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L'archipel des Tuamotu English translation pending
ANA'A , L'ÎLE FABULEUSE
INTRODUCTION AUX TUAMOTU
Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.
DE L'USAGE DU COCOTIER
Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.
Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.
INTRODUCTION A ANA'A
UN PEU DE GEOGRAPHIE
L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.
A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.
Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.
Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.
LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.
La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.
Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.
Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.
La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.
L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.
Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.
On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.
L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.
UN PEU D HISTOIRE
Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.
L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.
C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.
ANA'A AUJOURD'HUI
L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.


Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.
DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...
NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.
Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !
17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.








Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.



Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.

Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.
18 octobre
Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.
19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.




La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.

Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.
Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !


On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.
Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.

Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...

Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.
Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.
Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.
20 octobre ( dimanche )
Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.
On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.
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INTRODUCTION AUX TUAMOTU
Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.
DE L'USAGE DU COCOTIER
Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.
Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.
INTRODUCTION A ANA'A
UN PEU DE GEOGRAPHIE
L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.
A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.
Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.
Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.
LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.
La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.
Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.
Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.
La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.
L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.
Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.
On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.
L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.
UN PEU D HISTOIRE
Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.
L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.
C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.
ANA'A AUJOURD'HUI
L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.


Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.
DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...
NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.
Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !
17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.








Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.



Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.

Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.
18 octobre
Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.
19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.




La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.

Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.
Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !


On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.
Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.

Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...

Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.
Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.
Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.
20 octobre ( dimanche )
Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.
On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.
Suivez moi en page 2...
L'improvisation en voyage, de plus en plus difficile English translation pending
Avec la multiplication des Expedia/Booking/Agoda etc., la prolifération des téléphones cellulaires et l'explosion du nombre de touristes, je trouve qu'il devient de plus en plus difficile de voyager sans avoir à tout, tout, tout planifier des mois à l'avance.
Quand je partais en voyage, J'avais l'habitude de réserver quelques nuits au lieu d'arrivée pour me remettre du décalage puis y aller au pif par la suite. Mais depuis quelques années, c'est devenu plus compliqué. Une réceptionniste d'hôtel m'a même déjà dit de réserver par Booking pour la nuit même!
Je me demande si nous ne sommes pas en train de perdre notre sens de l'improvisation, le plaisir de découvrir des lieux sans savoir à quoi nous attendre. Est-ce encore possible de partir en voyage sans avoir tout prévu?
Quand je partais en voyage, J'avais l'habitude de réserver quelques nuits au lieu d'arrivée pour me remettre du décalage puis y aller au pif par la suite. Mais depuis quelques années, c'est devenu plus compliqué. Une réceptionniste d'hôtel m'a même déjà dit de réserver par Booking pour la nuit même!
Je me demande si nous ne sommes pas en train de perdre notre sens de l'improvisation, le plaisir de découvrir des lieux sans savoir à quoi nous attendre. Est-ce encore possible de partir en voyage sans avoir tout prévu?
Between Réunion and Nosy Bé
Saturday, September 28, 2019
On the Orly-Saint-Denis flight, under the pretext that Air France had paired their delicious chicken with mushrooms meal with a little bottle of rum, Dom noticed that some passengers hadn’t even opened theirs. So he bribed a flight attendant to bring him the abandoned mini bottles! Needless to say, the guy slept like a baby!


Sunday, September 29, 2019 Saint-Pierre
A flawless journey (well, except for a minor distraction in the massive Hertz queue that led me to cut in front of a few young couples, who weren’t too happy about it—though I joked with the agent about it: *"It happens!"*). We ended up at Hôtel Le Battant des Lames in Saint-Pierre, a gorgeous combo of an infinity pool and the Indian Ocean. We rushed straight into the pool—after over ten hours of sitting on a plane, it felt *amazing*!

We didn’t waste any time—you know Dom—exploring the city on foot. It’s lovely: the seaside is well-developed, it’s tropical, but with the budget of a wealthy country.



Réunion is also famous for its killer sharks…


A Creole music group was playing at a seaside bar, so we settled in.


Night fell, and with it, swarms of insects suddenly invaded the city!


One of the few signs of the tropics here! Insects, geckos, and cockroaches...

Monday, September 30, 2019
Saint-Pierre


We were disappointed, of course! We could’ve gotten a photo of our *aura* and missed the chance by just a week! In tears, we decided to tackle the island’s most famous site.
Excursion to Piton de la Fournaise. The plan was to head to one of the nearby parking lots and take a relaxed stroll. But it quickly turned into… something else.
First, I realized the built-in GPS operates on a pretty basic algorithm—like the earliest models. If there’s a bumpy road that even the toughest Mitsubishi 4x4 struggles with, a path through a junkyard, or any shortcut to save a few meters, it’ll proudly suggest it. So instead of taking the main road—the royal route to the famous volcano—we ended up on charming little mountain roads…



On the Orly-Saint-Denis flight, under the pretext that Air France had paired their delicious chicken with mushrooms meal with a little bottle of rum, Dom noticed that some passengers hadn’t even opened theirs. So he bribed a flight attendant to bring him the abandoned mini bottles! Needless to say, the guy slept like a baby!


Sunday, September 29, 2019 Saint-Pierre
A flawless journey (well, except for a minor distraction in the massive Hertz queue that led me to cut in front of a few young couples, who weren’t too happy about it—though I joked with the agent about it: *"It happens!"*). We ended up at Hôtel Le Battant des Lames in Saint-Pierre, a gorgeous combo of an infinity pool and the Indian Ocean. We rushed straight into the pool—after over ten hours of sitting on a plane, it felt *amazing*!

We didn’t waste any time—you know Dom—exploring the city on foot. It’s lovely: the seaside is well-developed, it’s tropical, but with the budget of a wealthy country.



Réunion is also famous for its killer sharks…


A Creole music group was playing at a seaside bar, so we settled in.


Night fell, and with it, swarms of insects suddenly invaded the city!


One of the few signs of the tropics here! Insects, geckos, and cockroaches...

Monday, September 30, 2019
Saint-Pierre


We were disappointed, of course! We could’ve gotten a photo of our *aura* and missed the chance by just a week! In tears, we decided to tackle the island’s most famous site.
Excursion to Piton de la Fournaise. The plan was to head to one of the nearby parking lots and take a relaxed stroll. But it quickly turned into… something else.
First, I realized the built-in GPS operates on a pretty basic algorithm—like the earliest models. If there’s a bumpy road that even the toughest Mitsubishi 4x4 struggles with, a path through a junkyard, or any shortcut to save a few meters, it’ll proudly suggest it. So instead of taking the main road—the royal route to the famous volcano—we ended up on charming little mountain roads…



Phra Kreuang: Thai protective amulets
S🙂wasdee!
Kicking off the thread with an informative article about Phra Kreuang, protective amulets (according to local belief) that Thai people of all kinds wear around their necks:
https://www.objetsdevasion.com/guides/objet-bouddhiste/amulette-bouddha/les-amulettes-bouddhiques-thailandaises.html
You can find them all over the Kingdom: in temples, at markets, in specialty shops, and even in mail-order flyers at Seven/Eleven.
Also, heads up for those in Paris—from October 11th to 20th, there’s a collective exhibition featuring Thai artists: https://phenixwebtv.com/2019/07/23/facets-of-thailand-une-exposition-collective-de-cinq-artistes-de-la-scene-contemporaine-thailandaise/?fbclid=IwAR28PCY1t48M2DiwVlnc5uZvT20FnsxNLMppOb8d1pSfOjiw_sW_htV2CnI
@ ++, for the *sanouk* debrief from our last trip to the Land of the Free, as it’s so beautifully nicknamed.
Sânouk3😎
Kicking off the thread with an informative article about Phra Kreuang, protective amulets (according to local belief) that Thai people of all kinds wear around their necks:
https://www.objetsdevasion.com/guides/objet-bouddhiste/amulette-bouddha/les-amulettes-bouddhiques-thailandaises.html
You can find them all over the Kingdom: in temples, at markets, in specialty shops, and even in mail-order flyers at Seven/Eleven.
Also, heads up for those in Paris—from October 11th to 20th, there’s a collective exhibition featuring Thai artists: https://phenixwebtv.com/2019/07/23/facets-of-thailand-une-exposition-collective-de-cinq-artistes-de-la-scene-contemporaine-thailandaise/?fbclid=IwAR28PCY1t48M2DiwVlnc5uZvT20FnsxNLMppOb8d1pSfOjiw_sW_htV2CnI
@ ++, for the *sanouk* debrief from our last trip to the Land of the Free, as it’s so beautifully nicknamed.
Sânouk3😎
Transports pour trajet de Bangkok vers Sukhotaï English translation pending
Bonjour,
avec mon compagnon nous partons pour un peu plus de 2 semaines en Thailande et notre projet de voyage se porte sur un itinéraire à partir de Bangkok vers Sukhothai, puis MaeSot, Chang rai, Mae Sariang et revenir à Chang Mai.
Bon c'est un premier jet, on affinera sur place.
Je cherche des renseignements sur le trajet Bangkok vers Sukhotai et ça me paraît compliqué.
Nous hésitons entre le train et le bus.Ce sont les horaires qui ne sont pas cool.Arrivée à Sukhothai en pleine nuit!!!!
Nous avons pensé faire une halte à Lopburi mais ça ne simplifie pas vraiment les choses.
Merci pour vos conseils!!!!
Hélène
avec mon compagnon nous partons pour un peu plus de 2 semaines en Thailande et notre projet de voyage se porte sur un itinéraire à partir de Bangkok vers Sukhothai, puis MaeSot, Chang rai, Mae Sariang et revenir à Chang Mai.
Bon c'est un premier jet, on affinera sur place.
Je cherche des renseignements sur le trajet Bangkok vers Sukhotai et ça me paraît compliqué.
Nous hésitons entre le train et le bus.Ce sont les horaires qui ne sont pas cool.Arrivée à Sukhothai en pleine nuit!!!!
Nous avons pensé faire une halte à Lopburi mais ça ne simplifie pas vraiment les choses.
Merci pour vos conseils!!!!
Hélène
Road trip à vélo de France jusqu'en Thaïlande: l'Asie en période de mousson? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous suivons ce forum depuis quelques temps déjà en préparation de notre road-trip à vélo France-Thaïlande sur 14 mois, et départ prévu juillet 2020.
Ceci est notre premier message.
Dans l'élaboration de notre itinéraire, nous arriverions à priori en Inde autour du mois de février. Nous souhaitons ensuite contourner le Bangladesh, pour rejoindre la Birmanie puis la Thaïlande.
Or, la période suivant notre arrivée en Inde va correspondre à la période de mousson.
Voici nos questions: -est-ce que certains d'entre vous ont déjà voyagé dans ces pays durant cette saison? et si oui, est-ce "praticable" sans que ce soit complètement rédhibitoire? (surtout à vélo)
-est-ce qu'il vaudrait mieux partir via le Sud de l'Inde vers le Sri Lanka, et de là, envisager une traversée vers la Thaïlande, afin d'éviter la période de mousson, et rallonger notre périple vers la Malaisie ensuite...? Si oui, existe-t-il des lignes maritimes de l'Inde ou du Sri Lanka vers la Thaïlande?
Il ne nous est pas possible de décaler notre départ en raison des dates d'examens de deux de nos enfants (Baccalauréat et Brevet).
Bien qu'ayant vu des discussions abordant plus ou moins le sujet, nous sommes encore aujourd'hui sans réponses précises.
Merci d'avance pour vos retours
Perrine et Christophe de 8 à vélo
Nous suivons ce forum depuis quelques temps déjà en préparation de notre road-trip à vélo France-Thaïlande sur 14 mois, et départ prévu juillet 2020.
Ceci est notre premier message.
Dans l'élaboration de notre itinéraire, nous arriverions à priori en Inde autour du mois de février. Nous souhaitons ensuite contourner le Bangladesh, pour rejoindre la Birmanie puis la Thaïlande.
Or, la période suivant notre arrivée en Inde va correspondre à la période de mousson.
Voici nos questions: -est-ce que certains d'entre vous ont déjà voyagé dans ces pays durant cette saison? et si oui, est-ce "praticable" sans que ce soit complètement rédhibitoire? (surtout à vélo)
-est-ce qu'il vaudrait mieux partir via le Sud de l'Inde vers le Sri Lanka, et de là, envisager une traversée vers la Thaïlande, afin d'éviter la période de mousson, et rallonger notre périple vers la Malaisie ensuite...? Si oui, existe-t-il des lignes maritimes de l'Inde ou du Sri Lanka vers la Thaïlande?
Il ne nous est pas possible de décaler notre départ en raison des dates d'examens de deux de nos enfants (Baccalauréat et Brevet).
Bien qu'ayant vu des discussions abordant plus ou moins le sujet, nous sommes encore aujourd'hui sans réponses précises.
Merci d'avance pour vos retours
Perrine et Christophe de 8 à vélo
Visites des "tribus" en Afrique et dans le monde en général English translation pending
je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general
nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute sur la vallee de l omo les himbas les san et autres nous donnant l impression a l epoque que tout ca n etait pas accessible
maintenant ca l est
des flopees de touristes defilent tous les ans a travers ces musees humains
on va se faire les himbas visiter les villages san
les autorites des pays interesses se foutent de ces minorites qu ils aimeraient voir disparaitre
l afrique en "marche" ce n est pas ces sauvages
mais bon si ca amene des touristes pourquoi pas
demande t on a ces gens si ils veulent nous voir
parce que on les payent d une certaine facon argent petits cadeaux produits de premiere necessite, notre necessite
je ne suis pas donneuse de lecons
j etais en equateur il y a 30 ans dans les marches ruraux mais je n ai pas ose prendre de photos etant les seuls touristes j etais genee
j ai ete dans la vallee de l omo il y a 25 ans quand le to m a dit qu il fallait se munir de billets de 1 birr pour prendre les photos alors la c etait le pompon j admire l inde qui pour des raisons que j ignore interdit l acces a une partie des andaman ou vivent des gens de l age de pierre
je prone l interdiction de certaines zones de cette planete y compris l antarctique
je ne suis pas militante mais j ai beaucoup voyage
depuis 16 ans au botswana je ne bouge plus
Délais de transcription de mariage English translation pending
Bonjour je suis française d’origine camerounaise mon mari est camerounais, nous avons déjà tout fait au niveau dossier mariage tout est ok nous sommes au niveau de l’attente de la transcription j’ai déposé le dossier de demande de transcription le 22 août 2019 est ce que quelqu’un peut me donner les délais d’attente de transcription pour l’obtention de visa de mon mari svp ? Et est ce qu’on demande encore quelque chose encore pour sa demande de visa merci pour vos réponses je vous souhaite une bonne journée
Après les vacances, l'école... English translation pending
Et voilà, les chicoufs ont repris le chemin de l’école, collège, lycée.
Les vacances joyeuses sont terminées.
Nous, grands-parents soufflons. Ca crépitait de vie, de rires, de cris, de galopades et de bonheur et le silence léger dans la maison est étrange.
Le même jour de rentrée que chez nous, j’ai reçu la photo d’un copain chinois fier de sa fillette de deux ans, adorable avec ses deux petites couettes, qu’il conduisait pour la première fois à l’école. Le même jour aussi, une copine enseignante en Lituanie m’envoyait une photo d’un supermarché dont les rayons d’alcool était barricadé de planche de bois : le jour de la rentrée des classes, la vente d’alcool est interdit.
Deux jeunes femmes russes que nous avions rencontré l’année dernière en Sibérie et qui sont venues chez nous en vacances cet été ont, elles, raconté que la rentrée des classes s’appelle « la Journée de la Connaissance est que dans leur village, les enfants revêtent leurs vêtements traditionnels de fête et apportent des fleurs ou des bonbons à leur institutrice.
Tant de pays, tant de traditions, c’est chouette.
L’année scolaire pour tous les enfants du monde qui ont la chance de s’instruire est une année d’apprentissage, coupée par les vacances. Si nous ne sommes pas le pays aux vacances d’été les plus longues, le découpage est différent ailleurs. Je crois qu’au Japon, les grandes vacances ne sont pas synonyme de changement de niveau, est-ce le seul pays dans ce cas, je ne sais pas. Les enfants en Inde sont en uniforme comme dans nombre de pays. C’est joli de voir sortir de l’école des nuées d’enfants, les fillettes avec leurs tresses entrelacées de rubans et les cartables qui tressautent dans le dos.
Nous avons eu la chance de passer une journée dans en gymnasium à Novossibirsk, de manger à la cantine et d’apprendre qu’à partir de 9h les enfants pouvaient venir prendre un repas et lorsque les parents le souhaitent, ils peuvent déjeuner avec leur enfant. Il n’y a pas de cour de récréation, il fait trop froid l’hiver, mais de vastes couloirs colorés. Les enfants ont école soit le matin, soit l’après-midi.
Tout est si différent, partout . Vous qui lisez ce sujet, pouvez-vous apporter vos connaissances sur l’école, les vacances, les devoirs et les leçons et tout ce qui est donné pour engranger les savoirs ? Pas en France, mais partout dans le monde. J’aimerais bien...
Cet été empli d’enfance, de fraîcheur, d’innocence est fini et eux, mes chicoufs ont rejoint tous les enfants, ceux d’ici comme ceux d’ailleurs sur cette longue route d’apprentissage qui leur semble si interminable et qui est, pourtant, si brève dans notre vie.
Le même jour de rentrée que chez nous, j’ai reçu la photo d’un copain chinois fier de sa fillette de deux ans, adorable avec ses deux petites couettes, qu’il conduisait pour la première fois à l’école. Le même jour aussi, une copine enseignante en Lituanie m’envoyait une photo d’un supermarché dont les rayons d’alcool était barricadé de planche de bois : le jour de la rentrée des classes, la vente d’alcool est interdit.
Deux jeunes femmes russes que nous avions rencontré l’année dernière en Sibérie et qui sont venues chez nous en vacances cet été ont, elles, raconté que la rentrée des classes s’appelle « la Journée de la Connaissance est que dans leur village, les enfants revêtent leurs vêtements traditionnels de fête et apportent des fleurs ou des bonbons à leur institutrice.
Tant de pays, tant de traditions, c’est chouette.
L’année scolaire pour tous les enfants du monde qui ont la chance de s’instruire est une année d’apprentissage, coupée par les vacances. Si nous ne sommes pas le pays aux vacances d’été les plus longues, le découpage est différent ailleurs. Je crois qu’au Japon, les grandes vacances ne sont pas synonyme de changement de niveau, est-ce le seul pays dans ce cas, je ne sais pas. Les enfants en Inde sont en uniforme comme dans nombre de pays. C’est joli de voir sortir de l’école des nuées d’enfants, les fillettes avec leurs tresses entrelacées de rubans et les cartables qui tressautent dans le dos.
Nous avons eu la chance de passer une journée dans en gymnasium à Novossibirsk, de manger à la cantine et d’apprendre qu’à partir de 9h les enfants pouvaient venir prendre un repas et lorsque les parents le souhaitent, ils peuvent déjeuner avec leur enfant. Il n’y a pas de cour de récréation, il fait trop froid l’hiver, mais de vastes couloirs colorés. Les enfants ont école soit le matin, soit l’après-midi.
Tout est si différent, partout . Vous qui lisez ce sujet, pouvez-vous apporter vos connaissances sur l’école, les vacances, les devoirs et les leçons et tout ce qui est donné pour engranger les savoirs ? Pas en France, mais partout dans le monde. J’aimerais bien...
Cet été empli d’enfance, de fraîcheur, d’innocence est fini et eux, mes chicoufs ont rejoint tous les enfants, ceux d’ici comme ceux d’ailleurs sur cette longue route d’apprentissage qui leur semble si interminable et qui est, pourtant, si brève dans notre vie.
Sarah Marquis ses livres English translation pending
Lorsque le voyage et l'aventure, la vraie, se marient, cela montre que sur notre Terre il est encore possible de vivre des expériences époustouflantes en dehors des chemins courus. Sarah Marquis au travers de ses différents livres nous emmène avec elle dans un engagement total en solitaire. Dans notre monde où le risque est fui comme la peste et même blâmé, elle nous rappelle qu'un engagement total où le risque et le danger sont souvent présents de façon très aiguë, permet de partir à la découverte de soi et de vibrer en harmonie avec notre environnement naturel.
Ses aventures pour moi représentent un exemple et une véritable inspiration dans ma manière de voyager, oser se dépasser. Il faut dire qu'elle va très très loin.
Dans l'un de ses livres elle dit: ""Pourquoi marcher pendant 17 mois? Une pareille expédition est un réel changement de vie, il est préférable d'être bien dans ses baskets........de se remettre en question continuellement mais, surtout de casser tous les schémas accumulés avec les années pour repartir à zéro.... faire peau neuve.... Je pense que nous sommes tous capable de tout et crois fermement que la volonté peut déplacer des montagnes .""
En quatrième de couverture de ""Sauvage par nature"" on peut lire: Ne vous fiez pas aux apparences Sarah Marquis et une vraie guerrière capable d'échapper aux attaques des cavaliers mongole et aux trafiquants de drogue dans la jungle laotienne. A l'approche du danger, elle se cache, glisse dans la nuit et se déguise en homme pour survivre.
j'ai lu trois de ses huit livres: Du Chili au Machu Picchu, 8 mois à pied sur la cordillère des Andes L'Aventurière des sables 14 000 km à pied et 17 mois dans le bush INSTINCTS trois mois seule en survie dans l'ouest sauvage australien
Je vais lire son dernier ouvrage "le tigre de Tasmanie" sa traversée en solitaire de la Tasmanie
Ses livres ont du souffle, ils nous replongent dans les terres vierges et les aventures des aventuriers des siècles passés. Le danger et l'insécurité sont son quotidien, l'homme étant bien souvent même si elle en croise peu un des principaux facteurs de méfiance et d'insécurité en tant que femme en solitaire, mais l'homme aussi parfois lui sauve la vie alors qu'elle s’apprête à faire une erreur fatale.
On prend toute la mesure de cette phrase de Nicols Bouvier: on ne fait pas un voyage c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.
Tous ses livres sont à lire si on est à la recherche d'une vraie motivation à s'engager en voyageant. Luc
Ses aventures pour moi représentent un exemple et une véritable inspiration dans ma manière de voyager, oser se dépasser. Il faut dire qu'elle va très très loin.
Dans l'un de ses livres elle dit: ""Pourquoi marcher pendant 17 mois? Une pareille expédition est un réel changement de vie, il est préférable d'être bien dans ses baskets........de se remettre en question continuellement mais, surtout de casser tous les schémas accumulés avec les années pour repartir à zéro.... faire peau neuve.... Je pense que nous sommes tous capable de tout et crois fermement que la volonté peut déplacer des montagnes .""
En quatrième de couverture de ""Sauvage par nature"" on peut lire: Ne vous fiez pas aux apparences Sarah Marquis et une vraie guerrière capable d'échapper aux attaques des cavaliers mongole et aux trafiquants de drogue dans la jungle laotienne. A l'approche du danger, elle se cache, glisse dans la nuit et se déguise en homme pour survivre.
j'ai lu trois de ses huit livres: Du Chili au Machu Picchu, 8 mois à pied sur la cordillère des Andes L'Aventurière des sables 14 000 km à pied et 17 mois dans le bush INSTINCTS trois mois seule en survie dans l'ouest sauvage australien
Je vais lire son dernier ouvrage "le tigre de Tasmanie" sa traversée en solitaire de la Tasmanie
Ses livres ont du souffle, ils nous replongent dans les terres vierges et les aventures des aventuriers des siècles passés. Le danger et l'insécurité sont son quotidien, l'homme étant bien souvent même si elle en croise peu un des principaux facteurs de méfiance et d'insécurité en tant que femme en solitaire, mais l'homme aussi parfois lui sauve la vie alors qu'elle s’apprête à faire une erreur fatale.
On prend toute la mesure de cette phrase de Nicols Bouvier: on ne fait pas un voyage c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.
Tous ses livres sont à lire si on est à la recherche d'une vraie motivation à s'engager en voyageant. Luc
Coup de gueule au sujet de la Turquie English translation pending
En 1997, lors de mon dernier "road trip" en Turquie, j'ai quitté un peuple attachant, souriant, honnête, libre, toujours prêt à vous aider. J'y suis retourné ce mois d'août après deux semaines à avoir sillonné la Grèce du Nord en famille. J'ai été profondément choqué par le changement que j'ai pu observer et vivre. Lors de mes 5 précédents voyages en 1985, 1989, 1991, 1996 et 1997, à avoir sillonné la Turquie d'est en ouest, et du Nord au Sud, je n'avais jamais vu de femmes vêtues intégralement de noir et intégralement voilées. Après avoir traversé la frontière Gréco-Turque, à la première grande ville traversée, j'ai pu voir de nombreuses femmes intégralement voilées de noir. N'ayant pas prévu de me rendre à Istanbul, je n'avais pas téléchargé la carte de Turquie dans mon GPS. Avec l'absence de panneaux clairs, à environ 2 ou 3 Km de Sultanahmet, j'ai demandé à un groupe de jeunes la direction à suivre pour rejoindre Sultanahmet. " Luetfen, could you please tell me the way to Sultanahmet ?". Il regarde ma plaque d'immatriculation et me répond "Yok" = "non". Cette première expérience d'antipathie a l'égard de nous, perçus comme occidentaux ou mécréants, ou les deux, je pourrais malheureusement la revivre régulièrement durant nos 3 jours passés à Istanbul. Quasiment toutes les femmes Turques d'Istanbul sont désormais voilées, inversement proportionnel à il y a 22ans. Plus moyen de boire une Efes Pilsen ou un vin Turc dans les restaurants où j'ai mangé, il n'y a plus de boissons alcoolisées proposées à la carte !
Je suis profondément triste pour ce peuple qui sombre dans l'obscurantisme de l'Akape et du fondamentalisme islamiste. Ce peuple si attachant, si aimable que j'ai quitté il y a 22 ans est devenu arrogant, fondamentaliste, antipathique. Dommage pour eux ... Il y a 20 fois moins d'occidentaux qu'auparavant à Istanbul ... Je comprends désormais pourquoi ...
Aux aguerris de la Thaïlande vos impressions sur l'évolution du tourisme en 20 ans English translation pending
Salut !
Je viens de regarder les chiffres du tourisme .Et c'est bien ce que je pensais le nombre de voyageurs/touristes pour la Thailande a explosé .On me dira qu'il y a pas mal de chinois dans le lot.Je me demande si c'est pas comme aller à Noire moutier ou sur la côte d'Azur désormais en pleine été.
Je lis sur le forum que les prix ont explosé .Effet du tourisme de masse ?
Il y a aussi le change 1€ pour 34 baths qui pique.Je suis parti à l'époque des 1€ = 45/50 baths.2005 à 2008 J'ai fais 1 an en tous là bas.
Est ce que vous avez vu une sacrée différence sur la période 2010 jusqu'à maintenant? J'ai l'impression que c'est par tranche...
Avec les reportage tv en Fr, j'ai aussi l'impression que ça a rameuté pas mal de monde. Je suis rentré dans une boutique des jeunes vendeurs parlaient de leurs futurs vacances en Thailande. Il y a 15/20 ans ces jeunes seraient parti sur la côte d'azur , noiremoutier...Alors qu'il y avait des billets pas cher .J'avais payé allé retour 550€ en 2005.
Je pense pas que je retournerai en Thailande car plus le temps que j'avais à 25 ans.Je m'oriente plus vers des endroits ou il y a moins de tourisme de masse, pour l'Asie du Sud Est mais c'est pas au programme pour l'instant.
(Partir en vacances pour retrouver Nanard entrains de se faire gueuler dessus par Ginette .Car Popole commençait à se lever pendant le massage thai. vu à Khao San ou voir Magloire et Momo et mauricette et zoubida "vas y va la baiser c'est toute des putes les thaies!" vu au skytrain etc.Non merci)
Question ouverte quels sont vos ressentis?
J'imagine les gens qui y ont été dans les années 80/90 ça devait vraiment être top.Moi 2005 c'était sympas après j'ai commencé à voir que l'engouement monté.
Après on nous bassine avec la fin du pétrole mais les billets longs trajets sont vraiment pas cher.Je pense que c'est ça aussi qui crame la destination.
chiffres nombres touristes ici
en 2005 : 11 millions 500 000
en 2017: 35 millions 400 000
Ils en attendent 40 millions pour 2019 !
fr.wikipedia.org/...me_en_Tha%C3%AFlande
Je viens de regarder les chiffres du tourisme .Et c'est bien ce que je pensais le nombre de voyageurs/touristes pour la Thailande a explosé .On me dira qu'il y a pas mal de chinois dans le lot.Je me demande si c'est pas comme aller à Noire moutier ou sur la côte d'Azur désormais en pleine été.
Je lis sur le forum que les prix ont explosé .Effet du tourisme de masse ?
Il y a aussi le change 1€ pour 34 baths qui pique.Je suis parti à l'époque des 1€ = 45/50 baths.2005 à 2008 J'ai fais 1 an en tous là bas.
Est ce que vous avez vu une sacrée différence sur la période 2010 jusqu'à maintenant? J'ai l'impression que c'est par tranche...
Avec les reportage tv en Fr, j'ai aussi l'impression que ça a rameuté pas mal de monde. Je suis rentré dans une boutique des jeunes vendeurs parlaient de leurs futurs vacances en Thailande. Il y a 15/20 ans ces jeunes seraient parti sur la côte d'azur , noiremoutier...Alors qu'il y avait des billets pas cher .J'avais payé allé retour 550€ en 2005.
Je pense pas que je retournerai en Thailande car plus le temps que j'avais à 25 ans.Je m'oriente plus vers des endroits ou il y a moins de tourisme de masse, pour l'Asie du Sud Est mais c'est pas au programme pour l'instant.
(Partir en vacances pour retrouver Nanard entrains de se faire gueuler dessus par Ginette .Car Popole commençait à se lever pendant le massage thai. vu à Khao San ou voir Magloire et Momo et mauricette et zoubida "vas y va la baiser c'est toute des putes les thaies!" vu au skytrain etc.Non merci)
Question ouverte quels sont vos ressentis?
J'imagine les gens qui y ont été dans les années 80/90 ça devait vraiment être top.Moi 2005 c'était sympas après j'ai commencé à voir que l'engouement monté.
Après on nous bassine avec la fin du pétrole mais les billets longs trajets sont vraiment pas cher.Je pense que c'est ça aussi qui crame la destination.
chiffres nombres touristes ici
en 2005 : 11 millions 500 000
en 2017: 35 millions 400 000
Ils en attendent 40 millions pour 2019 !
fr.wikipedia.org/...me_en_Tha%C3%AFlande
Un mois au Cambodge avec 2 enfants - Très cool... English translation pending
Bonjour,
nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum. Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...
C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux). Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).
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Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.
14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35) 15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG 16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…) 17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…) 18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville 19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…) 20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos) 21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…) 22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial) 23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres 24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade) 25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial) 26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos) 27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong) 28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP 29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national) 30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep 31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais 01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor) 02 août : balade sur l’île de KOH PAEN 03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo) 04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo 05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi 06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville 07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon) 08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei) 09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…) 10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon) 11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK 12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES
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On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite ! Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.
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J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)
Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant). Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).
Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.
Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30 Prix : 2100 Baths Conducteur : Mr Montree Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99 Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.
Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge
Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance. On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.

Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé... Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.
En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking ! Que demander de plus ?
Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).
Guesthouse à Battambang
Blue Guest House Street 106 Téléphone : 855 93 778 808 Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.

nous sommes partis au Cambodge (via Bangkok) avec nos deux filles de 7 et 10 ans, durant un mois. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un petit compte-rendu de ce voyage (il y en a tellement dans le forum), mais je me dis que ça pourrait quand même servir aux membres de la communauté. D'autant plus que je commence à préparer notre voyage au Sri Lanka pour l'été 2020 en utilisant le forum. Donc, finalement, pour ces 2 raisons, je m'y colle 😉...
C'était le premier "grand" voyage pour mes deux filles (j'entends par là un voyage de plus de 15 jours, hors Europe, en sac à dos en transports locaux). Nous étions toujours partis à l'étranger avant la naissance de nos enfants et la construction de notre maison (j'avais publié un dernier carnet de voyage pour le Kirghizstan et l'Ouzbekistan il y a plus de 10 ans)... On connaissait déjà l'Asie du Sud-Est (par le Vietnam, le Laos et la Thaïlande), mais on a constaté que, en si peu de temps (10 ans), tout est encore devenu beaucoup plus simple (réservations de bus directement dans les GH, Booking & Co pour les GH, etc).
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Voilà notre itinéraire, que j'ai détaillé ci-dessous, en le complétant par des commentaires, des précisions et des photos.
14 juillet : vol Bruxelles > Kiev > BANGKOK (atterrissage à 09h35) 15 juillet : taxi (3h30) de Bangkok à Poipet, puis voiture (2h00) de Poipet à BATTAMBANG 16 juillet : BATTAMBANG (découverte de la ville : vieux marché, quartier colonial, Wat Kandfal, Wat Poveal, balade sur les quais…) 17 juillet : environs de Battambang (artisanat, Prasat Banan, Phnom Sampeu, Vat Kor, Bat Cave…) 18 juillet : Bus de Battambang à KOMPONG CCHNANG (5h00) – Découverte de la ville 19 juillet : environs de Kompong Cchnang (village de potier Ondong Rossey, temples, campagne, vestiges khmers rouges…) 20 juillet : marché de Kompong Cchnang & VILLAGES FLOTTANTS (Phoum Kandal, Chong Kos) 21 juillet : Bus de Kompong Cchnang à PHNOM PENH (2h30) – Découverte de la ville (quartier français, Wat Phnom, Night market, quai sisowath…) 22 juillet : PHNOM PENH (marché central, marché O’Russei, quartier colonial) 23 juillet : bus de Phnom Pen à SIHANOUKVILLE / Otres Village (6h00) – Découverte d’Otres 24 juillet : OTRES VILLAGE / OTRES BEACH (plage, balade, baignade) 25 juillet : minibus de Sihaoukville à KAMPOT (2h30) – Découverte de Kampot (quartier colonial) 26 juillet : KAMPOT (marché, vieux quartier, repos) 27 juillet : KAMPOT (balade en barque sur la Prek Kampong) 28 juillet : environs de Kampot (campagne, grottes, village de pêcheurs, plantation de poivre) et tuk-tuk de Kampot vers KEP 29 juillet : KEP (marché aux crabes, randonnée dans le parc national) 30 juillet : journée sur l’île aux lapins (KOH TONSAY), non loin de Kep 31 juillet : transport de Kep à KOMPONG CHAM (via Phnom Penh) : taxi x2 (4h15) – Découverte de la ville, balade sur les quais 01 août : environs de Kompong Cham (campagne, village de tisserands, plantation d’hévéas, usine de caoutchouc, temples de Phnom Srei et Phnom Pros, Wat Nokor) 02 août : balade sur l’île de KOH PAEN 03 août : minibus de Kompong Cham à KRATIE (3h30) – Bateau pour l’ile de KOH TRONG – Découverte de l’ile (vélo) 04 août : journée sur l’île de KOH TRONG, balades à vélo 05 août : matinée sur l’île, visite de KRATIE l’après midi 06 août : bus de Kratie vers SIEM REAP (0h00) – Découverte de la ville 07 août : ANGKOR (Preah Kan, Neak Pean, Ta Som, Mebon, Pre Rup, Ta Keo, Thommanon) 08 août : ANGKOR (Banteay Srei, Kbal Spean, Banteay Samre, Banteay Kdei) 09 août : temple de BENG MEALEA, artisanat (Krolan…) 10 août : ANGKOR (Angkor Vat, Angkor Thom, Baphuon, Bayon) 11 août : bus (3h30) de Siem Reap à Poipet, puis taxi (4h00) de Poipet à BANGKOK 12 août : vol Bangkok (décollage à 11h25) > Kiev > BRUXELLES
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On a trouvé ce voyage vraiment très facile à organiser sur place. Aucune galère à gérer, des gens toujours souriants et sympas, des transports plutôt ponctuels et fiables, des prix bas pour lesquels il ne faut pas trop négocier, une certaine variété entre les paysages et les choses à voir et à faire... Aucun tentative d'arnaque ! Même pas une toute petite ! Bref, une destination que l'on trouve idéale avec de jeunes enfants.
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J1 - Trajet aller (le 14.07.2018)
Vol Ukraine Airlines Bruxelles > Kiev > Bangkok On avait acheté ces vols (mi-octobre 2017) directement sur le site de la compagnie (1950 euros au total : 3 places adultes + 1 place enfant). Des horaires faciles (décollage à Bruxelles à 14h00, une escale à Kiev de 2h00, puis un vol de nuit jusque Bangkok, avec une arrivée à 09h35 le 15.07.2018).
Nous avions réservé le trajet aéroport de Bangkok - Poipet en taxi de France, pour nous permettre d'arriver à Battambang dans la journée, sans trop de problème.
Taxi de l'aéroport de Bangkok à Poipet (Toyota Monospace) : 3h30 Prix : 2100 Baths Conducteur : Mr Montree Coordonnées : ms.taxibkk@hotmail.com Tel : 08 65 15 80 74 ou 08 05 66 63 99 Le temps de récupérer les sacs, de faire les formalités d'entrée, de retirer du cash, nous sommes partis vers 11h00. Mr Montree nous attendait bien au Meeting Point (gate 3 - floor 2) comme convenu. Arrivée à Poipet vers 13h45.
Quelques mots sur la traversée de la frontière Thaïlande - Cambodge
Pas de souci particulier. Quelques personnes nous ont tout de même abordé pour nous demander où l'on allait, si l'on avait un transport. Mais vraiment sans insistance. On avait déjà nos visas (E-Visa) donc les formalités d'entrée ont été rapides. On a simplement suivi les tips trouvés sur le plan ci-dessous.

Arrivés du côté cambodgien, après le grand rond-point, on a marché vers la Canadian Bank pendant quelques centaines de mètres. Un couple de cambodgiens qui repartait vers Battambang nous a proposé de partager leur voiture (en s'installant à 4 à l'arrière). On a tout de suite compris que ce n'était pas un taxi officiel, mais "l'occasion fait le larron", comme on dit, surtout au prix demadé... Coût du transport entre Poipet et Battambang : 15 $.
En moins de 2h00, on entrait dans Battambang. Ce petit trajet a été l'occasion d'apprendre les chiffres et quelques questions usuelles grâce à ce couple. Nos filles étaient ravies de pouvoir commencer leur carnet de voyage ! Le conducteur nous a payé des beignets à la banane sur le trajet et nous a directement amené devant la GH réservée sur Booking ! Que demander de plus ?
Arrivée dans la GH à Battambang vers 16h30. Rincés, car on était parti la veille tôt le matin (nous habitons à 2h30 de voiture de Bruxelles).
Guesthouse à Battambang
Blue Guest House Street 106 Téléphone : 855 93 778 808 Très grande chambre familiale (2 lits doubles) réservée via Booking : 18 $ la nuit Propre, avec SDB, ventilo et AC, à 5 minutes à pied du marché. Une bonne adresse.

Récit de 28 jours en Namibie English translation pending
Nous sommes de retour de 28 jours en Namibie.
Nous sommes partis à deux 4X4 avec des amis marseillais en majorité en camping. Il faut reconnaître que lorsqu'on prévoit 80 à 90% de pistes, il est toujours très sécurisant de savoir qu'on a un deuxième véhicule en cas de pépin. D'autant plus que, sur certaines pistes, nous n'avons pas croisé énormément de monde.
Sur base d'un itinéraire concocté par nos soins, nous sommes passés via la société Namvic pour confirmer que tout tenait la route et pour la location des véhicules ainsi que pour les réservations de camping.
Namvic a un contact à Paris, Pascal, ce qui est bien entendu plus simple pour les échanges.
Le véhicule était un 4X4 de deuxième catégorie, c'est-à-dire un véhicule qui avait déjà pas mal baroudé. Cela fait sans doute moins "standing" mais le portefeuille s'en porte mieux et finalement il sera aussi poussiéreux et sâle qu'un neuf. La vraie différence est dans l'agencement du coffre. Pour nous, il fallait vider le coffre chaque jour pour accéder au matériel, ou au frigo alors que les nouveaux véhicules sont mieux pensés et donc plus pratiques.
Pour le camping, nous disposions de deux tentes sur le toit qui se montaient en 5 minutes et se repliaient en 10 jusqu'à la troisième semaine où, avec la poussière et l'âge les tirettes devenaient difficiles à refermer et les jurons commencaient à fuser. En humidifant les tirettes avec de l'eau ou avec du liquide vaisselle, on vient à bout de se repliage. J'ai été assez étonnée du confort de ces tentes. Pas mal de place, un matelas finalement confortable, oreillers et sacs de couchage fournis. Nous avions un téléphone satellite et un petit GSM avec un peu de forfait afin de pouvoir appeler si nécessaire. Deux roues de secours mais que nous n'utiliserons heureusement pas. Les assurances sont compliquées en Namibie, il n' y a pas grand chose de couvert. Nous étions assurés pour un accident avec un tiers, un animal mais il fallait pouvoir prouver par des photos notre bonne foi, le bris du pare-brise et un pneu, tout le reste était à notre charge. Cela paraît assez complet mais quand on tente de compter le nombre de cailoux qui tapent la voiture, les animaux qui traversent inopinément et l'état de certaines pistes, la prudence est de mise.
Aussi si un couvercle de casserole est perdu, et bien il faut payer la casserole soit une vingtaine d'euros, tout doit revenir en l'état sous peine de frais supplémentaires lorsqu'on rend le véhicule. Le véhicule doit être également nettoyé afin que la société puisse aisément vérifier l'état du véhicule, sinon de nouveau c'est facturé. Nous avons de notre côté profité d'un des derniers campings pour donner un coup de chiffon car il y avait un tuyau, ce qui n'est pas forcément possible en lodge.
Pour le trajet, nous avons resigné avec Qatar en passant par Doha, Johannesburg puis Windhoek via South Africa Airlines. Namvic nous avait déconseillé de passer par Johannesburg, apparemment connu pour ses problèmes de bagages. Les compagnies aériennes l'ont bien compris car les vols évitant l'Afrique du Sud étaient hors de prix.
Pour nous tout s'est bien passé mais nos amis qui voyageaient de Marseile avec Turkish ont eu des soucis avec le dernier vol assuré par Namibian Airlines. Ils ont perdu une journée, bloqués à Johannesburg, et ils ont du courir après leurs bagages. J'ai rencontré pas mal de gens qui avaient un à deux jours de retard sur leur itinéraire à cause de bagages perdus.
Quel GPS choisir pour trouver son chemin en ville English translation pending
hello les cycleux
Allergique au GPS juska ce jour lors de ma dernière bambée avortée Jean ais eu marre de chercher mon, chemin à la sortie de chaque ville, et marre de me gourer de ne pas trouver la départementale qui va bien à la sortie d e la ville, marre aussi de chercher l'hôtel dans la za , quelques fois à l'opposé. oui je sais ya les michelines cartes, les mémé auprès desquels geais fait du GégéPs Voilou : un gps simple, lisible à prix abordable afin de m'aider en cela merci de votre aide je précise que geai un peu de mal à voir de près même avec mes binocles.
claudio

Allergique au GPS juska ce jour lors de ma dernière bambée avortée Jean ais eu marre de chercher mon, chemin à la sortie de chaque ville, et marre de me gourer de ne pas trouver la départementale qui va bien à la sortie d e la ville, marre aussi de chercher l'hôtel dans la za , quelques fois à l'opposé. oui je sais ya les michelines cartes, les mémé auprès desquels geais fait du GégéPs Voilou : un gps simple, lisible à prix abordable afin de m'aider en cela merci de votre aide je précise que geai un peu de mal à voir de près même avec mes binocles.
claudio

Concours Photo du mois de juillet 2019: "Le vin dans le monde" English translation pending
Je n’avais pas eu vent du post de Rawe avec propositions de thèmes, j’avais déjà ma petite idée parmi 2 ou 3 autres.
Ce mois-ci, je vous propose un thème cher à Bacchus : LE VIN DANS LE MONDE Etant native d’une région viticole (le Jurançon), l’idée m’est venue en parcourant nos vertes collines que les vignes parent de lignes ondulées, au graphisme parfois surprenant, aux couleurs changeantes, et à l’impact important sur l’économie locale. En parcourant la planète, on se rend compte que le vin n’est plus l’apanage exclusif des français, qu’il s’est développé dans le monde entier, parfois dans des conditions extrêmement rudes, que sa qualité est de plus en plus irréprochable, ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour nos vignerons qui en pâtissent. Mais là est un autre débat.
Même si je n’accepte que les photos qui ont obligatoirement un rapport avec le vin (rouge, blanc, rosé), le thème reste vaste car beaucoup de possibilités s’offrent à vous : verres, bouteilles, vignes, tonneaux, vignerons, vendanges…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Jeudi 25 Juillet à 0h Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif du lieu et de l’histoire qui s’y rattache.
Pour voter : du Vendredi 26 juillet 0h01 au Mercredi 31 juillet 22h (Merci d'avance à Masterpo qui prend les rennes dès le 25 Juillet).
Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d’Août ou Septembre selon ce que vous aurez décidé.
Pour les discussions autour du thème, c'est ici : https://voyageforum.com/v.f?post=9688853;
Le diaporama, assuré par Xavier, sera présent dans sa signature.
Merci les gars pour votre aide, et n'oublions pas que c'est Jean le grand vainqueur du mois du juin !!
Ce mois-ci, je vous propose un thème cher à Bacchus : LE VIN DANS LE MONDE Etant native d’une région viticole (le Jurançon), l’idée m’est venue en parcourant nos vertes collines que les vignes parent de lignes ondulées, au graphisme parfois surprenant, aux couleurs changeantes, et à l’impact important sur l’économie locale. En parcourant la planète, on se rend compte que le vin n’est plus l’apanage exclusif des français, qu’il s’est développé dans le monde entier, parfois dans des conditions extrêmement rudes, que sa qualité est de plus en plus irréprochable, ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour nos vignerons qui en pâtissent. Mais là est un autre débat.
Même si je n’accepte que les photos qui ont obligatoirement un rapport avec le vin (rouge, blanc, rosé), le thème reste vaste car beaucoup de possibilités s’offrent à vous : verres, bouteilles, vignes, tonneaux, vignerons, vendanges…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Jeudi 25 Juillet à 0h Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif du lieu et de l’histoire qui s’y rattache.
Pour voter : du Vendredi 26 juillet 0h01 au Mercredi 31 juillet 22h (Merci d'avance à Masterpo qui prend les rennes dès le 25 Juillet).
Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d’Août ou Septembre selon ce que vous aurez décidé.
Pour les discussions autour du thème, c'est ici : https://voyageforum.com/v.f?post=9688853;
Le diaporama, assuré par Xavier, sera présent dans sa signature.
Merci les gars pour votre aide, et n'oublions pas que c'est Jean le grand vainqueur du mois du juin !!
De Onomichi à Kyoto... ma balade de juin English translation pending
"Il faut battre le fer tant qu'il est chaud..."
Ma très modeste expérience de rédacteur voyage forum m'ayant enseigné qu'à terme le temps ne fera rien à l'affaire, c'est donc à peine plus d'une semaine après mon retour du Japon que je débute ce carnet...
Je n'en suis pas à mon premier voyage au pays du Soleil Levant, d'ailleurs je ne les compte plus depuis quelques années... mais celui-ci a la particularité d'avoir été effectué en solo, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... le siècle dernier.
Ma situation de néo-retraité me procurant plus de temps libre que je ne saurais en occuper, c'est au début du printemps que je me suis décidé à préparer ce voyage court mais dense, comme vous pourrez vous en rendre compte par la suite.
C'est donc le 10 juin que j'ai décollé de Lyon pour une courte escale à Amsterdam suivie d'une nuit de vol vers Osaka... mais pas une nuit de sommeil car je n'ai jamais réussi à fermer l’œil dans un avion et ce n'est pas encore cette fois que cela va changer.

Ce temps interminable m'aura au moins permis de « réviser » mon itinéraire et les enchaînements de trains et bus minutieusement préparés en amont. J'ai horreur de laisser la moindre place au hasard pour mes déplacements, je lui laisse assez d'occasions de se manifester lors des visites. J'avais préparé une carte montrant les principaux endroits que je vais essayer de découvrir ou d'approfondir : -1 : Onomichi, Fukuyama et leurs environs en trois jours -2 : La région de Kurashiki en deux journées -3 : Kyoto pour quatre jours.

C'est de bon matin que notre Boeing 777 est sorti des nuages pour atterrir sur l'île artificielle ou est construit l'aéroport du Kansai. Il est 8 heures 45, température agréable, pas de pluie prévue les prochains jours... le séjour commence bien.

Autre très bonne surprise : il n'y avait personne à l'aéroport, aucune attente ni au contrôle d'immigration ni à la douane. Sorti parmi les premiers de l'avion et n'ayant pas de bagage enregistré à récupérer, c'est en moins de 10 minutes que j'ai accompli toutes les formalités. J'ai même dû attendre quelques minutes l'ouverture du bureau de poste pour pouvoir récupérer mon Pocket Wifi. Aucune attente non plus au bureau JR pour échanger mon voucher contre le ticket « Kansai-Hiroshima-area-pass » qui me permettra de voyager sur tous les trains du réseau JR pendant 5 jours. Le « Haruka Express » délicieusement décoré Hello Kitty n'attendait que moi pour s'ébranler vers Kyoto. Descendu à Shin-Osaka, je l'ai laissé continuer sa voie vers l'ancienne capitale ou je serai en fin de séjour.

C'est avec deux heures d'avance sur ma meilleure prévision que je me suis retrouvé confortablement installé dans un Shinkansen à destination de Okayama, ville étape dans laquelle je reviendrai dans quelques jours. Le château de Himeji m'a bien fait de l’œil au passage, mais pas d'arrêt prévu aujourd'hui, je l'ai déjà visité deux fois...

C'est après deux changements de train que je suis sorti vers midi de la gare de Onomichi. A quelques pas, l'hôtel Green Hill dans lequel je vais passer deux nuits avait déjà préparé ma chambre... mais pas question de prendre du repos, cet après-midi est consacré à la découverte des ruelles, des escaliers et de quelques édifices du « Temple walk »...

Ce temps interminable m'aura au moins permis de « réviser » mon itinéraire et les enchaînements de trains et bus minutieusement préparés en amont. J'ai horreur de laisser la moindre place au hasard pour mes déplacements, je lui laisse assez d'occasions de se manifester lors des visites. J'avais préparé une carte montrant les principaux endroits que je vais essayer de découvrir ou d'approfondir : -1 : Onomichi, Fukuyama et leurs environs en trois jours -2 : La région de Kurashiki en deux journées -3 : Kyoto pour quatre jours.

C'est de bon matin que notre Boeing 777 est sorti des nuages pour atterrir sur l'île artificielle ou est construit l'aéroport du Kansai. Il est 8 heures 45, température agréable, pas de pluie prévue les prochains jours... le séjour commence bien.

Autre très bonne surprise : il n'y avait personne à l'aéroport, aucune attente ni au contrôle d'immigration ni à la douane. Sorti parmi les premiers de l'avion et n'ayant pas de bagage enregistré à récupérer, c'est en moins de 10 minutes que j'ai accompli toutes les formalités. J'ai même dû attendre quelques minutes l'ouverture du bureau de poste pour pouvoir récupérer mon Pocket Wifi. Aucune attente non plus au bureau JR pour échanger mon voucher contre le ticket « Kansai-Hiroshima-area-pass » qui me permettra de voyager sur tous les trains du réseau JR pendant 5 jours. Le « Haruka Express » délicieusement décoré Hello Kitty n'attendait que moi pour s'ébranler vers Kyoto. Descendu à Shin-Osaka, je l'ai laissé continuer sa voie vers l'ancienne capitale ou je serai en fin de séjour.

C'est avec deux heures d'avance sur ma meilleure prévision que je me suis retrouvé confortablement installé dans un Shinkansen à destination de Okayama, ville étape dans laquelle je reviendrai dans quelques jours. Le château de Himeji m'a bien fait de l’œil au passage, mais pas d'arrêt prévu aujourd'hui, je l'ai déjà visité deux fois...

C'est après deux changements de train que je suis sorti vers midi de la gare de Onomichi. A quelques pas, l'hôtel Green Hill dans lequel je vais passer deux nuits avait déjà préparé ma chambre... mais pas question de prendre du repos, cet après-midi est consacré à la découverte des ruelles, des escaliers et de quelques édifices du « Temple walk »...
Le tour des îles Britanniques avec le Crown Princess English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant envie d'effectuer un tour des iles Britanniques en croisière, nous avons choisi Princess, après avoir éliminé MSC en raison de précédentes expériences mitigées en Norvège et franchement mauvaises à Cuba., ainsi que Holland America, avec qui nous avons fait de bonnes croisières mais dont les tarifs pour ce parcours étaient inexplicablement anormalement élevés.
Merci à Jobulette, Clau05 et 4yne dont les posts nous ont aidé dans la préparation de cette croisière.
Habitant le sud, il nous est plus facile de rejoindre Southampton par Londres que le Havre par Paris, donc nous voilà partis par Easyjet pour Gatwick, avec deux jours d'arrêt à Londres pour profiter un peu avant le Brexit.
Bon point pour Easyjet : on achète dans l'avion le billet de train pour le Gatwick express, donc nous évitons la queue aux guichets. Ce train nous mène à Victoria station en 30 minutes dans des conditions qui nous changent du RER B pour Roissy : direct de Gatwick à Victoria, wagons impeccablement propres, pas de tags, racks pour les bagages, pas de mendiants, etc...
Etant pas mal chargés de bagages pour 14 jours, nous avons fait le choix d'un hôtel tout près de Victoria station. C'est sans doute la plus petite chambre qu'on ait jamais eue pour 220 livres par jour :trois mètres par trois, avec le lit coincé contre le mur, la salle d'eau logée contre le pied du lit et cinq porte manteaux accrochés au mur en guise de penderie. Par ailleurs bon petit déjeuner et personnel charmant. Heureusement ce n'était que pour deux jours.
Notre programme en bref, celui d'un parfait touriste lambda :
Achat d'Oyster cards, cartes prépayées qui permettent de prendre le métro et le bus et sont débitées en fonction du trajet et de l'heure de la journée (coût 5 livres chacune).
Promenade en bateau sur le canal entre Little Venice et Camden Town avec spectacle et nature le long du parcours.



Balade dans Camden market où voisinent au milieu d'un fouillis indescriptible magasins de fringues, restaurants de toutes sortes, antiquaires et brocanteurs. On nous propose des bonbons au cannabis, fabrication artisanale, un peu plus loin, un jeune couple choisit avec soin des menottes , des vendeuses exposent des tatouages invraisemblables. Nous demandons à acheter deux citrons dans un étal qui vend des jus de fruit pressés. Au son de notre accent Français, le vendeur nous en fait cadeau.C'est Camden !!


Balade en fin d'après midi à Soho et diner à Chinatown.
Le lendemain, visite de la Tate Gallery modern, un peu décevante : de nombreuses œuvres de valeur bien inégale exposées sans lien très fort et quelques installations soi disant d'avant garde mais peu convaincantes. Beaucoup d'oeuvres tellement chargées de sens qu'il faut lire attentivement la notice pour le découvrir
Très belle vue sur l'autre rive de la Tamise à partir de la galerie du quatrième étage.
Montée au Shard (l'épine, nom du plus haut building de Londres) Il faut avoir réservé à l'avance pour une heure précise, sinon on est refoulé. Magnifiques vues de Londres du haut des 69, 70 et 72 ème étage de ce bâtiment .



Pour faire bon poids, on dine au restaurant l'Oblix, au 32 ème étage, avec une vue inoubliable sur le soleil couchant sur l'ouest Londonien et une addition également inoubliable (il faut dire qu'à Londres les tarifs de restaurants et d'hôtels sont particulièrement élevés).
Le lendemain, départ par le Gatwick express pour Gatwick où on a rendez vous avec Princess, qui nous prend en charge avec d'autres passagers arrivant par avion. Des hôtesses nous accueillent et nous guident jusqu' au bus qui nous conduit à Southampton en deux heures.
A l'arrivée l'accueil des croisiéristes paraît chargé, mais de nombreux bureaux sont ouverts et nous n'attendons que quelques minutes.Dix minutes après, nous sommes dans notre cabine où nos bagages nous retrouveront moins d'une demi heure plus tard.
La cabine est grande avec deux lits jumeaux qu'on peut rapprocher, une salle d'eau petite mais bien agencée et une très grande penderie équipée de pas moins de 39 cintres.
Nous montons ensuite au buffet au 15 ème étage où nous sommes agréablement surpris par l'espace et par la variété des plats proposés. Les serveurs veillent à ce qu'on se nettoie les mains à chaque passage au buffet, les consignes sanitaires étant rappelées partout et lors de chaque intervention du staff.
A 16 heures, c'est l'exercice de sécurité, pour lequel on nous dispense de porter les brassières de sauvetage. Le tout a lieu très cool assis dans une des salles de réception, et en une seule langue : l'Anglais.
Tout au long de la croisière , on nous évitera les interminables gloubi boulga en 7 ou 8 langues comme sur d'autres bateaux. Ici, c'est l'anglais, version USA, qui est la seule langue parlée, sauf à la réception, où les hôtesses sont multilingues.
Le soir, diner dans un des deux restaurants anytime. Il y a un autre restaurant réservé aux personnes mangeant à heure fixe et trois autres restaurants de spécialité avec supplément.
La carte propose un choix de 8 entrées et 6 plats principaux, plus une dizaine de plats qui sont au menu tous les jours . Ce que nous choisissons s'avère de bonne qualité, même la viande de bœuf cuite comme il faut. Par contre, nous tiquons sur le prix des vins au verre qui tourne autour de 10 dollars (plus 18 % de service), le même prix que les cocktails. Le forfait all inclusive étant à 55 $ par jour et par personne plus le service, nous ne l'avons pas pris. En choisissant des bouteilles on tourne autour de 40 dollars la bouteille, ce qui met le verre à 8 euro. Ca va nous inciter à être plus sobres que de coutume🙂.
Jour 1 GUERNESEY Il fait un temps breton, avec des alternances de crachin et de soleil. On sort couverts. Le bateau est ancré au large de Saint Peter port et nous allons à terre en chaloupe après une attente d'une dizaine de minutes dans un salon.
Les quais sont occupés par de nombreux stands à l'occasion d'une fête des animaux. Sur le parking un peu plus loin se tient le marché où se distingue le roi des fromages, commerçant venu d ' Agon Coutainville en Normandie avec son bel étalage.
Nous avons réservé un tour de l'île de trois heures en bus. Au cours du trajet l'excellent chauffeur nous initie aux grands et aux petits secrets des habitants. Devant le nombre de voitures de luxe, (Ferrari, Porsche, etc...) croisées dans l'île, on sent que beaucoup d'entre eux sont à l'aise.
La campagne est charmante, avec ses maisons fleuries
cette église au clocher rond (pour que le diable ne se cache pas dans les coins)
Nous marquons un arrêt à la petite chapelle, entièrement construite des mains du frère Déodat, religieux Français ayant émigré à la suite de la séparation de l'église et de l'état. Les murs de cette chapelle minuscule sont presqu' entièrement recouverts de morceaux de porcelaine, don des habitants de l'île.
Le magasin de souvenirs proche expose une grande variété d'horloges et de bijoux en argent.
Nous nous arrêtons ensuite sur les falaises où subsistent de nombreux bunkers témoins de l'occupation Allemande.
Dernier arrêt près du fort Grey où le magasin Guernesey Pearl propose de nombreux bijoux en perles ainsi que des souvenirs variés.
Pour réembarquer nous trouvons une queue impressionnante de plus de trois cent mètres de long, ce qui fait que nous zappons la visite du château Cornet qu'on admire à l'autre bout du port. Nous passons le temps dans la queue en en discutant avec nos voisins Américains qui essaient de comprendre les finesses du Brexit.
Adieu Guernesey, belle visite malgré le temps incertain et grace au chauffeur Andy, avec seulement le regret de n'avoir pas eu le temps de visiter la villa Hauteville, maison de Victor Hugo, récemment rénovée grace au mécénat de François Pinault.
Prochaine escale : CORK



Balade dans Camden market où voisinent au milieu d'un fouillis indescriptible magasins de fringues, restaurants de toutes sortes, antiquaires et brocanteurs. On nous propose des bonbons au cannabis, fabrication artisanale, un peu plus loin, un jeune couple choisit avec soin des menottes , des vendeuses exposent des tatouages invraisemblables. Nous demandons à acheter deux citrons dans un étal qui vend des jus de fruit pressés. Au son de notre accent Français, le vendeur nous en fait cadeau.C'est Camden !!


Balade en fin d'après midi à Soho et diner à Chinatown.
Le lendemain, visite de la Tate Gallery modern, un peu décevante : de nombreuses œuvres de valeur bien inégale exposées sans lien très fort et quelques installations soi disant d'avant garde mais peu convaincantes. Beaucoup d'oeuvres tellement chargées de sens qu'il faut lire attentivement la notice pour le découvrir
Très belle vue sur l'autre rive de la Tamise à partir de la galerie du quatrième étage.
Montée au Shard (l'épine, nom du plus haut building de Londres) Il faut avoir réservé à l'avance pour une heure précise, sinon on est refoulé. Magnifiques vues de Londres du haut des 69, 70 et 72 ème étage de ce bâtiment .



Pour faire bon poids, on dine au restaurant l'Oblix, au 32 ème étage, avec une vue inoubliable sur le soleil couchant sur l'ouest Londonien et une addition également inoubliable (il faut dire qu'à Londres les tarifs de restaurants et d'hôtels sont particulièrement élevés).
Le lendemain, départ par le Gatwick express pour Gatwick où on a rendez vous avec Princess, qui nous prend en charge avec d'autres passagers arrivant par avion. Des hôtesses nous accueillent et nous guident jusqu' au bus qui nous conduit à Southampton en deux heures.
A l'arrivée l'accueil des croisiéristes paraît chargé, mais de nombreux bureaux sont ouverts et nous n'attendons que quelques minutes.Dix minutes après, nous sommes dans notre cabine où nos bagages nous retrouveront moins d'une demi heure plus tard.
La cabine est grande avec deux lits jumeaux qu'on peut rapprocher, une salle d'eau petite mais bien agencée et une très grande penderie équipée de pas moins de 39 cintres.
Nous montons ensuite au buffet au 15 ème étage où nous sommes agréablement surpris par l'espace et par la variété des plats proposés. Les serveurs veillent à ce qu'on se nettoie les mains à chaque passage au buffet, les consignes sanitaires étant rappelées partout et lors de chaque intervention du staff.
A 16 heures, c'est l'exercice de sécurité, pour lequel on nous dispense de porter les brassières de sauvetage. Le tout a lieu très cool assis dans une des salles de réception, et en une seule langue : l'Anglais.
Tout au long de la croisière , on nous évitera les interminables gloubi boulga en 7 ou 8 langues comme sur d'autres bateaux. Ici, c'est l'anglais, version USA, qui est la seule langue parlée, sauf à la réception, où les hôtesses sont multilingues.
Le soir, diner dans un des deux restaurants anytime. Il y a un autre restaurant réservé aux personnes mangeant à heure fixe et trois autres restaurants de spécialité avec supplément.
La carte propose un choix de 8 entrées et 6 plats principaux, plus une dizaine de plats qui sont au menu tous les jours . Ce que nous choisissons s'avère de bonne qualité, même la viande de bœuf cuite comme il faut. Par contre, nous tiquons sur le prix des vins au verre qui tourne autour de 10 dollars (plus 18 % de service), le même prix que les cocktails. Le forfait all inclusive étant à 55 $ par jour et par personne plus le service, nous ne l'avons pas pris. En choisissant des bouteilles on tourne autour de 40 dollars la bouteille, ce qui met le verre à 8 euro. Ca va nous inciter à être plus sobres que de coutume🙂.Jour 1 GUERNESEY Il fait un temps breton, avec des alternances de crachin et de soleil. On sort couverts. Le bateau est ancré au large de Saint Peter port et nous allons à terre en chaloupe après une attente d'une dizaine de minutes dans un salon.
Les quais sont occupés par de nombreux stands à l'occasion d'une fête des animaux. Sur le parking un peu plus loin se tient le marché où se distingue le roi des fromages, commerçant venu d ' Agon Coutainville en Normandie avec son bel étalage.
Nous avons réservé un tour de l'île de trois heures en bus. Au cours du trajet l'excellent chauffeur nous initie aux grands et aux petits secrets des habitants. Devant le nombre de voitures de luxe, (Ferrari, Porsche, etc...) croisées dans l'île, on sent que beaucoup d'entre eux sont à l'aise.
La campagne est charmante, avec ses maisons fleuries
cette église au clocher rond (pour que le diable ne se cache pas dans les coins)
Nous marquons un arrêt à la petite chapelle, entièrement construite des mains du frère Déodat, religieux Français ayant émigré à la suite de la séparation de l'église et de l'état. Les murs de cette chapelle minuscule sont presqu' entièrement recouverts de morceaux de porcelaine, don des habitants de l'île.
Le magasin de souvenirs proche expose une grande variété d'horloges et de bijoux en argent.
Nous nous arrêtons ensuite sur les falaises où subsistent de nombreux bunkers témoins de l'occupation Allemande.
Dernier arrêt près du fort Grey où le magasin Guernesey Pearl propose de nombreux bijoux en perles ainsi que des souvenirs variés.
Pour réembarquer nous trouvons une queue impressionnante de plus de trois cent mètres de long, ce qui fait que nous zappons la visite du château Cornet qu'on admire à l'autre bout du port. Nous passons le temps dans la queue en en discutant avec nos voisins Américains qui essaient de comprendre les finesses du Brexit.
Adieu Guernesey, belle visite malgré le temps incertain et grace au chauffeur Andy, avec seulement le regret de n'avoir pas eu le temps de visiter la villa Hauteville, maison de Victor Hugo, récemment rénovée grace au mécénat de François Pinault.
Prochaine escale : CORKL'Inde survivra-t-elle jusqu'en 2084? English translation pending
Je reproduis ci-dessous un article récent du "Figaro" et vous engage à échanger sur ce thème, associé à cet autre : Les pays non-préparés et non développés vont-ils souffrir beaucoup plus que d'autres de ces changements climatiques ?
Lorsqu'on connait la situation de Bénarès, peut on croire au miracle ou bien au suicide collectif de cette Union d’États indiens ?
Titre de l'article : Inde: les dernières gouttes d’eau de Bangalore
Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
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Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
La rédaction vous conseille :
Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l'eau Bangalore, la Silicon Valley indienne La sécheresse en Inde pèse sur l'ensemble de l'économie
Les îles de l'Atlantique sur le Midnatsol (Hurtigruten) English translation pending
Bonjour
Depuis plusieurs années , nous cherchions une croisière faisant escale aux Açores .
Nous en avions trouvé une : celle du Divina pour son 1er retour en Europe , il y a
2 ou 3 ans mais n'avions pu donner suite .
Début Octobre dernier , notre Agence habituelle nous a invité à une réunion d'information sur les croisières proposées par Hurtigruten , compagnie essentiellement connue pour la desserte des ports norvégiens entre Bergen et Kirkenes ( l'Express Côtier ) En complément de ce service , Hurtigruten a élargi sa gamme en proposant des croisières d'exploration en période d'été vers l'Arctique et aussi l'Antarctique durant l'été austral .
Aucune de ces destinations ne nous " branchait " vraiment mais nous avons découvert dans la brochure remise lors de cette réunion que les bateaux remontant de l'Antarctique vers la Norvège faisaient une croisière de 2 semaines au départ de Lisbonne avec non pas une mais 3 escales aux Açores . 😏
Notre choix s'était porté sur un tout nouveau navire : le Roald Amundsen qui devait démarrer son activité à l'automne 2018 . Malheureusement , la mise au point de ce bateau est bien laborieuse puisqu'il est toujours en chantier ! Aie , notre projet tombait donc à l'eau Et bien non , car un second navire effectuait cette même croisière : le MS Midnatsol . Quelques différences notables : c'est un bateau déjà âgé ( plus de 15 ans ) , il n'y a pas de cabines balcon , la croisière a lieu un mois plus tôt puisqu'elle débute le 31 Mars . Mais puisque nous voulons voir les Açores , nous posons une option . Une petite pose avant de vous faire découvrir le bateau . Jean-Pierre
Début Octobre dernier , notre Agence habituelle nous a invité à une réunion d'information sur les croisières proposées par Hurtigruten , compagnie essentiellement connue pour la desserte des ports norvégiens entre Bergen et Kirkenes ( l'Express Côtier ) En complément de ce service , Hurtigruten a élargi sa gamme en proposant des croisières d'exploration en période d'été vers l'Arctique et aussi l'Antarctique durant l'été austral .
Aucune de ces destinations ne nous " branchait " vraiment mais nous avons découvert dans la brochure remise lors de cette réunion que les bateaux remontant de l'Antarctique vers la Norvège faisaient une croisière de 2 semaines au départ de Lisbonne avec non pas une mais 3 escales aux Açores . 😏
Notre choix s'était porté sur un tout nouveau navire : le Roald Amundsen qui devait démarrer son activité à l'automne 2018 . Malheureusement , la mise au point de ce bateau est bien laborieuse puisqu'il est toujours en chantier ! Aie , notre projet tombait donc à l'eau Et bien non , car un second navire effectuait cette même croisière : le MS Midnatsol . Quelques différences notables : c'est un bateau déjà âgé ( plus de 15 ans ) , il n'y a pas de cabines balcon , la croisière a lieu un mois plus tôt puisqu'elle débute le 31 Mars . Mais puisque nous voulons voir les Açores , nous posons une option . Une petite pose avant de vous faire découvrir le bateau . Jean-Pierre
Apartheid (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour,
Voilà un vrai article de fond paru aujourd'hui dans le monde qui élève le débat et qui va au-delà du simple "ça me débecte" et qui donne réellement à réfléchir.
afrique-du-sud-les-secrets-de-l-apartheid-peu-a-peu-devoiles_5455521_3212.html
Voilà un vrai article de fond paru aujourd'hui dans le monde qui élève le débat et qui va au-delà du simple "ça me débecte" et qui donne réellement à réfléchir.
afrique-du-sud-les-secrets-de-l-apartheid-peu-a-peu-devoiles_5455521_3212.html
"Le génocide voilé" de Tidiane N'Daye English translation pending
un éclairage très fort sur la traite des noirs versus arabo-musulmane, du VIII au XX ème siècle.
fortement documenté, avec une riche bibliographie.
j'avoue avoir appris .... j'imaginais que cette traite était "anecdotique" à coté de celle perpétrée par les occidentaux avec le commerce triangulaire.
ce livre ouvre ou réoriente ma reflexion sur l'histoire des peuples et des civilisations noires, le contexte dans lequel à débuté la présence européenne en Afrique, la difficile (et incomplète) sortie de l'esclavagisme, le développement et l'histoire contemporaine de ce continent.
une lecture qui bien sur en appelle d'autres, mais c'est un propos fort et ... fort confidentiel ....

ce livre ouvre ou réoriente ma reflexion sur l'histoire des peuples et des civilisations noires, le contexte dans lequel à débuté la présence européenne en Afrique, la difficile (et incomplète) sortie de l'esclavagisme, le développement et l'histoire contemporaine de ce continent.
une lecture qui bien sur en appelle d'autres, mais c'est un propos fort et ... fort confidentiel ....

Retour d’une croisière en Chine, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Philippines et Hong Kong English translation pending
...Sur le Westerdam de Holland America Line
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Sicile et Naples , 3e et 2e fois en 8 ans au XXIe siècle English translation pending
Au XXIe siècle parcequ'il y avait eu d'autres voyages au XXe siècle
MERCREDI 20 MARS 2019
Nous arrivons à Gênes vers 14 h 15 où un obstacle tristement célèbre est à passer ( on voit que les travaux de démolition prévue ont considérablement avancés , ouverture du nouveau pont prévue pour le printemps 2020 .Le plus long , c'est de passer le péage qui n'est pas conçu pour être un péage général
Après , c'est une voie rapide à 2X3 voies ou 2X2 voies selon les secteurs , et on retourne sur l'autoroute ; ça nous a pris 1/4 d'heure ; il parait que ça peut être beaucoup plus long , et même très très long aux heures de pointe

Après 652 km , nous arrivons à Grosseto où nous avons réservé un hôtel ; auparavant , nous passons par un centre commercial tout proche faire un plein de gasoil à 1,406 E ; nous avions payé notre dernier plein en France 1,449 dans un hypermarché de Manoque Le resto de l'hôtel n'étant pas très bien côté sur tripavisor , nous allons manger à 1km de là ; Nous commençons par nous partager un hors d'oeuvre ( antipasto ) En primo ( entrée ) , je mange seul des gnocchi al ragù En secondo ( plat de résistance ) , nous nous partageons une portion d'agneau au four accompagné d'une portion de pommes de terre roties au romarin En dessert , nous nous partageons une mousse à l'amarena Très bien , 45,50 E avec 1/2 l de vin de la maison météo du jour à Gênes ( à peu près la mi-parcours ) :minimum 8 , maximum 15, pas mal de vent Toutes les températures que je donne de la sorte ont été relevées a posteriori sur le site de la meteo italienne ; la suite ( ici "pas mal de vent" ) résulte de mes constatations personnelles JEUDI 21 MARS 2019 On commence par une 2 X 2 voies jusqu'à Tarquinia à 86 km au nord du périphérique de Rome ; ensuite autoroute à péage jusqu'au périphérique , puis périphérique , puis 52 km de 2X2 voies jusqu'à Latina Ensuite 44 km de route normale jusqu'au Terracina où nous mangeons , dans la voiture il ne fait pas chaud , devant une villa 50 km plus loin ( route normale avec quelques tronçons à 2X2 voies ) , nous traversons le fleuve Garigliano par une déviation ( la route nationale est en travaux ) Le Gargliano constitue la frontière entre le Latium et la Campanie et marque donc l'entrée en Italie du sud 20 km plus loin , route à 2X2 voies , puis périphérique de Naples ( payant ) près les 50 km de traversée ( par autoroute ) des banlieues de Naples , puis celle de Salerne , nous arrivons à Battipaglia ; comme nous avons le temps , nous sortons de l'autoroute ( gratuite à partir de Salerno ) et nous faisons un détour pour traverser le parc régional du Cilento
Nous arrivons ( après 588 km de route )à Sala Consilina à l'extrème sud de la Campanie où nous avons réservé sur booking une chambre dans un'agriturismo Villa della Acacie ( 46E80 ) ; rien à dire , mais dans le secteur on trouve des hôtels 4 étoiles pour le même prix voire moins .Par contre leur resto , qui ressemble plus à un resto classique qu'à un agriturismo , est très bien.
Je commence par l'antipasto agriturismo
Mme prend une pizza 4 saisons
Ensuite , escalope marsala avec des frites ( que nous nous partageons ) pour moi
Involtini de poulet pour mme
j'ai oublié de noter le nom des desserts
vec 1 bouteille de vin local 41E50 meteo du jour à Naples : minimum 9 maximum 19 , pas mal de vent Sala Consilina étant à 600 m d'altitude et éloigné de la mer , il y faisait beaucoup plus frais qu'à Naples
VENDREDI 22 MARS 2019 Avant de prendre l'autoroute ( gratuite ), arrêt dans une station service pour faire un plein à 1,419/l Puis autoroute Arrêt sur l'aire d'autoroute de Rosarno pour manger et acheter le ticket de ferry de la cie Caronte : 75 E Aller-Retour Nous arrivons à Villa San Giovanni Nous nous mettons dans la file d'attente où nous attendons 20 minutes Ensuite nous entrons dans le navire 10 mn après c'est le départ pour 20 minutes de traversée Nous débarquons à Messine Nous faisons quelques km d'autoroute à péage , puis nous continuons par la route qui sur les 2 premiers tiers du parcours est une suite de villes et villages ; les paysages de la côte nord de la Sicile ressemblent assez à la Côte d'Azur et à la Riviera
Après 483 km de route ( non compris les 3 km de ferry ) , nous arrivons à notre destination , un tourisme rural ( c'est comme ça que ça s'appelle ) à Castel di Tusa à 22 km à l'Est de Cefalù Réservé sur booking , 165 E pour 3 nuits. La chambre à tout ce qu'il faut ( sauf frigo , mais on peut utiliser celui de la réception ) et télé ( ça nous manque pas ).Mais le sommum , c'est le petit déjeuner ( salé et sucré ) compris dans le prix , et le repas du soir ( à commander une heure avant ) , extraordinaire pour le prix dérisoire de 35 E pour 2 avec vin à volonté. Et donc pour le repas du soir les antipasti , ensuite des pâtes aux anchois et au fenouil Puis , ensuite du porc noir des Nebrodi
en accompagnement des légumes sauvages cueillis par notre hôte
En dessert , il n'y a que des fruits , mais il n'y a plus de place pour le dessert
meteo du jour à Messine
minimum 11 , maximum 19
SAMEDI 23 MARS 2019
La journée sera consacrée au parc des Madonie ( prononcer Madonillé avec accent tonique sur ni )
Direction Cefalù à guère plus de 20 km ( prononcer tchéfalou avec accent tonique sur le ou , donc comme en français )
Nous stationnons dans les quartiers modernes , qui constituent la plus grande partie de la ville , via Maestro Pintorro , horodateur 1 E /h ; nous payons pour 2 heures , ça s'averera largement suffisant si on ne reste pas déjeuner
juste à côté il y a un grand parking à tarif unique 6 E /jour
Notre stationnement est à 400 m de l'entrée du centre historique que voici
Nous parcourons le corso Ruggero , l'axe central du centre historique


Nous arrivons à la cathédrale
la place de la cathédrale

la via Vittorio Emanuele , l'autre axe principal du centre historique

'est dans cette rue que ce trouve le fameux lavoir médiéval ( on en trouve encore dans les villages de Provence )
suite de la promenade




une vue panoramique ( le plus beau avec la cathédrale )

En conclusion , Cefalù c'est l'usine à touriste et cet afflux n'est pour moi pas justifié . A voir en second choix si on reste plus de 2 semaines en Sicile ou pour un 2e ou 3e voyage
Nous quittons Cefalù pour les montagnes des Madonie Pour toutes les photos et le nom des hébergements et restos recitdemesvoyages.over-blog.com/...-et-sicile-2... ( à suivre )
MERCREDI 20 MARS 2019
Nous arrivons à Gênes vers 14 h 15 où un obstacle tristement célèbre est à passer ( on voit que les travaux de démolition prévue ont considérablement avancés , ouverture du nouveau pont prévue pour le printemps 2020 .Le plus long , c'est de passer le péage qui n'est pas conçu pour être un péage général
Après , c'est une voie rapide à 2X3 voies ou 2X2 voies selon les secteurs , et on retourne sur l'autoroute ; ça nous a pris 1/4 d'heure ; il parait que ça peut être beaucoup plus long , et même très très long aux heures de pointe

Après 652 km , nous arrivons à Grosseto où nous avons réservé un hôtel ; auparavant , nous passons par un centre commercial tout proche faire un plein de gasoil à 1,406 E ; nous avions payé notre dernier plein en France 1,449 dans un hypermarché de Manoque Le resto de l'hôtel n'étant pas très bien côté sur tripavisor , nous allons manger à 1km de là ; Nous commençons par nous partager un hors d'oeuvre ( antipasto ) En primo ( entrée ) , je mange seul des gnocchi al ragù En secondo ( plat de résistance ) , nous nous partageons une portion d'agneau au four accompagné d'une portion de pommes de terre roties au romarin En dessert , nous nous partageons une mousse à l'amarena Très bien , 45,50 E avec 1/2 l de vin de la maison météo du jour à Gênes ( à peu près la mi-parcours ) :minimum 8 , maximum 15, pas mal de vent Toutes les températures que je donne de la sorte ont été relevées a posteriori sur le site de la meteo italienne ; la suite ( ici "pas mal de vent" ) résulte de mes constatations personnelles JEUDI 21 MARS 2019 On commence par une 2 X 2 voies jusqu'à Tarquinia à 86 km au nord du périphérique de Rome ; ensuite autoroute à péage jusqu'au périphérique , puis périphérique , puis 52 km de 2X2 voies jusqu'à Latina Ensuite 44 km de route normale jusqu'au Terracina où nous mangeons , dans la voiture il ne fait pas chaud , devant une villa 50 km plus loin ( route normale avec quelques tronçons à 2X2 voies ) , nous traversons le fleuve Garigliano par une déviation ( la route nationale est en travaux ) Le Gargliano constitue la frontière entre le Latium et la Campanie et marque donc l'entrée en Italie du sud 20 km plus loin , route à 2X2 voies , puis périphérique de Naples ( payant ) près les 50 km de traversée ( par autoroute ) des banlieues de Naples , puis celle de Salerne , nous arrivons à Battipaglia ; comme nous avons le temps , nous sortons de l'autoroute ( gratuite à partir de Salerno ) et nous faisons un détour pour traverser le parc régional du Cilento
Nous arrivons ( après 588 km de route )à Sala Consilina à l'extrème sud de la Campanie où nous avons réservé sur booking une chambre dans un'agriturismo Villa della Acacie ( 46E80 ) ; rien à dire , mais dans le secteur on trouve des hôtels 4 étoiles pour le même prix voire moins .Par contre leur resto , qui ressemble plus à un resto classique qu'à un agriturismo , est très bien.
Je commence par l'antipasto agriturismo
Mme prend une pizza 4 saisons
Ensuite , escalope marsala avec des frites ( que nous nous partageons ) pour moi
Involtini de poulet pour mme
j'ai oublié de noter le nom des dessertsvec 1 bouteille de vin local 41E50 meteo du jour à Naples : minimum 9 maximum 19 , pas mal de vent Sala Consilina étant à 600 m d'altitude et éloigné de la mer , il y faisait beaucoup plus frais qu'à Naples
VENDREDI 22 MARS 2019 Avant de prendre l'autoroute ( gratuite ), arrêt dans une station service pour faire un plein à 1,419/l Puis autoroute Arrêt sur l'aire d'autoroute de Rosarno pour manger et acheter le ticket de ferry de la cie Caronte : 75 E Aller-Retour Nous arrivons à Villa San Giovanni Nous nous mettons dans la file d'attente où nous attendons 20 minutes Ensuite nous entrons dans le navire 10 mn après c'est le départ pour 20 minutes de traversée Nous débarquons à Messine Nous faisons quelques km d'autoroute à péage , puis nous continuons par la route qui sur les 2 premiers tiers du parcours est une suite de villes et villages ; les paysages de la côte nord de la Sicile ressemblent assez à la Côte d'Azur et à la Riviera

Après 483 km de route ( non compris les 3 km de ferry ) , nous arrivons à notre destination , un tourisme rural ( c'est comme ça que ça s'appelle ) à Castel di Tusa à 22 km à l'Est de Cefalù Réservé sur booking , 165 E pour 3 nuits. La chambre à tout ce qu'il faut ( sauf frigo , mais on peut utiliser celui de la réception ) et télé ( ça nous manque pas ).Mais le sommum , c'est le petit déjeuner ( salé et sucré ) compris dans le prix , et le repas du soir ( à commander une heure avant ) , extraordinaire pour le prix dérisoire de 35 E pour 2 avec vin à volonté. Et donc pour le repas du soir les antipasti , ensuite des pâtes aux anchois et au fenouil Puis , ensuite du porc noir des Nebrodi
en accompagnement des légumes sauvages cueillis par notre hôte
En dessert , il n'y a que des fruits , mais il n'y a plus de place pour le dessert
meteo du jour à Messine
minimum 11 , maximum 19
SAMEDI 23 MARS 2019
La journée sera consacrée au parc des Madonie ( prononcer Madonillé avec accent tonique sur ni )
Direction Cefalù à guère plus de 20 km ( prononcer tchéfalou avec accent tonique sur le ou , donc comme en français )
Nous stationnons dans les quartiers modernes , qui constituent la plus grande partie de la ville , via Maestro Pintorro , horodateur 1 E /h ; nous payons pour 2 heures , ça s'averera largement suffisant si on ne reste pas déjeuner
juste à côté il y a un grand parking à tarif unique 6 E /jour
Notre stationnement est à 400 m de l'entrée du centre historique que voici
Nous parcourons le corso Ruggero , l'axe central du centre historique


Nous arrivons à la cathédrale
la place de la cathédrale

la via Vittorio Emanuele , l'autre axe principal du centre historique

'est dans cette rue que ce trouve le fameux lavoir médiéval ( on en trouve encore dans les villages de Provence )
suite de la promenade



une vue panoramique ( le plus beau avec la cathédrale )
En conclusion , Cefalù c'est l'usine à touriste et cet afflux n'est pour moi pas justifié . A voir en second choix si on reste plus de 2 semaines en Sicile ou pour un 2e ou 3e voyage
Nous quittons Cefalù pour les montagnes des Madonie Pour toutes les photos et le nom des hébergements et restos recitdemesvoyages.over-blog.com/...-et-sicile-2... ( à suivre )
Croisière sur le MSC Splendida de Shanghai à Dubaï du 14 février au 13 mars 2020 English translation pending

Bonjour
Je reviens sur le forum après quelques mois de "pause " .
J'ai réservé cette croisière pour fêter mon départ à la retraite .
En dehors des toutes dernières escales , Mascate , Abu Dhabi et Dubai , toutes les autres sont des grandes premières .
J'espère que certains membres du forum qui ont déjà fait ces escales pourront m'aider à les préparer .
Personne n'est inscrit sur le calendrier pour cette croisière mais cette discussion va peut être stimuler certains participants à se faire connaître .
Bien cordialement Claudine
Formalité CCAM franco-camerounais English translation pending
Bonjour,
je suis nouvelle sur le forum. Je viens vers vous parce que j'ai besoin d'éclairage. je suis française d'origine camerounaise et mon conjoint est camerounais, je précise que je réside en France et lui au Cameroun. Nous envisageons nous marier et bien sur il faut faire la demande de CCAM sauf que dans les documents à fournir , il faut une publication des bans. J'ai lu beaucoup de requête sur le forum et j'avoue que je suis un peu perdu le dossier de CCAM se dépose sans la publication des bans ou avec parce que j'ai entendu beaucoup de chose concernant la publication des bans et ce n'est pas toujours la même chose. Comment faire pour établir la publication des bans
je sais pas si vous arriver à me comprendre
merci
je suis nouvelle sur le forum. Je viens vers vous parce que j'ai besoin d'éclairage. je suis française d'origine camerounaise et mon conjoint est camerounais, je précise que je réside en France et lui au Cameroun. Nous envisageons nous marier et bien sur il faut faire la demande de CCAM sauf que dans les documents à fournir , il faut une publication des bans. J'ai lu beaucoup de requête sur le forum et j'avoue que je suis un peu perdu le dossier de CCAM se dépose sans la publication des bans ou avec parce que j'ai entendu beaucoup de chose concernant la publication des bans et ce n'est pas toujours la même chose. Comment faire pour établir la publication des bans
je sais pas si vous arriver à me comprendre
merci
Splendeurs cinghalaises: entre culture et nature English translation pending
INTRO
Nous devions initialement aller au Sri Lanka l' an passé à la même époque mais avons du y renoncer un mois avant le début du voyage pour cause de troubles politiques et inter-religieux attisés par les débuts d'une campagne présidentielle très âpre. Nos contacts sur place nous avaient déconseillé le voyage en particulier dans la région de Kandy. Nous avons donc repoussé ce voyage à cette seconde quinzaine du mois de mars 2019, l'un des meilleurs moments de l' année pour se déplacer dans la région. Ce n' est pas encore la haute saison ni la période des chaleurs accablantes qui commence en avril. Pourquoi le Sri Lanka ? Parce que simplement nous étions attirés par ce pays depuis des années et que sans doute, il fait encore rêver. Egalement parce que le pays est une bonne introduction à l' Asie du Sud que nous ne connaissons pas, et en particulier l' Inde, même si le Sri Lanka est une entité géographique, sociale, religieuse et culturelle tout à fait spéciale et unique. De plus, nous étions reçus à Colombo par un ami sri-lankais de notre fils vivant à Sydney où ils se sont connus il y a des années, dans la maison familiale, ce qui reste toujours un privilège lorsque l' on arrive en terre inconnue. Après Colombo, nous avons entamé un circuit de 9 jours dans l' île, avec un chauffeur privé avec van Toyota contacté à partir d'un forum de voyage. Nous sommes enchantés de la formule et des rapports de confiance et d'amitié que nous avons tissés avec Susil pendant cette période. Il a facilité nos déplacements, s'est occupé aussi tous les jours des restaurants où pouvoir déjeuner et dîner sans devoir se limiter au ' Rice and Curry ' sempiternel et trop épicé. Il nous a aussi réservé lui-même une partie des hôtels à des prix hyper-compétitifs. Attention : il n' était pas guide touristique, ce qui implique qu'il faut savoir au départ ce que l'on veut faire exactement. Nous avons arpenté les sites sans lui. Mais il connait son pays comme sa poche, sait conduire vers les endroits plus touristiques au bon moment de la journée, et vous évite de marcher des heures dans la chaleur qui écrase les sites en pleine journée. Il est souriant, chaleureux, discret, flexible, fiable et de bon conseil. C' est une perle que je recommande pour tout séjour mobile au Sri Lanka et dont je donnerai les coordonnées par message privé à qui le demande. il ne parle pas français mais anglais uniquement. Son anglais n' est pas toujours très clair ni correct grammaticalement mais, si vous êtes allergique à l' anglais, ce ne sera pas votre homme ! On trouve bien sur aussi des chauffeurs-guides via les agences de tourisme réceptif locales, mais il vous en coûtera beaucoup plus cher.
DETAILS PRATIQUES Nous avons volé sur KLM à partir de Montpellier via Amsterdam où nous avons passé une nuit de transit. Vols parfaits et confortables. Au retour, trois vols en continuité, via Amsterdam et Paris cette fois, à cause des horaires de connexion. KLM est une compagnie fiable et ponctuelle, tout s'est donc déroulé impeccablement. Nous avions, pour préparer ce voyage, acheté une carte routière du pays et trois guides : le Routard de 2017, le Petit Futé de 2018 ainsi qu'un guide anglais de la collection EyeWitness superbement présenté et agrémenté de belles photos et d' explications détaillées et claires. Il est conseillé et facile d'acheter une carte SIM locale avec une charge téléphone + Internet. C' est très pratique et peu onéreux, et cela donne de la flexibilité. En ce qui concerne l' argent, nous avions des cartes de crédit que nous n' avons pas utilisées. En revanche, nous avions emporté des dollars ( petites coupures surtout ) et des euros. Susil a été payé en liquide ( euros ) à notre arrivée comme il le souhaitait ( tous les hôtels réservés par lui + plus la moitié de sa prestation ), nous avons aussi changé de l' argent officiellement dans une banque au départ, puis Susil nous a changé au fur et à mesure du voyage des dollars ou des euros de façon plus officieuse. Les entrées de sites ou de parcs peuvent se régler en dollars ( uniquement ). Change ( qui peut varier légèrement ) : environ 175 roupies pour 1 dollar et 198 roupies pour 1 euro. Connexion Wi-Fi gratuite et disponible quasiment partout, mais, à la campagne, cela rame ! Inutile de penser à télécharger quoi que ce soit .
Maintenant la nourriture : elle est peu variée et extrêmement épicée, plus encore qu'en Inde. Difficile à supporter, du moins en ce qui nous concerne. Nous ne voulions pas être malades sur le trajet. Disons que ce qui est présenté comme non épicé ( en fait sans piment rouge ou vert dit ' chilli ' ) l' est déjà beaucoup pour nos papilles européennes ! Heureusement, Susil ne nous arrêtait que dans des restaurants avec buffet que nous passions en revue avec lui, et il nous indiquait ce que nous pouvions manger sans mauvaise surprise. Il a été irremplaçable dans son rôle et nous a permis de ne pas nous polariser sur la nourriture - pas terrible dans l' ensemble tout de même - et donc de consacrer ce séjour à profiter des beautés du pays.
Enfin la circulation automobile : elle est infernale, les embouteillages sont permanents dans Colombo et les villes moyennes sri lankaises, la pollution est préoccupante. Il n' y a que dans le centre et le sud de l' île que nous avons eu des moments de répit. On double partout et tout le temps, y compris sur lignes blanches continues et en sommet de côte. Une route normale à deux voies est au Sri lanka une route à 4 voies pour tous véhicules, voitures, petits camions, bus et une multitude de tricycles qui se faufilent partout. Sur la route, ils sont doublés en permanence, y compris lorsqu'eux-mêmes doublent. Ce chaos reste finalement assez organisé, et nous n' avons finalement assisté à aucun accrochage ni accident. On finit par s' habituer à la conduite acrobatique au klaxon ! La vitesse est limitée mais ce n' est pas un problème, on avance à 30 - 40 km / h et donc il faut du temps pour rejoindre des destinations qui nous semblent proches sur la carte. On est dans une autre dimension ! Beaucoup de contrôles de police cependant, en bord de route mais qui restent courtois. Inutile de penser à louer une voiture sans chauffeur. Il n' y a qu'une signalisation sommaire des directions à prendre, pas de GPS. il faut donc avec recours à Google Map donc avoir de l' Internet tout le temps. Pour profiter du séjour, une voiture avec chauffeur est, à mon avis, la meilleure façon de circuler sereinement.
VOYAGE Du 17 au 30 mars 2019 17 mars : départ de Montpellier en fin d'après-midi pour Amsterdam. logement à l' aéroport. 18 mars : vol direct Amsterdam-Colombo ( un peu moins de 10 heures de vol ) et arrivée le 19 mars à 0 h 15. 19 et 20 mars : Colombo. 21 mars : Début du circuit : Colombo - Dambulla - Habarana 22 mars : Habarana - Anuradhapura - Avukana - Mihintale - Habarana 23 mars : Habarana - Polonnaruwa - Madirigiriya - Sigiriya 24 mars : Sigiriya - Nalanda - Route des Epices - Peradeniya Botanic Gardens - Kandy 25 mars : Kandy - mini-circuit des 3 temples : Gadalageriya / Lankatillaka / Embekke Dewala / Kandy centre et Temple de la Dent / Soirée danses traditionnelles kandyennes 26 mars : Kandy - Tea Plantation Scenic Route and Visit / Horton Plains NP / Nuwara Eliya 27 mars : Nuwara Eliya - - Lipton's Seat - Ella 28 mars : Ella / Scenic Country Route to Mirissa on the Southern Coast - Mirissa & Surroundings 29 mars : Mirissa / Galle / Negombo / International Airport 30 mars : Vol de retour vers l' Europe : départ à 2 H 10 am / arrivée à Montpellier à 14 H 10 le même jour. Vol international de nuit d'une durée de 10 H 40 environ.
Arrivée à l' aéroport international de Bandaranaike de Colombo situé à quelque 30 kilomètres du centre-ville, dans la nuit du 18 au 19 mars. Une 4 voies à péage assez dégagée permet de rejoindre la ville rapidement, surtout la nuit, mais on peut transiter aussi par Negombo, ville toute proche qui peut être pratique pour une première ou une dernière nuit avant arrivée ou départ. Voies intérieurs possibles ( Cinnamon Air / Fly Sri Lanka ) sur petits avions ou hydravions.
Nous sommes réceptionnés à l' aéroport par l' ami de notre fils qui nous conduit à la maison familiale où nous faisons connaissance avec ses parents, dînons très tardivement mais légèrement et allons nous coucher.
COLOMBO Colombo est la capitale économique du pays et la plus grande ville du pays avec environ 750.000 habitants, ce qui est finalement peu pour une ville asiatique. Son pendant politique et administratif est la ville limitrophe et moyenne de Sri Janawardenapura Kotte. Ce sont les Portugais qui officialisent le nom de Colombo en 1505. Puis arrivent les Hollandais qui conquièrent la ville 150 ans plus tard en 1656, étendant rapidement leur emprise sur l' ensemble de l' île et implantant des plantations de cannelle au plus proche de la ville dans le quartier que l' on appelle désormais ' Cinnamon Gardens '. Après les Hollandais viennent les Anglais qui vont débarquer 140 ans plus tard et faire de Colombo d'abord une simple base militaire. En 1815, tout bascule avec la chute du royaume de Kandy et Colombo devient de facto la nouvelle capitale du pays. Les Britanniques démolissent le fort construit par les Portugais et tracent progressivement les contours d'une vraie capitale. En 1948, Ceylan obtient pacifiquement son indépendance. Mais la guerre civile - et les attentats tamouls meurtriers - viendra troubler les premières décennies tranquilles d'un pays souverain, mais en proie aux différents linguistiques et religieux pendant 25 longues années, de 1983 à 2009. Beaucoup d'attentats ont lieu à Colombo mais aussi à Kandy et à Galle, et même dans le triangle culturel du nord. Les tamouls ont pour base stratégique le nord de l' île; cette partie du Sri Lanka est, de nos jours, toujours à la traîne économiquement et socialement et difficile à parcourir en toute sérénité. Notre guide nous a avoué s'y rendre avec encore beaucoup de méfiance.
Mardi 19 mars : petit -déjeuner en famille puis Sid et sa maman décident de nous emmener visiter les quartiers iconiques de Colombo, une ville souvent décriée mais qui mérite que l'on s' y arrête au moins deux nuits, ne serait-ce que pour récupérer un peu d'énergie après un long voyage. Et puis, il fait très chaud en cette mi-mars, et il vaut mieux être en forme pour affronter le soleil en pleine journée. Nous allons d' abord dans le quartier de Slave Island ( situé entre le Fort au nord, Galle Road à l' ouest et Cinnamon Gardens au sud ). C' est plutôt un quartier administratif et commercial où sont aussi regroupées les banques. C' est dans une banque que nous allons changer des euros et acheter une carte SIM. Attention : cela prend tout de même un peu de temps, on contrôle les identités, il faut des photocopies. Et il faut faire un peu de queue. L' administration est tatillonne, il reste un peu de méfiance et un traumatisme après 25 ans de guerre civile. On contrôle...
Ensuite, c'est le quartier du Fort ( ne pas chercher les murailles d'enceinte détruites par les Anglais ! ) , ancien quartier colonial où se trouvent les beaux hôtels, et puis un bâtiment iconique de Colombo, le Dutch Hospital, impeccablement rénové en 2012 et transformé en centre culturel et commercial de loisir, et de cafés, boutiques et petits restaurants très conviviaux. Au départ, c'était la résidence d'un ancien gouverneur hollandais à la fin du 17ème siècle qui devint au fil du temps hôpital et orphelinat, séminaire catholique, hôpital militaire, poste de police.... Gravement endommagé par un attentat tamoul en 1996, il fut laissé à l' abandon un temps, puis sauvé de justesse de la destruction pour retrouver son lustre initial. Il est d'architecture typique hollandaise 17ème siècle, long bâtiment rectangulaire, bordé d'arcades et à toiture basse. On peut accéder, dans son enceinte, à un musée qui retrace la présence coloniale hollandaise au Sri Lanka. Dans le même quartier, le Grand Oriental Hotel dont je parle plus bas. Egalement la Lighthouse Clock Tower, une tour datant de 1857 qui servait autrefois de phare, d'horloge et de clocher et resta en service jusqu'en 1952 en tant que phare. On considère qu'elle représente le point zéro au centre de la capitale. Elle donne accès à la rue - qui était interdite d'accès jusqu'en 2015 - faisant face au palais présidentiel ( ' Presidents House & Gordon Gardens ) anciennement ' Government House ' utilisée par les gouverneurs hollandais et anglais, appelée ensuite ' Kings House ' et ' Queens House ' jusqu' en 1972. C' est le gouverneur Sir Arthur Hamilton Gordon qui créa le magnifique parc entourant la résidence en l' honneur du jubilé de la reine Victoria en 1887. Toujours dans le quartier du Fort, le Old Parliament Building, édifice de style néo-baroque construit en 1930. Le parlement a été transféré dans un nouvel édifice à Sri Jayawardenepura Kotte. Un peu plus loin ( je signale que toute cette balade peut facilement se faire à pied dans un périmètre restreint, ce qui est un avantage réel dans une ville au centre historique ramassé ), on pourra admirer le Cargills Building, bâtiment de style colonial aux façades en brique et pierre rouges et blanches, à l' origine un entrepôt faisant partie de ce qui allait devenir l' empire Cargills dédié au commerce de gros, et plus récemment reconverti dans les supermarchés et le marché de fruits et légumes. Nouvelle appellation des supermarchés insulaires : Cargills Food City. Dans le même périmètre ( York Street / Leyden Bastian Road / Sir Baron Jayathilaka Mawatha ), des bâtiments également intéressants tels le Gaffoor Building. Dans le même quartier ( celui de Pettah ), on pourra admirer Old Town Hall, un très beau bâtiment datant de 1873 qui fut Hôtel de Ville jusqu'en 1928 avant son transfert à Cinnamon Gardens.



Un mot quand même sur les hôtels historiques de Colombo qui valent une petite visite : d'abord, dans le quartier du Fort, le Grand Oriental Hotel, vieux palace construit en 1837 pour accueillir les soldats britanniques puis transformé en hôtel en 1875. Egalement le Galle Face Hotel , datant de 1864, bâti en bordure d'océan et dont les chambres sont lambrissées d'époque, enfin le Mount Lavinia, établissement bicentenaire et ancienne résidence privée - et garçonnière de luxe - du gouverneur britannique qui y recevait - entre autres jolies femmes d'une bonne société métissée et en secret - Lovina, sa belle maîtresse sri lankaise à qui il avait offert une maison attenante reliée à sa résidence par un tunnel. Cet hôtel est magnifique, il ressemble au Raffles de Singapour et nous y avons déjeuné le premier midi à Colombo, un buffet à 2500 roupies par personne, ce qui est vraiment honnête vu le lieu exceptionnel. Très belle vue de la terrasse- piscine jusqu' au port et la silhouette familière, dans le lointain un peu brumeux, d'un autre bel hôtel, le Kingsbury. On a tourné au Mount Lavinia Hotel une des scènes du film ' Le Pont de la Rivière Kwai ' après l' avoir, pour l' occasion, transformé en hôpital. Mount Lavinia est une petite ville résidentielle arborée avec jardins exubérants et fleuris, accolée à la capitale, vraiment très agréable. On y trouve hôtels et restaurants de bonne tenue. Après le déjeuner, la balade en voiture se poursuit vers le site du nouveau Parlement, un édifice moderne et de proportions harmonieuses situé sur l' île au centre de Diyawannawa Lake, là où se trouvait jadis le palais de Nissaka Alakesvara, le plus puissant ministre du roi Vikramabahu III. Puis l' île appartint à Edward Walter Pereira ( 1875-1953 ), une figure majeure de l' indépendance de l' île, anciennement Ceylan, et désormais Sri Lanka, ou ' île resplendissante '. Le nouveau parlement est l' oeuvre d'un architecte sri lankais mondialement connu, Geoffrey Bawa. On termine par Town Hall, nouvelle Mairie de Colombo ( depuis 1928 ). C' est un bâtiment imposant, tout blanc avec des airs de Capitole Washingtonien et qui fut dessiné par un architecte anglais connu du début du 20ème siècle, S.J. Edwards. Retour à la maison pour un thé servi à l' ancienne ( et c'est partout ainsi ) avec théière, jolies tasses de grande taille à l' anglaise, sucrier et pot à lait assorti, bref, tel qu' on ne le fait plus très souvent en Grande Bretagne ! La tradition du thé perdure au Sri Lanka, comme celle du cricket ! Puis nous sommes invités à dîner au Dutch Hospital, visité dans l' après-midi, dans un restaurant japonais. Belle ambiance sous les arcades intérieures, et vue sur Colombo by night.
Mercredi 20 mars Nous partons pour la journée avec l' ami de notre fils voir les éléphants au Pinnawala Elephant Orphanage à environ 80 kms vers l' est. En fait, l' orphelinat lui-même ne peut être visité ( les petits orphelins ont grandi et sont désormais des éléphants adultes à moitié sauvages - à moitié domestiqués, et on ne peut en réalité qu' assister au bain des éléphants accompagnés de leurs suiveurs et soigneurs ou cornacs dans la rivière. Interdiction d'approcher les pachydermes de trop près. Le site est sauvage côté rivière, les éléphants sont tranquilles et apprécient douche au jet surpuissant et bain dans les vasques, et rejoignent la rivière après avoir traversé la route et une partie du village attenant où les marchands attendent les touristes devant leurs stands, leurs étals et leurs boutiques. Bref, ce n' est pas désagréable comme but de balade, mais ce n' est pas non plus fantastique. C'est touristique dans le mauvais sens du mot (en anglais ' touristy ' ). Je ne recommanderais pas vraiment cet endroit surfait, et encombré de visiteurs chinois obsédés du selfie, y compris avec éléphant dans l' objectif. C' est insupportable ! On trouvera mieux ailleurs, en particulier dans la grande réserve du sud du pays. Restaurant en bord de rivière, trusté par les touristes chinois et où l'on déjeune vraiment affreusement. Le plus mauvais déjeuner- buffet du séjour dans une salle à manger bondée du plus mauvais goût chinois.

Retour à Colombo par un chemin un peu plus rapide et dégagé. En soirée, nous sommes de nouveau invités au restaurant de fruits de mer du Cinnamon Grand Colombo, superbe hôtel au hall d'entrée et salons magnifiques et doté de 14 restaurants ! Celui où nous allons dîner propose fruits de mer ( crabes, coquilles St Jacques ) et poissons variés grillés ou en sauce. Cadre et nourriture irréprochables. Chambres doubles à 160 dollars la nuit environ, ce qui est cher mais très compétitif par rapport à d'autres pays. C 'est le meilleur hôtel de la ville, situé idéalement à moins de 2 kms du Fort, et un choix idéal pour commencer son séjour si l' on a les moyens. Ceci dit, à part à Kandy et à Galle ( prononcer ' gôl ' ), on ne trouvera que profusion de petits hôtels ou B&B ou guest-houses dont certains peuvent réserver de mauvaises surprises. En revanche, les tarifs sont canon : à partir de 30 euros la nuit, généralement avec climatisation ( et c'est préférable si l'on veut dormir... ), douche avec eau chaude et petit déjeuner compris. Attention : dans l' ensemble du pays, il y a actuellement des coupures de courant effectuées sur ordre du gouvernement, soit-disant parce qu'il ne pleut pas assez et que les réservoirs et lacs de retenue sont au plus bas ( c'est faux ), réellement parce qu'il y a un défaut criant et inquiétant de maintenance des installations électriques. Les Sri lankais en rient, ils ont beaucoup de recul par rapport à leur personnel politique et à la corruption ambiante. Il faut parfois subir trois coupures de courant d' une heure ou plus, une le matin, une l' après-midi et une en début de soirée. En conséquence, il convient donc choisir des hôtels avec générateurs ! Sinon, chaleur et moustiques sont au rendez-vous. Et en plus, la connexion Wi-Fi est interrompue !
Jeudi 21 mars Nous quittons nos hôtes avec effusion car ils nous ont gâtés pendant cette première étape de notre séjour. Je le répète, Colombo vaut un arrêt d'au moins deux nuits / 1 jour et demie ou 2 jours. Nous avons rendez-vous avec Susil, notre chauffeur, au domicile des parents de Sil à 9 heures du matin pour un départ vers Dambulla, ville située à environ 150 kms de Colombo à l' est. Nous allons en fin de journée rejoindre ce que l'on appelle le Triangle Culturel, mais Dambulla mérite un arrêt d'environ deux heures, voire davantage. En effet, la ville est célèbre pour Rock Temple - ou Golden Temple -, un temple troglodytique situé au sommet d'un immense roc de granit et qui date du 1er siècle avant JC quand le roi Vattagamani Abhaya y trouva refuge après avoir fui Anuradhapura devant des envahisseurs indiens.

Le site est répertorié au patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1991. Ce temple-caverne sera notre premier coup de coeur et, avec ses 5 salles décorées de fresques pariétales historiées et ses collections de bouddhas de toutes tailles couchés ou assis, le plus bel édifice religieux du Sri Lanka, à notre avis. Les peintures datent du 13ème siècle, période faste des rois Kandy, elles couvrent 6000 m2 de parois diverses et racontent la vie de Bouddha, représenté par 157 statues de couleurs vives, d'or et d'argent. Ne pas manquer en particulier la deuxième salle ( Maha Raja Viharaya ou Temple du Roi des Dieux avec ses statues de rois, ses 53 statues de Bouddha et d'autres de divinités hindoues telles Ganesh ou Vishnou ) et la quatrième salle ( Pascima Viharaya ou Temple de l' Ouest ) avec son plafond recouvert de peintures et ses bouddhas assis dans la position du ' dhyana mudra ', celle de la méditation.








Les 5 grottes ouvertes au public ( sur environ 80 ) sont les plus belles de cet unique sanctuaire bouddhique existant depuis 22 siècles. On y accède par un escalier de 500 marches environ. La grande cour extérieure du temple offre une vue imprenable sur toute la région. Attention : tenue spéciale, correcte et couverte pour la visite des temples et des sites religieux en général. Il faut ôter ses chaussures ou sandales pour marcher pieds nus ou en chaussettes ( à choisir épaisses à cause de la chaleur du sol ou de la pierre ), couvrir ses genoux en portant soit un bermuda très long soit un sarong ( à acheter en magasin ) et découvrir son crâne, ce qui peut être gênant. Pas de casquette, pas de chapeau, mais un mouchoir flottant est toléré. S' enduire également de crème solaire en cas d' exposition prolongée ( ce qui est souvent le cas ) au soleil en plein midi ou en début d'après-midi. L' idéal donc est de commencer les visites ( ou ascensions a fortiori ) tôt le matin, les sites ouvrant souvent vers 6 - 7 heures.
Nous repartons de Dambulla vers Anuradhapura, ville située à 70 kms au nord de Dambulla, c'est à dire à environ 200 kms au nord-est de Colombo. Il y a la ville moderne sans interêt, bruyante, embouteillée et polluée et puis il y a la ville ancienne et sainte à laquelle nous allons consacrer tout l' après-midi. Avant l' arrivée à Anuradhapura, nous allons faire un crochet par la campagne et les toutes petites routes ( sur lesquelles on fait sécher le riz à même le bitume et la poussière ) pour rejoindre Avukana, après avoir longé un moment le Kala Wewa Reservoir, un vaste lac de retenue très panoramique sur lequel circulent des pirogues de pêcheurs. La promenade est jolie et tranquille, loin des embouteillages. A Avukana se trouve un bouddha de 12 mètres de haut datant du 5ème siècle, considéré comme la plus belle statue du genre au SL. C' est le matin qu' elle est la plus belle à regarder car ' elle se nourrit de soleil '. C' est le sens du nom Avukana.
Anuradhapura fut fondée au 5ème siècle avant JC et demeura la capitale de l' île pendant 14 siècles. C 'est la plus grande et la plus étendue des villes du Triangle, une ville qui a grandi sous le patronage de trois monastères bouddhiques et autour d'immenses édifices - reliquaires, les dagobas et stupas construits en l' honneur et en mémoire de Bouddha : Thuparama, le plus ancien dagoba, puis Ruvanveliseya Stupa, le plus révéré et les immenses dagobas Jetavaranama et Abhayagiriya. La ville a connu son apogée au 2ème siècle avant JC avec l' arrivée du bouddhisme sous le règne du roi Devanampiyatissa. Elle a connu aussi beaucoup de hauts et de bas politiques en tombant au mains d' envahisseurs indiens puis en étant reconquise par un autre roi, Dutugetmunu. Elle fut le théâtre d'autres batailles et d'autres reconquêtes. Plus de 60 rois s'y succédèrent, conférant à la ville son aura et son unicité et permettant une expansion hors normes jusqu'à ce que, de guerre lasse ( trop d'invasions indiennes ) on lui préfère sa voisine et concurrente, Polonnaruwa.
Avant d' entrer sur le site de la ville, il faut passer à la caisse. et là, cela fait mal. J' ai récemment critiqué dans un carnet sur le Costa Rica la politique touristique en matière de frais d'entrée sur les sites naturels du pays pour les étrangers. Eh bien, c'est la même chose au Sri Lanka en pire, je dirais, car on tape fort. L' entrée de la cité sacrée coûte 25 dollars US ( à payer en dollars ou en équivalent-roupies ) pour un étranger quel qu'il soit, et moins d'un dollar pour un sri lankais ! Une discrimination tout à fait insupportable et aberrante d'un simple point de vue touristique. On m' a dit que l' addition des frais de visa ( actuellement 35 dollars US mais qui pourraient être supprimés à partir du 1er mai ) à celle des entrées sur sites sacrés ou dans les parcs nationaux rebutaient un certain nombre de visiteurs potentiels qui s'orientaient alors plutôt vers la Thaïlande par exemple, pour réduire leurs dépenses globales. L'information vient directement du ministère du Tourisme Sri Lankais, inquiet finalement de perdre des touristes aussi stupidement.
Je reviens au site visité aujourd'hui. Il est très étendu et difficile à parcourir à pied. En revanche, si l' on ne dispose pas d'une voiture avec chauffeur, on peut louer des vélos ou se déplacer en tricycle à partir des hôtels et autres Guesthouses qui ne manquent pas ! Il faut être jeune et ne pas craindre la chaleur, écrasante ! Le site est ouvert de 7 heures du matin à 18 heures. La visite commence généralement par le musée archéologique, situé à l' entrée, au niveau de la billetterie, datant de 1947, et occupant en partie l' ancien bâtiment de l' administration britannique. Cette partie ( édifice colonial en bois avec véranda ) était, lors de notre visite, en rénovation. A l' intérieur du périmètre sacré, il y a deux sites plus mineurs mais qui valent une visite. Ils sont payants ( en sus donc ). Compter donc environ 70 dollars US en frais d'entrée à deux sur ce premier site du Triangle Culturel. Je ne vais pas entrer dans les détails - à rechercher dans les bons guides - de la visite complète qui nous a pris environ 4 heures, mais simplement vous donner des indications et nos préférences. A Nord de la cité -- Abayagiri Dagoba, à l' extrême nord des ruines. C' était l'un des plus grands monastères, construit au 1er siècle avant JC par le roi Valagamba et qui fut choisi pour accueillir la relique de la dent sacrée de Bouddha au 4ème siècle. Son rayonnement perdura jusqu'au 14ème siècle. C'est toujours un lieu de pélerinage important. -- Samadhi Bouddha Statue, à l' est des ruines du nord. Date du 4ème siècle avant JC, sculptée dans le granit, elle est considérée comme l'une des plus belles du pays. Bouddha est représenté en méditation ( assis en tailleur, une main posée sur l' autre , les paumes tournées vers le ciel ). C' est le premier stade de l' élévation spirituelle de Bouddha ou ' samadhi '.
B Centre de la Cité -- Le Musée Archéologique précédemment cité. -- Jetavanarama Dagoba qui culmine à 120 mètres de hauteur, 3ème édifice antique le plus haut du monde après les pyramides de Gizeh. Construit au 3ème siècle après JC et censé contenir la ceinture et le bol à aumônes de Bouddha. Fait de 10 millions de briques. Etait autrefois, il ya bien longtemps, un énorme monastère. -- Ruvanveliseya Stupa Construit au 2ème siècle avant JC. Demeure un site majeur de spiritualité bouddhiste. A survécu aux destructions massives imposées par les envahisseurs venus du sud de l' Inde. -- Sri Maha Bodi C' est l' arbre Bo sacré du Temple du Grand Eveil, considéré comme le plus vieux du monde ( mais rien n' est moins sur, à mon avis... ) et sous lequel Bouddha reçut l' illumination. C 'est un lieu de pèlerinage majeur où un attentat de grande ampleur par les Tamouls en 1985, tuant et blessant des centaines de visiteurs présents. Accès payant: 200 roupies. 3 / Sud de la cité -- Isurumuniya Vihara ou temple des Amants Date du 3ème siècle avant JC. Petit musée avec de fines et superbes sculptures de pierre représentant des éléphants s'ébrouant dans une rivière et un couple qui pourrait être un dieu et une déesse hindous . Entrée payante : 5 dollars US.







La visite est terminée mais nous n' allons pas rejoindre notre hôtel tout de suite. Il est prévu de continuer la route jusqu' au site de Mihintale, située à 11 kms d' Anarudhapura. Le site se situe sur trois paliers, et on peut atteindre le second en voiture. L' accès au 3ème palier est payant : 1000 roupies. Le site est célèbre: c'est là qu'en 247 avant JC le roi d' Anarudhapura rencontra Mahinda, le fils de l' empereur indien Asoka, et se convertit au bouddhisme et permit, de ce fait, à la nouvelle religion de s'installer et de prospérer sur ce site sacré.
Fin de la première partie du carnet. Il se poursuit logiquement sur un autre feuillet attaché à celui-ci. On trouvera les photos de Avukana et de Mihintale au début de cette seconde partie.
Nous devions initialement aller au Sri Lanka l' an passé à la même époque mais avons du y renoncer un mois avant le début du voyage pour cause de troubles politiques et inter-religieux attisés par les débuts d'une campagne présidentielle très âpre. Nos contacts sur place nous avaient déconseillé le voyage en particulier dans la région de Kandy. Nous avons donc repoussé ce voyage à cette seconde quinzaine du mois de mars 2019, l'un des meilleurs moments de l' année pour se déplacer dans la région. Ce n' est pas encore la haute saison ni la période des chaleurs accablantes qui commence en avril. Pourquoi le Sri Lanka ? Parce que simplement nous étions attirés par ce pays depuis des années et que sans doute, il fait encore rêver. Egalement parce que le pays est une bonne introduction à l' Asie du Sud que nous ne connaissons pas, et en particulier l' Inde, même si le Sri Lanka est une entité géographique, sociale, religieuse et culturelle tout à fait spéciale et unique. De plus, nous étions reçus à Colombo par un ami sri-lankais de notre fils vivant à Sydney où ils se sont connus il y a des années, dans la maison familiale, ce qui reste toujours un privilège lorsque l' on arrive en terre inconnue. Après Colombo, nous avons entamé un circuit de 9 jours dans l' île, avec un chauffeur privé avec van Toyota contacté à partir d'un forum de voyage. Nous sommes enchantés de la formule et des rapports de confiance et d'amitié que nous avons tissés avec Susil pendant cette période. Il a facilité nos déplacements, s'est occupé aussi tous les jours des restaurants où pouvoir déjeuner et dîner sans devoir se limiter au ' Rice and Curry ' sempiternel et trop épicé. Il nous a aussi réservé lui-même une partie des hôtels à des prix hyper-compétitifs. Attention : il n' était pas guide touristique, ce qui implique qu'il faut savoir au départ ce que l'on veut faire exactement. Nous avons arpenté les sites sans lui. Mais il connait son pays comme sa poche, sait conduire vers les endroits plus touristiques au bon moment de la journée, et vous évite de marcher des heures dans la chaleur qui écrase les sites en pleine journée. Il est souriant, chaleureux, discret, flexible, fiable et de bon conseil. C' est une perle que je recommande pour tout séjour mobile au Sri Lanka et dont je donnerai les coordonnées par message privé à qui le demande. il ne parle pas français mais anglais uniquement. Son anglais n' est pas toujours très clair ni correct grammaticalement mais, si vous êtes allergique à l' anglais, ce ne sera pas votre homme ! On trouve bien sur aussi des chauffeurs-guides via les agences de tourisme réceptif locales, mais il vous en coûtera beaucoup plus cher.
DETAILS PRATIQUES Nous avons volé sur KLM à partir de Montpellier via Amsterdam où nous avons passé une nuit de transit. Vols parfaits et confortables. Au retour, trois vols en continuité, via Amsterdam et Paris cette fois, à cause des horaires de connexion. KLM est une compagnie fiable et ponctuelle, tout s'est donc déroulé impeccablement. Nous avions, pour préparer ce voyage, acheté une carte routière du pays et trois guides : le Routard de 2017, le Petit Futé de 2018 ainsi qu'un guide anglais de la collection EyeWitness superbement présenté et agrémenté de belles photos et d' explications détaillées et claires. Il est conseillé et facile d'acheter une carte SIM locale avec une charge téléphone + Internet. C' est très pratique et peu onéreux, et cela donne de la flexibilité. En ce qui concerne l' argent, nous avions des cartes de crédit que nous n' avons pas utilisées. En revanche, nous avions emporté des dollars ( petites coupures surtout ) et des euros. Susil a été payé en liquide ( euros ) à notre arrivée comme il le souhaitait ( tous les hôtels réservés par lui + plus la moitié de sa prestation ), nous avons aussi changé de l' argent officiellement dans une banque au départ, puis Susil nous a changé au fur et à mesure du voyage des dollars ou des euros de façon plus officieuse. Les entrées de sites ou de parcs peuvent se régler en dollars ( uniquement ). Change ( qui peut varier légèrement ) : environ 175 roupies pour 1 dollar et 198 roupies pour 1 euro. Connexion Wi-Fi gratuite et disponible quasiment partout, mais, à la campagne, cela rame ! Inutile de penser à télécharger quoi que ce soit .
Maintenant la nourriture : elle est peu variée et extrêmement épicée, plus encore qu'en Inde. Difficile à supporter, du moins en ce qui nous concerne. Nous ne voulions pas être malades sur le trajet. Disons que ce qui est présenté comme non épicé ( en fait sans piment rouge ou vert dit ' chilli ' ) l' est déjà beaucoup pour nos papilles européennes ! Heureusement, Susil ne nous arrêtait que dans des restaurants avec buffet que nous passions en revue avec lui, et il nous indiquait ce que nous pouvions manger sans mauvaise surprise. Il a été irremplaçable dans son rôle et nous a permis de ne pas nous polariser sur la nourriture - pas terrible dans l' ensemble tout de même - et donc de consacrer ce séjour à profiter des beautés du pays.
Enfin la circulation automobile : elle est infernale, les embouteillages sont permanents dans Colombo et les villes moyennes sri lankaises, la pollution est préoccupante. Il n' y a que dans le centre et le sud de l' île que nous avons eu des moments de répit. On double partout et tout le temps, y compris sur lignes blanches continues et en sommet de côte. Une route normale à deux voies est au Sri lanka une route à 4 voies pour tous véhicules, voitures, petits camions, bus et une multitude de tricycles qui se faufilent partout. Sur la route, ils sont doublés en permanence, y compris lorsqu'eux-mêmes doublent. Ce chaos reste finalement assez organisé, et nous n' avons finalement assisté à aucun accrochage ni accident. On finit par s' habituer à la conduite acrobatique au klaxon ! La vitesse est limitée mais ce n' est pas un problème, on avance à 30 - 40 km / h et donc il faut du temps pour rejoindre des destinations qui nous semblent proches sur la carte. On est dans une autre dimension ! Beaucoup de contrôles de police cependant, en bord de route mais qui restent courtois. Inutile de penser à louer une voiture sans chauffeur. Il n' y a qu'une signalisation sommaire des directions à prendre, pas de GPS. il faut donc avec recours à Google Map donc avoir de l' Internet tout le temps. Pour profiter du séjour, une voiture avec chauffeur est, à mon avis, la meilleure façon de circuler sereinement.
VOYAGE Du 17 au 30 mars 2019 17 mars : départ de Montpellier en fin d'après-midi pour Amsterdam. logement à l' aéroport. 18 mars : vol direct Amsterdam-Colombo ( un peu moins de 10 heures de vol ) et arrivée le 19 mars à 0 h 15. 19 et 20 mars : Colombo. 21 mars : Début du circuit : Colombo - Dambulla - Habarana 22 mars : Habarana - Anuradhapura - Avukana - Mihintale - Habarana 23 mars : Habarana - Polonnaruwa - Madirigiriya - Sigiriya 24 mars : Sigiriya - Nalanda - Route des Epices - Peradeniya Botanic Gardens - Kandy 25 mars : Kandy - mini-circuit des 3 temples : Gadalageriya / Lankatillaka / Embekke Dewala / Kandy centre et Temple de la Dent / Soirée danses traditionnelles kandyennes 26 mars : Kandy - Tea Plantation Scenic Route and Visit / Horton Plains NP / Nuwara Eliya 27 mars : Nuwara Eliya - - Lipton's Seat - Ella 28 mars : Ella / Scenic Country Route to Mirissa on the Southern Coast - Mirissa & Surroundings 29 mars : Mirissa / Galle / Negombo / International Airport 30 mars : Vol de retour vers l' Europe : départ à 2 H 10 am / arrivée à Montpellier à 14 H 10 le même jour. Vol international de nuit d'une durée de 10 H 40 environ.
Arrivée à l' aéroport international de Bandaranaike de Colombo situé à quelque 30 kilomètres du centre-ville, dans la nuit du 18 au 19 mars. Une 4 voies à péage assez dégagée permet de rejoindre la ville rapidement, surtout la nuit, mais on peut transiter aussi par Negombo, ville toute proche qui peut être pratique pour une première ou une dernière nuit avant arrivée ou départ. Voies intérieurs possibles ( Cinnamon Air / Fly Sri Lanka ) sur petits avions ou hydravions.
Nous sommes réceptionnés à l' aéroport par l' ami de notre fils qui nous conduit à la maison familiale où nous faisons connaissance avec ses parents, dînons très tardivement mais légèrement et allons nous coucher.
COLOMBO Colombo est la capitale économique du pays et la plus grande ville du pays avec environ 750.000 habitants, ce qui est finalement peu pour une ville asiatique. Son pendant politique et administratif est la ville limitrophe et moyenne de Sri Janawardenapura Kotte. Ce sont les Portugais qui officialisent le nom de Colombo en 1505. Puis arrivent les Hollandais qui conquièrent la ville 150 ans plus tard en 1656, étendant rapidement leur emprise sur l' ensemble de l' île et implantant des plantations de cannelle au plus proche de la ville dans le quartier que l' on appelle désormais ' Cinnamon Gardens '. Après les Hollandais viennent les Anglais qui vont débarquer 140 ans plus tard et faire de Colombo d'abord une simple base militaire. En 1815, tout bascule avec la chute du royaume de Kandy et Colombo devient de facto la nouvelle capitale du pays. Les Britanniques démolissent le fort construit par les Portugais et tracent progressivement les contours d'une vraie capitale. En 1948, Ceylan obtient pacifiquement son indépendance. Mais la guerre civile - et les attentats tamouls meurtriers - viendra troubler les premières décennies tranquilles d'un pays souverain, mais en proie aux différents linguistiques et religieux pendant 25 longues années, de 1983 à 2009. Beaucoup d'attentats ont lieu à Colombo mais aussi à Kandy et à Galle, et même dans le triangle culturel du nord. Les tamouls ont pour base stratégique le nord de l' île; cette partie du Sri Lanka est, de nos jours, toujours à la traîne économiquement et socialement et difficile à parcourir en toute sérénité. Notre guide nous a avoué s'y rendre avec encore beaucoup de méfiance.
Mardi 19 mars : petit -déjeuner en famille puis Sid et sa maman décident de nous emmener visiter les quartiers iconiques de Colombo, une ville souvent décriée mais qui mérite que l'on s' y arrête au moins deux nuits, ne serait-ce que pour récupérer un peu d'énergie après un long voyage. Et puis, il fait très chaud en cette mi-mars, et il vaut mieux être en forme pour affronter le soleil en pleine journée. Nous allons d' abord dans le quartier de Slave Island ( situé entre le Fort au nord, Galle Road à l' ouest et Cinnamon Gardens au sud ). C' est plutôt un quartier administratif et commercial où sont aussi regroupées les banques. C' est dans une banque que nous allons changer des euros et acheter une carte SIM. Attention : cela prend tout de même un peu de temps, on contrôle les identités, il faut des photocopies. Et il faut faire un peu de queue. L' administration est tatillonne, il reste un peu de méfiance et un traumatisme après 25 ans de guerre civile. On contrôle...
Ensuite, c'est le quartier du Fort ( ne pas chercher les murailles d'enceinte détruites par les Anglais ! ) , ancien quartier colonial où se trouvent les beaux hôtels, et puis un bâtiment iconique de Colombo, le Dutch Hospital, impeccablement rénové en 2012 et transformé en centre culturel et commercial de loisir, et de cafés, boutiques et petits restaurants très conviviaux. Au départ, c'était la résidence d'un ancien gouverneur hollandais à la fin du 17ème siècle qui devint au fil du temps hôpital et orphelinat, séminaire catholique, hôpital militaire, poste de police.... Gravement endommagé par un attentat tamoul en 1996, il fut laissé à l' abandon un temps, puis sauvé de justesse de la destruction pour retrouver son lustre initial. Il est d'architecture typique hollandaise 17ème siècle, long bâtiment rectangulaire, bordé d'arcades et à toiture basse. On peut accéder, dans son enceinte, à un musée qui retrace la présence coloniale hollandaise au Sri Lanka. Dans le même quartier, le Grand Oriental Hotel dont je parle plus bas. Egalement la Lighthouse Clock Tower, une tour datant de 1857 qui servait autrefois de phare, d'horloge et de clocher et resta en service jusqu'en 1952 en tant que phare. On considère qu'elle représente le point zéro au centre de la capitale. Elle donne accès à la rue - qui était interdite d'accès jusqu'en 2015 - faisant face au palais présidentiel ( ' Presidents House & Gordon Gardens ) anciennement ' Government House ' utilisée par les gouverneurs hollandais et anglais, appelée ensuite ' Kings House ' et ' Queens House ' jusqu' en 1972. C' est le gouverneur Sir Arthur Hamilton Gordon qui créa le magnifique parc entourant la résidence en l' honneur du jubilé de la reine Victoria en 1887. Toujours dans le quartier du Fort, le Old Parliament Building, édifice de style néo-baroque construit en 1930. Le parlement a été transféré dans un nouvel édifice à Sri Jayawardenepura Kotte. Un peu plus loin ( je signale que toute cette balade peut facilement se faire à pied dans un périmètre restreint, ce qui est un avantage réel dans une ville au centre historique ramassé ), on pourra admirer le Cargills Building, bâtiment de style colonial aux façades en brique et pierre rouges et blanches, à l' origine un entrepôt faisant partie de ce qui allait devenir l' empire Cargills dédié au commerce de gros, et plus récemment reconverti dans les supermarchés et le marché de fruits et légumes. Nouvelle appellation des supermarchés insulaires : Cargills Food City. Dans le même périmètre ( York Street / Leyden Bastian Road / Sir Baron Jayathilaka Mawatha ), des bâtiments également intéressants tels le Gaffoor Building. Dans le même quartier ( celui de Pettah ), on pourra admirer Old Town Hall, un très beau bâtiment datant de 1873 qui fut Hôtel de Ville jusqu'en 1928 avant son transfert à Cinnamon Gardens.



Un mot quand même sur les hôtels historiques de Colombo qui valent une petite visite : d'abord, dans le quartier du Fort, le Grand Oriental Hotel, vieux palace construit en 1837 pour accueillir les soldats britanniques puis transformé en hôtel en 1875. Egalement le Galle Face Hotel , datant de 1864, bâti en bordure d'océan et dont les chambres sont lambrissées d'époque, enfin le Mount Lavinia, établissement bicentenaire et ancienne résidence privée - et garçonnière de luxe - du gouverneur britannique qui y recevait - entre autres jolies femmes d'une bonne société métissée et en secret - Lovina, sa belle maîtresse sri lankaise à qui il avait offert une maison attenante reliée à sa résidence par un tunnel. Cet hôtel est magnifique, il ressemble au Raffles de Singapour et nous y avons déjeuné le premier midi à Colombo, un buffet à 2500 roupies par personne, ce qui est vraiment honnête vu le lieu exceptionnel. Très belle vue de la terrasse- piscine jusqu' au port et la silhouette familière, dans le lointain un peu brumeux, d'un autre bel hôtel, le Kingsbury. On a tourné au Mount Lavinia Hotel une des scènes du film ' Le Pont de la Rivière Kwai ' après l' avoir, pour l' occasion, transformé en hôpital. Mount Lavinia est une petite ville résidentielle arborée avec jardins exubérants et fleuris, accolée à la capitale, vraiment très agréable. On y trouve hôtels et restaurants de bonne tenue. Après le déjeuner, la balade en voiture se poursuit vers le site du nouveau Parlement, un édifice moderne et de proportions harmonieuses situé sur l' île au centre de Diyawannawa Lake, là où se trouvait jadis le palais de Nissaka Alakesvara, le plus puissant ministre du roi Vikramabahu III. Puis l' île appartint à Edward Walter Pereira ( 1875-1953 ), une figure majeure de l' indépendance de l' île, anciennement Ceylan, et désormais Sri Lanka, ou ' île resplendissante '. Le nouveau parlement est l' oeuvre d'un architecte sri lankais mondialement connu, Geoffrey Bawa. On termine par Town Hall, nouvelle Mairie de Colombo ( depuis 1928 ). C' est un bâtiment imposant, tout blanc avec des airs de Capitole Washingtonien et qui fut dessiné par un architecte anglais connu du début du 20ème siècle, S.J. Edwards. Retour à la maison pour un thé servi à l' ancienne ( et c'est partout ainsi ) avec théière, jolies tasses de grande taille à l' anglaise, sucrier et pot à lait assorti, bref, tel qu' on ne le fait plus très souvent en Grande Bretagne ! La tradition du thé perdure au Sri Lanka, comme celle du cricket ! Puis nous sommes invités à dîner au Dutch Hospital, visité dans l' après-midi, dans un restaurant japonais. Belle ambiance sous les arcades intérieures, et vue sur Colombo by night.
Mercredi 20 mars Nous partons pour la journée avec l' ami de notre fils voir les éléphants au Pinnawala Elephant Orphanage à environ 80 kms vers l' est. En fait, l' orphelinat lui-même ne peut être visité ( les petits orphelins ont grandi et sont désormais des éléphants adultes à moitié sauvages - à moitié domestiqués, et on ne peut en réalité qu' assister au bain des éléphants accompagnés de leurs suiveurs et soigneurs ou cornacs dans la rivière. Interdiction d'approcher les pachydermes de trop près. Le site est sauvage côté rivière, les éléphants sont tranquilles et apprécient douche au jet surpuissant et bain dans les vasques, et rejoignent la rivière après avoir traversé la route et une partie du village attenant où les marchands attendent les touristes devant leurs stands, leurs étals et leurs boutiques. Bref, ce n' est pas désagréable comme but de balade, mais ce n' est pas non plus fantastique. C'est touristique dans le mauvais sens du mot (en anglais ' touristy ' ). Je ne recommanderais pas vraiment cet endroit surfait, et encombré de visiteurs chinois obsédés du selfie, y compris avec éléphant dans l' objectif. C' est insupportable ! On trouvera mieux ailleurs, en particulier dans la grande réserve du sud du pays. Restaurant en bord de rivière, trusté par les touristes chinois et où l'on déjeune vraiment affreusement. Le plus mauvais déjeuner- buffet du séjour dans une salle à manger bondée du plus mauvais goût chinois.

Retour à Colombo par un chemin un peu plus rapide et dégagé. En soirée, nous sommes de nouveau invités au restaurant de fruits de mer du Cinnamon Grand Colombo, superbe hôtel au hall d'entrée et salons magnifiques et doté de 14 restaurants ! Celui où nous allons dîner propose fruits de mer ( crabes, coquilles St Jacques ) et poissons variés grillés ou en sauce. Cadre et nourriture irréprochables. Chambres doubles à 160 dollars la nuit environ, ce qui est cher mais très compétitif par rapport à d'autres pays. C 'est le meilleur hôtel de la ville, situé idéalement à moins de 2 kms du Fort, et un choix idéal pour commencer son séjour si l' on a les moyens. Ceci dit, à part à Kandy et à Galle ( prononcer ' gôl ' ), on ne trouvera que profusion de petits hôtels ou B&B ou guest-houses dont certains peuvent réserver de mauvaises surprises. En revanche, les tarifs sont canon : à partir de 30 euros la nuit, généralement avec climatisation ( et c'est préférable si l'on veut dormir... ), douche avec eau chaude et petit déjeuner compris. Attention : dans l' ensemble du pays, il y a actuellement des coupures de courant effectuées sur ordre du gouvernement, soit-disant parce qu'il ne pleut pas assez et que les réservoirs et lacs de retenue sont au plus bas ( c'est faux ), réellement parce qu'il y a un défaut criant et inquiétant de maintenance des installations électriques. Les Sri lankais en rient, ils ont beaucoup de recul par rapport à leur personnel politique et à la corruption ambiante. Il faut parfois subir trois coupures de courant d' une heure ou plus, une le matin, une l' après-midi et une en début de soirée. En conséquence, il convient donc choisir des hôtels avec générateurs ! Sinon, chaleur et moustiques sont au rendez-vous. Et en plus, la connexion Wi-Fi est interrompue !
Jeudi 21 mars Nous quittons nos hôtes avec effusion car ils nous ont gâtés pendant cette première étape de notre séjour. Je le répète, Colombo vaut un arrêt d'au moins deux nuits / 1 jour et demie ou 2 jours. Nous avons rendez-vous avec Susil, notre chauffeur, au domicile des parents de Sil à 9 heures du matin pour un départ vers Dambulla, ville située à environ 150 kms de Colombo à l' est. Nous allons en fin de journée rejoindre ce que l'on appelle le Triangle Culturel, mais Dambulla mérite un arrêt d'environ deux heures, voire davantage. En effet, la ville est célèbre pour Rock Temple - ou Golden Temple -, un temple troglodytique situé au sommet d'un immense roc de granit et qui date du 1er siècle avant JC quand le roi Vattagamani Abhaya y trouva refuge après avoir fui Anuradhapura devant des envahisseurs indiens.

Le site est répertorié au patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1991. Ce temple-caverne sera notre premier coup de coeur et, avec ses 5 salles décorées de fresques pariétales historiées et ses collections de bouddhas de toutes tailles couchés ou assis, le plus bel édifice religieux du Sri Lanka, à notre avis. Les peintures datent du 13ème siècle, période faste des rois Kandy, elles couvrent 6000 m2 de parois diverses et racontent la vie de Bouddha, représenté par 157 statues de couleurs vives, d'or et d'argent. Ne pas manquer en particulier la deuxième salle ( Maha Raja Viharaya ou Temple du Roi des Dieux avec ses statues de rois, ses 53 statues de Bouddha et d'autres de divinités hindoues telles Ganesh ou Vishnou ) et la quatrième salle ( Pascima Viharaya ou Temple de l' Ouest ) avec son plafond recouvert de peintures et ses bouddhas assis dans la position du ' dhyana mudra ', celle de la méditation.








Les 5 grottes ouvertes au public ( sur environ 80 ) sont les plus belles de cet unique sanctuaire bouddhique existant depuis 22 siècles. On y accède par un escalier de 500 marches environ. La grande cour extérieure du temple offre une vue imprenable sur toute la région. Attention : tenue spéciale, correcte et couverte pour la visite des temples et des sites religieux en général. Il faut ôter ses chaussures ou sandales pour marcher pieds nus ou en chaussettes ( à choisir épaisses à cause de la chaleur du sol ou de la pierre ), couvrir ses genoux en portant soit un bermuda très long soit un sarong ( à acheter en magasin ) et découvrir son crâne, ce qui peut être gênant. Pas de casquette, pas de chapeau, mais un mouchoir flottant est toléré. S' enduire également de crème solaire en cas d' exposition prolongée ( ce qui est souvent le cas ) au soleil en plein midi ou en début d'après-midi. L' idéal donc est de commencer les visites ( ou ascensions a fortiori ) tôt le matin, les sites ouvrant souvent vers 6 - 7 heures.
Nous repartons de Dambulla vers Anuradhapura, ville située à 70 kms au nord de Dambulla, c'est à dire à environ 200 kms au nord-est de Colombo. Il y a la ville moderne sans interêt, bruyante, embouteillée et polluée et puis il y a la ville ancienne et sainte à laquelle nous allons consacrer tout l' après-midi. Avant l' arrivée à Anuradhapura, nous allons faire un crochet par la campagne et les toutes petites routes ( sur lesquelles on fait sécher le riz à même le bitume et la poussière ) pour rejoindre Avukana, après avoir longé un moment le Kala Wewa Reservoir, un vaste lac de retenue très panoramique sur lequel circulent des pirogues de pêcheurs. La promenade est jolie et tranquille, loin des embouteillages. A Avukana se trouve un bouddha de 12 mètres de haut datant du 5ème siècle, considéré comme la plus belle statue du genre au SL. C' est le matin qu' elle est la plus belle à regarder car ' elle se nourrit de soleil '. C' est le sens du nom Avukana.
Anuradhapura fut fondée au 5ème siècle avant JC et demeura la capitale de l' île pendant 14 siècles. C 'est la plus grande et la plus étendue des villes du Triangle, une ville qui a grandi sous le patronage de trois monastères bouddhiques et autour d'immenses édifices - reliquaires, les dagobas et stupas construits en l' honneur et en mémoire de Bouddha : Thuparama, le plus ancien dagoba, puis Ruvanveliseya Stupa, le plus révéré et les immenses dagobas Jetavaranama et Abhayagiriya. La ville a connu son apogée au 2ème siècle avant JC avec l' arrivée du bouddhisme sous le règne du roi Devanampiyatissa. Elle a connu aussi beaucoup de hauts et de bas politiques en tombant au mains d' envahisseurs indiens puis en étant reconquise par un autre roi, Dutugetmunu. Elle fut le théâtre d'autres batailles et d'autres reconquêtes. Plus de 60 rois s'y succédèrent, conférant à la ville son aura et son unicité et permettant une expansion hors normes jusqu'à ce que, de guerre lasse ( trop d'invasions indiennes ) on lui préfère sa voisine et concurrente, Polonnaruwa.
Avant d' entrer sur le site de la ville, il faut passer à la caisse. et là, cela fait mal. J' ai récemment critiqué dans un carnet sur le Costa Rica la politique touristique en matière de frais d'entrée sur les sites naturels du pays pour les étrangers. Eh bien, c'est la même chose au Sri Lanka en pire, je dirais, car on tape fort. L' entrée de la cité sacrée coûte 25 dollars US ( à payer en dollars ou en équivalent-roupies ) pour un étranger quel qu'il soit, et moins d'un dollar pour un sri lankais ! Une discrimination tout à fait insupportable et aberrante d'un simple point de vue touristique. On m' a dit que l' addition des frais de visa ( actuellement 35 dollars US mais qui pourraient être supprimés à partir du 1er mai ) à celle des entrées sur sites sacrés ou dans les parcs nationaux rebutaient un certain nombre de visiteurs potentiels qui s'orientaient alors plutôt vers la Thaïlande par exemple, pour réduire leurs dépenses globales. L'information vient directement du ministère du Tourisme Sri Lankais, inquiet finalement de perdre des touristes aussi stupidement.
Je reviens au site visité aujourd'hui. Il est très étendu et difficile à parcourir à pied. En revanche, si l' on ne dispose pas d'une voiture avec chauffeur, on peut louer des vélos ou se déplacer en tricycle à partir des hôtels et autres Guesthouses qui ne manquent pas ! Il faut être jeune et ne pas craindre la chaleur, écrasante ! Le site est ouvert de 7 heures du matin à 18 heures. La visite commence généralement par le musée archéologique, situé à l' entrée, au niveau de la billetterie, datant de 1947, et occupant en partie l' ancien bâtiment de l' administration britannique. Cette partie ( édifice colonial en bois avec véranda ) était, lors de notre visite, en rénovation. A l' intérieur du périmètre sacré, il y a deux sites plus mineurs mais qui valent une visite. Ils sont payants ( en sus donc ). Compter donc environ 70 dollars US en frais d'entrée à deux sur ce premier site du Triangle Culturel. Je ne vais pas entrer dans les détails - à rechercher dans les bons guides - de la visite complète qui nous a pris environ 4 heures, mais simplement vous donner des indications et nos préférences. A Nord de la cité -- Abayagiri Dagoba, à l' extrême nord des ruines. C' était l'un des plus grands monastères, construit au 1er siècle avant JC par le roi Valagamba et qui fut choisi pour accueillir la relique de la dent sacrée de Bouddha au 4ème siècle. Son rayonnement perdura jusqu'au 14ème siècle. C'est toujours un lieu de pélerinage important. -- Samadhi Bouddha Statue, à l' est des ruines du nord. Date du 4ème siècle avant JC, sculptée dans le granit, elle est considérée comme l'une des plus belles du pays. Bouddha est représenté en méditation ( assis en tailleur, une main posée sur l' autre , les paumes tournées vers le ciel ). C' est le premier stade de l' élévation spirituelle de Bouddha ou ' samadhi '.
B Centre de la Cité -- Le Musée Archéologique précédemment cité. -- Jetavanarama Dagoba qui culmine à 120 mètres de hauteur, 3ème édifice antique le plus haut du monde après les pyramides de Gizeh. Construit au 3ème siècle après JC et censé contenir la ceinture et le bol à aumônes de Bouddha. Fait de 10 millions de briques. Etait autrefois, il ya bien longtemps, un énorme monastère. -- Ruvanveliseya Stupa Construit au 2ème siècle avant JC. Demeure un site majeur de spiritualité bouddhiste. A survécu aux destructions massives imposées par les envahisseurs venus du sud de l' Inde. -- Sri Maha Bodi C' est l' arbre Bo sacré du Temple du Grand Eveil, considéré comme le plus vieux du monde ( mais rien n' est moins sur, à mon avis... ) et sous lequel Bouddha reçut l' illumination. C 'est un lieu de pèlerinage majeur où un attentat de grande ampleur par les Tamouls en 1985, tuant et blessant des centaines de visiteurs présents. Accès payant: 200 roupies. 3 / Sud de la cité -- Isurumuniya Vihara ou temple des Amants Date du 3ème siècle avant JC. Petit musée avec de fines et superbes sculptures de pierre représentant des éléphants s'ébrouant dans une rivière et un couple qui pourrait être un dieu et une déesse hindous . Entrée payante : 5 dollars US.







La visite est terminée mais nous n' allons pas rejoindre notre hôtel tout de suite. Il est prévu de continuer la route jusqu' au site de Mihintale, située à 11 kms d' Anarudhapura. Le site se situe sur trois paliers, et on peut atteindre le second en voiture. L' accès au 3ème palier est payant : 1000 roupies. Le site est célèbre: c'est là qu'en 247 avant JC le roi d' Anarudhapura rencontra Mahinda, le fils de l' empereur indien Asoka, et se convertit au bouddhisme et permit, de ce fait, à la nouvelle religion de s'installer et de prospérer sur ce site sacré.
Fin de la première partie du carnet. Il se poursuit logiquement sur un autre feuillet attaché à celui-ci. On trouvera les photos de Avukana et de Mihintale au début de cette seconde partie.
Concours Photo du mois d'avril 2019: "Chapeau!" English translation pending
Et voilà donc le 105ème concours photos de Voyage forum. Pas facile de trouver de nouveaux thèmes. J'espère que celui là vous inspirera.
Chapeau!
Mon mari ramène sans arrêt des chapeaux de partout, soi disant pour les mettre sur scène (il est guitariste), ce qu'il ne fait presque jamais. On a donc une très belle collection de couvre chefs dans tous les coins de la maison... Pas besoin de développer, vous aurez tous compris ce qui est attendu. La notion de voyage devra bien sur garder toute son importance.
Chaque photo aura son titre et au minimum le lieu de prise de vue. Un texte racontant une anecdote, une situation sera apprécié.Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3).
Vous avez jusqu'au samedi 20 avril minuit (heure de Paris et de Florence où je serais à ce moment là) pour présenter vos œuvres. Le vote aura lieu à partir du lendemain, dimanche 21 avril 2018, zéro heure au vendredi 29 avril, 23h59. J'essaierais de tenir tout cela à jour mais comme je serais en voyage, ne m'en voulez pas trop si ce n'est pas parfait. Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo (1, 2 ou 3) et le nom du participant.
Il serait sympa de reposter les photos que vous aurez choisies afin de les remettre en valeur. Citer les photos non choisies mais appréciées, fait plaisir aux gens qui les ont postées, ne vous en privez pas.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter et bien entendu, on ne vote pas pour soi même. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex æquo, le vainqueur qui aura été choisi par le plus grand nombre de votant quelques soient les points attribués. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Aucun demi-point ne sera attribué en cas d’hésitation, il faudra trancher. Les ex-æquo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Le vainqueur aura alors la lourde tâche et l’honneur de choisir un thème à son tour pour le concours de mai qu'il organisera. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 20 avril, seulement les votes.
Un fil discussions a été ouvert ici: voyageforum.com/...4167;live=1;#9604167
Le diaporama est ici: https://photos.app.goo.gl/JndPJeDriCpBicxu6https://photos.app.goo.gl/JndPJeDriCpBicxu6"] Herikles, je te laisserais récupérer ce diaporama et le mettre à ta sauce. Voilà le lien d'Herikles: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html Bon concours ! Marifb
Chapeau!
Mon mari ramène sans arrêt des chapeaux de partout, soi disant pour les mettre sur scène (il est guitariste), ce qu'il ne fait presque jamais. On a donc une très belle collection de couvre chefs dans tous les coins de la maison... Pas besoin de développer, vous aurez tous compris ce qui est attendu. La notion de voyage devra bien sur garder toute son importance.
Chaque photo aura son titre et au minimum le lieu de prise de vue. Un texte racontant une anecdote, une situation sera apprécié.Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3).
Vous avez jusqu'au samedi 20 avril minuit (heure de Paris et de Florence où je serais à ce moment là) pour présenter vos œuvres. Le vote aura lieu à partir du lendemain, dimanche 21 avril 2018, zéro heure au vendredi 29 avril, 23h59. J'essaierais de tenir tout cela à jour mais comme je serais en voyage, ne m'en voulez pas trop si ce n'est pas parfait. Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo (1, 2 ou 3) et le nom du participant.
Il serait sympa de reposter les photos que vous aurez choisies afin de les remettre en valeur. Citer les photos non choisies mais appréciées, fait plaisir aux gens qui les ont postées, ne vous en privez pas.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter et bien entendu, on ne vote pas pour soi même. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex æquo, le vainqueur qui aura été choisi par le plus grand nombre de votant quelques soient les points attribués. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Aucun demi-point ne sera attribué en cas d’hésitation, il faudra trancher. Les ex-æquo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Le vainqueur aura alors la lourde tâche et l’honneur de choisir un thème à son tour pour le concours de mai qu'il organisera. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 20 avril, seulement les votes.
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Le diaporama est ici: https://photos.app.goo.gl/JndPJeDriCpBicxu6https://photos.app.goo.gl/JndPJeDriCpBicxu6"] Herikles, je te laisserais récupérer ce diaporama et le mettre à ta sauce. Voilà le lien d'Herikles: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html Bon concours ! Marifb
Retour très déçu en suite du Costa Mediterranea du 9 au 27 mars 2019 avec 4 nuits à Dubaï English translation pending
Bonjour,
Voici notre retour du Costa Méditerranéa en suite pendant 18 jours de Dubaï à Savone.
Je précise que nous n'avions plus fait de Costa depuis 8 ans et nous désirons faire une nouvelle expérience
Tout le voyage a été organisé par nous-même de l'avion, l'hôtel, le passage à la douane coupe file, transfert et la croisière
Je voulais seulement faire un CR sur la croisière mais plusieurs m'ont demandé pour l'hôtel et divers éléments.
Réservation de l'avion Emirates, Genève à Dubaï le 5 mars sans escale Avion tarif Costa avec escale 1300€ Avion tarif directe Emirate 460€
Hôtel Sofitel en chambre avec club millésime, l'hôtel est venu nous chercher à minuit à l'aéroport et effectuer le transfert de l'hôtel au port 40€ par transfert
Coupe file douane avec la société avec le salon GVA et priorité Lan www.marhabaservices.com une hôtesse est venue nous chercher à l'avion pour nous accompagner jusqu'à l'immigration durée 5 minutes, une autre personne a été chercher nos 5 bagages qui nous accompagner jusqu'à la voiture de l'hôtel. Pour un coût de 35€. Excellentes prestations
Le 9 mars jour de l’embarquement, nous quittons l’hôtel à 11h30 et direction le port, même le chauffeur ne trouve pas le bon terminal car aucune indication.
Nous arrivons à l’extérieur du terminal, du personnel du port (non Costa) prend les valises et va voir le registre pour éditer une 5èmeétiquette pour la valise manquante, il nous accompagne à l’intérieur du terminal et nous trouvons une place au début de la file d’attente
Une hôtesse du terminal travaillant pour le port et pas pour Costa va nous préciser que le début de l’embarquement est prévu pour 16h30… 14h un buffet s’installe avec plusieurs choix de sandwichs, divers biscuits et cake, eau et jus d’orange, buffet bienvenue après toute cette attente Aucun emplacement prévu pour les suites et aucune priorité également, nous décidons à 16h d’aller au début de la file d’attente
Passage à l’hôtesse Costa, elle va scanner la feuille et remplir un carton rouge pour récupérer les passeports à l’escale de Katakolon.
Une fois passé les deux principaux, les portiques, photo de bienvenue, nous serons à bord en moins de 15 minutes, direction la cabine
16h35 nous arrivons à la cabine pour la découvrir et faire une série de photo, il arrive le Butler pour le choix du mini bar, coussin.
Sur le lit, cartes, diverses informations, le today et l’annonce de l’anniversaire de Marie Nous allons passer au SPA voir le pack chic anniversaire pour Marie, ils sont au courant de rien, même en donnant le code inscrit par Costa, cela commence bien…
17h30, nous allons faire un tour du bateau, voir les changements
18h30 nous décidons d’aller manger au club afin de découvrir les nouveaux pour les suites, nous arrivons au club Medusa. La cheffe de rang contrôle notre carte car inscrit suite et Medusa, elle dit que nous pouvons nous installer à la table que l’on désire, on choira une table à deux au bord de la fenêtre. On demande à boire, arrive le plateau du pain, un excellent pain au lard brioché et un pain blanc On commande Marie · salade de poulpe et pomme de terre · saumon et grosse crevette (très gouteuse) et riz au safran · glace café (dommage, petit morceaux de glace dans les boules) AP : · crevettes marinés et pêche, tiède avec coulis de tomate · filets de lapin avec purée de pomme de pomme de terre, avec tomate · chariot de fromage, assiette préparée devant le passager à table, excellent bleu · bavarois de chocolat et noisette Très bon repas, excellent service, surpris en bien le repas Avant de partir, nous allons vers le maitre d’hôtel pour l’anniversaire de Marie pour obtenir un gâteau pour dimanche soir
Retour à la cabine pour défaire les 5 valises et prendre une douche, douche avec divers jets, mais la baignoire a disparu, aucune information sur la disparition…
Les capsules de cafés sont comprises dans le forfait dans le prix de la cabine
Champagne et divers canapés en façon de bienvenue
Pendant le repas, le majordome apportera les deux coussins spéciaux
www.facebook.com/groups/fandepaquebots
Voici notre retour du Costa Méditerranéa en suite pendant 18 jours de Dubaï à Savone.
Je précise que nous n'avions plus fait de Costa depuis 8 ans et nous désirons faire une nouvelle expérience
Tout le voyage a été organisé par nous-même de l'avion, l'hôtel, le passage à la douane coupe file, transfert et la croisière
Je voulais seulement faire un CR sur la croisière mais plusieurs m'ont demandé pour l'hôtel et divers éléments.
Réservation de l'avion Emirates, Genève à Dubaï le 5 mars sans escale Avion tarif Costa avec escale 1300€ Avion tarif directe Emirate 460€
Hôtel Sofitel en chambre avec club millésime, l'hôtel est venu nous chercher à minuit à l'aéroport et effectuer le transfert de l'hôtel au port 40€ par transfert
Coupe file douane avec la société avec le salon GVA et priorité Lan www.marhabaservices.com une hôtesse est venue nous chercher à l'avion pour nous accompagner jusqu'à l'immigration durée 5 minutes, une autre personne a été chercher nos 5 bagages qui nous accompagner jusqu'à la voiture de l'hôtel. Pour un coût de 35€. Excellentes prestations
Le 9 mars jour de l’embarquement, nous quittons l’hôtel à 11h30 et direction le port, même le chauffeur ne trouve pas le bon terminal car aucune indication.
Nous arrivons à l’extérieur du terminal, du personnel du port (non Costa) prend les valises et va voir le registre pour éditer une 5èmeétiquette pour la valise manquante, il nous accompagne à l’intérieur du terminal et nous trouvons une place au début de la file d’attente
Une hôtesse du terminal travaillant pour le port et pas pour Costa va nous préciser que le début de l’embarquement est prévu pour 16h30… 14h un buffet s’installe avec plusieurs choix de sandwichs, divers biscuits et cake, eau et jus d’orange, buffet bienvenue après toute cette attente Aucun emplacement prévu pour les suites et aucune priorité également, nous décidons à 16h d’aller au début de la file d’attente
Passage à l’hôtesse Costa, elle va scanner la feuille et remplir un carton rouge pour récupérer les passeports à l’escale de Katakolon.
Une fois passé les deux principaux, les portiques, photo de bienvenue, nous serons à bord en moins de 15 minutes, direction la cabine
16h35 nous arrivons à la cabine pour la découvrir et faire une série de photo, il arrive le Butler pour le choix du mini bar, coussin.
Sur le lit, cartes, diverses informations, le today et l’annonce de l’anniversaire de Marie Nous allons passer au SPA voir le pack chic anniversaire pour Marie, ils sont au courant de rien, même en donnant le code inscrit par Costa, cela commence bien…
17h30, nous allons faire un tour du bateau, voir les changements
18h30 nous décidons d’aller manger au club afin de découvrir les nouveaux pour les suites, nous arrivons au club Medusa. La cheffe de rang contrôle notre carte car inscrit suite et Medusa, elle dit que nous pouvons nous installer à la table que l’on désire, on choira une table à deux au bord de la fenêtre. On demande à boire, arrive le plateau du pain, un excellent pain au lard brioché et un pain blanc On commande Marie · salade de poulpe et pomme de terre · saumon et grosse crevette (très gouteuse) et riz au safran · glace café (dommage, petit morceaux de glace dans les boules) AP : · crevettes marinés et pêche, tiède avec coulis de tomate · filets de lapin avec purée de pomme de pomme de terre, avec tomate · chariot de fromage, assiette préparée devant le passager à table, excellent bleu · bavarois de chocolat et noisette Très bon repas, excellent service, surpris en bien le repas Avant de partir, nous allons vers le maitre d’hôtel pour l’anniversaire de Marie pour obtenir un gâteau pour dimanche soir
Retour à la cabine pour défaire les 5 valises et prendre une douche, douche avec divers jets, mais la baignoire a disparu, aucune information sur la disparition…
Les capsules de cafés sont comprises dans le forfait dans le prix de la cabine
Champagne et divers canapés en façon de bienvenue
Pendant le repas, le majordome apportera les deux coussins spéciaux
www.facebook.com/groups/fandepaquebots
Des photos du Rajasthan English translation pending
Bonjour, ceci est le carnet de mon voyage de deux semaines au Rajasthan.
J'ai fait ce voyage fin février dernier, c'était une première pour moi en Inde.
Le parcours : Delhi, Jaipur, Pushkar, Jodhpur, Ranakpur, Udaipur via Kumbhalgarh, Bundi via Chittorgarh, Jaipur, Delhi.
Pour 12 jours sur place j'ai retiré du circuit classique Jalsaimer et Agra. Je voulais éviter le "un jour/une ville" et limiter les kilomètres entre les étapes. Pas évident car le Rajasthan c'est grand. Je n'ai donc pas vu le Taj Mahal, ce sera pour une prochaine fois, mais j'ai ainsi pu passer deux nuits dans certaines villes et arriver tôt dans la journée aux étapes.
Je me suis organisé un voyage facile : voiture avec chauffeur et hôtels confortables, avec la perspective de ne jamais avoir à prendre le train de 6 heures du matin et de ne porter aucun sac. Pour un premier voyage en Inde je voulais des vacances, partir l'esprit, les épaules et le dos légers. J'ai même laissé à la maison le gros réflex, m'équipant seulement d'un compact du genre qui tient dans la poche. Un petite précision quand au budget : on peut faire un tel voyage pour 2000 €, billet d'avion compris.
Tout s'est très bien passé, pas la moindre petite contrariété, que du plaisir, du merveilleux et beaucoup de photos. Je ne m'étendrai pas sur certaines réalités du pays liées à la grande misère, surtout dans les villes. On l'observe, c'est souvent choquant, on gère au quotidien son statut de touriste, et puis on s'en va rejoindre les grands circuits du Rajasthan.
D'abord un petit résumé de mes coups de cœur au Rajasthan :
1) Le temple jain de Ranakpur

2) Les puits à niveau de Bundi

3) Les ghâts de Pushkar

4) La forteresse Mehrangarh de Jodhpur

5) Udaipur

(Post modifié à la fin du carnet pour y inclure le résumé)
D'abord un petit résumé de mes coups de cœur au Rajasthan :
1) Le temple jain de Ranakpur

2) Les puits à niveau de Bundi

3) Les ghâts de Pushkar

4) La forteresse Mehrangarh de Jodhpur

5) Udaipur

(Post modifié à la fin du carnet pour y inclure le résumé)