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La version avec carte et photos (de meilleure qualité) est visible ici:De San Pe:S:d:S:r:S:o:S: :S:d:S:e:S: :S:A:S:t:S:a:S:c:S:a:S:m:S:a à San Antonio de los Cobres via le paso de Sico (1)
De San Pe:S:d:S:r:S:o:S: :S:d:S:e:S: :S:A:S:t:S:a:S:c:S:a:S:m:S:a à San Antonio de los Cobres via le paso de Sico (2)
Lundi 12 novembre
Un plein à la station Copec (
Compañía de
Petróleos de
Chile) et en route pour la douane que l'on doit passer ici et non au paso de Sico.
Il y a peu de monde, ouf!, on arrive entre deux fournées de cars, mais l'attente pour nous est interminable, toujours à cause de notre voiture de location. C'est apparemment quelque chose d'exceptionnel qui mérite la plus grande attention et surtout la plus grande suspicion, pourtant tous nos papiers sont en règle. Le chef – celui à qui nous avons eu affaire l'an dernier en repartant de San Pedro pour l'
Argentine et qui finalement nous avait autorisés à passer malgré l'étourderie d'une douanière qui à l'aller avait oublié de tamponner un document – se fait tout un cinéma. Il fronce les sourcils, tapote son stylo sur le bureau, ça dure, ça dure... Enfin, il donne son accord!
Nous voilà partis pour
San Antonio de los Cobres par le paso de Sico, à « 210 km ». Comme toujours le kilométrage est des plus approximatifs, mais la bonne surprise c'est que le bitume continue cette année loin au-delà de l'embranchement des lagunes Miscanti et Miñiques, on est même étonnés du travail effectué par la voirie chilienne en un an!
Le Lascar, volcan le plus actif des Andes du Nord, composé en fait de deux cônes et de six cratères, laisse échapper son jet de vapeur dans le ciel bleu.
Pas d'arrêt aux lagunes que nous avons vues l'an dernier, car le chemin est long aujourd'hui. Plus haut, les ichus dorés de printemps piqués dans la lave noire colonisent le désert. Les arrêts photo se multiplient, tout est tellement inattendu!
Excepté quelques 4 x 4 et vans des agences de San Pedro qui vont à Miscanti, la route est totalement déserte — et plus loin nous ne verrons absolument plus personne jusqu'à
San Antonio de los Cobres, 135 km au-delà de la frontière.
Les volcans sont tous plus beaux les uns que les autres, qu'ils soient sombres comme la nuit ou de toutes les couleurs possibles...
La glace côtoie le cuivre, le fer et le soufre, et soudain,
Aguas Calientes est là, devant nous!!!
Puis c'est Tuyaito. Là encore, je ne sais pas si nous avons déjà vu quelque chose d'aussi beau!
Sur la piste, au loin, un nuage de poussière. C'est un 4 x 4, vert, celui des carabineros du
Chili. Il s'arrête en travers de la route à plusieurs centaines de mètres et en descendent plusieurs carabiniers, main sur la crosse du revolver, qui nous font signe de nous garer sur le bas-côté. Leurs espoirs d'une belle prise ont dû être déçus en voyant deux touristes français dans leur petite Chevrolet. Mais le fait qu'on aille à
San Antonio de los Cobres par le paso de Sico avec une berline et que ce soit une femme qui conduise les a radoucis instantanément. Quand on redémarre, ils nous lancent un « Cuidado!!!» (Attention!!!) finalement assez peu rassurant...
La piste est bien souvent mauvaise – mais si belle! –, en grande partie en tôle ondulée de qualité extra, surtout dans les virages où on ne peut accélérer. On a fait des centaines de kilomètres sur de la tôle ondulée, mais là, j'avoue que c'est du très haut de gamme! On se prend par moments pour deux kangourous parcourant la puna...
Ajouté à cela des zones sableuses à tire-larigot – mais assez courtes et qui se passent sans problème –, du gravier bien profond, de la roche, des panneaux qui indiquent un peu n'importe quoi, par exemple «
San Antonio de los Cobres 135 km », « 124 km », « 131 km » en moins de cinq minutes...
Et cette frontière qui n'arrive jamais!
Un coup d'œil en arrière, San Pedro est à 187 km (théoriques ;-).
Il est 15 h 30 et toujours rien en vue...
Enfin, à l'horizon, quelque chose qui ressemble à une habitation..., puis, mais oui, à un poste-frontière!
Un carabinero autochtone en uniforme, très aimable, et un douanier argentin en civil, les cheveux longs et raides, les yeux bleus. Ils ont l'air très relax, vu le monde qui passe ici ce n'est pas étonnant.
Le douanier est parti avec les papiers de la Chevrolet et ça traîne pas mal encore une fois; au bout de vingt minutes durant lesquelles il a eu le temps d'apprendre par cœur les détails du contrat, il revient et nous accompagne à la voiture pour vérifier le numéro avant de lever la barrière.
La fin de la piste est pénible, je fonce pour arriver avant la nuit, espère ne pas crever en route à 4500 mètres. Personne, jamais, que le ciel bleu et les montagnes arides...
Voilà un cône qui est peut-être le cousin du cône d'Arita, dans le salar d'Arizaro, près de Tolar Grande (
Argentine)...
Après le cousin, les cousines des cathédrales de Tara (« près » du paso de Jama, au
Chili)...
Tiens, un nandu! Poussé par le vent ;-)
Encore 26 km!
Nous descendons de cinq cents mètres et remontons d'autant, jusqu'à une vertigineuse descente en lacets à côté de laquelle la Shafer Trail (près de Moab, en
Utah) doit faire pâle figure.
Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir?..
Enfin,
San Antonio est en vue!! Nous arrivons au moment où tous les enfants sortent des écoles et prenons allègrement un sens unique!;-) Ce que ne manque pas de nous faire remarquer le policier qui fait la circulation dans le village.
Hosteria de las Nubes. L'hôtel est très bien, salon immense, accueil souriant, la chambre est parfaite également. Nous pourrons y laisser la voiture le temps d'aller à Tolar Grande, soit du 13 au 15.
Par contre, le restaurant est très moyen, mais les empanadas délicieuses...
[A suivre: Tolar Grande]