Moi aussi je choisi "mon camp" et opte pour la sécurité et le confort avant tout, je fais souvent de très longs trajets.
Mais ce n'est pas au détriment d'un accueil et d'un accompagnement de qualité, je pense.
En outre, je remarque qu'Air France a bien souvent des problèmes quand ce ne sont pas des conflits sociaux, ce sont des problèmes mécaniques ou assimilés:
Des incidents à répétition
Le milieu de l’aviation civile est un domaine assez opaque en terme d’informations relatives aux incidents techniques. Voici une liste non exhaustive des incidents concernant les vols Air France durant les treize derniers mois (*).
Samedi 3 février 2007Un Airbus Air France qui devait effectuer la liaison entre l’aéroport international Roissy-Charles-de-Gaulle de
Paris et l’aéroport international Pearson de
Toronto (
Canada) a été annulé après avoir par deux fois quitté le terminal en direction de la piste. Comme souvent, des problèmes mécaniques ont été évoqués sans plus d’informations.
Jeudi 12 avril 2007Un
Paris-
Moscou est contraint de faire demi-tour et de se reposer d’urgence à Roissy suite à une panne d’un des deux réacteurs. Le vol est finalement annulé.
Lundi 16 avril 2007Un
Paris-
Nice rebrousse chemin suite à une odeur de brûlé suivie d’une apparition de fumée dans la cabine de pilotage. Une nouvelle fois, aucun communiqué n’a été établi par la compagnie sur l’origine de l’incident, l’Airbus A320 est reparti deux heures plus tard sans problème ultérieur.
Dimanche 27 mai 2007Une panne de moteur au décollage de l’aéroport international de Roissy-Charles-de-Gaulle contraint le pilote d’un Airbus A321 à interrompre sa manœuvre en urgence. Les services incendie maîtrisent rapidement le feu moteur, les passagers prennent un autre appareil quatre heures plus tard.
Mercredi 6 juin 2007Suite à des problèmes techniques, un Airbus A340-300 devant effectuer la liaison entre l’aéroport international Roissy-Charles-de-Gaulle de
Paris et l’aéroport international de
Johannesburg (
Afrique du Sud) a stationné plus de deux heures sur le parking avant que les pilotes n’indiquent l’annulation du vol. Les passagers qui avaient patienté dans l’appareil ont été débarqués et transférés dans des hôtels des environs. Le vol prévu n’a pu être effectué que le lendemain matin.
Mercredi 27 juin 2007Un Boeing 777-300 est contraint de faire demi-tour et de revenir se poser sur l’aéroport international de Pointe-à-Pitre (
Guadeloupe) deux heures après son décollage suite à un problème moteur. L’appareil à destination de
Paris-Orly se trouvait au-dessus de l’océan Atlantique depuis une heure au moment où s’est déclarée une avarie de l’un des réacteurs. Le commandant de bord a aussitôt pris la décision de faire demi-tour et de se reposer en
Guadeloupe. L’avion s’est posé sans incident et il n’y a pas eu de blessé.
Vendredi 29 juin 2007Semaine noire pour la compagnie qui subit de nouveau l’avarie de l’un de ses 777-300 au départ de Luanda (Angola). Des problèmes techniques sont une nouvelle fois évoqués, les passagers sont débarqués et transférés dans un hôtel afin d’attendre le lendemain. L’avion étant indisponible, Air France dépêche un autre appareil pour le lendemain afin de récupérer les passagers et les mener à destination (
France).
Lundi 9 juillet 2007Un
Paris-Antanarivo est contraint au demi-tour suite à une avarie non précisée par la compagnie. Les pilotes ont procédé au largage de 60 tonnes de carburant afin de s’alléger avant de revenir sur
Paris. Le carburant a été largué à une altitude de plus de 7.000 m et s’est vaporisé bien avant de toucher le sol. L’avion s’est reposé quelques heures plus tard sans autre incident et il n’y a pas eu de blessé.
Mercredi 8 août 2007Le vol
Saigon-
Paris est retenu en
Thaïlande lors d’une escale. Aucune circonstance n’est évoquée, l’équipage est simplement alerté d’un incident technique ne permettant pas de reprendre l’air en toute sécurité. L’avion ne repart finalement que le lendemain, soit avec 17 heures de retard sur l’horaire prévu.
Mardi 14 août 2007Alors qu’il s’aligne sur la piste de décollage de l’aéroport international de
Madrid, l’Airbus A320 à destination de
Paris fume au niveau d’un réacteur. Le vol est annulé et les passagers sont débarqués dans le calme et replacés sur d’autres vols dans le courant de la journée.
Mardi 2 octobre 2007Un 777-300 reliant la
Réunion à
Paris est contraint de se dérouter vers les
Seychelles suite à un problème de réacteur. C’est le début d’une longue liste d’avaries sur ce type de moteur, qui poussera finalement la compagnie franco-hollandaise à opérer une vérification de la totalité de sa flotte (voir document moteur).
Dimanche 25 novembre 2007Avarie similaire pour ce 777-300 reliant
Saint-Pétersbourg à
Paris. L’avion se pose sur un seul moteur et les passagers sont transférés vers d’autres vols.
Mercredi 12 décembre 2007Nouvel épisode sur un 777, l’appareil effectuant un
Paris-la
Réunion est contraint de se dérouter vers
Rome. Le moteur manufacturé par General Electrics pose toujours problème, les passagers pâtissent une nouvelle fois de retards importants.
Jeudi 13 décembre 2007« Rebelote », même problème même effets, un 777
Paris-
New York ne décolle pas, le moteur est mis en cause. Le vol est tout bonnement annulé, les passagers sont reversés sur d’autres vols après de longues heures d’attente.
Dimanche 6 janvier 2008Un Airbus A320 reliant
Paris à
Toulouse fait demi-tour, l’appareil présente une avarie moteur sur l’un de ses réacteurs. L’avion se trouvait à mi-chemin mais la réparation n’aurait pas été possible à
Toulouse, expliquant le retour à
Paris.
Mardi 8 janvier 2008L’Airbus A321
Paris-
Prague atterrit d’urgence à
Prague suite à la panne de l’un de ses moteurs. Aucune conséquence pour les 106 passagers si ce n’est de grosses frayeurs.
Samedi 12 janvier 2008L’année a changé, pas les problèmes, c’est de nouveau un Boeing 777 qui pose problème à Air France. L’appareil reliant
Paris à
Dubaï largue 8 tonnes de kérosène au-dessus du Jura avant de retourner à Roissy. Le moteur est de nouveau mis en cause. Depuis, Air France a contrôlé l’ensemble de ses 777. « Le problème a été décelé : des ailettes présentaient un jeu, se détachaient de l’appareil et se déposaient sur le moteur », nous explique la compagnie qui possède 24 appareils de ce type.
(*) Cette liste a été établie en recoupant différentes informations diffusées notamment sur Internet.Edition
France Soir du mercredi 19 mars 2008 n°19750 page 2