Malgré quelques soubresauts au moment de l'annonce, le couple euro-dollar ne semblait finalement guère réagir à ce qui est pourtant une défaite personnelle retentissante pour Donald Trump qui avait fait de l'abrogation et du remplacement de la loi sur la santé de son prédécesseur Barack Obama, dite Obamacare, une grande promesse de campagne du président américain.
La partie s'annonçait risquée, le vote avait déjà dû être repoussé d'un jour la veille face à l'opposition conjointe, au sein du parti républicain, de la frange la plus conservatrice et de certains modérés.
"Les investisseurs comprennent que même si la loi sur la santé échoue cela ne signifie pas qu'il n'y aura pas de réforme fiscale, elle sera juste plus difficile à faire adopter", avait anticipé Boris Schlossberg de BK Asset management avant même le retrait du vote.
Car au delà de la réforme sur la santé, la principale interrogation des investisseurs est la capacité de la Maison Blanche à passer au reste de son programme économique et notamment aux baisses d'impôts qui avaient contribué à l'envolée du dollar après l'élection de Donald Trump le 8 novembre.
"La réforme fiscale est ce qui compte vraiment pour le marché", a jugé M. Schlossberg.
Le président américain a en ce sens déclaré vendredi qu'il allait "probablement" lancer tout de suite la réforme fiscale.