Angkor, une seconde mort -
Siem Reap, 16 novembre 2005
Si, lorsque l'on vous parle de la cité antique d'Angkor, il vous vient à l'esprit les images des photographes/voyageurs (McCurry, Riboud ou autre Manset) gardez en la magie au fond de vous et ne venez pas à Angkor vous risqueriez de briser un rêve.
Car l'envers (j'allais écrire l'enfer) du décor a de quoi traumatiser le plus doux des rêveurs (non je n'allais pas écrire raveurs).
Comme des hordes de sauvages, comme des hardes d'envahisseurs, des milliers de touristes déferlent dès avant l'aube, en rangs serrés, en cris confus, en gestes hardis dans ce cimetière de 6 siècles de civilisation.
Ils y viennent, ces nouveaux barbares en Asie, comme ils vont à Disneyland ou au stade.
L'important est d'être sur la photo, quelque soit le décor. L'important est d'être au lever ou au coucher du soleil à l'endroit marqué sur le plan comme à Ibiza ou à Goa, comme au Bromo ou au Fuji Yama.
Tout comme pour Capri, Angkor c'est fini et le pire reste encore (j'allais écrire... Angkor) à venir. Ici ou ailleurs, d'ailleurs.