Ticapi · 25 janvier 2020 à 15:01 · 500 photos 401 messages · 25 participants · 29 468 affichages | | | | je me console de nos déboires (et nos peurs) en me félicitant d'avoir voulu partir le 15 octobre de la France et non le WE qui suivait. En effet, cela nous a permis d'avoir une vraie semaine de vacances alors que, si nous étions partis quelques jours plus tard, nous aurions été bloqués pendant quasiment toutes nos vacances....
Pas sûr, Jean-Louis a quitté Sucre le 22 vers la fin de la journée. Ils n'ont pas eu de problème pour rejoindre Tupiza et ont profité du Sud Lipez à fond. Par contre, le retour sur Sucre était compliqué (moins que pour vous) et ils ont attrapé leur avion de justesse. Il me semble que la situation à vraiment empirée à partir du 23 octobre. Nous avons dîné ensemble le 21 octobre. C'était encore assez calme à Sucre. Bon, le tribunal électoral était en feu  et on entendait de nombreux pétards.
J'avais donc prévu que nous passions la nuit du samedi 19 octobre en bivouac à la Laguna Celeste, réputée très belle, pour en profiter pleinement le lendemain et éviter de prendre le volant le dimanche. La nuit a été terrible malgré nos sacs de couchage (confort 3°, extrême -20° degrés) en raison du froid et du vent omniprésents.
Oui, je veux bien le croire, les nuits étaient vraiment froides. Nous avions des sacs de couchage température de confort -10° degrés et ne l'avons pas regretté.
Et avec le recul, quand on voit la fin de nos "vacances", on est bien content de ne pas avoir "perdu" cette journée (d'ailleurs, on a comme vous subi l'annulation du vol pour Santa Cruz à l'aller ; vol American Airlines retardé d'un jour depuis Miami et avancé d'un jour au retour, donc deux jours en moins sur la totalité de notre voyage ; alors ok, au retour, on était bien content de rentrer  )
Deux jours en moins c'est rageant. Heureusement, seulement quelques heures pour nous.
Comme toi et ton mari, nous avons vu pas mal de monde à l'hôtel Los Flamencos. Par contre personne à Chalviri : il faut dire que nous y sommes passés le dimanche 20 octobre 
Se trouver au milieu du désert le jour des élections était l'idéal. Impossible pour nous, le 20 tombait vers la fin de nos vacances, donc soit à Tupiza ou Uyuni. Nous avons choisi de faire le tour dans l'autre sens, nous étions donc à Tupiza pour les élections. | | | Manifestement, il vaut vraiment mieux éviter la Bolivie en période d'élections, c'est ça?
En tout cas les villes et villages. Dans le désert, tu ne risques rien.  Après, il faut relativiser, Jean-François était en Bolivie pendant la période des élections présidentielles et il ne l'a même pas remarqué. | | | Salut Carmen, Un seul jour où je ne vais pas sur mes notifs "carnets" pour guetter ton carnet, et voilà que je me manque. Je n'ai encore rien lu, mais je vois juste que je suis le dernier à embarquer  ou presque... Voilà que je me diaminise...  On va savourer tout ça à midi | | | Hola Carmen, Quelles galères de début de voyage...  Biz permet aussi de récupérer la voiture directement à La Paz ou Santa Cruz, moyennant supplément. T'étais-tu renseigné sur cette possibilité, et quel était le supplément ? Quoi qu'il en soit, le forfait de seulement 1100 km/semaine, et surtout le coût du km hors forfait, imposent de préparer minutieusement le parcours et doit inciter à partir plutôt de Sucre que de La Paz malgré les complications au niveau des vols...
Le fait d'avoir chez Biz un correspondant parlant français est un vrai plus. Par contre, je n'ai pas bien compris le fonctionnement du pick-up. La benne était donc ouverte, et vous avez fait remplir 60+75 L de bidons ? Pas de risque de vol  ? Merci
PS : Entièrement d'accord avec le fait de ne mettre que des photos raisonnablement retouchées, conforme à ce que l'oeil perçoit. Les photos sur-saturées qui inondent le net et les réseaux sociaux ne peuvent qu'engendrer des (toutes relatives) déceptions sur place. | | | Salut Guillaume,
Biz permet aussi de récupérer la voiture directement à La Paz ou Santa Cruz, moyennant supplément. T'étais-tu renseigné sur cette possibilité, et quel était le supplément ?
Oui, en effet, ils peuvent aussi récupérer la voiture à Uyuni et tu peux prendre un vol depuis cette ville. Par contre, je préfère prendre la voiture dans la ville où le loueur a son agence. Cela permet de demander des choses en plus, pour nous les trois bidons et nous avons aussi eu de l'aide pour la carte SIM et surtout, tu peux contrôler la voiture sur place.
Non, je ne connais pas le prix à partir de La Paz ou Santa Cruz. Les vols pour La Paz depuis la Suisse étaient trop chers et les horaires pas top. Santa Cruz n'est pas une belle ville et le trajet Santa Cruz- Sud Lipez est super long. Pour nous, aucun regret, nous avons apprécié Sucre.
Quoi qu'il en soit, le forfait de seulement 1100 km/semaine, et surtout le coût du km hors forfait, imposent de préparer minutieusement le parcours et doit inciter à partir plutôt de Sucre que de La Paz malgré les complications au niveau des vols...
Si tu fais principalement le Sud Lipez et ceci pas en mode "course" (sur 10 jours ou plus) les kilomètres inclus sont suffisants. Si ma mémoire est bonne, nous avons payé une cinquantaine de dollars en plus pour les kilomètres. Mais, un départ de Santa Cruz te fera faire beaucoup plus de kilomètres.
Le fait d'avoir chez Biz un correspondant parlant français est un vrai plus.
Oui, surtout quand on ne parle pas espagnol. La location est une chose, mais en cas de panne ou autre problème, ne pas maîtriser la langue peut vite devenir compliqué. Mais, les boliviens sont sympas, ils ont toujours pris le temps pour essayer de nous comprendre. Nous avons aussi mis Google Translate sur l'iPhone de Benoît. Cette application fonctionne sans internet, elle était bien utile lors de ce voyage.
Par contre, je n'ai pas bien compris le fonctionnement du pick-up. La benne était donc ouverte, et vous avez fait remplir 60+75 L de bidons ? Pas de risque de vol  ?
Oui, la benne est ouverte. Nous avions un grand bidon de 60 litres dans la benne, derrière le coffre en métal, avec l'une des roues et la pelle. Les trois petits bidons de 25 litres étaient dans le coffre en métal. Normalement, ils ne donnent pas ces bidons, car d'après eux les 60 litres supplémentaires sont suffisants.
Étant donné que nous étions en Bolivie en période électorale, je redoutais les problèmes, bloqueo et autres. En cas de bloqueo sur plusieurs jours, pas sûr que l'on puisse trouver de l'essence à acheter chez l'habitant. Bref, j'ai préféré être prudente et comme écrit dans l'introduction, nous avons bien fait d'adapter notre itinéraire afin d'éviter les problèmes.
Par contre, à cinq personnes, tu ne peux pas prendre des bidons supplémentaires (à part le 60 l). Vos bagages vont remplir le coffre.
Pour le risque de vol, je me suis posée la même question, mais aucun problème pour nous. Alejandra nous disait qu'il n'y avait pas de risque et dans les villes, il faut prendre un hôtel avec parking fermé. Ceci n'est souvent pas possible dans les villages, mais tu n'as pas tellement le choix.
PS : Entièrement d'accord avec le fait de ne mettre que des photos raisonnablement retouchées, conforme à ce que l'oeil perçoit. Les photos sur-saturées qui inondent le net et les réseaux sociaux ne peuvent qu'engendrer des (toutes relatives) déceptions sur place.
De toute façon, les couleurs des lagunes sont hallucinantes, on n'a absolument pas besoin de saturer la photo pour avoir des belles couleurs et je ne parle même pas des couleurs du Tunupa. Ce volcan est vraiment incroyable. Mais, quand on prend les photos en Jpeg, l'appareil fait le travail à ta place. Les photos de Benoît avec l'iPhone étaient parfois bien trop saturées. Mais, ça se corrige... 
Juste une petite précision sur les couleurs des lagunes. Selon l'heure de la journée, la présence du vent ou pas, les couleurs peuvent être très différentes. Pour nous, le meilleur exemple est la Laguna Colorada. Couleurs incroyables l'après-midi, mais le lendemain, la couleur orange avait presque disparue.
Carmen | | | Est-ce que tu nous raconteras? Manifestement, il vaut vraiment mieux éviter la Bolivie en période d'élections, c'est ça?
Salut Marie-Do, Quand nous sommes repartis de Bolivie, c'était impensable pour moi de rédiger un carnet tellement la fin de nos vacances a été gâchée. Au-delà de ces derniers jours perdus, c'est surtout que mon mari et moi avons eu peur. A un blocage, on s'est fait encercler par une bande de plus de vingt hommes armés de barres de fer qui menaçaient de taper sur la voiture ; on nous a lancé des pierres sur la voiture et crevé un pneu. Après une nuit passée dans la voiture en raison des blocages, le lendemain a de nouveau été éprouvant psychologiquement. Comme je le disais à Carmen dans mon message précédent, l'amertume reste présente alors que nous sommes rentrés début novembre. Peut-être que je viendrai un jour relater nos vacances (enfin surtout la première semaine  ) mais pour l'instant, je ne suis pas dans cet état d'esprit | | | Salut Anne,
Je comprends fort bien que tu n'aies pas envie d'en parler. Je suis désolée que ça se soit à ce point mal passé. Je compatis de tout mon cœur.
Prenez du temps pour vous en remettre, ton mari et toi. Le temps qui passe apaise les chocs émotionnels. Il faut attendre et en parler si nécessaire, pour évacuer, extérioriser. Ecrire peut-être, pour mettre des mots sur les émotions, sur les faits, comme ceux qui font des biographies pour mettre de la distance avec ce qui leur est arrivé.
Certains voyages sont plus éprouvants que d'autres, il parait que ce sont ceux là qui vous grandissent. Alors, il faut croire que lorsque vous aurez surmonter la dose de stress que vous avez encaisser, vous serez plus forts!!!
Gros bisous. | | | Hello Carmen,
Le début commence bien  !
Alors si il reste encore de la place dans la benne, j’embarque ! | | | Salut Carmen, Ah le carnet a enfin commencé, je m'en délecte d'avance, merci et bon courage pour la rédaction! Marie | | | Bonjour Anne, Je comprends que vous ayez été traumatisés, on le serait à moins! J'avais aussi envisagé la Bolivie et finalement j'ai préféré aller au Chili (c'était en novembre dernier) car j'avais déjà lu pas mal d'histoires de bloqueos en Bolivie, qui sont déjà une forme d'agression. Je crains toujours l'effet de groupe, on ne sait jamais jusqu'où ça peut aller... Vous n'avez pas eu de chance, mais ça ne s'est pas trop mal terminé. Et c'est bien de témoigner et de partager votre expérience, même désagréable... parce que je suis sûre que le carnet de Carmen va donner des idées  , et qu'un voyageur averti en vaut deux! Marie | | | À: Ticapi · 29 janvier 2020 à 20:24 · Modifié le 11 avr. 2020 à 16:27 Re: Bolivie, le Sud Lipez en self-drive Message 51 de 401 · Page 3 de 21 · 1 278 affichages · Partager 08.10. Sucre – Salar d’Uyuni, Colchani, Hôtel De Sal Luna Salada
Felix, le chauffeur de confiance de la Guest House vient nous chercher à 8h15 et nous dépose au supermarché SAS proche de chez Biz. Nous faisons nos courses, des bidons d’eau, des aliments pour nos pique-niques, une casserole, des couverts et trois Tupperwares qui nous servirons aussi d’assiette. Puis, Felix nous dépose chez Biz. Nous faisons le tour de la voiture, à part quelques rayures et petits impacts, tout est en ordre. A l’arrivée d’Alejandra, nous remplissons les derniers papiers et lui expliquons qu’il nous a été impossible d’acheter une carte SIM pour notre téléphone. Alejandra téléphone à Entel et apprend qu’il n’est désormais plus possible, pour les étrangers, d’acheter une carte SIM. Elle envoie un ouvrier acheter une carte pour nous. Celle-ci sera enregistrée au nom d’un employé de chez Biz.
Nous quittons Biz à 11h15, maps.me est parfait et nous fait sortir de la ville rapidement. Alejandra nous avait expliqué que la voiture perdait environ 10 % de sa puissance par 1000 m de dénivelé. En effet, nous nous en rendons compte dès le premier col. Entre Sucre et Potosi, nous passons deux péages. La dame du premier péage annonce des « bloqueos » à Potosi à partir de demain matin. Ouf, nous l’avons échappé belle !
Il y a beaucoup de trafic à Potosi, plusieurs camions sont à l’arrêt, nous avançons très lentement. Le Cerro Rico et sa mine d’argent sont en vue, cette ville dégage quelque-chose de spécial. Nous suivons la route pour Uyuni quand nous sommes bloqués par des hommes qui ont tiré une corde à travers la route.  Nous devons faire demi-tour, maps.me nous fait prendre un autre trajet, mais un peu plus loin, nous sommes de nouveau bloqués. Les « bloqueos » annoncés pour demain sont déjà en place et il nous est tout simplement impossible de passer. 
Nous nous perdons un peu dans le quartier des mineurs aux ruelles très étroites. Nous demandons de l’aide à un policier, il nous indique une autre route à prendre. Entre les sens uniques, la circulation difficile et les blocages, je commence sérieusement à m’inquiéter.
La route indiquée par le policier est également bloquée.  Une petite camionnette qui se trouve juste devant nous, fait demi-tour rapidement. Nous décidons de la suivre et, au bout d’un moment, nous arrivons à sortir de la ville. Malgré nous, nous avons « visité » une partie de la ville. 
La route entre Potosi et Uyuni est très montagneuse, mais vraiment belle. Nous montons un col et arrivons sur un immense plateau où de nombreux lamas broutent tranquillement de l’herbe. Les paysages sont magnifiques, nous nous régalons.
Un peu plus loin, les paysages nous rappellent l'ouest américain. C'est très beau, surtout avec le soleil qui commence à être bien bas.
Après de nombreux arrêts pour prendre des photos nous arrivons à Uyuni avec le soleil couchant. Nous devons encore faire quelques kilomètres pour rejoindre l’hôtel De Sal Luna Salada à Colchani. A Sucre, maps.me indiquait 4h30 pour 370 km, nous avons finalement mis huit heures pour faire 400 km. Les « bloqueos » à Potosi et nos nombreux arrêts photos y sont bien sûr pour quelque-chose, mais maps.me était quand-même très optimiste.
Nous n’avons pas fait de réservation, mais nous pouvons choisir entre deux catégories de chambres. La nôtre se situe sous le toit, elle est grande et la fenêtre donne sur le Salar. Les meubles et les murs sont en sel, la salle de bain est bien équipée, nous sommes contents avec notre choix. La chambre est chauffée et il y a de l’eau chaude. La décoration dans les couloirs de l’hôtel est jolie et la salle à manger est également très belle. Nous allons tout de suite manger. Le buffet est bien garni, et les mets sont bons.
La suite est ici: voyageforum.com/...st=9892190;a=9892190 | | | Salut Nathalie,
Alors si il reste encore de la place dans la benne, j’embarque !
On va bien trouver une petite place entre le bidon d'essence, la roue et la pelle. | | | Salut Marie,
Salut Carmen, Ah le carnet a enfin commencé, je m'en délecte d'avance, merci et bon courage pour la rédaction! Marie
Merci pour ton message.
Carmen | | | A la vue des photos de l’hôtel, on est loin des dortoirs sans douche chaude que j’ai connu !! 🤨😉 | | | Eh, bien! En effet, il est superbe cet hôtel 😎, y a bien que Bruno pour se retrouver dans les auberges de jeunesse 😂 | | | A la vue des photos de l’hôtel, on est loin des dortoirs sans douche chaude que j’ai connu !! 🤨😉
Ça va changer, tu verras... Par contre, pas de dortoir pour nous. Je ne partage pas notre chambre. | | | Eh, bien! En effet, il est superbe cet hôtel 😎, y a bien que Bruno pour se retrouver dans les auberges de jeunesse 😂
Oui, c'est un bel hôtel, la chambre était nickel, de l'eau chaude, du chauffage, que vouloir de plus? | | | L'hôtel a dû changer de propriétaire.  Quand j'y ai dormi, les chambres étaient glaciales (7 au matin), l'eau chaude quasi inexistante (1heure en 48 heure), l'eau froide parcimonieuse tout comme le buffet. A140 dollars en bb, j'ai trouvé cela... | | | Je me souviens de ta déception, tu n'étais d'ailleurs pas la seule. Mais depuis, on pouvait lire des avis plus positives et l'avis d'Alex (Delhenry) qui a passé deux nuits dans cet hôtel au mois d'août dernier, m'a convaincu de dormir ici. | Carnets similaires sur la Bolivie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 248 visiteurs en ligne depuis une heure! |