J’ai déjà nettement plus de mal à me réveiller le lendemain. Le décalage horaire s’estompe et la journée bien chargée en émotions d’hier n’y est à mon avis pas étrangère. Les hommes dorment encore profondément, surtout le fiston, qui exploite bien toute la surface de son lit queen ! J’en profite pour tenter une petite incursion sur Internet, puisqu’au motel, nous avons le wi-fi gratuit. La connexion étant extrêmement lente, je réussis en tout et pour tout, en 20 minutes, à me connecter à ma messagerie et à envoyer un mail à la famille. Je m’impatiente mais, encore sur mon petit nuage, je rêvasse. Je suis moins impatiente qu’hier que la journée commence. Celle-ci ne pourra qu’être bien pâle, en comparaison.
Arches est au programme pourtant, ce n’est pas rien ! On en dit tant de bien ! Oui mais voilà, c’est un parc qui se livre surtout aux randonneurs, catégorie dans laquelle, malgré nos courtes incartades, on ne peut décemment pas nous placer. Par ailleurs, avant ma tentative de connexion à Internet, j’avais comme de coutume soulevé le rideau... pour découvrir à mon grand désespoir un ciel laiteux.
Mon mari, maintenant réveillé, me sort les mots de réconfort avec lesquels il a coutume de me rassurer dans ces (trop nombreux) cas-là : « Avec les rayons du soleil, les nuages vont se dissiper, ne t’en fais ! Il est encore tôt. » C’est vrai. Il n’est que 7h30, et nous sommes dans une région où ciel maussade le matin ne veut pas dire grisaille toute la journée. Mais bon, il l’avait déjà tentée à
Bryce, sa phrase de réconfort, et on avait vu ce que ça avait donné ! Bah, j’avais vu Dead Horse Point et Island in the sky sous le soleil, c’était le principal.
Pendant le petit-déjeuner, je ne cesse cependant de scruter le ciel qui, effectivement, semble vouloir s’ouvrir. Victoire ! Ce n’est pas le grand beau, mais en
Belgique, tout le monde crierait déjà à la canicule et au « bel été ». Direction
Arches le cœur léger.
Première chose étonnante, il faut monter pour accéder au parc. Je l’avais remarqué quand nous étions passés devant l’entrée les jours précédents. Je ne m’attendais pas à ce que
Arches se situe sur un plateau, en fait.
Nous commençons par Park Avenue. Très impressionnant. Il fait très chaud, malgré le soleil maintenant couvert. Comme il y a beaucoup à voir dans le parc et que nous n’avons prévu qu’une demi-journée, nous enchaînons directement avec le « tribunal », la « Grande muraille » et les dunes pétrifiées, pour arriver à Balanced Rock. De face, je trouve qu’il ressemble au biscuit en pain d’épice géant de Shrek. Séance photo obligatoire ! Les hommes sont tout petits devant ce colosse !
Nous prenons la route vers les Windows, mais le ciel me semble plus dégagé dans la partie nord du parc. Car ici, c’est la chape de nuages gris, qui ne bouge pas d’un pouce. Nous décidons donc de mettre le cap sans plus tarder sur la fameuse « Delicate Arch », en espérant que les rayons du soleil la dardent de plein fouet. Pas de bol, il y fait gris aussi. Mon mari est partant pour la montée jusqu’à l’Arche. Moi... pas du tout. Trop ambitieuse pour l’embryon randonneuse que je suis, puis vraiment, il fait trop chaud.
Nous passons le parking qui constitue le point de départ de la marche vers le sommet. Il est bondé. « Tu vois, tous ces gens le font, me dis pas que c’est si terrible ! ». Non, je ne fléchirai pas.
Nous arrivons sur le grand parking de l’autre point de vue, celui des lopettes comme moi. Là, il y a un sentier pour les non-marcheurs absolus. Bon, pour voir l’Arche, il faut un gros zoom - que j’ai. Mais comme je suis de bonne volonté, je propose de faire la marche jusqu’au point de vue intermédiaire.
Déjà celle-là, je la trouve costaude, j’ai du mal. C’est quoi cette condition physique de m.. ? Je ne suis pas contente de moi. Nous montons néanmoins le plus loin possible, jusqu’au bord du précipice. Il n’y a personne, il fait calme... On reste là un bon moment à admirer l’Arche, et à observer le ballet des fourmis qui se baladent à son pied. Franchement, je me demande si je ne préfère pas la voir de loin et seuls, que d’être là-haut dans la cohue et le pousse-toi que je m’y mette. Sans compter que je suis désormais sûre que l’ascension aurait été un vrai calvaire pour moi. Sans regrets, donc. Enfin si, le ciel gris et le manque de luminosité.
Nous croisons beaucoup de monde pendant la descente, dont un adorable couple d’octogénaires, qui montent doucement, à leur rythme. « Nous avons tout le temps ! » Nous échangeons quelques mots avec eux. Tous deux arborent un t-shirt aux couleurs américaines, avec de petits drapeaux. Nous sommes le 4 juillet.
Nous croisons aussi un autre couple, beaucoup plus jeune. Apparemment, monsieur tient beaucoup à monter, madame, beaucoup moins. Elle souffle et bougonne. Elle m’aboie au visage : « Is it really worth it up there ? » Comme je suis vache, je lui dis que oui, c’est à faire absolument.
Sur le parking, rencontre avec un autre octogénaire, comme on n’en trouve qu’aux
USA. Il conduit une Harley et il est torse nu, avec des tatouages partout. Il compte faire la marche intermédiaire, mais nous explique qu’il était au pied de Delicate Arch ce matin pour le lever du soleil, que le ciel était alors d’un bleu profond et que c’était sans doute plus beau que ce qu’il verrait maintenant sous ce ciel gris, mais qu’une merveille comme ça, il fallait la voir sous tous les angles. Ce matin, un touriste l’a pris en photo sous l’Arche, pour l’envoyer à sa fille « qui vit elle aussi en Europe », en
Norvège. Encore une belle rencontre.
Nous poursuivons notre route vers les arches du nord du parc. À Skyline Arch, nous dépassons la couche nuageuse. C’est déjà tout à fait autre chose, sous le soleil ! Nous marchons jusqu’à celle-ci. Marche courte, dans le sable. Il fait une chaleur accablante, mais l’arche est splendide, et la végétation alentour également. Et devinez quoi... séance grimpette !
Nous arrivons « au bout » du parc, à Devil’s Garden. Il y a énormément de monde, difficile de trouver une place pour se garer ! Et il fait encore plus chaud. Normal, il est midi. Nous marchons néanmoins jusqu’à Pine Tree Arch et Tunnel Arch. Nous admirons un gros rocher en forme de sous-marin, et rencontrons quelques petits habitants au passage. La balade est agréable mais éprouvante, vu la chaleur. Il ne serait vraiment pas raisonnable de tenter
Navajo Arch et ses copines, beaucoup plus loin. Nous revenons sur nos pas, et croisons des gens qui y vont gaiement. Dont un couple avec un enfant plus jeune que notre fils, et un bébé sur le dos, à peine couvert. Ils ont chacun à la main une toute petite bouteille d’eau. Je monte sur mes grands chevaux, je crève d’envie de leur dire qu’ils sont inconscients, je m’apprête à le faire, mais mon mari me retient. J’y pense encore.
Revenus à la voiture, nous rebroussons chemin pour nous rendre à la Windows Section, que nous n’avons pas faite tout à l’heure. Je prends conscience que nous passons à côté de beaucoup des splendeurs d’
Arches, et je comprends que l’on dise qu’il faut un jour entier pour visiter ce magnifique parc. Mais vu la chaleur accablante, les regrets sont moindres.
Le soleil est revenu. J’ai envie de retourner voir Delicate Arch sous le ciel bleu. On se contente du point de vue éloigné, car les Windows nous attendent. Nous parcourons le secteur rapidement, car les hommes ont faim (!) et moi, je me sens un peu vaseuse de notre marche sous le soleil. Au retour, re-photo devant Balanced Rock, sous un ciel bleu cette fois.
Nous sortons du parc, non sans admirer le somptueux paysage qui se déroule SOUS nos yeux, puisque nous sommes en hauteur. On voit jusqu’au massif des montagnes La Sal, ourlées à leurs pieds des buttes rouges de Castle Valley. Le point de vue sur la vallée de
Moab, à la sortie du parc, vaut le coup d’œil aussi. C’est avec le sentiment d’avoir découvert une région hors du commun, où les qualificatifs viennent à manquer, que nous quittons
Moab et ses parcs.
Nous faisons escale pas très loin – au Pizza Hut local ! En effet, Nathan a bien l’intention de nous faire le remake du pic-nic en chambre ce soir à l’hôtel à
Monument Valley, et a envie d’une pizza, la... 5ème du voyage ? J’ai donc l’idée d’aller au Pizza Hut, car je sais qu’il y a souvent des promos du style 1+1 gratuite. Comme de juste. Mais l’expérience n’est pas des plus agréables. La jeune fille qui nous sert semble complètement perdue et nous attendons très longtemps ces fameuses pizzas. Nous payons aussi nos marches sous le soleil, car nous sommes assommés. Et pour couronner le tout, à deux tables de nous, des Français dont le fils d’une petite vingtaine d’années est semble-t-il « très énervé » sur son frère - il l’a vociféré au moins 20 fois – exprime ses états d’âme à très haute voix pour tout le restaurant, face à des parents inertes. Ca me démangeait d’aller lui dire de la mettre en sourdine et de régler ses problèmes en privé, sans déranger les autres. Car comme toujours dans ces cas-là, il régnait un silence presque religieux dans la salle, tous les clients leur lançant des regards désapprobateurs. À mon avis, la réputation des Français à l’étranger n’en sera pas sortie grandie, et moi, c’est ça qui m’énerve.
Notre pizza sous le bras, nous prenons la route vers le sud, et quittons
Moab définitivement. Snif. Peu après, nous admirons au passage Wilson Arch, vraiment très belle. La route est sans grand intérêt si ce n’est un changement complet de paysage. Ici, plus de rochers rouges, plus de canyons. De petites collines vertes, un environnement très rural. Étonnant, cette zone « tampon » entre
Moab et
Monument Valley ! Nous la traversons sous un ciel orageux.
Nous nous arrêtons très très brièvement à Bluff, et pour cause : le trading post est fermé pour le 4 juillet. Pas un chat à l’horizon. Drôle d’impression, avec ces vieilles carcasses de voitures qui traînent ci et là, devant des maisons décrépies. Bluff, ville fantôme ?
Nous apercevons enfin au loin les silhouettes reconnaissables entre toutes. Nous retournons en terrain connu. Je suis néanmoins un peu dubitative : j’ai peur qu’après les splendeurs de
Moab,
Monument Valley me semble un peu fade. Dans ma naïveté de novice de l’Ouest il y a 14 ans, j’étais persuadée que les mesas si caractéristiques de
Monument Valley étaient uniques en leur genre.
Moab m’a prouvé le contraire, et avec quel brio.
En revanche, je ne tiens plus d’impatience à l’idée de loger au nouvel hôtel The View. Là aussi, après avoir changé plusieurs fois d’avis, notamment pour un motel à Mexican Hat, où j’espérais qu’il y aurait plus « d’ambiance » - nous sommes toujours le 4 juillet ! – et pour le Goulding’s, avec sa dimension historique et sa piscine, j’étais au dernier moment revenue à mon idée première : loger au The View. Pour m’imprégner à tout moment de ce paysage ô combien mythique et enchanteur.
Nous passons à côté de ce qui me semble être Valley of the God, que je ne connais que sur photo. Cela nous est confirmé très vite par le panneau marquant l’entrée de la piste. On la fait, on ne la fait pas ? La Moki Dugway me trotte en tête aussi mais... nous sommes trop pressés d’arriver à
Monument Valley. Mon incertitude s’est mue en impatience à peine contenue, la magie opère. Je sens que les retrouvailles seront réussies.
Mais voici déjà l’intersection pour Goosenecks, site que nous n’avions pas vu il y a 14 ans. Après une longue ligne droite, nous admirons cette curiosité de la nature, un peu grise à mon goût, mais impressionnante. Il n’y a que nous et... un groupe de jeunes asiatiques, qui parlent très bien anglais, mais le parlent surtout très fort, et qui s’évertuent à essayer de prendre une photo de groupe avec leur appareil posé sur un trépied, au bord du précipice. Le vent souffle très fort, les bourrasques sont violentes, mais ça n’a pas l’air de les perturber. Le photographe ne cesse d’invectiver ses camarades, avec un débit très rapide et une intonation typique des Chinois. Pourquoi se parlent-ils tous anglais ? Peut-être s’agit-il d’un groupe d’étudiants de différents pays d’Asie ? Qui vont bientôt rentrer chez eux, l’année universitaire étant terminée, et clôturent en beauté par un tour des grands parcs ? Ou peut-être s’agit-il tout simplement d’enfants d’immigrants chinois qui gardent ce débit si particulier de leurs parents ? Mon imagination tourne à fond, et mon regard se perd sur
Monument Valley qui se découpe à l’horizon.
De retour sur la route, le « chapeau mexicain » de Mexican Hat nous salue au passage. Celui-là non plus, nous ne l’avions pas vu il y a 14 ans, car nous avions logé à Mexican Hat et étions revenus sur
Monument Valley sans pousser vers le Nord. On en avait loupé, des trucs !
Le ciel est dégagé, avec juste quelques nuages pour donner plus de relief à l’horizon et aux buttes tant attendues. La luminosité s'annonce parfaite. Les couleurs sont à tomber. Une fois encore, nous entrons dans la carte postale.
Arrivés à l’embranchement qui mène vers le parc, j’ai l’impression que l’on a beaucoup construit le long de la route depuis notre lointaine visite. Oh, ce n’est toujours pas la 5ème Avenue, mais il me semble qu’avant, on ne voyait que le Goulding’s... que je ne vois plus, derrière les bâtiments. Mais ma mémoire me joue peut-être des tours.
Nous bifurquons vers le parc. Première remarque : l’hôtel et le futur Visitor center masquent une bonne partie du paysage. Dommage. Nous payons à la guérite, à une « ranger »
navajo très souriante, il convient de le signaler. Idem à la réception de l’hôtel : on ne nous serre pas dans les bras pour nous souhaiter la bienvenue, mais l’accueil est très cordial. On nous explique où se trouve la chambre et comment se passe le petit-déjeuner, pour lequel on nous remet un coupon de réduction de 5 dollars par personne, le petit-déjeuner en valant 11. On nous annonce aussi qu’un western sera projeté sur la terrasse vers 21h15. Sympa !
La réception de l’hôtel est très réussie. Bon, il faut aimer l’art
navajo, c’est sûr. Ca donne mieux chez eux que chez nous, c’est sûr aussi. Les grandes baies vitrées, kaléidoscopes qui renvoient l’image des 3 Mittens, font leur petit effet. Mais je ne regarde pas trop pour l’instant, je me réserve pour plus tard. The best is yet to come.
Nous découvrons notre chambre : immense et très bien aménagée, salle de bain très spacieuse et... j’y viens... une View à tomber. Ce que je fais aussitôt, dans les fauteuils, en contemplation ébahie et totale. J’y suis. À nouveau. C’était le parc que j’avais eu le plus de mal à quitter il y a 14 ans, celui que je tenais absolument à voir... qui savait quand j’y reviendrais ? Et j’y étais à nouveau, avec mon fils de 8 ans et mon mari... Quel beau cadeau de la vie.
Ledit fils de 8 ans, moins sensible des glandes lacrymales que sa maman, n’a lui qu’une idée en tête : il a entendu parler d’une piste, il est archi-fan de Retour vers le Futur, et il a bien l’intention de refaire son remake perso avec le Rav4 ! En route mauvaise troupe, c’est parti pour notre... 5ème piste !
Et quelle piste ! Du cinémascope sous son meilleur jour. Il est environ 18 heures, les buttes s’embrasent. Pas totalement, car je me réserve le coucher de soleil pour la terrasse panoramique de l’hôtel. Il y a quelques voitures, mais pas trop. Nous nous retrouvons avec des Italiens à l’un des points de vue. Ils prennent des photos d’eux sous toutes les coutures, et grimpent même sur le toit de leur voiture. Leur enthousiasme fait plaisir à voir.
Nathan s’éclate comme jamais. Ce paysage, il le connaît, il l’a vu dans des films. Il perçoit son côté magique, plus que dans tous les autres lieux que nous avons visités. Et salue toutes les voitures qu’il croise, s’amusant comme un fou de la tête que font les autres conducteurs de voir un gamin de 8 ans au volant.
Dernière séance photo devant les Mittens au soleil couchant. Vite, il faut aller à la terrasse, et vite, je dois recharger mon appareil photo ! Car, pour une raison qui m’échappe, je n’ai plus de batterie. Grève de l’appareil photo ? C’est pas le moment, en tout cas !
Courte halte technique dans la chambre, et retour sur la terrasse. J’y resterai deux bonnes heures, jusqu’à... l’apparition de la lune. Les hommes sont repartis dans la chambre depuis belle lurette. No comment. Moi, j’ai vécu l’une des plus belles soirées de ma vie. Voir ces buttes passer par toute la palette du rouge, du cuivre et du marron, avec un ciel en dégradé de roses, c’est juste magique. J’ai aussi rencontré une Française et son fils, j’ai pris des Japonais en photo, je me suis un peu baladée dans la boutique de souvenirs, pensant que le soleil était couché et m’apercevant que, non, il était encore bien là et jouait à cache-cache avec les nuages (le bâtiment de l’hôtel empêche de voir le soleil, qui se trouve dans notre dos).
De retour dans la chambre, je trouve mes hommes surexcités devant un match de catch. Ca me dépasse totalement, de regarder la télé alors qu’on a un décor pareil au balcon, mais, totalement euphorique, je laisse couler. Nous rempilons pour un dîner pic-nic dans la chambre. Au menu : les restes de la pizza ! Quelle décadence de grignoter ces restes pas terribles, il faut bien l'avouer, sur la terrasse d’un hôtel « de luxe » à la vue indécente de beauté.
Vers 21h15, l’obscurité étant tombée, nous nous dirigeons vers la terrasse pour notre séance de cinéma. Un vieux western,
Cheyenne Autumn, est projeté sur l’un des murs. Nous aidons à installer les chaises, et nous installons au premier rang. Nous sommes seuls ! Mais d’autres personnes ne tardent pas à nous rejoindre, curieuses. Au loin résonnent les feux d’artifice du 4 juillet du Goulding’s. C’est donc là qu’est l’ambiance !
Mon fils n’en rate pas une miette. Je suis toujours étonnée de le voir captivé par des films et séries qu’il ne comprend pas. Nous lui traduisons un peu, lui expliquons l’histoire des Cheyennes, leur déportation. C’est marrant de repérer toutes les buttes que nous avons vues sur la piste. Et nous identifions aussi des paysages du parc
Arches, vus le matin même ! Marrant ! Quelle belle coïncidence. Nous qui avions eu la chance de voir le film Indochine sur une jonque dans la Baie d’Along au
Vietnam, voici que nous regardions maintenant un western à
Monument Valley ! Une tradition bien sympa, si vous voulez mon avis !
On a beau s’habituer peu à peu au décalage horaire, on commence à fatiguer. Enfin, les « grands ». Car le « petit » a toujours les yeux rivés à l’écran, scotché. Pourtant, on ne peut pas dire que le rythme soit des plus entraînants. C’est très lent. Très très lent. On regarde depuis une heure trente quand arrive... l’entracte ! Prévu non par l’hôtel, mais dans le film lui-même ! Étonnant ! Nous en profitons pour convaincre le fiston d’aller dormir. Demain, le
Grand Canyon nous attend !