Je viens d'être opéré de l'appendicite et rétrospectivement je me pose la question : et si cela m'était arrivé en juillet dernier au beau milieu de l'
Islande, à vélo avec mes enfants?
Nous campions sauvage, le téléphone portable ne passe pas dans les régions centrales de ce pays et le trafic des 4x4 est parfois très limité. Et que seraient devenus mes jeunes fils avec mon vélo en + sur les bras (dans l'éventualité d'une évacuation en hélico ou en 4x4 sanitaire) à 150 km de la 1ère route goudronnée?
A priori, on doit pouvoir tenir plusieurs jours avec un bon antibiotique en attendant de rejoindre un hôpital, encore faut-il en être muni, ce qui n'est pas mon cas lorsque je reste en Europe.
En 1985, j'ai fait le tour des
Annapurnas et je me souviens qu'aux alentours de la Thorung Pass, on était à + de 10 jours de marche de la 1ère route praticable et sans doute du 1er téléphone filaire (le portable n'existait pas), une crise d'appendicite m'aurait sûrement été fatale

: nous sommes peu de choses.
Avant le départ de ce long voyage à vélo de 1984 à 1986, Dominique, mon coéquipier c'était fait opéré préventivement de l'appendice mais il comptait revenir de Nlle Calédonie en voilier.
Je crois que bon nombre de navigateurs se font retirer l'appendice avant de partir car le risque d'y rester au milieu de l'océan est réellement plus grand en cas de crise.
à+
François