Gurtel - deuxième périphérique parallèle au célèbre Ring qui ceinture la vieille ville de Vienne, ...



- se trouve le Belvédère et c'est par lui que j'entame mon itinéraire de ce Mardi 3 Septembre.La porte d'entrée au Sud du Belvédère Supérieur

Le bâtiment vu depuis l'entrée Sud


Vues intérieures


Le Baiser de Klimt est au Belvédère ce que la Joconde de Da Vinci est au Louvre.

Aimez-vous Klimt ?



D'autres artistes sont également présents :
Egon Schiele




Oskar Kokoschka
O.K. (oublié d'en photographier 🤪)
Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard

et même un Van Gogh

Agence location voiture en Isan en novembre English translation pending
Bonjour,
Je recherche un retour d'expérience récent sur la location de voiture en Isan pour novembre prochain (recommandé par le GR !)
Agences internationales plutôt que locales ? Itinéraires ? Documents, le permis international est il suffisant ?
Merci d'avance
PS j'ai circulé pendant 15 jours au Sri Lanka, l'an dernier
On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore et encore... English translation pending
21 juin
Encore en vadrouille ???
Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Récit d'un voyage de trois semaines en Bulgarie, août 2019 English translation pending
Bonjour chers forumeurs
Voici un petit récit de nos vacances en Bulgarie en espérant que cela motivera d’autres voyageurs à découvrir ce magnifique pays bien trop méconnu.
Conditions du voyage : 3 personnes, moi et mes deux adolescents (dont un handicapé ce impose un rythme un peu plus lent et limite un peu le nombre d’excursions possibles en une journée).
But du voyage : c’est notre 4e voyage en Bulgarie, pays que nous connaissons déjà et dont je comprends plus ou moins la langue puisqu’elle est une langue slave assez proche du russe. Nous souhaitons combiner séjours dans des petites villes d’eau (sources thermales de Velingrad et Hisarya), séjour à la Mer Noire (Sozopol, Primorsko, Chernomorets), et villes historiques pour l’architecture (Plovdiv, Koprivchtitsa).
Vol : Paris-Sofia via Vienne, sur Austrian Airlines, 166 euros par personne, billets pris en ligne en mars 2019. La compagnie a assuré le transfert malgré le retard pris à CDG en raison d’une panne informatique, nous avons donc été assurés que l’avion Vienne-Sofia nous attendait. On trouve moins cher, plus à l’avance, sur les Low cost mais je préfère maintenant les bonnes compagnies.
Budget en Bulgarie : 1700 euros pour 3 personnes (tenant compte de 50 euros x2 taxi pour aller à CDG, donc 1600 euros sur place pour trois. Cela fait 72 euros par jour pour trois, soit 24 euros par jour et par personne.
Les prix sont vraiment très bas pour nous et proches des prix en Thaïlande, la Bulgarie doit être le moins cher des pays européens. On trouve des chambres doubles à partir de 13 euros, des chambres triples à 20 euros. Avec piscine c’est 30 euros et pour un appartement 2 pièces avec piscine, c’est autour de 40/50 Euros, et encore, dans les lieux touristiques.
Cours du Leva : 1 euro = 1,95 Leva à Sofia, Plovdiv. Au bord de la mer on n’obtient que 1,93 ou même 1,90 leva. En gros un Leva = 0,50 euro.
Itinéraire : J1 (31 juillet) : Vol PARIS CDG-SOFIA via Vienne, puis Train Sofia-Septemvri, puis Septemvri- VELINGRAD J1 – J4 (31 juillet au 4 aout) : VELINGRAD J5 (4 aout) : VELINGRAD-PLOVDIV en train J5-J6 (du 4 au 6 aout) : 2 nuits à PLOVDIV J7 (6 aout): Train PLOVDIV-BOURGAS, puis bus Bourgas-SOZOPOL J7 (6 aout) : nuit à SOZOPOL au bord de la Mer Noire J8 (7 aout) : Bus Sozopol - PRIMORSKO J8-J13 (du 7 au 13 aout) : PRIMORSKO au bord de la Mer Noire J14 (13 aout) : Bus Primorsko-Chernomorets J14-J16 (du 13 au 15 aout) : 2 nuits à CHERNOMORETS au bord de la mer Noire. J16 (15 aout) : bus Primorsko-Bourgas, puis train Bourgas-Karlovo, puis taxi Karlovo-HISARYA (HISAR) J16-J19 (du 15 au 18 aout) : séjour à HISAR (HISARYA), ville d’eau J19 (18 aout) : Taxi Hisarya-Karlovo pour rejoindre la ligne de train, puis train Karlovo-KOPRIVSHTITSA J19-J22 (du 18 au 21 aout) : KOPRIVSHTITSA J22 (21 aout) : train KOPRIVSHTITSA-Iskarko Shose (SOFIA), puis métro pour l’aéroport de SOFIA, vol retour SOFIA-PARIS via Vienne départ 18h35, arrivée CDG Paris 22h45.
Récit de voyage
J1 : PARIS-SOFIA-VELINGRAD Arrivée à l’aéroport, Métro Aéroport – Iskarsko Shose (connexion avec une gare), 2 stations, prix 1,60 leva/personne.
Puis train Septemvri- Velingrad, 14h39 – 17h52 soit 3h15 minutes, avec changement à Septemvri. Prix 5,90 leva par personne, étant trois, nous bénéficierons à chaque fois du tarif « malka grupa », petit groupe, donc avec 15% de réduction. A noter que les ��tudiants avec la carte ISIC ont droit à 50% de réduction.
Nous quittons immédiatement l’aéroport de Sofia en métro, superbe métro tout neuf, et juste 2 stations nous amènent à une correspondance avec la station de chemin de fer Iskarsko Shose qui est également sur la ligne de train qui nous intéresse, vers Septemvri puis Plovdiv. Ceci est un bon moyen de contourner la ville de Sofia si on ne veut pas y entrer (et notamment se payer la queue aux guichets de la Gare centrale), et de partir tout de suite vers une autre destination.
Le site des trains bulgares pour planifier les trajets est très pratique : www.bdz.bg/en/
Le train est neuf et propre, mais assez lent et semble s’arrêter dans de nombreuses stations intermédiaires. Il est rempli d’une équipe de travailleurs de voirie, toutes des femmes tsiganes, très sales et qui mangent leur repas durant le trajet. Nous sommes étonnées de voir ce groupe descendre au bout de quelques stations pour aller travailler dans une gare qui semble presque désaffectée. Les enfants les plaignent car elles ont l’air harassées et vraiment évoquent le Lumpenproletariat. Tout au long du trajet, on verra d’anciens kolkhozes (fermes collectives) et usines désaffectés, rouillés, fenêtres éventrées.... Le pays semble assez vide et presque déserté tout le long du trajet.
Une femme est assise près de nous dans le train, un manuel de français à la main, et engage la conversation. Elle est médecin gynécologue et souhaite venir travailler en France car il n’y a pas de travail en Bulgarie. Je lui confirme qu’on recherche des médecins spécialistes, surtout en province. Elle veut s’établir dans une ville du sud de la France, nous discutons du niveau de vie respectif, elle semble n’avoir que la France comme seul espoir.
Arrivés à Septemvri, nous sommes censés prendre le train Septemvri –Vélingrad, un train de montagne avec une voie à écartement étroit (narrow gauge) connu pour la beauté des paysages traversés. Hélas le train est remplacé par un autobus vétuste, qui suit presque le même parcours car on voit les voies de chemin de fer la plupart du temps. Le paysage est splendide, avec des gorges et des rochers et une dense couverture de sapins.
J1 – J4 : VELINGRAD (31 juillet au 4 aout)
Nous arrivons à Velingrad en fin d’après-midi et à notre Guesthouse PIP, située sur la rue principale (ul. Saedinienie), où nous attend une chambre triple avec balcon, SdB avec douche et AC (40 leva soit 20 euros par nuit). Elle est assez exiguë mais la maison a un jardin et comme toujours dans les maisons bulgares, une tonnelle avec des tables et des bancs pour pique-niquer et une cuisine extérieure avec évier, vaisselle à disposition.
Les Bulgares, nous le verrons, ne sont pas riches et les hébergements sont faits pour des familles, proposant souvent des chambres familiales à 3 ou 4 lits (souvent des lits superposés pour les enfants) avec balcon, frigo, table et chaises sur le balcon ou dans le jardin, et accès à une cuisine.
Nous rencontrons une famille bulgare exilée en Grande Bretagne qui pique-nique justement avec ses enfants et nous installons à côté. Le mari nous explique qu’il n’y a pas de travail en Bulgarie. La Bulgarie comptait presque 9 millions d’habitants à l’époque communiste, aujourd’hui moins de 7 millions. Les jeunes partent à l’étranger, les gens étaient mieux lotis à l’époque communiste où 95% des foyers étaient propriétaires de leur logement et le chômage était inexistant, car le régime construisait des kolkhozes et des usines dans chaque localité afin de créer des emplois locaux. Tout ce système s’est effondré avec l’arrivée du capitalisme et la plupart des gens vivent moins bien maintenant.
La propriétaire de la maison qui nous loue la chambre tient à l’avant de sa demeure une « Banitcharnitsa », c’est-à-dire une boulangerie vendant des « banitsas » pour le petit déjeuner. Ces petites échoppes qu’on voit partout en Bulgarie ouvrent dès 6h du matin et vendent des banitsas ou pâte feuilletée farcie de sirene, le délicieux fromage bulgare (sorte de feta) et des tas d’autres patisseries en fait salées, farcies au fromage kashkaval, aux épinards, même des petites pizzas, des viennoiseries etc. Inclus dans le prix de la chambre (20 euros pour trois) est le petit déjeuner, donc il suffit le matin de venir choisir ce qu’on veut : une banitsa et un café, ou encore un « ayran » (yaourt liquide salé, très frais, délicieux) ou de la « boza », boisson fermentée à base de céréales (bof). Je vois que la propriétaire ne chôme pas car elle doit se lever très tôt pour préparer tous ces délices. Par contre, elle n’a pratiquement plus rien à vendre dès midi, et ferme boutique peu après.
Velingrad est une ville située dans les montagnes Rhodopes dans un écrin de verdure. Elle est célèbre pour ses 80 sources d’eau karstiques et d’eau thermale chaude, qui sort à une température entre 28 et 91°C. De nombreux hôtels proposent des spas et des piscines privées alimentées par les sources chaudes, mais c’était un peu cher sur le moment. J’ai compris qu’il faut réserver à l’avance pour trouver des prix corrects (et si possible en utilisant les coupons trouvés sur le Groupon bulgare, qui s’appelle Grupovo.bg).
Nous partons à la découverte de la piscine municipale qui s’appelle carrément Plage minérale, Mineralen Plazh, car il y a du sable importé de la Mer Noire et des transats, des pelouses aussi, située dans le parc municipal. Entrée 5 leva adulte. Elle est dotée de deux immenses bassins, l’un d’eau froide (trop froide, j’ai tenu 2 longueurs), l’autre d’eau chaude (trop chaude, on peut à peine mettre un pied dedans). Je m’étonne qu’ils n’aient pas inventé l’eau tiède, ce serait si facile de combiner les deux… On y reste quand même l’essentiel de la journée car il y a des gradins ombragés et de l’eau et sur les bords, des arbres fruitiers où on peut cueillir des petites mirabelles sauvages.
La ville s’étend en longueur le long de la rue principale (ul. Saedinienie), desservie aussi par la seule ligne de bus de la ville (ticket 0,80 leva donc 0,40 centimes) mais on peut facilement la parcourir à pied. Le centre ville (Lădžene) est piéton et organisé autour d’un monument aux morts et de l’hotel Zdravets et se poursuit par la rue Khan Asparuh qui passe devant la mairie, la poste, et le lycée professionnel forestier. On peut y trouver des restaurants, stands de Döner kebab et pizza, jeux pour enfants, et quelques magasins et échoppes de souvenirs (sinon le supermarché Billa est à côté de la gare des bus). Ca reste assez petit malgré tout.
Nous migrons ensuite vers notre second hébergement, un appartement sous les toits dans la Villa Venera, rue Mayakovski, avec 4 lits (40 leva soit 20 euros la nuit pour trois, cette fois il n’y a pas l’air conditionné mais une petite cuisine, salle à manger, etc). Très bien placé et proche des piscines. Joli jardin tenue par une femme très gentille. Le quartier des piscines est plus vivant, avec des échoppes de maillots de bains et de souvenirs, mais rien de bien grand. Ce sont surtout la présence de grands et chers hotels avec spa qui frappent, les prix peuvent atteindre 100 à 200 euros la nuit ce qui étonne dans ce pays où un repas au restaurant à midi coute 3,80 leva soit 1,90 euro !
Au marché de la ville (entre la Gare et le centre, si possible visiter le grand marché du dimanche matin), nous rencontrons de nombreux Pomaks ou Bulgares convertis à l’islam. Les femmes ont de grands foulards, mais le teint très clair et des tenues traditionnelles bulgares. Elles vendent des fruits des bois cueillis à la main, des montagnes de myrtilles (5,50 leva le kilo soit 2,80 euros), framboises, et même des fraises des bois. Egalement du miel de différentes couleurs, dont du miel foncé, de sapin. Nous nous régalons aussi de petites figues (2 leva le kilo). Les fruits sont délicieux. Au Marché on trouve de tout pour des prix dérisoires : T-Shirt et joggings d’imitation de marques à 5 Leva, sandales, tongues, objets de cuisine ou en bois sculpté. De quoi faire de beaux achats !
Le lendemain nous essayons une nouvelle piscine, la Plage minerale « Kaferinova » (29 rue Smirnenski). Elle est privée et plus moderne. Entrée 6 leva. L’eau cette fois est juste tiède et agréable et on peut louer des chaises longues à la journée. Les enfants s’amusent bien.
Nous nous promenons dans la ville et découvrons des maisons avec jardins et tonnelles et surtout les rues sont plantées d’arbres fruitiers : cerises griottes, prunes rouges et jaunes, pommiers, pieds de raisin qui tendent leurs sarments le long de longs fils de fer, il n’y a qu’à tendre la main pour manger… C’est paradisiaque et très reposant. Nous reviendrons dans cette ville pour explorer plus les environs (notamment la forteresse de Tsepina ou le village de Yundola).
Voici un petit récit de nos vacances en Bulgarie en espérant que cela motivera d’autres voyageurs à découvrir ce magnifique pays bien trop méconnu.
Conditions du voyage : 3 personnes, moi et mes deux adolescents (dont un handicapé ce impose un rythme un peu plus lent et limite un peu le nombre d’excursions possibles en une journée).
But du voyage : c’est notre 4e voyage en Bulgarie, pays que nous connaissons déjà et dont je comprends plus ou moins la langue puisqu’elle est une langue slave assez proche du russe. Nous souhaitons combiner séjours dans des petites villes d’eau (sources thermales de Velingrad et Hisarya), séjour à la Mer Noire (Sozopol, Primorsko, Chernomorets), et villes historiques pour l’architecture (Plovdiv, Koprivchtitsa).
Vol : Paris-Sofia via Vienne, sur Austrian Airlines, 166 euros par personne, billets pris en ligne en mars 2019. La compagnie a assuré le transfert malgré le retard pris à CDG en raison d’une panne informatique, nous avons donc été assurés que l’avion Vienne-Sofia nous attendait. On trouve moins cher, plus à l’avance, sur les Low cost mais je préfère maintenant les bonnes compagnies.
Budget en Bulgarie : 1700 euros pour 3 personnes (tenant compte de 50 euros x2 taxi pour aller à CDG, donc 1600 euros sur place pour trois. Cela fait 72 euros par jour pour trois, soit 24 euros par jour et par personne.
Les prix sont vraiment très bas pour nous et proches des prix en Thaïlande, la Bulgarie doit être le moins cher des pays européens. On trouve des chambres doubles à partir de 13 euros, des chambres triples à 20 euros. Avec piscine c’est 30 euros et pour un appartement 2 pièces avec piscine, c’est autour de 40/50 Euros, et encore, dans les lieux touristiques.
Cours du Leva : 1 euro = 1,95 Leva à Sofia, Plovdiv. Au bord de la mer on n’obtient que 1,93 ou même 1,90 leva. En gros un Leva = 0,50 euro.
Itinéraire : J1 (31 juillet) : Vol PARIS CDG-SOFIA via Vienne, puis Train Sofia-Septemvri, puis Septemvri- VELINGRAD J1 – J4 (31 juillet au 4 aout) : VELINGRAD J5 (4 aout) : VELINGRAD-PLOVDIV en train J5-J6 (du 4 au 6 aout) : 2 nuits à PLOVDIV J7 (6 aout): Train PLOVDIV-BOURGAS, puis bus Bourgas-SOZOPOL J7 (6 aout) : nuit à SOZOPOL au bord de la Mer Noire J8 (7 aout) : Bus Sozopol - PRIMORSKO J8-J13 (du 7 au 13 aout) : PRIMORSKO au bord de la Mer Noire J14 (13 aout) : Bus Primorsko-Chernomorets J14-J16 (du 13 au 15 aout) : 2 nuits à CHERNOMORETS au bord de la mer Noire. J16 (15 aout) : bus Primorsko-Bourgas, puis train Bourgas-Karlovo, puis taxi Karlovo-HISARYA (HISAR) J16-J19 (du 15 au 18 aout) : séjour à HISAR (HISARYA), ville d’eau J19 (18 aout) : Taxi Hisarya-Karlovo pour rejoindre la ligne de train, puis train Karlovo-KOPRIVSHTITSA J19-J22 (du 18 au 21 aout) : KOPRIVSHTITSA J22 (21 aout) : train KOPRIVSHTITSA-Iskarko Shose (SOFIA), puis métro pour l’aéroport de SOFIA, vol retour SOFIA-PARIS via Vienne départ 18h35, arrivée CDG Paris 22h45.
Récit de voyage
J1 : PARIS-SOFIA-VELINGRAD Arrivée à l’aéroport, Métro Aéroport – Iskarsko Shose (connexion avec une gare), 2 stations, prix 1,60 leva/personne.
Puis train Septemvri- Velingrad, 14h39 – 17h52 soit 3h15 minutes, avec changement à Septemvri. Prix 5,90 leva par personne, étant trois, nous bénéficierons à chaque fois du tarif « malka grupa », petit groupe, donc avec 15% de réduction. A noter que les ��tudiants avec la carte ISIC ont droit à 50% de réduction.
Nous quittons immédiatement l’aéroport de Sofia en métro, superbe métro tout neuf, et juste 2 stations nous amènent à une correspondance avec la station de chemin de fer Iskarsko Shose qui est également sur la ligne de train qui nous intéresse, vers Septemvri puis Plovdiv. Ceci est un bon moyen de contourner la ville de Sofia si on ne veut pas y entrer (et notamment se payer la queue aux guichets de la Gare centrale), et de partir tout de suite vers une autre destination.
Le site des trains bulgares pour planifier les trajets est très pratique : www.bdz.bg/en/
Le train est neuf et propre, mais assez lent et semble s’arrêter dans de nombreuses stations intermédiaires. Il est rempli d’une équipe de travailleurs de voirie, toutes des femmes tsiganes, très sales et qui mangent leur repas durant le trajet. Nous sommes étonnées de voir ce groupe descendre au bout de quelques stations pour aller travailler dans une gare qui semble presque désaffectée. Les enfants les plaignent car elles ont l’air harassées et vraiment évoquent le Lumpenproletariat. Tout au long du trajet, on verra d’anciens kolkhozes (fermes collectives) et usines désaffectés, rouillés, fenêtres éventrées.... Le pays semble assez vide et presque déserté tout le long du trajet.
Une femme est assise près de nous dans le train, un manuel de français à la main, et engage la conversation. Elle est médecin gynécologue et souhaite venir travailler en France car il n’y a pas de travail en Bulgarie. Je lui confirme qu’on recherche des médecins spécialistes, surtout en province. Elle veut s’établir dans une ville du sud de la France, nous discutons du niveau de vie respectif, elle semble n’avoir que la France comme seul espoir.
Arrivés à Septemvri, nous sommes censés prendre le train Septemvri –Vélingrad, un train de montagne avec une voie à écartement étroit (narrow gauge) connu pour la beauté des paysages traversés. Hélas le train est remplacé par un autobus vétuste, qui suit presque le même parcours car on voit les voies de chemin de fer la plupart du temps. Le paysage est splendide, avec des gorges et des rochers et une dense couverture de sapins.
J1 – J4 : VELINGRAD (31 juillet au 4 aout)
Nous arrivons à Velingrad en fin d’après-midi et à notre Guesthouse PIP, située sur la rue principale (ul. Saedinienie), où nous attend une chambre triple avec balcon, SdB avec douche et AC (40 leva soit 20 euros par nuit). Elle est assez exiguë mais la maison a un jardin et comme toujours dans les maisons bulgares, une tonnelle avec des tables et des bancs pour pique-niquer et une cuisine extérieure avec évier, vaisselle à disposition.
Les Bulgares, nous le verrons, ne sont pas riches et les hébergements sont faits pour des familles, proposant souvent des chambres familiales à 3 ou 4 lits (souvent des lits superposés pour les enfants) avec balcon, frigo, table et chaises sur le balcon ou dans le jardin, et accès à une cuisine.
Nous rencontrons une famille bulgare exilée en Grande Bretagne qui pique-nique justement avec ses enfants et nous installons à côté. Le mari nous explique qu’il n’y a pas de travail en Bulgarie. La Bulgarie comptait presque 9 millions d’habitants à l’époque communiste, aujourd’hui moins de 7 millions. Les jeunes partent à l’étranger, les gens étaient mieux lotis à l’époque communiste où 95% des foyers étaient propriétaires de leur logement et le chômage était inexistant, car le régime construisait des kolkhozes et des usines dans chaque localité afin de créer des emplois locaux. Tout ce système s’est effondré avec l’arrivée du capitalisme et la plupart des gens vivent moins bien maintenant.
La propriétaire de la maison qui nous loue la chambre tient à l’avant de sa demeure une « Banitcharnitsa », c’est-à-dire une boulangerie vendant des « banitsas » pour le petit déjeuner. Ces petites échoppes qu’on voit partout en Bulgarie ouvrent dès 6h du matin et vendent des banitsas ou pâte feuilletée farcie de sirene, le délicieux fromage bulgare (sorte de feta) et des tas d’autres patisseries en fait salées, farcies au fromage kashkaval, aux épinards, même des petites pizzas, des viennoiseries etc. Inclus dans le prix de la chambre (20 euros pour trois) est le petit déjeuner, donc il suffit le matin de venir choisir ce qu’on veut : une banitsa et un café, ou encore un « ayran » (yaourt liquide salé, très frais, délicieux) ou de la « boza », boisson fermentée à base de céréales (bof). Je vois que la propriétaire ne chôme pas car elle doit se lever très tôt pour préparer tous ces délices. Par contre, elle n’a pratiquement plus rien à vendre dès midi, et ferme boutique peu après.
Velingrad est une ville située dans les montagnes Rhodopes dans un écrin de verdure. Elle est célèbre pour ses 80 sources d’eau karstiques et d’eau thermale chaude, qui sort à une température entre 28 et 91°C. De nombreux hôtels proposent des spas et des piscines privées alimentées par les sources chaudes, mais c’était un peu cher sur le moment. J’ai compris qu’il faut réserver à l’avance pour trouver des prix corrects (et si possible en utilisant les coupons trouvés sur le Groupon bulgare, qui s’appelle Grupovo.bg).
Nous partons à la découverte de la piscine municipale qui s’appelle carrément Plage minérale, Mineralen Plazh, car il y a du sable importé de la Mer Noire et des transats, des pelouses aussi, située dans le parc municipal. Entrée 5 leva adulte. Elle est dotée de deux immenses bassins, l’un d’eau froide (trop froide, j’ai tenu 2 longueurs), l’autre d’eau chaude (trop chaude, on peut à peine mettre un pied dedans). Je m’étonne qu’ils n’aient pas inventé l’eau tiède, ce serait si facile de combiner les deux… On y reste quand même l’essentiel de la journée car il y a des gradins ombragés et de l’eau et sur les bords, des arbres fruitiers où on peut cueillir des petites mirabelles sauvages.
La ville s’étend en longueur le long de la rue principale (ul. Saedinienie), desservie aussi par la seule ligne de bus de la ville (ticket 0,80 leva donc 0,40 centimes) mais on peut facilement la parcourir à pied. Le centre ville (Lădžene) est piéton et organisé autour d’un monument aux morts et de l’hotel Zdravets et se poursuit par la rue Khan Asparuh qui passe devant la mairie, la poste, et le lycée professionnel forestier. On peut y trouver des restaurants, stands de Döner kebab et pizza, jeux pour enfants, et quelques magasins et échoppes de souvenirs (sinon le supermarché Billa est à côté de la gare des bus). Ca reste assez petit malgré tout.
Nous migrons ensuite vers notre second hébergement, un appartement sous les toits dans la Villa Venera, rue Mayakovski, avec 4 lits (40 leva soit 20 euros la nuit pour trois, cette fois il n’y a pas l’air conditionné mais une petite cuisine, salle à manger, etc). Très bien placé et proche des piscines. Joli jardin tenue par une femme très gentille. Le quartier des piscines est plus vivant, avec des échoppes de maillots de bains et de souvenirs, mais rien de bien grand. Ce sont surtout la présence de grands et chers hotels avec spa qui frappent, les prix peuvent atteindre 100 à 200 euros la nuit ce qui étonne dans ce pays où un repas au restaurant à midi coute 3,80 leva soit 1,90 euro !
Au marché de la ville (entre la Gare et le centre, si possible visiter le grand marché du dimanche matin), nous rencontrons de nombreux Pomaks ou Bulgares convertis à l’islam. Les femmes ont de grands foulards, mais le teint très clair et des tenues traditionnelles bulgares. Elles vendent des fruits des bois cueillis à la main, des montagnes de myrtilles (5,50 leva le kilo soit 2,80 euros), framboises, et même des fraises des bois. Egalement du miel de différentes couleurs, dont du miel foncé, de sapin. Nous nous régalons aussi de petites figues (2 leva le kilo). Les fruits sont délicieux. Au Marché on trouve de tout pour des prix dérisoires : T-Shirt et joggings d’imitation de marques à 5 Leva, sandales, tongues, objets de cuisine ou en bois sculpté. De quoi faire de beaux achats !
Le lendemain nous essayons une nouvelle piscine, la Plage minerale « Kaferinova » (29 rue Smirnenski). Elle est privée et plus moderne. Entrée 6 leva. L’eau cette fois est juste tiède et agréable et on peut louer des chaises longues à la journée. Les enfants s’amusent bien.
Nous nous promenons dans la ville et découvrons des maisons avec jardins et tonnelles et surtout les rues sont plantées d’arbres fruitiers : cerises griottes, prunes rouges et jaunes, pommiers, pieds de raisin qui tendent leurs sarments le long de longs fils de fer, il n’y a qu’à tendre la main pour manger… C’est paradisiaque et très reposant. Nous reviendrons dans cette ville pour explorer plus les environs (notamment la forteresse de Tsepina ou le village de Yundola).
Discovering the joys of camping in Namibia
This three-week trip to Namibia was a big first for us:
- Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F).
- Camping, when we usually feel at home in a starred hotel.
- Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further.
- Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation.
- Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower.
- Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.
Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B

Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B

Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Coup de gueule au sujet de la Turquie English translation pending
En 1997, lors de mon dernier "road trip" en Turquie, j'ai quitté un peuple attachant, souriant, honnête, libre, toujours prêt à vous aider. J'y suis retourné ce mois d'août après deux semaines à avoir sillonné la Grèce du Nord en famille. J'ai été profondément choqué par le changement que j'ai pu observer et vivre. Lors de mes 5 précédents voyages en 1985, 1989, 1991, 1996 et 1997, à avoir sillonné la Turquie d'est en ouest, et du Nord au Sud, je n'avais jamais vu de femmes vêtues intégralement de noir et intégralement voilées. Après avoir traversé la frontière Gréco-Turque, à la première grande ville traversée, j'ai pu voir de nombreuses femmes intégralement voilées de noir. N'ayant pas prévu de me rendre à Istanbul, je n'avais pas téléchargé la carte de Turquie dans mon GPS. Avec l'absence de panneaux clairs, à environ 2 ou 3 Km de Sultanahmet, j'ai demandé à un groupe de jeunes la direction à suivre pour rejoindre Sultanahmet. " Luetfen, could you please tell me the way to Sultanahmet ?". Il regarde ma plaque d'immatriculation et me répond "Yok" = "non". Cette première expérience d'antipathie a l'égard de nous, perçus comme occidentaux ou mécréants, ou les deux, je pourrais malheureusement la revivre régulièrement durant nos 3 jours passés à Istanbul. Quasiment toutes les femmes Turques d'Istanbul sont désormais voilées, inversement proportionnel à il y a 22ans. Plus moyen de boire une Efes Pilsen ou un vin Turc dans les restaurants où j'ai mangé, il n'y a plus de boissons alcoolisées proposées à la carte !
Je suis profondément triste pour ce peuple qui sombre dans l'obscurantisme de l'Akape et du fondamentalisme islamiste. Ce peuple si attachant, si aimable que j'ai quitté il y a 22 ans est devenu arrogant, fondamentaliste, antipathique. Dommage pour eux ... Il y a 20 fois moins d'occidentaux qu'auparavant à Istanbul ... Je comprends désormais pourquoi ...
Encore un problème avec Avis et les e-Toll aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais témoigner de mon expérience, et, qui sait, avoir un conseil pour réagir. Nous venons de rentrer d'un séjour aux USA (dans l'est cette fois) et nous venons de recevoir un mail d'AVIS: "Your itemized Avis e-Toll receipt", indiquant une facture de 22.7$ à payer. Ce n'est en soi pas une somme énorme, mais je ne suis pas d'accord avec ce qu'ils m'envoient et je voudrais réagir.
Nous avons donc loué, comme depuis des années, une voiture chez AVIS. J'avais bien lu qu'il y avait de nombreux endroits avec des péages dans les régions que nous avons visitées, et donc nous nous sommes informés sur l'utilisation du "e pass" de la voiture. On nous a donné un papier expliquant que dès que nous activerions le "e pass", même pour une seule utilisation, le "fee" de location serait compté pour la durée totale de la location.
Nous avons donc décidé de ne pas l'utiliser, sauf en cas d'extrême nécessité, c'est-à-dire l'arrivée à un endroit où le péage ne pourrait pas être effectué avec de la monnaie. J'ai programmé mon GPS pour éviter les routes à péage au maximum, ce qui a été possible presque tout le temps. Les seules fois où nous avons emprunté des routes à péage, nous avons payé en monnaie.
Donc, cette nouvelle facture m'énerve, parce que je pense qu'il y a une erreur
Il est indiqué:
Tolling Summary
Toll Date Time: 08/04/2019 9:09:51 AM
Ce que je conteste est la date indiquée: le 4 août à 9h9 de matin, nous étions toujours dans notre Bed And Breakfast. L'un de vous sait-il si la date indiquée est bien la date à laquelle nous serions passés à ce péage?
Les autres renseignements indiqués sont:
Transportation agent : 495 Express Lanes
Exite Plaza : SPR-Interstate 395-95-495
J'essaie de voir où est cet endroit, et ce serait autour de Washington DC, mais est-ce correct?
Et donc la facture reprend la valeur du péage et bien sûr la location par jour
eToll Convenience Fee : $19.75
$3.95 per rental day, max $19.75 per rental month
Sur la facture, il est indiqué qu'en cas de contestation, il faut appeler un numéro, bien sûr aux USA. IL est évident que pour 20$ je ne vais pas passer mon temps et mon énergie à appeler, cela me coûtera sans doute moins cher de payer.
J'ai un peu regardé sur le Net et trouvé d'autres personnes qui ont eu le même genre de problème (une facture pour des toll non payés), mais je n'ai pas trouvé de témoignage de contestation de l'endroit du péage. Si nous avons effectivement été sur une des Express Lanes, sans nous en rendre compte, alors, OK, nous sommes en faute et nous devons payer, mais la date et le lieu indiqués ne correspondent pas à l'endroit où nous étions… ou alors j'ai mal compris quelque chose. Quelqu'un a-t-il une suggestion?
Merci d'avoir lu jusqu'au bout. Peut-être que cela évitera à d'autres d'avoir ce problème.
Françoise.
PS: J'ai failli ajouter ceci à une ancienne discussion concernant les péages en Floride. Nous avons terminé notre séjour en Floride et nous y allons régulièrement depuis des années. Nous n'avons jamais utilisé le sun pass, et je continue à utiliser un GPS (Here We Go sur mon smartphone) en lui demandant d'éviter les péages. Jusqu'ici, ça a fonctionné...
Je voudrais témoigner de mon expérience, et, qui sait, avoir un conseil pour réagir. Nous venons de rentrer d'un séjour aux USA (dans l'est cette fois) et nous venons de recevoir un mail d'AVIS: "Your itemized Avis e-Toll receipt", indiquant une facture de 22.7$ à payer. Ce n'est en soi pas une somme énorme, mais je ne suis pas d'accord avec ce qu'ils m'envoient et je voudrais réagir.
Nous avons donc loué, comme depuis des années, une voiture chez AVIS. J'avais bien lu qu'il y avait de nombreux endroits avec des péages dans les régions que nous avons visitées, et donc nous nous sommes informés sur l'utilisation du "e pass" de la voiture. On nous a donné un papier expliquant que dès que nous activerions le "e pass", même pour une seule utilisation, le "fee" de location serait compté pour la durée totale de la location.
Nous avons donc décidé de ne pas l'utiliser, sauf en cas d'extrême nécessité, c'est-à-dire l'arrivée à un endroit où le péage ne pourrait pas être effectué avec de la monnaie. J'ai programmé mon GPS pour éviter les routes à péage au maximum, ce qui a été possible presque tout le temps. Les seules fois où nous avons emprunté des routes à péage, nous avons payé en monnaie.
Donc, cette nouvelle facture m'énerve, parce que je pense qu'il y a une erreur
Il est indiqué:
Tolling Summary
Toll Date Time: 08/04/2019 9:09:51 AM
Ce que je conteste est la date indiquée: le 4 août à 9h9 de matin, nous étions toujours dans notre Bed And Breakfast. L'un de vous sait-il si la date indiquée est bien la date à laquelle nous serions passés à ce péage?
Les autres renseignements indiqués sont:
Transportation agent : 495 Express Lanes
Exite Plaza : SPR-Interstate 395-95-495
J'essaie de voir où est cet endroit, et ce serait autour de Washington DC, mais est-ce correct?
Et donc la facture reprend la valeur du péage et bien sûr la location par jour
eToll Convenience Fee : $19.75
$3.95 per rental day, max $19.75 per rental month
Sur la facture, il est indiqué qu'en cas de contestation, il faut appeler un numéro, bien sûr aux USA. IL est évident que pour 20$ je ne vais pas passer mon temps et mon énergie à appeler, cela me coûtera sans doute moins cher de payer.
J'ai un peu regardé sur le Net et trouvé d'autres personnes qui ont eu le même genre de problème (une facture pour des toll non payés), mais je n'ai pas trouvé de témoignage de contestation de l'endroit du péage. Si nous avons effectivement été sur une des Express Lanes, sans nous en rendre compte, alors, OK, nous sommes en faute et nous devons payer, mais la date et le lieu indiqués ne correspondent pas à l'endroit où nous étions… ou alors j'ai mal compris quelque chose. Quelqu'un a-t-il une suggestion?
Merci d'avoir lu jusqu'au bout. Peut-être que cela évitera à d'autres d'avoir ce problème.
Françoise.
PS: J'ai failli ajouter ceci à une ancienne discussion concernant les péages en Floride. Nous avons terminé notre séjour en Floride et nous y allons régulièrement depuis des années. Nous n'avons jamais utilisé le sun pass, et je continue à utiliser un GPS (Here We Go sur mon smartphone) en lui demandant d'éviter les péages. Jusqu'ici, ça a fonctionné...
Ouverture de nouvelles stations de métro à Bangkok English translation pending
BANGKOK (XINHUA) - Le réseau ferroviaire MRT de Bangkok a commencé lundi 29 juillet un essai de deux mois sur un nouveau tronçon de la Blue Line, au long duquel les navetteurs peuvent se rendre gratuitement aux principales attractions touristiques de la ville, telles que Chinatown, le Grand palais et le temple du Bouddha couché.
Le ministre thaïlandais des Transports Saksayam Chidchob a assisté à l'inauguration du premier train entre Hua Lamphong et Tha Phra, organisé lundi matin. Il a déclaré aux médias que les passagers peuvent profiter des trajets gratuits jusqu'au 28 septembre.
Le train reliant Hua Lamphong à Tha Phra sera en service de 10h à 16h tous les jours pendant la période d'inauguration et sera officiellement ouvert le 29 septembre, après quoi les trains circuleront directement de la ligne bleue actuelle au nouveau tronçon.
Le long du nouveau tronçon, la station Wat Mangkon est située dans le quartier chinois de Bangkok, une attraction touristique servant des plats de rue, tandis que la station Sanam Chai se trouve à environ cinq minutes à pied du Temple du Bouddha couché et du Grand Palais.
De nombreux résidents de Bangkok et des touristes étrangers ont essayé lundi le nouveau tronçon de la Ligne bleue et ont pris des photos dans les cinq nouvelles stations.
Quatre des stations - Wat Mangkon, Sam Yot, Sanam Chai et Itsaraphap - sont devenues des attractions elles-mêmes, car elles contiennent des caractéristiques qui correspondent à leur environnement.
Wat Mangkon est décoré de peintures et de sculptures de dragons chinois, tandis que Sanam Chai, également considéré par les médias thaïlandais comme la plus belle station de métro de Thaïlande, est conçu pour ressembler à un palais thaïlandais de Ratanakosin, une période de l'art traditionnel thaïlandais qui a commencé à la naissance de la dynastie actuelle des Chakri.
D'autres tronçons de la ligne bleue s'ouvriront plus tard cette année et au début de 2020.
Après son ouverte complète l'année prochaine, la ligne bleue de Bangkok fonctionnera enfin en boucle, contribuant ainsi à la réduction des sévères embouteillages de Bangkok.
https://www.straitstimes.com/asia/se-asia/bangkoks-newly-opened-stretch-of-mrt-links-grand-palace-chinatown
https://www.straitstimes.com/asia/se-asia/bangkoks-newly-opened-stretch-of-mrt-links-grand-palace-chinatown
Saint-Malo et la côte d'Emeraude English translation pending
Je poursuis ma visite de la Bretagne par une semaine sur la côte d'Emeraude avec Saint-Malo comme point de chute, du 22 au 29 juin 2019.
Arrivé par le train je découvre progressivement la ville historique ceinturée d'impressionnants remparts d'où émerge une forêt de toits ardoisés.
Mon logement en plein cœur de la ville de Chateaubriand me laissera le loisir de flâner dans les rues qui ont conservé le pittoresque du Moyen-Âge.
C'est pendant cette période contemporaine de la découverte des Amériques que la cité prend son essor : Jacques Cartier est natif d'ici.
Les armateurs de la compagnie des Indes apporteront la prospérité encore visible aujourd'hui à travers les nombreux hôtels particuliers où ils négociaient leurs affaires.
Saint-Malo intra-muros.
Erigés au fil des siècles, les remparts de Saint-Malo constituent une ceinture de fortifications parfaitement hermétique en vue de conjurer l'invasion de celui qui a longtemps été l'ennemi héréditaire : l'Anglais. La porte Saint-Vincent constitue l'entrée principale dans la cité. Deux écussons apparaissent sur la façade de la porte : à gauche, une herse surmontée de l’hermine des ducs de Bretagne qui représente les armoiries de la ville et à droite les hermines surmontées d’une couronne symbolisant le Duché de Bretagne.

Le château dresse fièrement ses tours et donjon à l'entrée de la cité. Il abrite la mairie et le musée d'histoire.
Un peu plus loin, un escalier taillé dans les remparts permet d'accéder au chemin de ronde, offrant une vue panoramique sur l'océan et sur l'agglomération. Il suffit de se pencher entre deux créneaux pour apercevoir la plage du Sillon dont la largeur est réglée par le rythme des marées.

Les remparts, restés intacts après les bombardements de 1944 ceinturent la ville et permettent d'en faire le tour avec en permanence un double paysage intra et extra-muros. Dés le départ le fort de la Reine s'impose par sa masse est ses formes arrondies. Construit par Vauban après le bombardement de la ville par les Ango-Hollandais.
Vis-à-vis du fort de la reine, le fort national est un ouvrage impressionnant, œuvre de vauban, uniquement accessible à marée basse.
Il devient une île à marée haute.
Autre élément des fortifications, le fort du Petit Bé. Sur l'ilot du Grand Bé, se trouve la tombe de Chateaubriand, natif de Saint-malo. Ils forment un archipel à marée haute.
La baie de Saint-Malo offre les grandes marées d'Europe avec 14 mètres d'amplitude. La tour Bidouane, située près de la maison du Québec offre un beau paysage sur les îles.
Juste en face, sur un terre plein, siège la statue de Surcouf pointant son doigt vers l'Angleterre.
Symétrique de la tour Bidouane, le bastion de Hollande offre une belle terrasse surplombant la plage de Bon Secours et sa piscine d'eau de mer. La statue de jacques Cartier en assure la garde aujourd'hui alors qu'autrefois, 24 chiens affamés interdisaient l'approche de ce bastion stratégique.
La façade ouest des remparts débouche sur le port où cohabitent ferries et voiliers. Le tourisme a remplacé le commerce.
Rue d'Orléans, les remparts voisinent avec les riches hôtels particuliers des armateurs qui y menaient leurs affaires. Largement détruits en 1944, ils furent reconstruits à l'identique.
Au rond point de l'île Maurice, trône la statue de Mahé de Bourdonnais, gouverneur de îles Mascareignes (aujourd'hui : la Réunion, Maurice et Rodrigues).
Du haut des remparts, son contemporain Duguay-Trouin semble le saluer.

La frégate, l'Etoile du Roy (autrefois commandée par Robert Surcouf) semble parée pour la course dans le bassin qui porte son nom.
Le bassin Vauban accueille un port de plaisance.
La cathédrale Saint-Vincent, héritée du XIIéme siècle s'illumine de ses magnifiques vitraux.
Saint-Malo intra-muros.
Erigés au fil des siècles, les remparts de Saint-Malo constituent une ceinture de fortifications parfaitement hermétique en vue de conjurer l'invasion de celui qui a longtemps été l'ennemi héréditaire : l'Anglais. La porte Saint-Vincent constitue l'entrée principale dans la cité. Deux écussons apparaissent sur la façade de la porte : à gauche, une herse surmontée de l’hermine des ducs de Bretagne qui représente les armoiries de la ville et à droite les hermines surmontées d’une couronne symbolisant le Duché de Bretagne.

Le château dresse fièrement ses tours et donjon à l'entrée de la cité. Il abrite la mairie et le musée d'histoire.

Un peu plus loin, un escalier taillé dans les remparts permet d'accéder au chemin de ronde, offrant une vue panoramique sur l'océan et sur l'agglomération. Il suffit de se pencher entre deux créneaux pour apercevoir la plage du Sillon dont la largeur est réglée par le rythme des marées.


Les remparts, restés intacts après les bombardements de 1944 ceinturent la ville et permettent d'en faire le tour avec en permanence un double paysage intra et extra-muros. Dés le départ le fort de la Reine s'impose par sa masse est ses formes arrondies. Construit par Vauban après le bombardement de la ville par les Ango-Hollandais.

Vis-à-vis du fort de la reine, le fort national est un ouvrage impressionnant, œuvre de vauban, uniquement accessible à marée basse.

Il devient une île à marée haute.

Autre élément des fortifications, le fort du Petit Bé. Sur l'ilot du Grand Bé, se trouve la tombe de Chateaubriand, natif de Saint-malo. Ils forment un archipel à marée haute.

La baie de Saint-Malo offre les grandes marées d'Europe avec 14 mètres d'amplitude. La tour Bidouane, située près de la maison du Québec offre un beau paysage sur les îles.

Juste en face, sur un terre plein, siège la statue de Surcouf pointant son doigt vers l'Angleterre.

Symétrique de la tour Bidouane, le bastion de Hollande offre une belle terrasse surplombant la plage de Bon Secours et sa piscine d'eau de mer. La statue de jacques Cartier en assure la garde aujourd'hui alors qu'autrefois, 24 chiens affamés interdisaient l'approche de ce bastion stratégique.

La façade ouest des remparts débouche sur le port où cohabitent ferries et voiliers. Le tourisme a remplacé le commerce.

Rue d'Orléans, les remparts voisinent avec les riches hôtels particuliers des armateurs qui y menaient leurs affaires. Largement détruits en 1944, ils furent reconstruits à l'identique.

Au rond point de l'île Maurice, trône la statue de Mahé de Bourdonnais, gouverneur de îles Mascareignes (aujourd'hui : la Réunion, Maurice et Rodrigues).

Du haut des remparts, son contemporain Duguay-Trouin semble le saluer.

La frégate, l'Etoile du Roy (autrefois commandée par Robert Surcouf) semble parée pour la course dans le bassin qui porte son nom.

Le bassin Vauban accueille un port de plaisance.

La cathédrale Saint-Vincent, héritée du XIIéme siècle s'illumine de ses magnifiques vitraux.

Récit de 28 jours en Namibie English translation pending
Nous sommes de retour de 28 jours en Namibie.
Nous sommes partis à deux 4X4 avec des amis marseillais en majorité en camping. Il faut reconnaître que lorsqu'on prévoit 80 à 90% de pistes, il est toujours très sécurisant de savoir qu'on a un deuxième véhicule en cas de pépin. D'autant plus que, sur certaines pistes, nous n'avons pas croisé énormément de monde.
Sur base d'un itinéraire concocté par nos soins, nous sommes passés via la société Namvic pour confirmer que tout tenait la route et pour la location des véhicules ainsi que pour les réservations de camping.
Namvic a un contact à Paris, Pascal, ce qui est bien entendu plus simple pour les échanges.
Le véhicule était un 4X4 de deuxième catégorie, c'est-à-dire un véhicule qui avait déjà pas mal baroudé. Cela fait sans doute moins "standing" mais le portefeuille s'en porte mieux et finalement il sera aussi poussiéreux et sâle qu'un neuf. La vraie différence est dans l'agencement du coffre. Pour nous, il fallait vider le coffre chaque jour pour accéder au matériel, ou au frigo alors que les nouveaux véhicules sont mieux pensés et donc plus pratiques.
Pour le camping, nous disposions de deux tentes sur le toit qui se montaient en 5 minutes et se repliaient en 10 jusqu'à la troisième semaine où, avec la poussière et l'âge les tirettes devenaient difficiles à refermer et les jurons commencaient à fuser. En humidifant les tirettes avec de l'eau ou avec du liquide vaisselle, on vient à bout de se repliage. J'ai été assez étonnée du confort de ces tentes. Pas mal de place, un matelas finalement confortable, oreillers et sacs de couchage fournis. Nous avions un téléphone satellite et un petit GSM avec un peu de forfait afin de pouvoir appeler si nécessaire. Deux roues de secours mais que nous n'utiliserons heureusement pas. Les assurances sont compliquées en Namibie, il n' y a pas grand chose de couvert. Nous étions assurés pour un accident avec un tiers, un animal mais il fallait pouvoir prouver par des photos notre bonne foi, le bris du pare-brise et un pneu, tout le reste était à notre charge. Cela paraît assez complet mais quand on tente de compter le nombre de cailoux qui tapent la voiture, les animaux qui traversent inopinément et l'état de certaines pistes, la prudence est de mise.
Aussi si un couvercle de casserole est perdu, et bien il faut payer la casserole soit une vingtaine d'euros, tout doit revenir en l'état sous peine de frais supplémentaires lorsqu'on rend le véhicule. Le véhicule doit être également nettoyé afin que la société puisse aisément vérifier l'état du véhicule, sinon de nouveau c'est facturé. Nous avons de notre côté profité d'un des derniers campings pour donner un coup de chiffon car il y avait un tuyau, ce qui n'est pas forcément possible en lodge.
Pour le trajet, nous avons resigné avec Qatar en passant par Doha, Johannesburg puis Windhoek via South Africa Airlines. Namvic nous avait déconseillé de passer par Johannesburg, apparemment connu pour ses problèmes de bagages. Les compagnies aériennes l'ont bien compris car les vols évitant l'Afrique du Sud étaient hors de prix.
Pour nous tout s'est bien passé mais nos amis qui voyageaient de Marseile avec Turkish ont eu des soucis avec le dernier vol assuré par Namibian Airlines. Ils ont perdu une journée, bloqués à Johannesburg, et ils ont du courir après leurs bagages. J'ai rencontré pas mal de gens qui avaient un à deux jours de retard sur leur itinéraire à cause de bagages perdus.
Roadtrip en Écosse en juillet 2019 English translation pending
Je prends le contrôle du blog de mon père le temps d'un article pour relater mes dernières vacances en Ecosse! Un petit roadtrip de 15 jours fait avec une amie du 18 juillet au 1er aout 2019.
Je vais vous mettre des petites infos générales avant de détailler notre programme de chaque jour… 15 jours ça peut paraître long pour un pays comme l'Ecosse, mais on avait envie de profiter, de ne pas se presser et au final, malgré des petites distances, les journées furent tout de même bien chargées!
Allez, stop le blabla, c'est parti!
INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!
Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.
Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait rat�� ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait rat�� ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

Séjour de 2 semaines au Québec en hiver English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un séjour de 2 semaines du 7 au 23 février prochain au Québec afin de rendre visite à notre fille partie étudier un an au CEGEP de Rivière du Loup. J'ai vu que le carnaval de Québec tombait exactement à cette période, nous y resterons donc obligatoirement quelques jours, certainement le 1er week-end. Le reste du séjour reste flou. Comme beaucoup nous envisageons de faire de la motoneige, de voir un match de hockey, de faire du chien de traineaux ou des raquettes mais tout cela reste flou sur les lieux où pratiquer. Nous aimerions bien sûr voir l'endroit où vit notre fille (d'autant qu'elle n'aura pas de vacances pour visiter avec nous hormis les week-end et que la rejoindre sera le seul moyen de passer du temps avec elle ce qui est le but de départ). Nous imaginions prendre un vol France-Québec et Montréal-France mais cela risque d'être plus cher. Quels sont les conseils que vous pourriez nous donner ? Les routes de Québec à RDL sont elles praticables (nous souhaiterions louer une voiture) ? La Gaspésie en hiver est ce sympa ou vaut il mieux rester aux alentours de Québec ou de RDL et rayonner à partir de ces villes ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Sandrine
Nous envisageons un séjour de 2 semaines du 7 au 23 février prochain au Québec afin de rendre visite à notre fille partie étudier un an au CEGEP de Rivière du Loup. J'ai vu que le carnaval de Québec tombait exactement à cette période, nous y resterons donc obligatoirement quelques jours, certainement le 1er week-end. Le reste du séjour reste flou. Comme beaucoup nous envisageons de faire de la motoneige, de voir un match de hockey, de faire du chien de traineaux ou des raquettes mais tout cela reste flou sur les lieux où pratiquer. Nous aimerions bien sûr voir l'endroit où vit notre fille (d'autant qu'elle n'aura pas de vacances pour visiter avec nous hormis les week-end et que la rejoindre sera le seul moyen de passer du temps avec elle ce qui est le but de départ). Nous imaginions prendre un vol France-Québec et Montréal-France mais cela risque d'être plus cher. Quels sont les conseils que vous pourriez nous donner ? Les routes de Québec à RDL sont elles praticables (nous souhaiterions louer une voiture) ? La Gaspésie en hiver est ce sympa ou vaut il mieux rester aux alentours de Québec ou de RDL et rayonner à partir de ces villes ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Sandrine
2019, un voyage pour se faire plaisir English translation pending
N’est-ce pas là le but de tous les voyages ?
Pour nous décider à entreprendre ce cinquième voyage, il a fallu trouver des raisons ou quelques prétextes.
Ceux-ci n’ont pas été longs à trouver :
nous fêtons tous les deux nos 70 ans cette année et il y a 50 ans que nous nous sommes rencontrés.
N’est-ce pas suffisant ?
Après, choisir où aller :
quelques nouvelles choses quelques lieux qu’on aime bien approfondir certains sites.
Après, choisir la période : facile, comme nous sommes à la retraite tout est possible mais on aime bien mai-juin : moins de monde et les journées sont assez longues.
Après bien une année de préparation, de questions, de variantes, … et le projet est là, prêt à vous être soumis.
Quelques corrections et on réserve :
L’avion chez British Airways, une seule escale en Europe (Londres) et direct jusqu’à Las Vegas, on investit dans la classe « World Traveler plus » pour un peu plus de place pour les jambes. La voiture chez Hertz, avec des prix qui font le yo-yo jusqu’à quelque chose d’acceptable. Les motels, la majorité en direct et quelques-uns via Booking.
Le roadbook est prêt, le GPS voiture est chargé avec les itinéraires et une carte des USA, le GPS de randonnées est prêt… mais un peu jaloux de devoir encore attendre de nous guider après son aîné ! Nous avons nommé le GPS voiture : Marlène et celui de randonnées : Alice (clin d’œil aux « Petits meurtres d’Agatha Christie !!!). Marlène, pour son premier grand voyage, a toujours été fidèle et précise sauf pour quelques raccourcis un peu spéciaux dans lesquels nous ne l’avons pas suivie. Alice, grande habituée des voyages, a rempli son rôle à la perfection.
Quelques informations supplémentaires pour vous permettre de mieux cadrer ce voyage :
Contrairement aux voyages précédents, cette année nous ne sommes que les deux, mon beau-frère, qui nous accompagnait habituellement, a renoncé à ce type de voyage. Comme notre anglais n’est pas bien avancé, nous allons nous équiper d’un traducteur fonctionnant hors ligne sur un smartphone. Etant le seul conducteur et à la suite de mauvaises expériences faites en 2017, j’ai limité à environ 300km le maximum de distance par jour, ce qui vous expliquera certaines étapes pas forcément nécessaires. Ne vous attendez pas à de grandes découvertes de nouveaux lieux, ni de challenges remportés. On a réalisé ce voyage tranquillement, à notre rythme (lent), nous arrêtant quand un trop plein se faisait sentir (fatigue, saturation, plus envie, …). Et dernier point, mais pas le moindre, j’ai adapté tout ce que je pouvais à notre âge et notre condition physique : le temps déplorable des mois précédant notre départ ne nous ayant pas permis une bonne remise en forme après l’hiver donc, on va aller en crescendo.
Pour nous décider à entreprendre ce cinquième voyage, il a fallu trouver des raisons ou quelques prétextes.
Ceux-ci n’ont pas été longs à trouver :
nous fêtons tous les deux nos 70 ans cette année et il y a 50 ans que nous nous sommes rencontrés.
N’est-ce pas suffisant ?
Après, choisir où aller :
quelques nouvelles choses quelques lieux qu’on aime bien approfondir certains sites.
Après, choisir la période : facile, comme nous sommes à la retraite tout est possible mais on aime bien mai-juin : moins de monde et les journées sont assez longues.
Après bien une année de préparation, de questions, de variantes, … et le projet est là, prêt à vous être soumis.
Quelques corrections et on réserve :
L’avion chez British Airways, une seule escale en Europe (Londres) et direct jusqu’à Las Vegas, on investit dans la classe « World Traveler plus » pour un peu plus de place pour les jambes. La voiture chez Hertz, avec des prix qui font le yo-yo jusqu’à quelque chose d’acceptable. Les motels, la majorité en direct et quelques-uns via Booking.
Le roadbook est prêt, le GPS voiture est chargé avec les itinéraires et une carte des USA, le GPS de randonnées est prêt… mais un peu jaloux de devoir encore attendre de nous guider après son aîné ! Nous avons nommé le GPS voiture : Marlène et celui de randonnées : Alice (clin d’œil aux « Petits meurtres d’Agatha Christie !!!). Marlène, pour son premier grand voyage, a toujours été fidèle et précise sauf pour quelques raccourcis un peu spéciaux dans lesquels nous ne l’avons pas suivie. Alice, grande habituée des voyages, a rempli son rôle à la perfection.
Quelques informations supplémentaires pour vous permettre de mieux cadrer ce voyage :
Contrairement aux voyages précédents, cette année nous ne sommes que les deux, mon beau-frère, qui nous accompagnait habituellement, a renoncé à ce type de voyage. Comme notre anglais n’est pas bien avancé, nous allons nous équiper d’un traducteur fonctionnant hors ligne sur un smartphone. Etant le seul conducteur et à la suite de mauvaises expériences faites en 2017, j’ai limité à environ 300km le maximum de distance par jour, ce qui vous expliquera certaines étapes pas forcément nécessaires. Ne vous attendez pas à de grandes découvertes de nouveaux lieux, ni de challenges remportés. On a réalisé ce voyage tranquillement, à notre rythme (lent), nous arrêtant quand un trop plein se faisait sentir (fatigue, saturation, plus envie, …). Et dernier point, mais pas le moindre, j’ai adapté tout ce que je pouvais à notre âge et notre condition physique : le temps déplorable des mois précédant notre départ ne nous ayant pas permis une bonne remise en forme après l’hiver donc, on va aller en crescendo.
Concours photos du mois d'août 2019: "Les sables du mondes" English translation pending
Et voilà le 109ème concours photo de voyage forum¨
En ce jours de fêtes nationale Suisse, j'ai choisi un thème ou ce pays ne sera sans doute pas très représenté sur les photos...
Un thème de saison en cette période de vacances et de farniente.
Les sables du monde Que ce soit sur une plage, dans un désert, une dune de sable ou une moraine dans la montagne. Qu'il soit blanc, noir, gris, rouge, beige ou orange, le sable m'a toujours fasciné!
J'en ai d'ailleurs une petite collection (je vous mettrez des photos des lieu de collecte, et des grains en gros plans dans la discussion😛):

Par ce concours, j'aimerais que vous me donniez envie d'aller découvrir des lieu ou je pourrez agrandir cette collection!
Peu importe que ce soit une sculpture ou au naturelle, il doit y avoir du sable sur vos photos, en gros plan ou s'incluant dans un paysage, mais ayant une bonne place bien visible.
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au samedi 23 août à 23h59 Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif du lieu et de l’histoire qui s’y rattache.
Pour voter : du dimanche 24 août 0h00 au samedi 31 août 22h Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de Septembre.
Ce topic n'est que pour poster des photos participantes au concours! Pour les discussions et les photos hors concours, c'est là : voyageforum.com/...post=9724132;live=1;
Je ne serai malheureusement pas très présent pour animer les discussions, étant donné que jusqu'au 22 août, je serai en voyage au Sénégal. Mais j'essaierai de vous ramener quelque photos ensablée, et si j'ai du réseau, je passerai quand même de temps en temps! Je serai de retour pour les votes et les décomptes des voix.
Le diaporama, encore une fois assuré par Xavier, sera présent dans ma signature et sûrement la sienne aussi .
Les sables du monde Que ce soit sur une plage, dans un désert, une dune de sable ou une moraine dans la montagne. Qu'il soit blanc, noir, gris, rouge, beige ou orange, le sable m'a toujours fasciné!
J'en ai d'ailleurs une petite collection (je vous mettrez des photos des lieu de collecte, et des grains en gros plans dans la discussion😛):

Par ce concours, j'aimerais que vous me donniez envie d'aller découvrir des lieu ou je pourrez agrandir cette collection!
Peu importe que ce soit une sculpture ou au naturelle, il doit y avoir du sable sur vos photos, en gros plan ou s'incluant dans un paysage, mais ayant une bonne place bien visible.
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au samedi 23 août à 23h59 Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif du lieu et de l’histoire qui s’y rattache.
Pour voter : du dimanche 24 août 0h00 au samedi 31 août 22h Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de Septembre.
Ce topic n'est que pour poster des photos participantes au concours! Pour les discussions et les photos hors concours, c'est là : voyageforum.com/...post=9724132;live=1;
Je ne serai malheureusement pas très présent pour animer les discussions, étant donné que jusqu'au 22 août, je serai en voyage au Sénégal. Mais j'essaierai de vous ramener quelque photos ensablée, et si j'ai du réseau, je passerai quand même de temps en temps! Je serai de retour pour les votes et les décomptes des voix.
Le diaporama, encore une fois assuré par Xavier, sera présent dans ma signature et sûrement la sienne aussi .
Revue des vélo à cadre d'acier English translation pending
Bonjour,
Je ne suis pas un habitué pour poster sur des forums, mais en voyant l'expérience et l'expertise de certains forumeur j'ai décidé de vous écrire !
N'ayant actuellement plus de vélo, je recherche ma nouvelle monture. Jusqu'à maintenant mon utilisation était le trajet boulot et de la rando le weekend ou plusieurs jours mais je n'ai jamais excédé les deux semaines. Je roulais sur un Genesis, j'appréciais le côté réactif et sportif. J'envisage un premier grand périple à travers l'Europe (notamment l'Islande, Irlande, Norvège, etc) et pourquoi pas plus suivant la tournure. C'est donc l'occasion de me trouver un vélo plus confortable et je commence à me faire à l'idée de perdre le côté sportif.
J'ai pas mal regardé le Surly Haul Long Trucker car je sais qu'il est très plébiscité chez les cyclos voyageurs. La plupart des infos glané sur le Surly que ce soit sur site/forum français ou américain, datent d'une dizaine d'année. Je me demande donc si finalement le Surly n'est pas désormais dépassé et si je ne pouvait pas trouver d'autre cadre avec de bon rapport qualité prix. De plus j'ai lu ici que son acier chromoly était assez basique, mais bon rapport qualité prix. En me renseignant un peu plus j'ai lu que les cadreurs conseil plus du columbus zona ou reynolds 853 ou 725. Je ne maitrise pas encore ce sujet des aciers et donc suit preneur si vous voyez des modèles de cadre intéressant. Que pensez-vous notamment du tour de fer 20 ou 30 qui est en Reynolds 725 chromoly. D'ailleurs y a t-il une différence entre "l’appellation" Reynolds 725 et Reynolds 725 Chromoly ?
J'ai vu le prix de nos cadreurs artisanaux, et préfère mettre cette solution de côté pour le moment car je m'étais fixé un budget inférieur à 2000€ (pour le vélo complet soit assemblé moi-même ou acheté complet).
D'avance, merci pour vos conseils !
Je ne suis pas un habitué pour poster sur des forums, mais en voyant l'expérience et l'expertise de certains forumeur j'ai décidé de vous écrire !
N'ayant actuellement plus de vélo, je recherche ma nouvelle monture. Jusqu'à maintenant mon utilisation était le trajet boulot et de la rando le weekend ou plusieurs jours mais je n'ai jamais excédé les deux semaines. Je roulais sur un Genesis, j'appréciais le côté réactif et sportif. J'envisage un premier grand périple à travers l'Europe (notamment l'Islande, Irlande, Norvège, etc) et pourquoi pas plus suivant la tournure. C'est donc l'occasion de me trouver un vélo plus confortable et je commence à me faire à l'idée de perdre le côté sportif.
J'ai pas mal regardé le Surly Haul Long Trucker car je sais qu'il est très plébiscité chez les cyclos voyageurs. La plupart des infos glané sur le Surly que ce soit sur site/forum français ou américain, datent d'une dizaine d'année. Je me demande donc si finalement le Surly n'est pas désormais dépassé et si je ne pouvait pas trouver d'autre cadre avec de bon rapport qualité prix. De plus j'ai lu ici que son acier chromoly était assez basique, mais bon rapport qualité prix. En me renseignant un peu plus j'ai lu que les cadreurs conseil plus du columbus zona ou reynolds 853 ou 725. Je ne maitrise pas encore ce sujet des aciers et donc suit preneur si vous voyez des modèles de cadre intéressant. Que pensez-vous notamment du tour de fer 20 ou 30 qui est en Reynolds 725 chromoly. D'ailleurs y a t-il une différence entre "l’appellation" Reynolds 725 et Reynolds 725 Chromoly ?
J'ai vu le prix de nos cadreurs artisanaux, et préfère mettre cette solution de côté pour le moment car je m'étais fixé un budget inférieur à 2000€ (pour le vélo complet soit assemblé moi-même ou acheté complet).
D'avance, merci pour vos conseils !
Arriver avec un drone à l'aéroport de Tachkent English translation pending
Bonjour,
Il est interdit, sauf autorisation, d'apporter ou d'utiliser un drone en Ouzbékistan. Plusieurs voyageurs ont eu leur drone saisit et/ou détruit à la douane, notamment les frontières terrestres. Mais j'ai lu dans quelques forums anglophones qu'en déclarant spontanément son drone à l'arrivée à l'aéroport de Tachkent, il était peut-être possible de le laisser "en consigne" à la douane et de le récupérer en repartant. Quelqu'un a t-il un retour d'expérience sur le sujet ? En effet on va passer d'abord 2 semaines au Kirghisztan où le drone est autorisé et j'aimerais bien trouver une solution pour ne pas avoir de problème en arrivant en Ouzbékistan.
Merci de vos retours.
Il est interdit, sauf autorisation, d'apporter ou d'utiliser un drone en Ouzbékistan. Plusieurs voyageurs ont eu leur drone saisit et/ou détruit à la douane, notamment les frontières terrestres. Mais j'ai lu dans quelques forums anglophones qu'en déclarant spontanément son drone à l'arrivée à l'aéroport de Tachkent, il était peut-être possible de le laisser "en consigne" à la douane et de le récupérer en repartant. Quelqu'un a t-il un retour d'expérience sur le sujet ? En effet on va passer d'abord 2 semaines au Kirghisztan où le drone est autorisé et j'aimerais bien trouver une solution pour ne pas avoir de problème en arrivant en Ouzbékistan.
Merci de vos retours.
Croisière Costa au depart de Mumbai English translation pending
Ayant eu peu de réponses (1 ! ) je repose ma question !! Merci à tous
Nous sommes un groupe d'amis et allons réserver pour 2019 une croisière sur le Costa Victoria au départ de Mumbai puis Cochin-Maldives-Sri Lanka-New Mangalore-Mumbai Est ce que la communauté du Forum aurait des infos sur le bateau et/ou la croisière? Toutes les... Croisières > Inde
Nous sommes un groupe d'amis et allons réserver pour 2019 une croisière sur le Costa Victoria au départ de Mumbai puis Cochin-Maldives-Sri Lanka-New Mangalore-Mumbai Est ce que la communauté du Forum aurait des infos sur le bateau et/ou la croisière? Toutes les... Croisières > Inde