Jamais depuis que.. tu sais Philippe, c'est dur ce que tu me demandes.
Je n'ose utiliser le nous, car certains sont dans les certitudes et auront le vote facile.
Je m'édite, mais n'y trouve pas matière à bonne littérature. Les interrogations sont multiples..
Que faire ? disait Vladimir Lénine, après qu'on a le pouvoir de voter..
Je sais un peu quelles photos me plaisent plus que d'autres, mais elles ne révèlent que moi.. et pas forcément le thème. Ah le thème, que je thème !
Anyway, c'était un plaisir ce sujet : pas de contresens possible ! Oublié Soulages et même Vasarely. Au rencart, malgré quelques rares rentatives, les tons feutrés et les dominantes sombres versés à l'aube et au coucher. Vivent les tons de midi ! aveuglants et en surcharge, en surnombre, en surmoi (là il faudra développer).
Je voudrais placer dix noms sur chaque place du podium. Et encore, ce ne serait pas assez. Assez pour remercier Gauguin, Vincent, Monet, Cézanne, Degas et encore une fois Paul Gauguin, qui sont décidément nos maitres à tous, avec William Turner, no doubt !
J'y arrive, j'écris pour labourer ma pensée : bien plus que le musée d'Orsay, le concours de ce mois me semble évoquer l'une ou l'autre de ces nombreuses galeries méditerranéennes, qui crient ou hurlent leurs couleurs. J'y ai associé ma pierre, j'y ai remué ma queue d'âne moquant l'art abstrait et je n'en suis pas fier. La photo est à la peinture ce que la chanson est à la poésie ou la littérature (la grande, pas celle qui a 50 nuances de gris).
Je vais donc commettre l'irréparable : choisir trois toiles, parmi cent couleurs chatoyantes, explosives. Mon choix étriqué ne parlera que de moi. Pas de vous tous, qui avez tout osé et fait rugir la couleur. Mes yeux en ont frémi. Je vais bientôt reposer mes pupilles.

cliché de deux saris achetés en boutique à
Delhi, qui ne sont pas ceux-là ci-dessous, portés divinement, dans l'ombre d'un festival à Khajurao.