Bonjour
Excuse moi pour le retard de ma réponse (j'espère que ce n'est pas trop tard d'ailleurs!), je te copie un extrait de mon carnet de voyage mais avant je te situe le contexte.
Après une semaine géniale dans le sud (Krabi puis Phuket) nous avons pris un taxi qui nous a conduit à Ampawa (superbe) puis à Kanchanaburi.
Nous y avons retrouvé Pascal au Bell's Pizza (délicieux!).
Il nous a gentiment servi d'intermédiaire pour louer une voiture auprès de Khun Tip pour 5 jours.
Le lendemain nous avons passé un chouette moment aux chutes d'Erawan avant de rejoindre le Ganesha Parc.
La journée avec les éléphants a été vraiment magique mais la seconde nuit, je me suis réveillée avec un gros mal de gorge assez étrange.
Après lecture des effets secondaires, j'ai constaté que je faisais une allergie à la malarone.
François nous a déconseillé de nous rendre à l'hôpital de Sangklaburi à moins d'avoir un très gros problème sous peine d'y être bloquée en observation 3 jours...
Il m'a conseillé de m'arrêter plutôt à Tom pha Phum.
La pharmacienne a souhaité me vendre des antibiotiques mais je ne pensais pas avoir une angine... je voulais juste savoir si je pouvais prendre des antihistaminiques.
Dans le doute et la peur de faire un mauvais mélange, j'ai décidé d'arrêter mon traitement anti palu.
Il faisait pas très chaud et il y avait beaucoup de vent, les moustiques étaient peu nombreux...
Bref, je ne suis pas arrivée en grande forme à Sangklaburi.
Maintenant que je t' ai situé le contexte, voici un extrait (long...) de mon carnet de voyage pour la partie qui t' intéresse:
Après notre halte à Tom Pha Phum, nous reprenons la route.
Le lac, les maisons flottantes, la montagne... tout devient petit à petit superbe.
Nous faisons un arrêt sur le trajet.
Malheureusement, il y a un débord important entre la route, refaite à neuf, et l'herbe.
La voiture, basse de caisse, est coincée.
Dou tente d'avancer ou de reculer... la voiture ne bouge pas d'un poil!
Nous voilà bien!
Je fais des signes à une camionnette de travailleurs et ils s'arrêtent pour nous aider.
Le chauffeur prend les clefs et se met au volant, les autres entourent la voiture, la soulèvent et la poussent.
Aucun dommage à signaler!
Ouf!
Nous pouvons repartir.
J'ai toujours mal de gorge.
Je trouve que l'œdème est moins gros et se diffuse un peu en largeur.
Cela me tracasse un peu.
Le paysage est magnifique.
Le lac est parsemé de petites habitations flottantes.
Dommage qu'il y ait toujours ce vent froid.
Cela donne un côté moins paisible à cette agréable région.
Nous arrivons à la P Guesthouse (250 bath la room avec fan et salle de bain partagée- 950 bath la room haut de gamme avec fenêtre, couverture et clim).
L'hôtel par lui même est aux normes Européennes.
Pas de dépaysement ici.
Les deux chambres que j'ai réservées sont très basiques.
Deux chambres, toutes simples, dans des petits bungalows collés les uns aux autres jusqu'au lac.
Elles sont équipées de deux lits jumeaux en pierre qu'on ne peut pas rapprocher et d'une chaise.
C'est tout.
Nous avons juste un drap de fourni, pas de couvertures.
Aux fenêtres, un carreaux sur deux a disparu.
Je vais même pas pouvoir me coller à mon mari pour me réchauffer!
Cette chambre est très propre et parfaite.
Elle nous conviendrait parfaitement habituellement...
Habituellement.
Mais là, je sens assez mal la nuit!
Nous avons eu froid au Ganesha avec nos fines couvertures la première nuit et là, il n'y en a pas du tout...
Les édredons que Marites nous a donné la seconde nuit n'étaient pas superflus!
Les enfants ne disent rien mais je suis certaine qu'ils pensent la même chose que moi.
Ils filent aux sanitaires communs.
La douche partagée ne donne que de l'eau froide.
Au moins, Ganesha Parc, nous avions de l'eau chaude.
Ils reviennent avec un air abattu mais ne se plaignent pas.
Dou et les enfants partent chercher les sac à dos dans la voiture.
Je file à l'accueil et demande s'il reste des chambres plus haut de gamme.
Je visite une magnifique grande chambre où nous pouvons rajouter deux lits supplémentaires et une belle salle de bain avec eau chaude.
Tant pis pour les 2 chambres à 5 euros, je choisis celle grand luxe pour 35 euros sans hésiter...
Elle aime son confort la mémère!
La chambre est lumineuse et bien chaude.
Nous retrouvons les mêmes lits en pierre mais ce n'est plus un problème de dormir séparés puisque nous avons de chaudes couvertures et que la pièce est équipée de baies vitrée en parfait état!
Hummmm.
Nous filons visiter le village.
Dans un premier temps, Sangklaburi n'est pas du tout comme j'imaginais.
Mais alors pas du tout.
Je sais pas vraiment décrire à quoi cela ressemble.
Je ne suis pas en forme et je ne dois pas avoir les bons yeux aujourd'hui.
Nous nous arrêtons voir un temple.
Nous n'avons pas abusé de visite du genre pour le moment.
Bouddha couché, Bouddha assis..
Il y en a pour tous les goûts.
Nous filons ensuite au pont qui est le plus long pont en bois de
Thaïlande.
Il est tout neuf.
Les gens qui vivent ici doivent être contents car il a été entièrement refait.
Il est rectiligne avec un éclairage public.
Cela doit être une sérieuse amélioration pour les habitants.
Trois jeunes thaïs très sympathiques nous abordent mais leur anglais est encore plus rudimentaire que le nôtre.
Ils sont vraiment adorables mais la communication est très difficile.
Nous avons vraiment tous envie d'essayer mais nous ne réussissons pas à nous comprendre.
C'est triste d'abandonner une aussi sympathique rencontre mais nous ne comprenons vraiment rien de ce qu'ils nous disent et eux non plus...pourtant nous nous sommes tous mis en "mode English"... et le sourire et langage des yeux ont des limites...
Les maisons flottent au pied du pont.
Le village Môn au bout du pont est bien plus conforme à mes espérances.
Il ressemble aux photos que j'avais regardées avant de partir.
Ouf!
Le moral remonte.
Mes copines prennent en même temps contact avec moi.
Après avoir consulté leurs médecins, elles me disent toutes les deux qu'il faut prendre les comprimés pour les allergies et surtout CONTINUER le traitement de Malarone.
Trop tard!
La vue sur le lac est magnifique en fin de journée.
Le coucher de soleil est de toute beauté.
Je me couche tôt.
Manon aussi.
Nous sommes bien dans notre lit.
Nous sommes toutes les deux pelotonnées sous notre épaisse couverture.
Ma fille me répète au moins 10 fois:
"Merci maman d'avoir changé de chambre.
Merci merci merci.
Je suis vraiment contente Maman qu'on ait changé de chambre".
La nuit a été parfaite pour tout le monde.
Nous nous réveillons en forme.
Ma gorge va un peu mieux car l'œdème a diminué.
Mon moral s'en trouve regonflé.
Ô miracle, le vent n'est pas levé lorsque nous déjeunons sur la terrasse.
Le lac paraît encore plus beau et l'atmosphère plus sereine que la veille.
Je suis très contente d'être ici.
Toute la famille est de bonne humeur et en forme.
Nous partons pour la sortie Treck+bambou rafting.
Une bise recommence à souffler et les vagues à se former.
Dommage.
Nous nous arrêtons au pont en bois chercher un groupe.
Nous avons la chance de partager cette sortie avec des touristes thaïs vraiment charmants.
Alors eux, ils ont encore plus froid que moi.
Ils sont tous couverts de la tête au pieds et nous font des gestes pour nous dire qu'ils grelottent ici.
Il y en a même un qui a sorti sa doudoune!
Le niveau de l'eau est très élevé cette année.
Nous observons les toits des temples immergés du village Moon noyé dans ce lac artificiel.
Puis nous partons vers un village Karen où a lieu le départ de l'expédition.
Nous avions un peu hésité entre la balade sur le dos des éléphants ou le trek.
Mais premièrement, nous avons pu profiter des pachydermes au Ganesha Parc.
Deuxièmement, nous avons eu un peu peur d'être coincés là-haut et de trouver ça aussi long et inconfortable que la ballade de 2 heures sur les dromadaires au
Maroc...
Troisièmement, à ma grande surprise, les enfants ont envie de marcher!
Les thaïs montent sur les éléphants.
Une jeune femme du groupe fait une tentative mais elle doit avoir peur (ou le vertige) car elle se met à hurler aussitôt arrivée sur la nacelle et elle exige de redescendre immédiatement.
Elle préfère marcher avec nous.
Elle est prof d'anglais donc la communication est facile.
Elle est rigolote, espiègle, souriante et jolie.
C'est un bon moment.
Nous longeons la rivière et parfois nous la traversons.
La première fois nous avons de l'eau jusqu'aux chevilles.
De temps à autres, le niveau monte jusqu'à la taille.
C'est marrant uniquement si on a pas peur de l'eau car il y a parfois beaucoup de courant.
Nous marchons dans les profonds pas laissés par les pachydermes un jour de pluie et de boue!
Le spectacle de la nature est magnifique.
Les éléphants, qui nous accompagnent, accentuent le côté exotique!
Je redoutais une marche en montagne mais le terrain est parfaitement plat et suit le cours de la rivière.
Il fait bon.
C'est parfait.
Il faut quand même un peu regarder où nous mettons les pieds ici, nous sommes dans la jungle...
Surtout que nous passons à travers de hautes herbes ou sur des pierres plates qui doivent faire le bonheur de reptiles en tout genre.
Selon le blog de Pascal, nous faisons notre petite balade sur le territoire des animaux sauvages d'Asie.
Cool!
Il y en a quelques uns un peu dangereux tout de même dans le coin mais dans la mesure où la plupart sont en voie d'extinction...il y a moyen de se partager le terrain sans se marcher les uns sur les autres.
En tout cas, nous n'en verrons pas.
Le seul animal que nous verrons est un gros et long serpent.
Pffff.
Ce n'est qu'un constrictor!
Il est sur la branche d'un arbre à 5 mètres de nous.
Même pas peur.
Après avoir failli s'en prendre un sur le ventre en début de séjour, ça nous fait ni chaud ni froid!
En rentrant, quand on regarde de plus près ce qui se dit sur les reptiles thaïlandais sur la toile, on fait moins les malins quand même!
Nous pique-niquons au bord de la rivière.
Chaque portion de Fried Rice tiède est distribuée dans un petit sac de congélation.
C'est impeccable et très pratique.
Les fruits, pour finir, sont toujours aussi délicieux.
Les hommes profitent de la pause pour aller nager dans la rivière.
Les thaïs aussi mais ils restent, comme toujours, tout habillés pour se baigner.
Moi, je fais comme eux parce que je ne sais pas si c'est très bien vu une femme en maillot de bain...
Sur les plages, immergée au milieu d'Européen, c'est une chose!
Mais toute seule, au milieu de locaux qui restent habillés, dans un endroit non touristique...je ne sais pas trop si c'est un manque de respect.
Peut être que ça n'a rien à voir avec la pudeur et qu'ils restent juste couverts pour ne pas bronzer et garder la peau la plus claire possible.
Dans le doute, je garde mes vêtements.
L'ambiance est parfaite.
Le groupe est très joyeux et très sympathique.
Nous sommes à l'abris du vent et il fait donc très bon.
Nous continuons à pied vers le départ des raftings.
Titou fait équipe avec moi.
La descente n'est pas réservée aux amateurs de sensation forte...
Le paysage est de toute beauté.
Je crois que c'est l'un des plus beau que j'ai vu de ce voyage.
Je dis à Batou d'en profiter.
Il se couche sur le radeau, la tête sur les main, et emmagasine les images.
Nous demandons à la personne qui nous accompagne d'attendre le rafting de Dou et Manon. La bataille d'eau familiale devient rapidement générale.
Nous nous sentons bien et heureux.
Lors d'une pause, les hommes font des sauts sur des gros rochers pendant que Manon se laisse porter par le courant avec son gilet de sauvetage.
Les thaïs font des photos de groupe en faisant les fous.
Des vrais gamins!
Je participe avec joie à leur séance pendant que le reste de la famille patauge.
Puis nous reprenons notre descente maintenant en faisant tous la course avec le reste du groupe.
Nous étions assez septiques sur cette excursion avant de partir (c’est certain qu’on ne peut pas classer cette sortie en sport extrême) mais elle nous laissera à tous un souvenir vraiment inoubliable.
Marcher dans les ruisseaux à côté des éléphants a été un vrai bonheur, nous baigner dans le courant au milieu d’une nature magnifique ainsi que le retour sur les rafts en bambou ont été des moments d'une beauté infinie et d'un plaisir intense pour toute la famille.
Nous rentrons et faisons nos adieux à notre groupe super sympa.
Quelle chance nous avons eue...
Mes copines s'inquiètent pour moi!
Elles m'envoient un SMS en même temps pour savoir si j'ai survécu à la nuit!
Nous finissons la journée dans le village Moon en face de Sangklaburi qui a beaucoup de charme.
Les petites ruelles, le marché couvert et les petites maisons en bois sont vraiment typiques.
C'est très joli ici.
Un tournoi de Takraw est organisé et rassemble une grande partie de la communauté.
Nous nous garons ensuite devant le nouveau temple Wang Wiwekaram.
Un monsieur nous fait des signes pour que nous entrions pour le visiter.
Le Chédi fait penser à une sculpture compactée de César mais c'est une réplique d'un modèle qu'on trouve en
Inde (à Buddhakaya).
Selon les guides, il serait recouvert d'or.
Nous filons ensuite visiter le monastère où vivent les moines.
L'entrée est libre.
Des moinillons jouent devant.
Des adultes sont dans la salle de prière.
La nuit tombe.
Il est déconseillé de rouler quand il fait noir ici alors nous rentrons.
Je ne pense plus aux attaques de moustiques.
La vie est belle.
Les vacances sont chouettes et cette journée a été magnifique.
Nous nous levons très tôt et laissons les ados au lit.
Nous retournons au village Moon qui nous a beaucoup plu la veille au soir.
Nous nous baladons dans les ruelles pleines de charme.
La population se lève très tôt ici.
Tout le monde est déjà en pleine activité.
Nous achetons des tiges de bambou avec du riz sucré à l'intérieur.
C'est super bon.
Les gens que nous croisons sont contents de nous voir et nous aimerions leur parler mais ce n’est vraiment pas possible.
Le langage des mains et des yeux est une fois de plus trop limité.
Nous nous arrêtons à une gargote de rue pour prendre un café.
Enfin, Dou en prend un.
Sa cuillère pourrait tenir debout dedans tellement il est fort.
Il me dit de prendre autre chose parce que je n’arriverai jamais à boire ça.
Je prends un thé.
Mon breuvage a été mélangé avec de la crème.
J'ai d'ailleurs l'impression de boire un pot de crème orange parfumé à je ne sais quoi.
Nous avons passé deux petites heures vraiment sympas dans ce village.
Il faut rentrer se préparer à l'hôtel.
Nous avons beaucoup de route à faire pour rentrer à
Kanchanaburi ce matin.
Il y a tant de choses que j'aurais voulu faire aussi ici:
- aller au col des 3 pagodes à la frontière
- prendre le temps de visiter les petits villages aux alentours
- et surtout visiter un des deux orphelinats: Baan Unrak et Baan Dada.
Je m'étais renseignée un peu sur le premier.
Je leur avais envoyé un mail pendant la préparation car ils proposent des hébergements pour gagner un peu d'argent.
Mais je n'avais pas reçu de réponse et j'ai laissé tomber.
(Le deuxième, situé dans cette région, m'était totalement inconnu.
C'est Pascal qui nous en a parlé ensuite.)
J'avais envie d'y emmener ma famille mais je n'ai pas osé aller les déranger.
Pour soutenir l' orphelinat, il est possible de faire des dons à la boulangerie à côté de la Pguesthouse.
Nous y avons été le premier soir mais nous n'avons pas osé demander s’il était possible de faire une visite.
C'est probablement idiot.
Et voilà!
Donc en résumé, le village Môn, les habitations Karens, les petites maisons flottantes, le pont en bois, la nature sauvage, le trek/Bambou rafting, l'ambiance, la lumière, le lac et surtout la population... m'ont vraiment séduite (malgré un mauvais départ à cause d'un souci de santé passager)!
Bon voyage.
C'est un pays merveilleux.