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Pushkar il y a quelques années... Nostalgie... English translation pending
Un reour sur les années 70/80
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Traversée en bateau Iran - Inde (camping-car) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en camping-car début septembre, et avons prévu de nous rendre en Inde en traversant la Turquie, l'Iran et le Pakistan.
Par contre, les visas pour le Pakistan n'étant plus délivrés actuellement, nous envisageons de mettre notre camping-car sur un cargo depuis Bandar-Abbas, jusqu'à Mumbay.
Quelqu'un aurait-il des infos, au niveau des compagnies, et des tarifs ?
Merci pour votre aide.
Le Vietnam si j'avais su! English translation pending
Très beau voyage....belle découverte......beau sites et oui des personnes gentilles, aimables...... Mais...les vietnamiens très sympas et j'ai bcp de respect pour eux.....vous poursuivent sans arrêt pour vendre...vendre et vendre....vous êtes un portefeuille ambulant, vous les européens...et autres "blancs".. c'était un peu spécial connaissant le Cambodge et la Thaïlande et le Laos...là où on circule librement.........
Il faut aussi savoir que pour faire 150kms en voiture, il faut 4 heures......rien n'avance, tout est bloqué...donc hanoi vers la baie d'Halong c'est 8 heures allez retour......tu te retrouves a la baie d'halong en ayant fait 4h de route, le bateau à 11h le mat et le lendemain retour à 12h.....4h de route interminable...........c'était quand même bien!!!!!
Le marché flottant à Can tho........ben oui aussi 8heures de route allez retour saigon-cant tho pour voir ce fameux marché flottant, ben oui quoi un marché flottant....cela n'en valait pas la peine.....Je ne vous parle pas des ballades dans la baie du Mékong......on ne voit pas grand chose si ce n'est de iles qui produisent des fruits...et une promenade en calèche...ah bon??? Mais les fruits, ben vous avez une dégustation et bien sûr il faut acheter.....la suite, le petit groupe qui est venu chanter pendant votre dégustation.....ok c'était chouette, on douille..........
Voilà.......c'était qd mme super.... euh oui mais non, je ne mange pas de chien, ni de souris à la vapeur..........,
C.
Il faut aussi savoir que pour faire 150kms en voiture, il faut 4 heures......rien n'avance, tout est bloqué...donc hanoi vers la baie d'Halong c'est 8 heures allez retour......tu te retrouves a la baie d'halong en ayant fait 4h de route, le bateau à 11h le mat et le lendemain retour à 12h.....4h de route interminable...........c'était quand même bien!!!!!
Le marché flottant à Can tho........ben oui aussi 8heures de route allez retour saigon-cant tho pour voir ce fameux marché flottant, ben oui quoi un marché flottant....cela n'en valait pas la peine.....Je ne vous parle pas des ballades dans la baie du Mékong......on ne voit pas grand chose si ce n'est de iles qui produisent des fruits...et une promenade en calèche...ah bon??? Mais les fruits, ben vous avez une dégustation et bien sûr il faut acheter.....la suite, le petit groupe qui est venu chanter pendant votre dégustation.....ok c'était chouette, on douille..........
Voilà.......c'était qd mme super.... euh oui mais non, je ne mange pas de chien, ni de souris à la vapeur..........,
C.
Les Hauts Plateaux (1ère partie): Kon Tum-Plei Ku-Buon Ma Thuôt English translation pending
De retour de 14 jours dans les Hauts Plateaux au départ de Hoi An et jusqu’à Dalat, voici un petit rapport en 2 parties. Je dois hélas préciser 2 choses vu que …
1) Je ne prétends pas avoir tout vu ; d’ailleurs qui peut prétendre avoir tout vu, surtout dans un pays qui a tant de beaux endroits à visiter ?
2) Les opinions que j’émets sont subjectives, comme toutes les opinions, donc merci de commenter ou critiquer COURTOISEMENT !
Je n’écrirais pas que ceux qui ont essayé de me décourager de faire ce voyage avaient totalement raison, mais je n’écrirais pas non plus que j’ai été enthousiasmé. Les paysages sont le plus souvent banals comparés à ceux du Nord, la déforestation effrayante, les villes plutôt moches, et rien n’est vraiment organisé pour le tourisme sauf à de rares endroits comme Buon Ma Thuôt ou Dalat. Je suis allé d’une étape à l’autre en minibus publics, je ne suis pas près de recommencer ! On a essayé de me rouler à chaque fois, et j’ai découvert une chose que j’ignorais : dans cette région au moins, pour ne pas payer les droits, ces minibus ne partent pas de la gare routière, mais du bord de la route à la sortie des villes ; il faut savoir où ! En plus, les viets ont toujours l’habitude de confondre le nom de la ville et celui de la province, donc le bus pour Plei Ku est est indiqué «Giai Lai » et non Pleiku, celui de Pleiku à Lien Son, au bord du lac Lak, « Lak » ou « Dak Lak », etc. Bonjour pour s’y retrouver !!!!
Une constatation hélas ! En tant que touriste, on a essayé de m’arnaquer dix fois par jour de Kon Tum à Da Lat (sans compter le bus de Hoi An mais là, ce n'est pas la faute de l'hôtel qui a fait la résa). C’est vraiment désolant de constater que les citoyens d’un pays qui a tant à offrir au point de vue touristique se tirent un obus dans le pied à longueur d’année !
QUY NHON
Débarqué à Quy Nhon grâce à une belle arnaque du bus que j’avais pris pour faire Hoi An-Kon Tum avec changement de bus à Quang Ngai et le chauffeur a refusé de s’y arrêter alors qu’il m’avait affirmé avant que je ne monte dans le bus qu’un arrêt y était prévu. J’ai trouvé cette station balnéaire sans grand intérêt, avec sa gigantesque esplanade de bord de mer où s’aligne une alternance de jardins et de tours-hôtels, sans un arbre (sur la plage non plus), à part au café-restaurant-terrasse de l’hôtel 4 étoiles Hoang Yen et à un autre à droite de l'hôtel. Ceci dit, je ne regrette pas car Hoi An-Kon Tum direct, ça fait 10h de route (donc je conseille plutôt de passer par Quy Nhon et d'y rester une nuit), et ça m’a permis de satisfaire ma passion de l’Histoire avec les belles tours Cham, surtout celles de Banh It, à 20 km au nord de Quy Nhon sur la route Mandarine (on les aperçoit au loin car elles sont en haut d’une colline, avec une vue magnifique de toute la région) ; 4 tours bien conservées (la plus grande a été très bien restaurée) construites fin 11e-début 12e. En plein milieu de la ville sur Tran Hung Dao, il y a aussi les belles 2 tours de Thap Dôi.
J’ai eu la chance de trouver un petit hôtel tout neuf impec, tenu par une famille très sympathique, le Ngoc Linh, dans une petite rue très calme à 50m de la plage. 12$ la single et 14 la double. Restaurant en terrasse. Pas de vélos, mais location de motos (10$ par jour). 6 Tran Van On 0563 54 66 99 ngoclinh@gmail.com.
Tout à côté sur l‘esplanade (19 Xuan Dieu), le sympathique petit restau Barbara’s, une néo-zélandaise. On y mange bien pour pas cher et elle a un dortoir avec des lits à 8$ (en plus de l’hôtel plutôt vieillot d’à côté, le Lan Anh).
Coincé because pas de bus pour le Tet, j’ai loué une voiture pour faire Qui Nhon-Kontum en passant par An Khe (Nationale 19). On monte jusqu'au plateau au milieu de paysages désolés, il est vrai que j’étais en plein dans la saison sèche. 56 km après An Khe, quitter la nationale uà Kong Dong (Mang Yang) et prendre la route Nord No. 670, qui traverse la campagne environnante de collines plus ou moins boisées (plutôt moins que plus !).
KON TUM
J’ai bien aimé son cadre avec le fleuve Dak Bla et les montagnes en arrière-plan. J’ai passé une nuit au Family Garden Hotel, derrière le Family Hotel, avec des chambres dans une maison en bois au fond d’un beau jardin ; pas cadeau (400 000 D), et pour ce prix, vous avez droit a la figure fermée de la propriétaire et la royale impolitesse du fils. Le lendemain matin, j’ai donc déménagé en face, au Bac Huong, un petit hôtel familial tenu par un charmant couple (anglais seulement). 9 chambres. Sgle/dble 13$ Tple 15$. Location de motos (10$ par jour). 196 Tran Hung Dao (en face du Family). 060 2200 424 Portable 0935 911 889 et 0905 065 278. hotelbachuong @yahoo.com.vn. Juste à côté, restau vietnamien sans prétention et pas mauvais.
Il faut voir dans Kon Tum la belle cathédrale en bois (Wooden Church) construite par les missionnaires français (très actifs dans tous les Hauts Plâteaux) en 1913. Les villages de minorités se visitent sans permis, donc balade d’une journée en moto sur les pistes menant au village banhar de Ko Katu (suivre la rivière et passer le petit pont suspendu, avant lequel il y a une belle maison banhar au grand toit pointu) et surtout, Histoire oblige, le village sedang de Kon Jari, rendu célèbre grâce à un aventurier français ; pas facile à trouver ! Il est avant Ko Katu ; une piste en terre monte à droite au milieu d’un virage de la route goudronnée (dans le virage se trouve un maison moderne avec épicerie) et on arrive sur une grande place avec une autre grande maison commune au toit pointu ; aucune indication de nom et personne n’a jamais entendu parler de Marie 1er ; dans le village, très belle grande maison en bois avec balcons, c’était peut-être le palais du roi ! Comme j’ignorais que j’étais à Kon Jari, car tous ceux à qui j’ai demandé « Kon Jari » ne parlait pas un mot de viet (plus il faut prononcer « jari » en roulant le « r » et en accentuant sur le « i ») , je me suis pris en moto pendant une heure des pistes complètement défoncées en pleine montagne, où j’ai pu constater que tous ces locaux vivent bien pauvrement, la base de la nourriture étant le manioc ; en plus, très peu parlent le viet ; retour au point de départ, où un gamin a enfin compris ce que je cherchais et m’a dit « Kon Jari ici » ; j’y étais sans le savoir !
Marie 1er, Roi des Sedang (1888-1890)
Marie-David de Mayrena était un français de Saïgon marié à une Cham et parlant couramment le viet et le cham. Il vivotait d’articles dans Le Saïgonnais et autres « bricolages ». En 1888, craignant que les siamois, poussés par les allemands, ne pénètrent du Laos dans les Hauts Plateaux, alors sous influence des missionnaires français, le Gouverneur Général a l’idée d’essayer de créer une ligue des minorités bahnar, jaraï, moï et sedang et charge de Mayrena de partir là-bas sans mission officielle pour essayer de créer cette ligue. En cas de réussite, il serait déclaré officiellement Chef de la Fédération Moï (on retrouve la même idée après 1945 avec la création de la Fédération Thaïe sous la férule de Déo Van Long à Lai Chau, cette fois-ci pour lutter contre le Vietminh).
De Myaréna arrive donc à Kon Tum en passant par Qui Nhon et An Khe et fait la tournée des tribus vêtu d’un bel uniforme, bicorne et sabre incrusté de nacre et d’or et avec un porteur d’oriflamme. Il réussit à convaincre les bahnar et rédige une Constitution de la Confédération Bahnar. Il continue avec les sedang et les jaraï (toutes ces tribus se battaient entre elles). Il réussit tellement à convaincre les sedang qu’ils le proclament roi, et de Mayréna écrit alors une 2e constitution, celle de la Confédération des Sedang, avec lui-même comme roi sous le nom de Marie 1er. Ladite constitution instaure un gouvernement avec un de ses aides français Ministre des Affaires étrangères et de la Guerre, et un père Grand Aumonier du Roi, et inclue deux articles, l’un interdisant les sacrifices humains et l’autre instaurant le catholicisme comme religion officielle du royaume. Il crée également deux décorations, l’Ordre de Sainte Marguerite pour récompenser la valeur militaire et l’Ordre du Mérite Sedang pour services rendus au roi. Il instaure également des Douanes et fait imprimer de la monnaie et des timbres-postes.
Royaume d’opérette, mais il n’empêche que de Mayrena réussit à arrêter pour un temps les guerres entre tribus, et est de ce fait remercier par les autorités françaises. Hélas pour lui, le Gouverneur Général de l'Indochine change et le nouveau n’apprécie pas du tout ce qu’il considère comme une plaisanterie. De Mayrena part en France, puis en Belgique pour essayer de trouver des appuis et surtout de l’argent par la vente de titres de son royaume, ce qui ne réussit pas. Il retourne en Indochine en bateau avec un groupe de riches jeunes belges auxquels il avait fait miroiter un eldorado mais, arrivé à Singapour, il est informé par le consul français qu’il est désormais interdit de séjour en Indochine. Obsédé par son royaume et désespéré, de Mayrena tente de se retourner vers l’empereur Guillaume 1er en lui offrant le protectorat du royaume, ce qui le fait accuser de haute trahison. Il se réfugie alors dans l’île de Tio Man en Malaisie, et meurt seul en 1890, sans doute en se piquant avec une aiguille empoisonnée. A noter que sa confédération sedang durera jusqu’en 1897, date à laquelle elle est rattachée au Protectorat français d’Indochine.
Malraux en parle beaucoup dans ses Anti-mémoires et il il voulait en faire un film.
L’après-midi, balade en moto pour l’Histoire, jusqu’à Dak To (40 km au nord sur la route No. 14), siège d’une terrible bataille pendant la guerre du Vietnam (1967) dans les collines du village de Tan Canh, où les américains avaient une base (Rocket Ridge) protégeant Kon Tum et ont laissé plus de 200 morts et 200 blessés en une demi-journée et une nuit. C’est dans les alentours qu’est mort en juin 1972 dans un accident d’hélicoptère John Paul Vann, le héros de l’excellent livre de Neil Sheehan L’Innocence perdue .
PLEIKU (province de Giai Lai)
Quel bled ! Ville moderne de grandes avenues sans un arbre. Je suis descendu à l’hôtel Dang Xua, 84 Hung Vuong ; OK sans plus (10$ la chambre) ; au coin de la rue, marché avec plusieurs restaurants de rue ; location de moto 8$ pour la journée (contact : 09 73 98 70 87).A côté, une excellente adresse : la très francophone agence Giai Lai Eco-Tourist de M. Nguyen le Hoang Anh ; ils s’occupent des guides obligatoires et permis pour visiter les villages de minorités locales, dont le village Jaraï de Plei Fun. 82 Hung Vuong St. 0593 760 898 Portable 0976 144 977 hoangpleiku2003@yahoo.com.
J’ai décidé de ne pas m’embêter avec des guides, permis, etc. (plus j’avais vraiment envie de sortir de ce trou) donc je n’ai fait que visiter l’intéressant petit musée des Minorités locales du Gia Lai. Petite balade en moto sans grand intérêt jusqu’au lac de Tnung (8 km au nord sur la route No. 14 direction Kon Tum).
BAN ME THUÔT (province de Dak Lak)
J’ai bien aimé ! Ville également moderne, mais au moins des avenues bordées d’arbres et des parcs. J’ai passé 2 nuits au grand calme à l’hôtel Bac Ma (chambre 604 super sur le toit en terrasse – 27$). Derrière l’hôtel (44 Hai Ba Trung), le petit restaurant Carrot 1 ; on y mange très bien pour pas cher et ils ont une liste interminable de cocktails de jus de fruits et de délicieuses glaces, le tout à des prix très raisonnables pour la qualité.Très fréquenté par les jeunes locaux.
Visite du superbe musée des Minorités du Dak Lak, où j’ai appris une chose étonnante : dans les années 80, de nombreux membres des minorités du Nord ont émigré dans le Dak Lak à la recherche de terres nouvelles ; on y trouve donc maintenant plus de 70 000 nung, 50 000 tay, 23 000 h’mong (ce qui explique que je suis « tombé » sur la route sur une h’mong fleurie en costume comme à Bac Ha), 15 000 dao, 15 000 muong et 17 000 thaï.
Belles balades à faire en moto (louée au très sympathique M. Phuc – 0500 859 257 et 0913 439 987). J’ai commencé par le village de Buôn Dôn (45 km au nord de BMT par la route 681), la « capitale des éléphants » célèbre pour l’adresse avec laquelle les locaux attrapent et dressent les éléphants sauvages (enfin, le peu qu’il en reste !) ; joli cadre au bord de rapides, avec balade à dos d’éléphants mais c’est plutôt un petit Disneyworld pour touristes locaux. Par contre, les chutes de Drai Sap et de Drai Nur sont très belles (30 km au sud-ouest par la route 14 puis 684 à Ea T’ling direction Dak Mâm). Il y a également de beaux parcs régionaux (Yok Don, Nam Ka), mais je n’ai pas voulu m’y embarquer vu qu’on ne sait jamais s’il faut une autorisation + guide ou non, l’office du tourisme de BMT ayant disparu (ou peut-être fermé because Tet, mais je n’ai rien trouvé à l’adresse indiquée dans les guides).
Je n’écrirais pas que ceux qui ont essayé de me décourager de faire ce voyage avaient totalement raison, mais je n’écrirais pas non plus que j’ai été enthousiasmé. Les paysages sont le plus souvent banals comparés à ceux du Nord, la déforestation effrayante, les villes plutôt moches, et rien n’est vraiment organisé pour le tourisme sauf à de rares endroits comme Buon Ma Thuôt ou Dalat. Je suis allé d’une étape à l’autre en minibus publics, je ne suis pas près de recommencer ! On a essayé de me rouler à chaque fois, et j’ai découvert une chose que j’ignorais : dans cette région au moins, pour ne pas payer les droits, ces minibus ne partent pas de la gare routière, mais du bord de la route à la sortie des villes ; il faut savoir où ! En plus, les viets ont toujours l’habitude de confondre le nom de la ville et celui de la province, donc le bus pour Plei Ku est est indiqué «Giai Lai » et non Pleiku, celui de Pleiku à Lien Son, au bord du lac Lak, « Lak » ou « Dak Lak », etc. Bonjour pour s’y retrouver !!!!
Une constatation hélas ! En tant que touriste, on a essayé de m’arnaquer dix fois par jour de Kon Tum à Da Lat (sans compter le bus de Hoi An mais là, ce n'est pas la faute de l'hôtel qui a fait la résa). C’est vraiment désolant de constater que les citoyens d’un pays qui a tant à offrir au point de vue touristique se tirent un obus dans le pied à longueur d’année !
QUY NHON
Débarqué à Quy Nhon grâce à une belle arnaque du bus que j’avais pris pour faire Hoi An-Kon Tum avec changement de bus à Quang Ngai et le chauffeur a refusé de s’y arrêter alors qu’il m’avait affirmé avant que je ne monte dans le bus qu’un arrêt y était prévu. J’ai trouvé cette station balnéaire sans grand intérêt, avec sa gigantesque esplanade de bord de mer où s’aligne une alternance de jardins et de tours-hôtels, sans un arbre (sur la plage non plus), à part au café-restaurant-terrasse de l’hôtel 4 étoiles Hoang Yen et à un autre à droite de l'hôtel. Ceci dit, je ne regrette pas car Hoi An-Kon Tum direct, ça fait 10h de route (donc je conseille plutôt de passer par Quy Nhon et d'y rester une nuit), et ça m’a permis de satisfaire ma passion de l’Histoire avec les belles tours Cham, surtout celles de Banh It, à 20 km au nord de Quy Nhon sur la route Mandarine (on les aperçoit au loin car elles sont en haut d’une colline, avec une vue magnifique de toute la région) ; 4 tours bien conservées (la plus grande a été très bien restaurée) construites fin 11e-début 12e. En plein milieu de la ville sur Tran Hung Dao, il y a aussi les belles 2 tours de Thap Dôi.
J’ai eu la chance de trouver un petit hôtel tout neuf impec, tenu par une famille très sympathique, le Ngoc Linh, dans une petite rue très calme à 50m de la plage. 12$ la single et 14 la double. Restaurant en terrasse. Pas de vélos, mais location de motos (10$ par jour). 6 Tran Van On 0563 54 66 99 ngoclinh@gmail.com.
Tout à côté sur l‘esplanade (19 Xuan Dieu), le sympathique petit restau Barbara’s, une néo-zélandaise. On y mange bien pour pas cher et elle a un dortoir avec des lits à 8$ (en plus de l’hôtel plutôt vieillot d’à côté, le Lan Anh).
Coincé because pas de bus pour le Tet, j’ai loué une voiture pour faire Qui Nhon-Kontum en passant par An Khe (Nationale 19). On monte jusqu'au plateau au milieu de paysages désolés, il est vrai que j’étais en plein dans la saison sèche. 56 km après An Khe, quitter la nationale uà Kong Dong (Mang Yang) et prendre la route Nord No. 670, qui traverse la campagne environnante de collines plus ou moins boisées (plutôt moins que plus !).
KON TUM
J’ai bien aimé son cadre avec le fleuve Dak Bla et les montagnes en arrière-plan. J’ai passé une nuit au Family Garden Hotel, derrière le Family Hotel, avec des chambres dans une maison en bois au fond d’un beau jardin ; pas cadeau (400 000 D), et pour ce prix, vous avez droit a la figure fermée de la propriétaire et la royale impolitesse du fils. Le lendemain matin, j’ai donc déménagé en face, au Bac Huong, un petit hôtel familial tenu par un charmant couple (anglais seulement). 9 chambres. Sgle/dble 13$ Tple 15$. Location de motos (10$ par jour). 196 Tran Hung Dao (en face du Family). 060 2200 424 Portable 0935 911 889 et 0905 065 278. hotelbachuong @yahoo.com.vn. Juste à côté, restau vietnamien sans prétention et pas mauvais.
Il faut voir dans Kon Tum la belle cathédrale en bois (Wooden Church) construite par les missionnaires français (très actifs dans tous les Hauts Plâteaux) en 1913. Les villages de minorités se visitent sans permis, donc balade d’une journée en moto sur les pistes menant au village banhar de Ko Katu (suivre la rivière et passer le petit pont suspendu, avant lequel il y a une belle maison banhar au grand toit pointu) et surtout, Histoire oblige, le village sedang de Kon Jari, rendu célèbre grâce à un aventurier français ; pas facile à trouver ! Il est avant Ko Katu ; une piste en terre monte à droite au milieu d’un virage de la route goudronnée (dans le virage se trouve un maison moderne avec épicerie) et on arrive sur une grande place avec une autre grande maison commune au toit pointu ; aucune indication de nom et personne n’a jamais entendu parler de Marie 1er ; dans le village, très belle grande maison en bois avec balcons, c’était peut-être le palais du roi ! Comme j’ignorais que j’étais à Kon Jari, car tous ceux à qui j’ai demandé « Kon Jari » ne parlait pas un mot de viet (plus il faut prononcer « jari » en roulant le « r » et en accentuant sur le « i ») , je me suis pris en moto pendant une heure des pistes complètement défoncées en pleine montagne, où j’ai pu constater que tous ces locaux vivent bien pauvrement, la base de la nourriture étant le manioc ; en plus, très peu parlent le viet ; retour au point de départ, où un gamin a enfin compris ce que je cherchais et m’a dit « Kon Jari ici » ; j’y étais sans le savoir !
Marie 1er, Roi des Sedang (1888-1890)
Marie-David de Mayrena était un français de Saïgon marié à une Cham et parlant couramment le viet et le cham. Il vivotait d’articles dans Le Saïgonnais et autres « bricolages ». En 1888, craignant que les siamois, poussés par les allemands, ne pénètrent du Laos dans les Hauts Plateaux, alors sous influence des missionnaires français, le Gouverneur Général a l’idée d’essayer de créer une ligue des minorités bahnar, jaraï, moï et sedang et charge de Mayrena de partir là-bas sans mission officielle pour essayer de créer cette ligue. En cas de réussite, il serait déclaré officiellement Chef de la Fédération Moï (on retrouve la même idée après 1945 avec la création de la Fédération Thaïe sous la férule de Déo Van Long à Lai Chau, cette fois-ci pour lutter contre le Vietminh).
De Myaréna arrive donc à Kon Tum en passant par Qui Nhon et An Khe et fait la tournée des tribus vêtu d’un bel uniforme, bicorne et sabre incrusté de nacre et d’or et avec un porteur d’oriflamme. Il réussit à convaincre les bahnar et rédige une Constitution de la Confédération Bahnar. Il continue avec les sedang et les jaraï (toutes ces tribus se battaient entre elles). Il réussit tellement à convaincre les sedang qu’ils le proclament roi, et de Mayréna écrit alors une 2e constitution, celle de la Confédération des Sedang, avec lui-même comme roi sous le nom de Marie 1er. Ladite constitution instaure un gouvernement avec un de ses aides français Ministre des Affaires étrangères et de la Guerre, et un père Grand Aumonier du Roi, et inclue deux articles, l’un interdisant les sacrifices humains et l’autre instaurant le catholicisme comme religion officielle du royaume. Il crée également deux décorations, l’Ordre de Sainte Marguerite pour récompenser la valeur militaire et l’Ordre du Mérite Sedang pour services rendus au roi. Il instaure également des Douanes et fait imprimer de la monnaie et des timbres-postes.
Royaume d’opérette, mais il n’empêche que de Mayrena réussit à arrêter pour un temps les guerres entre tribus, et est de ce fait remercier par les autorités françaises. Hélas pour lui, le Gouverneur Général de l'Indochine change et le nouveau n’apprécie pas du tout ce qu’il considère comme une plaisanterie. De Mayrena part en France, puis en Belgique pour essayer de trouver des appuis et surtout de l’argent par la vente de titres de son royaume, ce qui ne réussit pas. Il retourne en Indochine en bateau avec un groupe de riches jeunes belges auxquels il avait fait miroiter un eldorado mais, arrivé à Singapour, il est informé par le consul français qu’il est désormais interdit de séjour en Indochine. Obsédé par son royaume et désespéré, de Mayrena tente de se retourner vers l’empereur Guillaume 1er en lui offrant le protectorat du royaume, ce qui le fait accuser de haute trahison. Il se réfugie alors dans l’île de Tio Man en Malaisie, et meurt seul en 1890, sans doute en se piquant avec une aiguille empoisonnée. A noter que sa confédération sedang durera jusqu’en 1897, date à laquelle elle est rattachée au Protectorat français d’Indochine.
Malraux en parle beaucoup dans ses Anti-mémoires et il il voulait en faire un film.
L’après-midi, balade en moto pour l’Histoire, jusqu’à Dak To (40 km au nord sur la route No. 14), siège d’une terrible bataille pendant la guerre du Vietnam (1967) dans les collines du village de Tan Canh, où les américains avaient une base (Rocket Ridge) protégeant Kon Tum et ont laissé plus de 200 morts et 200 blessés en une demi-journée et une nuit. C’est dans les alentours qu’est mort en juin 1972 dans un accident d’hélicoptère John Paul Vann, le héros de l’excellent livre de Neil Sheehan L’Innocence perdue .
PLEIKU (province de Giai Lai)
Quel bled ! Ville moderne de grandes avenues sans un arbre. Je suis descendu à l’hôtel Dang Xua, 84 Hung Vuong ; OK sans plus (10$ la chambre) ; au coin de la rue, marché avec plusieurs restaurants de rue ; location de moto 8$ pour la journée (contact : 09 73 98 70 87).A côté, une excellente adresse : la très francophone agence Giai Lai Eco-Tourist de M. Nguyen le Hoang Anh ; ils s’occupent des guides obligatoires et permis pour visiter les villages de minorités locales, dont le village Jaraï de Plei Fun. 82 Hung Vuong St. 0593 760 898 Portable 0976 144 977 hoangpleiku2003@yahoo.com.
J’ai décidé de ne pas m’embêter avec des guides, permis, etc. (plus j’avais vraiment envie de sortir de ce trou) donc je n’ai fait que visiter l’intéressant petit musée des Minorités locales du Gia Lai. Petite balade en moto sans grand intérêt jusqu’au lac de Tnung (8 km au nord sur la route No. 14 direction Kon Tum).
BAN ME THUÔT (province de Dak Lak)
J’ai bien aimé ! Ville également moderne, mais au moins des avenues bordées d’arbres et des parcs. J’ai passé 2 nuits au grand calme à l’hôtel Bac Ma (chambre 604 super sur le toit en terrasse – 27$). Derrière l’hôtel (44 Hai Ba Trung), le petit restaurant Carrot 1 ; on y mange très bien pour pas cher et ils ont une liste interminable de cocktails de jus de fruits et de délicieuses glaces, le tout à des prix très raisonnables pour la qualité.Très fréquenté par les jeunes locaux.
Visite du superbe musée des Minorités du Dak Lak, où j’ai appris une chose étonnante : dans les années 80, de nombreux membres des minorités du Nord ont émigré dans le Dak Lak à la recherche de terres nouvelles ; on y trouve donc maintenant plus de 70 000 nung, 50 000 tay, 23 000 h’mong (ce qui explique que je suis « tombé » sur la route sur une h’mong fleurie en costume comme à Bac Ha), 15 000 dao, 15 000 muong et 17 000 thaï.
Belles balades à faire en moto (louée au très sympathique M. Phuc – 0500 859 257 et 0913 439 987). J’ai commencé par le village de Buôn Dôn (45 km au nord de BMT par la route 681), la « capitale des éléphants » célèbre pour l’adresse avec laquelle les locaux attrapent et dressent les éléphants sauvages (enfin, le peu qu’il en reste !) ; joli cadre au bord de rapides, avec balade à dos d’éléphants mais c’est plutôt un petit Disneyworld pour touristes locaux. Par contre, les chutes de Drai Sap et de Drai Nur sont très belles (30 km au sud-ouest par la route 14 puis 684 à Ea T’ling direction Dak Mâm). Il y a également de beaux parcs régionaux (Yok Don, Nam Ka), mais je n’ai pas voulu m’y embarquer vu qu’on ne sait jamais s’il faut une autorisation + guide ou non, l’office du tourisme de BMT ayant disparu (ou peut-être fermé because Tet, mais je n’ai rien trouvé à l’adresse indiquée dans les guides).
Voyage d'un mois en Inde du Nord à petit budget English translation pending
Bonjour,
voilà je me renseigne maintenant sur les possibilités d'un voyage sac à dos en inde du nord...
Est ce que partir environ un mois visiter le nord de l'Inde avec un budget disons de 500 euros c'est possible ? (je compte pas le billet d'avion)
En arrivant à Delhi et faire un parcours jusqu'à Varanasi...puis revenir à Delhi...
Puis quelle est la meilleure période pour partir là bas ?
Des avis, des témoignages, des conseils...je prend tout !!!
Pour l'instant je n'ai rien de précis en tête, juste des rêves...
voilà je me renseigne maintenant sur les possibilités d'un voyage sac à dos en inde du nord...
Est ce que partir environ un mois visiter le nord de l'Inde avec un budget disons de 500 euros c'est possible ? (je compte pas le billet d'avion)
En arrivant à Delhi et faire un parcours jusqu'à Varanasi...puis revenir à Delhi...
Puis quelle est la meilleure période pour partir là bas ?
Des avis, des témoignages, des conseils...je prend tout !!!
Pour l'instant je n'ai rien de précis en tête, juste des rêves...
Pourquoi nous devrions tous parler anglais English translation pending
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
Situation en Égypte: voyager en sécurité? English translation pending
Bonsoir
je voulais savoir si on pouvait voyager en sécurité en ce moment vus les faits qui se passe au caire merci
je voulais savoir si on pouvait voyager en sécurité en ce moment vus les faits qui se passe au caire merci
10 jours d'Automne à New York English translation pending
JEUDI 8 NOVEMBRE
Et bien voilà ça y est c'est fait, les vacances à New-York tant espérées sont passées ! Novembre... quel choix hasardeux... Sandy, la neige ! J'avais tout imaginé pour cette saison mais pas ça ! Nous sommes arrivés 10 jours après Sandy et le lendemain de la tempête de neige. Jusqu'au dernier moment j'ai cru recevoir un mail d'Air France me disant qu'en raison de la neige blablabla... et puis non, nous avons décollés Le jeudi 8 Novembre au matin, un vol durant lequel nous avons été pas mal secoués mais qui est arrivé sur les pistes de JFK, encore cernées de neige, sans encombres. Les chasses-neige étaient encore là mais nos amis Américains avaient été réactifs ! 🙂 Un passage d'immigration comme on en rêvait : la queue certes mais une organisation rodée et un officier qui n'a posé aucune question ! Idem à la douane !
Nous avons emprunté le Super Shuttle pour aller jusqu'à l'hôtel, 19$ par personne :
https://reservations.supershuttle.com/...x?content=bookonline
Le chauffeur nous a un peu parlé de l'ouragan, décrivant quelque chose d'absolument incroyable. Il nous a montré une file d'attente impressionnante (que nous pensions être un bouchon de trafic) qui était la queue pour l'essence 😕 Premier effet Sandy. Nous serons les seconds déposés, au Novotel Times Square. Rien à dire sur l'hôtel, c'est un Novotel avec le service qui va avec, pas donné mais extrêmement bien situé pour le coup ! Ce n'était pas ce que nous avions prévu au départ, seulement quelques jours avant notre départ l'hôtel réservé dans la 28th rue était dans le noir... Donc changement de plan, on a "mangé" un peu le budget achats et on est remonté vers la lumière... Et quelle lumière ! 32ème étage vue Times Square, c'est cliché et en même temps c'est tellement New-York finalement 😉 On s'en n'est pas lassé de la vue. Après un rapide Check-in nous avons couru vers Central Park pour le voir sous la neige ! Petite déception sur ce coup là : chat échaudé craint l'eau froide et le parc avait été fermé par précaution 😕 Deuxième effet Sandy ! Nous avons quand même fait notre petit tour à l'extérieur de l'enceinte avant de gagner la 5ème avenue et sa foule grouillante ! Petite balade vers St Patrick Cathedrale (complètement sous les échafaudages ! Damned !!) puis Rockfeller Center, Times square et enfin hôtel. Dodo à 19h15 😛
VENDREDI 9 NOVEMBRE
Mon petit planning prévoyait Statue de la liberté et Ellis Island ce matin là, car nous serions réveillés tôt... décidément ça commencait mal ! Les sites sont fermés suite au passage de Sandy (Euh Sandy tu commences à nous gonfler là hein...!) et jusqu'à nouvel ordre. Trêve de plaisanterie sur Sandy, n'empêche que si son passage en centre ville ne se voit pas trop (à par arbres ou branches à terre dans Central Park), un rapide coup d'oeil à la télé suffit pour se rendre compte de l'ampleur du phénomène sur les zones côtières ! Jusqu'à la fin de notre séjour, certains quartiers seront encore sans eau, sans électricité, sans métro. Des lignes de train sont complètement dévastées. A la place de Miss Liberty ce sera donc balade dans Central park sud, avec le soleil et surtout encore un petit peu de neige. J'ai lu quelques fois ici que Central Park ne valait pas forcément le coup d'y passer beaucoup de temps en cette saison, et bien pour le coup moi j'ai trouvé ça superbe ! Avec le soleil et les couleurs d'Automne sur les arbres, c'était vraiment sympa 🙂 En plus le matin assez tôt il n'y a pas trop de monde, c'est agréable. Nous sommes allés jusqu'à Bethesda Fountain en passant par la fameuse allée d'arbres vues dans tant de films, puis nous avons fait le tour de The Lake avant de redescendre vers Strawberry Fields. En dehors du fait que ce lieu de recueillement est assez simple (juste la rosace au sol), il y a plein de monde et prendre la rosace en photo sans un touriste dessus tient du miracle. Donc arrêt rapide et nous continuons la balade. Nous passerons vers la patinoire avant d'aller voir The Pond puis de sortir du parc.
Comme le ciel est clair et que nous ne sommes pas loin, nous nous dirigeons vers le Top Of The Rock. Il m'est revenu en tête un post de Pong sur le Top of the Rock à midi 😉 C'est à cette heure là que nous achèterons nos billets, pour une montée un peu avant 12h30. J'ai été surprise d'avoir à attendre pour monter alors qu'en Juillet ça n'avait pas été le cas, comme quoi la saison hein... 🙂 Une fois en haut, il faut bien admettre que c'est surtout la vue côté Central Park qui vaut le coup car on a le soleil dans le dos. Le côté Empire State Building est donc à contre-jour, c'est très joli sur place, un peu moins cool pour les photos 😉 Mais bon pas de regrets, pour ma part je connaissais déjà mais mon mari a découvert et a été ravi. Nous avons mangé dans un truc de restauration rapide à Rockfeller Center :
http://www.tritipgrill.com/#/home
Contre toute attente c'était bon, pas léger pour un sou mais la viande était bonne !
Le reste de l'après-midi a été consacré au quartier de Bryant Park (où une seconde patinoire est installée). Petit tour du parc, passage devant le Grace Building et sa forme incroyable, NY Public Library puis le fameux Chrysler Building qu'on adore 😉 Sur le retour nous sommes allés voir le hall de la gare de Grand central Terminal. Quelle surprise d'y trouver un magasin Apple sur une esplanade même pas fermée ! La nuit est tombée et nous nous sommes redirigés vers Times Square et le magasin Disney a profité de la première sortie de notre carte bleue 😉 Ce soir là encore, nous n'avons pas fait long feu et c'est un des nombreux magasins Duane Reade (ouvert 24h/24) qui nous a nourris !
Et bien voilà ça y est c'est fait, les vacances à New-York tant espérées sont passées ! Novembre... quel choix hasardeux... Sandy, la neige ! J'avais tout imaginé pour cette saison mais pas ça ! Nous sommes arrivés 10 jours après Sandy et le lendemain de la tempête de neige. Jusqu'au dernier moment j'ai cru recevoir un mail d'Air France me disant qu'en raison de la neige blablabla... et puis non, nous avons décollés Le jeudi 8 Novembre au matin, un vol durant lequel nous avons été pas mal secoués mais qui est arrivé sur les pistes de JFK, encore cernées de neige, sans encombres. Les chasses-neige étaient encore là mais nos amis Américains avaient été réactifs ! 🙂 Un passage d'immigration comme on en rêvait : la queue certes mais une organisation rodée et un officier qui n'a posé aucune question ! Idem à la douane !
Nous avons emprunté le Super Shuttle pour aller jusqu'à l'hôtel, 19$ par personne :
https://reservations.supershuttle.com/...x?content=bookonline
Le chauffeur nous a un peu parlé de l'ouragan, décrivant quelque chose d'absolument incroyable. Il nous a montré une file d'attente impressionnante (que nous pensions être un bouchon de trafic) qui était la queue pour l'essence 😕 Premier effet Sandy. Nous serons les seconds déposés, au Novotel Times Square. Rien à dire sur l'hôtel, c'est un Novotel avec le service qui va avec, pas donné mais extrêmement bien situé pour le coup ! Ce n'était pas ce que nous avions prévu au départ, seulement quelques jours avant notre départ l'hôtel réservé dans la 28th rue était dans le noir... Donc changement de plan, on a "mangé" un peu le budget achats et on est remonté vers la lumière... Et quelle lumière ! 32ème étage vue Times Square, c'est cliché et en même temps c'est tellement New-York finalement 😉 On s'en n'est pas lassé de la vue. Après un rapide Check-in nous avons couru vers Central Park pour le voir sous la neige ! Petite déception sur ce coup là : chat échaudé craint l'eau froide et le parc avait été fermé par précaution 😕 Deuxième effet Sandy ! Nous avons quand même fait notre petit tour à l'extérieur de l'enceinte avant de gagner la 5ème avenue et sa foule grouillante ! Petite balade vers St Patrick Cathedrale (complètement sous les échafaudages ! Damned !!) puis Rockfeller Center, Times square et enfin hôtel. Dodo à 19h15 😛
VENDREDI 9 NOVEMBRE
Mon petit planning prévoyait Statue de la liberté et Ellis Island ce matin là, car nous serions réveillés tôt... décidément ça commencait mal ! Les sites sont fermés suite au passage de Sandy (Euh Sandy tu commences à nous gonfler là hein...!) et jusqu'à nouvel ordre. Trêve de plaisanterie sur Sandy, n'empêche que si son passage en centre ville ne se voit pas trop (à par arbres ou branches à terre dans Central Park), un rapide coup d'oeil à la télé suffit pour se rendre compte de l'ampleur du phénomène sur les zones côtières ! Jusqu'à la fin de notre séjour, certains quartiers seront encore sans eau, sans électricité, sans métro. Des lignes de train sont complètement dévastées. A la place de Miss Liberty ce sera donc balade dans Central park sud, avec le soleil et surtout encore un petit peu de neige. J'ai lu quelques fois ici que Central Park ne valait pas forcément le coup d'y passer beaucoup de temps en cette saison, et bien pour le coup moi j'ai trouvé ça superbe ! Avec le soleil et les couleurs d'Automne sur les arbres, c'était vraiment sympa 🙂 En plus le matin assez tôt il n'y a pas trop de monde, c'est agréable. Nous sommes allés jusqu'à Bethesda Fountain en passant par la fameuse allée d'arbres vues dans tant de films, puis nous avons fait le tour de The Lake avant de redescendre vers Strawberry Fields. En dehors du fait que ce lieu de recueillement est assez simple (juste la rosace au sol), il y a plein de monde et prendre la rosace en photo sans un touriste dessus tient du miracle. Donc arrêt rapide et nous continuons la balade. Nous passerons vers la patinoire avant d'aller voir The Pond puis de sortir du parc.
Comme le ciel est clair et que nous ne sommes pas loin, nous nous dirigeons vers le Top Of The Rock. Il m'est revenu en tête un post de Pong sur le Top of the Rock à midi 😉 C'est à cette heure là que nous achèterons nos billets, pour une montée un peu avant 12h30. J'ai été surprise d'avoir à attendre pour monter alors qu'en Juillet ça n'avait pas été le cas, comme quoi la saison hein... 🙂 Une fois en haut, il faut bien admettre que c'est surtout la vue côté Central Park qui vaut le coup car on a le soleil dans le dos. Le côté Empire State Building est donc à contre-jour, c'est très joli sur place, un peu moins cool pour les photos 😉 Mais bon pas de regrets, pour ma part je connaissais déjà mais mon mari a découvert et a été ravi. Nous avons mangé dans un truc de restauration rapide à Rockfeller Center :
http://www.tritipgrill.com/#/home
Contre toute attente c'était bon, pas léger pour un sou mais la viande était bonne !
Le reste de l'après-midi a été consacré au quartier de Bryant Park (où une seconde patinoire est installée). Petit tour du parc, passage devant le Grace Building et sa forme incroyable, NY Public Library puis le fameux Chrysler Building qu'on adore 😉 Sur le retour nous sommes allés voir le hall de la gare de Grand central Terminal. Quelle surprise d'y trouver un magasin Apple sur une esplanade même pas fermée ! La nuit est tombée et nous nous sommes redirigés vers Times Square et le magasin Disney a profité de la première sortie de notre carte bleue 😉 Ce soir là encore, nous n'avons pas fait long feu et c'est un des nombreux magasins Duane Reade (ouvert 24h/24) qui nous a nourris !
Arnaque à la location de voiture English translation pending
“ Escroquerie à la location de voitures via Rentallcars ”
Bonjour.
Je suis victime d'une escroquerie à la location de véhicule chez ALAMO via RENTALLCARS, je veux tout simplement prévenir : méfiez vous et si possible :
1- Utilisez un loueur peut-être apparement plus cher mais connu.
2- Ne payez pas via internet le solde de votre location.
3- N'acceptez jamais un quelconque changement d'option ou de véhicule sur place !
4-Voici mon histoire :
Réservation en ligne d'un véhicule à Seattle WA pour 26 jours. Paiement total de la location éffectué 72 heures avant le départ ( soit-disant obligatoire ): environ 1125 USD.
Sur place, on me propose un autre véhicule plus gros pour 45 USD de plus " tout compris " et bètement j'accepte.
26 jours plus tard, je rends ledit véhicule, sans avoir eu aucun pb et avec le plein de carburant.
De retour chez moi, je constate un prélèvement du même montant soit 1125 USD !
Contact pris avec Rentallcars qui m'explique très poliment, que je n'avais pas payé toutes les options ! Je vais donc porter plainte.
DGasquet
Je suis victime d'une escroquerie à la location de véhicule chez ALAMO via RENTALLCARS, je veux tout simplement prévenir : méfiez vous et si possible :
1- Utilisez un loueur peut-être apparement plus cher mais connu.
2- Ne payez pas via internet le solde de votre location.
3- N'acceptez jamais un quelconque changement d'option ou de véhicule sur place !
4-Voici mon histoire :
Réservation en ligne d'un véhicule à Seattle WA pour 26 jours. Paiement total de la location éffectué 72 heures avant le départ ( soit-disant obligatoire ): environ 1125 USD.
Sur place, on me propose un autre véhicule plus gros pour 45 USD de plus " tout compris " et bètement j'accepte.
26 jours plus tard, je rends ledit véhicule, sans avoir eu aucun pb et avec le plein de carburant.
De retour chez moi, je constate un prélèvement du même montant soit 1125 USD !
Contact pris avec Rentallcars qui m'explique très poliment, que je n'avais pas payé toutes les options ! Je vais donc porter plainte.
DGasquet
Votre avis sur notre itinéraire dans l'Ouest, sud de la Californie, Arizona, Texas et Nouveau-Mexique? English translation pending
Bonjour Amis du Forum,
Après une infidélité dans l'est l'année passée, nous avons décidé de repartir dans l'Ouest en mars 2013. Merci à Zitounet pour son carnet de voyage qui est arrivé au moment où nous ébauchions notre itinéraire. Merci d'avance pour vos suggestions.
voici ce que nous avons prévu :
13/03 Départ de CDG avec Air France pour Los Angeles - arrivée à 14h20, prise de la voiture et route vers San Diego SAN DIEGO>>>125ml>>>2h
14-15/03 Visite de San Diego
6/03 San Diego>>Imperia Dunes>>Yuma visite de la prison>>> nuit à AJO>>>>321ml>>> 5h15
17/03 Visite d'ORGAN PIPE>>fin d'après midi direction Tucson>>>nuit à Tucson>>>125 ml>>2h15
18/03 Arizona Desert Museum>>Sagaro Park west>>>nuit à Tucson
19/03 Sabino Canyon après midi direction>>Tombstone>>>Bisbee>>>nuit à Bisbee >>>102ml>>>2h15
20/03 Bisbee>>Chiricahua NM>>>Deming>>>nuit à Deming >>>189ml>>>3h15
21/03 Deming>>ORGAN MOUNTAIN>>>Las Cruces>>>>nuit à Las Cruces>>>>338>>>5h30
22/03 Journée étape : Las Cruces>>Terlingua>>Big Bend NP>>>nuit à Big Bend>>>>>299>>>3h45
23/03 BIG BEND
24/03 BIG BEND NP>>>Nuit à Marathon
25/03 Marathon>>FORT DAVIS>>GUADALUP MOUNTAINS>>>Carlsbad>>>nuit à Carlsbad cav.>>> 242ml>>>4h15
26/03 Visite de CARLSBAD CAVERNS>>>Cloudcroft>>>nuit à Cloudcroft>>>>>147ml>>>3h
27/03 Cloudcroft>>>WHITESANDS>>>Alamogordo>>>nuit à Alamogordo>>><225ml>>>5h
28/03 SPACE CENTER>>>Ruidoso>>>Alamogordo>>>nuit à Alamogordo
29/03 Alamogordo>>>PETROGLYPH NM>>>Albuquerque>>>nuit à Albuquerque>>>219 ml>>>4h
30/03 Albuquerque>>>EL MORRO>>>Grants>>>nuit à Grants>>><>>>118ml>>>2h
31/03 Grants>>>EL MALPAIS>>>Abq>>>nuit à Albuquerque>>>138ml>>>2h30
01/04 Albuquerque >>SANDIA PEAK>>TURQUOISE TRAIL>>Santa Fe>>nuit à Santa Fe>>>83 ml>>>2h15
02/04 Santa Fe>>TAOS PUEBLO>>ENCHANTED CIRCLE>>Taos>>>nuit à Taos>>173ml>>>4h
03/04 Taos>>bandelier nm>>WHITE ROCK>>la Jemez springs>>Cuba>>>nuit à Cuba>>>169ml>>>3h30
04/04 Cuba>>CHACO CULTURE NHP>>Farmington>>>nuit à Farmington>73ml>>>2h
05/04 AZTEC RUINS M>>BISTI BADLANDS>>Farmington>>>nuit à Farmington
06/04 Journée étape : Farmington>>>Payson>>>nuit à Payson>>>311ml>>>5h45
07/04 Payson>>TONTO NM>>APACHE TRAIL>>GLOBE>>Phoenix>>nuit à Phoenix>>>140ml>>>3h
08/04 Phoenix >>JOSHUA TREE>>>nuit à proximité>>>241ml>>>3h45
09/04 Joshua tree>>Pioneertown>>Indian Canyon
10/04
11/04 route vers CHerry Valley nuit à>>>>Cherry Valley
12/04 Cherry Valley>>LAX>>>>départ pour Paris à 16h
Qu'en pensez-vous ? Nous n'allons pas au canyon de Chelly ni à Petrified Forrest déjà vus en 2009
Si vous avez de bonnes adresses pour les hôtels, je suis preneuse Merci Dany
Après une infidélité dans l'est l'année passée, nous avons décidé de repartir dans l'Ouest en mars 2013. Merci à Zitounet pour son carnet de voyage qui est arrivé au moment où nous ébauchions notre itinéraire. Merci d'avance pour vos suggestions.
voici ce que nous avons prévu :
13/03 Départ de CDG avec Air France pour Los Angeles - arrivée à 14h20, prise de la voiture et route vers San Diego SAN DIEGO>>>125ml>>>2h
14-15/03 Visite de San Diego
6/03 San Diego>>Imperia Dunes>>Yuma visite de la prison>>> nuit à AJO>>>>321ml>>> 5h15
17/03 Visite d'ORGAN PIPE>>fin d'après midi direction Tucson>>>nuit à Tucson>>>125 ml>>2h15
18/03 Arizona Desert Museum>>Sagaro Park west>>>nuit à Tucson
19/03 Sabino Canyon après midi direction>>Tombstone>>>Bisbee>>>nuit à Bisbee >>>102ml>>>2h15
20/03 Bisbee>>Chiricahua NM>>>Deming>>>nuit à Deming >>>189ml>>>3h15
21/03 Deming>>ORGAN MOUNTAIN>>>Las Cruces>>>>nuit à Las Cruces>>>>338>>>5h30
22/03 Journée étape : Las Cruces>>Terlingua>>Big Bend NP>>>nuit à Big Bend>>>>>299>>>3h45
23/03 BIG BEND
24/03 BIG BEND NP>>>Nuit à Marathon
25/03 Marathon>>FORT DAVIS>>GUADALUP MOUNTAINS>>>Carlsbad>>>nuit à Carlsbad cav.>>> 242ml>>>4h15
26/03 Visite de CARLSBAD CAVERNS>>>Cloudcroft>>>nuit à Cloudcroft>>>>>147ml>>>3h
27/03 Cloudcroft>>>WHITESANDS>>>Alamogordo>>>nuit à Alamogordo>>><225ml>>>5h
28/03 SPACE CENTER>>>Ruidoso>>>Alamogordo>>>nuit à Alamogordo
29/03 Alamogordo>>>PETROGLYPH NM>>>Albuquerque>>>nuit à Albuquerque>>>219 ml>>>4h
30/03 Albuquerque>>>EL MORRO>>>Grants>>>nuit à Grants>>><>>>118ml>>>2h
31/03 Grants>>>EL MALPAIS>>>Abq>>>nuit à Albuquerque>>>138ml>>>2h30
01/04 Albuquerque >>SANDIA PEAK>>TURQUOISE TRAIL>>Santa Fe>>nuit à Santa Fe>>>83 ml>>>2h15
02/04 Santa Fe>>TAOS PUEBLO>>ENCHANTED CIRCLE>>Taos>>>nuit à Taos>>173ml>>>4h
03/04 Taos>>bandelier nm>>WHITE ROCK>>la Jemez springs>>Cuba>>>nuit à Cuba>>>169ml>>>3h30
04/04 Cuba>>CHACO CULTURE NHP>>Farmington>>>nuit à Farmington>73ml>>>2h
05/04 AZTEC RUINS M>>BISTI BADLANDS>>Farmington>>>nuit à Farmington
06/04 Journée étape : Farmington>>>Payson>>>nuit à Payson>>>311ml>>>5h45
07/04 Payson>>TONTO NM>>APACHE TRAIL>>GLOBE>>Phoenix>>nuit à Phoenix>>>140ml>>>3h
08/04 Phoenix >>JOSHUA TREE>>>nuit à proximité>>>241ml>>>3h45
09/04 Joshua tree>>Pioneertown>>Indian Canyon
10/04
11/04 route vers CHerry Valley nuit à>>>>Cherry Valley
12/04 Cherry Valley>>LAX>>>>départ pour Paris à 16h
Qu'en pensez-vous ? Nous n'allons pas au canyon de Chelly ni à Petrified Forrest déjà vus en 2009
Si vous avez de bonnes adresses pour les hôtels, je suis preneuse Merci Dany
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka
Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge
Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !
Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes
Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba
Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva
Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or
Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry
Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia
Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon
L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro
Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7
En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7

En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Mon expérience Malgache English translation pending
Revenant d'un séjour(où je n'ai eu pas de bol) de 5 jours dans la capitale Malgache j'aimerais faire part de mon expérience aux internautes qui prévoient d'y séjourner dans un futur proche.
A peine débarqués d'un vol UU mes amis et moi sommes mis au parfum par la police des frontières.Une dame venant à notre rencontre nous demande nos billets retour, les fiches d'immigration, les passeports plus 15000 ariary par pax pour que ça aille plus vite.Le vol étant à moitié rempli nous refusons et préférons attendre notre tour.Mais la dame décide persévérer et nous explique ses conditions difficiles espérant nous attrister puis finit par abandonner face notre inflexibilité.
Arrivés au niveau des douanes nous sommes accueillis par les grands sourires des agents nous demandant d'ouvrir les valises.Son attention se porte sur la vingtaine de livres que j'ai emmené pour les offrir à la directrice du collège de France pour ses élèves.Je lui explique que ces livres sont destinés aux enfants puis il me répond qui lui aussi il a des enfants et me demande un "petit café" de 20000 ariary comme "aide humanitaire". Face à mon refus il me menace d'une confiscation des livres et face à ce chantage je lui demande de me dresser un procès verbal avec son nom d'agent.....il finit aussi par laisser tomber.
Le soir après un repas bien copieux au Louvres je décide de laisser mes amis au restaurant pour rentrer à l'hôtel Colbert se trouvant à deux minutes à pied.Le guide et ami de mes compagnons de voyage décide de m'accompagner malgré tout pour des raisons de sécurité.Nous sommes abordés par 3 policiers qui nous demande la carte d'identité et mon passeport sauf que je n'avais que sa photocopie(j'ai déjà perdu mon passeport de part le passé). Et c'est à ce moment que tout s'enclenche:
- Le policier:"Monsieur vous n'avez pas vos papiers veuillez nous accompagner au poste de police pour une garde à vue de 24h". - Moi :" l'hôtel se trouve juste à côté donnez moi 2 minutes pour que je vous le ramène" - Le policier :" vous n'avez pas vos papiers vous êtes hors la loi et la loi c'est la garde à vue". - Moi:"c'est un peu disproportionné vous ne trouvez pas????je reconnais de ne pas être en règle aussi pour vous prouver ma bonne foi et afin de régulariser cette situation je vous demande juste 2 minutes le temps que je le prenne à l'hôtel" - Le policier : "pas question vous nous suivez au poste de police" qui se trouve au fond d'une ruelle sombre. - Mon guide et ami: "s'il va au poste de police je viens avec lui" - Le policier :"non vous vous restez à l'écart car ça ne vous regarde pas". - Le guide:"non je ne le laisserai pas tomber" Le policier me bouscule me forçant presque à descendre cette rue et finit par me mettre à distance de mon ami , de mon côté je suis en plein cauchemar et n'ose imaginer à quoi ressemblent les prisons Malgaches. - Le policier:"pour que nous oublions l'affaire vous nous donnez 200 000 ariary" - Moi : "c' est trop je ne les ai pas sur moi" - le policier:" ok pour 120 000 tout de suite" J'appelle mes amis qui sont encore au restaurant sauf que le policier me l'interdit mais je leurs fais croire que mes amis vont m'apporter de quoi leur payer. - Le guide:"Fred tu ne paies rien du tout je suis témoin de leur corruption" S'ensuit d'une dispute entre le guide et les policiers.Mes amis finissent par arriver l'un d'eux rentre à l'hôtel pour récupérer mon passeport et le présente aux policiers qui ne veulent rien entendre car omnibulés par l'appât du gain. - Moi: "voilà de toute façon j'ai régularisé ma situation, je reconnais mon erreur de ne pas vous avoir présenté mon passeport au moment de l'interpellation maintenant nous rentrons à l'hôtel si vous ne voulez pas me rendre le passeport c'est une détention abusive de pièce administrative et au cas où vous changez d'avis vous n'aurez qu'à le déposer à l'hôtel en tout cas je ne vous donnerez pas un sous, mes amis sont témoin de votre tentative de corruption" En nous dirigeant vers l'hôtel le policier finit par céder et c'est discrètement qu'il remet au guide mon passeport.
Conclusion:pour ceux ou celles qui se rendent à Tananarive pour la première fois ayez toujours un passeport sur vous pour éviter d'avoir affaire à ces policiers véreux qui continuent d'extorquer les touristes qui par peur se font plumer.
- Le policier:"Monsieur vous n'avez pas vos papiers veuillez nous accompagner au poste de police pour une garde à vue de 24h". - Moi :" l'hôtel se trouve juste à côté donnez moi 2 minutes pour que je vous le ramène" - Le policier :" vous n'avez pas vos papiers vous êtes hors la loi et la loi c'est la garde à vue". - Moi:"c'est un peu disproportionné vous ne trouvez pas????je reconnais de ne pas être en règle aussi pour vous prouver ma bonne foi et afin de régulariser cette situation je vous demande juste 2 minutes le temps que je le prenne à l'hôtel" - Le policier : "pas question vous nous suivez au poste de police" qui se trouve au fond d'une ruelle sombre. - Mon guide et ami: "s'il va au poste de police je viens avec lui" - Le policier :"non vous vous restez à l'écart car ça ne vous regarde pas". - Le guide:"non je ne le laisserai pas tomber" Le policier me bouscule me forçant presque à descendre cette rue et finit par me mettre à distance de mon ami , de mon côté je suis en plein cauchemar et n'ose imaginer à quoi ressemblent les prisons Malgaches. - Le policier:"pour que nous oublions l'affaire vous nous donnez 200 000 ariary" - Moi : "c' est trop je ne les ai pas sur moi" - le policier:" ok pour 120 000 tout de suite" J'appelle mes amis qui sont encore au restaurant sauf que le policier me l'interdit mais je leurs fais croire que mes amis vont m'apporter de quoi leur payer. - Le guide:"Fred tu ne paies rien du tout je suis témoin de leur corruption" S'ensuit d'une dispute entre le guide et les policiers.Mes amis finissent par arriver l'un d'eux rentre à l'hôtel pour récupérer mon passeport et le présente aux policiers qui ne veulent rien entendre car omnibulés par l'appât du gain. - Moi: "voilà de toute façon j'ai régularisé ma situation, je reconnais mon erreur de ne pas vous avoir présenté mon passeport au moment de l'interpellation maintenant nous rentrons à l'hôtel si vous ne voulez pas me rendre le passeport c'est une détention abusive de pièce administrative et au cas où vous changez d'avis vous n'aurez qu'à le déposer à l'hôtel en tout cas je ne vous donnerez pas un sous, mes amis sont témoin de votre tentative de corruption" En nous dirigeant vers l'hôtel le policier finit par céder et c'est discrètement qu'il remet au guide mon passeport.
Conclusion:pour ceux ou celles qui se rendent à Tananarive pour la première fois ayez toujours un passeport sur vous pour éviter d'avoir affaire à ces policiers véreux qui continuent d'extorquer les touristes qui par peur se font plumer.
USA Côte ouest English translation pending
Voici le carnet de voyage rédigé pendant l'été 2010. Ce carnet a été alimenté au fur et à mesure du séjour et n'a pas été retouché.
Pour ce voyage, nous étions 3 familles de 5 personnes même si certaines parties n'ont pas été communes.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
Pas de révolution en Grèce English translation pending
Kalimera a tous les aspirants voyageurs,
je suis en Grece depuis un mois, Athenes et la Crete, et je vois que tout va bien, la vie y est bien douce, pas de revolution dans l'air... il y fait tres beau, on se baigne... je me demande juste ou sont les touristes ??? aucun a l'horizon.....
les francais et tous les autres europeens bouderaient ils ce beau pays, qui fait, jusqu'a preuve du contraire, partie de l'Europe ?
Je m'interroge... pourquoi ne pas venir ici ?? moins loin que la Thailande... tout le monde parle anglais ou francais, la vie n'est pas tres chere, voire carrement moins chere qu'en France, partout des hotels entre 25 et 35 euros pour 2 (20 euros pour une personne seule)...
Qu'en pensez vous chers amis voyageurs ?
Anne
je suis en Grece depuis un mois, Athenes et la Crete, et je vois que tout va bien, la vie y est bien douce, pas de revolution dans l'air... il y fait tres beau, on se baigne... je me demande juste ou sont les touristes ??? aucun a l'horizon.....
les francais et tous les autres europeens bouderaient ils ce beau pays, qui fait, jusqu'a preuve du contraire, partie de l'Europe ?
Je m'interroge... pourquoi ne pas venir ici ?? moins loin que la Thailande... tout le monde parle anglais ou francais, la vie n'est pas tres chere, voire carrement moins chere qu'en France, partout des hotels entre 25 et 35 euros pour 2 (20 euros pour une personne seule)...
Qu'en pensez vous chers amis voyageurs ?
Anne
L'Inde ne s'en sortira pas! English translation pending
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Forfaits All Inclusive MSC Fantasia English translation pending
Bonjour,
je pars sur le MSC Fantasia le 21 Juillet 2012. J'ai lu beaucoup de discussions qui m'ont été très utiles et je souhaite apporter ma pierre à l'édifice. En effet, beaucoup de personnes se posent la question des forfaits boissons sur MSC et la plupart des réponses concernent les tickets mais sachez qu'il existe aussi des forfaits all inclusive. Ils ne sont pas sur le site internet mais en demandant au service client j'en ai eu la liste :
Forfaits boissons individuels Hiver 2011-2012/Ete 2012 FORFAIT ALL INCLUSIVE PREMIUM ADULTE 42€/jour/personne
Au restaurant principal et au buffet : tous les vins de la sélection « vins au verre », eau minérale, bière pression et en bouteille, et boissons sans alcool. Aux bars : toutes les boissons à la carte du bar - marques premium incluses Mini bar : toutes les boissons A noter pour le MSC Melody : pas de mini-bar en cabine Menus spéciaux : toutes les consommations du menu « Gelateria », du Chocolate bar, de la pâtisserie et les snacks du menu Room Service NON INCLUS : les cigares, les cigarettes, les bouteilles de vin, les bouteilles de vin pétillant, les bouteilles de champagne, les verres souvenir, les boissons servies dans les verres souvenirs et les consommations dans les restaurants de spécialités et au Sports bar
FORFAIT ALL INCLUSIVE PREMIUM ENFANT :21€/jour/enfant Au restaurant principal et au buffet : eau minérale, sodas et jus de fruits Aux bars : toutes les boissons sans alcool (eau minérale, jus de fruits, smoothies, milkshakes, cocktails sans alcool, boissons chaudes et boissons énergétiques) Mini bar : toutes les boissons non alcoolisées et les snacks A noter pour le MSC Melody : pas de mini-bar Menus spéciaux : toutes les consommations du menu « Gelateria », du Chocolate bar, de la pâtisserie et les snacks du menu Room Service NON INCLUS : les boissons alcoolisées, les cigares, les cigarettes, les bouteilles de vin, les bouteilles de vin pétillant, les bouteilles de champagne, les verres souvenir, les boissons servies dans les verres souvenirs, les consommations dans les restaurants de spécialités, du Sports bar et de l’espace enfants.
FORFAIT ALL INCLUSIVE ALLEGRISSIMO ADULTE 23€/jour/personne Au restaurant principal et au buffet : sélection de vins au verre (parmi 2 vins blancs, 2 vins rouges et 1 vin rosé), eau minérale, bière pression et boissons sans alcool. Aux bars : sélection de cocktails avec ou sans alcool, sodas, apéritifs, sélection de vins au verre, sélection de spiritueux et de liqueurs ; boissons chaudes à la cafétéria (café, cappuccino, chocolat chaud, thé) et glaces en pot ou en cône à emporter (excepté certaines marques, indiquées à bord) NON INCLUS : le mini-bar et l’eau minérale en cabine, les cigares, les cigarettes, les bouteilles de vin, les bouteilles de vin pétillant, les bouteilles de champagne, les coupes de champagne, les verres souvenir, les boissons servies dans les verres souvenirs, les consommations dans les restaurants de spécialités, les pizzas à emporter, les snacks du Sports bar, les consommations du Room Service, une sélection de glaces de la Gelateria, les spécialités du Chocolate bar, les pâtisseries de la Piazzata
FORFAIT ALL INCLUSIVE ALLEGRISSIMO ENFANT 12/jour/enfant Au restaurant principal et au buffet : eau minérale et boissons sans alcool Aux bars : eau minérale, jus de fruits, smoothies, milkshakes, cocktails sans alcool, boissons chaudes et boissons énergétiques
CHEERS ADULTE 16.50€/jour/personne Forfait boisson pour le déjeuner et le dîner dans les restaurants principaux (hors restaurants à la carte) et buffet. Au restaurant : vins en bouteille (parmi une sélection de 2 vins blancs, 2 vins rouges et 1 vin rosé), eau minérale, bière pression et boissons sans alcool. Au buffet : vin servi au verre (parmi une sélection de 2 vins blancs, 2 vins rouges et 1 vin rosé), eau minérale, bière pression, boissons sans alcools (à la fontaine ou à défaut en canette).
CHEERS ENFANT 9/jour/personne Forfait boisson pour le déjeuner et le dîner dans les restaurants principaux (hors restaurants à la carte) et buffet.
Voila pour tous ces forfaits il faut réserver au plus tard 20 jours avant la croisière au près du service client MSC (pas possible de les prendre sur le bateau).
J'espere que ces informations vous seront utiles. Nous on hésite à prendre le forfait all inclusive allegrissimo : cela nous ferai 160€/personne. Il faut que j'essaye d'évaluer ce qu'on est suceptible de boire pendant cette croisière mais bon en général lorsqu'on a le all inclusive boit beaucoup plus (surtout les coktails près de la piscine...)
En tout cas bonnes croisières à vous tous !
je pars sur le MSC Fantasia le 21 Juillet 2012. J'ai lu beaucoup de discussions qui m'ont été très utiles et je souhaite apporter ma pierre à l'édifice. En effet, beaucoup de personnes se posent la question des forfaits boissons sur MSC et la plupart des réponses concernent les tickets mais sachez qu'il existe aussi des forfaits all inclusive. Ils ne sont pas sur le site internet mais en demandant au service client j'en ai eu la liste :
Forfaits boissons individuels Hiver 2011-2012/Ete 2012 FORFAIT ALL INCLUSIVE PREMIUM ADULTE 42€/jour/personne
Au restaurant principal et au buffet : tous les vins de la sélection « vins au verre », eau minérale, bière pression et en bouteille, et boissons sans alcool. Aux bars : toutes les boissons à la carte du bar - marques premium incluses Mini bar : toutes les boissons A noter pour le MSC Melody : pas de mini-bar en cabine Menus spéciaux : toutes les consommations du menu « Gelateria », du Chocolate bar, de la pâtisserie et les snacks du menu Room Service NON INCLUS : les cigares, les cigarettes, les bouteilles de vin, les bouteilles de vin pétillant, les bouteilles de champagne, les verres souvenir, les boissons servies dans les verres souvenirs et les consommations dans les restaurants de spécialités et au Sports bar
FORFAIT ALL INCLUSIVE PREMIUM ENFANT :21€/jour/enfant Au restaurant principal et au buffet : eau minérale, sodas et jus de fruits Aux bars : toutes les boissons sans alcool (eau minérale, jus de fruits, smoothies, milkshakes, cocktails sans alcool, boissons chaudes et boissons énergétiques) Mini bar : toutes les boissons non alcoolisées et les snacks A noter pour le MSC Melody : pas de mini-bar Menus spéciaux : toutes les consommations du menu « Gelateria », du Chocolate bar, de la pâtisserie et les snacks du menu Room Service NON INCLUS : les boissons alcoolisées, les cigares, les cigarettes, les bouteilles de vin, les bouteilles de vin pétillant, les bouteilles de champagne, les verres souvenir, les boissons servies dans les verres souvenirs, les consommations dans les restaurants de spécialités, du Sports bar et de l’espace enfants.
FORFAIT ALL INCLUSIVE ALLEGRISSIMO ADULTE 23€/jour/personne Au restaurant principal et au buffet : sélection de vins au verre (parmi 2 vins blancs, 2 vins rouges et 1 vin rosé), eau minérale, bière pression et boissons sans alcool. Aux bars : sélection de cocktails avec ou sans alcool, sodas, apéritifs, sélection de vins au verre, sélection de spiritueux et de liqueurs ; boissons chaudes à la cafétéria (café, cappuccino, chocolat chaud, thé) et glaces en pot ou en cône à emporter (excepté certaines marques, indiquées à bord) NON INCLUS : le mini-bar et l’eau minérale en cabine, les cigares, les cigarettes, les bouteilles de vin, les bouteilles de vin pétillant, les bouteilles de champagne, les coupes de champagne, les verres souvenir, les boissons servies dans les verres souvenirs, les consommations dans les restaurants de spécialités, les pizzas à emporter, les snacks du Sports bar, les consommations du Room Service, une sélection de glaces de la Gelateria, les spécialités du Chocolate bar, les pâtisseries de la Piazzata
FORFAIT ALL INCLUSIVE ALLEGRISSIMO ENFANT 12/jour/enfant Au restaurant principal et au buffet : eau minérale et boissons sans alcool Aux bars : eau minérale, jus de fruits, smoothies, milkshakes, cocktails sans alcool, boissons chaudes et boissons énergétiques
CHEERS ADULTE 16.50€/jour/personne Forfait boisson pour le déjeuner et le dîner dans les restaurants principaux (hors restaurants à la carte) et buffet. Au restaurant : vins en bouteille (parmi une sélection de 2 vins blancs, 2 vins rouges et 1 vin rosé), eau minérale, bière pression et boissons sans alcool. Au buffet : vin servi au verre (parmi une sélection de 2 vins blancs, 2 vins rouges et 1 vin rosé), eau minérale, bière pression, boissons sans alcools (à la fontaine ou à défaut en canette).
CHEERS ENFANT 9/jour/personne Forfait boisson pour le déjeuner et le dîner dans les restaurants principaux (hors restaurants à la carte) et buffet.
Voila pour tous ces forfaits il faut réserver au plus tard 20 jours avant la croisière au près du service client MSC (pas possible de les prendre sur le bateau).
J'espere que ces informations vous seront utiles. Nous on hésite à prendre le forfait all inclusive allegrissimo : cela nous ferai 160€/personne. Il faut que j'essaye d'évaluer ce qu'on est suceptible de boire pendant cette croisière mais bon en général lorsqu'on a le all inclusive boit beaucoup plus (surtout les coktails près de la piscine...)
En tout cas bonnes croisières à vous tous !
Retour en Namibie, août 2011: English translation pending
Sa préparation a été longue, un peu distendue, mais ça y est : mon carnet de voyage est achevé. Le voici ...
Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
1
2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...
La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...

La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Costa Concordia: "au nom de tous les miens" English translation pending
Bonsoir à tous,
ceux qui me connaissent un peu savent que j'adore faire connaissance, sur mes croisières, avec les hôtes ou hôtesses francophones, et aussi les responsables Costa-Club, et aussi des officiers - surtout partie "hôtellerie" - ou membres du "staff" de la direction de croisière, pourvu qu'ils soient francophones... Ca déborde souvent le caractère purement professionnel, et ça devient même parfois des conversations à bâtons rompus autour d'un verre, , sur tout et rien, extrêmement agréables... Et je correspond parfois avec eux, après, par internet... On échange des photos, des impressions sur les souvenirs, on parle de leur vie à bord, de mes états d'âme sur "l'évolution" (ou pas ? ) de Costa...
Je ne voulais plus parler du Concordia, mais je vais faire une exception, du fait d'un mail que je viens de recevoir de l'un d'entre eux, qui n'était pas à bord du Concordia, mais qui a suivi heure par heure, via facebook et des échanges avec de nombreux "collègues" qui, eux, étaient à bord...
Il ou elle m'écrit (juste quelques passages, c'est un mail plein d'émotion)
"Je dois vous dire que depuis quelques semaines, je lis votre forum .... j'en ai lu des vertes et des pas mures..."
...........
J'étais tranquille à la maison, en vacances .... Une collègue m'indiquait il y a quelques jours qu'elle allait embarquer sur le Deliziosa car Frédéric Mathieu a trop de travail ... j'étais presque triste que la Compagnie ne me demande pas à moi..."
..........
Et puis ce vendredi 13 est arrivé ....je dois dire que j'ai passé beaucoup de temps devant mon ordi à avoir des nouvelles de mes collègues surtout ... Je suis maintenant content(e) de ne pas réembarquer de suite ... j'ai aussi besoin de temps... Je pense que tout va changer pour le marché des croisières et surtout pour nous ... Pour moi, j'avais déjà reçu mon contrat pour le Costa Xxxxxxxx, donc à ce niveau pas de changement, mais avant, je vais profiter de mes vacances.
...........................
Mais je voudrais que vous disiez bien à tous les membres de votre forum, que nous, les membres d'équipage, sommes très en colère face à cette présentation des médias... Avec facebook, on est vraiment relié ...un ancien membre d'équipage, ayant des amis travaillant pour les médias, m'a donné le contact de l'hôte francophone qui était à bord du concordia, peut être avez vous vu ce court extrait hier sur france 2, une interview a aussi été réalisé, je vous met le lien
http://leplus.nouvelobs.com/...e-400-passagers.html
Je vous en prie, "au nom de tous les miens", c'est à dire de tous les personnels en contact avec le public, mettez le sur votre forum, s'il vous plait, pour diverses raisons je ne souhaite ou ne peux participer à ce forum... Les personnels de Costa, en tous cas ceux que je connais, qui croient à leur métier, et qui l'aiment, voudraient vraiment que les gens sachent !
Voilà... ceci n'appelle pas de discussion, c'est juste une *info*, mais qu'il m'a semblé "bien" de transmettre... J'ai effectivement vu cette interview sur France 2, et cet article recadre un peu les choses...
Je ne connais pas cet hôte francophone qui était sur le Concordia... Mais j'aurais plaisir à le rencontrer... 😐
ceux qui me connaissent un peu savent que j'adore faire connaissance, sur mes croisières, avec les hôtes ou hôtesses francophones, et aussi les responsables Costa-Club, et aussi des officiers - surtout partie "hôtellerie" - ou membres du "staff" de la direction de croisière, pourvu qu'ils soient francophones... Ca déborde souvent le caractère purement professionnel, et ça devient même parfois des conversations à bâtons rompus autour d'un verre, , sur tout et rien, extrêmement agréables... Et je correspond parfois avec eux, après, par internet... On échange des photos, des impressions sur les souvenirs, on parle de leur vie à bord, de mes états d'âme sur "l'évolution" (ou pas ? ) de Costa...
Je ne voulais plus parler du Concordia, mais je vais faire une exception, du fait d'un mail que je viens de recevoir de l'un d'entre eux, qui n'était pas à bord du Concordia, mais qui a suivi heure par heure, via facebook et des échanges avec de nombreux "collègues" qui, eux, étaient à bord...
Il ou elle m'écrit (juste quelques passages, c'est un mail plein d'émotion)
"Je dois vous dire que depuis quelques semaines, je lis votre forum .... j'en ai lu des vertes et des pas mures..."
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J'étais tranquille à la maison, en vacances .... Une collègue m'indiquait il y a quelques jours qu'elle allait embarquer sur le Deliziosa car Frédéric Mathieu a trop de travail ... j'étais presque triste que la Compagnie ne me demande pas à moi..."
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Et puis ce vendredi 13 est arrivé ....je dois dire que j'ai passé beaucoup de temps devant mon ordi à avoir des nouvelles de mes collègues surtout ... Je suis maintenant content(e) de ne pas réembarquer de suite ... j'ai aussi besoin de temps... Je pense que tout va changer pour le marché des croisières et surtout pour nous ... Pour moi, j'avais déjà reçu mon contrat pour le Costa Xxxxxxxx, donc à ce niveau pas de changement, mais avant, je vais profiter de mes vacances.
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Mais je voudrais que vous disiez bien à tous les membres de votre forum, que nous, les membres d'équipage, sommes très en colère face à cette présentation des médias... Avec facebook, on est vraiment relié ...un ancien membre d'équipage, ayant des amis travaillant pour les médias, m'a donné le contact de l'hôte francophone qui était à bord du concordia, peut être avez vous vu ce court extrait hier sur france 2, une interview a aussi été réalisé, je vous met le lien
http://leplus.nouvelobs.com/...e-400-passagers.html
Je vous en prie, "au nom de tous les miens", c'est à dire de tous les personnels en contact avec le public, mettez le sur votre forum, s'il vous plait, pour diverses raisons je ne souhaite ou ne peux participer à ce forum... Les personnels de Costa, en tous cas ceux que je connais, qui croient à leur métier, et qui l'aiment, voudraient vraiment que les gens sachent !
Voilà... ceci n'appelle pas de discussion, c'est juste une *info*, mais qu'il m'a semblé "bien" de transmettre... J'ai effectivement vu cette interview sur France 2, et cet article recadre un peu les choses...
Je ne connais pas cet hôte francophone qui était sur le Concordia... Mais j'aurais plaisir à le rencontrer... 😐
Costa fait encore des siennes English translation pending
Je viens de contacter le Costa Club car impossible de me connecter à mon compte et effectivement le site Costa est en reconstruction. Mais on m'informe que dorénavant on ne peut plus pré-réserver les excursions et les payer sur le bateau avec la carte costa mais les régler dès l'inscription (CB). Ce qui veut dire que nous devons payer immédiatement les 3 excursions réservées sur le site costa (je rappelle c'est pour avril prochain). C'est quand même un comble ! Autant vous dire que j'ai annulé immédiatement les excursions, nous les prendrons sur le bateau et s'il n'y a plus de places nous nous débrouillerons par nous-mêmes. A force de tirer sur la corde elle va finir par casser...
Compte rendu: De Rome à Cape Town sur l’Ocean Princess - Aventure en Afrique de l’Ouest English translation pending
Nous avons fait une superbe croisière... à itinéraire passablement exotique à partir de Rome: Maroc, Sénégal, Ghana, Togo, Bénin, Namibie (Walvis Bay, Luderitz), Afrique du Sud (le Cap) après quelques escales en Méditerranée dont Livourne, Cannes et Barcelone.
Au départ de ROME, on a longé la Côte atlantique de l’Afrique: du nord au sud. Voici notre itinéraire de voyage, la durée des escales et les «excursions choisies» s'il y a lieu:
Jour 1 - Rome - Port de Civitavecchia - départ à 17h
Jour 2 - Livourne – de 6h à 19h
Jour 3 - Cannes – 7h à 17h
Jour 4 - Barcelone – midi à 23h
Jour 5 - En mer
Jour 6 - Tanger (Maroc) - 8h à 17h – «Tanger & Horse Show»
Jour 7 - Casablanca (Maroc)
Jours 8 à 10 – En mer
Jour 11 - Dakar (Sénégal) – 8h à 18h - «Ile de Gorée»
Jours 12 à 14 – En mer
Jour 15 - Tema (Ghana) pour Accra – 7h à 18h - «Accra Sampler»
Jour 16 - Lomé (Togo) – 7h à 18h - «Lome Fetish Market & Kpalime»
Jour 17 - Cotonou (Bénin) – 7h à 18h - «Ouidah Capital & Ganvie»
Jours 18 à 21 – En mer (journées de repos très appréciées!)
Jour 22 -Walvis Bay (Namibie) -7h à 17h - «Swakopmund/Namibnaukluft/Walvis Bay»
Jour 23 - Luderitz (Namibie) – midi à 19h00 – «Kolmanskop, Ghost Town of the Namib»
Jours 24 et 25 – Cape Town (Afrique du Sud) – arrivée à midi; nuit au port
Jour 26 – Le Cap (Capetown) – Débarquement vers 7h00

Le Commandant a eu la chance d'obtenir la meilleure place du port pour amarrer au «Victoria & Alfred Waterfront» juste au pied du Table Bay Hotel!
Avant l'embarquement :
Fidèles à nos habitudes de croisière, nous sommes arrivés quelques jours avant l’embarquement (5 nuits à Rome) et sommes restés quelques nuits dans la ville du débarquement, soit 3 nuits au Cap (Cape Town) en Afrique du Sud. Nous avions déjà passé un mois en Afrique du Sud, sinon nous aurions prolongé ce séjour... - un pays superbe à découvrir!
Avant le départ, on s’inquiétait pour l’obtention des visas compte tenu du grand nombre de pays d'Afrique visités...😛, mais Princess Cruises s’est chargée entièrement de ce casse-tête pour nous - un service fort apprécié!
Cet itinéraire aura permis au «découvreur acharné» que je suis 😉 de visiter facilement et en tout confort des pays d'Afrique où je rêvais d’aller depuis longtemps, sans vraiment croire que j’en aurais la chance un jour…
À ma connaissance, cet itinéraire n’a été offert que 3 fois par Princess Cruises dans le segment «Africa» de leur croisière autour du monde.
Au départ de ROME, on a longé la Côte atlantique de l’Afrique: du nord au sud. Voici notre itinéraire de voyage, la durée des escales et les «excursions choisies» s'il y a lieu:
Jour 1 - Rome - Port de Civitavecchia - départ à 17h
Jour 2 - Livourne – de 6h à 19h
Jour 3 - Cannes – 7h à 17h
Jour 4 - Barcelone – midi à 23h
Jour 5 - En mer
Jour 6 - Tanger (Maroc) - 8h à 17h – «Tanger & Horse Show»
Jour 7 - Casablanca (Maroc)
Jours 8 à 10 – En mer
Jour 11 - Dakar (Sénégal) – 8h à 18h - «Ile de Gorée»
Jours 12 à 14 – En mer
Jour 15 - Tema (Ghana) pour Accra – 7h à 18h - «Accra Sampler»
Jour 16 - Lomé (Togo) – 7h à 18h - «Lome Fetish Market & Kpalime»
Jour 17 - Cotonou (Bénin) – 7h à 18h - «Ouidah Capital & Ganvie»
Jours 18 à 21 – En mer (journées de repos très appréciées!)
Jour 22 -Walvis Bay (Namibie) -7h à 17h - «Swakopmund/Namibnaukluft/Walvis Bay»
Jour 23 - Luderitz (Namibie) – midi à 19h00 – «Kolmanskop, Ghost Town of the Namib»
Jours 24 et 25 – Cape Town (Afrique du Sud) – arrivée à midi; nuit au port
Jour 26 – Le Cap (Capetown) – Débarquement vers 7h00

Le Commandant a eu la chance d'obtenir la meilleure place du port pour amarrer au «Victoria & Alfred Waterfront» juste au pied du Table Bay Hotel!
Avant l'embarquement :
Fidèles à nos habitudes de croisière, nous sommes arrivés quelques jours avant l’embarquement (5 nuits à Rome) et sommes restés quelques nuits dans la ville du débarquement, soit 3 nuits au Cap (Cape Town) en Afrique du Sud. Nous avions déjà passé un mois en Afrique du Sud, sinon nous aurions prolongé ce séjour... - un pays superbe à découvrir!
Avant le départ, on s’inquiétait pour l’obtention des visas compte tenu du grand nombre de pays d'Afrique visités...😛, mais Princess Cruises s’est chargée entièrement de ce casse-tête pour nous - un service fort apprécié!
Cet itinéraire aura permis au «découvreur acharné» que je suis 😉 de visiter facilement et en tout confort des pays d'Afrique où je rêvais d’aller depuis longtemps, sans vraiment croire que j’en aurais la chance un jour…
À ma connaissance, cet itinéraire n’a été offert que 3 fois par Princess Cruises dans le segment «Africa» de leur croisière autour du monde.
Rencontre VF spéciale Inde le dimanche 29 janvier 2012 à Paris English translation pending
Namasté à tous🙂
Ça faisait longtemps, alors voilà. Je propose à tous ceux qui aiment l'Inde et/ou veulent la découvrir de se retrouver le dimanche 29 janvier 2012 dans un restaurant indien. Voilà donc l'opportunité d'échanger sur nos expériences de ce beau et grand pays, n'hésitez pas à apporter vos livres, carnets de voyage, photos, cartes etc... Ceux qui ont le projet de partir bientôt (dont moi, pour la troisième fois !) pourront peut être aussi glaner des infos, discuter avec des personnes qui connaissent bien ce pays et je sais qu'il y en a beaucoup sur VF... Je compte sur votre bonne humeur et votre participation afin que cette rencontre soit une réussite.
amicalement Rachid
Ça faisait longtemps, alors voilà. Je propose à tous ceux qui aiment l'Inde et/ou veulent la découvrir de se retrouver le dimanche 29 janvier 2012 dans un restaurant indien. Voilà donc l'opportunité d'échanger sur nos expériences de ce beau et grand pays, n'hésitez pas à apporter vos livres, carnets de voyage, photos, cartes etc... Ceux qui ont le projet de partir bientôt (dont moi, pour la troisième fois !) pourront peut être aussi glaner des infos, discuter avec des personnes qui connaissent bien ce pays et je sais qu'il y en a beaucoup sur VF... Je compte sur votre bonne humeur et votre participation afin que cette rencontre soit une réussite.
amicalement Rachid
Compte-rendu croisière Magie grecque et orientale sur MSC Magnifica (12-19 novembre 2011) English translation pending
Bonjour à tous
Voici le compte rendu de notre croisière effectuée sur le MSC MAGNIFICA du 12 au 19 novembre 2011. Tout a super bien commencé mais notre retour a été parsemé d'embuches incroyables.
Samedi 12 novembre 2011
L'embarquement s'est réalisé très facilement. Nous avons pu nous enregistrer ainsi que nos bagages dés notre arrivée le matin vers 10h. Grace au pré-enregistrement fait sur internet, nous avons évité trop d'attente.
Nous avons donc été libérés de nos valises et ainsi nous avons pu visiter Venise sans contrainte.
VENISE est magnifique, par contre le tarif (80 à 100 euros) des condoles est assez élevé. Nous avons donc visité à pieds la ville, ses places et petites rues magiques.
Nous avons mangé un sandwich sur le pouce car nous avions prévu de manger au buffet de bienvenu lorsque nous monterions sur le bateau, étant donné que le buffet était installé jusque 16h30.
Nous sommes donc montés à bord vers 15h30, nous avons été accueillis par la personne qui allait s'occuper de notre cabine lors de notre séjour. La cabine est bien agencée et très propre. L'accueil est agréable et bien organisé. Après avoir visité un peu le bateau, nous nous sommes rendus au théâtre afin d'y regarder le spectacle. Ensuite nous avons pris un cocktail afin de patienter un peu pour prendre notre repas au deuxième service (20h45).
Nous sommes allés mangés au restaurant qui nous est attitré pour la semaine : l'Edera. Le repas était bon et notre serveur était très gentil et plein d'humour. Nous nous sommes retrouvés à une table avec 2 autres français à peu prés de notre age que nous avons apprécié. Après le repas, nous avons regagné notre cabine en visitant encore un peu le bateau. Ensuite une bonne nuit de sommeil nous a fait le plus grand bien.
Dimanche 13 novembre 2011
Réveil vers 6h00 du matin, je ressens un peu tanguer le bateau.
Après s'être préparés, nous allons prendre notre petit déjeuner à la cafétéria qui est quand même très bruyante. Des gens commencent déjà à partir à Bari ce matin, il y a des gens qui débarquent et d'autres qui embarquent. Le buffet est très garni et varié. Seul petit bémol : le jus d'orange qui me rappelle un peu le "Tang" de mon enfance. Le personnel est très agréable et très serviable. Après être retourné à notre cabine (Pont 10), nous nous apprêtons à visiter BARI.
Nous avons décidé de ne pas prendre les excursions MSC, qui à notre gout semblent très chères.
La vieille ville est typique et représente bien ce que je m'imaginais de l'Italie. Les petites ruelles avec le linge pendu aux fenêtres. Les portes et les fenêtres des habitations sont ouvertes. On est dimanche, nous pouvons apercevoir les gens se rendant ou bien sortant de la messe.
Par contre, pas de vie dans les commerces, le tour est donc vite fait.
Basilique St Nicolas, Cathédrale, château et puis on flâne dans les petites ruelles.
Le beau temps est avec nous après quelques nuages à la descente du bateau. Il fait environ 20°.
Nous retournons donc au bateau vers 12h30.
Nous mangeons au buffet, et là c'est la cohue. 20 à 30 étudiants italiens sont montés à Bari, et commencent à se faire remarquer au buffet. La cafétéria est très bruyante. Nous décidons donc maintenant de prendre nos repas au restaurant.
L'après midi, nous la commençons sur le pont extérieur dans des transats au soleil ! Que c'est agréable !
Le soir, après le spectacle, nous prenons notre cocktail et ensuite nous retrouvons nos 2 convives français rencontrés la veille à table. Le repas est bon et servi chaud.
Ensuite, nous restons avec eux pour passer la soirée au Tiger Bar. Nous nous quittons vers minuit après avoir un petit tour en discothèque (pas plus de 15 min : nos jeunes italiens y sont aussi).
Lundi 14 novembre 2001
Cette nuit, nous avons du avancer nos montres d'une heure. On se réveil donc vers 8h00 heure locale (7hoo heure de Paris). Le bateau a déjà accosté à KATACOLON en Grèce. Nous prenons le petit déjeuner au restaurant où le choix est presque aussi varié qu'au buffet.
Nous ne nous pressons pas, nous savions que la visite de la ville était très rapide, et nous ne voulions pas allés à Olympes. On s'est pourtant posé la question d'y aller en scooter (10 € la location) mais nous y avons renoncé. On peut également y aller en voiture de location (30 €) mais nous avions laissé nos permis en France. Le temps est magnifique : 21°.
Nous avons flâné dans la petite rue commerçante sous un beau soleil. Je ne savais pas les grecques aussi pressant pour vendre, je connaissais cela dans les pays du Maghreb mais pas dans ce pays. Nous sommes surpris des boutiques qui ont pignon sur rue et qui vendent de la contrefaçon en vitrine ! Sinon, la rue commerçante est agréable et le port aussi. La visite est vite faite aussi.
Nous remontons sur le bateau vers 11h45.
Nous profitons un peu de flâner sur le bateau qui est si luxueux.
Nous mangeons au restaurant ce midi. Nous faisons connaissance avec 2 japonais, 2 italiennes, 2 allemandes. Tous le monde est très sympathiques et la barrière de la langue ne nous gène pas. Les japonais parlent un peu l'anglais, les italiennes un peu le français, par contre les allemandes ne parlent qu'allemand. Nous discutons un peu de tout en déjeunant. Le repas est très bon. C'est sur il faut apprécier la cuisine italienne. Les serveurs sont toujours au petits soins pour nous. Nous apprécions de pouvoir faire la connaissance des gens habitant un peu partout dans le monde, c'est très plaisant.
Ensuite, petite sieste au soleil sur un transat, puis un jacuzzi. Génial, même si nous étions dehors. Il nous manquait juste un peignoir pour sortir que nous avons demandé à notre cabiniste à notre retour. Le soir à notre retour en cabine, nous les avons retrouvés sur le lit. Ils sont vraiment très serviables.
Nous avons décidé d'aller voir le buffet Tea-Time. Le buffet présente quelques pâtisseries, des gâteaux secs, et 2 sortes de mini-sandwichs, boissons chaudes et le fameux jus d'orange façon "Tang". Tous les buffets que ce soit à midi, ou à 16h, proposent de l'eau à la fontaine. Le restaurant lui n'en propose pas.
Ce soir c'est soirée de Gala, c'est le cocktail, puis le discours et le diner du Commandant. Après, un cocktail non alcoolisé, ou bien une coupe, le Commandant nous propose une photo à ses cotés et nous présente une partie de son staff. Ensuite, nous assistons au spectacle et au diner de gala en tenue de "gala" bien sur.
Nous apprenons que l'escale de demain Izmir ne peut être maintenue en raison du vent force 10 en mer. Nous allons donc accoster de nouveau en Grèce à NAFPOLION.
Nous sommes tous un peu déçus. Izmir nous paraissait tellement agréable à découvrir. De plus, j'avais préparé cet excursion, et je ne possède aucun document sur cette alternative. Il y a bien d'autres possibilités d'excursions offertes par MSC mais les prix sont encore élevés.
Mardi 15 novembre 2011
Après une bonne nuit, nous nous levons vers 6h00. Petit déjeuner au restaurant. Nous rejoignons le pont qui propose des titres d'embarquement car pour descendre à terre, il faut embarquer en chaloupe. Le bateau ne peut pas accoster au port directement. Tout est encore une fois bien organisé. Arrivés en ville, nous nous dirigeons vers un loueur de voiture. Un couple de slovènes, décide aussi de louer une voiture, nous décidons de les accompagner. Le prix est donc divisé par 2 : 20 € par couple. Nous nous dirigeons vers MIKINES site archéologique. Le couple est sympathique et nous nous comprenons grâce à l'anglais. La visite n'est pas trop intéressante. Il ne s'agit que de quelques ruines. Il fait beau mais il y a beaucoup de vent. Nous retournons au port et nous nous promenons dans la ville. La Grèce est bien triste et nous laisse pas trop un bon souvenir.
Une fois remontés dans le bateau, nous allons nous restaurer à L'Edéra. Nous rencontrons jeunes filles allemandes avec le qui le contact n'est pas trop facile. Le repas est bon. Il y avait une soupe froide de rhubarbe miel proposée mais je n'ai pas osé !
Ensuite sieste en cabine car le temps est très frais sur le pont.
Après ce repos, direction la salle de sport pour essayer d'éliminer toute ces bonnes choses.
Ce soir c'est soirée avec tenue informelle suivie d'une soirée carnaval.
Mercredi 16 novembre 2011
Ce matin, nous nous levons vers 7h40. Nous prenons notre petit Dej à L'Edera. Nous attendons avec impatience l'escale d'ISTANBUL.
Nous sommes enfin en Turquie. Le temps est très gris, et froid 9,8 °.
Descente du bateau vers 11h00. Nous commençons par prendre le Tram. Nous sommes allés voir la Mosquée Bleue, puis la Basilique Sainte Sophie, puis nous sommes allés manger chez Omar : un petit resto avec une superbe vue sur La Mosquée et la Basilique. Nous n'avons pas résisté au Kebab et au thé Turc et Apple Tea ! Ensuite nous avons pris la direction du grand Bazar et du Bazar égyptien. Puis nous sommes passés au Palais Topkapi. Nous avons pris le chemin du retour avec le tram. Nous sommes de retour sur le bateau vers 17h45.
Nous passons vers 19h au théâtre, ce soir c'est soirée musique classique avec des chants d'opéra. Nous décidons d'aller faire le cinéma en 4D. Bonne sensation mais seulement 7 min de film pour 9,90 € pour nous deux.
Ensuite nous patientons jusqu'au repas avec un délicieux cocktail du jour. Puis repas en tenue décontractée ce soir.
Jeudi 17 novembre 2011
Aujourd'hui journée en MER.
Petit déjeuner à l'Edera. Ensuite une petite balade sur le bateau. Le "Grand Bazar" est installé face à la piscine couverte. Il y a quelques affaires à faire mais les prix sont encore élevés. Nous prenons ensuite l'apéritif au bar de l'Olympiade avec nos amis rencontrés sur le bateau. Ensuite nous prenons le repas tous les 6 ensemble à l'Edéra, puis petite sieste au soleil sur le pont. L'après-midi nous flânons sur le bateau. Nous nous baignons au jacuzzi et prenons le gouter au buffet. Nous rendons au théâtre et ce soir le spectacle a été magnifique. Tous les soirs le spectacle est super mais ce soir, il était super grandiose. Après un petit cocktail pris au Tiger Bar, nous prenons notre repas à l'Edéra.
Vendredi 18 novembre 2011
Nous avons changé d'heure cette nuit, nous revenons à la même heure que la France. Réveil vers 7h30 nouvelle heure. Petit déjeuner pris à L'Edera. Le "Grand Bazar" est de nouveau installé sur le pont de la piscine couverte. Nous y flânons de nouveau en vue de ramener quelques cadeaux de Noël. Nous assistons à la réunion d'information sur le débarquement à Venise. Nous prenons notre repas à 11h30 au buffet afin de pouvoir partir au plus tôt à DUBROVNIK. Nous avons réservé le transport par la navette MSC car d'après les on-dit sur le bateau, il n'y a pas vraiment d'autres solutions : 10€ chacun. Nous arrivons à la vieille ville de Dubrovnik que nous trouvons magnifique. Ses petites rues sont belles et très propres. On savoure une bonne glace tranquillement et on visite. Nous rencontrons un homme qui propose ses perroquets afin de faire des photos, ce que nous avons fait. Puis retour vers 15h30 dans le bateau avec la navette. Nous profitons pour faire un jacuzzi et prendre le gouter. Le soir nous retrouvons nos amis de "bord" pour le spectacle et le repas. Nous terminons
à l'Amestysta Lounge puisque c'est notre dernier soir. Nous rentrons faire les bagages afin de les déposer avant 2h du matin devant la porte de la cabine.
Samedi 19 novembre 2011
Journée catastrophe ! On ne peut pas en dire moins ! Après nous être levé à 6h00 (nous n'avons pas réussi à dormir beaucoup, l'énervement puis la peur de louper le réveil) nous rendons la cabine vers 7h15(il faut la quitter maximum à 7h30). Nous nous rendons à l'Edera rejoindre nos amis pour prendre le petit déjeuner. Une annonce est faite pour nous prévenir qu'en raison du brouillard épais sur Venise, le port étant fermé, nous n'arriverons pas à 9h30 comme prévu !
Nous nous rendons donc dans un salon pour attendre des nouvelles plus amples.
L'attente est très longue.... On commence à avoir de mauvais pressentiments.
A 11h30, on nous communique qu'un buffet est dressé et que nous pouvons nous y rendre. Que le port rouvrirait vers 14h00. Nous commençons à baliser, notre avion est à 17h30. Puis l'attente reprend de nouveau.
On nous communique finalement vers 14h30, que nous quittons Venise pour Trieste et que nous accosterons vers 18h00. Notre avion est définitivement loupé.
Nous cherchons sur internet des solutions pour le retour. Après 4 essais non concluant de connexion, et 3 descentes au pont d'information, nous arrivons tout de même à nous connecter. Les avions du lendemain sont très chers !
Et MSC ne rentre aucunement dans le remboursement de nos frais, c'est pour eux un cas de force majeur ! Ils nous acheminent seulement à Venise point barre !
Un couple de nos amis de "bord" repart en voiture sur Nice et nous propose de nous emmener à la gare de Nice.
Nous réservons donc le train de 6h35 de Nice à Paris gare de Lyon. Nous accostons dons vers 18h à Trieste.
Mais nos péripéties ne s'arrêtent pas là. Ils mettent un temps fou à nous débarquer, soi-disant des problèmes avec la douane.
Un bateau Costa est juste en face de nous et apparemment a le même problème que nous.
Bizarrement, là on ne voit plus personne du staff de la compagnie MSC. Les gens commencent à s'impatienter.
On peut de nouveau se rendre au buffet, ce que nous effectuons. Et l'attente continue. Le temps commence à être long.
Nous avons rejoint les personnes qui repartent en voiture de Venise qui sont regroupés dans un salon. Nous commençons de nouveau à baliser car il nous faut 2h30 à peu prés en car pour retourner à Venise, et ensuite 5h30 de voiture si tout va bien pour rejoindre Nice. A 21h00, nous sommes appelés pour descendre récupérer nos valises, puis prendre le car. Alors là c'est la débandade. Costa débarquent en même temps que nous. C'est horrible cette foule. Les car avancent reculent, les gens traversent, passent, c'est très dangereux. Rien n'est indiqué au niveau des cars, il y en a une quantité. Nous ne savons même pas où nous diriger. Il y a la barrière de la langue qui vient s'ajouter. C'est affreux. Je pense au gens ayant des petits enfants à gérer, aux personnes âgées ne parlant pas un mot d'anglais ou d'italien. De plus nous trimbalons nos valises ! Des jeunes de chez MSC sont là mais ils ne savent pas eux-mêmes ou nous diriger. On finit par trouver un car nous amenant au port. Nous partons vers 21h30. Nous arrivons à Venise sous le brouillard vers 12h00.
Nous partons en voiture sous un épais brouillard. La conduite est dangereuse. Le temps s'écoule. Et nous voyons nos chances d'arriver à la gare à temps pour prendre le TGV réservé.
Dimanche 20 novembre 2011
Nous arrivons enfin vers 6h20 en gare. Nous nous installons confortablement dans le train. Nous avons un peu moins de 6h de trajet. Nous en profitons pour récupérer un peu de toutes ces péripéties. Notre périple n'est pas encore terminé. Nous devons reprendre un autre train vers 14h50 en gare du Nord pour Dunkerque et nous voilà arrivé vers 17h à Dunkerque.
Voici le compte rendu de notre croisière effectuée sur le MSC MAGNIFICA du 12 au 19 novembre 2011. Tout a super bien commencé mais notre retour a été parsemé d'embuches incroyables.
Samedi 12 novembre 2011
L'embarquement s'est réalisé très facilement. Nous avons pu nous enregistrer ainsi que nos bagages dés notre arrivée le matin vers 10h. Grace au pré-enregistrement fait sur internet, nous avons évité trop d'attente.
Nous avons donc été libérés de nos valises et ainsi nous avons pu visiter Venise sans contrainte.
VENISE est magnifique, par contre le tarif (80 à 100 euros) des condoles est assez élevé. Nous avons donc visité à pieds la ville, ses places et petites rues magiques.
Nous avons mangé un sandwich sur le pouce car nous avions prévu de manger au buffet de bienvenu lorsque nous monterions sur le bateau, étant donné que le buffet était installé jusque 16h30.
Nous sommes donc montés à bord vers 15h30, nous avons été accueillis par la personne qui allait s'occuper de notre cabine lors de notre séjour. La cabine est bien agencée et très propre. L'accueil est agréable et bien organisé. Après avoir visité un peu le bateau, nous nous sommes rendus au théâtre afin d'y regarder le spectacle. Ensuite nous avons pris un cocktail afin de patienter un peu pour prendre notre repas au deuxième service (20h45).
Nous sommes allés mangés au restaurant qui nous est attitré pour la semaine : l'Edera. Le repas était bon et notre serveur était très gentil et plein d'humour. Nous nous sommes retrouvés à une table avec 2 autres français à peu prés de notre age que nous avons apprécié. Après le repas, nous avons regagné notre cabine en visitant encore un peu le bateau. Ensuite une bonne nuit de sommeil nous a fait le plus grand bien.
Dimanche 13 novembre 2011
Réveil vers 6h00 du matin, je ressens un peu tanguer le bateau.
Après s'être préparés, nous allons prendre notre petit déjeuner à la cafétéria qui est quand même très bruyante. Des gens commencent déjà à partir à Bari ce matin, il y a des gens qui débarquent et d'autres qui embarquent. Le buffet est très garni et varié. Seul petit bémol : le jus d'orange qui me rappelle un peu le "Tang" de mon enfance. Le personnel est très agréable et très serviable. Après être retourné à notre cabine (Pont 10), nous nous apprêtons à visiter BARI.
Nous avons décidé de ne pas prendre les excursions MSC, qui à notre gout semblent très chères.
La vieille ville est typique et représente bien ce que je m'imaginais de l'Italie. Les petites ruelles avec le linge pendu aux fenêtres. Les portes et les fenêtres des habitations sont ouvertes. On est dimanche, nous pouvons apercevoir les gens se rendant ou bien sortant de la messe.
Par contre, pas de vie dans les commerces, le tour est donc vite fait.
Basilique St Nicolas, Cathédrale, château et puis on flâne dans les petites ruelles.
Le beau temps est avec nous après quelques nuages à la descente du bateau. Il fait environ 20°.
Nous retournons donc au bateau vers 12h30.
Nous mangeons au buffet, et là c'est la cohue. 20 à 30 étudiants italiens sont montés à Bari, et commencent à se faire remarquer au buffet. La cafétéria est très bruyante. Nous décidons donc maintenant de prendre nos repas au restaurant.
L'après midi, nous la commençons sur le pont extérieur dans des transats au soleil ! Que c'est agréable !
Le soir, après le spectacle, nous prenons notre cocktail et ensuite nous retrouvons nos 2 convives français rencontrés la veille à table. Le repas est bon et servi chaud.
Ensuite, nous restons avec eux pour passer la soirée au Tiger Bar. Nous nous quittons vers minuit après avoir un petit tour en discothèque (pas plus de 15 min : nos jeunes italiens y sont aussi).
Lundi 14 novembre 2001
Cette nuit, nous avons du avancer nos montres d'une heure. On se réveil donc vers 8h00 heure locale (7hoo heure de Paris). Le bateau a déjà accosté à KATACOLON en Grèce. Nous prenons le petit déjeuner au restaurant où le choix est presque aussi varié qu'au buffet.
Nous ne nous pressons pas, nous savions que la visite de la ville était très rapide, et nous ne voulions pas allés à Olympes. On s'est pourtant posé la question d'y aller en scooter (10 € la location) mais nous y avons renoncé. On peut également y aller en voiture de location (30 €) mais nous avions laissé nos permis en France. Le temps est magnifique : 21°.
Nous avons flâné dans la petite rue commerçante sous un beau soleil. Je ne savais pas les grecques aussi pressant pour vendre, je connaissais cela dans les pays du Maghreb mais pas dans ce pays. Nous sommes surpris des boutiques qui ont pignon sur rue et qui vendent de la contrefaçon en vitrine ! Sinon, la rue commerçante est agréable et le port aussi. La visite est vite faite aussi.
Nous remontons sur le bateau vers 11h45.
Nous profitons un peu de flâner sur le bateau qui est si luxueux.
Nous mangeons au restaurant ce midi. Nous faisons connaissance avec 2 japonais, 2 italiennes, 2 allemandes. Tous le monde est très sympathiques et la barrière de la langue ne nous gène pas. Les japonais parlent un peu l'anglais, les italiennes un peu le français, par contre les allemandes ne parlent qu'allemand. Nous discutons un peu de tout en déjeunant. Le repas est très bon. C'est sur il faut apprécier la cuisine italienne. Les serveurs sont toujours au petits soins pour nous. Nous apprécions de pouvoir faire la connaissance des gens habitant un peu partout dans le monde, c'est très plaisant.
Ensuite, petite sieste au soleil sur un transat, puis un jacuzzi. Génial, même si nous étions dehors. Il nous manquait juste un peignoir pour sortir que nous avons demandé à notre cabiniste à notre retour. Le soir à notre retour en cabine, nous les avons retrouvés sur le lit. Ils sont vraiment très serviables.
Nous avons décidé d'aller voir le buffet Tea-Time. Le buffet présente quelques pâtisseries, des gâteaux secs, et 2 sortes de mini-sandwichs, boissons chaudes et le fameux jus d'orange façon "Tang". Tous les buffets que ce soit à midi, ou à 16h, proposent de l'eau à la fontaine. Le restaurant lui n'en propose pas.
Ce soir c'est soirée de Gala, c'est le cocktail, puis le discours et le diner du Commandant. Après, un cocktail non alcoolisé, ou bien une coupe, le Commandant nous propose une photo à ses cotés et nous présente une partie de son staff. Ensuite, nous assistons au spectacle et au diner de gala en tenue de "gala" bien sur.
Nous apprenons que l'escale de demain Izmir ne peut être maintenue en raison du vent force 10 en mer. Nous allons donc accoster de nouveau en Grèce à NAFPOLION.
Nous sommes tous un peu déçus. Izmir nous paraissait tellement agréable à découvrir. De plus, j'avais préparé cet excursion, et je ne possède aucun document sur cette alternative. Il y a bien d'autres possibilités d'excursions offertes par MSC mais les prix sont encore élevés.
Mardi 15 novembre 2011
Après une bonne nuit, nous nous levons vers 6h00. Petit déjeuner au restaurant. Nous rejoignons le pont qui propose des titres d'embarquement car pour descendre à terre, il faut embarquer en chaloupe. Le bateau ne peut pas accoster au port directement. Tout est encore une fois bien organisé. Arrivés en ville, nous nous dirigeons vers un loueur de voiture. Un couple de slovènes, décide aussi de louer une voiture, nous décidons de les accompagner. Le prix est donc divisé par 2 : 20 € par couple. Nous nous dirigeons vers MIKINES site archéologique. Le couple est sympathique et nous nous comprenons grâce à l'anglais. La visite n'est pas trop intéressante. Il ne s'agit que de quelques ruines. Il fait beau mais il y a beaucoup de vent. Nous retournons au port et nous nous promenons dans la ville. La Grèce est bien triste et nous laisse pas trop un bon souvenir.
Une fois remontés dans le bateau, nous allons nous restaurer à L'Edéra. Nous rencontrons jeunes filles allemandes avec le qui le contact n'est pas trop facile. Le repas est bon. Il y avait une soupe froide de rhubarbe miel proposée mais je n'ai pas osé !
Ensuite sieste en cabine car le temps est très frais sur le pont.
Après ce repos, direction la salle de sport pour essayer d'éliminer toute ces bonnes choses.
Ce soir c'est soirée avec tenue informelle suivie d'une soirée carnaval.
Mercredi 16 novembre 2011
Ce matin, nous nous levons vers 7h40. Nous prenons notre petit Dej à L'Edera. Nous attendons avec impatience l'escale d'ISTANBUL.
Nous sommes enfin en Turquie. Le temps est très gris, et froid 9,8 °.
Descente du bateau vers 11h00. Nous commençons par prendre le Tram. Nous sommes allés voir la Mosquée Bleue, puis la Basilique Sainte Sophie, puis nous sommes allés manger chez Omar : un petit resto avec une superbe vue sur La Mosquée et la Basilique. Nous n'avons pas résisté au Kebab et au thé Turc et Apple Tea ! Ensuite nous avons pris la direction du grand Bazar et du Bazar égyptien. Puis nous sommes passés au Palais Topkapi. Nous avons pris le chemin du retour avec le tram. Nous sommes de retour sur le bateau vers 17h45.
Nous passons vers 19h au théâtre, ce soir c'est soirée musique classique avec des chants d'opéra. Nous décidons d'aller faire le cinéma en 4D. Bonne sensation mais seulement 7 min de film pour 9,90 € pour nous deux.
Ensuite nous patientons jusqu'au repas avec un délicieux cocktail du jour. Puis repas en tenue décontractée ce soir.
Jeudi 17 novembre 2011
Aujourd'hui journée en MER.
Petit déjeuner à l'Edera. Ensuite une petite balade sur le bateau. Le "Grand Bazar" est installé face à la piscine couverte. Il y a quelques affaires à faire mais les prix sont encore élevés. Nous prenons ensuite l'apéritif au bar de l'Olympiade avec nos amis rencontrés sur le bateau. Ensuite nous prenons le repas tous les 6 ensemble à l'Edéra, puis petite sieste au soleil sur le pont. L'après-midi nous flânons sur le bateau. Nous nous baignons au jacuzzi et prenons le gouter au buffet. Nous rendons au théâtre et ce soir le spectacle a été magnifique. Tous les soirs le spectacle est super mais ce soir, il était super grandiose. Après un petit cocktail pris au Tiger Bar, nous prenons notre repas à l'Edéra.
Vendredi 18 novembre 2011
Nous avons changé d'heure cette nuit, nous revenons à la même heure que la France. Réveil vers 7h30 nouvelle heure. Petit déjeuner pris à L'Edera. Le "Grand Bazar" est de nouveau installé sur le pont de la piscine couverte. Nous y flânons de nouveau en vue de ramener quelques cadeaux de Noël. Nous assistons à la réunion d'information sur le débarquement à Venise. Nous prenons notre repas à 11h30 au buffet afin de pouvoir partir au plus tôt à DUBROVNIK. Nous avons réservé le transport par la navette MSC car d'après les on-dit sur le bateau, il n'y a pas vraiment d'autres solutions : 10€ chacun. Nous arrivons à la vieille ville de Dubrovnik que nous trouvons magnifique. Ses petites rues sont belles et très propres. On savoure une bonne glace tranquillement et on visite. Nous rencontrons un homme qui propose ses perroquets afin de faire des photos, ce que nous avons fait. Puis retour vers 15h30 dans le bateau avec la navette. Nous profitons pour faire un jacuzzi et prendre le gouter. Le soir nous retrouvons nos amis de "bord" pour le spectacle et le repas. Nous terminons
à l'Amestysta Lounge puisque c'est notre dernier soir. Nous rentrons faire les bagages afin de les déposer avant 2h du matin devant la porte de la cabine.
Samedi 19 novembre 2011
Journée catastrophe ! On ne peut pas en dire moins ! Après nous être levé à 6h00 (nous n'avons pas réussi à dormir beaucoup, l'énervement puis la peur de louper le réveil) nous rendons la cabine vers 7h15(il faut la quitter maximum à 7h30). Nous nous rendons à l'Edera rejoindre nos amis pour prendre le petit déjeuner. Une annonce est faite pour nous prévenir qu'en raison du brouillard épais sur Venise, le port étant fermé, nous n'arriverons pas à 9h30 comme prévu !
Nous nous rendons donc dans un salon pour attendre des nouvelles plus amples.
L'attente est très longue.... On commence à avoir de mauvais pressentiments.
A 11h30, on nous communique qu'un buffet est dressé et que nous pouvons nous y rendre. Que le port rouvrirait vers 14h00. Nous commençons à baliser, notre avion est à 17h30. Puis l'attente reprend de nouveau.
On nous communique finalement vers 14h30, que nous quittons Venise pour Trieste et que nous accosterons vers 18h00. Notre avion est définitivement loupé.
Nous cherchons sur internet des solutions pour le retour. Après 4 essais non concluant de connexion, et 3 descentes au pont d'information, nous arrivons tout de même à nous connecter. Les avions du lendemain sont très chers !
Et MSC ne rentre aucunement dans le remboursement de nos frais, c'est pour eux un cas de force majeur ! Ils nous acheminent seulement à Venise point barre !
Un couple de nos amis de "bord" repart en voiture sur Nice et nous propose de nous emmener à la gare de Nice.
Nous réservons donc le train de 6h35 de Nice à Paris gare de Lyon. Nous accostons dons vers 18h à Trieste.
Mais nos péripéties ne s'arrêtent pas là. Ils mettent un temps fou à nous débarquer, soi-disant des problèmes avec la douane.
Un bateau Costa est juste en face de nous et apparemment a le même problème que nous.
Bizarrement, là on ne voit plus personne du staff de la compagnie MSC. Les gens commencent à s'impatienter.
On peut de nouveau se rendre au buffet, ce que nous effectuons. Et l'attente continue. Le temps commence à être long.
Nous avons rejoint les personnes qui repartent en voiture de Venise qui sont regroupés dans un salon. Nous commençons de nouveau à baliser car il nous faut 2h30 à peu prés en car pour retourner à Venise, et ensuite 5h30 de voiture si tout va bien pour rejoindre Nice. A 21h00, nous sommes appelés pour descendre récupérer nos valises, puis prendre le car. Alors là c'est la débandade. Costa débarquent en même temps que nous. C'est horrible cette foule. Les car avancent reculent, les gens traversent, passent, c'est très dangereux. Rien n'est indiqué au niveau des cars, il y en a une quantité. Nous ne savons même pas où nous diriger. Il y a la barrière de la langue qui vient s'ajouter. C'est affreux. Je pense au gens ayant des petits enfants à gérer, aux personnes âgées ne parlant pas un mot d'anglais ou d'italien. De plus nous trimbalons nos valises ! Des jeunes de chez MSC sont là mais ils ne savent pas eux-mêmes ou nous diriger. On finit par trouver un car nous amenant au port. Nous partons vers 21h30. Nous arrivons à Venise sous le brouillard vers 12h00.
Nous partons en voiture sous un épais brouillard. La conduite est dangereuse. Le temps s'écoule. Et nous voyons nos chances d'arriver à la gare à temps pour prendre le TGV réservé.
Dimanche 20 novembre 2011
Nous arrivons enfin vers 6h20 en gare. Nous nous installons confortablement dans le train. Nous avons un peu moins de 6h de trajet. Nous en profitons pour récupérer un peu de toutes ces péripéties. Notre périple n'est pas encore terminé. Nous devons reprendre un autre train vers 14h50 en gare du Nord pour Dunkerque et nous voilà arrivé vers 17h à Dunkerque.
Croisière sur le Celebrity Solstice du 23 octobre au 4 novembre: le retour English translation pending
Bonjour à tous 😉
1° étape : Par sécurité, nous avons décidé de partir un jour avant l'embarquement. Donc vol Easyjet St Exupéry-Barcelone ( une heure et des poussières), puis bus aéroport-place Catalunya (5,30€). L'hôtel réservé est à deux pas de la place, sur les Ramblas. Comme nous connaissons bien la ville, et le temps étant très clair, nous prendrons le téléphérique qui surplombe le port, de la plage Barceloneta jusqu'à Montjuic; Je signale que l'on ne peut pas le prendre à partir du pylône intermédiaire du Centre commercial, donc un bus nous emmène directement à Barceloneta. Pour la super paella aux fruits de mer, ce n'est pas l'heure, donc ce sera pour une autre fois ! La vue est magnifique sur Barcelone et le port, ou l'on aperçoit le Brilliance, le Liberty, et le Sovereign. Retour à pieds depuis le parc de Montjuic jusqu'aux Ramblas. Le samedi soir, sur les Ramblas, il y a un monde fou, un rassemblement du tout Barcelone, touristes et autres !!! A éviter ...🙁😠🏴☠️ Le dimanche matin, petite promenade dans le quartier Gotic, jusqu'à la cathédrale, toujours en travaux (comme la Sagrada). Vers 11 heures, taxi pour le port et le grand départ... Le Solstice n'est pas nouveau pour nous ( c'est notre 2° croisière)...à côté de lui l'immeuble-paquebot Epic (encore plus grand que lui)... et un peu plus loin, Grand Holiday et un Ryndam. Etiquettes et prise en charge immédiate des bagages. Il est 11h30. Salle d'embarquement très bien organisée, avec plusieurs comptoirs par pont, donc presque pas d'attente. Passage obligé par la boutique duty-free pour l'achat des 2 bouteilles (autorisées par la compagnie) pour le petit apéritif sympa dans la cabine ou sur le balcon. Nous retrouvons la même cabine qu'en 2009, où nous déposons les bagages à main, puis direction le buffet, car nous avons un petit creux ! Retour dans la cabine, les bagages sont arrivés, et sur le lit les divers documents : Journal de bord (to day) en français, invitations aux cocktails Cruise critic et Captain's club pour le lendemain, jour de navigation. Départ de Barcelone à l'heure : 17h. Nous retrouvons les autres Français au dîner du Restaurant Grand Epernay. Nous serons 6 en tout. Spectacle au grand théâtre, avec présentation de tous les artistes du Solstice. Ouf, la cabine et le lit sont les bienvenus ! La suite dans un autre post
Josiane
1° étape : Par sécurité, nous avons décidé de partir un jour avant l'embarquement. Donc vol Easyjet St Exupéry-Barcelone ( une heure et des poussières), puis bus aéroport-place Catalunya (5,30€). L'hôtel réservé est à deux pas de la place, sur les Ramblas. Comme nous connaissons bien la ville, et le temps étant très clair, nous prendrons le téléphérique qui surplombe le port, de la plage Barceloneta jusqu'à Montjuic; Je signale que l'on ne peut pas le prendre à partir du pylône intermédiaire du Centre commercial, donc un bus nous emmène directement à Barceloneta. Pour la super paella aux fruits de mer, ce n'est pas l'heure, donc ce sera pour une autre fois ! La vue est magnifique sur Barcelone et le port, ou l'on aperçoit le Brilliance, le Liberty, et le Sovereign. Retour à pieds depuis le parc de Montjuic jusqu'aux Ramblas. Le samedi soir, sur les Ramblas, il y a un monde fou, un rassemblement du tout Barcelone, touristes et autres !!! A éviter ...🙁😠🏴☠️ Le dimanche matin, petite promenade dans le quartier Gotic, jusqu'à la cathédrale, toujours en travaux (comme la Sagrada). Vers 11 heures, taxi pour le port et le grand départ... Le Solstice n'est pas nouveau pour nous ( c'est notre 2° croisière)...à côté de lui l'immeuble-paquebot Epic (encore plus grand que lui)... et un peu plus loin, Grand Holiday et un Ryndam. Etiquettes et prise en charge immédiate des bagages. Il est 11h30. Salle d'embarquement très bien organisée, avec plusieurs comptoirs par pont, donc presque pas d'attente. Passage obligé par la boutique duty-free pour l'achat des 2 bouteilles (autorisées par la compagnie) pour le petit apéritif sympa dans la cabine ou sur le balcon. Nous retrouvons la même cabine qu'en 2009, où nous déposons les bagages à main, puis direction le buffet, car nous avons un petit creux ! Retour dans la cabine, les bagages sont arrivés, et sur le lit les divers documents : Journal de bord (to day) en français, invitations aux cocktails Cruise critic et Captain's club pour le lendemain, jour de navigation. Départ de Barcelone à l'heure : 17h. Nous retrouvons les autres Français au dîner du Restaurant Grand Epernay. Nous serons 6 en tout. Spectacle au grand théâtre, avec présentation de tous les artistes du Solstice. Ouf, la cabine et le lit sont les bienvenus ! La suite dans un autre post
Josiane
Destination originale..... la Namibie 2012, avis sur circuit? English translation pending
Bonjour,
après avoir presque tout lu sur les circuits en Namibie sur le forum, je me sentirais presque familier avec les protagonistes intervenant régulièrement pour cette destination.
Donc, je viens grossir la liste des namibistes qui sont tombés sous le charme du pays la première fois qu'ils y ont posé les pieds: pour nous, c'était en juillet 2009 pour une boucle de 3 semaines qui passait entre autre par Wdk, Waterberg, Etosha, Twyfelfontein, Brandberg, Spitzkoppe, Swakop, Sesriem, Sossusvlei....
Depuis, on avait qu'une seule envie: celle d'y retourner et on a fait une ébauche d'un circuit pour 2012 (pas de dates précises encore mais ce sera certainement fin juin).
Néanmoins, après avoir "trop" lu sur la destination, on commence à avoir l'esprit un peu embrouillé et préférons demander conseil auprès des spécialistes. Nous essayons de faire un circuit qui serait adapté à notre budget et qui - comme le commun des mortels- permettrait de voir le maximun de choses en pas bcp de temps!
Je vous présente donc un des circuits que l'on a arrangé et compte sur vous pour nous donner vos impressions. Merci par avance.
Préalables: nous serions 2 familles avec chacune deux enfants de 9 et 12 ans. Nous louerons 4x4 avec tentes de toit. Nous privilégierons donc le camping mais qqes nuits en lodge seront au programme.
J1 : Reunion – JNB- WDK
J2 : WDK – Mariental
J3 : Mariental – Kgalagadi
J4 : Kgalagadi
J5 : Kgalagadi- Keetmanshoop
J6 : Keetmanshoop- Fish River (Hobas ou Aïs-Aïs)
J7: Fish River- Aus
J8: Aus- Sesriem *
J9: Sesriem- Swakopmund
J10 : Swakopmund
J11 : Swakopmund – Brandberg
J12: Brandberg – Palmwag
J13: Palmwag - ???? *
J14: Epupa Falls
J15: Epupa – Opuwo
J16: Opuwo – Oshakati
J17: Oshakati – Grootfontein*
J18: Grootfontein- Rundu
J19: Rundu – Shakawe
J20: Shakawe
J21: Shakawe – Nokaneng *
J22: Nokaneng – Ghanzi
J23: Ghanzi – Gobabis
J24: Gobabis – Wdk
J25: WDK- JNB- Reunion
Nous avons volontairement omis Etosha puisque nous ferons le KTP. Quant à l'étape de Sesriem, elle nous servira d'intermédiaire pour aller à Swakop, je ne pense pas que l'on aura assez de temps pour visiter les dunes.
Enfin, nous avons voulu une incursion au Botswana par Shakawe et ne voulons pas aller plus loin pour des raisons budgétaires. D'ailleurs, pour ces mêmes raisons, il se peut que cette incursion soit purement et simplement supprimée et on attaquera alors le plan B.
Les premières questions:
Est-ce un circuit raisonnable qui nous évite de courir tout le temps?
Y a t il des étapes trop longues ou d'autres au contraire trop courtes qui pourraient être employées à autre chose?
* J8: Si nous ne visitons pas les dunes, y aurait il une autre alternative à Sesriem qui nous situerait à des distances correctes entre Aus et Swakop?
*J13 : il nous faudrait une étape entre Palmwag et Epupa à égale distance: une idée?
*J17 : possibilité de passer par le nord pour rejoindre Rundu et éviter de descendre à Grootfontein ?
En fait on maîtrise très mal toute la partie nord.
*J21 : Qu’y a t il à Nokaneng ?
J1 : Reunion – JNB- WDK
J2 : WDK – Mariental
J3 : Mariental – Kgalagadi
J4 : Kgalagadi
J5 : Kgalagadi- Keetmanshoop
J6 : Keetmanshoop- Fish River (Hobas ou Aïs-Aïs)
J7: Fish River- Aus
J8: Aus- Sesriem *
J9: Sesriem- Swakopmund
J10 : Swakopmund
J11 : Swakopmund – Brandberg
J12: Brandberg – Palmwag
J13: Palmwag - ???? *
J14: Epupa Falls
J15: Epupa – Opuwo
J16: Opuwo – Oshakati
J17: Oshakati – Grootfontein*
J18: Grootfontein- Rundu
J19: Rundu – Shakawe
J20: Shakawe
J21: Shakawe – Nokaneng *
J22: Nokaneng – Ghanzi
J23: Ghanzi – Gobabis
J24: Gobabis – Wdk
J25: WDK- JNB- Reunion
Nous avons volontairement omis Etosha puisque nous ferons le KTP. Quant à l'étape de Sesriem, elle nous servira d'intermédiaire pour aller à Swakop, je ne pense pas que l'on aura assez de temps pour visiter les dunes.
Enfin, nous avons voulu une incursion au Botswana par Shakawe et ne voulons pas aller plus loin pour des raisons budgétaires. D'ailleurs, pour ces mêmes raisons, il se peut que cette incursion soit purement et simplement supprimée et on attaquera alors le plan B.
Les premières questions:
Est-ce un circuit raisonnable qui nous évite de courir tout le temps?
Y a t il des étapes trop longues ou d'autres au contraire trop courtes qui pourraient être employées à autre chose?
* J8: Si nous ne visitons pas les dunes, y aurait il une autre alternative à Sesriem qui nous situerait à des distances correctes entre Aus et Swakop?
*J13 : il nous faudrait une étape entre Palmwag et Epupa à égale distance: une idée?
*J17 : possibilité de passer par le nord pour rejoindre Rundu et éviter de descendre à Grootfontein ?
En fait on maîtrise très mal toute la partie nord.
*J21 : Qu’y a t il à Nokaneng ?
Chine: la grande déception English translation pending
Bonjour à tous!
Comment expliquer à nos proches, de retour d'un voyage de quatre semaines en Chine, que le pays que nous avons visité n'a tenu aucune de ses promesses?
Difficile effectivement de ne pas passer pour rabat-joie ou pire pour des enfants gâtés.
Et pourtant, nous l'avions préparé ce voyage, nous nous sentions prêts à nous immerger dans ces cultures et avions lu de nombreux romans chinois et carnets de route... Tout s'annonçait pour le mieux.
Les préjugés sur la Chine sont nombreux: pays accueillant, gens charmants, accueillants souriants... Lonely Planet, Rough Guide, Routard, reportages TV, cartnets de route... De nombreux témoignages attestaient de la qualité de l'accueil chinois.
Il n'en est rien! Nous avons fait des efforts pour communiquer, comprendre, partager des gateaux. Toutes ces tentatives ont été vaines, vexantes même! Qui refuserait un gâteau au cours d'un long trajet d'une douzaine d'heure en train sièges durs???
La Chine confond business et culture, paysage et industrie! Vous rendez-vous compte qu'il faille payer pour regarder un paysage? Qu'un simple temple exige un droit d'entrée aussi élevé que la Cité Interdite?
Imaginez encore que la Cité Interdite est dans un état déplorable si l'on prend le temps de l'observer dans ses détails (fils électriques dénudés au contact de flaques d'eau, fissures dans les mures, peinture écaillée et terne, plante et mousses sur les toits...
Deux villes nous ont particulièrement déçues: Dali et Lijiang: nous n'avons trouvé aucun intérêt à nous promener dans un parc d'attraction. Les minorité n'y ont plus leurs aises, chassées par la majorité Han avide de "valoriser" le patrimoine à coup de boutiques souvenirs et foires à neu-neu.
Les gorges du saut du tigre: elles disparaitront sous les eaux retenues par un nouveau barrage hydraulique Parc naturel près de Zhongdian/Shangri-La : billet d'entrée d'autant plus exorbitant qu'il faut payer le bus pour y aller. Les rizières de Yuanyang au sud du Yunnan: absolument splendide, mais pour combien de temps? Nous avons vu des travaux colossaux mettant en place clôtures, murs et haies pour rendre la vue du paysage payante (a priori il faudra débourser entre 50 et 100Y). Bien sur, les minorités seront remplacées par des Han et tout ce qui fait le charme de cette région disparaitra immanquablement.
La liste des déceptions est encore longue, aussi m'arrêterai-je là pour vous dire à quel point vous devez sortir des sentiers battus pour trouver la perle rare encore visible. La Chine est un patrimoine en voie de disparition...
Comment expliquer à nos proches, de retour d'un voyage de quatre semaines en Chine, que le pays que nous avons visité n'a tenu aucune de ses promesses?
Difficile effectivement de ne pas passer pour rabat-joie ou pire pour des enfants gâtés.
Et pourtant, nous l'avions préparé ce voyage, nous nous sentions prêts à nous immerger dans ces cultures et avions lu de nombreux romans chinois et carnets de route... Tout s'annonçait pour le mieux.
Les préjugés sur la Chine sont nombreux: pays accueillant, gens charmants, accueillants souriants... Lonely Planet, Rough Guide, Routard, reportages TV, cartnets de route... De nombreux témoignages attestaient de la qualité de l'accueil chinois.
Il n'en est rien! Nous avons fait des efforts pour communiquer, comprendre, partager des gateaux. Toutes ces tentatives ont été vaines, vexantes même! Qui refuserait un gâteau au cours d'un long trajet d'une douzaine d'heure en train sièges durs???
La Chine confond business et culture, paysage et industrie! Vous rendez-vous compte qu'il faille payer pour regarder un paysage? Qu'un simple temple exige un droit d'entrée aussi élevé que la Cité Interdite?
Imaginez encore que la Cité Interdite est dans un état déplorable si l'on prend le temps de l'observer dans ses détails (fils électriques dénudés au contact de flaques d'eau, fissures dans les mures, peinture écaillée et terne, plante et mousses sur les toits...
Deux villes nous ont particulièrement déçues: Dali et Lijiang: nous n'avons trouvé aucun intérêt à nous promener dans un parc d'attraction. Les minorité n'y ont plus leurs aises, chassées par la majorité Han avide de "valoriser" le patrimoine à coup de boutiques souvenirs et foires à neu-neu.
Les gorges du saut du tigre: elles disparaitront sous les eaux retenues par un nouveau barrage hydraulique Parc naturel près de Zhongdian/Shangri-La : billet d'entrée d'autant plus exorbitant qu'il faut payer le bus pour y aller. Les rizières de Yuanyang au sud du Yunnan: absolument splendide, mais pour combien de temps? Nous avons vu des travaux colossaux mettant en place clôtures, murs et haies pour rendre la vue du paysage payante (a priori il faudra débourser entre 50 et 100Y). Bien sur, les minorités seront remplacées par des Han et tout ce qui fait le charme de cette région disparaitra immanquablement.
La liste des déceptions est encore longue, aussi m'arrêterai-je là pour vous dire à quel point vous devez sortir des sentiers battus pour trouver la perle rare encore visible. La Chine est un patrimoine en voie de disparition...
Thaïlande en dehors des sentiers battus! English translation pending

Une déchèterie à la thaïlandaise, à quelques kilomètres de Chiang Raï ( Bandu ). Les Thais travaillent sans protection particulière, et ils ne sentent plus l'odeur épouvantable. ( on se croirait en Inde !) Impressionné par les énormes insectes !
Monter son vélo par / pour les nuls... English translation pending
Salut à tous.
Pour ceux qui m'ont aidé dans mon choix de cadre, et pour les autres, je me propose de vous faire un petit topo du montage de mes vélos, étape par étape si cela vous intéresse.
Je l'ai intitulé "Monter son vélo par / pour les nuls..." tout simplement parce que je n'y connais rien. Je connais la mécanique bien sûr donc j'ai quelques compétences, mais pas franchement en mécanique vélo.
Donc voilà, je démarre ça en espérant que ça pourra servir à certains (es), et pis pasque ça me fait plaisir ! 🙂
Ainsi commence donc la génèse de nos 2 vélos de voyage, sur base de cadre Surly Long Haul Trucker, montés en Shimano SLX (et Deore V-brakes pour les freins), avec dynamo dans le moyeu avant, porte-bagages, garde-boue, etc....
Les éléments sont en cours de commande chez divers fournisseurs, le plus gros étant Bike Components que vous connaisez sûrement.
Les premiers composants ont été commandés chez le désormais célèbre Cyclo-randonnée dont je dois souligner la rapidité : à peine commandé sur le site, déjà dans la boite !!!! 😄
Donc voici les premiers morceaux reçus :
Bon euh..., désolé, j'arrive pas à insérer les photos en cours de route, regardez en bas de page !
- les feux AVANT Büsch & Müller Lumotec IQ - les feux ARRIERE Büsch & Müller Toplight - les kits de câblage arrière Zefal - les cale-pieds Zefal - les axes de roues antivol Zefal (pas mal ce truc, il faut retourner le vélo pour ôter les roues, pas facile pour le malfrat dans la rue quand le vélo est attaché au lampadaire...)
Voilà, la suite dès que je reçois des pièces.
Tontonfredo
Pour ceux qui m'ont aidé dans mon choix de cadre, et pour les autres, je me propose de vous faire un petit topo du montage de mes vélos, étape par étape si cela vous intéresse.
Je l'ai intitulé "Monter son vélo par / pour les nuls..." tout simplement parce que je n'y connais rien. Je connais la mécanique bien sûr donc j'ai quelques compétences, mais pas franchement en mécanique vélo.
Donc voilà, je démarre ça en espérant que ça pourra servir à certains (es), et pis pasque ça me fait plaisir ! 🙂
Ainsi commence donc la génèse de nos 2 vélos de voyage, sur base de cadre Surly Long Haul Trucker, montés en Shimano SLX (et Deore V-brakes pour les freins), avec dynamo dans le moyeu avant, porte-bagages, garde-boue, etc....
Les éléments sont en cours de commande chez divers fournisseurs, le plus gros étant Bike Components que vous connaisez sûrement.
Les premiers composants ont été commandés chez le désormais célèbre Cyclo-randonnée dont je dois souligner la rapidité : à peine commandé sur le site, déjà dans la boite !!!! 😄
Donc voici les premiers morceaux reçus :
Bon euh..., désolé, j'arrive pas à insérer les photos en cours de route, regardez en bas de page !
- les feux AVANT Büsch & Müller Lumotec IQ - les feux ARRIERE Büsch & Müller Toplight - les kits de câblage arrière Zefal - les cale-pieds Zefal - les axes de roues antivol Zefal (pas mal ce truc, il faut retourner le vélo pour ôter les roues, pas facile pour le malfrat dans la rue quand le vélo est attaché au lampadaire...)
Voilà, la suite dès que je reçois des pièces.
Tontonfredo
Croisière sur le Royal Caribbean? English translation pending
Bonjour,
Certaines destinations ne sont pas couvertes par Costa ou MSC, donc nous allons devoir trouver d'autres bateaux.
Plusieurs des croisières que nous souhaitons faire dans les années à venir sont proposées par Royal Caribbean.
Qui a déjà voyagé avec cette compagnie?
Quelles sont vos avis? (nourriture, animation excursions) rapport qualité prix en général.
Y a-t-il différentes catégories de bateaux (anciens-nouveaux; capacité, etc)?
avez vous des photos des bateaux? (cabines décoration en général)
Merci d'avance pour vos réponses
Sylvianne
Air France, KLM, Delta: hausse surcharge fuel et Air France hausse tarifaire English translation pending
Vous trouverez ci-dessous les informations concernant les hausses AF-KL-DL (surcharge fuel et tarifs sur la Métropole) qui ont été chargées dans les GDS le jeudi 27 janvier 2011 pour effectivité le 01 février 2011.
1 - En raison de l´augmentation du prix du pétrole, AIR FRANCE, KLM et DELTA ont décidé d´augmenter le montant de la surcharge fuel (YQ/YR).
Augmentation par segment du montant de la surcharge fuel : sur le Moyen-Courrier : + 2 euros sur le Long-Courrier : + 10 euros sur le Court-Courrier en connexion avec du moyen-courrier ou du long-courrier : + 2 euros.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
2- Par ailleurs, sur la Métropole (vols secs ou en connexion intra-France), Air France a décidé de procéder à une hausse tarifaire générale de + 2 euros par segment.
Tous les tarifs sont concernés sauf : - les tarifs en classe R - les tarifs OSP (obligation de service public) sur la Corse.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
1 - En raison de l´augmentation du prix du pétrole, AIR FRANCE, KLM et DELTA ont décidé d´augmenter le montant de la surcharge fuel (YQ/YR).
Augmentation par segment du montant de la surcharge fuel : sur le Moyen-Courrier : + 2 euros sur le Long-Courrier : + 10 euros sur le Court-Courrier en connexion avec du moyen-courrier ou du long-courrier : + 2 euros.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
2- Par ailleurs, sur la Métropole (vols secs ou en connexion intra-France), Air France a décidé de procéder à une hausse tarifaire générale de + 2 euros par segment.
Tous les tarifs sont concernés sauf : - les tarifs en classe R - les tarifs OSP (obligation de service public) sur la Corse.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
Réaliser un projet humanitaire au Maroc English translation pending
Bonjour,
Actuellement étudiantes en première année de DUT, il nous a été demandé de réaliser un projet. Ainsi, nous avons choisi de réaliser un projet humanitaire au Maroc. C'est pour cela que nous sommes à la recherche d' associations, qui pourraient nous permettre de réaliser ce voyage en nous indiquant les démarches a suivre, les éventuels partenaires ou encore nous communiquer le nom des écoles dans le besoin. Le but étant de récolter, d'envoyer et de distribuer des fournitures scolaires, des vêtements dans des écoles défavorisées. Nous voudrions venir en aide à des écoles isolées.
Bien cordialement.
Actuellement étudiantes en première année de DUT, il nous a été demandé de réaliser un projet. Ainsi, nous avons choisi de réaliser un projet humanitaire au Maroc. C'est pour cela que nous sommes à la recherche d' associations, qui pourraient nous permettre de réaliser ce voyage en nous indiquant les démarches a suivre, les éventuels partenaires ou encore nous communiquer le nom des écoles dans le besoin. Le but étant de récolter, d'envoyer et de distribuer des fournitures scolaires, des vêtements dans des écoles défavorisées. Nous voudrions venir en aide à des écoles isolées.
Bien cordialement.