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Conseils pour découvrir la Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Mon amie et moi allons partir au mois d'aout pour un peu plus de 2 semaines en Thailande. A la lecture des forums, nous sommes quelque peu effrayés car la Thailande semble être le pays de tourisme de masse par excellence et ce n'est pas ce que nous recherchons. Ce n'est pas notre 1ère fois en Asie. Nous sommes allés au Vietnam il y a 2 ans et avons réussi par nos propres moyens à nous dégager des routes touristiques les plus fréquentées. J'imagine que certains d'entre vous vont proposer d'autres destinations mais c'est un pays que nous souhaitons vraiment découvrir et en terme de budget celui-ci nous correspond. Donc notre question est simple: est-il possible de découvrir la Thailande en s'échappant quelque peu d'un tourisme qui existe mais qui ne nous correspond pas ? En effet nous recherchons davantage les ballades en montagne/campagne et la découverte d'une culture locale pas encore trop pervertie. En résumé pour ceux qui connaissent le Vietnam, nous avons beaucoup plus apprécié la baie d'Halong Terrestre que la baie sur jonque. Merci beaucoup pour vos réponses et conseils.
Elwillo
Mon amie et moi allons partir au mois d'aout pour un peu plus de 2 semaines en Thailande. A la lecture des forums, nous sommes quelque peu effrayés car la Thailande semble être le pays de tourisme de masse par excellence et ce n'est pas ce que nous recherchons. Ce n'est pas notre 1ère fois en Asie. Nous sommes allés au Vietnam il y a 2 ans et avons réussi par nos propres moyens à nous dégager des routes touristiques les plus fréquentées. J'imagine que certains d'entre vous vont proposer d'autres destinations mais c'est un pays que nous souhaitons vraiment découvrir et en terme de budget celui-ci nous correspond. Donc notre question est simple: est-il possible de découvrir la Thailande en s'échappant quelque peu d'un tourisme qui existe mais qui ne nous correspond pas ? En effet nous recherchons davantage les ballades en montagne/campagne et la découverte d'une culture locale pas encore trop pervertie. En résumé pour ceux qui connaissent le Vietnam, nous avons beaucoup plus apprécié la baie d'Halong Terrestre que la baie sur jonque. Merci beaucoup pour vos réponses et conseils.
Elwillo
Les réfugiés birmans à Mae Sot Thaïlande... English translation pending
à Mae Sot en Thaïlande…
Une amie a fait un petit reportage, en PDF, photos et textes pour expliquer son expérience et elle lance un appel au bénévolat pour Mae Sot.. Même si la Birmanie s’ouvre il y a toujours autant de réfugiés à Mae Sot et les dons des grandes O.N.G. diminuent au profit de projets en Birmanie.. nous devons continuer à les aider, nos bénévolats sont INDISPENSABLES;
Il y a l'école ou elle a enseigné mais aussi beaucoup d'autres qui attendent ,
Vous avez certainement quelque chose à transmettre… et ce qui compte c’est votre dynamisme, votre bonne volonté..
Je ne peux pas mettre son PDF sur le site mais je l'envoie à tous ceux qui le souhaitent s'ils me donnent leur mail., Son expérience n'est pas une prise de tête, quand on arrive la-bas il y a aussi une vie nouvelle pleine de rencontres, elle en parle ...
Vous avez certainement quelque chose à transmettre… et ce qui compte c’est votre dynamisme, votre bonne volonté..
Je ne peux pas mettre son PDF sur le site mais je l'envoie à tous ceux qui le souhaitent s'ils me donnent leur mail., Son expérience n'est pas une prise de tête, quand on arrive la-bas il y a aussi une vie nouvelle pleine de rencontres, elle en parle ...
Concours photos Mai 2013: Accumulations, fatras et capharnaüm English translation pending
Bonjour,
Un sujet photogénique et souvent amusant : les tas, les fatras, l'abondance etc .... Si les marchés offrent ce type de photos, j'espère que nous verrons aussi d'autres choses originales. Je ne veux pas brider un sujet aussi échevelé mais je souhaite qu'on élimine plusieurs choses pour ne pas s'éparpiller :
- Pas de foule de personnes ou de troupeaux d'animaux - Pas de phénomène naturel tel que des rochers, arbres, etc ... - Pas de bâtiments en tout genre.
Pour participer : dépôt des photos du 29 Avril au Samedi 25 mai Minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Pour voter : du Dimanche 26 Mai au Samedi 1er Juin à Minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
Pour le diaporama : c'est ici...
https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201305?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMic-KG6567jMQ&feat=directlink#
Montrez nous un monde fou et délirant !
Bonne chance à tous ...
Pour discuter, papoter, commenter, .... voire polémiquer 😎 merci d'aller sur la page dédiée : http://voyageforum.com/forum/discussion_autour_concours_mai_2013_accumulations_fatras_capharnaum_D5950055/
Un sujet photogénique et souvent amusant : les tas, les fatras, l'abondance etc .... Si les marchés offrent ce type de photos, j'espère que nous verrons aussi d'autres choses originales. Je ne veux pas brider un sujet aussi échevelé mais je souhaite qu'on élimine plusieurs choses pour ne pas s'éparpiller :
- Pas de foule de personnes ou de troupeaux d'animaux - Pas de phénomène naturel tel que des rochers, arbres, etc ... - Pas de bâtiments en tout genre.
Pour participer : dépôt des photos du 29 Avril au Samedi 25 mai Minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Pour voter : du Dimanche 26 Mai au Samedi 1er Juin à Minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
Pour le diaporama : c'est ici...
https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201305?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMic-KG6567jMQ&feat=directlink#
Montrez nous un monde fou et délirant !
Bonne chance à tous ...
Pour discuter, papoter, commenter, .... voire polémiquer 😎 merci d'aller sur la page dédiée : http://voyageforum.com/forum/discussion_autour_concours_mai_2013_accumulations_fatras_capharnaum_D5950055/
Partir de Battambang ou Sihanoukville pour Koh Chang? English translation pending
Bonjour à tous,
Après 19 mois de préparation à temps perdu, mais constant, j'ai terminé mon périple de 3 mois en ASE grâce à tous vos bons conseils, aux blogues, aux sites divers.
Me reste une question. Selon mes lectures, certains partent de Battambang pour Koh Chang, d'autres de Sihanoukville. Mon circuit Cambodge a été bâti comme suit : Pakse-Kratie-Kompong Cham-Phnom Penh-Sihanoukville et iles-Siem Reap-Battambang-Koh Chang.
Suis-je ok?
Merci
Josée
Après 19 mois de préparation à temps perdu, mais constant, j'ai terminé mon périple de 3 mois en ASE grâce à tous vos bons conseils, aux blogues, aux sites divers.
Me reste une question. Selon mes lectures, certains partent de Battambang pour Koh Chang, d'autres de Sihanoukville. Mon circuit Cambodge a été bâti comme suit : Pakse-Kratie-Kompong Cham-Phnom Penh-Sihanoukville et iles-Siem Reap-Battambang-Koh Chang.
Suis-je ok?
Merci
Josée
Excursions sur Kanchanaburi pour trois jours English translation pending
Bonjour à tous,
Nous arrivons en Thaïlande mon compagnon et moi le 13 avril 2013. Après quelques jours sur Bangkok pour visiter nous souhaitons nous diriger dans la région de Kanchanaburi avant de partir pour le sud. C'est la première fois que nous voyageons en Thaïlande et autant vous dire que nous sommes un peu confus et éparpillés dans nos recherches.
Nous sommes attirés par 3 excursions sur Kanchanaburi : les chutes d'Erawan, le temple des tigres et la balade/baignade à dos d'éléphant. Nous avons prévu 3 jours et 2 nuits pour cette partie là de notre voyage.
Nous aimerions avoir des conseils afin de nous organiser au mieux en pouvant profiter sans avoir besoin de courir ! Apparemment le minibus au départ de Bangkok pour Kanchanaburi me semble un bon moyen avec un prix attractif (j'ai lu que le train était très long..).. Pensez vous qu'il soit nécessaire de réserver les excursions via le net ou de trouver tout une fois sur place ? Nous avons trouver le moyen de réserver un bungalow dans le parc Erawan (en espérant que ce soit disponible), cela me semble sympa de pouvoir être sur place pour un départ pour les chutes le lendemain.. Pour les excursions du temple des tigres et des éléphants, pensez vous qu'une journée suffise pour faire les 2 ou qu'il vaille mieux l'étaler sur 2 jours pour pouvoir bien profiter ?
En gros, notre itinéraire serait celui ci :
- Départ de Bangkok en minibus le matin - Arrivé sur Kanchanaburi le matin - Repérage de tour opérateur pour excursion du temple des tigres et des éléphants - Excursion temple des tigres - Nuit kanchanaburi (si vous avez des conseils sur un hôtel ou autre) - Excursion le matin pour les éléphants (apparemment les baignades se font le matin ?) - Départ parc Erawan - Nuit bungalow parc Erawan - Journée chutes Erawan - Retour sur Bangkok
Sinon nous avions penser passer par un opérateur qui faut des tours privés et où tout est compris.. J'ai repéré "Safarine", mais je trouve que c'est un peu excessif et qu'on pourrait arriver à s'organiser tout ça tout seul.. Qu'en pensez vous ?
J'espère que vous pourrez m'aider à y voir plus clair.. Nous n'en sommes qu'au début nos recherches, c'est pas évident quand on ne connait rien..
Nelly
Nous arrivons en Thaïlande mon compagnon et moi le 13 avril 2013. Après quelques jours sur Bangkok pour visiter nous souhaitons nous diriger dans la région de Kanchanaburi avant de partir pour le sud. C'est la première fois que nous voyageons en Thaïlande et autant vous dire que nous sommes un peu confus et éparpillés dans nos recherches.
Nous sommes attirés par 3 excursions sur Kanchanaburi : les chutes d'Erawan, le temple des tigres et la balade/baignade à dos d'éléphant. Nous avons prévu 3 jours et 2 nuits pour cette partie là de notre voyage.
Nous aimerions avoir des conseils afin de nous organiser au mieux en pouvant profiter sans avoir besoin de courir ! Apparemment le minibus au départ de Bangkok pour Kanchanaburi me semble un bon moyen avec un prix attractif (j'ai lu que le train était très long..).. Pensez vous qu'il soit nécessaire de réserver les excursions via le net ou de trouver tout une fois sur place ? Nous avons trouver le moyen de réserver un bungalow dans le parc Erawan (en espérant que ce soit disponible), cela me semble sympa de pouvoir être sur place pour un départ pour les chutes le lendemain.. Pour les excursions du temple des tigres et des éléphants, pensez vous qu'une journée suffise pour faire les 2 ou qu'il vaille mieux l'étaler sur 2 jours pour pouvoir bien profiter ?
En gros, notre itinéraire serait celui ci :
- Départ de Bangkok en minibus le matin - Arrivé sur Kanchanaburi le matin - Repérage de tour opérateur pour excursion du temple des tigres et des éléphants - Excursion temple des tigres - Nuit kanchanaburi (si vous avez des conseils sur un hôtel ou autre) - Excursion le matin pour les éléphants (apparemment les baignades se font le matin ?) - Départ parc Erawan - Nuit bungalow parc Erawan - Journée chutes Erawan - Retour sur Bangkok
Sinon nous avions penser passer par un opérateur qui faut des tours privés et où tout est compris.. J'ai repéré "Safarine", mais je trouve que c'est un peu excessif et qu'on pourrait arriver à s'organiser tout ça tout seul.. Qu'en pensez vous ?
J'espère que vous pourrez m'aider à y voir plus clair.. Nous n'en sommes qu'au début nos recherches, c'est pas évident quand on ne connait rien..
Nelly
Préparation de notre voyage de trois semaines en Thaïlande English translation pending
Salut les voyageurs!!
Alors voila, c'est décidé, ma copine fanny et moi avons décidé de partir en Thailande en mode "sac à dos". Et c'est pour ca que je vous écris; pour vos conseils, réponses, retours d'expérience!
J'ai à peu près 2656565566852 questions mais je vais deja vous expliquer mon "point de vue" et vous me direz si ca va coller ou coincer...
- alors déjà la date et la durée: à priori ce sera décembre 2013 (ma copine est vendeuse et ne peut pas partir pendant les soldes...) et pendant 3 semaines (durée qui me semble correcte pour visiter les principaux spots et finir par 5 ou 6 jours dans un hotel, sur une ile du sud 😎 )
- comme tout bon touriste de base, j'ai acheté le guide lonely planet, mais en lisant les forums si j'ai bien compris je vais me retrouver aux memes endroits que les 26 milliards de personnes qui ont ce guide...
- j'ai sondé les sites des compagnies aériennes et le billet sera à 700€ à peu pres... Chero, mais je prefere donner 700 et voyager en A380 avec Emirates que donner 600 et voler dans un truc moyen.
-concernant les correspondances internes (bus, train, avion??), est ce qu il faut acheter les billets à l'avance??
-il y a des débats sur la taille du sac à dos à choisir sur ce forum et je devrais y trouver mon bonheur... meme si je pars avec madame et que ca va etre compliqué pour elle...🤪
-ensuite les guesthouses, il faut les réserver à l'avance ?
-enfin le budget qu'il faut prevoir par jour pour manger/dormir ??
Voila deja une toute petite partie des questions que je me pose, et jevous remercie par avance de vos interventions ou réponses!!
A bientot!!
Julien
Alors voila, c'est décidé, ma copine fanny et moi avons décidé de partir en Thailande en mode "sac à dos". Et c'est pour ca que je vous écris; pour vos conseils, réponses, retours d'expérience!
J'ai à peu près 2656565566852 questions mais je vais deja vous expliquer mon "point de vue" et vous me direz si ca va coller ou coincer...
- alors déjà la date et la durée: à priori ce sera décembre 2013 (ma copine est vendeuse et ne peut pas partir pendant les soldes...) et pendant 3 semaines (durée qui me semble correcte pour visiter les principaux spots et finir par 5 ou 6 jours dans un hotel, sur une ile du sud 😎 )
- comme tout bon touriste de base, j'ai acheté le guide lonely planet, mais en lisant les forums si j'ai bien compris je vais me retrouver aux memes endroits que les 26 milliards de personnes qui ont ce guide...
- j'ai sondé les sites des compagnies aériennes et le billet sera à 700€ à peu pres... Chero, mais je prefere donner 700 et voyager en A380 avec Emirates que donner 600 et voler dans un truc moyen.
-concernant les correspondances internes (bus, train, avion??), est ce qu il faut acheter les billets à l'avance??
-il y a des débats sur la taille du sac à dos à choisir sur ce forum et je devrais y trouver mon bonheur... meme si je pars avec madame et que ca va etre compliqué pour elle...🤪
-ensuite les guesthouses, il faut les réserver à l'avance ?
-enfin le budget qu'il faut prevoir par jour pour manger/dormir ??
Voila deja une toute petite partie des questions que je me pose, et jevous remercie par avance de vos interventions ou réponses!!
A bientot!!
Julien
Dix jours à Bangkok (récit) English translation pending
Jeudi 3 janvier. Le grand jour est enfin arrivé. C’est aujourd’hui que nous repartons. Jusqu’à Roissy, tout va comme sur des roulettes. Ni temps mort ni attente. Le seul bémol : l’image désolante qu’offre Paris avec ses bidonvilles de plus en plus nombreux.
Nous décollons à 8 heures du soir. Marielle m’a fait la bonne surprise d’apporter des polars de Linwood Barclay. Ça se lit tellement bien que je fais violence pour refermer mon livre alors que nous survolons l’Oural.
Nous arrivons à Hong-Kong vers treize heures, c’est-à-dire six heures du matin en France. Je me suis endormi au-dessus de l’Oural et réveillé au-dessus du Sichuan, deux ou trois heures avant d’arriver.
A Hong-Kong, la correspondance pour Bangkok est trois portes plus loin et à peine une heure plus tard. Juste le temps de se dégourdir un peu les jambes, et c’est reparti. A bord, je remarque que le service est bien plus sympathique qu’entre Paris et HK. Cela fait d’ailleurs plusieurs fois que je me fais la réflexion, que ce soit sur Cathay Pacific ou sur les compagnies du Golfe. Entre le Golfe et l’Asie, le personnel est plus nombreux et le service à bord plus chaleureux que côté européen. Et j’ai remarqué la même chose sur Cathay, quand nous sommes allés au Japon il y a quelques mois.
Bref, l’essentiel est quand même que nous débarquons à Bangkok vers sept heures du soir comme prévu. Il y a un siècle, il aurait fallu voyager plusieurs mois. Et le billet d’avion ne nous a coûté qu’un peu plus de la moitié d’un mois de salaire minimum chacun. Combien payait-on à l'époque ?
Marielle m’a réservé une autre surprise : par manque de place dans l'hôtel où nous devons séjourner jusqu'au 13, nous passons les deux premières nuits au Grand China. Il y a deux ou trois ans que nous n’y étions plus revenus. J'aime bien cet hôtel. Cependant, il semble avoir changé de direction. D’ailleurs, il ne s’appelle plus Grand China Princess, mais Grand China Hotel. Cet immense paquebot de béton et de verre domine tout le quartier. Tous les chauffeurs de taxi le connaissent, ce qui facilite les choses quand on sort de l'aéroport.
Déception : toujours pas de connexion Internet dans les chambres. Enfin, si, mais il faut payer. La mesquinerie de ces grands hôtels m'étonnera toujours. D’ailleurs, cette fois, nous sommes un peu déçus. Désormais, chacun doit remplir une fiche complète alors que partout ailleurs, on se contente de donner son nom et de signer. Après tout, ils ont déjà toutes ces informations puisque nous avons réservé et que nous revenons pour la cinquième ou sixième fois.
Décalage horaire – et climatisation polaire dans la chambre – oblige, nous n’arrivons pas à dormir. Par ma faute. J’ai jugé inutile de prendre nos comprimés antidécalage avant de partir et je m’en trouve maintenant fort marri.
Une petite faim sur le coup de deux heures du matin nous décide à ressortir pour acheter une soupe lyophilisée au Seven-Eleven du coin. Le portier nous demande si nous allons faire du shopping. Hum, à China Town, on bosse 24 heures sur 24, mais tout de même. Eh bien si ! En descendant la rue Rachawong qui conduit à l’embarcadère, nous nous rendons compte que la rue piétonne qui prend à droite, à mi-chemin en direction de Chakrawat, est éclairée a giorno par des centaines d’étals. Voici plusieurs années que nous venons régulièrement à China Town et nous ne l’avions jamais vu ! J’ignore si c’est nouveau ou si ça dure depuis un certain temps, ou si c’est seulement le week-end. Il va falloir que je me renseigne.
Réveil vers 13 heures. Pas très bien dormi. Trop froid avec la clim’ et trop chaud sans. C'est le problème de ces grands hôtels complètement étanches. La climatisation est centralisée et, même si on la règle sur une température raisonnable, elle revient automatiquement au mode Sibérie.
Comme il est un peu tard pour aller au marché du dimanche à Chatuchak, nous nous rabattons sur le plan B. Intrigués par le métro aérien qui vient de l'aéroport de Suvarnabhumi que nous n'avons pas encore eu l'occasion de prendre, nous décidons d'aller voir ça de plus près. Il faut d'abord prendre le MRT, c'est-à-dire le métro souterrain, à la gare de Hua Lampong. C'est à un bon kilomètre d'ici. Nous empruntons Thanon Charoen. Elle est en chantier jusqu'à la gare. On a déjà démoli quelques immeubles vétustes et creusé des tranchées. Les terrains provisoirement vacants sont déjà occupés par des étals et des popotes. On est à China Town et le moindre espace est bon à prendre. Quelques centaines de mètres avant la gare, nous passons devant les magasins d'articles funéraires et religieux. On est assailli par des senteurs d'encens et de camphre.
A Hua Lampong, nous prenons l'unique ligne de métro jusqu'à la station de Phetchaburi. Vingt minutes dans la clim, mais c'est supportable. Comme le métro est souterrain, l'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur est assez faible et la climatisation reste modérée. Arrivés à Phetchaburi, il faut changer de ligne. Seulement, comme les lignes sont exploitées par des sociétés différentes, il faut aussi changer de gare ! A une centaine de mètres, nous traversons une grande avenue et une voie ferrée, avant d'obliquer à gauche jusqu'à la station de Makkasan.
La station est immense et... immensément vide. C'est le désert. Quasiment aucune indication nulle part. Il y a bien un comptoir d'information, mais il est inoccupé. Bref, nous finissons par trouver le distributeur de billets et le quai. Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons à Suvarnabhumi. Après un rapide déjeuner sur place, nous prenons le chemin en sens inverse. Cette fois, nous comptons quatre ou cinq arrêts jusqu'à Makkasam.
De retour en ville, nous traînons un moment dans China Town. Impossible de s’en lasser. Ce sont tout de même plusieurs dizaines d’hectares de rues de boutiques de gros et de demi-gros, et d’étals en tous genres. Ici, on ne marchande pas. De toute manière, c’est déjà très bon marché. D’ailleurs, ce sont plutôt les vendeurs qui marchandent, au sens où ils font des offres encore plus alléchantes quand on achète un lot de trois, de dix, de cent…
Aujourd'hui, c'est dimanche. Au programme, le marché de Chatuchak. Nous nous sommes encore levés trop tard. Pour le coup, nous arrivons en début d’après-midi. Il y a un monde fou, comme d’habitude. Ce n’est décidément pas notre jour. Nous avons oublié la carte de visite de la boutique où nous comptions retourner. Ce qui se traduit bien entendu par quelque chose comme : « je suis à peu près sûr que c’était dans le secteur 20 ou 21 ». Nous passons alors deux heures à quadriller les secteurs en question, puis les secteurs voisins. En vain. De retour à l’hôtel, nous découvrirons que la boutique que nous recherchions était dans le secteur 12.
Plutôt que le métro souterrain pour Hua Lamphong, nous retournons à China Town par le métro aérien puis le bateau à partir de Saphan Taksin. Dans le métro aérien, la climatisation est assez difficile à supporter. Comme l'air chaud s'engouffre dans la rame à chaque arrêt, la clim' pulse un air glacial. Idéal pour s'enrhumer. Heureusement, le trajet jusqu'à l'embarcadère de Saphan Taksin est assez court.
Nous commençons la semaine en changeant d’hôtel. Nous allons au Check Inn, à deux rues d’ici, dans une ruelle entre la Yaowarat et la Charoen, juste derrière un petit temple. C'est notre cinquième séjour ici. Nous étions d'ailleurs parmi leurs premiers clients. Pour qui aime China Town, c'est un emplacement idéal. On est au calme et pourtant à cent mètres de l'avenue Yaowarat. On la rejoint directement par une ruelle étroite qui « sent le petit félin », comme on dit dans les romans policiers. De fait, une mémère vit là avec toute une armée de chiens et de chats. Même si, comme partout, on balaie et on lave à grande eau fréquemment, certains petits inconvénients sont incontournables. N'empêche, la dernière fois ça empestait grave. Je pense que les inondations de l'avant-dernière mousson y sont pour quelque chose. En fait, ce sera de courte durée. Quelques soirs plus tard, je remarque que les odeurs « de petit félin » sont de retour, même si c'est encore relativement discret.
Nous sommes à Bangkok jusqu'à dimanche. De toute manière, nous ne sommes pas là pour faire du tourisme, mais pour éviter l'hiver. Et j'ai du boulot.
Bonne surprise : depuis notre dernier passage, ils ont dû reconfigurer leur système, car la connexion Internet est maintenant excellente. Donc, je bosse jusque vers 3-4 heures de l'après-midi, heure à laquelle mes clients arrivent au bureau en Europe.
Après le taf, nous nous baladons dans Bangkok. Pour déjeuner, nous avons trouvé un restau au premier étage du supermarché voisin. L'endroit est bizarrement fichu. Pour un peu, on pourrait penser qu'on est dans un parking réaménagé. Tout autour se succèdent les salons de massage et les petits restaurants, tandis qu'au milieu, des meubles de récupe ont été transformés en tables de restaurant éparpillées au milieu d'objets chinois de toutes sortes : vases, statues de divinités en céramique, services à thé... Et bien entendu, des cartons entreposés çà et là. Un joyeux foutoir. Le côté clinquant et vieillot à la fois a une touche années soixante qui ne manque pas de charme. Tout ça en version chinoise.
Nous avons jeté notre dévolu sur le premier restau en haut de l'escalier. Il est séparé du reste par une baie vitrée sur toute la longueur. Face à la porte, le comptoir et une table ronde qui sert un peu d'annexe au comptoir. Les cuisines sont séparées de la salle par un rideau en plastique. Quand il s'entrouvre, on aperçoit une bande de jeunes aux coupes de cheveux branchées, décolorés ou teints en bleu : les cuisiniers. En salle, les serveuses portent une tenue traditionnelle rouge et or. Seule la patronne est « en civil ». Au fond de la salle, l'inévitable écran plat qui projette des clips de karaoké. Nous déjeunons de dim sun, les raviolis chinois. Depuis notre dernier séjour à Hong-Kong, nous étions un peu en manque...
Notre table à côté de la baie vitrée est un observatoire idéal. Juste en face se trouve un « salon de thé ». Je mets des guillemets, parce que je ne trouve pas d'autre mot, mais il est assez éloigné de la représentation qu'un Occidental peut se faire d'un salon de thé. Il s'agit en fait d'une série de meubles en contreplaqué ou quelque chose d'approchant, sur lesquels on a jeté une nappe et posé des théières, des tasses, des bocaux de thé et divers autres objets dont l'usage m'échappe. L'ensemble pourrait rappeler un bistrot, à ceci près que les verres et les bouteilles sur les étagères derrière le bar sont remplacés ici par des sachets de thé de toutes les couleurs.
Des petits vieux sirotent un thé en échangeant des plaisanteries avec la jeune fille occupée à rincer les tasses, en tenue traditionnelle rouge et or comme les serveuses du restaurant.
Nous retournons dans ce restaurant à deux ou trois reprises. Un midi, un petit vieux est justement assis à la table devant le comptoir. En tailleur ! Les trois jeunes serveuses sont autour de lui et tentent de voir ce qu'il regarde sur son smartphone. Rires complices. Avec une souplesse et une rapidité que bien des jeunes pourraient lui envier, le bonhomme se lève d'un seul coup pour échapper à leurs regards trop curieux. Une des filles essaie de s'emparer du téléphone, mais le pépère pivote habilement sur ses talons pour se dérober. De ma place, j'aperçois une photo d'une jolie blonde. Tiens donc !
Le manège dure un bon moment. Tout le monde rigole, nous y compris. La patronne me montre sa calculette avec une étincelle de fierté dans le regard. Je m'approche. Elle a tapé « 97 ». Il a 97 ans, le papy !! On lui en donnerait, allez, 70 ? C'est son père.
Il sort du restaurant et va s'attabler au bar du salon de thé. Nous l'observons un moment. Il ne tient pas en place. Une plaisanterie échangée avec la fille par ci, une causette avec un jeune gommeux de cinquante ans par-là... Alentour, dans le grand espace central, des gens sont en train de déjeuner ou de prendre un thé. D'autres se font masser. Nous nous faisons la réflexion que tous ces gens, dont beaucoup sont visiblement des retraités, mènent ici une vie plutôt heureuse. Ils sont entourés de leur famille et de leurs amis. Ayant vraisemblablement passé toute leur vie dans le quartier, ils connaissent tout le monde. C'est une image plus réjouissante que nos maisons de retraite.
En fin d'après-midi, il nous arrive une fois ou deux de siroter une bière sur la jolie terrasse de l'hôtel. Les bruits de la ville sont très atténués et il y fait moins chaud que dans la rue. Le soir, nous dînons d'une soupe dans une rue perpendiculaire à l'avenue Yaowarat. Cette rue, tous les touristes occidentaux la connaissent. C'est celle où ils viennent faire des photos des popotes et s'encanailler – entendez par-là, s'asseoir à l'une de ces popotes pour dîner.
Nous sommes tout début janvier, et il y a beaucoup de touristes « de Noël ». Ils sont venus passer les fêtes de fin d'année et profitent de leur dernière soirée. A la différence des trois ou quatre années précédentes, nous ne voyons que peu de Français. Les Allemands, qui avaient quasiment disparu de la circulation, semblent faire un retour en force. Quant aux autres nationalités, elles se répartissent principalement entre les Russes, les Italiens et, bien entendu, les Anglo-Saxons.
China Town semble être devenue une attraction touristique. Il y a cinq ans, on se disait « tiens, un Blanc ». Aujourd’hui, on se demande si le grand bonhomme blond planté sur le trottoir est scandinave ou russe. Heureusement, comme tous les touristes de passage, ils ne sortent guère des sentiers battus. Il suffit généralement de faire cinquante mètres pour retrouver l'ambiance habituelle du quartier.
Quand nous sortons dîner, c'est le plus souvent à l'heure du coup de feu. Et c'est l'un des meilleurs moments de la journée sur la Yaowarat. De chaque côté de la rue, les enseignes lumineuses géantes en chinois et en thaï rivalisent pour attirer l'attention des photographes de passage. Les tuk-tuks se faufilent entre les taxis rose, verts et jaunes, les Mercedes des nouveaux-riches et les gros 4x4. Ça pétarade, ça fume. On voit ce qu'on respire.
A cette heure, les trottoirs sont encore plus encombrés que d'habitude. Alors on se faufile entre les stands de marrons chauds, les étals de porcelaine chinoise, de fruits secs et de fruits frais, de vêtements, d'articles religieux, les popotes, les piétons, les mendiants éclopés, les gens attablés devant une soupe aux nouilles... De temps en temps, on se croit malin et on marche sur l'asphalte, mais bientôt, il faut remonter sur le trottoir pour éviter les scooters et les tuk-tuks. À un carrefour, on est assourdi en passant devant les étals de CD de karaoké chinois. Plus loin, on se met à tousser tant et plus parce qu'on a eu le malheur de prendre une bonne goulée d'air au moment où quelqu'un faisait fricasser des légumes agrémentés d'une généreuse poignée de piment dans un wok. Ou bien on est assailli par l'odeur nauséabonde d'une poubelle, aussitôt remplacée par le parfum d'un stand de gaufres...
Nous avons jeté notre dévolu sur une popote où il y a souvent une table vide. Elle est un peu boudée par les Blancs, qui préfèrent s'attabler ensemble de l'autre côté de la rue. Il faut dire qu'en face, ils ont un menu en anglais avec des photos et du choix. C'est un vrai restau de rue. Et surtout, ils ont de la photo à faire : le cuistot fait régulièrement flamber son frichti dans le wok, ce qui pour effet de produire une belle flamme de deux ou très mètres de haut. On fait cercle, les deux bras en l'air et les yeux rivés sur l'écran du smartphone pour immortaliser l'instant.
Pour en revenir à notre popote, le premier soir, nous expliquons par gestes que nous ne voulons pas de boulettes de viande ni de poisson dans notre soupe. Seulement des légumes. Pas besoin de le dire deux fois. Quand nous revenons les soirs suivants, il nous suffit de nous asseoir. La fille dépose devant nous une assiette de soupe sans qu'on ait à échanger la moindre parole. Mieux, elle ajoute un petit bol avec des pousses de soja fraîches et des feuilles de menthe. Comme nous n'avons pas pris de viande ni de poisson, elle nous fait payer cinq bahts de moins.
Un après-midi, nous partons en reconnaissance à la gare de Wong Wian Yai, de l'autre côté de la rivière. Comme nous pensons nous rendre à Samut Songkhram samedi, nous voulons savoir combien de temps il faut pour se rendre à la gare. Nous prenons donc la navette pour Saphan Taksin puis le BTS, le métro aérien, jusqu'à quelques centaines de mètres de la gare. Au retour, nous nous arrêterons quelques instant pour regarder la maquette de la gare et du quartier : un monde parfait pour architectes et urbanistes du XXe siècle. Évidemment, dans la rue c'est un peu différent. Sur la maquette, on ne pense pas au bruit ni à la pollution.
Quand on arrive des quartiers historiques de Bangkok, on se retrouve ici dans un autre univers. Le quartier est moderne, avec ses immeubles, ses grandes avenues à quatre voies et ses ronds-points. Surtout, on ne trouve rien qui s'adresse aux touristes. Il y a bien quelques petits hôtels abordables ici ou là, mais ils donnent l'impression d'être fréquentés plutôt par des commerciaux thaïlandais. Les enseignes sont toutes en thaï. Peu d'indications en anglais. On pourrait aussi bien être dans les rues de Phitsanulok ou de Khon Kaen.
En arrivant au grand rond-point, nous nous rendons bien compte que nous avons dû nous tromper. Dans un salon de coiffure, une femme qui parle un peu anglais nous indique le chemin, mais nous manquons quand même la gare. Pourtant, elle est tout près. Sur le trottoir, un panneau indique un peu tout, des bâtiments administratifs aux temples du quartier, mais pas la gare. Tant pis. Nous voulions surtout nous faire une idée de la durée du trajet pour nous lever suffisamment tôt.
De retour à l'hôtel, je m'adresse au réceptionniste. Haussement de sourcil : « pourquoi voulez-vous aller là-bas par le métro ? En tuk-tuk, vous y êtes en dix minutes. » Bon Dieu, mais c'est bien sûr !
La première fois que nous sommes venus à Bangkok, nous n'avons pas fait exception et nous nous sommes fait avoir par un tuk-tuk. Depuis, il ne nous vient pas à l'esprit de les solliciter. En fin de compte, le samedi matin, celui qui nous conduit à la gare est parfaitement honnête et ne cherche même pas à nous tirer un baht de plus que le prix (80 bahts, ce que paierait un Thaïlandais).
Ce samedi matin, donc, le tuk-tuk nous dépose à la gare. L'avant-veille, nous sommes passés à vingt mètres de là ! Il faut dire qu'elle se trouve dans une rue perpendiculaire encombrée par des étals et des popotes. Je m'étais bien arrêté quelques instants en quête d'une photo, mais je n'avais pas vu la gare. Et pour cause : il faut faire une cinquantaine de mètres pour la voir. La voie ferrée qui part d'ici est coincée entre deux rues avec des petits commerces. À cent mètres de là, on est sur une grande avenue moderne et ici, on se croirait quelque part dans une banlieue lointaine, à mi-chemin entre la ville et la campagne.
Pour aller à Samut Songkhram, il faut prendre deux trains. Le premier va jusqu'à la gare de Maha Chai, à une petite heure de trajet. Là, on traverse la rivière par le bac. De l'autre côté, on prend la rue tout de suite à droite et trois ou quatre cents mètres plus loin, on arrive à la gare de Ban Laem. De là à Samut Songkhram, il n'y a que quatre trains par jour dans chaque sens.
Nous sommes un peu en avance. Juste au moment où nous allons arriver, un type en uniforme nous crie quelque chose comme « no train » ou « no ten ». Complété par l'information « water ». C'est marée haute et la voie est coupée un peu plus loin. De fait, c'est la nouvelle lune et les marées sont plus fortes. De plus, nous sommes dans la région côtière, tout juste à un mètre au-dessus du niveau de la mer. En venant, nous avons traversé plusieurs villages où les rues étaient partiellement inondées. Pourtant, c'est la saison sèche. Avec le réchauffement climatique, j'imagine que toute cette région devra être évacuée tôt ou tard.
En attendant, nous voilà bien avancés. Notre projet de visite tombe à plat. Nous flânons un moment dans le petit parc proche de l'embarcadère. Je photographie un jeune moine endormi sur un banc, un jambe sur le dossier, un bras pendant sur ses balluchons.
Arrive le dimanche, jour du départ pour Chiang Mai, où nous allons séjourner jusqu'au 26.
Comme nous voulons éviter les wagons de deuxième classe climatisés, nous comptons prendre un billet en première. Là, on a son propre compartiment et on peut coupler la climatisation. Donc, un jour ou deux avant, nous sommes passés à la gare pour prendre les billets. Tout faux : plus de place dans le train qui part en fin d'après-midi et seulement deux couchettes du haut dans celui du soir. En deuxième classe, autrement dit, dans la glacière.
Lors d'un trajet de nuit précédent de Chiang Mai à Bangkok, nous avions réservé à temps en première. Et en traversant les wagons de deuxième classe climatisés, nous avions constaté que ce qualificatif était impropre : on devrait dire « réfrigérés ».
Nous passons donc quelques heures à attendre dans le hall de Hua Lampong. Nous sommes assis juste derrière les sièges réservés aux moines. À un moment donné, je me fais houspiller par une fonctionnaire : j'ai posé les pieds sur ma valise. Cela ne pose pas de problème en soi, mais les pieds ne doivent en aucun cas être dirigés vers les moines. C'est en quelque sorte une insulte à Bouddha.
Au-dessus de nous, un écran géant diffuse des reportages animaliers. Finalement, c'est pas bête. Le temps passe plus vite. Peu avant l'heure du départ, un type assis derrière nous me demande d'où nous venons. La conversation s'engage. C'est un professeur à la retraite. Il est venu à Bangkok pour consulter un spécialiste et loge chez sa fille. En même temps, il traduit en thaï pour une jeune femme enceinte assise à côté de lui. Son visage s'éclaire quand je lui dis que nous sommes déjà allés dans l'Isaan et à Nakhon Rachasima, là où elle habite aujourd'hui.
Arrive enfin l'heure de monter dans le train. Départ prévu à 10 heures du soir. Et horaire respecté. De toute manière, c'est généralement à l'arrivée que ça se gâte : le retard est à peu près systématiquement de deux heures sur l'heure indiquée. On s'en fout, on a l'habitude. Et puis treize heures ou quinze heures dans le train, quelle importance. J'ai déjà hâte de me replonger dans mon bouquin. Et maintenant, Bangkok en images, c'est ici.
Nous décollons à 8 heures du soir. Marielle m’a fait la bonne surprise d’apporter des polars de Linwood Barclay. Ça se lit tellement bien que je fais violence pour refermer mon livre alors que nous survolons l’Oural.
Nous arrivons à Hong-Kong vers treize heures, c’est-à-dire six heures du matin en France. Je me suis endormi au-dessus de l’Oural et réveillé au-dessus du Sichuan, deux ou trois heures avant d’arriver.
A Hong-Kong, la correspondance pour Bangkok est trois portes plus loin et à peine une heure plus tard. Juste le temps de se dégourdir un peu les jambes, et c’est reparti. A bord, je remarque que le service est bien plus sympathique qu’entre Paris et HK. Cela fait d’ailleurs plusieurs fois que je me fais la réflexion, que ce soit sur Cathay Pacific ou sur les compagnies du Golfe. Entre le Golfe et l’Asie, le personnel est plus nombreux et le service à bord plus chaleureux que côté européen. Et j’ai remarqué la même chose sur Cathay, quand nous sommes allés au Japon il y a quelques mois.
Bref, l’essentiel est quand même que nous débarquons à Bangkok vers sept heures du soir comme prévu. Il y a un siècle, il aurait fallu voyager plusieurs mois. Et le billet d’avion ne nous a coûté qu’un peu plus de la moitié d’un mois de salaire minimum chacun. Combien payait-on à l'époque ?
Marielle m’a réservé une autre surprise : par manque de place dans l'hôtel où nous devons séjourner jusqu'au 13, nous passons les deux premières nuits au Grand China. Il y a deux ou trois ans que nous n’y étions plus revenus. J'aime bien cet hôtel. Cependant, il semble avoir changé de direction. D’ailleurs, il ne s’appelle plus Grand China Princess, mais Grand China Hotel. Cet immense paquebot de béton et de verre domine tout le quartier. Tous les chauffeurs de taxi le connaissent, ce qui facilite les choses quand on sort de l'aéroport.
Déception : toujours pas de connexion Internet dans les chambres. Enfin, si, mais il faut payer. La mesquinerie de ces grands hôtels m'étonnera toujours. D’ailleurs, cette fois, nous sommes un peu déçus. Désormais, chacun doit remplir une fiche complète alors que partout ailleurs, on se contente de donner son nom et de signer. Après tout, ils ont déjà toutes ces informations puisque nous avons réservé et que nous revenons pour la cinquième ou sixième fois.
Décalage horaire – et climatisation polaire dans la chambre – oblige, nous n’arrivons pas à dormir. Par ma faute. J’ai jugé inutile de prendre nos comprimés antidécalage avant de partir et je m’en trouve maintenant fort marri.
Une petite faim sur le coup de deux heures du matin nous décide à ressortir pour acheter une soupe lyophilisée au Seven-Eleven du coin. Le portier nous demande si nous allons faire du shopping. Hum, à China Town, on bosse 24 heures sur 24, mais tout de même. Eh bien si ! En descendant la rue Rachawong qui conduit à l’embarcadère, nous nous rendons compte que la rue piétonne qui prend à droite, à mi-chemin en direction de Chakrawat, est éclairée a giorno par des centaines d’étals. Voici plusieurs années que nous venons régulièrement à China Town et nous ne l’avions jamais vu ! J’ignore si c’est nouveau ou si ça dure depuis un certain temps, ou si c’est seulement le week-end. Il va falloir que je me renseigne.
Réveil vers 13 heures. Pas très bien dormi. Trop froid avec la clim’ et trop chaud sans. C'est le problème de ces grands hôtels complètement étanches. La climatisation est centralisée et, même si on la règle sur une température raisonnable, elle revient automatiquement au mode Sibérie.
Comme il est un peu tard pour aller au marché du dimanche à Chatuchak, nous nous rabattons sur le plan B. Intrigués par le métro aérien qui vient de l'aéroport de Suvarnabhumi que nous n'avons pas encore eu l'occasion de prendre, nous décidons d'aller voir ça de plus près. Il faut d'abord prendre le MRT, c'est-à-dire le métro souterrain, à la gare de Hua Lampong. C'est à un bon kilomètre d'ici. Nous empruntons Thanon Charoen. Elle est en chantier jusqu'à la gare. On a déjà démoli quelques immeubles vétustes et creusé des tranchées. Les terrains provisoirement vacants sont déjà occupés par des étals et des popotes. On est à China Town et le moindre espace est bon à prendre. Quelques centaines de mètres avant la gare, nous passons devant les magasins d'articles funéraires et religieux. On est assailli par des senteurs d'encens et de camphre.
A Hua Lampong, nous prenons l'unique ligne de métro jusqu'à la station de Phetchaburi. Vingt minutes dans la clim, mais c'est supportable. Comme le métro est souterrain, l'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur est assez faible et la climatisation reste modérée. Arrivés à Phetchaburi, il faut changer de ligne. Seulement, comme les lignes sont exploitées par des sociétés différentes, il faut aussi changer de gare ! A une centaine de mètres, nous traversons une grande avenue et une voie ferrée, avant d'obliquer à gauche jusqu'à la station de Makkasan.
La station est immense et... immensément vide. C'est le désert. Quasiment aucune indication nulle part. Il y a bien un comptoir d'information, mais il est inoccupé. Bref, nous finissons par trouver le distributeur de billets et le quai. Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons à Suvarnabhumi. Après un rapide déjeuner sur place, nous prenons le chemin en sens inverse. Cette fois, nous comptons quatre ou cinq arrêts jusqu'à Makkasam.
De retour en ville, nous traînons un moment dans China Town. Impossible de s’en lasser. Ce sont tout de même plusieurs dizaines d’hectares de rues de boutiques de gros et de demi-gros, et d’étals en tous genres. Ici, on ne marchande pas. De toute manière, c’est déjà très bon marché. D’ailleurs, ce sont plutôt les vendeurs qui marchandent, au sens où ils font des offres encore plus alléchantes quand on achète un lot de trois, de dix, de cent…
Aujourd'hui, c'est dimanche. Au programme, le marché de Chatuchak. Nous nous sommes encore levés trop tard. Pour le coup, nous arrivons en début d’après-midi. Il y a un monde fou, comme d’habitude. Ce n’est décidément pas notre jour. Nous avons oublié la carte de visite de la boutique où nous comptions retourner. Ce qui se traduit bien entendu par quelque chose comme : « je suis à peu près sûr que c’était dans le secteur 20 ou 21 ». Nous passons alors deux heures à quadriller les secteurs en question, puis les secteurs voisins. En vain. De retour à l’hôtel, nous découvrirons que la boutique que nous recherchions était dans le secteur 12.
Plutôt que le métro souterrain pour Hua Lamphong, nous retournons à China Town par le métro aérien puis le bateau à partir de Saphan Taksin. Dans le métro aérien, la climatisation est assez difficile à supporter. Comme l'air chaud s'engouffre dans la rame à chaque arrêt, la clim' pulse un air glacial. Idéal pour s'enrhumer. Heureusement, le trajet jusqu'à l'embarcadère de Saphan Taksin est assez court.
Nous commençons la semaine en changeant d’hôtel. Nous allons au Check Inn, à deux rues d’ici, dans une ruelle entre la Yaowarat et la Charoen, juste derrière un petit temple. C'est notre cinquième séjour ici. Nous étions d'ailleurs parmi leurs premiers clients. Pour qui aime China Town, c'est un emplacement idéal. On est au calme et pourtant à cent mètres de l'avenue Yaowarat. On la rejoint directement par une ruelle étroite qui « sent le petit félin », comme on dit dans les romans policiers. De fait, une mémère vit là avec toute une armée de chiens et de chats. Même si, comme partout, on balaie et on lave à grande eau fréquemment, certains petits inconvénients sont incontournables. N'empêche, la dernière fois ça empestait grave. Je pense que les inondations de l'avant-dernière mousson y sont pour quelque chose. En fait, ce sera de courte durée. Quelques soirs plus tard, je remarque que les odeurs « de petit félin » sont de retour, même si c'est encore relativement discret.
Nous sommes à Bangkok jusqu'à dimanche. De toute manière, nous ne sommes pas là pour faire du tourisme, mais pour éviter l'hiver. Et j'ai du boulot.
Bonne surprise : depuis notre dernier passage, ils ont dû reconfigurer leur système, car la connexion Internet est maintenant excellente. Donc, je bosse jusque vers 3-4 heures de l'après-midi, heure à laquelle mes clients arrivent au bureau en Europe.
Après le taf, nous nous baladons dans Bangkok. Pour déjeuner, nous avons trouvé un restau au premier étage du supermarché voisin. L'endroit est bizarrement fichu. Pour un peu, on pourrait penser qu'on est dans un parking réaménagé. Tout autour se succèdent les salons de massage et les petits restaurants, tandis qu'au milieu, des meubles de récupe ont été transformés en tables de restaurant éparpillées au milieu d'objets chinois de toutes sortes : vases, statues de divinités en céramique, services à thé... Et bien entendu, des cartons entreposés çà et là. Un joyeux foutoir. Le côté clinquant et vieillot à la fois a une touche années soixante qui ne manque pas de charme. Tout ça en version chinoise.
Nous avons jeté notre dévolu sur le premier restau en haut de l'escalier. Il est séparé du reste par une baie vitrée sur toute la longueur. Face à la porte, le comptoir et une table ronde qui sert un peu d'annexe au comptoir. Les cuisines sont séparées de la salle par un rideau en plastique. Quand il s'entrouvre, on aperçoit une bande de jeunes aux coupes de cheveux branchées, décolorés ou teints en bleu : les cuisiniers. En salle, les serveuses portent une tenue traditionnelle rouge et or. Seule la patronne est « en civil ». Au fond de la salle, l'inévitable écran plat qui projette des clips de karaoké. Nous déjeunons de dim sun, les raviolis chinois. Depuis notre dernier séjour à Hong-Kong, nous étions un peu en manque...
Notre table à côté de la baie vitrée est un observatoire idéal. Juste en face se trouve un « salon de thé ». Je mets des guillemets, parce que je ne trouve pas d'autre mot, mais il est assez éloigné de la représentation qu'un Occidental peut se faire d'un salon de thé. Il s'agit en fait d'une série de meubles en contreplaqué ou quelque chose d'approchant, sur lesquels on a jeté une nappe et posé des théières, des tasses, des bocaux de thé et divers autres objets dont l'usage m'échappe. L'ensemble pourrait rappeler un bistrot, à ceci près que les verres et les bouteilles sur les étagères derrière le bar sont remplacés ici par des sachets de thé de toutes les couleurs.
Des petits vieux sirotent un thé en échangeant des plaisanteries avec la jeune fille occupée à rincer les tasses, en tenue traditionnelle rouge et or comme les serveuses du restaurant.
Nous retournons dans ce restaurant à deux ou trois reprises. Un midi, un petit vieux est justement assis à la table devant le comptoir. En tailleur ! Les trois jeunes serveuses sont autour de lui et tentent de voir ce qu'il regarde sur son smartphone. Rires complices. Avec une souplesse et une rapidité que bien des jeunes pourraient lui envier, le bonhomme se lève d'un seul coup pour échapper à leurs regards trop curieux. Une des filles essaie de s'emparer du téléphone, mais le pépère pivote habilement sur ses talons pour se dérober. De ma place, j'aperçois une photo d'une jolie blonde. Tiens donc !
Le manège dure un bon moment. Tout le monde rigole, nous y compris. La patronne me montre sa calculette avec une étincelle de fierté dans le regard. Je m'approche. Elle a tapé « 97 ». Il a 97 ans, le papy !! On lui en donnerait, allez, 70 ? C'est son père.
Il sort du restaurant et va s'attabler au bar du salon de thé. Nous l'observons un moment. Il ne tient pas en place. Une plaisanterie échangée avec la fille par ci, une causette avec un jeune gommeux de cinquante ans par-là... Alentour, dans le grand espace central, des gens sont en train de déjeuner ou de prendre un thé. D'autres se font masser. Nous nous faisons la réflexion que tous ces gens, dont beaucoup sont visiblement des retraités, mènent ici une vie plutôt heureuse. Ils sont entourés de leur famille et de leurs amis. Ayant vraisemblablement passé toute leur vie dans le quartier, ils connaissent tout le monde. C'est une image plus réjouissante que nos maisons de retraite.
En fin d'après-midi, il nous arrive une fois ou deux de siroter une bière sur la jolie terrasse de l'hôtel. Les bruits de la ville sont très atténués et il y fait moins chaud que dans la rue. Le soir, nous dînons d'une soupe dans une rue perpendiculaire à l'avenue Yaowarat. Cette rue, tous les touristes occidentaux la connaissent. C'est celle où ils viennent faire des photos des popotes et s'encanailler – entendez par-là, s'asseoir à l'une de ces popotes pour dîner.
Nous sommes tout début janvier, et il y a beaucoup de touristes « de Noël ». Ils sont venus passer les fêtes de fin d'année et profitent de leur dernière soirée. A la différence des trois ou quatre années précédentes, nous ne voyons que peu de Français. Les Allemands, qui avaient quasiment disparu de la circulation, semblent faire un retour en force. Quant aux autres nationalités, elles se répartissent principalement entre les Russes, les Italiens et, bien entendu, les Anglo-Saxons.
China Town semble être devenue une attraction touristique. Il y a cinq ans, on se disait « tiens, un Blanc ». Aujourd’hui, on se demande si le grand bonhomme blond planté sur le trottoir est scandinave ou russe. Heureusement, comme tous les touristes de passage, ils ne sortent guère des sentiers battus. Il suffit généralement de faire cinquante mètres pour retrouver l'ambiance habituelle du quartier.
Quand nous sortons dîner, c'est le plus souvent à l'heure du coup de feu. Et c'est l'un des meilleurs moments de la journée sur la Yaowarat. De chaque côté de la rue, les enseignes lumineuses géantes en chinois et en thaï rivalisent pour attirer l'attention des photographes de passage. Les tuk-tuks se faufilent entre les taxis rose, verts et jaunes, les Mercedes des nouveaux-riches et les gros 4x4. Ça pétarade, ça fume. On voit ce qu'on respire.
A cette heure, les trottoirs sont encore plus encombrés que d'habitude. Alors on se faufile entre les stands de marrons chauds, les étals de porcelaine chinoise, de fruits secs et de fruits frais, de vêtements, d'articles religieux, les popotes, les piétons, les mendiants éclopés, les gens attablés devant une soupe aux nouilles... De temps en temps, on se croit malin et on marche sur l'asphalte, mais bientôt, il faut remonter sur le trottoir pour éviter les scooters et les tuk-tuks. À un carrefour, on est assourdi en passant devant les étals de CD de karaoké chinois. Plus loin, on se met à tousser tant et plus parce qu'on a eu le malheur de prendre une bonne goulée d'air au moment où quelqu'un faisait fricasser des légumes agrémentés d'une généreuse poignée de piment dans un wok. Ou bien on est assailli par l'odeur nauséabonde d'une poubelle, aussitôt remplacée par le parfum d'un stand de gaufres...
Nous avons jeté notre dévolu sur une popote où il y a souvent une table vide. Elle est un peu boudée par les Blancs, qui préfèrent s'attabler ensemble de l'autre côté de la rue. Il faut dire qu'en face, ils ont un menu en anglais avec des photos et du choix. C'est un vrai restau de rue. Et surtout, ils ont de la photo à faire : le cuistot fait régulièrement flamber son frichti dans le wok, ce qui pour effet de produire une belle flamme de deux ou très mètres de haut. On fait cercle, les deux bras en l'air et les yeux rivés sur l'écran du smartphone pour immortaliser l'instant.
Pour en revenir à notre popote, le premier soir, nous expliquons par gestes que nous ne voulons pas de boulettes de viande ni de poisson dans notre soupe. Seulement des légumes. Pas besoin de le dire deux fois. Quand nous revenons les soirs suivants, il nous suffit de nous asseoir. La fille dépose devant nous une assiette de soupe sans qu'on ait à échanger la moindre parole. Mieux, elle ajoute un petit bol avec des pousses de soja fraîches et des feuilles de menthe. Comme nous n'avons pas pris de viande ni de poisson, elle nous fait payer cinq bahts de moins.
Un après-midi, nous partons en reconnaissance à la gare de Wong Wian Yai, de l'autre côté de la rivière. Comme nous pensons nous rendre à Samut Songkhram samedi, nous voulons savoir combien de temps il faut pour se rendre à la gare. Nous prenons donc la navette pour Saphan Taksin puis le BTS, le métro aérien, jusqu'à quelques centaines de mètres de la gare. Au retour, nous nous arrêterons quelques instant pour regarder la maquette de la gare et du quartier : un monde parfait pour architectes et urbanistes du XXe siècle. Évidemment, dans la rue c'est un peu différent. Sur la maquette, on ne pense pas au bruit ni à la pollution.
Quand on arrive des quartiers historiques de Bangkok, on se retrouve ici dans un autre univers. Le quartier est moderne, avec ses immeubles, ses grandes avenues à quatre voies et ses ronds-points. Surtout, on ne trouve rien qui s'adresse aux touristes. Il y a bien quelques petits hôtels abordables ici ou là, mais ils donnent l'impression d'être fréquentés plutôt par des commerciaux thaïlandais. Les enseignes sont toutes en thaï. Peu d'indications en anglais. On pourrait aussi bien être dans les rues de Phitsanulok ou de Khon Kaen.
En arrivant au grand rond-point, nous nous rendons bien compte que nous avons dû nous tromper. Dans un salon de coiffure, une femme qui parle un peu anglais nous indique le chemin, mais nous manquons quand même la gare. Pourtant, elle est tout près. Sur le trottoir, un panneau indique un peu tout, des bâtiments administratifs aux temples du quartier, mais pas la gare. Tant pis. Nous voulions surtout nous faire une idée de la durée du trajet pour nous lever suffisamment tôt.
De retour à l'hôtel, je m'adresse au réceptionniste. Haussement de sourcil : « pourquoi voulez-vous aller là-bas par le métro ? En tuk-tuk, vous y êtes en dix minutes. » Bon Dieu, mais c'est bien sûr !
La première fois que nous sommes venus à Bangkok, nous n'avons pas fait exception et nous nous sommes fait avoir par un tuk-tuk. Depuis, il ne nous vient pas à l'esprit de les solliciter. En fin de compte, le samedi matin, celui qui nous conduit à la gare est parfaitement honnête et ne cherche même pas à nous tirer un baht de plus que le prix (80 bahts, ce que paierait un Thaïlandais).
Ce samedi matin, donc, le tuk-tuk nous dépose à la gare. L'avant-veille, nous sommes passés à vingt mètres de là ! Il faut dire qu'elle se trouve dans une rue perpendiculaire encombrée par des étals et des popotes. Je m'étais bien arrêté quelques instants en quête d'une photo, mais je n'avais pas vu la gare. Et pour cause : il faut faire une cinquantaine de mètres pour la voir. La voie ferrée qui part d'ici est coincée entre deux rues avec des petits commerces. À cent mètres de là, on est sur une grande avenue moderne et ici, on se croirait quelque part dans une banlieue lointaine, à mi-chemin entre la ville et la campagne.
Pour aller à Samut Songkhram, il faut prendre deux trains. Le premier va jusqu'à la gare de Maha Chai, à une petite heure de trajet. Là, on traverse la rivière par le bac. De l'autre côté, on prend la rue tout de suite à droite et trois ou quatre cents mètres plus loin, on arrive à la gare de Ban Laem. De là à Samut Songkhram, il n'y a que quatre trains par jour dans chaque sens.
Nous sommes un peu en avance. Juste au moment où nous allons arriver, un type en uniforme nous crie quelque chose comme « no train » ou « no ten ». Complété par l'information « water ». C'est marée haute et la voie est coupée un peu plus loin. De fait, c'est la nouvelle lune et les marées sont plus fortes. De plus, nous sommes dans la région côtière, tout juste à un mètre au-dessus du niveau de la mer. En venant, nous avons traversé plusieurs villages où les rues étaient partiellement inondées. Pourtant, c'est la saison sèche. Avec le réchauffement climatique, j'imagine que toute cette région devra être évacuée tôt ou tard.
En attendant, nous voilà bien avancés. Notre projet de visite tombe à plat. Nous flânons un moment dans le petit parc proche de l'embarcadère. Je photographie un jeune moine endormi sur un banc, un jambe sur le dossier, un bras pendant sur ses balluchons.
Arrive le dimanche, jour du départ pour Chiang Mai, où nous allons séjourner jusqu'au 26.
Comme nous voulons éviter les wagons de deuxième classe climatisés, nous comptons prendre un billet en première. Là, on a son propre compartiment et on peut coupler la climatisation. Donc, un jour ou deux avant, nous sommes passés à la gare pour prendre les billets. Tout faux : plus de place dans le train qui part en fin d'après-midi et seulement deux couchettes du haut dans celui du soir. En deuxième classe, autrement dit, dans la glacière.
Lors d'un trajet de nuit précédent de Chiang Mai à Bangkok, nous avions réservé à temps en première. Et en traversant les wagons de deuxième classe climatisés, nous avions constaté que ce qualificatif était impropre : on devrait dire « réfrigérés ».
Nous passons donc quelques heures à attendre dans le hall de Hua Lampong. Nous sommes assis juste derrière les sièges réservés aux moines. À un moment donné, je me fais houspiller par une fonctionnaire : j'ai posé les pieds sur ma valise. Cela ne pose pas de problème en soi, mais les pieds ne doivent en aucun cas être dirigés vers les moines. C'est en quelque sorte une insulte à Bouddha.
Au-dessus de nous, un écran géant diffuse des reportages animaliers. Finalement, c'est pas bête. Le temps passe plus vite. Peu avant l'heure du départ, un type assis derrière nous me demande d'où nous venons. La conversation s'engage. C'est un professeur à la retraite. Il est venu à Bangkok pour consulter un spécialiste et loge chez sa fille. En même temps, il traduit en thaï pour une jeune femme enceinte assise à côté de lui. Son visage s'éclaire quand je lui dis que nous sommes déjà allés dans l'Isaan et à Nakhon Rachasima, là où elle habite aujourd'hui.
Arrive enfin l'heure de monter dans le train. Départ prévu à 10 heures du soir. Et horaire respecté. De toute manière, c'est généralement à l'arrivée que ça se gâte : le retard est à peu près systématiquement de deux heures sur l'heure indiquée. On s'en fout, on a l'habitude. Et puis treize heures ou quinze heures dans le train, quelle importance. J'ai déjà hâte de me replonger dans mon bouquin. Et maintenant, Bangkok en images, c'est ici.
Route Bangkok - Hua Hin à vélo? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons une descente à vélo dans le sud Thaïlande au départ de Bangkok. Nous connaissons un peu la route superbe d'ailleurs entre Hua Hin et Sura Thani. Notre question quel itinéraire entre Bangkok et Hua Hin
Merci de vos réponses et conseils
Nous envisageons une descente à vélo dans le sud Thaïlande au départ de Bangkok. Nous connaissons un peu la route superbe d'ailleurs entre Hua Hin et Sura Thani. Notre question quel itinéraire entre Bangkok et Hua Hin
Merci de vos réponses et conseils
On part en vadrouille en Thaïlande! English translation pending
24 février - On s’thaï en Thaïlande !
Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l��adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l��adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013 English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Voyage de seize jours en Thaïlande avec enfants English translation pending
bonjour,
je fais un appel à vos bons conseils.
nous preparons un voyage en thailande 16 jrs plein fin fevrier debut mars avec nos enfants de 2 ans,8mois et 7ans et demi.
nous voulons passer voir Bangkok une journée, phuket, pattaya, koh samui, koh lanta et koh phi phi.
Je voulais prendre paris bangkok, puis bangkok phuket pui phuket paris en avion et le reste par bateau.
dans quel ordre puis-je faire tout ça et réserver les bateaux d'ici ou la bàs?
merci d'avance pr tous vos bons conseils.
maman inquiète.
La Thaïlande change English translation pending
Hello , je reviens tout juste de ma 5e visite en Thailande , et c'est la première fois que j'ai une mauvaise impression en rentrant chez moi .
Je tiens à dire que je suis resté sur l'autoroute touristique cette fois ci , donc ce n'est seulement qu'une impression dans ce contexte et non en dehors .
Mon dernier voyage remonte à 2010 dans ce pays .
Premierement : le sourire disparait de plus en plus , et il etait deja en perte dans les stations balneaires telles que Koh Samui , Phuket , Krabi , mais ici je trouve l'accueil parfois meme "agressive" , ou l'inverse completement blasé . Vous etes là pour cracher du fric et on vous le fait bien sentir , le tout avec une technique bien rodée.
Les prix ont augmenté , certains atteignent des sommets de stupidité comme ce pad thai kong à 200 baht dans un food center de phuket ... alors qu'on en trouve à 30 baht dans le nord du pays ... La bière elle aussi a prix de la valeur , le meme prix qu'en france . Heureusement , le rapport qualité/prix de l’hôtellerie reste excellent .
Deuxiemement : des travaux , des travaux partout ... impossible de dormir tranquille sans avoir un bruit de marteau , de perceuses , des chantier partout, puis des hotels en masse, des restos en masse, des massages/spa tous les 50metres . Saoulant .
Niveau environnement , la aussi ca devient franchement déguelasse . Les plages sont très sales hors saison , en particulierles plages de ko lanta jonchés de dechets , une vraie poubelle !! Les thailandais ne sont pas vraiment les amis de la terre mais les voire se ballader en ville ou au bord de plage avec des especes protegés comme les lemuriens et les gibbons pour les photos souvenirs des touristes , c'est gerbant .
Voila vraiment déçu de l'evolution de ce pays , si j'y retourne c'est pour le nord que j’affectionne , mais le nom de pays du "sourire " ne me semble plus approprié .
Allez aux philippines , de vrais sourires et des habitants vraiment sinceres et attachants .
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages! English translation pending
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages !
~
De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)
~
Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)
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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
Tour d'Asie à vélo English translation pending
Bonjour à tous 🙂,
Je compte partir faire un tour de l'Asie en vélo dans les pays suivants :
- Inde (40 jours) - Népal (25 jours) - Tibet (25 jours) - Vietnam (35 jours) - Cambodge (30 jours) - Thaïlande (21 jours)
J'ai quelques questions à vous poser :
- Les durées sont approximatives. Est-ce assez pour profiter de ces pays là ? Je bouclerai ce tour en allant jusqu'à Bangkok depuis la frontière cambodgienne. - Difficultés pour rentrer au Tibet ? J'aimerais rejoindre le Vietnam depuis le Tibet par avion. Est-ce bien desservi ? - Je voudrais visiter le Rajasthan : une idée de circuit réalisable en vélo ? - 6 mois, 8000 kilomètres, soit 44 kilomètres en moyenne par jour : Est-ce trop ? - J'ai prévu un budget d'environ 6000 euros comprenant : la nourriture, l'eau, l'hébergement (camping à chaque fois que ce sera possible), les billets d'avion, l'achat d'un vélo droit ou couché, vaccins, visas, équipements divers etc)
Merci beaucoup de l'attention que vous porterez à ce sujet et désolé du grand nombre de questions posées 😛
Je compte partir faire un tour de l'Asie en vélo dans les pays suivants :
- Inde (40 jours) - Népal (25 jours) - Tibet (25 jours) - Vietnam (35 jours) - Cambodge (30 jours) - Thaïlande (21 jours)
J'ai quelques questions à vous poser :
- Les durées sont approximatives. Est-ce assez pour profiter de ces pays là ? Je bouclerai ce tour en allant jusqu'à Bangkok depuis la frontière cambodgienne. - Difficultés pour rentrer au Tibet ? J'aimerais rejoindre le Vietnam depuis le Tibet par avion. Est-ce bien desservi ? - Je voudrais visiter le Rajasthan : une idée de circuit réalisable en vélo ? - 6 mois, 8000 kilomètres, soit 44 kilomètres en moyenne par jour : Est-ce trop ? - J'ai prévu un budget d'environ 6000 euros comprenant : la nourriture, l'eau, l'hébergement (camping à chaque fois que ce sera possible), les billets d'avion, l'achat d'un vélo droit ou couché, vaccins, visas, équipements divers etc)
Merci beaucoup de l'attention que vous porterez à ce sujet et désolé du grand nombre de questions posées 😛
Flambée des prix de la Thai Airways English translation pending
bonjour à tous
nouvellement inscrite mais fervante lectrice du forum je me permets de venir chercher votre aide!! nous partons en thailande en mars 2013 et prévoyons de prendre la thai (je sais que c'est une des compagnies les plus chère) nous avons pris la décision d'attendre avant de prendre les billets et horreur depuis 2 jours les prix ne cessent de grimper! je fais donc appel à vous (connaisseurs) pour savoir si ça vaut le coup d'attendre septembre/octobre pour d'éventuelles promotions
en vous remerçiant!
biz du pays basque
Prix général en Thaïlande plus cher? English translation pending
bonjour aux forum
voila ça fait maintenant 3 ans que je ne suis plus partie en asie du sud est(mode routard) et repense à partir le prochain hiver...les prix en generale ont ils augmenté?merci
Femme française-homme thailandais English translation pending
Bonjour,
Nous parlons beaucoup des hommes occidentaux qui se font avoir par des femmes thais, croyant qu'elles sont amoureuses etc mais qu'en ai t-il des hommes thais? J'ai fais la rencontre d'un homme thailandais, je suis restée trois mois avant lui en thailande, il ma fais visiter la ville ma présenté ses amis, était au petit soin avec moi, ne m'a jamais demander d'argent. Maintenant cela fais un mois que je suis rentrée en france, il m'envoie des messages tout les jours, m'appelle tres souvent, me dis qu'il m'aime et qu'il m'attend. Pensez vous que c'est du pippo ou qu'il peux vraiment avoir des sentiment? Si des personnes on connu une histoire similaire pouvez vous me faire partager
Embarquement de vélos dans les transports en Thaïlande? English translation pending
Moi et mon copain partons du Québec pour voyager en Thaïlande avec nos enfants (10 ans et 3 ans) entre janvier et avril 2013.
Nous voulons réaliser les sections les plus agréables à vélo.
Avez-vous des suggestions ?
Peut-on embarquer nos vélos sur le train, bus, bateau, avion ?
Combien ça coute ?
Deux semaines et demie en Thaïlande et au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Dans une 10aine de jours j'aurai la chance de partir pour la Thailande et donc comme beaucoup je me pose pas mal de questions quant à mon itinéraire!! Après avoir passé ces deux semaines à parcourir le forum pour le définir, ça y est, je craque et viens donc vous solliciter :) !! C'est la 1ere fois que je pars en Asie du sud est où je vais voyager "seul" pendant deux semaines et demi. Même si le nord de la Thailande m'attire plus à la base, j'ai dans un 1er temps choisi de le garder pour un prochain voyage où j'aurai plus de temps et où je combinerai avec Myanmar et le Laos. Par contre, je me suis mis en tête de vouloir absolument faire Angkor et donc ça complique l'itinéraire!! Voici tout de même ci-dessous le programme que j'ai en tête:
Dimanche 25: Bangkok (arrivée 8h du matin) Lundi 26: Angkor (8h-10h de route via Aranyaprathet et Poipet) Mardi 27: Angkor Mercredi 28: Angkor Jeudi 29: Angkor Vendredi 30: Kanchanaburi (via BKK, grosse grosse journée de transport!! Retour Thailande et donc nouveau visa de 15j, ok, couvre le reste du voyage) Samedi 31: Kanchanaburi Dimanche 1: Kanchanaburi / Sangkhlaburi (si pas trop loin) Lundi 2: Kanchanaburi / Sangkhlaburi Mardi 3: Ko Tao Mercredi 4: Ko Tao Jeudi 5: Ko Pha Ngan Vendredi 6: Ko Pha Ngan (full moon) Samedi 7: Ko Pha Ngan Dimanche 8: Trajet de nuit: Bateau (3h) puis train ou bus de nuit depuis Chumphon pour Bkk (environ 7h) ou Surat Thani - BKK en bus de nuit ou sinon si vraiment pas le choix/courage avion depuis Samui. Lundi 9: Bangkok Mardi 10: Bangkok (départ 21h)
Bien sûr c'est indicatif car il sera modifié au fur et à mesure des rencontres, coups de coeur, ...mais en tout cas ça permet d'avoir un cap. D'après ce que j'ai pu lire sur le forum, ce sont des destinations très classiques, il me semble que leur combinaison me permet de mélanger culture, farniente et nature. Je suis conscient que certaines étapes seront fatiguantes et me feront perdre beaucoup de temps mais je trouve que c'est le prix à payer :) !!
Tout d'abord, l'éternelle question: est-ce que cela vous semble faisable/pertinent?!
Ensuite, quelques questions plus précises:
- Faire Angkor et ensuite Kanchanaburi, c'est vraiment partir à l'est pour revenir à l'ouest. Pensez vous que je devrais oublier Kanchanaburi et éventuellement passer 2 jours de plus au Cambodge et aller du coté de Battambang par exemple? Ou même économiser du temps et faire Ayutthaya ou autre? Sinon, maintenir le programme mais utiliser le bus de nuit Siem Reap - BKK qui partirait à 2h du matin et dont j'ai entendu parler sur le forum. Cela pourrait alléger et faire gagner du temps. Pouvez vous s'il vous plait confirmer que ce bus existe?
- Liaisons: 1)Pour rejoindre Ko Tao depuis Kanchanaburi via Chumphon, j'ai lu qu'on pouvait soit passer par Nakon Pathon soit par Hua Hin ou bien même qu'il y avait des minibus directs Kanchanaburi - Chumphon à 7h du matin. Quel est selon vous le plus simple? 2) Ko Pha Ngan - Bangkok: j'imagine que beaucoup vont me dire de prendre un Airasia depuis Samui mais je voudrais éviter si possible et prendre le train ou le bus de nuit. Il est préférable de rejoindre Bangkok via Surat Thani et non Chumphon?
- Iles: J'ai lu certains posts qui disent que les iles de l'ouest sont vraiment mieux, surtout à la saison à laquelle j'y vais. Trouvez vous dommage de faire juste Ko Tao et Ko Pha Ngan? J'ai choisi ces deux la éventuellement pour aller à la full moon, pour éviter de perdre trop de temps à descendre trop au sud et aussi car les avis semblent positifs, ni trop touristique ni trop "robinson".
Voilà, c'est tout, en tout cas pour l'instant :) !! Merci déjà de m'avoir lu jusque là et surtout d'avance merci pour vos réponse !!
Dans une 10aine de jours j'aurai la chance de partir pour la Thailande et donc comme beaucoup je me pose pas mal de questions quant à mon itinéraire!! Après avoir passé ces deux semaines à parcourir le forum pour le définir, ça y est, je craque et viens donc vous solliciter :) !! C'est la 1ere fois que je pars en Asie du sud est où je vais voyager "seul" pendant deux semaines et demi. Même si le nord de la Thailande m'attire plus à la base, j'ai dans un 1er temps choisi de le garder pour un prochain voyage où j'aurai plus de temps et où je combinerai avec Myanmar et le Laos. Par contre, je me suis mis en tête de vouloir absolument faire Angkor et donc ça complique l'itinéraire!! Voici tout de même ci-dessous le programme que j'ai en tête:
Dimanche 25: Bangkok (arrivée 8h du matin) Lundi 26: Angkor (8h-10h de route via Aranyaprathet et Poipet) Mardi 27: Angkor Mercredi 28: Angkor Jeudi 29: Angkor Vendredi 30: Kanchanaburi (via BKK, grosse grosse journée de transport!! Retour Thailande et donc nouveau visa de 15j, ok, couvre le reste du voyage) Samedi 31: Kanchanaburi Dimanche 1: Kanchanaburi / Sangkhlaburi (si pas trop loin) Lundi 2: Kanchanaburi / Sangkhlaburi Mardi 3: Ko Tao Mercredi 4: Ko Tao Jeudi 5: Ko Pha Ngan Vendredi 6: Ko Pha Ngan (full moon) Samedi 7: Ko Pha Ngan Dimanche 8: Trajet de nuit: Bateau (3h) puis train ou bus de nuit depuis Chumphon pour Bkk (environ 7h) ou Surat Thani - BKK en bus de nuit ou sinon si vraiment pas le choix/courage avion depuis Samui. Lundi 9: Bangkok Mardi 10: Bangkok (départ 21h)
Bien sûr c'est indicatif car il sera modifié au fur et à mesure des rencontres, coups de coeur, ...mais en tout cas ça permet d'avoir un cap. D'après ce que j'ai pu lire sur le forum, ce sont des destinations très classiques, il me semble que leur combinaison me permet de mélanger culture, farniente et nature. Je suis conscient que certaines étapes seront fatiguantes et me feront perdre beaucoup de temps mais je trouve que c'est le prix à payer :) !!
Tout d'abord, l'éternelle question: est-ce que cela vous semble faisable/pertinent?!
Ensuite, quelques questions plus précises:
- Faire Angkor et ensuite Kanchanaburi, c'est vraiment partir à l'est pour revenir à l'ouest. Pensez vous que je devrais oublier Kanchanaburi et éventuellement passer 2 jours de plus au Cambodge et aller du coté de Battambang par exemple? Ou même économiser du temps et faire Ayutthaya ou autre? Sinon, maintenir le programme mais utiliser le bus de nuit Siem Reap - BKK qui partirait à 2h du matin et dont j'ai entendu parler sur le forum. Cela pourrait alléger et faire gagner du temps. Pouvez vous s'il vous plait confirmer que ce bus existe?
- Liaisons: 1)Pour rejoindre Ko Tao depuis Kanchanaburi via Chumphon, j'ai lu qu'on pouvait soit passer par Nakon Pathon soit par Hua Hin ou bien même qu'il y avait des minibus directs Kanchanaburi - Chumphon à 7h du matin. Quel est selon vous le plus simple? 2) Ko Pha Ngan - Bangkok: j'imagine que beaucoup vont me dire de prendre un Airasia depuis Samui mais je voudrais éviter si possible et prendre le train ou le bus de nuit. Il est préférable de rejoindre Bangkok via Surat Thani et non Chumphon?
- Iles: J'ai lu certains posts qui disent que les iles de l'ouest sont vraiment mieux, surtout à la saison à laquelle j'y vais. Trouvez vous dommage de faire juste Ko Tao et Ko Pha Ngan? J'ai choisi ces deux la éventuellement pour aller à la full moon, pour éviter de perdre trop de temps à descendre trop au sud et aussi car les avis semblent positifs, ni trop touristique ni trop "robinson".
Voilà, c'est tout, en tout cas pour l'instant :) !! Merci déjà de m'avoir lu jusque là et surtout d'avance merci pour vos réponse !!
Circuit sac à dos de trois semaines au Laos et au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi souhaitons partir au mois d'avril faire un circuit sac à dos de 3 semaines au Laos et au Cambodge.
Savez -vous quel serait le meilleur itinéraire en évitant le vol interne (si possible), nous n'avons pas bcp de moyens financiers? Le train peut être une bonne solution mais quelle pourrait être alors la durée du trajet?
Toutes vos expériences et/ou bons plans sont les bienvenus ;-)
Merci!
Mon ami et moi souhaitons partir au mois d'avril faire un circuit sac à dos de 3 semaines au Laos et au Cambodge.
Savez -vous quel serait le meilleur itinéraire en évitant le vol interne (si possible), nous n'avons pas bcp de moyens financiers? Le train peut être une bonne solution mais quelle pourrait être alors la durée du trajet?
Toutes vos expériences et/ou bons plans sont les bienvenus ;-)
Merci!
Laos à vélo: hébergement? English translation pending
Salut les cyclo!!!
On est parti de France il y a 6mois sur nos montures et nous voila au Cambodge a siem reap pres a visiter les temples d'Angkor. La prochaine etape est de longer le mekong pour le Laos et la sur la route 13 de rejoindre Ventiane. La question que je me pose c'est pour l'hebergement car j'ai l'impression qu'il n'y a pas beacoup de ville sur la route et donc peut etre difficile de trouver une guest house.
Est ce que quelqu'un a quelques renseignements a me fournir? Et si il y a des endroits ininterressants sur cette route, une alternative a proposer??
Merci d'avance pour votre aide delphine
http://delphetdannyavelo.wordpress.com
On est parti de France il y a 6mois sur nos montures et nous voila au Cambodge a siem reap pres a visiter les temples d'Angkor. La prochaine etape est de longer le mekong pour le Laos et la sur la route 13 de rejoindre Ventiane. La question que je me pose c'est pour l'hebergement car j'ai l'impression qu'il n'y a pas beacoup de ville sur la route et donc peut etre difficile de trouver une guest house.
Est ce que quelqu'un a quelques renseignements a me fournir? Et si il y a des endroits ininterressants sur cette route, une alternative a proposer??
Merci d'avance pour votre aide delphine
http://delphetdannyavelo.wordpress.com
Inondations à Bangkok: urgent (lundi 17 octobre 2011) English translation pending
l evacuation de tous les residents vient d etre appele a la tele , en anglais pour les etrangers. Suite a une rupture d un barrage artificiel. Trois cents bus militaires attendent a un certain endroit pres de l ancien airport dong muang. Innondation grave pres ayutaya rangsit. Cette appel vient d etre lance par les authorites AOT en anglais. Evacuation de suite urgent.
a suivre.......
Parcours Thaïlande-Cambodge-Laos-Vietnam à vélo English translation pending
Bonjour,
Il nous faut bien maintenant préparer notre prochain voyage. Nous avons pensé à l'Asie u Sud Est. De votre connaissance que pouvez vous nous proposer comme parcours sachant que pas que cela nous gène mais les dénivelés importants ne sont pas vraiment de notre goût. durée du périple environ deux mois. Date de départ la meilleure période que vous nous indiquerez. Je sais il n'y a pas beaucoup d'initiatives personnelles là dedans mais il s'agit pour nous d'avoir des pistes!
merci d'avance
Il nous faut bien maintenant préparer notre prochain voyage. Nous avons pensé à l'Asie u Sud Est. De votre connaissance que pouvez vous nous proposer comme parcours sachant que pas que cela nous gène mais les dénivelés importants ne sont pas vraiment de notre goût. durée du périple environ deux mois. Date de départ la meilleure période que vous nous indiquerez. Je sais il n'y a pas beaucoup d'initiatives personnelles là dedans mais il s'agit pour nous d'avoir des pistes!
merci d'avance
Thaïlande... ou Philippines? English translation pending
Bonjour, (nouveau sur ce forum)
Voila, je m'étais résolu a faire mon prochain voyage en Thaïlande destination hautement touristique ..., puis j'ai commencé à lire 2 ou 3 choses sur les Philippines, et je me demande de plus en plus pourquoi la Thaïlande et pas les Philippines ?
Alors la question est d'une part générale ..., pourquoi les gens choisissent plutôt la Thaïlande que les philippines ? Pourriez vous me faire un - Avantages/Inconvénients - pour chacune de ces 2 destinations (ou du moins l'une par rapport à l'autre) ?
Evidemment, je me doute que les avis sont subjectifs, mais comme je veux des témoignages, c'est ce que je cherche ici !!!
Un grand merci d'avance, Amicalement
Voila, je m'étais résolu a faire mon prochain voyage en Thaïlande destination hautement touristique ..., puis j'ai commencé à lire 2 ou 3 choses sur les Philippines, et je me demande de plus en plus pourquoi la Thaïlande et pas les Philippines ?
Alors la question est d'une part générale ..., pourquoi les gens choisissent plutôt la Thaïlande que les philippines ? Pourriez vous me faire un - Avantages/Inconvénients - pour chacune de ces 2 destinations (ou du moins l'une par rapport à l'autre) ?
Evidemment, je me doute que les avis sont subjectifs, mais comme je veux des témoignages, c'est ce que je cherche ici !!!
Un grand merci d'avance, Amicalement
Thaïlande ou Philippines? English translation pending
Bonjour,
J'ai vraiment beoin d'aide, après de nombreuses recherches, je n'arrive pas a me décider entre la Thaïlande et les Philippines pour un séjour d'une dizaine de jours début octobre, nous sommes un couple, ma femme sera enceinte de 5 mois. Nous voudrions allier plages et de ouvertes avec le soleil ci-possible. Aidez moi
J'ai vraiment beoin d'aide, après de nombreuses recherches, je n'arrive pas a me décider entre la Thaïlande et les Philippines pour un séjour d'une dizaine de jours début octobre, nous sommes un couple, ma femme sera enceinte de 5 mois. Nous voudrions allier plages et de ouvertes avec le soleil ci-possible. Aidez moi
Pourboires en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir combien faut donner en TIP en thailande, sans passer pour un radin ni se faire arnaquer.
Perso je Tip en gros chaque jours 20bath pour la femme de menage ( 50 ou 100 ) si la piaule est vraiment degueu.
pour la bill dans un bar je lache entre 20 et 50bath, et au resto pareil de 20 a 50 suivant la note. pour un massage a 300 bath je lache 100 voire 200 si c'etait super
Bon defois c'est vrai que j'me dis que sa fait vraiment pas grand chose vu leur salaire ce que je donne, mais bon en fin de sejour ca fait quand meme un petit budget.
Par contre en france je lache rien mais ca pas dans la mentalité aussi.
Allez bonne journée
Amazing thailande ! !! !
Ma Thaïlande au jour le jour... English translation pending
Comme je me sais peu courageuse, je crains de remettre chaque jour au lendemain mon compte rendu de voyage quand je serai de nouveau dans la mouvance parisienne au retour...
Alors, voulant rendre à tous ce que VF m'apporte à chaque voyage, je vous ferai des petites chroniques au jour le jour. Ici, le temps s'écoule lentement...
Je suis arrivée le 13 à BKK, bien que déjà assez familière de l'ASE, c'est mon premier voyage en solo, les précédents s'étant toujours faits à deux. C'est aussi mon premier voyage en Thaïlande, hors mis 4 jours à BKK il y a trois ans en allant au Vietnam. J'ai déjà vu à cette occasion les sites touristiques essentiels de BKK, alors pour cette fois, j'ai décidé de ne pratiquement aller dans aucun des lieux préconisés par le LP, enfin presque ! Un peu de culture ne nuit pas !😉
Arrivée le mercredi, je loge à KSR, oui, je sais !!!! Mais pourquoi pas ? Le jeudi matin, j'avais RV avec Thuan pour la ballade dans "ses" klongs. Un vrai bonheur ! La vie est là, partout, à fleur d'eau... Nous croisons la marchande de bananes, frites, nous dégustons... nous prenons les plus petits klongs, nous jouons à Indiana Jones comme dit Thuan ! Un marché flottant, fermé ce jour là, mais l'on s'arrête pour une soupe, tout est paisible, souriant... Nous croisons le postier, le releveur de compteurs d'eau...Thuan est présent pour donner toute explication mais mais ne force rien, Trois heures de ballade sans réel but autre que de s'imprégner de cette Thaïlande méconnue. Retour à l'hôtel, errance dans le quartier, toujours aussi fou, un délicieux Pad Thaï dans la rue et au lit ! Vendredi, China town. KSR a un inconvénient majeur, les transprts sont loins, sauf le bateau sur le Tchao Praya. Je m'en moque, je suis une marcheuse ! Je pars donc à pied vers China Town, bien décidée à m'y perdre résoluement. Je veux perdre mes répères, qu'ils soient culturels ou géographiques. Dès que je suis à 500m de KSR, je ne croise plus un farang. Ca me va !😏 j'ai passé presque la journée dans China Town, je tournais à droite, à gauche, au gré de mes envies, suivant le fil d'une odeur d'épice, d'une musique disco locale... Je ne sais pas combien d'aliments non identifiables j'ai vu, combien d'échopes d'objets hétéroclites j'ai visité... Pas tout à fait réussi à me perdre !!!! Ben forcément, quand on se décide à aller toujours tout droit, on finit par en sortir !😉 Retour à KSR toujours à pieds, épuisée mais ravie ! Même genre de périple pédestre hier samedi. Tous les taxis et tuk tuk de ksr me demandent " week end market madame?" Eh bien non, j'y renonce car si seulement un sur dix des touristes logeant ici y vont, je ne verrai plus qu'eux. Je choisis donc un autre marché pour cible, je vais à Pratunam. Et je ne le regretterai pas ! C'est loin, les grandes avenue empruntées ne sont pas très "sexys" mais, là encore, pas un farang à l'horizon et chacun me fait l'offrande d'un sourire étonné et curieux. J'enrage un peu de ne connaître que 12 ou 15 mots de Thaï tant ce peu de connaissance suffit à m'attirer autre chose que les "hello" de la majorité des touristes. Chaque soir, j'essaie d'en mémoriser deux ou trois de plus, c'est dur ! Voilà, je viens d'arriver à Ayutthaya par le train. Là encore, j'étais la seule farang dans le wagon. Mais comment voyagent-ils donc les autres?
Carnet pratique : Taxi depuis l'airport jusqu'à KSR 387 Bth péage compris Hôtel : Rikka Inn, correct et un grand +, sa piscine pour se rafraîchir . 1200Bth la "supérior" Pad Thaï dans la rue, de 30 à 50 Bth Taxi pour aller à Hua lan Pong depuis KSR, 53 bth ( faire 100 ou 200m à peds car les taxis postés à KSR refusent le meter et vous demandent 200 bth !!!!!! ) Train pour Ayutthata, 15 Bth. Ayutthaya, Tuk tuk pour le centre ville, 5O Bth Tony's place, très joli chambre avec clim, 7OO Bth.
Voilà, à suivre... pour ceux que ça tente !😏
Je suis arrivée le 13 à BKK, bien que déjà assez familière de l'ASE, c'est mon premier voyage en solo, les précédents s'étant toujours faits à deux. C'est aussi mon premier voyage en Thaïlande, hors mis 4 jours à BKK il y a trois ans en allant au Vietnam. J'ai déjà vu à cette occasion les sites touristiques essentiels de BKK, alors pour cette fois, j'ai décidé de ne pratiquement aller dans aucun des lieux préconisés par le LP, enfin presque ! Un peu de culture ne nuit pas !😉
Arrivée le mercredi, je loge à KSR, oui, je sais !!!! Mais pourquoi pas ? Le jeudi matin, j'avais RV avec Thuan pour la ballade dans "ses" klongs. Un vrai bonheur ! La vie est là, partout, à fleur d'eau... Nous croisons la marchande de bananes, frites, nous dégustons... nous prenons les plus petits klongs, nous jouons à Indiana Jones comme dit Thuan ! Un marché flottant, fermé ce jour là, mais l'on s'arrête pour une soupe, tout est paisible, souriant... Nous croisons le postier, le releveur de compteurs d'eau...Thuan est présent pour donner toute explication mais mais ne force rien, Trois heures de ballade sans réel but autre que de s'imprégner de cette Thaïlande méconnue. Retour à l'hôtel, errance dans le quartier, toujours aussi fou, un délicieux Pad Thaï dans la rue et au lit ! Vendredi, China town. KSR a un inconvénient majeur, les transprts sont loins, sauf le bateau sur le Tchao Praya. Je m'en moque, je suis une marcheuse ! Je pars donc à pied vers China Town, bien décidée à m'y perdre résoluement. Je veux perdre mes répères, qu'ils soient culturels ou géographiques. Dès que je suis à 500m de KSR, je ne croise plus un farang. Ca me va !😏 j'ai passé presque la journée dans China Town, je tournais à droite, à gauche, au gré de mes envies, suivant le fil d'une odeur d'épice, d'une musique disco locale... Je ne sais pas combien d'aliments non identifiables j'ai vu, combien d'échopes d'objets hétéroclites j'ai visité... Pas tout à fait réussi à me perdre !!!! Ben forcément, quand on se décide à aller toujours tout droit, on finit par en sortir !😉 Retour à KSR toujours à pieds, épuisée mais ravie ! Même genre de périple pédestre hier samedi. Tous les taxis et tuk tuk de ksr me demandent " week end market madame?" Eh bien non, j'y renonce car si seulement un sur dix des touristes logeant ici y vont, je ne verrai plus qu'eux. Je choisis donc un autre marché pour cible, je vais à Pratunam. Et je ne le regretterai pas ! C'est loin, les grandes avenue empruntées ne sont pas très "sexys" mais, là encore, pas un farang à l'horizon et chacun me fait l'offrande d'un sourire étonné et curieux. J'enrage un peu de ne connaître que 12 ou 15 mots de Thaï tant ce peu de connaissance suffit à m'attirer autre chose que les "hello" de la majorité des touristes. Chaque soir, j'essaie d'en mémoriser deux ou trois de plus, c'est dur ! Voilà, je viens d'arriver à Ayutthaya par le train. Là encore, j'étais la seule farang dans le wagon. Mais comment voyagent-ils donc les autres?
Carnet pratique : Taxi depuis l'airport jusqu'à KSR 387 Bth péage compris Hôtel : Rikka Inn, correct et un grand +, sa piscine pour se rafraîchir . 1200Bth la "supérior" Pad Thaï dans la rue, de 30 à 50 Bth Taxi pour aller à Hua lan Pong depuis KSR, 53 bth ( faire 100 ou 200m à peds car les taxis postés à KSR refusent le meter et vous demandent 200 bth !!!!!! ) Train pour Ayutthata, 15 Bth. Ayutthaya, Tuk tuk pour le centre ville, 5O Bth Tony's place, très joli chambre avec clim, 7OO Bth.
Voilà, à suivre... pour ceux que ça tente !😏
Thaïlande: l'opposition gagne les élections (juillet 2011) English translation pending
Les sondages sortie des urnes donnent tous le même résultat l, le parti de la sœur de Thaksin Shinawatra va disposer d'une écrasante majorité de députés... Des semaines intéressantes s'annoncent...
Xbox live en Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous
Je vais en thailande un mois a Pattaya en vacances bientot. Je voudrai emmener ma Xbox francaise (vu qu'il n'y a rien a faire la journée en thai et qu'il fait trop chaud + periode de pluie ) avec moi pour joué sur le Live la journée, mais vu qu'il est payant je ne sais pas si ca marche labas , si quelqu'un qui habite en thai ou a déjà ramener sa Xbox peux me renseigner, sinon je ramene ma PS3 si ca marche pas, mais bon je suis quand meme plus Xbox.
D'autre part si quelqu'un peux me donner le nom d'un hotel sur pattaya et bangkok aussi ( vu que je reste longtemps j'irai faire un tour labas ) ou le debit et vraiment bon car j'aimerai pas trop lagguer surtout sur COD. (budget Max 1500 - 2000bath la nuit)
PS : J'ai jamais trouver des hotel avec du super debit avant.
Merci et bonne journée
Activités à Pattaya? English translation pending
bonjour😄
je pars en thailande le 7 juin et en fin de sejour j ai 2 journees de libre à Pattaya !
que me conseillez vous de faire ?,
merci pour vos reponses 😉