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Pushkar il y a quelques années... Nostalgie... English translation pending
by Migu · 2013-04-11 · 13 replies
Un reour sur les années 70/80

C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.

Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.

De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.

La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.

C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.

Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.

Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.

Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.

Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.

Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.

Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.

Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.

L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.

Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.

Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.

Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.

Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.

Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.

De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.

Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.

Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.

Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.

Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Quelques conseils d'un vieux routard English translation pending
by Dolittle · 2013-03-31 · 53 replies
Pour faire un beau voyage :

Membre de Voyage Forum depuis peu, mais vieux bourlingueur de 65 ans avec plus de 50 pays sous la semelle, je me rends compte de quelques constantes qui reviennent sur les forums:

1- On demande plus souvent qu’on ne donne. Ceux qui veulent partir ont besoin d’être rassurés. C’est bien légitime. Mais une fois qu’on a vécu l’aventure du voyage on partage peu son expérience, en se disant que notre petite aventure n’intéresse personne d’autre que les amis et la famille. Faux. Ce qui, avant de partir, paraissait la grande aventure devient une tranche de vie intéressante avec un quotidien qui n’a rien d’effrayant mais qui comporte plein de nouvelles choses, de surprises, bonnes et mauvaises, avec lesquelles nous avons à composer à chaque jour, et cela intéresse ceux qui veulent prendre la même route. Soyez généreux de vos expériences! Plusieurs d’entre vous maintiennent un blogue. Bravo!

2- Je constate que les gens sont souvent peu informés de ce qui les attend et ne savent pas toujours où trouver les réponses à leurs questions. Un peu paresseux, ils s’adressent à un forum comme celui-ci pour trouver facilement leurs réponses plutôt que de faire une recherche sérieuse sur le net ou les livres guides. Les informations qu’on trouve sur ces forums sont parfois tellement diverses et contradictoires qu’on ne sait plus que penser à la fin.

3- Aventure et parano ne font pas bon ménage. Il faut bien planifier son voyage, (finances, moyens de transport, assurances, médicaments etc.) mais pas trop. Une bonne idée générale du territoire à visiter est primordiale mais il faut laisser beaucoup d’élastique dans la planification de l’itinéraire et des activités. On reparle de parano un peu plus bas…

4- Sécurité et aventure sont un peu antonymes. L’aventure demande qu’à chaque jour je rebâtisse mes repères, (où vais-je coucher, où est la banque, le marché, la station de service etc.). Mais la découverte de tous ces nouveaux repères est généralement pleine de satisfaction et constitue la meilleure récompense du voyageur.

Voici quelques conseils d’un vieux routier :

· Informez vous bien avant de partir, mais aussi tout au long de la route. Soyez curieux. N’ayez pas peur d’aller vers l’autre, qu’il soit autochtone ou voyageur comme vous. Il a plein à partager lui-aussi, et peut-être vous ferez-vous un nouvel ami.

· Le meilleur passeport du voyageur est un grand sourire dans le visage. Même avec le policier et le douanier. Ces gens là sont tellement détestés par tous que ça leur fait du bien de voir un visage avenant de temps en temps et les portes s’ouvrent plus facilement. Soyez patient et tolérant. Ces gens ne connaissent pas le rythme trépident de l’occident, et au salaire qu’ils gagnent, il n’y a pas de quoi se presser.

· Donnez-vous la peine d’apprendre un minimum de la langue du pays visité. C’est une question de respect envers votre hôte : bonjour, au revoir, svp, merci etc. Un petit dictionnaire de traduction devrait faire parti de vos bagages. Si vous pensez demeurer plusieurs semaines dans le pays, investissez quelques jours dans l’apprentissage de la langue. L’investissement vous sera rendu au centuple. Partout en Amérique Latine les cours d’espagnol sont disponibles à des coûts compétitifs. Vous serez étonnés de la réception que les autochtones vous réservent quand vous faites l’effort de les rejoindre et tenter de tenir une conversation simple. Respect!

· Les médias de l’information font des milliards $$$ à faire peur aux gens. Ne soyez pas dupes, ça ne va pas si mal que ça dans le monde. Fermez votre télé et ouvrez un bon livre sur votre destination, l’itinéraire prévu et les peuples que vous y rencontrerez. Laissez votre parano avec le téléviseur à la maison. Bien sûr, il y a des zones dangereuses qu’il faut éviter, comme certaines régions d’Afrique, Proche et Moyen Orient, le nord du Mexique et quelques autres zones bien identifiées. L’hémoglobine se vend bien dans les télé-nouvelles. Ayant zigzagué le Mexique à plusieurs reprises, je ferai bientôt un article exclusivement sur ce sujet.

· Argent : Cette inquiétude revient fréquemment dans les forums. Ne vous cassez pas la tête, servez vous de votre carte de débit ou de crédit dans les millions de guichets bancaires (ATM) qui parsèment la planète. Même le Myanmar commence à en installer. C’est généralement par ce moyen que vous aurez le meilleur taux de change pour obtenir la monnaie locale. Certaines banques chez vous, peuvent même vous offrir des retraits sans frais si vous savez bien négocier avec elles. Dites leur que l’autre banque à coté vous l’offre. Ils sont assez souvent accommodants pour ne pas perdre votre clientèle. Ne vous promenez pas avec de grosses sommes et évitez de montrer votre opulence. Pour les gens du tiers monde, nous sommes tous des millionnaires. Évitez de montrer vos beaux bijoux (même les faux) et les liasses de billets.

· Si vous prévoyez rester dans un pays pour plusieurs mois, il peut être avantageux d’ouvrir un compte bancaire dans une banque locale ou internationale sérieuse et fiable, en y déposant une somme équivalente à ce que vous prévoyez y dépenser. De cette façon, vous ne payez pas de frais en utilisant la carte de débit locale. Informez-vous bien, localement, avant de faire une telle transaction.

· Il y a de fortes chances que les pays que vous visiterez aient des mœurs différentes de celles de votre coin de planète. Respectez vos hôtes. Habillez vous de façon respectueuse lorsque vous faite affaire aux autorités, que vous visitez leur lieux de culte, leurs beaux hôtels et restaurants. Sachez cacher votre chair, même si elle est jolie, lorsque les circonstances le demandent. Vous serez à votre tour plus respecté. Évitez de vous fâcher. Une négociation ferme avec le sourire lorsque qu’il y a un différent mène généralement à la bonne entente. Celui qui affiche sa colère se met souvent en position dangereuse et perd ses chances d’aboutir à un bon accommodement. ‘Patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage’ nous dit-on…

· Les gens sont fondamentalement bons. Dans tous les pays que j’ai visités j’ai trouvé que 90% de la population est composée de gens honnêtes qui, quand on leur demande, ne cherche qu’à vous aider. Ne soyez cependant pas dupes et méfiez-vous du type un peu trop amical et avenant qui vient vers vous avec un grand sourire. Il a souvent de mauvaises idées derrière la tête.

· ‘Learning money’ : J’ai appris il y a déjà longtemps qu’il faut réserver une tranche de son budget à l’apprentissage de la nature humaine. Il faut, occasionnellement, accepter de bonne grâce qu’on s’est fait arnaqué par tel vendeur, tel fournisseur de produits touristique. Riez-en et dites-vous que vous venez d’apprendre quelque chose. Ne vous stressez pas à ruminer la chose trop longtemps.

· Bouffe : La grande aventure n’est pas faite pour les dédaigneux et les capricieux. La cuisine locale risque d’être bien différente de la vôtre et elle fait parti des découvertes que vous allez faire. Si l’esthétique des mets offerts n’est pas toujours au rendez-vous, le goût y est souvent. Soyez explorateur, ne vous gênez pas pour essayer de nouveaux plats, de nouvelles saveurs. C’est plein de belles surprises. Et si ce n’est pas bon, tant pis, au moins vous savez que la prochaine fois vous choisirez autre chose. En Asie comme en Amérique Latine, osez goûter à ces plats d’insectes ou de larves qu’on vous offre dans les marchés. Ils sont généralement sucrés et bourrés de protéines. Oui, je sais, je vous entends déjà railler de cette proposition… Mais sachez qu’il n’y a pas d’aventure sans risque.

· Hygiène et propreté : Les normes de votre pays aseptique ne sont pas toujours respectées dans le pays de l’aventure. Mon conseil : Soyez d’abord propre vous-même. Lavage des mains avant et après le repas. Apportez vos ustensiles et vos baguettes chinoises si vous avez peur. Ne mangez pas ce qui vous paraît insalubre. Acheter votre nourriture tôt le matin. Les aliments qui trainent au soleil durant des heures et où les mouches se battent avec le vendeur, sont à éviter bien sûr. Évitez les vendeurs itinérants sur la plage comme ville. On n’a pas les anticorps pour se défendre contre ça, nous. Par contre, les petites stalles alimentaires des marchés et dans les rues offrent souvent une excellente nourriture à une fraction du prix des restaurants bon aloi. Servez-vous de votre bon jugement.

· Santé : Pour faire suite au sujet précédent… Partez avec un bon bilan de santé et tous les vaccins et médicaments préventifs et curatifs selon le ou les pays visités. Prévoyez un bon budget pour ces préventifs car tout ça coûte un bras, sinon une jambe, aussi. Mais sachez que vous risquez de payer beaucoup plus si vous êtes malade à l’étranger. Ayez de bonnes assurances qui incluent un rapatriement d’urgence si la nécessité se présente.

· Dukoral : je ne peux trop insister sur la nécessité de prendre ce vaccin oral juste avant de partir vers n’importe quel pays dits du tiers-monde. Ce vaccin vous protège contre le choléra pour une période de 2 ans, mais, peut-être plus important encore, contre la diarrhée du voyageur, cette fameuse ‘turista’, pour une période de 4 mois. Aucun vaccin ne vous protège à 100%, mais celui-ci s’est montré très efficace dans tous mes voyages. Son coût relativement élevé, env. $40./dose au Québec et il en faut 2, vaut son pesant d’or. Ce n’est pas drôle d’être malade à l’étranger, de courir les toilettes (quand il y en a) ou de rester dans sa chambre à combattre les crampes intestinales, et de manquer une ou plusieurs journées des plaisirs de vacances. Ayez aussi des comprimés de Lopéramide (Imodium) pour soulager ces épisodes déplaisants.

· Pharmacie : En occident la pharmacie est une affaire sérieuse avec un pharmacien diplômé à la clé. Dans le tiers monde, c’est un ‘bizness’ comme un autre. Si vous êtes chanceux, dans une grande ville, vous risquez de rencontrer quelqu’un de compétent. Sinon, c’est n’importe qui sans formation qui va vous vendre sans prescription et à une fraction du prix occidental, presque n’importe quel médicament commun pour soigner infections, problèmes respiratoires, cutanés, ou abdominaux. Il s’agit souvent de génériques fort efficaces, mais il vaut mieux partir avec sa propre pharmacie. On ne joue pas avec sa santé…

Je m’arrête ici. On pourrait écrire des chapitres sur tous ces sujets mais il appartient à chacun de vivre ses propres expériences. J’espère que ces quelques conseils sauront rassurer et aider tous ceux qui veulent partir à la découverte de la plus belle planète de l’univers (pour l’instant en tout cas!!!).

Dolittle
Asie pendant un an: billet d'avion aller sans retour semble poser problème... English translation pending
by Sophielens · 2013-03-05 · 71 replies
bonjour,

je vais faire un petit tour en asie pdt environ 10 mois à partir d'août. je me suis renseignée à l'agence pour mon avion disant que je ne voulais prendre qu'un aller simple pour l'inde et puis au fur et à mesure des billets d'avion pour bouger. Je compte faire un max par voie terrestre. Mais il semble que ce n'est pas possible de rentrer dans un pays nécessitant un visa (donc la majeure partie) sans billet de retour (billet de sortie du moins du pays)...je ne sais ni de où ni quand je voudrai revenir...comment fait on??????? merci!

sophie
De retour d'une croisière en Antarctique sur le Celebrity Infinity English translation pending
by Sylviannefd · 2013-03-04 · 100 replies
Bonjour à Tous, Je suis dans le lounge d'Air France à Roissy 8 heures d'attente entre notre atterrissage et le vol pour Montpellier. J'en profite donc pour vous livrer à chaud mes premières impressions. En ce qui concerne la partie Ushuaia, Cap Horn navigation en Antarctique et l'escale des Malouines ça a été merveilleux et tout à fait conforme à nos attentes. Par contre le reste de la croisière, les 3 jours de navigations pour arriver à Ushuaia et la remontée avec les escales de Puerto Madrid et Montevideo a été très décevant.

Le seul point positif est un personnel très gentil, souriant et prêt à rendre service, la déco est sobre et de bon gout, mais les spectacles sont nuls, il n'y a aucune animation ou bien des trucs "lourdingues" très adaptés à l'humour américain et aussi raz des pâquerettes que chez Costa mais dans un autre registre😕 la nourriture est beaucoup trop riche, impossible d'avoir des légumes verts, tout est accompagné de sauces. Nous avons même zappé le brunch mais heureusement car quand on a vu ce qui était proposé cela nous a donné envie de jeuner.

Pour finir un petit mot sur les excursions aussi mal organisé que chez Costa, tout le monde au théâtre et les plus malins courent pour se mettre devant dans les cars

Quand je pense à l'organisation Princess l'année dernière quelle surprise😐

En conclusion Celebrity dont j'avais entendu tant de bien a fini de nous dégoûter des croisières
Films hindous English translation pending
by Nabennour · 2013-02-28 · 63 replies
bonsoir tout le monde alor je vous dis que j'ai un grand amour pour les films hindou je ne parle pas des ancien mes surtout des nouveaux ceux de Bollywood j'adore sharukhan j'adore la belle kareena kapoor, rani mukherjee est une foule d'autre acteurs et j'espere un jour visiter l'inde in challah
Tout quitter pour vivre enfin? (tour du monde) English translation pending
by LibertyBoy · 2013-02-26 · 22 replies
Bonjour à tous et à toutes.

Je m'appelle Axel, j'ai 19 ans et j'aimerais que quelqu'un m'aide à éclairer ma lanterne concernant une décision qui m'est vitale. Voila mon histoire. Depuis toujours, j'ai vécu ma vie comme si aucune chaîne ni aucune contrainte ne pouvaient me retenir. J'ai grandi dans une famille unie avec des parents qui ont toujours étés la pour moi, je suis l’aîné de trois garçons, et j'entretiens des rapports très proches, très complices avec mes parents et mes frères.

La ou mon histoire devient celle qui m'amène à écrire ce message ce soir, c'est le fait que j'ai toujours senti, malgré tout l'amour que j'ai reçu, un manque au fond de moi. J'ai beaucoup de mal à analyser ce sentiment, parce qu'il est très contradictoire. En effet je me sens parfaitement heureux, j'ai toujours eu ce que je désirais, mais dès que ce "je ne sais quoi" reviens, je deviens vite nostalgique, voir triste. Ce que j'ai fini par comprendre, c'est que je ne me sentirai épanoui, heureux et adulte que quand je serai libre. Mais la liberté a un sens large me direz-vous... Certains se sentiront heureux parce qu'ils travaillent, d'autres parce qu'ils exercent un art, ou voyagent.. Pour ma part, ma vision de liberté c'est vivre en épicurien, en hédoniste, sans chaines, sans attaches, sans souffrances ou stress, et plus que ça même, voyager. Mais pas simplement voyager, je veux dire, tout lâcher tout abandonner, quitter ce système oppressif qui fait que nous sommes obligés de vivre comme des machines, de vivre pour l'argent, ou toutes ces illusions qui nous poussent à rentrer "dans un moule préfabriqué". La liberté pour moi, c'est vivre simplement, ressentir dans tout mon être que je suis à ma place loin de cette société, de tout, et que je suis moi. Découvrir qui je suis. Vivre. Simplement.

Voila, vous connaissez à peu près mon histoire et ma façon de penser, je vais pouvoir poser les questions auxquelles je n'ai pas su répondre et obtenir, je l'espère, nombre de vos avis qui m'aideront à avancer sur ma voie.

En fait, la ou le problème se pose, c'est qu'actuellement je sors d'un an d'école de Police, et que j'ai passé le concours pour être titularisé le mois dernier. Mais voila, ce sentiment, cette envie pulse de plus en plus fort en moi chaque jour, et j'hésite à tout lâcher pour partir sur un coup de tête... mais j'ai peur aussi.. Je suis installé en appartement, j'ai un emploi stable, tout va bien, mais j'ai aussi tellement peur de tout quitter et d'échouer dans la recherche de moi-même, de ne pas avoir les moyens de réaliser ce rêve, c'est horrible comme sensation.. De plus, est-ce que je décevrais mes parents ? Comprendraient t'ils ? J'en ai déjà parlé avec eux, et leur réponse est que le mieux c'est d'économiser pour partir, mais ils n'ont pas compris que je ne veux pas ça, je ne veux pas vivre enfermé dans ma vie, sédentaire et cloîtré, j'ai besoin de voyager, je veux respirer..

En fait mon questionnement est le suivant :

_ Est-ce que je fais vraiment ça par conviction, ou juste sur un coup de tête ? _ Ma famille et mes amis comprendront-ils mon besoin vital de faire ceci ? Seront il déçus ? Me laisseront-ils tomber ? _ Comment me motiver pour pouvoir enfin tout lâcher et ne pas avoir peur du résultat ? _ Avez vous des ressentis à partager, si vous l'avez fait, ou des expériences, bonnes ou mauvaises, n'importe quoi qui me fasse sentir que je ne suis pas seul à avoir voulu faire ça ?

Voila, c'est mon histoire compliquée, avec mes ressentis, un peu de mon passé, de mon présent et surement un tournant décisif pour ce qui sera de mon futur, et je vous remercie du fond du coeur pour toute la lumière que vous pourrez m'apporter.

Amicalement, LibertyBoy.
Demande de visa chinois à Vientiane English translation pending
by Globettr · 2013-01-21 · 19 replies
Bonjour,

J'envisage de solliciter un visa chinois à Vientiane dès demain afin de me rendre à Kunming capital du Yunnan au moment des fêtes du nouvel an chinois. Je serais très interessé par toute information sur la possibilité d'obtenir un tel visa au Laos dans des délais raisonnables et aussi sur les avantages et inconvenients d'un tel voyage à ce moment précis?? Par ailleurs, j'arrive à Vientiane demain en provenance du Cambodge et compte y passer trois ou quatre jours avant de remonter tranquilement sur Luang Prabang...si nos chemins se croisent...

Cordialement
Orissa, Sikkim, Nagaland, Bénarès, Gujurat... (Inde 2012) English translation pending
by Parvat · 2013-01-21 · 60 replies
Rayagada, (Sud Orissa) 8 novembre 2012



C'est mon anniversaire :o) Je me suis offerte un vol "Bruxelles Le Caire Bombay Hyderabad Vizakapatnam", où je suis arrivée hier soir. Ce matin, levée à 05h pour attraper le train de 06h du mat' pour Koraput, mais c'est bien sur, il était annulé... Alors j'ai sauté dans un autre pour Rayagada, et j'ai téléphoné à Léon qui viendra me chercher. Léon est australien, on se connait il y a 3 ans via un forum anglophone sur l'Inde. Il vit dans un vrai p'tit coin de paradis...

Quand il arrive, j'ai la surprise de voir toutes les (7) jeunes filles du guest house venues avec lui pour m'accueillir!!! Rita bien sur, ma chère et tendre Rita avec qui j'ai une grande complicité, Hassy, Paro, Rokny, Kumla, et deux nouvelles. Une très jolie, Septie, et Daly.

Après deux heures de route,

, avec un stop à un petit marché, je suis installée au paradis...

(Kumla et Rita dans le jardin)

Pas un seul bruit de moteur, une nature tellement belle que même après 4 séjours, je suis toujours aussi émerveillée. D'ailleurs comment faire autrement, on ne peut qu'être émerveillé...



Je prends le thé avec tout le monde...

(Septie)

(Rokny et Septie)

(Hassy)

Papote, offre plus de la moitié du contenu de mon sac à Léon, les yeux écarquillés devant les 2kg de cacao, l'origan, le thym, les fromages et autre saucissons. Puis fais une sacrée bonne sieste. Vu que je n'ai pas pu m'endormir dans les avions, je suis dans un état d'épuissementrrrrzzzz....

9/11 Je lis "La Nuit Bengali"... "Dans le huis-clos de la maison de son employeur, Allan va s'immerger dans l'Inde traditionnelle et se frotter à la différence de culture et de religion. Petit à petit, va se construire un amour auprès de la fille de son hôte avec laquelle il entretient une grande complicité."

Balade autour du village... 😎😎😎











.../...
Budget pour un mois en Inde? English translation pending
by Pimprenel · 2012-12-30 · 18 replies
Bonjour à tous, nous partons prochainement en Inde pour un mois. Nous sommes deux couples de retraités. Nous prévoyons de rester quelques jours à DEHLI, ensuite direction Varanasi, Jaipur, Jodphur, Agra. Ensuite nous avons l'intention de nous rendre à Chennai. Nous recherchons des hôtels simples mais corrects. Je pense que les dépenses importantes concerneront surtout les trajets en avion, train, voiture. Je n'ai pas grande idée du budget à prévoir. Si, vous qui me lisez, avez fait ce circuit, votre expérience m'intéresse. Merci à vous.
Compte rendu: retour du Celebrity Millenium "Asie Sud et Nord" 9 décembre 2012 English translation pending
by Francischem · 2012-12-27 · 114 replies
Bonjour à tous ceux qui m'ont demandé un CR et à chacun que cela peut aider.

Ce CR rapidement écrit (rentré il y a 2 j) permet de conserver la fraicheur des souvenirs et sensations. Il sera divisé en 2 : Celebrity et le bateau (le Millenium) et puis les escales. En avant propos mon sentiment sur Celebrity car c’était la 1ere fois que je signais sur cette CIE : pourquoi ce préliminaire ? Parce que d’une part Costa est depuis qqn temps l’objet de toutes les « attentions » et que Celebrity en profiterait pour lancer une opération de charme sur les déçus de Costa. Plus de 15 ans de Costa et MSC me font dire ceci (évidement éminemment personnel). Ayant largement ici dénoncé la dégringolade en qualité de Costa, que dire de Celebrity dont j’ai tant entendu vanter les mérites ici même : Celebrity m’a semblé être ce que Costa était il y a 20 ans, un rapport qualité prix excellent ; un personnel aux petits soins, discret et efficace en toutes heures, un staff aux excursions et à l’accueil courtois, poli, efficace et se donnant beaucoup de mal pour remédier à vos problèmes et erreurs qui ailleurs vous feraient perdre temps et argent. Un commerce où le client existe dans la plénitude de ses droits et largement au delà pour que son séjour soit facilité et « de rêve »…mon dieu quel bonheur de ne pas se voir viré, voire méprisé à l’acceuil même si votre carte Pearl montre que vous êtes un client fidèle qui connaît usages et limites des choses. Ceci dit, les 6 français avec qui nous étions, tous habitués de Celebrity ont été très mécontents et ont dénoncé un e « Costaisation » de Celebrity….ça promet ! Le plus important pour beaucoup…le restaurant : EXCELLENT, nourriture, inventive, bonne, fraiche, variée, en abondance midi et soir et une qualité des viandes grillées dignes des meilleures rôtisseries : comment fait on pour servir des T bone, cote de bœuf, grillades de cette qualité ??????...peu croyable sauf que si vous la voulez saignante, vous la réclamez non pas « rare » mais blu, ultra blu ! Le buffet au 10 eme… convenable au niveau qualité et varié, cuisine japonaise, chinoise, etc… à midi comme à 17 h 30. Le petit déjeuner au restaurant n’est pas en libre service comme chez Costa mais servi à table sur commande, aucun pb de choix si on prend son temps. LE SELECT DINING : alors là excellente formule qui permet de diner sans heure de 19 h à 21 h sans réserver quand et avec qui on le souhaite, très pratique les jours d’excursions ou quand on veut changer de partenaires de table : la condition pour accéder à ce service ?: régler (et débité) à l’avance les « pourboires » qu’on retient en général à la fin, donc avance de trésorerie mais non supplément puisque de toute façon il faut les payer. ANIMATIONS : alors là…….sur ce bateau, le désert absolu : aucune équipe d’animation, aucun cocktail de bienvenue ou du commandant, ni de présentation du staff, aucune animation aucune, des spectacles courts et pauvrelets, des boutiques sans stocks et personne le soir dans les qq bars. Qq musiciens par ci par là et un orchestre alternant les sempiternels standards internationaux : certains ont dit qu’on s’y emmm….hautement, d’autres que ça changeait des foires méditerranéennes de Costa !...chacun appréciera. Les excursions proposées : de l’avis de tous elles sont pauvres en choix, en points de visites et très chères : pourquoi ?....on le verra mais surtout… comment faire autrement ? Le Millenium : refait en mai 2012, c’est un superbe bateau tout en délicatesse des couleurs, richesses des matériaux, cosy des salons anglais, et là un vrai bonheur de s’isoler dans une bibliothèque en acajou à 2 étages, dans des petits coins chauds et calmes pour y lire, jouer aux cartes ou regarder la mer. Sauf qu’il faut éviter toutes cabines à l’arrière au dessous du pont 5 au risque d’être réveillé par une machinerie en continue entre 3 h et 6 h du matin (quoi ?.....impossible à savoir) mais insomnie garantie. J’arrête là pour Celebrity et le Millenium sur lesquels je pourrai m’étendre sur demande, n’hésitez pas à me poser toutes questions sur piscines, SPA, autres superbes restaurants payants, etc.…. Ah ! Oui le prix des boissons ?.....chères..très chères…l’expresso sur Costa 1,5 à 2 euros : sur le millenium 4,5 HT $ soit environ 3,60 euros… et les vins à table en verre ou bouteille à l’unisson ; 1 verre de vin blanc australien 12 $ et un Viognier 8$ ; le pack d’eau ?....12$ par personne et par jour ! LES ESCALES : Singapour, Bangkok, Ho chi Minh Ville (Saigon), Da nang, Baie d’Along- Hanoi, Hong Kong. Les monnaies : le dollar singapourien, le Bath (en Thaïlande), le dong (Vietnam), le dollar de Hong Kong. Excepté le dong que vous ne changerez pas et payerai en dollars (plutôt) ou euros, je vous invite vivement à changer depuis chez vous ces monnaies et en coupures les plus petites et ce pour 1000 raisons : sur le bateau un monde fou et un change prohibitif, sur place, très difficile et avoir de la monnaie locale vous fait gagner du temps et surtout éviter des longs palabres sur les erreurs et taux sans compter que dans les marchés ou coins perdus on peut ne pas vous accepter des monnaies étrangères ou vous faire n’importe quel change. Le coté pratique : en ces saisons, (déc. janv. fév.) excepté à Hanoi et HK c’est entre 30 et 38° et 90% d’humidité donc on est très vite épuisés, mort de soif et en nage : prévoir donc lingettes, crème solaire, chapeaux, mouchoirs. dans sac à dos. Les ports : Alors là….gros problème et grande différence par rapport à d’autres croisières : excepté Singapour et HK les ports sont très loin en km ( de 90 à 145 km) MAIS SURTOUT EN TEMPS ! car dans ces pays et sur les trajets empruntés autoroute ou petit ruelles de villages de l’intérieur, il y a du monde, des voitures, des camions, des vélos et surtout des motos meurtrières (j’ai été renversé et blessé par l’une d’elles) partout et à toute heure et en toutes directions : un mouvement brownien dont on ne discerne aucune loi ni prévision : je vous déconseille vivement sous peine de crise cardiaque de vous être en 1er rang du bus de l’excursion ou fermer les yeux quand vous verrez doubler en 3 ème position votre chauffeur en pleine nuit au milieu de milliers de tout ce qui peut rouler, marcher, trottiner, pétarader ou foncer ! Donc, les excursions seront chères car 3 h de route à l’aller et autant au retour, épuisantes sous la chaleur et le monde mais…difficiles à éviter car qui aurait le courage de prendre par ses propres moyens un taxi dont on n’est pas sur qu’il arrive à l’heure pour le départ du bateau. Donc le budget excursion gonfle…gonfle…! Bon, j’attaque les choses sérieuses, le détail des escales (à suivre donc dans qq heures !)
Inde du Sud (Karnataka) - Novembre 2012 English translation pending
by Nancy · 2012-12-24 · 12 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

3ème périple en Inde – Mais pourquoi donc ?... - un riche passé historique empreint d’une forte ferveur religieuse qui se traduit par de nombreux temples, à l’architecture différente d’une région à une autre mais toujours originale, intéressante quelquefois même spectaculaire, - dans cette région, le bonus de paysages vallonnés splendides. Des rizières, des champs de cannes à sucre, de bananiers, de cocotiers, de maïs, de tournesol se disputent le moindre lopin, créant un camaïeu de vert du plus bel effet, - une gastronomie qui réjouit nos papilles, - un réseau de transports locaux qui facilite énormément le voyage individuel. Mais au-delà de ces raisons (qui ne sont en fait que des prétextes), ce qui nous attire en Inde ce sont les Indiens. Un mode de vie, un mode de pensée, une religion, des rites bref une culture bien loin de la nôtre. Une vie sociale et religieuse étroitement liées qui donnent lieu à des scènes quotidiennes surprenantes, parfois dérangeantes, toujours fascinantes. On en revient toujours plus sereins, plus indulgents, plus riches. De cette richesse que seule la découverte de l’autre apporte.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 18 Novembre – Vol sur Emirates : Paris CDG / Dubaï / Bangalore Dim – Arrivée du vol à 9h00 – Lalbagh Garden – Train de nuit vers Badami (12h-1000 Rs) Lun – Badami: Temple de Buthanath – Les grottes – 3 nuits à Badami Mar – Aihole (bus-1h-26 Rs) – Pattadakal (rickshaw-40min-150 Rs) – Retour Badami (bus-45min-20 Rs) Mer – Badami Jeu – Hospet (bus-4h30-145 Rs) – Hampi Bazaar (rickshaw-30min-150 Rs) – 4 nuits à Hampi Bazaar Ven – Hampi Sam – Hampi Dim – Hampi Lun – Hassan (bus via Shimoga-6h-164 Rs puis 4h-124 Rs) – 2 nuits à Hassan Mar �� Belur (bus-45min-32 Rs) – Halebid (bus-30min-18 Rs) – Retour Hassan (bus-45min-25 Rs) Mer – Mysore (bus-3h-95 Rs) : Palais du Maharaja – Devaraja Market – 3 nuits à Mysore Jeu – Srirangapatnam (bus-45min-13 Rs) – Retour Mysore (bus-30min-18 Rs) Ven – Somnathpur (bus via Bannur-45min-21 Rs puis 15min-9 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-30 Rs) - Brindavan Gardens (bus-1h-16 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-16 Rs) Sam – Bangalore (bus-3h-105 Rs) : Palais de Tippu Sultan – Krisna Rajendra Market – Nuit à Bangalore Dim 02 Décembre – Vol sur Emirates : Bangalore /Dubaï / Paris CDG

Les prix indiqués pour le train et les bus s'entendent par personne.

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie Emirates, réservés sur leur site www.emirates.com : 693 €/p l'A/R. Train de nuit Bangalore/Badami : 1000 Rs/p (29 € pour nous 2).

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Hébergements : 218 € Autres : 279 € (repas, transports, entrées des sites) 1 seul retrait cash en ATM (40 000 Rs) à l’aéroport qui couvrira toutes nos dépenses pour les 2 semaines. Aucun paiement par CB.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 1912 € Sans se priver.

GUIDES : Les mêmes que pour notre voyage au Tamil Nadu, 2 ans plus tôt : Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) – Edition 2009 – Je n’ai pas voulu acheter la dernière version, j’ai eu tort, celle-ci a vraiment vieilli, les tarifs (bus et hôtels) ont beaucoup augmenté en quelques années.

TRANSPORTS :

1 - Les vols Paris/Dubaï/Bangalore - Emirates Achetés mi septembre en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Toujours un plaisir que de voyager sur cette compagnie très fiable qui offre d’excellentes prestations à bord. Horaires confortables et escale très courte à Dubaï. En prime : le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380. L’ATM dans le hall des arrivées à Bangalore fonctionne. Bus pour rejoindre le centre-ville, juste à la sortie de l’aéroport : 170 Rs/p – 30 min – Clim’ poussée à fond ! Couvrez-vous !!

2 – Le train Solapur Express #16535 - Bangalore/Badami Départ de la gare Yesvantpur à 19h45 – Arrivée (prévue …) à Badami à 07h33 J’ai trouvé toutes les infos ici :
http://www.indianrail.gov.in/ Mais impossible de réserver on line, ici normalement : https://www.irctc.co.in/ - Pas faute d’avoir essayé … Je suis donc passée par une collègue de Bangalore en lui envoyant le scan de nos passeports. Une heure plus tard, elle m’envoyait nos tickets électroniques ! 1000 Rs/p que j’ai remboursées par ces voleurs de Western Union. La cohue devant les guichets de la gare de Yesvantpur ainsi que l’affluence dans le train lui-même nous ont donné raison d’avoir réservé (et voilà bien ce que je n’aime pas par rapport aux bus). Les réservations sont nominatives, respectées et contrôlées. 12 heures pour parcourir les 589 km qui séparent les 2 villes. Arrivée avec 30 min de retard. Attention, lors des arrêts, aucune annonce n’est faite. A vous de guetter … Grâce à ce site bourré d’infos pratiques http://www.seat61.com/India.htm, nous avions choisi des couchettes en classe 2A. Couverture, draps et oreiller sont fournis et arrivent petit à petit. C’était très convenable. Les photos sont interdites dans la gare, on nous l’a rappelé gentiment.

3 – Les bus Je vous invite à relire mon paragraphe sur le carnet du Tamil Nadu (cliquer ici). Tout ce que j’y ai dit s’applique encore. Les gros avantages du bus : c’est simple, fiable, immédiat, pas besoin de réserver, les départs (pour partout !) sont très fréquents, et surtout, c’est l’occasion de faire partie du spectacle, d’être au plus près de leur façon de vivre. On adore ces trajets, ces petites parenthèses qui, entre 2 visites culturelles de temples, apportent de la vie, des couleurs et des odeurs au voyage. Mode d’emploi en 6 étapes : 1. rendez-vous à la gare routière, 2. repérez un employé de la compagnie KSTDC. Ici, comme au Tamil Nadu ou au Kerala, ils sont encore vêtus d’un uniforme beige très reconnaissable, 3. indiquez-lui votre destination, 4. il vous dira dans quel bus monter et, éventuellement où descendre en route s’il y a une correspondance, 5. installez-vous dans le bus (préférer les places à l’avant : on est moins secoué, on a plus de place pour jambes et sacs à dos et on profite au mieux du paysage) et attendez le départ (jamais plus de quelques minutes), 6. après le départ, un employé de la compagnie (toujours en uniforme beige) passe parmi les voyageurs pour vendre les tickets. Précisez-lui où vous descendez, il émettra grâce à un petit automate un ticket indiquant coût et destination. Vous aurez toujours quelqu’un pour vous prévenir quand vous devrez descendre. Enfin, le coût est dérisoire et la durée équivalente au train. C’est ultra simple. Plus que des inconditionnels, on est des vrais fanas !

Liaison Hampi – Hassan Très longue étape. Depuis Hampi, il faut commencer par rejoindre la gare routière de Hospet : 30 min de rickshaw réservé la veille (150-200 Rs) sur une route défoncée. C’est long et le matin, il fait frisquet ! Bus pour Shimoga – 164 Rs – 180 km – 6 heures La gare de Shimoga est grande, aérée, moderne. Correspondance pour New Hassan – 124 Rs – 149 km – 4 heures On a quitté Hampi à 6h30, attrapé un bus à 7h pour Shimoga, un autre à 13h10 pour New Hassan que nous avons atteint finalement à 17h15. C’est long et fatigant … heureusement, la route est belle. A la gare de Hospet, j’ai cru comprendre qu’il y avait des bus directs pour New Hassan. Comme celui pour Shimoga partait, nous n’avons pas tergiversé mais je pense que ça vaut le coup de se renseigner un peu mieux qu’on ne l’a fait. Ca peut permettre de gagner 1 ou 2 heures précieuses. On aurait dû se renseigner dès notre arrivée à Hospet, 3 jours plus tôt. On est toujours trop pressé d’aller chercher notre point de chute … Mais une fois à Hampi, on ne revient plus à Hospet pour s’informer …

Deux gares à Mysore : La CBS – City Bus Stand qui dessert la ville et les environs proches. La Suburban Bus Stand d’où partent les grandes lignes. Pas bien loin l’une de l’autre. Srirangapatnam est desservi par les 2.

4 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville. Un peu moins sympa à Bangalore. L’effet grande ville …

HEBERGEMENTS : Evidemment, aucune réservation préalable ici. Petit dej jamais inclus. Paiement cash. Nous avons toujours négocié un peu les prix. Tous extraits du LP - Aucun problème de disponibilité. Nous n’avons jamais opté pour l’AC, inutile à cette époque. Le ventilo suffit, les chambres en sont toutes pourvues. Salle de bain à l’indienne : une grande pièce carrelée qui réunit les WC, le lavabo, une douchette, un robinet, un seau, une louche. Rafraîchissant ! Pas de coup de cœur particulier dans ces hébergements. Hormis à Bangalore, on a choisi des hôtels et des chambres basiques, toutes spacieuses et propres. Mais aucune n’avait une petite touche personnelle qui aurait apporté un peu de charme et de chaleur. Juste fonctionnelles.

Badami - Mookambika Deluxe 850 Rs Bien situé, face à la gare routière. Et en face d’une petite boulangerie où, tôt le matin, vous trouverez des petits pains ronds simples et délicieux.

Hampi Bazaar - Gopi Guesthouse 700 Rs Petite chambre basique au 1er étage (chambre n ° 16), lumineuse, spacieuse et propre. Moustiquaire. A 2 pas du Gopi Restaurant, sur le toit terrasse où nous avons pris quasiment tous nos repas. Après avoir visité 4 autres GH dans Hampi Bazaar, celle-ci nous a paru vraiment un cran au dessus. Notamment pour la taille de la chambre et, surtout, pour son côté très lumineux. Sans qu’on puisse vraiment parler d’un coup de cœur, nous avons bien aimé cette étape à Hampi. Malgré le fait que la bourgade soit actuellement un véritable chantier, car en pleine reconstruction (et mon petit doigt me dit que ça va durer un moment), l’ambiance y est douce ; le restaurant y a contribué pour beaucoup. Sur l’autre rive (Virupapur Gaddi), une petite bourgade, née de rien, aligne entre rizières et rivière, ses guesthouses, restaurants, boutiques etc … C’est effectivement beaucoup plus calme que Hampi Bazaar, très joli quand les rizières sont vertes, moins tassé, mais … tout aussi peu authentique, peut-être même moins. Gros inconvénient : la nécessité, pour traverser la rivière, d’utiliser un bac pas très fréquent et dont le dernier service est à 18h. En lisant le LP, on avait hésité. On n’a finalement pas regretté notre choix d’être resté sur Hampi Bazaar. Moins captifs.

Hassan – Jewel Rock Hotel 780 Rs Aucun charme, totalement impersonnel. Et rien pour rattraper une salle de bains à peine propre … Trop loin du centre ville. Restaurant désert. Ambiance à mourir. Aucun intérêt, je déconseille vivement.

Mysore – The Maurya Residency 1400 Rs (ttc) Agréable, bien propre et vraiment confortable. L’hôtel Parklane juste voisin, est un poil plus cher, mais est bien agréable aussi avec notamment un restau-terrasse très sympa.

Bangalore – JP Cordial (ancien Hari International) http://www.jpcordial.com/accommodation.htm 3500 Rs (ttc et petit dej inclus) Hors catégorie. Hôtel luxueux dont la clientèle est composée exclusivement d’hommes d’affaires. Rien à redire. Finalement, pas bien cher pour ce niveau.

REPAS : Notre voyage nous a souvent amenés dans de petites bourgades où l’on trouvait des gargotes plutôt que des restaurants.

Mavalli Tiffin Room à Bangalore – Lalbagh Road à côté du grand parc Une institution. A 12h30, service unique et plat unique de thali pour tous. Le restau est bondé et les clients suivants s’entassent dans la salle d’attente attenante (si, si !) pour le 2ème service. Préparez-vous à partager votre table. Nous étions avec 2 étudiants dont ce déjeuner représentait leur sortie dominicale. 160 Rs le thali, ce qui fait cher pour un thali mais c’est justifié. Il est excellent.

Gopi Restaurant à Hampi Bazaar – à quelques mètres de la Guesthouse Un toit-terrasse vraiment sympa avec jolie vue sur le gopuram du temple de Virupaksha. Belle carte, prix raisonnable, bonne cuisine, accueil chaleureux. C’est devenu notre point de ralliement lors de notre séjour à Hampi et un de nos meilleurs souvenirs de voyage.

Mango Tree à Hampi Petites tables étagées au bord de la rivière Thungabhadra. C’est très joli, très sympa et très bon. J’y ai fait mon meilleur repas, le Mango Tree Special Curry à 120 Rs. C’était divin. Je fêtais ce jour-là mes 50 ans ! Peut-il exister plus beau souvenir ?

Golden Caves à Badami, à côté du Mookambika. Petite gargote sans charme mais bonne nourriture à des prix très très légers.

Quelques prix (moyens) :

Dans un restaurant : Thali : autour de 80 Rs (immanquable !) Egg biryani : autour de 120 Rs (60 Rs au Golden Caves de Badami) Un veg curry : autour de 80 Rs Plain rice : autour de 30 Rs Plain naan : autour de 25 Rs Un coca (300 ml) : 20 Rs Un litre d’eau : 20 Rs Un jus de fruit frais : 40 Rs Un lassi : 60 Rs Un thé : 10 Rs

Dans la rue : Un litre d’eau : 12 Rs Un petit pain rond dans une boulangerie : 3-4 Rs Un masalavada (petit beignet frit d’épices et de farine de dal) : 2-3 Rs Une banane : 3 Rs Un ananas complet épluché et découpé : 30-40 Rs Un tchai (thé au lait) : 2-3 Rs Un verre de jus de canne à sucre : 8 à 20 Rs, selon le lieu et la taille du verre (on s’en est fait une orgie !)

L’ITINERAIRE : J’ai eu bien du mal à concocter l’itinéraire. 2 semaines c’est court. Surtout en bus local. Comme toujours, on a fait le choix de ne pas courir. Tant pis pour les sultanats du Deccan : Bijapur, Gulbarga et Bidar. Quant à Goa, n’en parlons pas, c’était trop loin et pas dans l’esprit de notre voyage. Et puis, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas bien sûre d’avoir très envie d’aller à Goa … J’ai peut-être tort, je n’avais pas non plus envie d’aller aux Canaries … (cf mon dernier carnet). Badami était donc le point le plus au Nord de notre boucle. C’est pourquoi, nous avons décidé d’y aller directement, en train, pour redescendre ensuite tranquillement vers Bangalore. Notre parcours s’est effectivement avéré facile et léger. Mais qu’il est bon, en Inde tout particulièrement, de pouvoir flâner. Les occasions de perdre son temps ne manquent pas : passer 3 heures là où 1 peut suffire tant la sculpture y est belle, se poser le long d’un ghat et regarder les femmes laver leur linge, les brahmanes préparer des offrandes, les buffles se baigner avec délectation, s’arrêter en chemin pour déguster un ananas tout frais découpé, un verre de jus de canne à sucre, se perdre dans un marché aux fleurs et y retourner le lendemain tellement il est beau !... L’Inde ne se prête pas à la course. Lors de ce périple, le style architectural est d’un intérêt croissant : d’abord le style un peu lourd des Chalukyas (Badami-Pattadakal-Aihole) puis le style des Vijayanagar (Hampi) où les magnifiques temples sont disséminés au milieu d’un chaos de rochers, enfin l’apothéose, avec l’architecture Hoysala (Belur-Halebid-Somnathpur), sans doute la plus ornée de l’Inde. Pour notre plus grand bonheur, l’émerveillement est allé crescendo.

LES SITES :

Prix des entrées : entre 100 et 250 Rs le billet. Certains temples sont gratuits.

Aihole (100 Rs) et Pattadakal (250 Rs) Nous avons fait une erreur. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux faire … Les temples de Pattadakal sont tous regroupés, 2 heures suffisent très largement. Ceux d’Aihole sont beaucoup plus disséminés et, d’un point de vue architectural, un peu moins intéressants que ceux de Pattadakal. Par contre, le charme d’Aihole réside dans le village en lui-même qui s’est installé sur les vestiges de quelques temples. Il me parait donc judicieux de commencer par Pattadakal. Ensuite, un bus ou, à défaut, un rickshaw vous emmènera à Aihole où vous pourrez passer le reste de la journée à parcourir ce petit village où les buffles dorment adossés à des murs vieux de plus de 1500 ans … Nous avons fait la boucle dans l’autre sens et n’avons pas pu flâner dans Aihole comme on l’aurait souhaité ne sachant pas trop ce que Pattadakal nous réservait et combien de temps il faudrait. On l’a beaucoup regretté.

Hampi Il faut au moins 2 jours pleins pour découvrir le site grandiose des Vijayanagar. 1 jour supplémentaire est le bienvenu pour profiter d’un des plus beaux paysages qu’on ait vu en Inde. En effet, de gros rochers roses parsèment et décorent une nature vallonnée recouverte de cultures variées. Cannes à sucre, cocotiers, bananiers, rizières bordent les enceintes des temples, offrant des paysages fabuleux, merveilleux, tout droit sortis du Livre de la Jungle. La rivière Tungabhadra apporte une touche finale, toute de sérénité et de douceur. Les temples très souvent envahis par des hordes de singes tapageurs et facétieux sont magnifiques. Nos préférés furent le temple d’Achyuta Raya que l’on a découvert depuis la colline, au bout de la voie à portique (à l’Ouest, à l’opposé du temple de Virupaksha), celui de Vitthala (250 Rs) et celui de Hazara Rama dont les piliers de granit noir poli nous ont beaucoup impressionnés. Des vélos sont disponibles, pour 40 ou 50 Rs la journée selon leur état. Même neufs, ces vélos sont bien lourds, sans vitesse et les vallons du site rendent la promenade bien peu agréable. Lors de notre dernier jour, nous avons abandonné ces gros tanks pour partir à pied et revenir en rickshaw. Ne manquez pas d’aller déjeuner au Mango Tree, c’est vraiment un endroit magique.

Belur – Halebid – Somnathpur (100 Rs) 3 magnifiques temples de la période des Hoysalas. Le granit est devenu dentelle sous les instruments des sculpteurs. Notre préféré : Halebid. De peu … Les 3 méritent d’être vus. Belur et Halebid se font facilement dans la journée en empruntant les bus. C’est facile et rapide. Enfin, le rapide indien … Attention, à Halebid, vous recevrez peut-être un reçu « officiel » contre la consigne de vos chaussures. Reçu qui indique un prix de 100 Rs par paire ! Au retour, nous donnerons, comme les Indiens qui nous avaient d’ailleurs mis en garde, 6 Rs pour nous 2. Il n’y a pas eu de discussion.

Mysore Le palais du maharaja (200 Rs) est hyper kitsch. Il vaut néanmoins l’heure et demie que vous y passerez. L’audio guide gratuit agrémente la visite d’un commentaire détaillé très intéressant. Prenez le temps d’aller le récupérer contre une caution de 2000 Rs ou votre passeport. Voilà qui donne une idée du faste de ces cours vieilles de seulement quelques décennies. Retour à la vie quotidienne en arpentant le Devaraja Market, somptueux, haut en couleurs et en odeurs. On passerait des heures à admirer le geste que l’on sent ancestral des ces hommes ou de ces femmes qui tressent ces guirlandes de fleurs destinées aux dieux. Marché très vivant, très coloré, très photogénique. Le jardin de Brindavan a occupé notre dernier après-midi à Mysore. 1 heure de bus depuis le City Bus Stand. Il mérite d’être vu peut-être plus pour l’animation joyeuse qui y règne que pour ses massifs de fleurs. Après une grosse hésitation, nous ne sommes pas restés pour le spectacle sons et lumières. La foule impressionnante de locaux qu’il a attirée et que nous avons croisée nous a laissés penser que nous avions peut-être eu tort …

Srirangapatnam On arrive à la gare de Srirangapatnam à 8h. Gare déserte ou quasiment … aucun rickshaw … Bizarre. On comprend vite : le palais d’été n’ouvre qu’à 9h. On est trop matinaux. Les sites à visiter sont répartis un peu partout et le LP ne fournit aucun plan, aucune indication, on ne sait pas par où partir … Petit, non, gros coup de gueule de Philippe contre ce guide qui ne fait pas son boulot. Un passant nous envoie sur la route du Gumbaz. Bon … on avance, un peu perdus, pas mal agacés. On finit, évidemment, par être rattrapés par un rickshaw. On négocie pour 130 Rs qu’il nous emmène au Gumbaz puis qu’il nous laisse au Tipu Sultan Summer Palace (car à vrai dire, on a horreur d’être attendus, ça nous stresse, on préfère marcher ou prendre des rickshaws au coup par coup. Mais ne pas être attendus. C’est comme ça, on ne changera plus à notre âge). Le mausolée Gumbaz se visite assez rapidement. Le Tipu Sultan Summer Palace (100 Rs) est merveilleux. Pas un centimètre carré qui ne soit peint. C’est impressionnant et ça justifie cette virée. A l’entrée du palais, vous trouverez un panneau d’information présentant un grand plan de la bourgade avec tous les points d’intérêt. Voilà enfin le plan qui manque au LP ! Une petite photo et hop, c’est parti pour une suite facile, à pied. Du palais, vous pouvez rejoindre le temple à pied en traversant le joli petit village, en passant sous les vieux restes des murs d’enceinte. Le temple, en activité, ne m’a pas laissé un grand souvenir … En sortant, nous avons rejoint la rivière. Par curiosité. Bien récompensés, nous y avons passé 2 heures à contempler de magnifiques moments de vie sur les ghats : cérémonie religieuse, lavandières, bain … dans un cadre bucolique. Un beau moment, évidemment pas prévu dans le plan de visites …

DIVERS : L’accueil : les rues sont encombrées de gravats, d’ordures, de bouses, les maisons sont délabrées, jamais finies et déjà en ruines, les bus inconfortables, crasseux, bruyants, les locaux indisciplinés, toujours procéduriers à outrance (l’achat d’un malheureux bibelot dans un magasin d’état m’a valu une facture en 4 exemplaires !). Pourtant, c’est la 3ème fois que nous nous rendons en Inde et ce ne sera pas la dernière. Car nulle part ailleurs, on ne ressent un tel envoutement pour les scènes de la vie quotidienne. Dans les marchés, dans les rues des villages, sur la route, sur les ghats, partout … les gestes sont maîtrisés, ancestraux, immuables … Ce tailleur qui repasse une chemise à l’aide d’un énorme fer empli de tisons ardents, cette vieille femme assise en tailleur sur son étal qui enfile avec dextérité ses fleurs coupées pour en faire une guirlande interminable, ce vieil homme aussi squelettique que ses bœufs qui, debout sur son char guide sa monture sur une grande route à contre sens, ces lavandières qui rythment l’atmosphère du village par le claquement de leur linge, cet homme sexagénaire qui, avec une souplesse stupéfiante, en équilibre improbable sur un bout de rocher glissant, lave soigneusement sa tenue complète que l’on devine unique, ces prêtres, gras et bedonnants, qui, en amont de la rivière remplissent leur devoir d’offrandes … Et cette fillette que l’on croise sur un sentier de terre qui, trouvant sans doute que le don de son merveilleux sourire n’était pas suffisant, revient vers Philippe pour lui donner timidement son unique bonbon et qui s’envole aussi vite, presque gênée de son audace … C’est pour être spectateurs, aussi discrets que possible, de ces merveilleux instants de vie que nous venons, que nous revenons en Inde. Et nous savons que bien vite les désagréments (car, oui, il y en a) ne seront plus rien à côté de ce que l’Inde nous apporte. A chaque fois. La carte bancaire : utilisée une seule fois pour le retrait cash à l’aéroport. Contrairement au Tamil Nadu, on a pu retirer une grosse somme en une seule fois. La commission forfaitaire est alors bien rentabilisée. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Ni étouffant, ni humide, ni trop chaud, juste bien, comme un beau mois de juin chez nous. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : une petite polaire légère n’est pas superflue. Nous la portions quand on partait tôt le matin, surtout dans les rickshaws, et parfois en soirée. Des sandales à scratch me paraissent toujours être idéales pour ce type de voyage où on se déchausse constamment pour visiter les temples. A cette époque, les chaussettes ne sont pas utiles pour se protéger des brûlures dans les temples (comme ce fut le cas dans le Tamil Nadu en Août). L’affluence touristique à cette époque : bien peu de touristes occidentaux. Par contre une belle et joyeuse affluence d’Indiens des états voisins. Les problèmes de santé : eau capsulée, très facile à trouver. Les moustiques : un peu le soir, surtout à Hampi. On s’est contenté d’un bon répulsif (5 sur 5 tropic) Photos : pensez à apporter un pied pour pouvoir photographier l’intérieur très sombre des temples. Un simple gorillapod suffit. Et là encore, préparez-vous à jouer les starlettes car les touristes Indiens (qui disposent généralement d’un appareil photo) aiment nous photographier. Plaisir partagé. Osez photographier une première femme dans un marché et montrez-lui son portrait. Devant son sourire, ses voisines, curieuses, admiratives et envieuses ne manqueront pas de vous demander la même chose. Vous reviendrez avec une longue galerie de portraits. Photos faciles, sans aucun marchandage, jamais … L'artisanat : quelques babioles achetées à l’emporium Cauvery de Mysore. On a aussi rapporté de petits blocs de sucre candi achetés 5 Rs pièce au marché de Mysore. Pour remplacer agréablement le miel dans une tisane.

On a beaucoup aimé : 🙂 Hampi et ses temples cachés, hantés par le fantôme du roi Louis Les temples Hoysalas, d’une belle finesse Encore et toujours : prendre le bus ! Laisser le temps s’écouler, assis sur des ghats Boire du jus de canne à sucre, fraîchement pressée Le climat idéal de cette période

On a moins aimé : 😕 Les klaxons L’odeur un peu écœurante du ghee qui brûle dans les lampes votives des temples Bangalore, polluée, bruyante, inintéressante

En conclusion : L’Inde n’a pas d’équivalent. J’ai toujours refusé d’engager des amis à y aller. L’envie doit venir de soi, être une démarche personnelle, une réflexion lucide et profonde. L’Inde est un voyage qui doit se sentir et qui devient, à un moment donné, une nécessité. Ou pas. En ce qui nous concerne, on n’en a pas encore fini !
Bail emphithéotique (Madagascar) English translation pending
by Karakory49 · 2012-12-24 · 51 replies
bonjour Comme chacun le sait la loi Malagasy ne permet pas de devenir acquéreur de terrains aux étrangers. _Cependant un bail emphytéotique est envisageable....pour une longue durée_ Établir ce bail en bonne et due forme n'est il pas risqué car il existe a Madagascar un droit coutumier en plus du droit commun malgache. _ Il est péremptoire ce qui veut dire qu'il est prioritaire sur le droit commun et l'annule_ De plus, dans les provinces traditionnellement conservatrices vis à vis du pouvoir central les autorités du coin n'hésitent pas à inventer des lois au grès des circonstances du moment et de l'interlocuteur qui se présente _J'aborde ce sujet car j'ai récemment dissuadé un ami de se lancer aveuglement dans cette démarche, concernant un terrain sur Ranoala à Majunga_
Concours photo de décembre 2012: "Le sport dans le monde" English translation pending
by Jpromain · 2012-11-30 · 173 replies
Janvier-mai, dilemme en Asie (Inde, Thaïlande/Indonésie...) English translation pending
by Tomlagomme · 2012-11-19 · 13 replies
Bonjour à tous !

Je voudrais vos avis, conseils et opinions concernant mon prochain voyage de Janvier à Mai 2013. Mon plan grosso modo serait de passer au moins 2 mois en inde et les deux autres mois, dans un (des) autre(s) pays d'Asie. Le HIC est là: j’hésite grandement entre l'Indonésie (Java) et la Thaïlande (et pays autour si j'ai le temps) !

j'ai cru comprendre que Mars est juste la fin de la saison des pluies en Indonésie et donc, soit j'ai de la chance et il pleut quelques grosses averses en fin d'aprem, soit j'en ai pas et je me tape 13 jours de pisse hydrogéné ! A noter que le plus serait d'être dans ce pays à une période très peu touristique et de rencontrer plus facilement les locaux.

Le climat de la Thaïlande parait plus "potable" dans le sens "vivable". De plus ce pays apparait comme "facile" pour voyager, fait dont je me contrefous complétement car ce n'est pas mon premier voyager et après 2 mois en Inde, je pense pouvoir être quelque peu "rodé" à rouler ma bosse.

D'après les expériences que j'ai pu glaner sur les forums, l'Indonésie est un pays qui ressort du lot et beaucoup de personnes semblent trouver ce dernier magnifique et tout et tout...

Donc après réflexion, j’hésite entre :

- 3 mois en Inde (vu l'immensité du territoire) et le dernier mois en Indonésie sur Java (de Jakarta à Bali) - 2 mois en Inde et 2 autre mois en Thailande (+ Laos, cambodge ect si j'ai le temps)

Si vous avez des info/ conseils/ avis ou si vous avez d'autres propositions, je tout ouïe.

P.S. : Je précise que j'ai 20 ans, je voyage seul, en mode backpacking, que ce n'est pas la première fois, et que quelque soit le pays, au final je sais que je prendrais du bon temps.

Merci d'avance !
Itinéraire de six mois seule en Inde English translation pending
by Dartingarrow · 2012-10-28 · 16 replies
Bonjour,

Je suis en train de concrétiser un rêve, un projet : vivre au rythme de l'Inde pendant 6 mois sans interrompre mon activité, donc sans voyager en mode "touriste" mais plutôt en me posant en moyenne 1 mois par ville.

DELHI en janvier (2 ou 3 semaines) VARANASI en février (2 ou 3 semaines) BANGALORE en février - mars (1 mois ou deux) MYSORE en mars ou avril KERALA ensuite... RISHIKESH en juin puis retour de DELHI

Ce n'est pas mon premier voyage seule en Inde, la nouveauté cette fois, c'est que mon séjour est plus long et que je souhaite louer/sous-louer des logements tout confort (j'entends électricité et Haut débit 24/7 pour bosser + un bon lit + eau froide/chaude 24/7 + cuisine équipée + machine à laver) et me poser au propre et au sens propre.

Lors de mon dernier voyage, j'ai visité beaucoup d'endroits, mais la phase que j'ai préférée est celle qui a duré plus d'un mois à Rishikesh, dans un ashram, à suivre un YTTC (formation prof de yoga) et c'est sur cette dernière impression que je veux organiser mon prochain voyage, avec les nouveaux paramètres (je travaille à distance et je poursuis mon activité pendant mon voyage).

Pour le moment, j'ai trouvé un bel appartement à South Delhi et à Bangalore, mais rien à Varanasi (j'ai besoin d'y être entre le 1er et le 12 février pour aller à la KumbhMela avec mon oncle, tout un programme...)

Je suis ouverte à toute proposition de formule de logement "long stay" et à tout conseil avisé de la part d'autres voyageurs,

Aussi, si vous vivez dans une de ces villes/zones, n'hésitez pas à prendre contact avec moi, l'échange enrichit toujours les expériences,

Par ailleurs, je me rends compte aujourd'hui que ma Visa Cléo (classique) ne couvrira que les 90 premiers jours de mon voyage, et idem pour une Visa Premier (ce qui ne me donne pas envie d'acheter une Premier) et je pense qu'une formule voyage proposée par ma mutuelle à 41 euros par mois devrait suffire à partir du 91e jour.

Avez-vous aussi des conseils/avis à me donner à ce sujet ?

J'ai suffisamment la tête sur les épaules et confiance en moi pour ne pas me laisser "effrayer" par tous les scenarii catastrophes qui voient le jour quand on imagine le pire, mes défenses immunitaires sont au top et je fais attention à tout, et je voudrais être suffisamment couverte sans pour autant souscrire des assurances qui feraient double-emploi ou qui me protégeraient en cas d'invasion extraterrestre ( : je les attends de pied ferme, je leur prépare un veg curry).

De toute façon, si on survit au 12.12.12, ça veut dire qu'on est blindés et qu'on craint dégun ;)

Merci d'avance pour vos réponses, et à bientôt peut-être, ici ou ailleurs

C.
Jeu des mots (seconde édition) English translation pending
by Riboulding · 2012-10-15 · 1023 replies
Les indices pour m'identifier sont les suivants :

Si j'avais été voyageur à une lointaine époque, il m'eût mieux valu arriver tôt à l'auberge ! Un amateur de machine excessive aura une (toute petite) chance de me trouver. Et un peu plus encore s'il est picard, et s'il vit chez ma soeur. On me trouve juste de l'autre côté du pont ...

Je suis un lieu.

P.S. : à défaut du reste (🤪), j'espère ne plus être limité en nombres de messages par 24 heures, mais par prudence le ferai moi-même en regroupant mes réponses à vos brillantes divagations pérégrinatives. Restez patients ! 🙂
Long voyage en Inde, courte préparation English translation pending
by Myj · 2012-09-29 · 18 replies
Bonjour Je pars très prochainement en inde, étant expert de la dernière minute j'ai quelque petit problème. Lundi ou mardi ma demande de visa 1 an sera déposé, j'ignore la durée exacte de mon voyage mais je veux pas être pressé. Pas de trajet prévu, préfère vivre au jour le jour mais voila j'ai appris qu'on ne peut rester dans le pays plus de 90 jours de suite et qu'il faut passé 2 mois hors du territoire pour revenir. Je m'attendais pas à ça, donc avec le visa 1 an on fait au mieu 8 mois en inde en un an. Au début je voulais absolument commencer par le nord (? ...je sais pas) et aux files des discussions lues ici je me suis plutôt orienté vers le sud pour commencé, n'avais pas pensé qu'il pouvait faire froid en inde. :p Pour l'instan je compte atterrire à chennai Il faut donc visité un/des pays frontalité, budget limité temps illimité, vaut mieu évité l'avion. Le probleme c'est les 2 mois, il faut un visa pour rester plus d'un mois dans un pays donc si je veut pas m'embeté avec ça (qui serait l'ideal) il faut en visiter plusieurs avant de pouvoir revenir en inde. Ce qui etait un voyage en inde devien un voyage de l'asie du sud, c'est pas l'idée de départ mais pourquoi pas. alors ou aller? Je sais pas encore, se sera par une chaude période pour aller au nord, si je n'ai pas d'idée d'ici là, sans doute traversé le Myanmar et rendre visite à un ami en Thaïlande. La question c'est avec quoi partir, adepte des grandes marche avec mon sac de voyage, vaut mieu qu'il soit léger. lors de mon précédent voyage (6 ou7 mois Thaïlande/laos) j'étais chargé inutilement et le sac à un système air zone au dos qui fait que le poids du sac est bien en arreiere, pas confortable, je crois qu'il va être changé. J'ai des vues sur le lowepro fastpack 350 un peu trop petit mais j'ai pas encore trouve plus gros dans le genre. Je n'avais pas de sac de couchage, que ce soit dans les trains ou dans des petits coins du lao et Thaïlande, il y avait toujours des draps propres et je dors souvent au moins chere, l'indispensable sac de couchage est-il toujours d'actualité en inde? cette fois-ci je pars avec un poids de 3.5 kg de base, reflex et mini Pc portable, j'ai conscience de la gene et ça m'embête un peu mais bon, donc pour compensé j'aimerais le minimum vital à côté. je m'étais fait une petite liste qui a été raccourci quand j'ai réalisé qu'il faudra que mon sac passe en cabine, pas de couteau, coupe ongle, pelle chinoise etc. : p. Mini-trousse de toilette, une petite serviette, mini-trousse de secours(je sais pas quoi y mettre, ça ne me sert jamais), petite lampe, une boussole, le lonely, une paire de chaussures (m'embête grandement (faut nettoyé les chaussettes) ça prend de la place vu que je suis toujours en tong) et peu voire pas de vêtement vu que je ferai quelque achat sur place, après je vois plus quoi prendre, vous voyez un gros manque? j'hésite un peu sur un petit système Gps ce qui me faciliterait la tache en évitant tout plein de carte mais je dois mal chercher car tous ceux qui me plaisent c'est pour l'Europe. des connaisseurs? oups petit pavé je m'arrete la :p conseil et remarque feront plaisir merci d'avoir lue🙂
Concours photos de septembre 2012: "La lecture dans le monde" English translation pending
by Phil64 · 2012-09-01 · 120 replies
Voici donc le thème du concours de Septembre 2012 :

"La lecture dans le monde"

Vous avez certainement souhaité capturer au cours de vos voyages cette belle image d'une personne absorbée par sa lecture. Les photos devront donc exprimer l’acte de lecture, qu’elle soit profane ou sacrée.

Donc extérieur, intérieur, jour, nuit peut importe tant que la lecture soit l'élément essentiel de la photo.

Le support peut être un livre, un magazine, un rouleau de prière, un journal, un tableau noir… Il s'agit de lecture et non de contemplation d'une œuvre, donc il s'agit d'un texte, idéogrammes, partitions de musique… mais pas d'images !

Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Lundi 24/09 minuit

Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos; numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...)

Pour voter : du Mardi 25/09 au Samedi 29/09 minuit

Merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium !

L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d’Octobre.

Pour les discussions autour du thème, c'est ici: Discussion autour du concours photo de septembre 2012 "la lecture dans le monde"

Pour le diaporama, c'est ici: Diaporama du concours photo de septembre 2012 "la lecture dans le monde"

Premier voyage seule en Inde à 18 ans English translation pending
by Mathildaflow · 2012-08-31 · 97 replies
Bonjour, (la longueur peut faire peur! excusez moi!!) Je suis lycéenne, et je me suis mise en tete depuis quelques semaines, de partir en voyage seule à l'étranger. Un reve qui ne date pas d'hier croyez moi! Je ne suis jamais partie en vacance seule, et très peu partie à l'étranger, toujours au sein d'un groupe et d'un cadre, auquel l'on doit se "plier", et pas toujours faire ce que l'on souhaite si l'on veut que le séjour se déroule bien...

Au travers de ce voyage, je souhaiterai découvrir d'autres facons de pensées, de voir les choses, d'échanger avec d'autres personnes qui vivent dans des conditions très différentes des miennes, de pouvoir voir et ressentir, de moi meme, et non au travers de reportages, qui ne restent que des représentations de la vie réelle, le "monde extérieur", si l'on peut appeler ca comme ca... je souhaiterai tenter de donner un sens à ma vie, (à ne pas prendre dans un sens dramatique!! je ne suis pas triste dans ma vie, tout de meme!!!) j'ai juste l'impression de suivre une petite route toute tracée, monotone, une routine: "école, lycée, études, pour trouver un travail, gagner bien sa vie blablabla..." (ce que , certainement, beaucoup de parents souhaitent pour leurs enfants et leur répètent...et ce que probablement je répèterai à mes enfants, si enfants j'ai :D !bref!) et je ne vois rien au bout...je voudrai me remuer, me sortir de cette torpeur, avant que je n'y sois completement ancrée! je voudrai m'ouvrir, sortir du "cocon" dans lequel mes parents me mettent et m'enferment! (a croire que je suis venue la pour me plaindre!! :D stop! je m'arrete la!) Je ne sais pas si certains arriveront à ma lire jusqu'au bout,

tout ca pour dire que j'aurai aimé aller en Inde du nord et j'aimerai avoir vos avis quand a cette destination pour un premier voyage, seule, à 18 ans...si ce n'est pas viser un peu haut, comme premiere destination. J'aimerai avoir des témoignages. Merci d'avoir lu mon message! :)
Pourquoi toujours le Rajasthan? English translation pending
by Moushika · 2012-08-22 · 41 replies
Bonjour à tous,

Je me pose une question en voyant toutes les discussions : pourquoi " Inde du Nord " est-il si souvent vu comme " Rajasthan , peut-être un peu de Gujara en plus et aussi Bénarès et Agra, et puis c'est tout ?

Pour ma part, ce n'est que lors d'un 4e voyage en Inde que je suis allée à Agra . C'était beau, d'accord, mais il y a des tas d'autres beaux endroits en Inde...et dont la visite ne coûte rien ou si peu . Quant au Rajasthan, c'était aussi lors du 4e voyage . Honnêtement, si cela avait été mon premier voyage dans le pays, je n'y serais peut-être plus allée ensuite , car je n'avais pas aimé être tout le temps sollicitée pour acheter quelque chose , toutes les tentatives d'arnaques, petites ou grandes, ratées ou réussies , qui laissent au bout du compte beaucoup d'agacement. Les palais sont souvent beaux, mais franchement après en avoir vu deux, j'avais mon compte. La "spiritualité" y était hyper exploitée touristiquement et se trouvait du coup réduite à une parodie . Les forteresses sont de beaux exemples d'architecture défensive .

Mais quoi, ça vous intéresse tant que ça, les forteresses et les palais?

L'Himachal Pradesh, le Sikkim, le Bihar, le Bengale, l'Uttar Pradesh .... ça n'intéresse personne comme première approche de l'Inde? Les villes et villages, où on peut circuler tranquillement en étant respecté simplement comme un être humain normal ; les petits temples où vivent les croyances de tout un peuple qui n'essayera pas de vous convertir à quoi que ce soit ni à vous faire payer des pujas fantoches ; des sourires désintéressés ; des conversations désintéressées et interessantes, ça n' intéresse pas ?

Finalement, on dirait que c'est aller où tout le monde va , qui intéresse ....Quitte à être déçu puis conclure, à tort, qu'en Inde on n'est qu'un portefeuille à pattes .

Non, franchement, l'Inde, c'est autre chose, et pour percevoir cet autre chose, il faut s'y préparer, pas seulement en réservant des chambres ou des places en train et en faisant des itinéraires . C'est intérieurement qu'il faut d'abord s'y préparer .

Je ne veux m'en prendre à personne en particulier, mais je lis souvent des témoignages de gens déçus, et la plupart du temps, ils sont allés au Rajasthan. A tout ceux-là, je dis une seule chose : allez ailleurs . Faites des voyages d'où vous reviendrez heureux !
Accueil, première impression en Inde? English translation pending
by Egmore · 2012-06-11 · 175 replies
Bonjour a tous.

J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels , nos déplacements, ou n'importe. Surpris d'autant plus, que cet accueil demeure présent sans même avoir un rapport avec l'argent..Cette chaleur m'impressionne et me culpabilise un peu..et me dit " quel accueil réservons nous aux Indiens venant en France."...j'ai honte de connaitre la réponse..

Si vous partager mon point de vue, faites nous le savoir , .comme son contraire bien évidement. Mais il me semblais juste d'ouvrir une page en mémoire à ce premier contact..cette première impression..ces cœurs qui s'ouvrent sans même nous connaitre.. Saint EX. citait dans le petit prince.." On ne voit bien qu'avec le cœur , l'éssenciel est invisible pour les yeux ! "..et pour vos yeux, à vous ? .
Inde et Népal: exemption de la règle des deux mois? English translation pending
by Didiergg · 2012-05-26 · 24 replies
Bonjour,

Alors que je veux visiter L'Inde et le Népal avec ma fille au cours d'un même voyage, j'ai fait l'erreur d'acheter deux AR Paris-Delhi. Je pense faire une demande d'exemption à la règle des 2 mois mais comme je n'ai pas encore acheté mes billets d'avion Varanasi-Kathmandu et Kathmandu-Delhi je suis confronté au dilemne suivant soit renoncer au Népal soit acheter mes billets vers le Népal au risque ensuite de ne pas avoir l'exemption et d'avoir donc perdu pas mal d'argent. D'où ma question: Y a t'il eu parmi vous des cas de refus de l'exemption de la règle des 2 mois par l'ambassade d'Inde à Paris ? Merci d'avance de vos réponses.
Réservation de train en Inde English translation pending
by Plénitude · 2012-05-06 · 46 replies
Bonjour, j'ai déjà réserver des trains en Inde à plusieurs reprises soit via Makemytrip ou cleartrip. J'essaie d'effectuer une réservation depuis cet après midi. Sur les deux sites, on nous demande de nous enregistrer sur IRCTC. Or je suis déjà enregistrée et il semble que je sois en "blacklist". Quand je vais sur IRCTC, on me demande de mettre à jour mon profil et là impossible de mettre mon numéro de mobile. Quelqu'un a t-il la solution?

Par avance, merci
Quelle période pour l'Inde du Nord, Rajasthan sur trente jours en octobre-novembre-décembre 2012? English translation pending
by Jonnow · 2012-04-02 · 29 replies
Bonjour,

J'ai en projet un premier voyage en Inde cet automne pour 1 mois. Je compte arriver et repartir de New Delhi et visiter le Rajasthan. Ayant le choix total sur les dates pour 30 jours sur place, entre début octobre et jusqu'au 10 décembre je ne sais pas lesquelles favoriser. Voila pourquoi j'aimerai avoir vos avis, vos expériences. Je voyagerai avec les transports publics, pour dormir, des guesthouses, pensions, dortoirs (si ça existe) ou petits hotels bon marché.

Pendant cette période j'ai repéré 2 festivals, le Marwar Festival de Jodhpur les 28 et 29 octobre et la très célèbre Pushkar Camel Fair du 18 au 27 novembre. A partir de cela j'ai étudié 3 voyages possibles.

1)Départ le 25 octobre, arrivée le 26 a New Delhi puis direction Jodhpur avec une étape s'il le faut. Après Jodhpur 28-29 visite des différentes villes/lieux à voir. Passage par Pushkar le 18-19-20 pour voir le début de la Camel Fair (moins de monde), puis selon ce que j'ai fait avant, direction Delhi ou Aggra. Départ le 25 novembre de Delhi. L'avantage :de pouvoir assister à 2 festivals sur 30 jours. Comme inconvénient l'itinéraire un peu "chamboulé" du fait que Jodhpur et Pushkar ne semble pas si éloignées (risque de faire des allers retours pour certains trajets...) mais peut-être que voyager de nuit peut me faire gagner du temps? Sinon j'ai aussi quelques "inquiétudes" concernant la période, ce sont les vacances de la Toussaint, avec des vacances et congés dans de nombreux pays, est il difficile de trouver des places dans les transports? mise à part Pour le début de la Camel Fair, est il nécessaire de tout réserver à l'avance pour dormir? J'ai souvent lu que c'est la haute voir très haute saison à cette période (groupes de touristes, tours organisés)...

2)Départ le 10 novembre, arrivée le 11 à New Delhi. Voyage "libre" jusqu'au 18-19-20 Pushkar Camel Fair. Ensuite temps libre pour d'autres lieux jusqu'au 10 décembre départ de New Delhi. Avantage que j'y trouve, il fait plus froid chez nous, donc ça sera encore plus appréciable de voyager, mais fait il encore assez chaud au Rajasthan à cette période (y compris début décembre)? A part Pushkar est il aussi nécessaire de tout planifier/réserver en avance?

3)Départ le 4 octobre, arrivée le 5 à New Delhi. Itinéraire "libre" sauf être à Jodhpur les 28-29 octobre. Retour de New Delhi le 4 Novembre. Est-ce que cela vaut la peine de ne pas voir la Pushkar Camel Fair, pour ne pas tomber dans la haute saison?

Merci d'avance pour vos conseils :)
Inde: fiabilité de la durée des trajets en train et faisabilité de l'Inde Nord et Sud en trois semaines? English translation pending
by Elsi · 2012-03-31 · 34 replies
Salut à tous!

Nous préparons avec une amie un super voyage en Inde pour Aout 2012!! :) Au vu de ce que j'ai pu lire dans les différents messages, voici quelques questions que je n'ai pas réussi à éclaircir.

Nous serons 22 jours pleins et 23 nuits sur place. Nous arriverons toutes les deux à Dehli, je repartirai le 23ème jour de Bangalore et cette amie repartira 3 jours plus tard par Mumbai. Dans l'idée, on a envie de voir différentes facettes de l'Inde, de varier entre les grandes villes et les petites, voir le nord comme le sud en circulant en train... Étant donné qu'en aout la mousson est plus intense à l'est, on a décidé de passer par l'ouest.

Je vois un peu partout que faire l'inde du nord et du sud en moins d'un mois, est un peu chaud donc on s'est dit qu'on voulait ne pas faire beaucoup d’arrêts et pas de détours pour profiter. Qu'est ce que vous diriez d'un itinéraire comme celui-ci: On a bien entendu pour projet de visiter Dehli 2-3 jours, Agra une journée puis de visiter surement une seule ville du Rajasthan, comme par exemple Udaipur - qui a l'air d'avoir pas mal d'attrait et de richesses - (l'idée étant toujours de voyager de nuit), puis d'aller 1 à 2 jours dans une petite ville entre Ahmadabad et Mumbai - là bas, il y a un orphelinat que des amis connaissent - (mais seulement si on a assez de temps), puis aller après à Mumbai et y rester quelques jours. Par la suite on voudrait surement prendre un train pendant 24h ou un avion pour rejoindre Trivandrum au Kerala, voir les Backwaters, et nous savons pas encore par quel chemin, mais découvrir le sud et remonter sur Bangalore. L'avantage du train entre Mumbai et Trivandrum c'est la spontanéité, l'avantage de l'avion c'est la durée! On se tâte encore. ;) Est ce que tout ça vous semble faisable?

Mes autres questions concerne le train: Je vois par ci et dans les guides qu'il faut réserver ses billets de train à l'avance, et je vois par là que pas mal de gens disent que ça se fait de réserver dans les dernières 48h. La vérité, c'est qu'on préfèrerait acheter nos billets de train au fil du voyage pour laisser la place à l'impromptu, aux changements et à la spontanéité... En même temps, on n'ira ni durant la haute période touristique, ni durant les vacances scolaires des indiens... Quels sont vos conseils pour des personnes qui voyagent de nuit?

Autrement, je me demande si la durée des trajets de train affichées sur les sites ferroviaires sont fiables ou non, notamment avec la mousson? Est ce que Mumbai - Trivandrum c'est en réalité plus de 24h, trivandrum - Bangalore plus de 16h, Ahmadabad - Mumbai plus de 10h?

Désolée pour la tartine, c'est tout moi! ;) Balancez vos conseils, je prends tout et merci d'avance! :)

Et vive les globetrotteurs! Yiha!
Voyage dans un an et demi ou deux ans English translation pending
by Columbine · 2012-03-31 · 7 replies
Bonsoir à tous,

Je viens d'arriver sur ce chaleureux forum, ceci est mon premier post... Je vais d'abord me présenter rapidement! (:

Je m'appelle Maïté, j'ai 18 ans, j'habite dans le Pas de Calais et je prépare la première année d'un DUT Services et Réseaux de Communication. En dehors de tout ça, j'aime pardessus tout la musique, je fais de la guitare, je chante, j'écris des chansons. J'écris aussi des histoires, je suis une rêveuse en herbe! *-*

Si je me suis inscrite sur Voyage Forum, c'est parce que j'aspire au voyage et j'ai un projet en tête depuis quelques temps. Je suis dépassée par beaucoup de choses - mes préoccupations scolaires et professionnelles, la société consommatrice, les gens décevants -, et pour dire vrai je n'ai qu'une envie : partir. Certains appelleront ça une fuite, moi non. Je n'ai rien à fuir. J'ai des proches extraordinaires, une vie normale, de nombreuses choses positives m'entourent. Mais j'ai le sentiment de me lasser d'une routine. Le futur me fait peur et j'ai l'impression de perdre mon temps, dans mon Nord paumé. J'ai le sentiment que les gens vivent sans but, sans envie particulière. Je n'ai pas envie de vivre comme ça...

Le projet dont j'aimerais vous parler est le suivant : J'envisage de partir en voyage dans un an et demi, ou deux ans. Où? Je ne sais pas encore très bien. Le Japon, le Canada ou l'Australie. J'ai besoin de m'évader, de découvrir de nouveaux horizons. Ces trois pays m'inspirent d'autres façons de vivre, tellement de choses à voir. Je veux pouvoir respirer. J'aimerais vraiment discuter avec des personnes qui ont visité ces pays. Je ne les connais pas en long, en large et en travers et j'ai besoin de vos avis, de vos impressions quant à ces pays.

Le problème c'est que j'ai 18 ans, que je n'ai travaillé qu'un mois en centre aéré l'année dernière, et que je n'ai donc pas énormément d'argent pour financer ce voyage. Cet été, je travaillerai à nouveau en centre aéré. Je ne suis pas un panier percé, j'économise énormément parce que je veux que l'argent que j'ai serve à quelque chose. A ce voyage. J'y tiens vraiment. J'envisage de travailler à côté des cours pendant ma deuxième année de DUT. Même si c'est une petit job le samedi, c'est toujours une rentrée d'argent... Et je ne veux pas que l'argent soit un problème pour mon voyage. Si ça ne tenait qu'à moi, je vivrais sans argent, je partirais avec ma guitare sur le dos, mais je crois que la société finirait par gagner... Je dois me plier à ce fait. Cependant, je compte vivre simplement, avec le minimum vital, pendant mon voyage. Je ne compte pas dépenser et dépenser. Tout ce qui compte, c'est le régal de mes yeux et de mon coeur.

Voilà le fond de ma pensée, mes idées un peu en fouillis. J'ai besoin d'aide dans la mesure où je n'ai pas beaucoup voyagé, où j'ai peut-être un esprit trop rêveur, où peu de personnes de mon entourage comprennent mes désirs. Je ne sais pas ce que j'ignore, j'aimerais pouvoir discuter avec des personnes plus matures, qui ont déjà réalisé un voyage de ce type. Je fais appel à tous ceux qui comprennent ce que je ressens, ce dont j'ai besoin. J'aimerais d'abord pouvoir parler avec vous du côté philosophique de la chose. Je voudrais savoir comment vous avez vécu votre voyage, s'il vous a permis de ressentir ce que vous vouliez. Je m'adresse à tous les voyageurs, mais si certains ont visité le Canada, le Japon ou l'Australie, je serais d'autant plus intéressée.

En tous cas je vous remercie sincèrement de m'avoir lue, en espérant recevoir des réponses. Bonne soirée! (:
Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde English translation pending
by Shiva108 · 2012-03-16 · 21 replies
Allez, je relance la discussion commencée sur un autre post...Quels sont les ravages du tourisme de masse et du néo-colonialisme en Inde ? Comment ces derniers se développent-ils ? quelles en sont les manifestations ?Est-il possible d'y échapper ?Quelles en sont les conséquences pour les indiens ?Quelles en sont les conséquences pour les routard-e-s ?Est-il possible de freiner ces phénomènes ?Et... qu'est-ce qui différencie le tourisme de masse du voyage en routard, au juste ? Où se situe la limite entre les deux ? J'ouvre le débat ! 😉

(non, non, je suis pas G.O. pour voyageforum !)
Confort et sécurité vs Vivre son épanouissement English translation pending
by LeDim · 2012-03-13 · 71 replies
Bonjour à tous,

Je préviens ca peut être ennuyant...

J'aimerais avoir l'avis de ceux qui ont été confrontés de près ou de loin à cette question : quitter son confort pour risquer de "vivre" un rêve qui risque de ne jamais se réaliser mais d'avoir pris au moins la peine d'essayer.

Je m'explique par rapport à ma situation. Je suis diplômé en Ingénieur en Construction et je déteste mon boulot. Enfin je déteste le contenu de mon travail mais j'apprécie tous les avantages extérieurs (statut, congés, ambiance travail, proche du domicile, ...). Je me rends compte que mes études ont été très intéressantes mais je n'aime aucune finalité qui s'offre à moi dans mon pays. Le seul domaine intéressant pour moi lié à mon diplome est la destruction de batiment par explosif (pas possible en belgique). Et pourtant, je vois tellement de gens qui ont des conditions moins bonnes que moi et qui apprécient encore moins leurs boulots. Mais ils semblent compenser par leur épanouissement social. moi je ne sais pas, je me tate à gouter l'herbe d'une autre vie...

Et à côté, mes amis qui n'ont pas de gros diplomes décident de quitter notre pays parcimonie pour la Suisse, Thailande, Brazil, Canada, ... Je prends le cas de mes amis qui partent au Brazil ou en Thailande. Ils partent travailler mais doivent encore dévelloper leur capital. Ou une autre amie qui à moins de 30 ans et est partie vivre dans un ecovillage en espagne depuis 3 ans, elle est heureuse! mais pourront t ils subvenir à ses besoins et à son confort dans les plus vieux jours? Partir pour moins de sécurité mais plus d'épanouissement au risque de détruire une sécurité social qu'on batit sur une vie? Nous n'avons pas d'enfants donc on pense certainement encore différement...

La peur de l'inconnu... Que choisissez vous: la zone de confort ou la zone de l'inconnu où la magie peut opérer ou pas...

Je voulais connaitre vos expériences sur des (no)succes story.

Merci
Compte-rendu de mon voyage en Inde en janvier-février 2012 English translation pending
by Geny4 · 2012-03-11 · 12 replies
Bonjour tout le monde!

Mon conjoint et moi venons tout juste de compléter un voyage de cinq semaines en Inde et dans le but de "donner au suivant", voici le compte-rendu de notre périple. (Les prix sont en fonction de deux personnes).

Le 23 janvier, nous avons atterri à Delhi. J'avais réservé au Grand Godwin, à partir du Canada, question de nous payer du luxe pour l'arrivée de nuit, après un trajet de 25 heures... Hotel très bien, mais très très chère (2 700 roupies/nuit via Agoda). Sur place, ils peuvent vous charger encore davantage et ils ne sont pas toujours enclin à négocier. Quartier sympa par contre. Ils passent vous chercher à l'aéropor.

Le 25 janvier, nous avons engagé un chauffeur pour faire le tour du Rajasthan. Les trains étant remplis à pleine capacité en raison de la fête nationale, impossible d'acheter des billets... Prix du chauffeur/voiture pour 8 jours : 20 000 roupies. Expérience vraiment intéressante si on trouve un bon chauffeur. Possibilité de faire de belles rencontres. Flexibilité garantie. Par contre, plus coûteux.

Le 25 janvier, arrêt à Bikaner pour la nuit. Nous dormons au Vrindavan Hotel; hotel réservé via Agoda. 1 500 roupies par nuit. Cher pour l'hotel et le quartier. Déjeuner inclus.

Le 26 janvier, arrivée à Jaiselmer. Nous dormons au Roop Mahal guesthouse pour 500 roupies la nuit. Chambre propre, terrasse sympa sur le toit et bon resto, avec vue sur le fort. Par contre, le proprio est empressé de vous vendre ses excursions dans le désert et il se fait un peu insistant. N'hésitez pas à mettre vos limites. Certains voyageurs ont pris le safari dans le désert organisé par ce dernier et ils ont un peu regretté... A vous de voir...Autre point à surveiller, éviter les chambres du rez-de-chaussée, le personnel parle très fort, et ce, toute la nuit. Viva India! Sinon, le rapport qualité prix vraiment bien! Chambre solo pour 300 roupies disponible.

27 janvier, nous quittons pour un safari dans le désert "camel safari". Notre chauffeur nous propose évidemment une adresse, mais cette dernière s'avère très bien. Pour 1 500 roupies, nous avons droit à une promenade de 2 heures à dos de chameaux, nous nous arrêtons pour regarder le coucher du soleil, nous remontons sur nos montures et repartons vers le camps pour le repas et le spectable de danse traditionnelle. Soirée sympa où on croise d'autres touristes. Musique au rendez-vous. Ensuite, nous choisissons la nuit à la belle étoile, sur les dunes. Très belle expérience. Seuls sur les dunes, couchés à même le sol (sur deux couvertures), vous dormez sous les étoiles. Pas chaud, mais beau! A faire si vous êtes à Jaiselmer. Le fort est évidemment à visiter également. Le musée, avec l'audioguide, peut aussi valoir la peine. Intéressant.

Le 28 janvier, nous dormons au Royal Havali (Jaiselmer), pour 800 roupies la nuit. Wow!! Chambre superbe. Propre et confortable. Rapport qualité prix exceptionnel. Mérite le détour! De plus, tranquille...

Le 29 janvier, nous quittons Jaiselmer pour se rendre à Jodhpur. Nous avons beaucoup aimé cette ville. La forteresse mérite vraiment le détour. Prendre l'audioguide. Dépense vraiment utile. Je vous suggère également de marcher dans le petites rues de la ville. Peu de touristes semblent le faire. La population réagit donc fortement à notre venue (favorablement bien sûr...). Très nombreuses photos, discussions et rencontres seront certainement au rendez-vous. Les enfants seront également fascinés par votre présence, plus qu'ailleurs. À Johdpur, possible de trouver des guesthouse pour 700 roupies la nuit (chambre double toujours). Je ne me souviens plus du nom de notre hotel, mais c'était OK. Demandez le quartier situé à proximité de l'horloge, afin que vous puissiez visiter le coeur de la ville et vous rendre à la forteresse à pied. Le 30 janvier, nous avons quitté Jodhpur, pour se rendre à Ranakpur, dans le but de visiter les temples Jain de la région. Nous en avons également profité pour faire le plein de verdure... Belle région tranquille qui mérite le détour si vous avez du temps. Par contre, une journée suffit. Les temples prennent environ deux heures à visiter. Vous pouvez ensuite marcher dans les bois ou vous relaxer, une bière à la main, sous les arbres...Nous avons séjourné au Roopam Resort pour 1 000 roupies la nuit. Très très propre. Spacieux et eau chaude à volonté! Nous n'avons trouvé rien de moins dispendieux dans la région et prendre tout était complet... Envisagez la réservation si vous voulez une meilleure aubaine...

Le 31 janvier, départ pour Udaipur. Nous dormons au Harika Havali. Notre chauffeur nous y dépose. 700 roupies la nuit. Je ne recommande pas cet hotel, mais nous étions fatigués. Au final, c'est loin du quartier intéressant, il n'y a pas d'eau chaude et ce n'est pas très propre. Les gens sont sympa, mais bon...

Le 1-2-3 février, nous louons un moto enfield Bullet 350 et partons à l'aventure sur les routes de l'Inde. Nous quittons Udaipur pour se rendre à Bundi. Séjour fantastique (nous faisons ça dans tous les pays...)! Par contre, je déconseille la conduite en Inde pour les conducteurs inexpérimentés. Sur les routes indiennes, il faut s'attendre à tout et savoir s'adapter à leur façon de conduire. De plus, les indications sont pratiquement inexistantes, sauf sur les autoroutes. Les cartes routières détaillées sont quant à elle impossible à obtenir... Quoi qu'il en soit, notre expérience s'est très bien déroulée et nous recommencerions demain matin. Casque facultatif dans certaines régions. Route de gravier ou de sable à prévoir par moment. A vous de voir. Prix de location de la moto : 900 roupies par jour (un peu cher, mais bon. Après discussion avec d'autres indiens, nous aurions peut-être pu l'obtenir pour 750-800 roupies par jour...). En ce qui concerne l'essence, les stations service sont accessibles un peu partout. Pas de souci à ce niveau, du moins dans la région visitée. Enfin, les locateurs ne vérifient pas toujours le permis de conduire international (traduction de votre permis de conduire national), mais certains l'exigent. Dernière chose, nous n'avons pas à payer aux postes de payage.

Donc, 1-2 février, arrêt à Bundi, en moto. Prévoir environ 6 heures d'Udaipur, malgré la courte distance, car le dernier 50 km sera ardu et assez long. Arrivée à Bundi, nous décidons d'être hébergé chez une famille qui offre une chambre assez spacieuse et propre, pour 250 roupies la nuit. La salle de bain indienne est à l'extérieure de la chambre et pourrait être partagée par un autre chambreur, même on moment de notre périple, nous étions seuls sur l'étage. La famille nettoie la salle d'eau tous les jours. Eau chaude sur demande. Le K.S. guesthouse. Très bon rapport qualité prix. Juste à côté, deux très bons restos "occidentaux" pour vous reposer l'estomac. Le Tom and Jerry, qui offre pâtes, pizza et aussi crêpes, le matin. Musique occidentales en soirée, bière offerte et jeunes proprios vraiment sympa. Internet disponible. Autre resto vraiment bien avec vue sur la ville, à deux pas du guesthouse, le Blue....quelque chose... (prendre la petite ruelle à droite du guesthouse et suivre les indications du resto). Excellentes pâtes et pizza pour l'inde. Desserts intéressants. Bière dispo. Internet. Prix correct. Si vous avez le temps, vous pouvez visiter le vieux palace de Bundi, la montée sur la colline offre un plan de vue vraiment intéressant de la ville.

Le 3 février, retour à Udaipur, en moto.

Le 4 février, départ pour Jaipur, via le train de nuit. Nous trouvons une place au Wooland hotel, situé à proximité de la gare. 800 roupies la nuit. Chambre propre et confo. On prend ensuite quelques heures pour marcher dans la ville et se rendre au marché. Nous passons devant le palais des vents, qui n'est pas si impressionnant que sur les photos et décidons de passer outre le palais. Énormément de mendiants à Jaipur et moins bon contact avec la population qu'au sein des autres villes. Notre bref passage ne nous incite pas à rester, nous n'avons pas beaucoup aimé cette ville.

Le lendemain, nous prenons un train pour Agra. Nous arrivons à Agra à 12h00. Nous visitons le Taj Mahal et le fort d'Agra. En soirée, vers 23h30, nous prenons un train de nuit pour Varanesi. Nos billets étaient évidemment acheté à l'avance, car ces deux trains sont toujours bondés...

Le 7-8-9 février, nous restons à Varanesi. Nous sommes hébergés au Sandhya Hotel, à deux pas du gange (Assi ghat). Malgré sa bonne localisation et son prix correct (600 roupies la nuit pour une chambre OK, avec eau chaude), je mettrais quelques bémols avant de recommander ce guesthouse. Sachez ceci : Le proprio tentera continuellement de vos vendre un tas de truc, allant jusqu'à s'assoir à votre table au restaurant de l'hotel toutes les fois où vous vous y présentez. Bien sûr, en imposant ses limites assez clairement, il finit par comprendre, mais nous observions son manège avec tous les nouveaux venus et c'était un peu navrant. Le pire, c'est qu'il raconte vraiment un tissu de mensonges incroyable pour vous faire acheter ses trucs. Nouveaux arrivants, soyez donc vigilants! De plus, les prix qu'il vous promettra seront presque toujours supérieurs lorsque vous aurez à payer la facture. Il a aussi tendance à augmenter la facture de l'hotel, en ajoutant les frais de service du restaurant à la facture totale du séjour à l'hotel, plutôt que sur la facture totale du restaurant uniquement... Soyez donc à vos affaires!

Le 10 février, nous avons pris un vol pour se rendre au Darjeeling. Varanesi/Delhi. Delhi/Bagdogra.

Le 11 février, nous avons quitté l'aéroport de Bagdogra à bord d'un taxi prépayé, en direction du Darjeeling. Nous avons rencontré deux touristes indiens qui ont accepté de partager la facture avec nous. Prix du trajet au total : 1 600 roupies. Divisé en quatre 400 roupies par tête. Durée : 3 heures. Jeep collective : 150 roupies, mais beaucoup moins de place et mon conjoint ayant le mal des transports...

Le 11-12-13 février : Arrivée au Darjeeling. Nous séjournons à l'hotel Aliment. Nous la recommandons chaleureusement à tout le monde. Tenue par des népalais Tibétains, ce charmant hotel juché en haut de la montagne offre une vue imprenable sur la ville. Très bon resto, chambre très propre, eau chaude disponible à certains moments de la journée et couverture électrique dispo pour 150 roupies supplémentaire. Prix par nuit : 400 roupies. Personnel super accueillant.

Le 13 février : Départ pour un mini trekking dans le parc Singalia. N'ayant pas suffisamment de temps pour compléter tout le parcours, nous engageons un guide pour 2 jours. Jour 1 : 18 km de montée sur une route pour les "ânes". Nous sommes reçus dans un gite vraiment douillet, mais froid, chez des gens accueillants. Avant la levé du soleil, notre guide nous réveille pour que nous puissions poursuivre notre ascencion légèrement pour avoir une vue imprenable sur le levé sur soleil et le sommet du kachenjunga. Le ciel était d'une clareté incroyable ce matin-là! Vue sur l'Éverest également. Jour 2 : Descente au point de départ. Guide : Deacon. fantastique! Trekking : Organisé par l'hotel Aliment. Prix : 1 600 roupies par personne, pour deux jours, tout inclus.

Le 15 février, visite du camp de réfugiés tibétains, situé en bas de la ville. Mérite le détour pour leur artisanat. *Le Darjeeling est une région fantastique qu'il faut visiter. Nous avons adorer ce secteur! La nourriture est très différente (momos, desserts, la soupe et le pain tibétain...), les gens aussi. Le paysage est à couper le souffle, la tranquilité donne un regain d'énergie incroyable à quiconque passe un bon moment dans les grandes villes et le thé est sensationnel! Resto à ne pas manquer dans la ville, le Glenary's pour leur Mixed Grill absolument fantastique! Plus cher, mais... Le 15, départ (snif, snif) pour Bagdogra. Nous trouvons une jeep collective, mais sommes les seuls voyageurs et la journée tire à sa fin...(15h00) Nous convenons de partir quand même en négociant un tarif.

Le 16-17-18 février, on prend finalement l'avion pour Mumbai, après de multiples annulations de la part de Kingfisher...Les trois vols pris avec cette compagnie ont tous été modifiés, retardés ou annulés... Enfin, nous nous sommes quand même rendus à Mumbai. Nous avons séjourné au Carleton Hotel, pour 1 400 roupies la nuit, sans A/C. Salle de bain communes, mais multiples, très très propres, spacieuses, avec eau chaude en permanence. Hotel située juste derrière le Taj hotel, à deux pas de la "Porte de l'Inde". Quartier de Colaba. Excellent choix pour le quartier! À Mumbai, nous visitons le quartier à pied, les parcs et l'Elephanta Island. Tour de bateau chouette et temples intéressants. Pas indispensable, mais vraiment bien. Pour les restos, nous nous rendons au célèbre Leopold Café et Mondegobar Cafe. Le Leopold est cher, mais vraiment très très bien! Ambiance très sympa.

Le 18, nous quittons Mumbai en avion pour se rendre à Port-Blair. À Port-Blair, nous attendons quelques minutes pour notre permis de séjour à l'aéroport et quittons en vitesse en direction du port, dans l'espoir d'attrapper un traversier pour Havelock Island. Par chance, un bateau s'apprête à quitter. Nous courons sur la passerelle, parvenons à acheter deux billets in extremis et montons sur le dernier traversier de la journée. Prix du bateau : 250 roupies. Durée : 3 heures.

Arrivée sur Havelock, un autre permis est exigé. Il faut donc patienter encore un peu. Une fois les documents complétés, nous partons à la recherche d'une chambre. Presque tout est complet... Nous finissons par trouver quelque chose, mais hors du budget prévu... Toutes les huttes moins dispendieuses étant prises, nous optons pour un bungalow en béton, tout neuf et spacieux et super salle de bain, etc. Prix : 2 500 roupies la nuit. Au final, nous décidons d'y rester quelques jours car nous y sommes très bien et qu'on termine nos vacances. Suggestion, réserver votre hégerment d'avance sur l'île si vous voulez une aubaine, où préparez-vous à payer le prix fort pour une journée et le lendemain, faites tous les hébergements tôt le matin pour voir ce qui s'est libéré (après 8h30-9h00, départ du premier traversier à 9h00). Sur l'île, vous pouvez aisément vous louer une mobylette ou une moto (300 roupies par jour) et circuler partout. La plage 7 est magnifique. Les hébergements les plus intéressants sont toutefois situés en bordure de la plage 5, plus sauvage, mais tout de même très belle. Beaucoup de centres de plongée sous-marine sur l'île. Étant plongeurs, nous avons fait une excursion. Nos plongées étaient exceptionnelles. Le matériel est en assez bon état. Par contre, apportez-vous des bouchons d'oreille et gardez vos "Wet suit" suite à la plongée car les bâteaux de transport sont de petits bâteaux de pêche très bruyants qui laissent entrer beaucoup de vagues... Trempés, vous serez gelés avant d'arriver à la plage... Prix d'une journée de deux plongés : 4 000 roupies. Centre visité : Anadaman Bubbles. Excellent service. Petit groupe (3 plongeurs, plus le guide). Pas de nitrox au moment où nous étions sur l'île. Compresseur en panne. Excellente visibilité.

Dernier conseil, afin de quitter Havelock, acheter votre billet un ou deux jours d'avance. Les traversiers sont souvent complets en saison forte.

Maintenant, voici une note un peu moins joyeuse. Le 21 février, ma jambe gauche a commencé à s'infecter. J'ai donc pris les antibiotiques "tout usage" que les médecins canadiens m'avaients prescrits avant mon départ. L'infection se propageant à toute vitesse, le 24 février, nous avons dû se rendre dans la plus grosse hopital de Port-Blair (G.S. Hospital), où j'ai finalement dû être opérée, à froid... dans des conditions d'hygiène peu descriptibles. Mon conjoint, présent lors de l'intervention, était chargé de veiller à ce que tous les instruments soient stériles... Par la suite, j'ai regagné Delhi par avion et j'ai dû recevoir des soins tous les jours jusqu'à mon retour au Canada, le 26-27 février. J'ai ensuite été hospitalisée une semaine en urgence, ici, puis je termine actuellement ma convalescence. Je tire deux leçons de cette expérience. Un, je n'aurais pas dû attendre avant de consulter un médecin, malgré mes réticences face au système de santé indien (qui étaient justifier). Par contre, j'aurais dû immédiatement tenter de regagner Delhi ou Mumbai, où nous pouvons trouver de "bons" hôpitaux pour nous soigner. Enfin, je partage cette expérience en espérant que ceci pourra vous être utile si une telle situation survient lors d'un de vos voyages en Inde. À Delhi, les soins reçus au Spinal Hospital étaient corrects et plus humains.

Voilà, j'espère que ces infos vous seront utiles! Bon voyage à tous! Quant à nous, prochain voyage l'an prochain! Geneviève.
L'Inde ne s'en sortira pas! English translation pending
by Kevalin · 2012-03-10 · 281 replies
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !

Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.

Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..

L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..

Welcome !

Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...

L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...

Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..

Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !

C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..

Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..

Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..

Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??

C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..

Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..

kevalin

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