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Bretagne pour une semaine: réservation et mauvais temps? English translation pending
Bonjour bonjour,
voilà plusieurs heures que j'ai décortiqué de bonnes idées sur la Bretagne.
Cependant, il me reste certains points: arrivant à Nantes, je repars après 1 semaine de 7j. Est-ce suffisant pour découvrir une bonne partie de la bretagne du Sud et du finnistère (Brest)? Est-ce suffisant pour faire 1 ou 2 îles proche du Morbihan et/ou Finnistère ou mon temps étant restreint dois-je me limiter à rester sur le continent? si je ne devais en voir qu'une, laquelle me recommandez-vous (sur un jour aller-retour, max 2 si ça en vaut plus que la peine, mais au détriment d'un autre endroit en Bretagne vu mon manque de temps!) étant là bas, du 8 au 15 juillet, j'ai vu qu'il y avait Brest2008 et sans doute le tour de france... j'aimerai réserver, mais que faut-il mieux: prendre un pied-à-terre entre Vannes et Brest et y rester pendant ce laps ou faire du saute-étape en fonction de notre visite? Pensez-vous qu'avec ces événements, il soit aisé de réserver au fure et à mesure (au risque de devoir faire du camping (PS: je n'aime pas le camping!)) ou vaut-il mieux tout réserver d'avance. En gros je ne recherche pas trop les hôtels, surtout le gîte d'hôte, B&B, chambre chez l'ahbitant ou toute chose dans le mm genre! dans le cas de devoir tout réserver d'avance, et en cas de pluie pendant toute la semaine, y a-t-il suffisament d'activité en plein air ou en ville qui ne nous tremperaient pas jusqu'aux os? car en gros c'est pour cela que j'hésite à tout réserver d'avance, car cela ne me laissera plus de place à l'improvisation. Genre aller au Puy du fou s'il pleut ou ailleur comme le Mont-st-michel qui sont en effet mieux par beau temps, mais ne nécessite pas des alcalmies comme le demande les marche en plein air au milieu de la nature ou la visite de paysage 🙂
PS: nous avons une voiture (sauf si on m'empêche de la louer sur place)
merci de vos réponses
voilà plusieurs heures que j'ai décortiqué de bonnes idées sur la Bretagne.
Cependant, il me reste certains points: arrivant à Nantes, je repars après 1 semaine de 7j. Est-ce suffisant pour découvrir une bonne partie de la bretagne du Sud et du finnistère (Brest)? Est-ce suffisant pour faire 1 ou 2 îles proche du Morbihan et/ou Finnistère ou mon temps étant restreint dois-je me limiter à rester sur le continent? si je ne devais en voir qu'une, laquelle me recommandez-vous (sur un jour aller-retour, max 2 si ça en vaut plus que la peine, mais au détriment d'un autre endroit en Bretagne vu mon manque de temps!) étant là bas, du 8 au 15 juillet, j'ai vu qu'il y avait Brest2008 et sans doute le tour de france... j'aimerai réserver, mais que faut-il mieux: prendre un pied-à-terre entre Vannes et Brest et y rester pendant ce laps ou faire du saute-étape en fonction de notre visite? Pensez-vous qu'avec ces événements, il soit aisé de réserver au fure et à mesure (au risque de devoir faire du camping (PS: je n'aime pas le camping!)) ou vaut-il mieux tout réserver d'avance. En gros je ne recherche pas trop les hôtels, surtout le gîte d'hôte, B&B, chambre chez l'ahbitant ou toute chose dans le mm genre! dans le cas de devoir tout réserver d'avance, et en cas de pluie pendant toute la semaine, y a-t-il suffisament d'activité en plein air ou en ville qui ne nous tremperaient pas jusqu'aux os? car en gros c'est pour cela que j'hésite à tout réserver d'avance, car cela ne me laissera plus de place à l'improvisation. Genre aller au Puy du fou s'il pleut ou ailleur comme le Mont-st-michel qui sont en effet mieux par beau temps, mais ne nécessite pas des alcalmies comme le demande les marche en plein air au milieu de la nature ou la visite de paysage 🙂
PS: nous avons une voiture (sauf si on m'empêche de la louer sur place)
merci de vos réponses
Achat de malarone English translation pending
Savez-vous où puis-je acheter de la malarone ou traitement contre le palu à des tarifs "raisonnables"? Quelle pharmacie, quel site internet?
merci.
Taxes et surcharge des carburants English translation pending
Nous voici en pleine nébuleuse sur le contenu des taxes et surcharges carburant puisque tout apparait en rubrique fourre tout sur les sites des compagnies.
On frole des records avec 303 euros sur un CDG/PPT et 384 euros sur un PPT/cdg, quelqu'un peut il dire pourquoi les taxes sont plus chères au départ de PPT que de Paris/cdg?ces taxes ont doublé en trés peu de temps et ne vont qu'en augmentant....Les Cies ont beau dire que les billets n'augmentent pas mais pour le passager c'est la note finale qui compte ! de ce fait bientôt nous allons demander des billets primes avec des taxes presque plus élevées qu'un billet payant...Pour un des LC aux alentours de 400 euros les taxes seront au même prix que le billet si cela continue...
vos impressions et comparaisons sur ce sujet sont les bienvenues.
Inde: invitée d'honneur au 26ème Marché de la Poésie à Paris du 19 au 24 juin English translation pending
C'est sur l'air de l'Inde que poésies et poètes viendront, du 19 au 12 juin, animer le cœur des parisiens lors du 26e Marché de la Poésie qui, cette année, sera résolument festif avec spectacles, musique et projections de films indiens, le tout en présence de plusieurs poètes et écrivains indiens invités pour la circonstance...En effet la présence de ces poètes Marché de la Poésie sera associée à différentes animations et différents spectacles dans le cadre d'un festival intitulé "Sur l'Air de l'Inde."
Spectacles et animation
Une librairie indienne, via la Librairie Ambika, sera présente pendant les quatre jours du Marché
Jeudi 19 juin 2008 - 14h - Ouverture au public (PS) 17h30 - Inauguration officielle (PS) En présence de Marc-André Wagner (Secrétaire général du Centre national du Livre), Francis Parny (Vice-président chargé de la Culture au Conseil régional d’Île-de-France), Christophe Girard (Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture), précédée d’un hommage à Aimé Césaire, suivie de lectures par Pierre Garnier, Bernard Vargaftig, Claude Vigée 20h - Concert (GP) Les musiciens du Désert du Thar (Rajasthan) Leur chant exprime les mille facettes du monde des sables évoquant tour à tour la beauté des femmesallant puiser l’eau, les caravanes de chameaux, les palais majestueux. Walli Khan, Sikandar Khan, Sarvar Khan et Vijay Bhat (accompagnées de la danseuse Vijay Lakshami) sont des représentants admirés de la communauté Langa, garants de la tradition. 22h30 - Fermeture
Vendredi 20 juin 2008
- 11h30 - Ouverture au public (Place St Sulpice) 17h30 - Remise du prix Yvan Goll (Place St Sulpice) 20h - 1re Nuit du Marché (Théâtre du Grand Parquet)
Lectures avec les poètes indiens Sunil Gangopadhyay, Sitanshu Yashaschandra, Udayan Vajpeyi, Mandakranta Sen, Tishani Doshi, Anjum Hasan
Kathputli, danses et marionnettes du Rajasthan L’art des marionnettes est né au Rajasthan de la nécessité de distraire un prince insomniaque. Kathputli évoque la mémoire du peuple rajasthani au travers de contes et de légendes. La beauté des marionnettes, la grâce de la danseuse, et la liesse des musiques et des chants nous transportent dans ce monde imaginaire. Mise en scène : Zazie Hayoun. Avec Vijay Bhat, Lala Bhat, Zazie Hayoun, Ishwar Mathur, Sikandar Khan, Vijay Laxmi. - - 22h30 - Fermeture du Marché. De 23h jusqu’à 6h du matin (AR) Nuit de l’Inde Musique : Shaoni Mitra, chant - Debashis Ghosh, harmonium - Tushar Dutta, chant - Sugata Nag, sitar - Debojyoti Bose, sarod - Soumitrajit Chatterjee, tabla / Poésie : Sunil Gangopadhyay – Sitanshu Yashaschandra - Udayan Vajpeyi - Mandakranta Sen - Tishani Doshi - Anjum Hasan / Cinéma : Pakeeza de Kamal Amrohi Samedi 21 juin - 11h30 - Ouverture au public à 11h30 (PS) 15h30-17h - Table ronde sur l’édition indépendante, organisée par L’Autre Livre (PS) 17h30 - Remise du prix Antonio Viccaro-Les Trois Canettes (PS) 20h - 2e Nuit du Marché (PS)
Du Jeudi 19 juin - Mardi 24 juin 2008 Estival de cinéma indien (au cinéma l'Arlequin) Dans le cadre de "Sur l’air de l’Inde", programmation et présentation des films : Martine Armand (responsable programmation cinéma au Musée Guimet et conseillère artistique du Festival des cinémas d’Asie de Vesoul) : La poésie se trouve au cœur de cette programmation de 8 films indiens, à la fois dans la thématique de certaines œuvres, leur langage cinématographique, et leur lien avec les poètes indiens invités au 26e Marché de la Poésie. Ces films en hindi, ourdou, bengali et anglais, nous transporteront du Pendjab à Delhi, des régions reculées du Bihar à Calcutta et jusqu’à Bhopal dans le Madhya Pradesh, des années 50 à nos jours.
Au programme Jeudi 19 - 11h Maya (Maya Memsaab), fiction de Ketan Mehta, 1992, 95’, couleur, d’après Madame Bovary de Gustave Flaubert, VO hindi et anglais, sous-titrage français en présence de Sitanshu Yashaschandra. Vendredi 20 - 11h La Danse du vent (The Dance of the Wind), fiction de Rajan Khosa 1998, 87’, couleur, VO hindi sous-titrage français. Dans le cadre de la Nuit indienne Cœur pur (Pakeezah), fiction de Kamal Amrohi 1972, 125’, couleur, VO hindi – ourdou, sous-titrage français. Samedi 21 - 11h Des jours et des nuits dans la forêt (Aranyer Din Ratri), fiction de Satyajit Ray 1969, 115’, noir et blanc, d’après le roman de Sunil Gangopadhyay en sa présence, VO bengali, sous-titrage français. Dimanche 22 - 11h (dans le cadre du Ciné-Club de Claude-Jean Philippe) L’Adversaire (Pratidwandi), fiction de Satyajit Ray 1970, 110’, n&b, d’après le roman de Sunil Gangopadhyay en sa présence VO bengali, sous-titrage français. Lundi 23 - 11h L’Héritage (In Custody- Ifsazat), fiction de Ismail Merchant 1993, 125’, couleur, VO ourdou - hindi, sous-titrage français. Mardi 24 - 11h L’Assoiffé (Pyassa), fiction de Guru Dutt 1957, 146’, n&b, VO hindi, sous-titrage français. Organisé avec Les Écrans de Paris-L’Arlequin
Les poètes qui seront présents au Marché de la Poésie Des poètes indiens seront présents place Saint-Sulpice : Sunil Gangopahyay, né en 1934 au Bengale, poète et romancier dont deux romans ont été adaptés au cinéma par Satyajit Ray : Des jours et des nuits dans la forêt et L’Adversaire. Sitanshu Yashaschandra, né en 1941 dans le Gujarat, poète, dramaturge et aussi scénariste pour l’adaptation de Madame Bovary par Ketan Metha. Udayan Vajpeyi, né en 1960, enseigne à Bhopal dans le centre de l’Inde. Il a publié Vie invisible chez Cheyne Editeur en 2000, traduit du hindi par Franck André Jamme. Mandakranta Sen née 1972 à Tollygunge dans la banlieue de Kolkata (Bengale). Elle a étudié la médecine au Nilratan Sirkar Medical College. Poète - elle publie régulièrement depuis 1999 - elle est aussi nouvelliste et écrit pour le théâtre. Tishani Doshi, écrivain et danseuse née en 1976, vit à Chennai, elle a fait ses études au Queens College (New York) et à la John Hopkins University (Baltimore). Elle publie son premier recueil de poèmes, Countries of the Body en 2006. Son premier roman, The Pleasure Seekers, sera prochainement publié chez Bloomsbury. Anjum Hasan est née en 1972. Diplômée en philosophie de la North-Eastern Hill University de Shillong, elle est responsable de la communication à la India Foundation for the Arts à Bangalore. Elle a publié dans plusieurs anthologies. Elle est l'auteur d'un roman, Lunatic in my Head (Penguin-Zubaan, 2007) et d'un recueil de poèmes : Street on the Hill (Sahitya Akademi, 2006). Elle collabore régulièrement à différents journaux.
Pour le programme complet :
http://poesie.evous.fr/
Adresse des différents lieux
Place St Sulpice Marché de la Poésie Place Saint-Sulpice - 75006 Paris Métro : Saint-Sulpice
Théâtre Le Grand Parquet 20 bis rue du Département - 75018 Paris Métro La Chapelle ou Marx Dormoy legrandparquet.net
Cinéma Arlequin 76 rue de Rennes - 75006 Paris Métro : Saint-Sulpice
Alors profitez de mois de juin très Indien à Paris.
Bonne nuit
Jasmine
Spectacles et animation
Une librairie indienne, via la Librairie Ambika, sera présente pendant les quatre jours du Marché
Jeudi 19 juin 2008 - 14h - Ouverture au public (PS) 17h30 - Inauguration officielle (PS) En présence de Marc-André Wagner (Secrétaire général du Centre national du Livre), Francis Parny (Vice-président chargé de la Culture au Conseil régional d’Île-de-France), Christophe Girard (Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture), précédée d’un hommage à Aimé Césaire, suivie de lectures par Pierre Garnier, Bernard Vargaftig, Claude Vigée 20h - Concert (GP) Les musiciens du Désert du Thar (Rajasthan) Leur chant exprime les mille facettes du monde des sables évoquant tour à tour la beauté des femmesallant puiser l’eau, les caravanes de chameaux, les palais majestueux. Walli Khan, Sikandar Khan, Sarvar Khan et Vijay Bhat (accompagnées de la danseuse Vijay Lakshami) sont des représentants admirés de la communauté Langa, garants de la tradition. 22h30 - Fermeture
Vendredi 20 juin 2008
- 11h30 - Ouverture au public (Place St Sulpice) 17h30 - Remise du prix Yvan Goll (Place St Sulpice) 20h - 1re Nuit du Marché (Théâtre du Grand Parquet)
Lectures avec les poètes indiens Sunil Gangopadhyay, Sitanshu Yashaschandra, Udayan Vajpeyi, Mandakranta Sen, Tishani Doshi, Anjum HasanKathputli, danses et marionnettes du Rajasthan L’art des marionnettes est né au Rajasthan de la nécessité de distraire un prince insomniaque. Kathputli évoque la mémoire du peuple rajasthani au travers de contes et de légendes. La beauté des marionnettes, la grâce de la danseuse, et la liesse des musiques et des chants nous transportent dans ce monde imaginaire. Mise en scène : Zazie Hayoun. Avec Vijay Bhat, Lala Bhat, Zazie Hayoun, Ishwar Mathur, Sikandar Khan, Vijay Laxmi. - - 22h30 - Fermeture du Marché. De 23h jusqu’à 6h du matin (AR) Nuit de l’Inde Musique : Shaoni Mitra, chant - Debashis Ghosh, harmonium - Tushar Dutta, chant - Sugata Nag, sitar - Debojyoti Bose, sarod - Soumitrajit Chatterjee, tabla / Poésie : Sunil Gangopadhyay – Sitanshu Yashaschandra - Udayan Vajpeyi - Mandakranta Sen - Tishani Doshi - Anjum Hasan / Cinéma : Pakeeza de Kamal Amrohi Samedi 21 juin - 11h30 - Ouverture au public à 11h30 (PS) 15h30-17h - Table ronde sur l’édition indépendante, organisée par L’Autre Livre (PS) 17h30 - Remise du prix Antonio Viccaro-Les Trois Canettes (PS) 20h - 2e Nuit du Marché (PS)
Du Jeudi 19 juin - Mardi 24 juin 2008 Estival de cinéma indien (au cinéma l'Arlequin) Dans le cadre de "Sur l’air de l’Inde", programmation et présentation des films : Martine Armand (responsable programmation cinéma au Musée Guimet et conseillère artistique du Festival des cinémas d’Asie de Vesoul) : La poésie se trouve au cœur de cette programmation de 8 films indiens, à la fois dans la thématique de certaines œuvres, leur langage cinématographique, et leur lien avec les poètes indiens invités au 26e Marché de la Poésie. Ces films en hindi, ourdou, bengali et anglais, nous transporteront du Pendjab à Delhi, des régions reculées du Bihar à Calcutta et jusqu’à Bhopal dans le Madhya Pradesh, des années 50 à nos jours.

Au programme Jeudi 19 - 11h Maya (Maya Memsaab), fiction de Ketan Mehta, 1992, 95’, couleur, d’après Madame Bovary de Gustave Flaubert, VO hindi et anglais, sous-titrage français en présence de Sitanshu Yashaschandra. Vendredi 20 - 11h La Danse du vent (The Dance of the Wind), fiction de Rajan Khosa 1998, 87’, couleur, VO hindi sous-titrage français. Dans le cadre de la Nuit indienne Cœur pur (Pakeezah), fiction de Kamal Amrohi 1972, 125’, couleur, VO hindi – ourdou, sous-titrage français. Samedi 21 - 11h Des jours et des nuits dans la forêt (Aranyer Din Ratri), fiction de Satyajit Ray 1969, 115’, noir et blanc, d’après le roman de Sunil Gangopadhyay en sa présence, VO bengali, sous-titrage français. Dimanche 22 - 11h (dans le cadre du Ciné-Club de Claude-Jean Philippe) L’Adversaire (Pratidwandi), fiction de Satyajit Ray 1970, 110’, n&b, d’après le roman de Sunil Gangopadhyay en sa présence VO bengali, sous-titrage français. Lundi 23 - 11h L’Héritage (In Custody- Ifsazat), fiction de Ismail Merchant 1993, 125’, couleur, VO ourdou - hindi, sous-titrage français. Mardi 24 - 11h L’Assoiffé (Pyassa), fiction de Guru Dutt 1957, 146’, n&b, VO hindi, sous-titrage français. Organisé avec Les Écrans de Paris-L’Arlequin
Les poètes qui seront présents au Marché de la Poésie Des poètes indiens seront présents place Saint-Sulpice : Sunil Gangopahyay, né en 1934 au Bengale, poète et romancier dont deux romans ont été adaptés au cinéma par Satyajit Ray : Des jours et des nuits dans la forêt et L’Adversaire. Sitanshu Yashaschandra, né en 1941 dans le Gujarat, poète, dramaturge et aussi scénariste pour l’adaptation de Madame Bovary par Ketan Metha. Udayan Vajpeyi, né en 1960, enseigne à Bhopal dans le centre de l’Inde. Il a publié Vie invisible chez Cheyne Editeur en 2000, traduit du hindi par Franck André Jamme. Mandakranta Sen née 1972 à Tollygunge dans la banlieue de Kolkata (Bengale). Elle a étudié la médecine au Nilratan Sirkar Medical College. Poète - elle publie régulièrement depuis 1999 - elle est aussi nouvelliste et écrit pour le théâtre. Tishani Doshi, écrivain et danseuse née en 1976, vit à Chennai, elle a fait ses études au Queens College (New York) et à la John Hopkins University (Baltimore). Elle publie son premier recueil de poèmes, Countries of the Body en 2006. Son premier roman, The Pleasure Seekers, sera prochainement publié chez Bloomsbury. Anjum Hasan est née en 1972. Diplômée en philosophie de la North-Eastern Hill University de Shillong, elle est responsable de la communication à la India Foundation for the Arts à Bangalore. Elle a publié dans plusieurs anthologies. Elle est l'auteur d'un roman, Lunatic in my Head (Penguin-Zubaan, 2007) et d'un recueil de poèmes : Street on the Hill (Sahitya Akademi, 2006). Elle collabore régulièrement à différents journaux.
Pour le programme complet :
http://poesie.evous.fr/
Adresse des différents lieux
Place St Sulpice Marché de la Poésie Place Saint-Sulpice - 75006 Paris Métro : Saint-Sulpice
Théâtre Le Grand Parquet 20 bis rue du Département - 75018 Paris Métro La Chapelle ou Marx Dormoy legrandparquet.net
Cinéma Arlequin 76 rue de Rennes - 75006 Paris Métro : Saint-Sulpice
Alors profitez de mois de juin très Indien à Paris.
Bonne nuit
Jasmine
Où dormir/dîner à Agdz ou alentours? (Maroc) English translation pending
bonjour,
je voudrais savoir si vous avez de bonnes adresses aux alentours d'agdz pour passer une nuit + diner
Connaissez vous le temps necessaire pour faire ouarzazate/agdz en voiture de tourisme.
Merci
pascal
Je hais les frontières! English translation pending
Au jour d'aujourd'hui, je devrais être tranquillement installée dans mon compartiment du train partant de Kars (Nord-Est de la Turquie) et se rendant à Istanbul. Je devrais être en train d'admirer le paysage, quelque part aux environs d'Erzurum. Avant Erzurum si le train a du retard, après Erzurum s'il est à l'heure 😛.
Mais non... Je suis à Yerevan, à tuer le temps dans un cybercafé, à tenter d'appeler l'ambassade de France qui sonne occupé depuis une heure, et comme c'est l'heure de midi, je ne suis pas sûre qu'elle soit ouverte, et pas envie de me casser le nez, dans la chaleur lourde de ce tout début d'après-midi en Arménie.
Hier matin, à 6h30, toute guillerette de partir en mini-voyage de deux semaines, pour rendre visite à mes amis d'Istanbul, faire la surprise à mon mari qui y atterrit dans dix jours et ne sait pas que je viens le chercher, retrouver mon frère qui est sur la route, et faire le trajet en voiture Istanbul-Yerevan tous ensemble, toute guillerette disais-je, je me lève, m'habille, n'arrive à rien avaler en raison de mon ventre noué par l'excitation, laisse un mot à mes amis, pique deux bananes dans le frigo pour le trajet. Le but, c'est de traverser la frontière Arméno-Géorgienne par la route qui se rend de Gyumri à Ahalciha (petite ville géorgienne, qui est aussi la ville natale des parents de Charles Aznavour 😎), puis de traverser la frontière turco-Georgienne par Posof, petit poste frontière perché dans les montagnes, et pas très fréquenté par les transports paraît-il.
Les rues ne sont pas aussi désertes que je l'eûs cru, à cette heure matinale. Les Arméniens, sont donc plus travailleurs qu'il n'y paraît. J'arrive en métro à l'endroit d'où partent les marshutnis pour Gyumri. On m'indique la bonne, qui attend de se remplir pour partir. A l'intérieur, deux trois bonnes femmes, avec qui j'entame une discussion. Et d'où tu es? Tu es arménienne de France? Non, Française? Et tu parles arménien? Si bien en seulement 4 mois? Maladiets! De fil en aiguille, je leur explique mon trajet. Alors j'apprends qu'il existe des marshutnis directes pour la Géorgie passant par la frontière qui m'intéresse. Je commence à vraiment apprécier de connaître l'arménien, même s'il me restent beaucoup de progrès à faire, car il commence vraiment à me faciliter la vie. Je ressors de la marshutni après les avoir remerciées pour le renseignement, et demande aux chauffeurs d'où partent ces marshutnis pour Ahaltsiha. L'un d'entre eux m'explique comment m'y rendre, et finalement vient attendre avec moi la bonne marshutni pour m'emmener à la gare routière centrale. Mais c'est qu'ils sont sympas ces Arméniens de bon matin! Hop, en route pour Kilikia Aftokayan (gare routière). Arrivée là-bas, un taxi essaie bien de me décourager de prendre une marshoutni, mais je suis bien trop près de mes sous, et puis les chauffeurs de taxi arméniens sont un peu pénibles avec les étrangères seules... Je m'assois dans ma marshoutni définitive. Il y a là deux femmes avec leurs enfants, et une jeune Arménienne de Géorgie qui aussitôt qu'elle me voit m'invite à m'asseoir à côté d'elle. Nous entamons la discussion, re-compliments sur mon niveau d'arménien, re-étonnement que je ne sois même pas arménienne de la diaspora. Le chauffeur, plutôt jovial, m'explique que le terminus est à Ahalkalag, et qu'ensuite j'ai une correspondance pour Ahaltsiha.
Nous finissons par décoller à 8h40, car le chauffeur attendait une autre personne qui s'est laissé désirer. Sur le trajet, je continue à copiner avec ma voisine de banquette. Elle a 28 ans, non-mariée, vit en Géorgie dans la partie arménienne, ne parle pas le géorgien car elle utilise le russe lors de ses visites à T'bilissi. Nous échangeons nos contacts, elle promet de m'aider une fois à Ahalkalag, et aussi d'appeler une de ses connaissances à Ahaltsiha pour m'aider à trouver un transport jusqu'à la frontière de Vale. Vraiment une bonne journée qui commence, moi qui m'inquiétais un peu de peut-être devoir faire du stop seule dans un pays dont je ne parle pas la langue, me voilà bien rassurée!
Quelques km avant la frontière, Ruzanna demande à voir mon passeport, par curiosité. Après qu'elle l'ait regardé, j'en profite pour regarder la date exacte d'expiration de mon visa. C'est fin mai, pensé-je, mais quand? Et là, petit coup au coeur... la date inscrite sur mon visa est le 7 Mai, noir sur vert... Mince! Ils vont me raquetter à la frontière pour mes jours de retard, et je n'ai vraiment pas trop d'argent avec moi, 295 dollars exactement. J'en parle à ma voisine, elle me conseille de ne rien dire, et d'essayer de négocier s'ils disent quelque chose. On croise les doigts toutes les deux. Je suis un peu stressée, car ça m'embête vraiment de devoir payer ce surplus, mais je me dis qu'il doit bien y avoir moyen de marchander.
En attendant, nous montons de plus en plus haut en altitude, avec les pluies journalières qui durent depuis un mois, tout est vert tendre, les montagnes d'Arménie me donnent toujours aussi chaud au coeur. Dehors il fait très froid par rapport à Yerevan. Arrivés à la frontière, nous descendons pour aller présenter nos passeports. La frontière est minuscule, à haute altititude. Nous avons froid dans nos pulls, et le vent souffle pas mal. Il y a deux baraques en bois, l'une pour la sortie, l'autre pour l'entrée en Arménie. Pas d'ordinateur. Le douanier est assis derrière une petite table et note tout sur un grand cahier, et derrière lui on voit tout un tas de bazar entassé (une porte, des planches de bois...). Mon tour arrive. Et ça ne loupe pas, il me dit qu'il y a un problème, mon visa est périmé. Je fais celle qui vient de le d��couvrir, on demande qu'est-ce que je dois faire. Il donne mon passeport à son supérieur, qui ne rigole pas du tout, ne me jette même pas un coup d'oeil. Ils discutent en arménien, je comprends mais pas vraiment tout. On finit par m'expliquer que je dois revenir en arrière, à Yerevan. Je demande pourquoi on ne peut pas régler ça à la frontière, pourquoi je ne paie pas pour "rallonger" mon visa (j'ai oublié le mot en français...). Je commence à comprendre qu'il va vraiment falloir que je fasse marche arrière, et là, vraiment je ne m'attendais pas à ça. Je commence à sentir les larmes me monter aux yeux. Je me dis, vas-y laisse les venir, on sait jamais, ça peut toujours aider.
J'insiste, plaide ma cause en expliquant que je suis volontaire en Arménie, que je sors pour rerentrer, mais rien à faire, les douaniers qui m'entourent n'ont aucun pouvoir, il n'y a que le chef qui peut quelque chose, et le chef n'en a rien à foutre de ma gueule. Et comme je suis pas du genre à proposer des backchichs... Effondrée, en particulier à cause de ma très courte nuit (étant sortie la veille histoire de profiter un peu des bars de Yerevan, qui ne sont pas légion dans la petite ville où j'habite, et surtout pas tard le soir pour les filles), on me fait asseoir dans une pièce avec deux lits. Un gars recopie des registres, j'en profite pour mettre mon portable à charger, appeler ma coordinatrice à Yerevan. Un des douniers m'apportent des bonbons pour me consoler, d'autres me posent des questions, un autre encore me propose du café... Bon ben au moins, pleurer n'aura pas servi qu'à me foutre la honte :-)
Ils arrêtent une marshutni en sens inverse pour qu'elle me remmène à Yerevan, ils me disent que je n'aurai pas à payer pour le trajet retour. Bonne nouvelle!
Dans la marshutni, tout le monde sait que je viens de me faire refouler, ils compatissent. Je reste un peu dans mon coin, pas envie de recopiner, j'étais bien moi à côté de Ruzanna, à penser à la suite de mon trajet, et à profiter des beaux paysages en sens aller... En sens retour, je les trouve moins amicaux, mais ils réussissent quand même à me faire un peu chaud au coeur. Nous nous arrêtons pour la pause. Je me mets à une table à l'extérieur. Un couple d'Arméniens de Géorgie vient s'asseoir à la même table. Ils ne me parlent pas, mais la femme coupe une pomme en deux, et m'en donnent la moitié 😮. Je ne m'y attendais pas. Puis elle me donne un bonbon, puis nous commeçons à discuter. Elle est très gentille, et me fait elle aussi plein de compliments sur mon niveau d'arménien. Décidément, je trouve ces arméniens de Géorgie bien plus chaleureux que les arméniens qui peuplent les marshoutnis que je prends régulièrement pour aller à Yerevan depuis mon bled. Ca me rappelle alors mon premier trajet en Géorgie, lors de mon arrivée depuis la Turquie. Une dame m'avait aussi spontanément nourrie de pommes, avant même de découvrir avec étonnement que j'étais étrangère.
Depuis le début j'entends dire que la Géorgie est vachement plus accueillante que l'Arménie, mais je me refusais à y croire sans connaître. Mais je commence à me demander si ça n'est pas tout simplement vrai.
Cette chaleur humaine dans cette journée décevante m'a beaucoup touchée, car au bout de 4 mois en Arménie, ça commence à vraiment me manquer. Ici à part ma famille, personne ne fait vraiment d'efforts pour m'intégrer. Mais revenons à nos moutons.
Arrivée à Yerevan, j'enchaîne directement pour me rendre à l'OVIR (administration qui s'occupe des visas). Ma coordinatrice, Anna, m'y attend. Nous allons revoir cette dame malaimable à qui nous avions eu affaire lors de mon arrivée. Le prototype même de la fonctionnaire bornée.
Et là, dans leur discussion en arménien, je comprends un truc qui me démoralise encore plus, mais n'étant pas sûre d'avoir bien saisi, je demande à Anna de traduire. Elle m'explique alors, qu'il n'est pas possible de prolonger (ah, ça y est, j'ai retrouvé le bon mot 😏) le visa en payant les jours du séjour "illégal". Pour sortir du pays, ça n'est plus l'OVIR qui s'occupe de moi à présent, mais il faut qu'ils envoient mon "dossier" à la Police, qui décidera (après un délai d'une semaine 🤪), de combien je dois payer. A la suite de quoi, il me faudra quitter le territoire dans les cinq jours, et ne plus revenir en Arménie durant une année. Et si je ne quitte pas le territoire durant ces cinq jours après le "verdict", alors c'est de 5 années de "banissement" dont il s'agira... Là, le ciel s'écroule, et je me dis que ces Arméniens sont complètement frappés du ciboulot.
Je sors du bureau car je sens les larmes revenir. Décidément c'est le déluge aujourd'hui...
Je suis en SVE en Arménie, donc volontaire européenne, donc ici officiellement, et pour autre chose que du tourisme. Mais depuis le début, ce sont des complications bureaucratiques pour avoir un visa correct, rien n'est proposé pour me faciliter les choses, c'est pourquoi nous avions donc choisi de prendre un visa touristique et de me faire sortir et entrer autant de fois qu'il serait nécessaire. C'était sans compter mon incapacité génétique à regarder une date inscrite sur un visa.
Pas de voyage en Turquie, alors que j'en rêvais depuis deux mois, et peut-être plus de SVE du tout. Et surtout, confirmation officielle que les étrangers ne sont définitivement pas bienvenus dans ce foutu pays à la noix. On dirait la France, ma parole 😠. A un détail près. En France tous les ans des milliers, des millions de gens viennent pour émigrer, travailler, voyager, visiter, étudier. Tandis que le monde entier se fiche profondément de l'Arménie et des arméniens, et que ces derniers ne sont même pas fichus d'accueillir sympatiquement les rares personnes qui s'intéressent à leur pays et à leur culture. Que ce soit officiellement ou dans la vie de tous les jours.
Je sature de la mentalité arménienne, de les entendre se plaindre, ressasser le génocide et se comporter en éternelles victimes. Il est temps qu'ils aillent un peu de l'avant. Ceci étant dit, ce qui est bien c'est que je peux me mettre dans la peau d'un étranger venant en France 😄
Voilà, j'avais envie de partager mon p'tit malheur de la semaine, vu que je n'ai pas grand-chose d'autre à faire. A mon tour de me plaindre un peu, non mais! Ceci étant dit, je vous conseille de visiter l'Arménie, ses montagnes sont magnifiques, et les Arméniens sont vachement plus sympas avec les touristes de passage 😛
Mais non... Je suis à Yerevan, à tuer le temps dans un cybercafé, à tenter d'appeler l'ambassade de France qui sonne occupé depuis une heure, et comme c'est l'heure de midi, je ne suis pas sûre qu'elle soit ouverte, et pas envie de me casser le nez, dans la chaleur lourde de ce tout début d'après-midi en Arménie.
Hier matin, à 6h30, toute guillerette de partir en mini-voyage de deux semaines, pour rendre visite à mes amis d'Istanbul, faire la surprise à mon mari qui y atterrit dans dix jours et ne sait pas que je viens le chercher, retrouver mon frère qui est sur la route, et faire le trajet en voiture Istanbul-Yerevan tous ensemble, toute guillerette disais-je, je me lève, m'habille, n'arrive à rien avaler en raison de mon ventre noué par l'excitation, laisse un mot à mes amis, pique deux bananes dans le frigo pour le trajet. Le but, c'est de traverser la frontière Arméno-Géorgienne par la route qui se rend de Gyumri à Ahalciha (petite ville géorgienne, qui est aussi la ville natale des parents de Charles Aznavour 😎), puis de traverser la frontière turco-Georgienne par Posof, petit poste frontière perché dans les montagnes, et pas très fréquenté par les transports paraît-il.
Les rues ne sont pas aussi désertes que je l'eûs cru, à cette heure matinale. Les Arméniens, sont donc plus travailleurs qu'il n'y paraît. J'arrive en métro à l'endroit d'où partent les marshutnis pour Gyumri. On m'indique la bonne, qui attend de se remplir pour partir. A l'intérieur, deux trois bonnes femmes, avec qui j'entame une discussion. Et d'où tu es? Tu es arménienne de France? Non, Française? Et tu parles arménien? Si bien en seulement 4 mois? Maladiets! De fil en aiguille, je leur explique mon trajet. Alors j'apprends qu'il existe des marshutnis directes pour la Géorgie passant par la frontière qui m'intéresse. Je commence à vraiment apprécier de connaître l'arménien, même s'il me restent beaucoup de progrès à faire, car il commence vraiment à me faciliter la vie. Je ressors de la marshutni après les avoir remerciées pour le renseignement, et demande aux chauffeurs d'où partent ces marshutnis pour Ahaltsiha. L'un d'entre eux m'explique comment m'y rendre, et finalement vient attendre avec moi la bonne marshutni pour m'emmener à la gare routière centrale. Mais c'est qu'ils sont sympas ces Arméniens de bon matin! Hop, en route pour Kilikia Aftokayan (gare routière). Arrivée là-bas, un taxi essaie bien de me décourager de prendre une marshoutni, mais je suis bien trop près de mes sous, et puis les chauffeurs de taxi arméniens sont un peu pénibles avec les étrangères seules... Je m'assois dans ma marshoutni définitive. Il y a là deux femmes avec leurs enfants, et une jeune Arménienne de Géorgie qui aussitôt qu'elle me voit m'invite à m'asseoir à côté d'elle. Nous entamons la discussion, re-compliments sur mon niveau d'arménien, re-étonnement que je ne sois même pas arménienne de la diaspora. Le chauffeur, plutôt jovial, m'explique que le terminus est à Ahalkalag, et qu'ensuite j'ai une correspondance pour Ahaltsiha.
Nous finissons par décoller à 8h40, car le chauffeur attendait une autre personne qui s'est laissé désirer. Sur le trajet, je continue à copiner avec ma voisine de banquette. Elle a 28 ans, non-mariée, vit en Géorgie dans la partie arménienne, ne parle pas le géorgien car elle utilise le russe lors de ses visites à T'bilissi. Nous échangeons nos contacts, elle promet de m'aider une fois à Ahalkalag, et aussi d'appeler une de ses connaissances à Ahaltsiha pour m'aider à trouver un transport jusqu'à la frontière de Vale. Vraiment une bonne journée qui commence, moi qui m'inquiétais un peu de peut-être devoir faire du stop seule dans un pays dont je ne parle pas la langue, me voilà bien rassurée!
Quelques km avant la frontière, Ruzanna demande à voir mon passeport, par curiosité. Après qu'elle l'ait regardé, j'en profite pour regarder la date exacte d'expiration de mon visa. C'est fin mai, pensé-je, mais quand? Et là, petit coup au coeur... la date inscrite sur mon visa est le 7 Mai, noir sur vert... Mince! Ils vont me raquetter à la frontière pour mes jours de retard, et je n'ai vraiment pas trop d'argent avec moi, 295 dollars exactement. J'en parle à ma voisine, elle me conseille de ne rien dire, et d'essayer de négocier s'ils disent quelque chose. On croise les doigts toutes les deux. Je suis un peu stressée, car ça m'embête vraiment de devoir payer ce surplus, mais je me dis qu'il doit bien y avoir moyen de marchander.
En attendant, nous montons de plus en plus haut en altitude, avec les pluies journalières qui durent depuis un mois, tout est vert tendre, les montagnes d'Arménie me donnent toujours aussi chaud au coeur. Dehors il fait très froid par rapport à Yerevan. Arrivés à la frontière, nous descendons pour aller présenter nos passeports. La frontière est minuscule, à haute altititude. Nous avons froid dans nos pulls, et le vent souffle pas mal. Il y a deux baraques en bois, l'une pour la sortie, l'autre pour l'entrée en Arménie. Pas d'ordinateur. Le douanier est assis derrière une petite table et note tout sur un grand cahier, et derrière lui on voit tout un tas de bazar entassé (une porte, des planches de bois...). Mon tour arrive. Et ça ne loupe pas, il me dit qu'il y a un problème, mon visa est périmé. Je fais celle qui vient de le d��couvrir, on demande qu'est-ce que je dois faire. Il donne mon passeport à son supérieur, qui ne rigole pas du tout, ne me jette même pas un coup d'oeil. Ils discutent en arménien, je comprends mais pas vraiment tout. On finit par m'expliquer que je dois revenir en arrière, à Yerevan. Je demande pourquoi on ne peut pas régler ça à la frontière, pourquoi je ne paie pas pour "rallonger" mon visa (j'ai oublié le mot en français...). Je commence à comprendre qu'il va vraiment falloir que je fasse marche arrière, et là, vraiment je ne m'attendais pas à ça. Je commence à sentir les larmes me monter aux yeux. Je me dis, vas-y laisse les venir, on sait jamais, ça peut toujours aider.
J'insiste, plaide ma cause en expliquant que je suis volontaire en Arménie, que je sors pour rerentrer, mais rien à faire, les douaniers qui m'entourent n'ont aucun pouvoir, il n'y a que le chef qui peut quelque chose, et le chef n'en a rien à foutre de ma gueule. Et comme je suis pas du genre à proposer des backchichs... Effondrée, en particulier à cause de ma très courte nuit (étant sortie la veille histoire de profiter un peu des bars de Yerevan, qui ne sont pas légion dans la petite ville où j'habite, et surtout pas tard le soir pour les filles), on me fait asseoir dans une pièce avec deux lits. Un gars recopie des registres, j'en profite pour mettre mon portable à charger, appeler ma coordinatrice à Yerevan. Un des douniers m'apportent des bonbons pour me consoler, d'autres me posent des questions, un autre encore me propose du café... Bon ben au moins, pleurer n'aura pas servi qu'à me foutre la honte :-)
Ils arrêtent une marshutni en sens inverse pour qu'elle me remmène à Yerevan, ils me disent que je n'aurai pas à payer pour le trajet retour. Bonne nouvelle!
Dans la marshutni, tout le monde sait que je viens de me faire refouler, ils compatissent. Je reste un peu dans mon coin, pas envie de recopiner, j'étais bien moi à côté de Ruzanna, à penser à la suite de mon trajet, et à profiter des beaux paysages en sens aller... En sens retour, je les trouve moins amicaux, mais ils réussissent quand même à me faire un peu chaud au coeur. Nous nous arrêtons pour la pause. Je me mets à une table à l'extérieur. Un couple d'Arméniens de Géorgie vient s'asseoir à la même table. Ils ne me parlent pas, mais la femme coupe une pomme en deux, et m'en donnent la moitié 😮. Je ne m'y attendais pas. Puis elle me donne un bonbon, puis nous commeçons à discuter. Elle est très gentille, et me fait elle aussi plein de compliments sur mon niveau d'arménien. Décidément, je trouve ces arméniens de Géorgie bien plus chaleureux que les arméniens qui peuplent les marshoutnis que je prends régulièrement pour aller à Yerevan depuis mon bled. Ca me rappelle alors mon premier trajet en Géorgie, lors de mon arrivée depuis la Turquie. Une dame m'avait aussi spontanément nourrie de pommes, avant même de découvrir avec étonnement que j'étais étrangère.
Depuis le début j'entends dire que la Géorgie est vachement plus accueillante que l'Arménie, mais je me refusais à y croire sans connaître. Mais je commence à me demander si ça n'est pas tout simplement vrai.
Cette chaleur humaine dans cette journée décevante m'a beaucoup touchée, car au bout de 4 mois en Arménie, ça commence à vraiment me manquer. Ici à part ma famille, personne ne fait vraiment d'efforts pour m'intégrer. Mais revenons à nos moutons.
Arrivée à Yerevan, j'enchaîne directement pour me rendre à l'OVIR (administration qui s'occupe des visas). Ma coordinatrice, Anna, m'y attend. Nous allons revoir cette dame malaimable à qui nous avions eu affaire lors de mon arrivée. Le prototype même de la fonctionnaire bornée.
Et là, dans leur discussion en arménien, je comprends un truc qui me démoralise encore plus, mais n'étant pas sûre d'avoir bien saisi, je demande à Anna de traduire. Elle m'explique alors, qu'il n'est pas possible de prolonger (ah, ça y est, j'ai retrouvé le bon mot 😏) le visa en payant les jours du séjour "illégal". Pour sortir du pays, ça n'est plus l'OVIR qui s'occupe de moi à présent, mais il faut qu'ils envoient mon "dossier" à la Police, qui décidera (après un délai d'une semaine 🤪), de combien je dois payer. A la suite de quoi, il me faudra quitter le territoire dans les cinq jours, et ne plus revenir en Arménie durant une année. Et si je ne quitte pas le territoire durant ces cinq jours après le "verdict", alors c'est de 5 années de "banissement" dont il s'agira... Là, le ciel s'écroule, et je me dis que ces Arméniens sont complètement frappés du ciboulot.
Je sors du bureau car je sens les larmes revenir. Décidément c'est le déluge aujourd'hui...
Je suis en SVE en Arménie, donc volontaire européenne, donc ici officiellement, et pour autre chose que du tourisme. Mais depuis le début, ce sont des complications bureaucratiques pour avoir un visa correct, rien n'est proposé pour me faciliter les choses, c'est pourquoi nous avions donc choisi de prendre un visa touristique et de me faire sortir et entrer autant de fois qu'il serait nécessaire. C'était sans compter mon incapacité génétique à regarder une date inscrite sur un visa.
Pas de voyage en Turquie, alors que j'en rêvais depuis deux mois, et peut-être plus de SVE du tout. Et surtout, confirmation officielle que les étrangers ne sont définitivement pas bienvenus dans ce foutu pays à la noix. On dirait la France, ma parole 😠. A un détail près. En France tous les ans des milliers, des millions de gens viennent pour émigrer, travailler, voyager, visiter, étudier. Tandis que le monde entier se fiche profondément de l'Arménie et des arméniens, et que ces derniers ne sont même pas fichus d'accueillir sympatiquement les rares personnes qui s'intéressent à leur pays et à leur culture. Que ce soit officiellement ou dans la vie de tous les jours.
Je sature de la mentalité arménienne, de les entendre se plaindre, ressasser le génocide et se comporter en éternelles victimes. Il est temps qu'ils aillent un peu de l'avant. Ceci étant dit, ce qui est bien c'est que je peux me mettre dans la peau d'un étranger venant en France 😄
Voilà, j'avais envie de partager mon p'tit malheur de la semaine, vu que je n'ai pas grand-chose d'autre à faire. A mon tour de me plaindre un peu, non mais! Ceci étant dit, je vous conseille de visiter l'Arménie, ses montagnes sont magnifiques, et les Arméniens sont vachement plus sympas avec les touristes de passage 😛
Donne fournitures scolaires aux écoles du Maroc du Sud English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami, nous partons au Maroc pour une ou deux semaines en septembre ou durant l'année, et je souhaiterais emmener des fournitures scolaires (cahiers, crayons...) afin d'éviter un voyage "à vide".
Je cherche donc une école qui aurait besoin de matériel dans le maroc du sud. Ce n'est qu'un projet, rien n'est préparé, j'aimerais avant récolter le maximum d'informations possibles. De plus, étant étudiante, je viens de passer un concours, donc le voyage au Maroc n'est pas un projet sûr à 100%...
Je chercherais donc une ou deux écoles avec laquelle me mettre en relation afin de convenir de ce que je pourrai emmener (en fonction aussi de mes moyens).
Je précise encore une fois que rien n'est sûr (j'espère vivement pouvoir venir mais l'avenir d'une étudiante est très aléatoire et incertain!) et que ce n'est pas un voyage humanitaire. Je souhaite juste me rendre un peu utile en venant au Maroc (je suis future instit donc je me sens concernée par l'avenir des écoles!).
J'espère que j'ai été assez claire, ça parait un peu confus...désolé!
Je chercherais donc une ou deux écoles avec laquelle me mettre en relation afin de convenir de ce que je pourrai emmener (en fonction aussi de mes moyens).
Je précise encore une fois que rien n'est sûr (j'espère vivement pouvoir venir mais l'avenir d'une étudiante est très aléatoire et incertain!) et que ce n'est pas un voyage humanitaire. Je souhaite juste me rendre un peu utile en venant au Maroc (je suis future instit donc je me sens concernée par l'avenir des écoles!).
J'espère que j'ai été assez claire, ça parait un peu confus...désolé!
Dix jours à Paris: quoi faire après les grandes attractions? English translation pending
Je planifie venir visiter Paris avec mon père qui ne l'a jamais vue, au début juin. J'avais besoin de petites infos pour m'aider à planifier le voyage qui approche très vite ! Moi j'ai déjà passé 2-3 jours à Paris le temps de visiter les grandes attractions.
J'avais 2 questions: Nous disposons de 10 jours. J'hèsite entre passer tout le séjour à Paris ou bien faire 5 jours à Paris et descendre 5 jours en Provence pour voir un peu Marseille, Cassis, etc. Si on reste tout le séjour à Paris, pour l'instant j'avais prévu le circuit touristique habituel: la tour Eiffel et le coin de l'Arc de Triomphe, Montmartre, les jardins du Luxemb., Versaille, les grands musées (rapidement car mon père n'est pas un fan des musées!!), Notre-Dame, la Seine et une journée aux chateaux de la Loire. Je me dis que 4-5 jours devraient suffire pour tout ça et je cherchais des choses à faire par la suite. Y a t'il autre chose pas trop loin de Paris à voir ? On peut louer une auto..
Sinon, on ferait 5 jours de Paris, puis TGV(un peu cher selon ce que j'ai regardé: 100 Euro/personne pour l'aller-retour!!) jusqu'à Marseille. 5 jours pour explorer un peu de provence. Moi j'avais déjà visité il y a quelques années, mais j'étais à vélo j'avais traversé la France, alors c'était différent. Je me demandais à quel endroit il était préférable d'habiter pour explorer la provence le plus facilement. Marseille ? Avignon ? Et quels endroits de visite à privilégier pour seulement 5 jours (j'avais pensé a visite des Calanques, Avigon, Marseille, Cassis?) ... Est-ce que c'est une bonne idée d'avoir une base à un endroit et louer une voiture pour faire des visites d'un jour ?
Merci!
J'avais 2 questions: Nous disposons de 10 jours. J'hèsite entre passer tout le séjour à Paris ou bien faire 5 jours à Paris et descendre 5 jours en Provence pour voir un peu Marseille, Cassis, etc. Si on reste tout le séjour à Paris, pour l'instant j'avais prévu le circuit touristique habituel: la tour Eiffel et le coin de l'Arc de Triomphe, Montmartre, les jardins du Luxemb., Versaille, les grands musées (rapidement car mon père n'est pas un fan des musées!!), Notre-Dame, la Seine et une journée aux chateaux de la Loire. Je me dis que 4-5 jours devraient suffire pour tout ça et je cherchais des choses à faire par la suite. Y a t'il autre chose pas trop loin de Paris à voir ? On peut louer une auto..
Sinon, on ferait 5 jours de Paris, puis TGV(un peu cher selon ce que j'ai regardé: 100 Euro/personne pour l'aller-retour!!) jusqu'à Marseille. 5 jours pour explorer un peu de provence. Moi j'avais déjà visité il y a quelques années, mais j'étais à vélo j'avais traversé la France, alors c'était différent. Je me demandais à quel endroit il était préférable d'habiter pour explorer la provence le plus facilement. Marseille ? Avignon ? Et quels endroits de visite à privilégier pour seulement 5 jours (j'avais pensé a visite des Calanques, Avigon, Marseille, Cassis?) ... Est-ce que c'est une bonne idée d'avoir une base à un endroit et louer une voiture pour faire des visites d'un jour ?
Merci!
Célibataire en camping-car English translation pending
bonjour
je viens de découvrir une petite amicale très sympa de camping carristes célibataires, je ne sais pas s'il y en a d'autres car celle ci démarre : merci de m'en indiquer si ça existe
seul condition etre seul (e) dans son CC
organisation de rencontres entre amis (pas d'ambiguité: les meetics boy et girl s'abstenir: ce n'est pas méchant, mais c'est pour bien dire clairement que c'est pour se faire des amis et pas autre chose)
j'aimerai savoir s'il existe d'autres associations de ce type pour voyagerà plusieurs CC à l'étranger par exemple
bonne journée à tous et merci d'avance pour les tuyaux
Petites aventures hivernales en Norvège, première partie (avril 2008) English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Special thanks to May in Oslo (working in a library : Nautisk Forlag) and Roger Samdal (http://www.samdal.com/jotunvinter.htm) who helped me when preparing my travel!
Bon, je l'avoue tout de suite, j'adooore la Norvège et le Nord en particulier!
Mais ne l'ayant visitée qu'en été, je rêvais depuis longtemps de la voir sous la neige. Comment concilier un tel fantasme avec 2 courtes de semaines de vacances de printemps, quand on sait que de Nancy à Tromso il y a plus de 3000 km!

Pour donner l'échelle il faut savoir que le vol Tromso-Oslo a la même durée que Oslo-Paris...
La chèvre et le chou, vous connaissez?
Le récit en images:
J1 Samedi 12/04/08 Après un très sympathique déjeuner avec la famille Grisemote venue goûter à la quiche lorraine sur la route des Pays-Bas, nous (les enfants maintenant âgés de 12, 13 et 14 ans et moi) nous mettons en route pour l'Allemagne, abandonnant Fred à son triste sort de travailleur.
J2 Dimanche 13/04
A 19h00 notre ferry (le gros bateau blanc ci-dessus) quitte le port de Kiel (800 km depuis Nancy) à destination de Göteborg, 500 km plus au nord. Cette traversée n'offre que des avantages : on avance en dormant confortablement installé dans une cabine qui ne coûte que 50 euro de plus que si nous étions passés par la route et les ponts à péage.
J3 Lundi 14/04 Frais et dispos nous débarquons à Göteborg et filons plein nord vers la frontière norvégienne. A 2 km de l'autoroute, nous faisons une courte halte pour visiter quelques pétroglyphes près de Vitlycke (à Fossum) environ 140 km au nord de Goteborg.

Pas époustouflant mais site agréable et 2km de détour, pourquoi s'en priver?
Malgré le beau temps qui nous accompagne depuis le début, les plaines sont un peu tristounettes sans le moindre signe printanier.
Il nous faut attendre de voir les premières montagnes pour découvrir la neige, ahhhh!
Nous sommes ravis, c'est ce que nous sommes venus chercher.
Dans un élan d'enthousiasme je tourne sur un « adorable petit chemin enneigé » et 5 mn plus tard nous voilà en train de batailler pour mettre les chaînes entre 2 murs de neige qui enserrent le camping car. Arnaud, en tant que seul « homme de la maison » est désigné d'office pour élargir à la pelle le chemin pour pouvoir faire demi-tour. Bref, après 600 km et quelques savantes manœuvres, nous décidons de dormir là car c'est très beau et -très, très - « tranquille ». Me voilà calmée.... Hum....
J4 Mardi 15/04 7h...L'air étincelle, il fait -10°C. Ça m'épate de penser qu'en 48h on puisse se retrouver dans un tel décor, douillettement installé dans son camping car. C'est quand même bien l'Europe, quelle diversité!
Direction le massif du Jotunheimen, le plus élevé de Norvège avec son point culminant le Galdhopingen à 2469 m. Ce massif est difficilement accessible par la route en hiver et nous devons prendre la route 51 (après la 257-très belle- à partir de la E6) par le Nord pour arriver à Gjendesheim au bord d'un grand lac surplombé par la crête de Bessegen qui est une célébrissime randonnée norvégienne-estivale-...
Quelques places de parking sont creusées au bulldozer dans 2 m de neige au moins. Conciencieusement nous payons les 100 NOK (environ 15 euro) de stationnement (glups...) avec un système d'enveloppe.
Le relief est trop escarpé pour nos skis de randonnée nordique (sortes de larges skis de fond avec des carres mais laissant le talon libre même en descente, bien moins lourds que des skis de rando)
Les premières centaines de mètres se font donc à pied mais la vue sur le lac de Gjende en vaut la peine.


Plus haut le relief s'aplanit et devient skiable.
Les paysages sont majestueux, ....

Notre style un peu moins!
En rentrant, on ne résiste pas à l'envie de skier sur le lac gelé!

Les journées sont déjà longues et nous reprenons la route
pour le massif de Rondane plus à l'est que nous abordons à Mysuseter. Ici aussi le parking est payant mais c'est plus raisonnable (30 NOK) et on est bien content de trouver un endroit déneigé pour nous garer pour la nuit.
J5 Mercredi 16/04 Il a neigé cette nuit, environ 15 cm et le temps est plus doux mais couvert. Nous démarrons la rando sous les nuages et je dois un peu houspiller mes troupes.

En montant la brume devient moins épaisse.

On flirte avec elle.

Enfin le beau temps s'installe et nous découvrons un immense plateau

entièrement vierge, cerné de montagnes enneigées. C'est mââgnifique.
Les enfants décident de grimper sur la montagne -juste-là- pour le plaisir de la descente ensuite.
Pfff! Difficile d'évaluer les distances.

Plouf!

Encore une belle balade!
Nous décidons de changer de coin pour la rando du lendemain et roulons jusqu 'à Hovringen,

quelques km plus au nord, toujours dans le Rondane.

Le coucher de soleil est interminable.

A 946 m il fait -9°C au crépuscule, la nuit va être fraiche... Bien au chaud, nous discutons pour décider dans quelle direction nous skierons demain.
J6 Jeudi 17/04. Grand beau temps, quelle chance! Nous nous mettons d'accord pour partir vers le soleil.

Les possibilités sont infinies et avec le beau temps qui se maintient on peut aller à sa guise sans se cantonner au balisage.

C'est un vrai régal de choisir sa trace en fonction du relief, quelle sensation de liberté.


Ce massif, plus doux que le Jotunheimen est vraiment idéal pour le ski de rando: pas de barrières rocheuses, pas d'à pics.

Tout n'est que rondeurs, ondulations douces et pentes vierges.
L'après-midi nous reprenons la route pour Fjellheim (parking 30 Kr), sur la route de Grimdalshytta, fermée en hiver. Pour la première fois nous rencontrons d'autres skieurs en particulier une maman accompagnée de ses 5 enfants : le petit dernier bien emmitouflé dans une pulka (traineau), une petite de 3 ans, skis aux pieds lui donnant la main et 3 autres dont l'ainé d'à peine 11 ans portant le sac avec le pique nique!
Les enfants choisissent une montagne et c'est parti!

Ca grimpe!

Vue du sommet.

Facile, c'est tout droit!

En skidoo comme sur la route les Norvégiens vont doucement et prudemment.
J7 Vendredi 18/04 Cette fois nous allons dans les montagnes de Dovre, un peu plus au nord. Petite rando matinale improvisée au départ d'un parking :

c'est facile il suffit de chausser les skis et de se laisser porter par ses envies.
Nous roulons ensuite jusqu'à Oppdal chercher du GPL et faire un ravitaillement. La différence de prix entre la Norvège et la France me parait bien moindre qu'il y a 10 ou 15 ans, sans doute car les prix ont beaucoup augmenté chez nous. On a même trouvé des fruits moins chers et meilleurs que chez nous dans un Kiwi (sorte de supermarché low cost) Le diesel coûte entre 12 et 13 NOK/l (1, 57 euro), le GPL 6 NOK/l (0, 75). Bref, c'est cher mais chez nous aussi finalement...
Nous retournons ensuite plus au sud vers Hjerkinn, point de départ des rando dans le massif de Dovrefjell près du Snohetta. Il fait si beau et l'endroit est tellement magique que je pars seule me balader en fin de journée, craignant que le temps ne change pendant la nuit.

J'espère apercevoir les fameux boeufs musqués mais ne trouve que leurs traces.

Au loin je distingue le refuge de Snoheim accessible par la route en été (bien qu'on parle de la fermer afin d'offrir plus de tranquillité aux bœufs musqués) : de là il faut encore 5h pour aller au sommet du Snohetta, cette étrange montagne aux allures de volcan.
La nuit ne se décide pas à tomber...
J8 Samedi 19/04 Ce soir nous devons être à Trondheim pour récupérer Fred à 19h à l'aéroport. Il fait toujours un temps superbe et nous partons de bonne heure vers le sud est, dans l'espoir de voir les grosses bêtes.

Soudain j'en vois 4 disparaitre furtivement derrière le sommet. Pas le temps de sortir l'appareil, grrr! Marion n'a vu qu'une fesse de bœuf, les grands rien du tout!
On accélère le pas dans l'espoir de les rattraper mais arrivés au sommet, nous découvrons un vaste plateau entièrement vide, sillonné par les traces des bestioles.
Les trouillards... Dire que j'avais lu qu'il fallait éviter de les approcher à moins de 200 m car ils étaient d'humeur « labile »!

Nous croisons leurs traces toutes fraîches...

De l'autre côté de la montagne, nous foulons une neige comme nous n'en avons jamais vue.

Une neige poilue ou plutôt « plumue »!
Emballés par cette dernière rando dans le centre norvégien nous prenons la route vers Trondheim et la mer. Hum... le temps change.
J9 Dimanche 20/04 Une longue route nous attend pour atteindre le nord de la Norvège: 700 km jusqu'à Bodo. En franchissant le cercle polaire nous ne résistons pas à l'envie de skier "sur la ligne".

Quand soudain...


Quelle émotion en suivant ce troupeau de rennes!

Observation réciproque...
Nous avons même une brève éclaircie.

A 20h00 (au lieu de 21h00, on n'a jamais compris pourquoi, heureusement qu'on était là en avance car sinon le prochain ferry était dans 3 jours...), notre ferry presque vide quitte Bodo pour l'île de Moskenes au sud des Lofoten (3h 30 de traversée) Il se faufile au mètre près entre les cailloux, c'est impressionnant. Bien crevés, nous nous posons près de la petite église pour dormir.
J10 Lundi 21/04 Aux Lofoten, la pêche à la morue bat son plein.

Les séchoirs sont déjà bien garnis!

Le village de A est vraiment mignon, partagé entre pêche et tourisme.


Reine est moins « léchée » mais se situe dans un cadre époustouflant..


L'après-midi nous roulons jusqu'au Selfjord où nous allons passer la nuit. Nous y faisons une rando à raquettes dans une lourde neige mouillée.
Devinez ce qu'on a découvert au fin fond du fjord : des toilettes avec PQ, gants mappa roses et 3 (!) flacons de produits d'entretien!

On rentre par le rivage...
Pas facile de randonner dans les Lofoten, les pentes sont souvent abruptes.
J11 Mardi 22/04 Belle balade au départ de Eggum où nous découvrons sur le rivage une baleine en kit éparpillée au milieu des billes de bois sans doutes venues du Labrador.

Au loin, les Vesteralen.

C'est mieux que la chasse aux œufs de Pâques:

une côte par-ci, un os de nageoire par là, une vertèbre là-bas.
La fine équipe!

Ben si.... on en a ramené une... véridique. J'imagine déjà la tête du gars à la déchetterie quand cet été on finira par se débarrasser de la chose puante à cause de la chaleur. Quelle benne?
Fred propose de la faire bouillir.... Si quelqu'un a une marmite (grosse...), ça m'intéresse!
Bon décidemment les nuages ont l'air vraiment bien accrochés sur les montagnes des Lofoten.
La suite dans une 2ème partie :
Special thanks to May in Oslo (working in a library : Nautisk Forlag) and Roger Samdal (http://www.samdal.com/jotunvinter.htm) who helped me when preparing my travel!
Bon, je l'avoue tout de suite, j'adooore la Norvège et le Nord en particulier!
Mais ne l'ayant visitée qu'en été, je rêvais depuis longtemps de la voir sous la neige. Comment concilier un tel fantasme avec 2 courtes de semaines de vacances de printemps, quand on sait que de Nancy à Tromso il y a plus de 3000 km!

Pour donner l'échelle il faut savoir que le vol Tromso-Oslo a la même durée que Oslo-Paris...
La chèvre et le chou, vous connaissez?
Le récit en images:
J1 Samedi 12/04/08 Après un très sympathique déjeuner avec la famille Grisemote venue goûter à la quiche lorraine sur la route des Pays-Bas, nous (les enfants maintenant âgés de 12, 13 et 14 ans et moi) nous mettons en route pour l'Allemagne, abandonnant Fred à son triste sort de travailleur.
J2 Dimanche 13/04
A 19h00 notre ferry (le gros bateau blanc ci-dessus) quitte le port de Kiel (800 km depuis Nancy) à destination de Göteborg, 500 km plus au nord. Cette traversée n'offre que des avantages : on avance en dormant confortablement installé dans une cabine qui ne coûte que 50 euro de plus que si nous étions passés par la route et les ponts à péage.
J3 Lundi 14/04 Frais et dispos nous débarquons à Göteborg et filons plein nord vers la frontière norvégienne. A 2 km de l'autoroute, nous faisons une courte halte pour visiter quelques pétroglyphes près de Vitlycke (à Fossum) environ 140 km au nord de Goteborg.

Pas époustouflant mais site agréable et 2km de détour, pourquoi s'en priver?
Malgré le beau temps qui nous accompagne depuis le début, les plaines sont un peu tristounettes sans le moindre signe printanier.
Il nous faut attendre de voir les premières montagnes pour découvrir la neige, ahhhh!
Nous sommes ravis, c'est ce que nous sommes venus chercher.
Dans un élan d'enthousiasme je tourne sur un « adorable petit chemin enneigé » et 5 mn plus tard nous voilà en train de batailler pour mettre les chaînes entre 2 murs de neige qui enserrent le camping car. Arnaud, en tant que seul « homme de la maison » est désigné d'office pour élargir à la pelle le chemin pour pouvoir faire demi-tour. Bref, après 600 km et quelques savantes manœuvres, nous décidons de dormir là car c'est très beau et -très, très - « tranquille ». Me voilà calmée.... Hum....
J4 Mardi 15/04 7h...L'air étincelle, il fait -10°C. Ça m'épate de penser qu'en 48h on puisse se retrouver dans un tel décor, douillettement installé dans son camping car. C'est quand même bien l'Europe, quelle diversité!
Direction le massif du Jotunheimen, le plus élevé de Norvège avec son point culminant le Galdhopingen à 2469 m. Ce massif est difficilement accessible par la route en hiver et nous devons prendre la route 51 (après la 257-très belle- à partir de la E6) par le Nord pour arriver à Gjendesheim au bord d'un grand lac surplombé par la crête de Bessegen qui est une célébrissime randonnée norvégienne-estivale-...
Quelques places de parking sont creusées au bulldozer dans 2 m de neige au moins. Conciencieusement nous payons les 100 NOK (environ 15 euro) de stationnement (glups...) avec un système d'enveloppe.
Le relief est trop escarpé pour nos skis de randonnée nordique (sortes de larges skis de fond avec des carres mais laissant le talon libre même en descente, bien moins lourds que des skis de rando)
Les premières centaines de mètres se font donc à pied mais la vue sur le lac de Gjende en vaut la peine.


Plus haut le relief s'aplanit et devient skiable.
Les paysages sont majestueux, ....

Notre style un peu moins!
En rentrant, on ne résiste pas à l'envie de skier sur le lac gelé!

Les journées sont déjà longues et nous reprenons la route
pour le massif de Rondane plus à l'est que nous abordons à Mysuseter. Ici aussi le parking est payant mais c'est plus raisonnable (30 NOK) et on est bien content de trouver un endroit déneigé pour nous garer pour la nuit.
J5 Mercredi 16/04 Il a neigé cette nuit, environ 15 cm et le temps est plus doux mais couvert. Nous démarrons la rando sous les nuages et je dois un peu houspiller mes troupes.

En montant la brume devient moins épaisse.

On flirte avec elle.

Enfin le beau temps s'installe et nous découvrons un immense plateau

entièrement vierge, cerné de montagnes enneigées. C'est mââgnifique.
Les enfants décident de grimper sur la montagne -juste-là- pour le plaisir de la descente ensuite.
Pfff! Difficile d'évaluer les distances.

Plouf!

Encore une belle balade!
Nous décidons de changer de coin pour la rando du lendemain et roulons jusqu 'à Hovringen,

quelques km plus au nord, toujours dans le Rondane.

Le coucher de soleil est interminable.

A 946 m il fait -9°C au crépuscule, la nuit va être fraiche... Bien au chaud, nous discutons pour décider dans quelle direction nous skierons demain.
J6 Jeudi 17/04. Grand beau temps, quelle chance! Nous nous mettons d'accord pour partir vers le soleil.

Les possibilités sont infinies et avec le beau temps qui se maintient on peut aller à sa guise sans se cantonner au balisage.

C'est un vrai régal de choisir sa trace en fonction du relief, quelle sensation de liberté.


Ce massif, plus doux que le Jotunheimen est vraiment idéal pour le ski de rando: pas de barrières rocheuses, pas d'à pics.

Tout n'est que rondeurs, ondulations douces et pentes vierges.
L'après-midi nous reprenons la route pour Fjellheim (parking 30 Kr), sur la route de Grimdalshytta, fermée en hiver. Pour la première fois nous rencontrons d'autres skieurs en particulier une maman accompagnée de ses 5 enfants : le petit dernier bien emmitouflé dans une pulka (traineau), une petite de 3 ans, skis aux pieds lui donnant la main et 3 autres dont l'ainé d'à peine 11 ans portant le sac avec le pique nique!
Les enfants choisissent une montagne et c'est parti!

Ca grimpe!

Vue du sommet.

Facile, c'est tout droit!

En skidoo comme sur la route les Norvégiens vont doucement et prudemment.
J7 Vendredi 18/04 Cette fois nous allons dans les montagnes de Dovre, un peu plus au nord. Petite rando matinale improvisée au départ d'un parking :

c'est facile il suffit de chausser les skis et de se laisser porter par ses envies.
Nous roulons ensuite jusqu'à Oppdal chercher du GPL et faire un ravitaillement. La différence de prix entre la Norvège et la France me parait bien moindre qu'il y a 10 ou 15 ans, sans doute car les prix ont beaucoup augmenté chez nous. On a même trouvé des fruits moins chers et meilleurs que chez nous dans un Kiwi (sorte de supermarché low cost) Le diesel coûte entre 12 et 13 NOK/l (1, 57 euro), le GPL 6 NOK/l (0, 75). Bref, c'est cher mais chez nous aussi finalement...
Nous retournons ensuite plus au sud vers Hjerkinn, point de départ des rando dans le massif de Dovrefjell près du Snohetta. Il fait si beau et l'endroit est tellement magique que je pars seule me balader en fin de journée, craignant que le temps ne change pendant la nuit.

J'espère apercevoir les fameux boeufs musqués mais ne trouve que leurs traces.

Au loin je distingue le refuge de Snoheim accessible par la route en été (bien qu'on parle de la fermer afin d'offrir plus de tranquillité aux bœufs musqués) : de là il faut encore 5h pour aller au sommet du Snohetta, cette étrange montagne aux allures de volcan.
La nuit ne se décide pas à tomber...
J8 Samedi 19/04 Ce soir nous devons être à Trondheim pour récupérer Fred à 19h à l'aéroport. Il fait toujours un temps superbe et nous partons de bonne heure vers le sud est, dans l'espoir de voir les grosses bêtes.

Soudain j'en vois 4 disparaitre furtivement derrière le sommet. Pas le temps de sortir l'appareil, grrr! Marion n'a vu qu'une fesse de bœuf, les grands rien du tout!
On accélère le pas dans l'espoir de les rattraper mais arrivés au sommet, nous découvrons un vaste plateau entièrement vide, sillonné par les traces des bestioles.
Les trouillards... Dire que j'avais lu qu'il fallait éviter de les approcher à moins de 200 m car ils étaient d'humeur « labile »!

Nous croisons leurs traces toutes fraîches...

De l'autre côté de la montagne, nous foulons une neige comme nous n'en avons jamais vue.

Une neige poilue ou plutôt « plumue »!
Emballés par cette dernière rando dans le centre norvégien nous prenons la route vers Trondheim et la mer. Hum... le temps change.
J9 Dimanche 20/04 Une longue route nous attend pour atteindre le nord de la Norvège: 700 km jusqu'à Bodo. En franchissant le cercle polaire nous ne résistons pas à l'envie de skier "sur la ligne".

Quand soudain...


Quelle émotion en suivant ce troupeau de rennes!

Observation réciproque...
Nous avons même une brève éclaircie.

A 20h00 (au lieu de 21h00, on n'a jamais compris pourquoi, heureusement qu'on était là en avance car sinon le prochain ferry était dans 3 jours...), notre ferry presque vide quitte Bodo pour l'île de Moskenes au sud des Lofoten (3h 30 de traversée) Il se faufile au mètre près entre les cailloux, c'est impressionnant. Bien crevés, nous nous posons près de la petite église pour dormir.
J10 Lundi 21/04 Aux Lofoten, la pêche à la morue bat son plein.

Les séchoirs sont déjà bien garnis!

Le village de A est vraiment mignon, partagé entre pêche et tourisme.


Reine est moins « léchée » mais se situe dans un cadre époustouflant..


L'après-midi nous roulons jusqu'au Selfjord où nous allons passer la nuit. Nous y faisons une rando à raquettes dans une lourde neige mouillée.
Devinez ce qu'on a découvert au fin fond du fjord : des toilettes avec PQ, gants mappa roses et 3 (!) flacons de produits d'entretien!

On rentre par le rivage...
Pas facile de randonner dans les Lofoten, les pentes sont souvent abruptes.
J11 Mardi 22/04 Belle balade au départ de Eggum où nous découvrons sur le rivage une baleine en kit éparpillée au milieu des billes de bois sans doutes venues du Labrador.

Au loin, les Vesteralen.

C'est mieux que la chasse aux œufs de Pâques:

une côte par-ci, un os de nageoire par là, une vertèbre là-bas.
La fine équipe!

Ben si.... on en a ramené une... véridique. J'imagine déjà la tête du gars à la déchetterie quand cet été on finira par se débarrasser de la chose puante à cause de la chaleur. Quelle benne?
Fred propose de la faire bouillir.... Si quelqu'un a une marmite (grosse...), ça m'intéresse!
Bon décidemment les nuages ont l'air vraiment bien accrochés sur les montagnes des Lofoten.
La suite dans une 2ème partie :
Un continent entier en cyclo-nomade et rencontre dans le Grand Sud? English translation pending
Salut les cyclontes
Je suis actuellement dans le questionnement pur et simple : Es-ce raisonnable de partir une année ou plus en cyclo pour la grande échapée ?
Si vous êtes dans l'intérrogation, vous vous freinnez aussi ! (ya t'il encore assez de patins pour cela ?) répondez ici s'il vous plaît pour l'ensemble des foromistes et nous nous projetterons rapidement une rencontre ''cyclo-campeur'' dans le grand sud par example (genre un lac chaud d'été, un paysage de rêve comme on en connait chacun) pour ces beaux jours qui sont iminents, pour en dicscuter, avec des TDM (pour la cerise !)
Je sais que ce post est limite de basculer dans le forum rencontre, mais pour l'instant, c'est le questionnement, l'introspection cyclofantastique en somme ! Les participants feront qu'il le sera ou pas (merci les administrateurs!).
merci
lorenzo
Je suis actuellement dans le questionnement pur et simple : Es-ce raisonnable de partir une année ou plus en cyclo pour la grande échapée ?
Si vous êtes dans l'intérrogation, vous vous freinnez aussi ! (ya t'il encore assez de patins pour cela ?) répondez ici s'il vous plaît pour l'ensemble des foromistes et nous nous projetterons rapidement une rencontre ''cyclo-campeur'' dans le grand sud par example (genre un lac chaud d'été, un paysage de rêve comme on en connait chacun) pour ces beaux jours qui sont iminents, pour en dicscuter, avec des TDM (pour la cerise !)
Je sais que ce post est limite de basculer dans le forum rencontre, mais pour l'instant, c'est le questionnement, l'introspection cyclofantastique en somme ! Les participants feront qu'il le sera ou pas (merci les administrateurs!).
merci
lorenzo
Travailler au pair aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'appelle Camille, j'ai 19 ans, j'habite en Bretagne et je suis nouvelle dans ce forum.
Mon rêve est de partir aux Etats-unis, depuis toute petite je me suis promise qu'un jour j'irais là ba mais malheuresement je n'ai jamais eu l'occasion faute de moyens.
J'ai peut être trouvé une solution: être jeune fille au pair aux Etats-Unis mais juste pour l'été 2008. Je souhaiterais rentrer en Aout car l'année prochaine je vais rentrer en 1ere année de bac pro commerce (je suis en BEP vente)
Mais voilà, le hik c'est que je vois qu'il est necessaire d'avoir le permis de conduire, or je n'ai ni mon code, ni mon permis et que je n'ai pas le temps ni l'argent d'ici cet été de l'obtenir...
Est ce qu'il y a des familles qui accepte une jeune fille sans permis de conduire?
Et j'aurais d'autres questions: A combien s'élèvent les frais avant de partir? Dois-je payer le billet d'avion?
Svp éclairez moi car je suis très motivée et impatiente de savoir si je peux ou pas...
Merci beaucoup à tous.
Camille
Je m'appelle Camille, j'ai 19 ans, j'habite en Bretagne et je suis nouvelle dans ce forum.
Mon rêve est de partir aux Etats-unis, depuis toute petite je me suis promise qu'un jour j'irais là ba mais malheuresement je n'ai jamais eu l'occasion faute de moyens.
J'ai peut être trouvé une solution: être jeune fille au pair aux Etats-Unis mais juste pour l'été 2008. Je souhaiterais rentrer en Aout car l'année prochaine je vais rentrer en 1ere année de bac pro commerce (je suis en BEP vente)
Mais voilà, le hik c'est que je vois qu'il est necessaire d'avoir le permis de conduire, or je n'ai ni mon code, ni mon permis et que je n'ai pas le temps ni l'argent d'ici cet été de l'obtenir...
Est ce qu'il y a des familles qui accepte une jeune fille sans permis de conduire?
Et j'aurais d'autres questions: A combien s'élèvent les frais avant de partir? Dois-je payer le billet d'avion?
Svp éclairez moi car je suis très motivée et impatiente de savoir si je peux ou pas...
Merci beaucoup à tous.
Camille
Quel travail au Gabon sans formation? English translation pending
Bonjour,
je pars au Gabon et je viens de faire les comptes, il va falloir que je travailles !!
moi qui pensais pouvoir profiter du pays et de mes enfant pendant que mon monsieur travaillerai... 😕
je fais donc appelles à vous qui pourriez m aider, je n ai pas vraiment de formation, j ai été secrétaire pendant 2 ans, nounou pendant 3 ans et intermaire pendant 2 ans où j ai fait quasiment tout et n importe quoi ce qui m'a le plus plus, c etait le travail manuel en autre travailler le bois m a beaucoup plus ! et je sais qu au Gabon il y a beaucoup de bois enfin si j en crois la documentation que j ai !!
enfin bref, j aimerai savoir deja comment se passe la recherche d emploi au Gabon car je pense que ce n est pas comme en France avec les boites d interim partout !
Et si par hazard, vous connaissez un employeur sur Libreville qui cherchent du personnel à compter de mi juillet, passez lui mon message.
merci à tous
ps : serveuse aussi je connais !!
je fais donc appelles à vous qui pourriez m aider, je n ai pas vraiment de formation, j ai été secrétaire pendant 2 ans, nounou pendant 3 ans et intermaire pendant 2 ans où j ai fait quasiment tout et n importe quoi ce qui m'a le plus plus, c etait le travail manuel en autre travailler le bois m a beaucoup plus ! et je sais qu au Gabon il y a beaucoup de bois enfin si j en crois la documentation que j ai !!
enfin bref, j aimerai savoir deja comment se passe la recherche d emploi au Gabon car je pense que ce n est pas comme en France avec les boites d interim partout !
Et si par hazard, vous connaissez un employeur sur Libreville qui cherchent du personnel à compter de mi juillet, passez lui mon message.
merci à tous
ps : serveuse aussi je connais !!
Insécurité à Phuket (Thaïlande) English translation pending
Une touriste suédoise assassinée sur une plage de Phuket Ajouté le 17/03/2008 - Auteur : Jacky Une jeune touriste suédoise de 27 ans, Hanna Charlotta Backlund, a été retrouvée morte samedi matin sur la plage de Mai Khao au nord de l’île de Phuket, victime d’une agression à l’arme blanche. Son corps a été découvert vers 11h30 vêtu d’un maillot de bain à 300 mètres du bungalow où elle était descendue avec son amie Emma Storman, selon la Phuket Gazette.
La police, qui soupçonne une tentative de viol, a établi que le crime
avait eu lieu aux alentours de 10h. La jeune femme aurait été
poignardée cinq fois. Hier, des agents de la brigade criminelle de
Bangkok ont été déployés sur place pour aider la police locale à
trouver le ou les coupables. Pour l'instant, aucune arrestation n’a eu
lieu.
Ramener de la nourriture et du vin à des amis thailandais English translation pending
salut a tous
nous partons mardi pour phuket, nous aimerions ramener du vin et de la charcuterie à nos amis qui en sont friands😛, est ce que ca va poser probleme a la douane ?A t on simplement le droit ?
DE PLUS, est ilpossible d'acheter des thb en france dans un banque?
MERCI
MERCI
Avez-vous vu ces vidéos sur le Tibet? English translation pending
avez vous vu ces videos sur la pretendue histoire du tibet??
je sais que tt n etait pas rose, mais la c est du pure endoctrinement chinois...
en plus, elles sont visionnees enormement... je n ai malheureusement pas le temps ni la connaissance pour repliquer, mais si un feru de video montage informatique etc... et hyper renseigne sur le sujet a le temps de faire une "reponse" comme ils appelent ca dans "youtube",
je pense que ca serait vraiment le bienvenu !!!
voici les liens.. http://fr.youtube.com/watch?v=x9QNKB34cJo
je sais que tt n etait pas rose, mais la c est du pure endoctrinement chinois...
en plus, elles sont visionnees enormement... je n ai malheureusement pas le temps ni la connaissance pour repliquer, mais si un feru de video montage informatique etc... et hyper renseigne sur le sujet a le temps de faire une "reponse" comme ils appelent ca dans "youtube",
je pense que ca serait vraiment le bienvenu !!!
voici les liens.. http://fr.youtube.com/watch?v=x9QNKB34cJo
Aye-aye: animal étrange unique à Madagascar English translation pending
Voila un petit animal étrange et que nous ne rencontrons qu'à Madagascar c'est le AYE AYE!!!🙂
Encore une richesse de cette belle ile!!!😉




Petit lémurien unique en son genre que l'on trouve sur la façade est de Mada🙂
Encore une richesse de cette belle ile!!!😉




Petit lémurien unique en son genre que l'on trouve sur la façade est de Mada🙂Transport de sides car en container sur des cargos (urgent) English translation pending
Bonjour
A trois semaines du départ, nous ne trouvons toujours pas d'infos fiables pour le transport de nos sides car en containers sur des cargos entre le Japon et les USA et entre le Brésil et l'Afrique du Sud. Si vous avez des tuyaux, des expériences, on prend !
Merci d'avance
A trois semaines du départ, nous ne trouvons toujours pas d'infos fiables pour le transport de nos sides car en containers sur des cargos entre le Japon et les USA et entre le Brésil et l'Afrique du Sud. Si vous avez des tuyaux, des expériences, on prend !
Merci d'avance
Les émeutes de Lhassa depuis l'intérieur... (16 mars 2008) English translation pending
Bonjour,
Je me trouve à Lhassa encore quelques heures, j'ai vécu les émeutes depuis l'intérieur. J'ai eu la chance de m'entretenir avec des Tibétains sur les raisons de leur colère. Je tente de résumer sur mon blog:
http://parceque.over-blog.com/article-17722093.html
Amicalement.
Amicalement.
Croisière sur le Costa Atlantica le 7 avril 2008 English translation pending
Bonjour
je pars de la Romana en croisière sur le costa Atlantica le 7 avril pour 8 jours, 7 nuits. Comme on dit, je parcours le collier de perles des Antilles. Y en a t'il parmis vous qui partez à cette même date ? Est-ce qu'il y a beaucoup de québecois sur ce bateau ? Est-ce compliqué pour quelqu'un qui ne parle pratiquement pas l'anglais? C'est à peu près les questions qui me chicottent pour l'instant...
Bonne fin de journée !!
Arty
Bonne fin de journée !!
Arty
Trajet Uyuni (Bolivie) - San Pedro (Chili) English translation pending
Bonjour !
Y'a t'il quelqu'un parmis vous qui connaît la façon la plus simple (et la plus rapide) pour passer d'Uyuni en Bolivie jusqu'à San Pedro, au Chili ?
Merci d'avance !
😎
Y'a t'il quelqu'un parmis vous qui connaît la façon la plus simple (et la plus rapide) pour passer d'Uyuni en Bolivie jusqu'à San Pedro, au Chili ?
Merci d'avance !
😎
Triban trail 7 2008 English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerai avoir votre avis sur la dernière version du triban trail 7 de Décathlon ( http://www.decathlon.fr/FR/triban-trail-7-28723793/ )
Travail et colocation à Malte English translation pending
Bonjour a tous
Marre de Paris, je suis breton, j'ai 23 ans, je vis depuis 4 ans à paris et j'ai décidé de partir vivre à Malte pour apprendre l'anglais. Je suis actuellement à la recherche de toutes informations susceptibles de m'aider dans mes recherches, voir trouver des personnes pour une colocation sympa au soleil. Je suis donc à la recherche d'un job, ou de site afin de trouver un job la bas. Egalement d'info concernant les papiers, formulaires et autres pour travailler sur place. Ainsi que de personnes pour m'accompagner dans cette aventure. Tout ceci debuterais pour ma part au mois d'aout de cette annee 2008
Marre de Paris, je suis breton, j'ai 23 ans, je vis depuis 4 ans à paris et j'ai décidé de partir vivre à Malte pour apprendre l'anglais. Je suis actuellement à la recherche de toutes informations susceptibles de m'aider dans mes recherches, voir trouver des personnes pour une colocation sympa au soleil. Je suis donc à la recherche d'un job, ou de site afin de trouver un job la bas. Egalement d'info concernant les papiers, formulaires et autres pour travailler sur place. Ainsi que de personnes pour m'accompagner dans cette aventure. Tout ceci debuterais pour ma part au mois d'aout de cette annee 2008
S'installer à Montpellier ou Béziers? English translation pending
Bonjour a tous et a toutes🙂.
Voila je savais pas ou caser ma question donc je la met dans divers en esperant que c'est le mieux. Donc je vous explique rapidement mon cas je vis a paris et l'anne prochaine je demenage dans le sud. Le probleme c'est que j'hesite entre montpellier et bezier.Je n'est jamais etai a bezier donc je ne connais rien de cette ville quand a montpellier j'y suis deja alle mais tres rapidement donc je n'ai pas pu vraiment "l'evaluer".Simplement j'ai peur que montpellier sois une trop grande ville et que je m'y sente "perdue"🤪. Alors je vous demande conseil si vous connaissez c'est deux villes laquelle est la mieux sachant que j'ai 18ans et que j'aime les sorties😉.
Merci d'avoir lu mon pave et merci d'avance pour vos reponses. PS:desole si il n'y a pas daccent sur les "e" j'ai un ordi anglais🙂.
Voila je savais pas ou caser ma question donc je la met dans divers en esperant que c'est le mieux. Donc je vous explique rapidement mon cas je vis a paris et l'anne prochaine je demenage dans le sud. Le probleme c'est que j'hesite entre montpellier et bezier.Je n'est jamais etai a bezier donc je ne connais rien de cette ville quand a montpellier j'y suis deja alle mais tres rapidement donc je n'ai pas pu vraiment "l'evaluer".Simplement j'ai peur que montpellier sois une trop grande ville et que je m'y sente "perdue"🤪. Alors je vous demande conseil si vous connaissez c'est deux villes laquelle est la mieux sachant que j'ai 18ans et que j'aime les sorties😉.
Merci d'avoir lu mon pave et merci d'avance pour vos reponses. PS:desole si il n'y a pas daccent sur les "e" j'ai un ordi anglais🙂.
De l'Alsace à l'Asie Centrale (Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizistan) en été 2007 English translation pending
De l'Alsace aux Tien-Shan (Monts célestes) en passant par
Minsk, Moscou, l'Ouzbékistan, le Tajikistan, les Pamirs...
Je vous propose de suivre mon voyage par voie terrestre depuis Colmar jusque Bishkek. J'ai d'abord rejoint Samarcande en train en traversant rapidement l'Europe de l'est, la Russie et le Kazakhstan. Une fois arrivé en Asie centrale, j'y ai passé presque deux mois. Un peu de temps en Ouzbékistan puis, le Tadjikistan et le Kirghizistan.
J'ai l'habitude de tenir un carnet lors de mes voyages. Cette année, rien! Dès mon entré au Tadjikistan, je ne me suis plus tenu à cette discipline, préférant peut-être regarder les paysages qu'une feuille blanche.
Suite à la remarque d'un ami plus âgé, j'ai décidé de reprendre tout le fil de mon voyage car "la mémoire me fera des infidélités" m'a-t-il prédit. De peur de perdre petit à petit la beauté de ce voyage, je me suis mis à écrire. Chaque jour, je prends donc le temps de me replonger dans une journée de voyage. Je revis en temps réel tout ce qui a fait la richesse de mon périple. Cela me demande quelques efforts de concentration mais les souvenirs me reviennent facilement. A partir du réveil, je déroule les expériences d'une journée comme les perles d'un collier!
Je vous propose ce carnet de note différé, accompagné d'images.
Jour après jour...
Je vous propose de suivre mon voyage par voie terrestre depuis Colmar jusque Bishkek. J'ai d'abord rejoint Samarcande en train en traversant rapidement l'Europe de l'est, la Russie et le Kazakhstan. Une fois arrivé en Asie centrale, j'y ai passé presque deux mois. Un peu de temps en Ouzbékistan puis, le Tadjikistan et le Kirghizistan.
J'ai l'habitude de tenir un carnet lors de mes voyages. Cette année, rien! Dès mon entré au Tadjikistan, je ne me suis plus tenu à cette discipline, préférant peut-être regarder les paysages qu'une feuille blanche.
Suite à la remarque d'un ami plus âgé, j'ai décidé de reprendre tout le fil de mon voyage car "la mémoire me fera des infidélités" m'a-t-il prédit. De peur de perdre petit à petit la beauté de ce voyage, je me suis mis à écrire. Chaque jour, je prends donc le temps de me replonger dans une journée de voyage. Je revis en temps réel tout ce qui a fait la richesse de mon périple. Cela me demande quelques efforts de concentration mais les souvenirs me reviennent facilement. A partir du réveil, je déroule les expériences d'une journée comme les perles d'un collier!
Je vous propose ce carnet de note différé, accompagné d'images.
Jour après jour...
Pourquoi viennent-ils en Europe, alors que nous essayons d'en partir? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me pose une question, mais pourquoi viennent-ils tous en Europe alors que nous essayons d'en partir?
On peut voir facilement dans ce forum, combien de personne aimerait bien pourvoir quitter leur vie douillette en Europe pour vivre une autre vie plus exaltante autre part.
Je me pose une question, mais pourquoi viennent-ils tous en Europe alors que nous essayons d'en partir?
On peut voir facilement dans ce forum, combien de personne aimerait bien pourvoir quitter leur vie douillette en Europe pour vivre une autre vie plus exaltante autre part.
Les choses au détriment de l'homme English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens poster un message ici (en espérant que cela soit le bon endroit?!!) car j'en ai marre. Je viens chercher des réponses à mes questions, ou du moins je viens chercher des conseils, un aiguillage vers le bonheur. On vit dans une société qui vous pousse à être le meilleur et posséder toujours plus que votre voisin. Une société où l'autre se définit par ce qu'il possède et non pas par ce qu'il est. Les choses remplissent notre quotidien, remplissent notre environnement, remplissent nos pensées... Ce n'est pas que notre société nous déshumanise, mais elle nous crée des besoins: manger à outrance, fumer, acheter...enfin la société cache l'homme sous les choses. En ce qui me concerne j'en ai marre, et je veux faire le ménage, je veux me retrouver, et trouver l'autre. J'ai envie de vivre des expériences qui ne seront pas glorifiées sur une de mes étagères comme un trophé, mais que l'on pourra lire sur mon visage, des expériences que je pourrais raconter, partager. J'ai 25 ans, bac +5 et je n'ai encore rien fait d'exaltant de ma vie. J'ai peur qu'à l'aube de ma vie je n'ai rien à raconter à mes petits enfants, j'ai peur de n'avoir que des consoles de jeux à leur offrir.... Mais faire le premier pas pour partir et tout quitter, enfn faire le premier pas pour vivre c'est comme faire le premier pour mourrir: l'homme a toujours eu peur de ce qu'il ne connait pas.
J'espère que j'aurai été assez conscis et clair dans ce petit post: ma question de fond est : "Dois- je partir pour tout quitter afin de trouver le mode vie qui me convienne?" "Dois-je partir pour vivre tout simplement, et non pas me laisser vivre tel que je le fais en ce moment?"
Comme vous l'aurez vu je suis un peu perdu et inquiet... éclairez moi!! Merci Tedinamik
Je viens poster un message ici (en espérant que cela soit le bon endroit?!!) car j'en ai marre. Je viens chercher des réponses à mes questions, ou du moins je viens chercher des conseils, un aiguillage vers le bonheur. On vit dans une société qui vous pousse à être le meilleur et posséder toujours plus que votre voisin. Une société où l'autre se définit par ce qu'il possède et non pas par ce qu'il est. Les choses remplissent notre quotidien, remplissent notre environnement, remplissent nos pensées... Ce n'est pas que notre société nous déshumanise, mais elle nous crée des besoins: manger à outrance, fumer, acheter...enfin la société cache l'homme sous les choses. En ce qui me concerne j'en ai marre, et je veux faire le ménage, je veux me retrouver, et trouver l'autre. J'ai envie de vivre des expériences qui ne seront pas glorifiées sur une de mes étagères comme un trophé, mais que l'on pourra lire sur mon visage, des expériences que je pourrais raconter, partager. J'ai 25 ans, bac +5 et je n'ai encore rien fait d'exaltant de ma vie. J'ai peur qu'à l'aube de ma vie je n'ai rien à raconter à mes petits enfants, j'ai peur de n'avoir que des consoles de jeux à leur offrir.... Mais faire le premier pas pour partir et tout quitter, enfn faire le premier pas pour vivre c'est comme faire le premier pour mourrir: l'homme a toujours eu peur de ce qu'il ne connait pas.
J'espère que j'aurai été assez conscis et clair dans ce petit post: ma question de fond est : "Dois- je partir pour tout quitter afin de trouver le mode vie qui me convienne?" "Dois-je partir pour vivre tout simplement, et non pas me laisser vivre tel que je le fais en ce moment?"
Comme vous l'aurez vu je suis un peu perdu et inquiet... éclairez moi!! Merci Tedinamik
Avez-vous une conscience écologique en voyage? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
avez-vous les mêmes habitudes écologiques en voyage qu'à la maison, ou êtes-vous au moins sensible à l'être? Chez moi, en Suisse, j'ai l'habitude de trier les déchêts, d'utiliser mon vélo ou de prendre le train par exemple, mais une fois à l'étranger, il devient plus difficile d'harmoniser sa conscience avec son comportement.
Je me trouve en ce moment au Guatemala, et les ordures sont un véritable casse-tête. Les poubelles n'existent presque pas, alors je dois garder mes déchêts dans mon sac jusqu'à trouver un endroit où les jeter. Ne parlons pas du tri... Verre, papier, plastique, organique, tout va dans le même sac, qui va ensuite rejoindre ses semblables dans un dépotoir au milieu de la forêt.
Je suis en train de développer un projet avec des agences de voyages locales pour qu'elles compensent leurs émissions de CO2 en finançant la promotion des énergies renouvelables, ou la reforestation. Si vous aviez le choix entre une agence "neutre en CO2" mais légèrement plus chère et une agence meilleur marché mais qui ne participe à aucun projet, honnêtement, laquelle choisiriez-vous?
De même, de nombreuses compagnies aériennes proposent de compenser ses émissions de CO2. Personnellement, je compense sans problème mes émissions sur un vol Madrid-Genève (1, 5 euros), mais j'y réfléchi à deux fois avant de le faire sur un vol Zurich-Sydney (120 euros), vu le prix du billet d'avion et que mes moyens sont limités.
Le voyage écologique, sans vouloir se donner bonne conscience, est-il réservé à ceux qui ont les moyens de se l'offrir?
Merci de vos réponses, qui m'aideront à percevoir le potentiel de réussite de mon projet. (je tiens à préciser au passage que toutes les agences de voyages auxquelles j'ai rendu visite sont très intéressées par le projet).
Bons voyages!!!
avez-vous les mêmes habitudes écologiques en voyage qu'à la maison, ou êtes-vous au moins sensible à l'être? Chez moi, en Suisse, j'ai l'habitude de trier les déchêts, d'utiliser mon vélo ou de prendre le train par exemple, mais une fois à l'étranger, il devient plus difficile d'harmoniser sa conscience avec son comportement.
Je me trouve en ce moment au Guatemala, et les ordures sont un véritable casse-tête. Les poubelles n'existent presque pas, alors je dois garder mes déchêts dans mon sac jusqu'à trouver un endroit où les jeter. Ne parlons pas du tri... Verre, papier, plastique, organique, tout va dans le même sac, qui va ensuite rejoindre ses semblables dans un dépotoir au milieu de la forêt.
Je suis en train de développer un projet avec des agences de voyages locales pour qu'elles compensent leurs émissions de CO2 en finançant la promotion des énergies renouvelables, ou la reforestation. Si vous aviez le choix entre une agence "neutre en CO2" mais légèrement plus chère et une agence meilleur marché mais qui ne participe à aucun projet, honnêtement, laquelle choisiriez-vous?
De même, de nombreuses compagnies aériennes proposent de compenser ses émissions de CO2. Personnellement, je compense sans problème mes émissions sur un vol Madrid-Genève (1, 5 euros), mais j'y réfléchi à deux fois avant de le faire sur un vol Zurich-Sydney (120 euros), vu le prix du billet d'avion et que mes moyens sont limités.
Le voyage écologique, sans vouloir se donner bonne conscience, est-il réservé à ceux qui ont les moyens de se l'offrir?
Merci de vos réponses, qui m'aideront à percevoir le potentiel de réussite de mon projet. (je tiens à préciser au passage que toutes les agences de voyages auxquelles j'ai rendu visite sont très intéressées par le projet).
Bons voyages!!!
Voyage France-Croatie à moto English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en train de préparer notre 1er "gros" voyage à moto en Europe. Le trajet aller est déjà élaboré, en voici un appercu:

En gros on rejoint la Croatie, via l'Italie. On dort en camping. Ma moto sera équipée de sacoches cavalières souples, ainsi que d'une sacoche de réservoir. La tente/matelas/gros matos tout sera sanglé à la place du passager.
Bon, certains aspects m'inquiètent un peu, j'espère que les baroudeurs expérimentés sauront me rassurer: La moto c'est bien mais faut en descendre de temps en temps pour aller se promener et visiter un peu. Vu comment on sera chargé je compte laisser les bagages sur la moto. Je crains les vols en fait. Vous avez des astuces?? (autre que d'emporter 50kg de matos tout l'après midi en ville ;) ) Le soir au camping... Le matos, on le laisse sur la moto? On démonte et on met dans la tente?
En gros je suis plutot inquiet sur l'aspect bagagerie/vol...
Si vous avez des ptis conseils par rapport au trajet, ou d'autres sujets, n'hésitez pas a partager ;)
Je suis en train de préparer notre 1er "gros" voyage à moto en Europe. Le trajet aller est déjà élaboré, en voici un appercu:

En gros on rejoint la Croatie, via l'Italie. On dort en camping. Ma moto sera équipée de sacoches cavalières souples, ainsi que d'une sacoche de réservoir. La tente/matelas/gros matos tout sera sanglé à la place du passager.
Bon, certains aspects m'inquiètent un peu, j'espère que les baroudeurs expérimentés sauront me rassurer: La moto c'est bien mais faut en descendre de temps en temps pour aller se promener et visiter un peu. Vu comment on sera chargé je compte laisser les bagages sur la moto. Je crains les vols en fait. Vous avez des astuces?? (autre que d'emporter 50kg de matos tout l'après midi en ville ;) ) Le soir au camping... Le matos, on le laisse sur la moto? On démonte et on met dans la tente?
En gros je suis plutot inquiet sur l'aspect bagagerie/vol...
Si vous avez des ptis conseils par rapport au trajet, ou d'autres sujets, n'hésitez pas a partager ;)
La vie sur une plate-forme pétrolière en mer du Nord English translation pending
Bonjour,
bon, alors ce n'est pas tout a fait un voyage touristique, mais c'est un monde un peu particulier, alors bon, pourquoi pas...
“Ca y est, tu prends l’avion dans deux heures direction le Danemark pour ton premier voyage offshore.” “Ok, pas de problème”. J’essaye d’avoir l’air cool et relaxée mais en fait je suis toute excitée, je vais enfin savoir ce que c’est que la vie offshore!! Depuis des mois que je travaille, je n’ai pas encore eu le droit d’y aller mais maintenant c’est mon tour. Chouette.
Je me suis bien entraînée. Comme le veut la loi norvégienne, j’ai fait ma semaine de “offshore survival”. Je me suis bien marre, notamment lors de la séance d’évacuation de l’helico qui coule. On est accroche par une ceinture de sécurité, en combinaison de survie, et une carcasse d’helico s’enfonce dans une piscine, puis brusquement se retourne. Le tout est de décrocher sa ceinture, la tête en bas, garder la main sur le rebord de la vitre, pousser celle ci et une fois qu’elle est retirée, se glisser au travers pour remonter a la surface de l’eau. Mieux que Disney Land. Il y a aussi eu la séance de lutte contre le feu ou l’entraînement a l’hélitreuillage depuis les eaux glacées de la mer du nord ou au retournement de canot de survie. J’avais l’impression d’être Indiana Jones, j’ai a-do-re.
Bon, je suis prête, je monte dans l’helico. Je regarde les autres faire, les copie, ne veut pas avoir l’air de celle qui est nouvelle. Bien harnachée dans mon helico, en combinaison orange fluo de survie, je sens tout d’un coup que ça oscille autour. Tout devient moins stable, on décolle. J’ai les yeux fixes dehors, la vue sur la mer est magnifique. Mes voisins lisent ou somnolent, blases du spectacle. De mon cote, moi qui adore voler, je me régale. J’espère voir des baleines, mais non, peut être un jour. Et puis, tout un coup, un point se détache de l’horizon, une petite flamme. Puis grossis, grossis, je discerne une grosse structure de fer, plusieurs étages, un foutoir indescriptible, pas un centimètre qui semble libre. Sauf la piste d’atterrissage. Hop, je suis les autres, m’arrange pour de ne pas me faire scalper par les pales de l’helico, attrape mon sac et rentre dans le bâtiment.
Ensuite, l’arrivée sur une plateforme offshore est toujours un peu pareil : Le gentil monsieur, « safety officer », me fait faire le tour du propriétaire pour que je me repère. Au début, ça va toujours bien, la cantine est la, la salle fumeur (très important !) par ici. Ca va, je suis encore. Bon, mettez vos bleus de travail (ici orange, au cas ou on tombe a l’eau, c’est plus facile a repérer que du bleu), chaussures de sécurité, casque, lunettes, gants, on va dehors. Allez allez, cette fois, tu fais attention a ce que l’on te dit, tu suis bien, tu fais pas ta fille dénuée de sens de l’orientation. Et plof, à chaque fois c’est pareil. Bon, par la, on sort des salles pour se changer, la vous aller a droite, puis un peu a gauche, entre les deux containers, on se faufilent, on monte un petit escalier, la c’est l’accès au drill floor, deux fois a gauche, on contourne un autre container, une benne, la c’est le centre de tri des déchets, monte 3 marches en descend 8, en remonte 5, bizarrement on ne se retrouve pas au même étage, la c’est le pipe deck, le sailor deck, main deck, chai-plus-trop-quoi deck, passe devant les bateaux de survie et hop, « vous voyez, la c’est de nouveau l’entrée des salles pour se changer, c’est facile ». Et hop, j’ai encore rien compris, je vais encore me perdre. Tant pis.
Ah, il faut que je vous précise mon métier. Je suis ingénieur de terrain en évaluation de réservoir. C’est un titre un peu pompeux qui signifie que lorsque les compagnies pétrolières on besoin de savoir ce qu’il y a dans le puits, soit au début, pour savoir s’il y a du pétrole et quelle quantité, soit après, pour savoir si le puits est toujours en bon état, et bien pour tout ça, ils font appel a moi (enfin, mes collègues et moi). La loi norvégienne fait qu’il doit toujours y avoir deux personnes pour un travail, un de jour, de 7h a 19h et l’autre de nuit.
Première tache après le tour safety-pour-me-perdre, trouver mon équipe, l’ingénieur de nuit/jour, repérer ou sont mes équipements, aller dire un bonjour au boss de la plateforme, m’entendre dire que oui, bien sur, la mission est urgente, mais en fait vous allez pas bosser avant 3 jours. Bon, très bien, 3 jours pour préparer les outils, aller à la gym, faire des UV et voir des films. Ah oui parce que les plateformes norvégiennes, c’est du 3 étoiles. Saumon à tous les repas, salle de sport, sauna, cabine d’UV, etc.… C’est la classe quoi. Donc on passe le temps. Je vais une fois par jour a la réunion de la plateforme avec tous acteurs du puits. Ils parlent tous norvégien. Moi pas. Tant pis, je demande un résume a la fin au boss qui 70% est « on est bloques ». Ah oui, parce qu’un puits pétrolier, c’est tout le temps bloque. Ils creusent le puits, ils coincent la tête foreuse. On met nos outils dans le puits, on ne peut pas les ressortir. Ils installent des tubes de métal pour consolides le puits, puis ne peuvent plus les enlever. Bref, ils sont tout le temps coinces.
Et puis, un jour, « bon, le puits est a vous en fin d’après midi ». Youpi, je vais enfin pouvoir bosser. Et après 3 ou 5 jours d’inactivité presque complète, c’est le rush. Et ce qu’on ne pouvait pas obtenir en 4 jours, hop, tout se débloque par magie en 10min. On devient « prioritaire ». Magnifique mot pour dire qu’enfin les choses vont avancer. La grue, la grue, nos outils en priorité. Et puis les équipements. Bon, réunion de sécurité, chacun sait ce qui va se passer, ne vous tuez pas, ça serait gentil. « Miss, vous devez signer la » « oui, oui » « et puis ajouter votre numéro de tel ». Ben oui, je suis la seule fille sur la plateforme (enfin dehors, dans les bâtiments ou on dort il y a le personnel des cuisines, souvent féminin), alors forcement, j’ai droit a quelques blagues. Et c’est parti, sur le rig floor, c’est a dire la ou se trouve le trou pour le puits, tout est recouvert de boue, j’évite de trébucher sur quelque chose, ça fait mal (ça m’est encore arrive il y a 3 jours). On s’active, on met les outils dans le puits en priant pour que tout se passe bien. Comme une plateforme c’est 250 000$ par jour, ce serait ce que pour l’installation, si je perds une heure, le client est furieux, c’est 25 000$ partis en fumée et retombe sur ma boite (et donc sur moi, fatalement). Heureusement au milieu de tout ce stress, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague. Ou me demander mon prénom, papoter un peu, ca détend et ça rend le boulot nettement plus agréable. Et puis, tout autour, il y a les drill pipes. Les drill pipes, ce sont des grands tubes de métal qui font 30m de long pour une dizaine de centimètre de diamètre. Il y a plusieurs dizaines, peut être une centaine, organises par rangées, alignées les uns a cote des autres. Et ces grands tubes sont étonnamment assez flexible, donc avec le vent qui balaye toujours le drill floor, les drills pipes se mettent en mouvement, s’entrechoquent, et semblent à la fois chanter et danser. Jusqu’au moment ou vraiment ils chantent un peu trop fort et danse un peu trop la samba et la ils ont l’air de manque de se briser sur vous. Heureusement, c’est du solide.
Ah, il faut que je vous raconte le drill. C’est quoi le drill, c’est comme une alerte au feu, sauf que sur une plateforme ça se passe une fois par semaine pour des raisons très variées, juste pour s’entraîner. Dans les années 90, une plateforme a fondue/exploser en mer du nord. Bilan, 200 morts sur les 260 personnes présentes. Depuis, ils sont un tantinet susceptibles sur la sécurité. Du coup, le dimanche matin, hurlement dans les oreilles, ils racontent une histoire rocambolesque d’alerte au gaz dans telle ou telle section, et de feu dans telle partie. Et tout le monde a rendez vous au canots de survie. La encore, ayant le sens d’orientation d’une huître, je suis la foule, me fait pointe et vais me mettre soit en rang, soit on embarque tous dans les canots de sauvetages. Ceux-ci on d’ailleurs bien évolues depuis le Titanic. Ils sont maintenant orientes a 45degres en plongeant dans la mer. Du coup, pour les mettre à l’eau, ils lâchent tout et le canot plonge sous l’eau, remonte puis flotte (il est étanche bien sur). Puis, toutes les 5 min, ils nous expliquent gentiment ou en est l’histoire qu’ils ont invente pour simuler une catastrophe. Plus personne n’écoute, tout le monde dort dans le canot ou papote avec le voisin.
Et puis la mer du nord, c’est d’abord des tempêtes. J’en ai déjà connues deux depuis le début de l’hiver, et je vais sans doute en voir encore quelques unes d’ici l’été. Et moi, les tempêtes, j’aime beaucoup. Apres quelques jours d’attente, « attention, le temps va monter d’ici quelques jours », ça y est, elle est la. Quand on regarde par les hublots, la mer, d’habitude si calme et bleue, est dechainee et étonnement si sombre qu’elle en devient noire et blanche. Et lorsque l’on sort, il faut être prêt, ne rien avoir dans les mains car on a besoin des deux pour s’accrocher a tous les points qui passent, pour ne pas se faire projeter contre la rambarde ou le mur. Lors de mes deux tempêtes, j’étais sur des plateformes, c'est-à-dire de très très grosses structures qui sont fixées en plusieurs points au fond de la mer, contrairement aux flotteurs qui ont un système pour compenser des vagues, et qui bougent donc toujours un peu. Les plateformes, ça bouge pas, n’oscille même pas. Sauf pendant les tempêtes. On oscille, se fait gentiment bercer par les vagues, en ayant foi dans les gentils ingénieurs qui ont conçus la plateforme pour résister. Tout va bien, jusqu'au moment ou les vagues sont si hautes, qu'elles heurtent le pont inferieurs, faisant un bruit enorme et tout trembler. Assez efrayant.
Parfois le travail s’arrête, mais parfois c’est a moi de travailler. Et me voila dehors, en plein vent, avec mes opérateurs, en train de tenter de faire notre boulot mais surtout de ne pas se mettre face au vent et a la pluie, sinon ça fait comme de la grêle qui vous arrive très vite et très fort en pleine face. Pas très agréable. Il m’est aussi arrive de me retrouver face au vent a vouloir descendre un escalier. Impossible. J’ai du demander a mes opérateurs de me pousser pour descendre, je n’avais pas la force sinon.
Voila, c’était quelques petits exemple de vie sur plateforme. 🙂
bon, alors ce n'est pas tout a fait un voyage touristique, mais c'est un monde un peu particulier, alors bon, pourquoi pas...
“Ca y est, tu prends l’avion dans deux heures direction le Danemark pour ton premier voyage offshore.” “Ok, pas de problème”. J’essaye d’avoir l’air cool et relaxée mais en fait je suis toute excitée, je vais enfin savoir ce que c’est que la vie offshore!! Depuis des mois que je travaille, je n’ai pas encore eu le droit d’y aller mais maintenant c’est mon tour. Chouette.
Je me suis bien entraînée. Comme le veut la loi norvégienne, j’ai fait ma semaine de “offshore survival”. Je me suis bien marre, notamment lors de la séance d’évacuation de l’helico qui coule. On est accroche par une ceinture de sécurité, en combinaison de survie, et une carcasse d’helico s’enfonce dans une piscine, puis brusquement se retourne. Le tout est de décrocher sa ceinture, la tête en bas, garder la main sur le rebord de la vitre, pousser celle ci et une fois qu’elle est retirée, se glisser au travers pour remonter a la surface de l’eau. Mieux que Disney Land. Il y a aussi eu la séance de lutte contre le feu ou l’entraînement a l’hélitreuillage depuis les eaux glacées de la mer du nord ou au retournement de canot de survie. J’avais l’impression d’être Indiana Jones, j’ai a-do-re.
Bon, je suis prête, je monte dans l’helico. Je regarde les autres faire, les copie, ne veut pas avoir l’air de celle qui est nouvelle. Bien harnachée dans mon helico, en combinaison orange fluo de survie, je sens tout d’un coup que ça oscille autour. Tout devient moins stable, on décolle. J’ai les yeux fixes dehors, la vue sur la mer est magnifique. Mes voisins lisent ou somnolent, blases du spectacle. De mon cote, moi qui adore voler, je me régale. J’espère voir des baleines, mais non, peut être un jour. Et puis, tout un coup, un point se détache de l’horizon, une petite flamme. Puis grossis, grossis, je discerne une grosse structure de fer, plusieurs étages, un foutoir indescriptible, pas un centimètre qui semble libre. Sauf la piste d’atterrissage. Hop, je suis les autres, m’arrange pour de ne pas me faire scalper par les pales de l’helico, attrape mon sac et rentre dans le bâtiment.
Ensuite, l’arrivée sur une plateforme offshore est toujours un peu pareil : Le gentil monsieur, « safety officer », me fait faire le tour du propriétaire pour que je me repère. Au début, ça va toujours bien, la cantine est la, la salle fumeur (très important !) par ici. Ca va, je suis encore. Bon, mettez vos bleus de travail (ici orange, au cas ou on tombe a l’eau, c’est plus facile a repérer que du bleu), chaussures de sécurité, casque, lunettes, gants, on va dehors. Allez allez, cette fois, tu fais attention a ce que l’on te dit, tu suis bien, tu fais pas ta fille dénuée de sens de l’orientation. Et plof, à chaque fois c’est pareil. Bon, par la, on sort des salles pour se changer, la vous aller a droite, puis un peu a gauche, entre les deux containers, on se faufilent, on monte un petit escalier, la c’est l’accès au drill floor, deux fois a gauche, on contourne un autre container, une benne, la c’est le centre de tri des déchets, monte 3 marches en descend 8, en remonte 5, bizarrement on ne se retrouve pas au même étage, la c’est le pipe deck, le sailor deck, main deck, chai-plus-trop-quoi deck, passe devant les bateaux de survie et hop, « vous voyez, la c’est de nouveau l’entrée des salles pour se changer, c’est facile ». Et hop, j’ai encore rien compris, je vais encore me perdre. Tant pis.
Ah, il faut que je vous précise mon métier. Je suis ingénieur de terrain en évaluation de réservoir. C’est un titre un peu pompeux qui signifie que lorsque les compagnies pétrolières on besoin de savoir ce qu’il y a dans le puits, soit au début, pour savoir s’il y a du pétrole et quelle quantité, soit après, pour savoir si le puits est toujours en bon état, et bien pour tout ça, ils font appel a moi (enfin, mes collègues et moi). La loi norvégienne fait qu’il doit toujours y avoir deux personnes pour un travail, un de jour, de 7h a 19h et l’autre de nuit.
Première tache après le tour safety-pour-me-perdre, trouver mon équipe, l’ingénieur de nuit/jour, repérer ou sont mes équipements, aller dire un bonjour au boss de la plateforme, m’entendre dire que oui, bien sur, la mission est urgente, mais en fait vous allez pas bosser avant 3 jours. Bon, très bien, 3 jours pour préparer les outils, aller à la gym, faire des UV et voir des films. Ah oui parce que les plateformes norvégiennes, c’est du 3 étoiles. Saumon à tous les repas, salle de sport, sauna, cabine d’UV, etc.… C’est la classe quoi. Donc on passe le temps. Je vais une fois par jour a la réunion de la plateforme avec tous acteurs du puits. Ils parlent tous norvégien. Moi pas. Tant pis, je demande un résume a la fin au boss qui 70% est « on est bloques ». Ah oui, parce qu’un puits pétrolier, c’est tout le temps bloque. Ils creusent le puits, ils coincent la tête foreuse. On met nos outils dans le puits, on ne peut pas les ressortir. Ils installent des tubes de métal pour consolides le puits, puis ne peuvent plus les enlever. Bref, ils sont tout le temps coinces.
Et puis, un jour, « bon, le puits est a vous en fin d’après midi ». Youpi, je vais enfin pouvoir bosser. Et après 3 ou 5 jours d’inactivité presque complète, c’est le rush. Et ce qu’on ne pouvait pas obtenir en 4 jours, hop, tout se débloque par magie en 10min. On devient « prioritaire ». Magnifique mot pour dire qu’enfin les choses vont avancer. La grue, la grue, nos outils en priorité. Et puis les équipements. Bon, réunion de sécurité, chacun sait ce qui va se passer, ne vous tuez pas, ça serait gentil. « Miss, vous devez signer la » « oui, oui » « et puis ajouter votre numéro de tel ». Ben oui, je suis la seule fille sur la plateforme (enfin dehors, dans les bâtiments ou on dort il y a le personnel des cuisines, souvent féminin), alors forcement, j’ai droit a quelques blagues. Et c’est parti, sur le rig floor, c’est a dire la ou se trouve le trou pour le puits, tout est recouvert de boue, j’évite de trébucher sur quelque chose, ça fait mal (ça m’est encore arrive il y a 3 jours). On s’active, on met les outils dans le puits en priant pour que tout se passe bien. Comme une plateforme c’est 250 000$ par jour, ce serait ce que pour l’installation, si je perds une heure, le client est furieux, c’est 25 000$ partis en fumée et retombe sur ma boite (et donc sur moi, fatalement). Heureusement au milieu de tout ce stress, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague. Ou me demander mon prénom, papoter un peu, ca détend et ça rend le boulot nettement plus agréable. Et puis, tout autour, il y a les drill pipes. Les drill pipes, ce sont des grands tubes de métal qui font 30m de long pour une dizaine de centimètre de diamètre. Il y a plusieurs dizaines, peut être une centaine, organises par rangées, alignées les uns a cote des autres. Et ces grands tubes sont étonnamment assez flexible, donc avec le vent qui balaye toujours le drill floor, les drills pipes se mettent en mouvement, s’entrechoquent, et semblent à la fois chanter et danser. Jusqu’au moment ou vraiment ils chantent un peu trop fort et danse un peu trop la samba et la ils ont l’air de manque de se briser sur vous. Heureusement, c’est du solide.
Ah, il faut que je vous raconte le drill. C’est quoi le drill, c’est comme une alerte au feu, sauf que sur une plateforme ça se passe une fois par semaine pour des raisons très variées, juste pour s’entraîner. Dans les années 90, une plateforme a fondue/exploser en mer du nord. Bilan, 200 morts sur les 260 personnes présentes. Depuis, ils sont un tantinet susceptibles sur la sécurité. Du coup, le dimanche matin, hurlement dans les oreilles, ils racontent une histoire rocambolesque d’alerte au gaz dans telle ou telle section, et de feu dans telle partie. Et tout le monde a rendez vous au canots de survie. La encore, ayant le sens d’orientation d’une huître, je suis la foule, me fait pointe et vais me mettre soit en rang, soit on embarque tous dans les canots de sauvetages. Ceux-ci on d’ailleurs bien évolues depuis le Titanic. Ils sont maintenant orientes a 45degres en plongeant dans la mer. Du coup, pour les mettre à l’eau, ils lâchent tout et le canot plonge sous l’eau, remonte puis flotte (il est étanche bien sur). Puis, toutes les 5 min, ils nous expliquent gentiment ou en est l’histoire qu’ils ont invente pour simuler une catastrophe. Plus personne n’écoute, tout le monde dort dans le canot ou papote avec le voisin.
Et puis la mer du nord, c’est d’abord des tempêtes. J’en ai déjà connues deux depuis le début de l’hiver, et je vais sans doute en voir encore quelques unes d’ici l’été. Et moi, les tempêtes, j’aime beaucoup. Apres quelques jours d’attente, « attention, le temps va monter d’ici quelques jours », ça y est, elle est la. Quand on regarde par les hublots, la mer, d’habitude si calme et bleue, est dechainee et étonnement si sombre qu’elle en devient noire et blanche. Et lorsque l’on sort, il faut être prêt, ne rien avoir dans les mains car on a besoin des deux pour s’accrocher a tous les points qui passent, pour ne pas se faire projeter contre la rambarde ou le mur. Lors de mes deux tempêtes, j’étais sur des plateformes, c'est-à-dire de très très grosses structures qui sont fixées en plusieurs points au fond de la mer, contrairement aux flotteurs qui ont un système pour compenser des vagues, et qui bougent donc toujours un peu. Les plateformes, ça bouge pas, n’oscille même pas. Sauf pendant les tempêtes. On oscille, se fait gentiment bercer par les vagues, en ayant foi dans les gentils ingénieurs qui ont conçus la plateforme pour résister. Tout va bien, jusqu'au moment ou les vagues sont si hautes, qu'elles heurtent le pont inferieurs, faisant un bruit enorme et tout trembler. Assez efrayant.
Parfois le travail s’arrête, mais parfois c’est a moi de travailler. Et me voila dehors, en plein vent, avec mes opérateurs, en train de tenter de faire notre boulot mais surtout de ne pas se mettre face au vent et a la pluie, sinon ça fait comme de la grêle qui vous arrive très vite et très fort en pleine face. Pas très agréable. Il m’est aussi arrive de me retrouver face au vent a vouloir descendre un escalier. Impossible. J’ai du demander a mes opérateurs de me pousser pour descendre, je n’avais pas la force sinon.
Voila, c’était quelques petits exemple de vie sur plateforme. 🙂