Bonjour,
L'Union Européenne n'a pas remis en cause les restrictions aux accords Schengen mis en place par la
France, contrairement aux pays ayant mis en place ces restrictions en raison des forts flux migratoires.
Question de poids politique.
Sur le fond, la
France est hors-jeu, clairement.
L'avocat que vous citez était avocat d'un procès de violence à l'encontre de policiers. Non pas pour défendre ces malheureux qui ont été à deux doigts d'être brûlés vifs et lynchés à coup de barres de fer, mais pour défendre un des agresseur qu'il a qualifié pendant le procès de citoyens exemplaires.
J'estime qu'il a fait son métier et constitue une autorité morale majeure dans le paysage médiatique français actuel.
J'ajoute que je trouve les accusations que vous laissez pointer ici assez choquantes, même si je sais devoir les mettre sur le compte d'une émotion personnelle ou plus probablement professionnelle.
En un mot, je ne vous en veux pas de le dire ou de l'écrire, mais je trouve qu'elles sont injustes et inappropriées.
Et l'association dont il avait fait parti a été très discrète dans sa compassion et soutient aux victimes tuées ou mutilées par les attaques terroristes aveugles, plus préoccupée par la situation des terroristes.
La LDH est certainement l'association en
France dont je me sens le plus proche. J'avais cru comprendre jadis que les valeurs de Droits de l'Homme étaient celles de la
France, le vie m'a appris à relativiser assez largement.
Personnellement je ne vois pas en quoi presenter ma carte d'identité à l'embarquement d'un vol est attentatoire à mes libertés individuelles, ni même à un officier d'immigration lors du passage d'une frontière.
Moi je le vois ; sans doute parce que je vis en
Bretagne, et que dans mon esprit il s'agit indiscutablement d'une mise en cause de ma liberté de déplacement sur le territoire national.
Je vivrais à
Lille ou
Nice, je verrais les choses autrement.
Mais quand on vit à 800 km d'une frontière terrestre on est sensible au contrôle de nos déplacements, que voulez-vous. Surtout quand c'est pour de la communication politique, en dépit de la raison et de clairvoyance.
La surenchère actuelle revient à pénaliser et à priver de déplacement en avion, et demain peut-être en train ou autrement, des citoyens parfaitement en règle et respectables ; au regard des délais d'obtention des documents d'identité, souvent plusieurs mois, la chose apparaît à vrai dire encore plus grave et plus attentatoire aux libertés.
Quel Etat européen fait peser cette contrainte sur ses citoyens ?
Mais je sais que ne pas lutter contre le terrorisme met ma vie, comme celle de nombreux innocents en danger.
Mal lutter, sans action rationnelle, et pour satisfaire une vox populi, n'est-il pas pire que de ne pas lutter ?
Quelle efficacité a cette obligation ?
Elle n'en a aucune.
Michel