Bonjour à tous,
On a tous des souvenirs d'un vélo qui avance bien, et de l'autre qui se traîne 100 mètres derrière. Le premier prend froid à attendre l'autre qui s'épuise à rattraper son retard. Ca finit généralement par une mine sombre et des noms d'oiseaux... surtout s'il pleut.
On a trouvé par hasard la solution à nos soucis : une longe de 2m environ allant de l'arrière de la selle du plus fort à la potence du plus faible.
Résultat : dans les côtes, le plus fort tire le plus faible, et ce n'est pas du tout dangereux comme on pourrait le croire car le second ne risque pas de dépasser le premier (et si c'est le cas... il arrête de pédaler).
Dans les virages ça passe nickel et c'est beaucoup moins dangereux et usant que de se mettre à deux côte à côte avec le plus fort poussant du bras le plus faible tandis que les voitures dépassent le duo.
S'il y a une petite descente, le plus faible freine et retient le premier qui lui se met en roue libre : finaud mais jouable sur une petite distance (mais à ne pas faire avec des enfants, ça).
Tout ce qu'il faut c'est :
* environ 1, 50 à 2m de corde de montagne
* deux mousquetons (simples, pas à vis)
* un gros élastique (de la taille d'une cordelette) d'environ 30 cm de long, fermé à chaque extrémité par deux boucles nouées solidement et elles-mêmes reliées entre elles par un mousqueton.
L'intérêt du système c'est :
* de laisser à demeure l'élastique mousquetonné sur la potence du plus faible : en cas de besoin le plus fort n'a qu'à lui tendre son propre mousqueton et avec un peu d'habileté, on peut crocheter les deux mousquetons en vol, sans avoir besoin de s'arrêter ni de mettre pied à terre, idem pour le déclippage.
* d'utiliser un élastique qui, même court, rajoute de la souplesse au système et gomme un peu les à-coups des reprises de pédalage du premier.
* de calculer la longueur de corde utilisée de façon à ce que, étirée de la selle à la potence, et ramenée clippée à la selle, la corde ne traîne pas par terre, et puisse être déclippée et tendue au plus faible en un clin d'oeil.
Ca nous semble être une bonne astuce si deux cyclos partent en vacances ensemble avec des niveaux sportifs différents, ou si, au cours de longs voyages, l'un des cyclos attrape une tendinite et qu'il ne peut plus forcer sur un genou pendant les montées. On oserait presque le conseiller à des parents qui veulent emmener un enfant genre CM1-CM2 (quand même à l'aise sur un vélo) sans se démettre l'épaule à le pousser sans arrêt.
Le but n'est pas, pour le second, d'arrêter de pédaler, mais de mouliner sans forcer, sans se fatiguer, comme s'il roulait sur du plat.
Certes, ce n'est pas glorieux pour celui (et ici, celle :)) qui se fait remorquer, mais entre ça et se faire la gueule à la pause...
Florence