Merci de l'info celà m'evitera de raler à l'arrivée !...

Bon les tuks et les moto dop vont suivre...je suppose....A combien est le litre d'essence aujourd'hui ?..
Un article qui date un peu vers octobre 2007...mais interressant
Inflation : les prix flambent sur les marchésLes clients se plaignent et les commerçants le déplorent. Depuis mi-septembre, la flambée des prix, des produits frais ou manufacturés, locaux ou im-portés, vient lourdement grever le porte-monnaie des maîtresses de maison. Dans les marchés de Phnom Penh, on ne parle désormais plus que de cela. Le
Cambodge devient de plus en plus cher. Déjà, on savait l’électricité la plus coûteuse de la région. Idem pour les connexions Internet et le litre d’essence. Le
Cambodge ne produisant quasiment rien, les produits de consommation courante sont quasiment tous importés de
Thaïlande ou du
Vietnam. Cer-tains estiment ainsi que cette inflation est liée à la hausse de la monnaie thaïlandaise, les quelques produits locaux emboîtant le pas aux produits importés, par mimétisme. D’autres parlent de corruption et de “taxes” informelles à l’entrée des villes. Quoiqu’il en soit, le panier de la ménagère s’allège alors que s’alourdissent considérablement les factures.
Duong Kim, 55 ans, mariée et mère de trois enfants, estime que sa dépense quotidienne en produits de consommation a été multipliée par deux en moins d’un an.
«Auparavant, je dépensais entre 10.000 et 12.000 riels pour nourrir ma famille chaque jour et il y avait des restes. Aujourd’hui, avec 20.000 riels, je n’y arrive plus», affirme-t-elle, ajoutant que, pour sa famille, le budget mensuel de frais de bouche est désormais de 150 dollars, contre 70 auparavant.
«Le prix du kilo de porc a augmenté d’un dollar, passant de 9000 à 13.000 riels, tout comme celui de poulet, passé de 6000 à 10.000 riels.» Cette inflation, qui oblige les familles à se serrer la ceinture, a forcément des répercussions sur les commerçants. La réduction du pouvoir d’achat touche de plein fouet les marchés. Heng Rotha est occupée à peser un poulet sur sa balance. Cette commerçante du Psar Doeumkor a vu son chiffre d’affaires s’effondrer ces derniers mois.
«Les gens rechignent à m’acheter un demi kilo. Depuis la hausse des prix, la vente est devenue vraiment difficile. Nous avons perdu la moitié de nos clients ré-guliers et ceux que nous avons ont réduit leur consommation. Je pas-se plus de temps désormais à chasser les mouches qu’à servir les consommateurs», déplore-t-elle, ajoutant que ces prix sont encore multipliés les jours de fêtes traditionnelles où le poulet est généralement servi en offrande.
L’envolée des prix a touché tout particulièrement le secteur des produits de la mer. Le poisson se négocie désormais aux alentours des 20.000 riels le kilo alors qu’il n’était qu’à 7000 riels en début d’année. Les raisons de ces augmentations sont diverses. Selon Banh Mach, vendeuse au marché Doeumkor, elles seraient dues à l’interdiction, par les autorités, d’importer du poisson du Viet-nam. Pour d’autres, cette augmentation serait à mettre sur le dos des droits d’octroi, ces taxes informelles dont doit s’acquitter tout con-ducteur de camion de marchandises à son entrée en ville. Pour entrer un chargement de poissons, il faut désormais sacrifier un billet de 50 dollars. Idem pour le porc. La société civile s’émeut de cette inflation galopante.
«Les riches sont de plus en plus riches et arrogants et nous sommes de plus en plus pauvres. Après les Lexus et les Hummer, ce sont des Lambor-ghini et des Ferrari que les nouveaux millionnaires s’achètent à Phnom Penh. Ces gens-là dépensent des millions de dollars dans une simple soirée dans les casinos du pays et nous, nous n’avons pas de quoi nourrir notre famille», s’emporte le responsable d’une organisation de défense des droits de l’homme qui tient à garder l’anonymat. Rong Chhum, président de l’association indépendante des enseignants estime, pour sa part, que l’inflation est «le fait de la corruption». Pour Chea Mony, président du syndicat indépendant des ouvriers du royaume du
Cambodge (Siorc),
«cette hausse des prix est dramatique pour les ouvriers qui ont un salaire maximum de 50 dollars par mois. Si le gouvernement n’est pas en mesure d’endiguer ce phénomène, le Cambodge pourrait emboîter le pas aux récents mouvements de protestation en Birmanie.» Frédéric Amat (avec Cambodge Soir Hebdo)