Bonjour Marie-Flore,
ça sent bon la conversation.. fleurie
ça sent bon et ça revient (Cloclo). Contrairement à toi, je pense que ce qui est vraiment bon, c'est que ça revienne, avec des enlacements. On ne s'en lasse pas lorsqu'on s'enlace. Et bien sur, ce n'est pas salace (je l'ai faite avant que trois VFistes mâles ne s'y adonnent, je les repère d'ici).
PHOTO CONCOURS : Tu connais sans doute mes "fondamentaux" :
a/ le moins possible ou pas du tout de retravail, retouche, arrangement des photos proposées (je ne peux plus dire aucune retouche, car je me suis laissé aller à l'une de ces dérives : rehaussement des couleurs). Il faut de la spontanéité.. fortement. Au prix de l'imperfection.
je conçois néanmoins comme convenables tous les recadrages.
b/ le sujet, rien que le sujet, tout le sujet. Pour y parvenir, une méthode : d'abord oublier le thème, puis donner un titre à la photo soumise, celle qu'on observe.
Lorsqu'on voit une jeune "mendiante au parapluie bleuté", on voit deux choses : la petite mendiante et presque autant le parapluie bleuté (ou mauve pâle). C'est l'exemple type de "ça passe juste".. le parapluie occupe 40 % de l'image, c'est bon !
Pour nombre d'autres photos, c'est très ric rac. Pour d'autres encore, ça ne passe pas.
Mais il y a des exceptions : la première est celle de Nilsou, 2. Les parapluies sont bien là, magnifiés par la pluie, très présente. c'est bon, voire excellent.
J'en profite pour dire une autre chose : souvent j'hésite, souvent je change d'avis sur deux semaines. Je pense que nos choix en grande majorité sont VOLATILES, car je me vois semblable aux autres VFistes et pas plus trublion que ça par ailleurs.
J'en viens à ta photo : on observe assez facilement qu'elle a été travaillée (je ne connais même pas "lightroom".. sorry.. j'écoutais hier soir Jack Bruce

chanter "white room" avec Clapton et Ginger Baker.. ça me transportait vers une autre lightroom ou plutôt a light blue paradise perdu à jamais.. je ne m'en lasse pas - je parle de la poésie d'abord)
Ta photo semble trop arrangée, j'ai deux interrogations qui me gênent : le parapluie semble "à l'envers", comme plaqué aussi et le bonze semble le tenir en avant de soi.. ceci m'est venu après quatre secondes de lecture. Je me suis donc sur cette photo concentré sur des éléments qui diminuaient mon gout initial. Je préfère que mon esprit aille dans le sens opposé, c'est à dire vers davantage de plaisir au fur et à mesure des observations.
Je le conçois : je suis un brin exigeant et même "chien" car cette photo "en jette".
J'ai le même cheminement de pensée pour la photo 2 de Mamina 64 et justement là, précisément, plus mon observation se poursuit, plus je trouve cette photo légère et juste, à peine drôle et vraiment japonaise; c'est une photo vivante, animée et si Masterpo avait dit (c'est tout lui) que le bout droit des parapluies "manque", je lui aurais répondu que justement, c'est ce qui donne l'impression de mouvement ! mais ne m'en veuillez pas de faire parler les morts ici et que Dieu, tous nous veuille absoudre.

La beauté de la photo de Mamina, elle est aussi dans le contraste évident entre le pilier de pierre immuable malgré le temps qui passe, la fragilité fraiche et drôlatique de ces japonaises aux chaussons de vair et l'éphémérité du port de l'ombrelle sans la pluie, ni parfois le plein soleil... un effet émérite

Villon, François de son prénom, un autre immense photographe de la vie !
Bon, mes critiques sont douces, pas offensantes, je l'espère. Elle souffriront la contradiction assurément.
au revoir Marie-Flore.
allez.. pour le fun :