Bonsoir Dolma,
S Tesson a dit :
«La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer»Alors plutôt que copier, c'est mieux de citer et de nommer l'auteur

!
Pardon aux autres intervenants pour cet intermède mais y a vraiment des trucs qui m'énervent...
Avec toute la considération et l'admiration que j'ai pour Sylvain Tesson, je crois pouvoir vous répondre ceci :
à la fin de nos études, quelques amis, garçons et filles et moi, nous aimions répéter de façon très convaincue, pour leur donner un tour comique, quelques phrases que nous faisions résonner à l'envi... et cela nous amusait, car nous étions jeunes et passablement insouciants. Nous étions aussi très contents de nos prouesses verbales.
Nous admirions la montagne, ses sommets enneigés, depuis nos chaises longues en terrasse universitaire et prononcions alors, très doctement, dès que la conversation baissait un peu (toute la subtilité dans l'intervention était qu'elle s'inscrive dans un silence) "on est bien peu de chose"... nous abusions de ces phrases codées qui nous ravissaient.
Nous avions aussi l'habitude de répéter "les français sont au paradis mais se croient en enfer" et nous disions cela sans croire un seul instant à l'enfer, ni pour ce temps là ni pour ses lendemains qui progressivement ont déchanté. Nous étions dans l'instant et nous marrions de nos trouvailles comme des billes. La connivence était de mise.
En fait, nous étions conscients de notre plaisir de vivre, de notre bonheur et étions prêts à le flanquer à la figure des anciens, de la génération de nos parents, dont le moindre enthousiasme nous rebutait.
J'entends encore, dans l'adolescence, ma mère dire "on ne connait pas notre bonheur", puisque très jeune, elle avait connu la guerre.
à cette époque Sylvain Tesson portait des culottes courtes et fréquentait la maternelle.
Lorsque vous guerroyez Dolma pour attribuer fermement telle ou telle phrase à un auteur précis et pas un autre, dites vous que depuis la nuit des temps, des milliards de pensées et de phrases ont été prononcées mais aussi répétées, jusqu'à ce qu'un individu, peut-être plus lettré ou plus adroit qu'un autre, l'inscrive dans un livre ou qu'un encyclopédiste l'attribue à Martin ou Cunégonde.
On dit même que Shakespeare n'aurait pas existé ou du moins, qu'ils auraient été plusieurs, comme Molière ! c'est à y perdre son latin.
Souvenez vous, avant l'écriture cunéiforme et quelques autres hiéroglyphes, la transmission du vécu, des enseignements essentiels se faisaient oralement. On a bien du parfois confondre l'ordre ou intervertir la couleur des perles, non ?.
Ne vous énervez pas. Comme tout passe, même les cathédrales, vous verrez : ça vous passera.
Avec mon salut imagé.