Bonjour Marie,
Certes l'hymne national
suisse est moins belliqueux que le français, mais il pèche un peu par sa langueur et son manque de vigueur (redite).. Comme la
Suisse n'est pas
Hong Kong, elle ne risque les ardeurs belliqueuses d'aucun de ses voisins-cousins. Ses voisins aiment bien la
Suisse et aussi les suisses, qui sont plutôt sympathiques, ou très sympas, au-delà de leur indolence et de leur capacité à ériger des banques qui rassemblent le monde entier (enfin... ceux qui ont des trésors à leur confier). Si une crise bancaire mondiale survenait, nous sommes bien placés pour les livrer en vins de Bourgogne à moitié prix. Ils noieraient leur chagrin deux fois plus vite...
La grande
Suisse aux airs purs peut se permettre les cantiques plutôt que les incantations. Elle a le regard tourné vers les cimes. Dieu habite les neiges éternelles, qui vont fondant depuis quelques décennies.. gare donc ! Mais les suisses, dans leur caractère, savent se protéger d'un trop rapide réchauffement.
Ce qui est à noter qui nous concerne, nous français(es) c'est que nous pouvons toujours nous époumoner comme des princes pour crier victoire (ou vengeance contre les ennemis (nombreux) qui viennent égorger nos femmes et nos enfants)... mais que la réalité nous voit absolument débandés et posant les armes au moindre conflit. Peut-être est-ce la peur qui nous ronge le ventre qui nous fait chanter si vigoureusement ? Une sorte d'appel à l'aide ?
Sur le plan musical, il n'y a pas.. photo (!) car même dans une église
suisse, la chanson manque de punch. La pompe d'orgue nous plombe un max et on se hâte de retrouver son verre de Cayas et un carré de fromage. Pour "la marseillaise", avec un brin de savoir-faire, on pourrait en faire un hymne rock endiablé, qui nous sortirait du raggae guinzburger (ou guinzbarré) et changer astucieusement quelques paroles (certes), dans le sens de "la
France est un pays magnifique". Une sorte de version hendrixienne de l'hymne américain. Mais par quoi remplacerait-on le bruit des bombes qui défolièrent le
Vietnam ?.. un accordéon d'Azzola ou d'Yvette Horner ? à qui je préférerais Richard Galliano ?...
Ah ! ne pas oublier la cornemuse, qui fait frissonner et bloque le souffle lorsqu'on l'entend, mais pas lorsqu'on la joue. Le son de la cornemuse pénètre jusqu'au fond de l'âme. Ça serait bien pour les français : ceux qui perdent leurs repères d'abord.
Il faudrait demander enfin à ce jeune belge Stromae de nous concocter un hymne et des paroles qui tiennent la route. Les belges sont les meilleurs pour aimer les français, avant les suisses semble t'il, dont l'intérêt pour nous est moindre. Ceci n'est pas une critique, c'est presque un compliment. S'occuper de ses oignons plutôt que prétendre guider la planète entière est bien plus sage et durable.
Allez ! chantons en chœur "chevaliers de la table ronde, goûtons voir si le vin est bon.." ça ne mange pas de pain ! (les paroles sont insignifiantes, mais gaies au moins)
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J'allais oublier : bravo à Rafael, le Nadal de ce mois de juillet, qui a balayé toute opposition de main de maître (..), même si une douzaine de prétendants avaient valeureusement tenté de porter l'estoc. Grande valeur graphique pour sa photo gagnante : aux alignements bien peignés de la plupart des rangs de vignes, Rafael a ajouté un coté explosé, dispersé, une coiffure en pétard qui évoque la diversité des cantons suisses. Car la
Suisse est plurielle, pétard.
ça décoiffe, la
Suisse, non ?..