Pat124 · 20 septembre 2010 à 21:00 · 710 photos 142 messages · 32 participants · 38 835 affichages | | | | À: Virginath · 22 septembre 2010 à 22:13 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 21 de 142 · Page 2 de 8 · 7 673 affichages · Partager Bonjour Patrick,
Je commence enfin ma lecture de tous les comptes rendus de cette année par... le tien !  [/  citation]
Quel honneur, j'espère garder le même rythme et suspens jusqu'au bout.
Je sens qu'il va me plaire, j'adore tous ces petits détails et anecdotes. Que de péripéties, pour une première journée ! 
Vivement la suite, et bon courage pour la rédaction !
PS : au passage, j'adore la petite coquille : vous vous êtes réservé une "marche" de 15 minutes pour l'arrivée à l'aéroport [/  citation]
On aime marcher.....  | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Alanay · 22 septembre 2010 à 22:20 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 22 de 142 · Page 2 de 8 · 7 659 affichages · Partager Une petite question, si elle n'est pas indiscrète 
nous avions réservé les vols deux par deux, moi et notre fils de 18 ans et elle avec notre fille de 13 ans.
Quelle est l'astuce derrière cela ?
Armelle
Il n'y a pas d'astuce, car lors de ma réservation de vol, ma carte de crédit avait une limite d'utilisation de 2500 euros. Ma banque a mis pas mal de temps pour rectifier, ils se sont trompés plusieurs fois. Comme les tarifs partaient a la hausse, j'ai téléphoné chez Expédia et on a fait 2 réservations pour payer avec 2 cartes différentes et on a regroupé les réservations sur un même compte client. | | | À: Pat124 · 24 septembre 2010 à 23:14 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 23 de 142 · Page 2 de 8 · 7 557 affichages · Partager 30 Juillet
6h45, le réveil sonne, curieusement, nous ne sommes pas trop fatigués, vive le décalage horaire. Nous rangeons les valises et la plus récalcitrante des 4, celle qui m’a fait des misères cette nuit, s’ouvre.
On va pour le petit déjeuner, il s’agit d’un mini buffet, muffin, toast, bagels, confiture, fromage, fruits, céréales, lait, café, thé et jus de fruits. On choisi et on emporte en chambre.
Pas le luxe, mais on ne peut pas tout avoir, parking gratuit et grand petit déjeuner.
On demande le code d’accès internet et on retourne en chambre. On essaie d’envoyer les mails, mais mon pc bug. On sait recevoir mais pas envoyer, pas envie de chercher, on utilisera un compte Yahoo.
Je reprends la clé et en fait elle tient, il ne faut surtout pas la plier dans l’autre sens sous peine d’en avoir 2 pour le prix d’une.
On va à la voiture, on essaie et elle fonctionne très bien. On décide de ne rien faire, de la conserver dans une trousse afin de ne pas la plier et on part à la découverte des rues de San Francisco.
Nous avons même un peu d’avance sur le planning.
Parlons un peu de notre planning, nous avions programmé toutes les activités et temps de transfert entre les différents endroits que nous envisagions de visiter. Seulement, nous avions adopté un principe, si un endroit nous branche, on prend notre temps pour le visiter, quitte à zapper un autre site. Nous voulons en effet ne pas être lié à un programme et profiter du temps présent.
Les seuls impératifs de la journée, à 14h rencontrer un ami de Kephren et ses parents qui eux sont en fin de voyage, pour boire un verre et échanger des avis sur les USA. Et 18h pour aller visiter Alcatraz.
Notre hôtel se situe sur Groove Street, à 500m du Civic Center. Direction le Civic center.
La première chose qui nous marque, c'est une SDF qui se dispute avec la poubelle. C'est vrai, il y pas mal de SDF et on en apercevra régulièrement lors de notre séjour à San Francisco.
Kephren et moi, on poussait le sinisme à les classer de riche ou pauvre suivant les objets qu'ils ont dans leurs caddies de super marché.
Je sais c'est bas et que nul n'est à l’abri de se retrouver un jour à la rue, mais on ne peut s'empêcher de faire de l'humour au second degré. Ceux qui me connaissent comprendront.
D'après mes infos, la coupole est copiée sur la basilique saint Pierre de Rome et elle mesure quelques cm de plus que celle de Washington.
Devant ce bâtiment, on sent d'entrée que l'on est dans un grand pays, tout est grand!
Plusieurs fois lors de mon voyage, je vais me dire qu'avec de pareil espace, je comprends que les Américains soient fiers de leur pays.
Un clin d'œil à Laurence qui est comptable avec le bureau des impôts.
Nous traversons le hall et nous ressortons par le parc, une statue qui appelle à la zen attitude s'offre à nous.
Un groupe en pleine méditation.
Le décor est planté, nous sommes en Amérique, dans un autre monde, une autre culture....
Nous allons rejoindre Market Street, avec ses tables de jeu d'échec, où s'affrontent des gens de rue et des passants, pour aller à la station Powel Street du Tram Câble.
Nous sommes dans un décor de cinéma, combien de fois nous avons vu San Francisco au cinéma ou à la télé, cette fois ce sera nous les acteurs.
Nous arrivons à la station du câble, je regarde un plan du quartier et un homme dans une voiturette électrique, veut m'aider, en essayant de m'expliquer le plan, je n'en ai pas besoin, mais je lui fais plaisir, je le laisse terminer.
En échange je lui donne 1$, je deviens généreux, grossière erreur, c'est un démuni, il ne veut plus me lâcher, je lui fais comprendre gentiment que cela ira et je m'éloigne de lui.
Nous allons acheter notre muni pass, on devait les acheter à l'aéroport, mais vu l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés la veille, tout était fermé.
Le câble arrive et la manœuvre de retournement attire pas mal de curieux comme nous.
Derrière, un black danse pour essayer de gagner quelques pièces.
Vraiment un autre monde, il m'a fallut plusieurs jours pour digérer cette intégration.
Mes enfants se moquaient de moi, car je n'arrêtais pas de dire: Génial, Super, Incroyable,...
Un gamin qui découvre ses cadeaux sous le sapin pour la première fois.
Aux USA, tout est possible, qui est-ce que l'on aperçoit dans la file pour prendre le câble : Antonin et ses parents qui font la file.
Nous sommes à 9000 km de Mons et nous trouvons des Montois dans une ville de plusieurs millions d'habitants.
Quelques papotes plus tard, nous reprenons notre ballade et confirmons notre rendez-vous pour 14h devant le Hyatt pour boire un verre.
Nous nous plaçons dans la file pour prendre le câble et c'est vrai que ce tram qui sort d'une autre époque et sa Turntable, attire pas mal de monde.
Le temps passe vite, observer le Câble-man faire les manœuvres, le black qui danse, la ville qui vît.
Nous nous trouvons à l'intérieur de tram, les enfants sont déçus, ils aimeraient faire le voyage sur le marche pied.
Ce n'est pas grave, car nous ne restons pas longtemps dans le tram, nous descendons quelques arrêts plus loin, à l'interception de Powel street et Bush street.
Nous parcourons celle-ci jusque Grand Avenue, c'est la que se trouve Chinatown Gateway, qui marque l'entrée du plus grand quartier chinois hors Chine du monde.
Il y a un Starbuck, Kephren a une folle envie de prendre une boisson, Café caramel frappé pour lui et moi et pour Mado un chocolat chaud.
Nous traversons l’arche et par miracle nous sommes en chine, mieux que Stargate.
Nous remontons Grant avenue.
Nous bifurquons sur la droite pour trouver le tin how temple, il parait que l’on peut y rentrer, cela ne nous branche pas, alors on passe juste en face.
Direction 823 Grant Avenue, c’est à cet endroit qu’un jour lors de la ruée vers l’or, un colon a installé sa tente, près de 200 ans plus tard, c’est devenu le San Francisco que nous connaissons.
Dans une rue un peu plus loin, on trouve l’inventeur des golden gate fortune Cookie, les célèbres friandises avec un message à l’intérieur, offertes dans les restos chinois.
Quelques achats et nous allons manger chez KOKKARI, un resto grec un peu plus loin dans financial district.
Dans mon road book, j’avais repéré grâce à Google Map et le Forum, les restos qui se trouvaient dans les environs en fonction du lieu où nous nous trouvions aux heures de repas. Cela nous à évité de devoir chercher trop longtemps pour les repas, notre système a bien fonctionné, un seul restaurant était fermé et nous avons modifié 3 autres car nous avions modifié notre planning.
Nous avons un peu d’avance sur notre horaire, le repas, comme tous nos repas à table se limitent à un plat, pas question de rester 2h chaque jour autour d’une table.
Notre choix est bien, bonne cuisine et très propre. Le seul hic, c’est en plein Financial District, un jour de semaine et le midi.
Nous sommes entourés d’hommes en costumes et de femmes en tailleur. Avec nos jeans et tee shirt, nous faisons un peu tache.
C’est le premier restaurant que je vois, avec un ascenseur pour aller aux toilettes.
A la fin du repas, nous sortons et là problème, nous avons perdu 2 feuilles du road book. On retourne dans la salle du resto, les serveurs sont déjà en train de débarrasser et redresser notre table
J’essaie d’expliquer mon problème, on me répond qu’il n’y avait rien. Je rejoins Laurence qui fouille le sac, rien, je retourne voir les serveurs, ils ont déménagé les banquettes et on retrouve enfin mes feuilles qui avaient glissés entre les coussins.
Très serviables les américains !
Nous traversons financial distric, passons la transamerican pyramid.
Allons visiter le musée de la wells fargo. Une vraie diligence, je montre aux enfants l’ancêtre du Gsm, le télégraphe, les téléphones avec lesquels on devait demander à une standardiste pour avoir son correspondant.
Kephren fait une étape du poney express, ce qui ne sait pas c’est que le simulateur imprime sa photo.
On fait même imprimer des dollars avec notre tête à la place du président.
Il est l’heure maintenant, d’aller vers le Hyatt, car nous avons un rendez vous devant un verre. Nous visitons le justin herman plazza devant le port de San Francisco.
Nous traversons le Hyatt et allons pour attendre nos compatriote près du terminal de la ligne du câble « California Street ».
On ne les voit pas arriver, on décide de bouger et on fini enfin par les croiser. Ils nous attendaient à l’intérieur. Il est plus facile de les rencontrer par hasard qu’en se donnant rendez-vous.
Nous retournons ensemble à l’intérieur, on cherche pour monter au bar panoramique, mais les ascenseurs fonctionnent avec une carte des chambres.
Nous atterrissons enfin sur une terrasse à Sacramento street. On doit aller chercher des boisons dans un snack, des softs, un comble pour nous qui venons du pays de la bière.
C’est un des rares moments, où nous avons pu rester en tee shirt, car sur notre passage à SF, nous avons eu souvent froid.
Nous allons maintenant au port, pour prendre le tram vers Fisherman’s Wharf.
Un peu de shopping sur le célèbre pier 39. J’ai vu des fraises qui se vendaient à la pièce, de la taille d’une petite prune.
Nous allons voir les otaries, elles sont revenues, moins nombreuses que sur certaines photos que nous avions vu sur le net, mais il y en a.
Nous allons à pieds par The Embarcadero au pier 33.
Nous avons réservé pour la visite d’ alcatraz du soir.
Nous achetons un sandwich au magasin du pier 33 avant d’embarquer.
Quant nous avons expliqué aux enfants notre intention de visiter Alcatraz, ils ont soupirés. Après nos vacances, c’est devenu un de leurs meilleurs souvenirs. Comme quoi, il faut pousser un peu les ados à visiter des sites un peu plus historiques.
Lors de la traversée, le remous, le vent glacial et le froid en plein été, me fait prendre conscience que s’échapper du rocher à la nage est quasi impossible.
La vue de San Francisco sous la brume, le silence de l’océan, le bruit du moteur et la cloche de la bouée près du rocher, nous met dans l’ambiance.
Lorsque l’on débarque sur l’île, le silence, la sensation de solitude, un prisonnier qui mettait les pieds dans ce pénitencier, devait déjà se sentir exclu de la société.
Ces tags nous rappellent que l’ile a été occupée par des indiens après la fermeture de la prison.
Dès l’entrée nous arrivons dans les douches, certainement comme tous prisonniers qui passaient par Alcatraz, on les décontaminait.
C’est aussi ici que nous avons l’audio guide et en Français. Il s’agît d’un ancien prisonnier qui nous fait visiter Alcatraz, nous explique le fonctionnement et la discipline qui règne dans le pénitencier, nous explique les loisirs, les activités, récompenses, visites de la famille et punition des détenus.
De même nous avons droit à la tentative d’évasion qui à mené à une mutinerie, à la célèbre évasion (voir le film « l’évadé d’ alcatraz »). Ce qui est dommage, c’est que celui de Mado tombe en panne, Laurence se sacrifie et lui donne le sien, on est obligé de continuer en lui donnant les explications.
Nous avons droit à entendre le bruit du mécanisme d’ouverture des portes. C’est assez lugubre.
Un petit regret, il y a beaucoup de gens qui visitent le site.
Avant que le rocher soit un pénitencier, il était un fort.
Nous reprenons le bateau, la fatigue se fait sentir, le décalage, il est à peine 21h00. On s’en doutait, nous allons pour prendre le tram pour retourner à l’hôtel.
Nous sommes un peu plus loin de fisherman’s, ce qui fait que le tram qui arrive est bourré. Impossible de monter. Je réfléchi à un plan b, remonter sur fisherman’s, prendre une autre ligne, sans plan de la ville avec nous assez difficile.
Un autre tram arrive, on arrive à monter, mais celui-ci ne va pas jusqu’au bout, on doit descendre bien avant.
Le chauffeur nous explique comment faire pour rentrer à notre hôtel, on doit prendre un bus, la ligne 6, un peu plus loin.
Nous apercevons le Civic center, c’est bien pratique de loger près d’un bâtiment si important, on ne sait pas le rater.
Arrivé à l’hôtel, j’utilise le plan B pour envoyer les mails, j’utilise Yahoo, je n’ai pas envie de chercher pourquoi la configuration de Outllook ne fonctionne pas.
Je reçois mes mails mais je ne sais pas les envoyer.
Il est 22h00 lorsque que l’on se couche, pas besoin de somnifère pour s’endormir. | | | À: Pat124 · 25 septembre 2010 à 0:42 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 24 de 142 · Page 2 de 8 · 7 549 affichages · Partager Ah ! Moins de pépins dans cet épisode 
On vous suit....
Patrick | | | À: Pat124 · 25 septembre 2010 à 7:34 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 25 de 142 · Page 2 de 8 · 5 647 affichages · Partager Bonjour Patrick et Laurence,
J'ai lu avec intérêt le deuxième épisode, nous y étions les mêmes jours, j'ai donc surveillé les photos pour voir si je m'y voyais  . C'est très improbable mais cela m'est arrivé, sur une de mes photos, à Antelope Canyon, une forumeuse y a reconnu son mari et son fils qui étaient en premier plan, comme quoi... Sinon c'est marrant de voir le même endroit avec d'autres yeux, les photos ne sont pas les mêmes. Sinon je rend hommage à votre pugnacité, avoir fait tout ça dès le premier jour, bravo. Lorsque vous êtes arrivé à l'hôtel cela faisait au moins une heure que nous dormions 
Je comprend mieux le pourquoi de la clé...
vivement la suite
cordialement
Jean-François | | | À: Max68 · 25 septembre 2010 à 8:48 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 26 de 142 · Page 2 de 8 · 5 643 affichages · Partager Patrick et Laurence ont pu faire des tas de choses dans une journée car ils avaient fait une très grande préparation en amont. Il suffit de voir la grande qualité de leur Roadbook pour s'en rendre compte. Un petit bijou. Bravo mon Patounet.
Véro | | | À: Kida1274 · 25 septembre 2010 à 10:01 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 27 de 142 · Page 2 de 8 · 5 639 affichages · Partager Apparemment tu fais partie des initiés, puisque tu connais le RoadBook | | | À: Max68 · 25 septembre 2010 à 14:27 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 28 de 142 · Page 2 de 8 · 5 618 affichages · Partager En effet je fais partie de leur secte lol! Je connais le roadbook et de plus je suis déjà partie en voyage en Floride avec eux, où déjà ils avaient connu de grandes aventures aéronautiques lol.
Véro | | | À: Max68 · 25 septembre 2010 à 15:46 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 29 de 142 · Page 2 de 8 · 5 609 affichages · Partager Vero connait bien notre road book, car ce sont des amis et c'est avec eux que nous avions prevu de partir dès le débus du projet, mais ils ont eu d'autre projet pour 2010. | | | À: Pat124 · 25 septembre 2010 à 15:56 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 30 de 142 · Page 2 de 8 · 5 604 affichages · Partager Autre Projet oui, un bébé entre autres, mais ce n'est que partie remise. Ce sont des poissards en voyage alors on apprend comment survivre dans un "milieu hostile" lol.
Véro | | | À: Pat124 · 27 septembre 2010 à 21:48 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 31 de 142 · Page 2 de 8 · 5 597 affichages · Partager 31 Juillet
Il est 6h45 quand le réveil nous tire du lit, c’est ça l’effet magique des USA, durant l’année on râle sur le réveil et ici on l’apprécie.
Il faut dire que grâce au décalage, depuis plus 1h je suis dans la salle de bain avec le PC pour classer et organiser les photos.
On a bien compris le système des petits déjeuners, les enfants et moi allons le chercher, pendant que Laurence prépare le sac pour la journée.
Nous partons avec 5 min de retard sur le programme, pas mal. Nous prenons le bus 47.
Un couple de touristes Américains un peu plus âgés, nous parle et nous conseille de ne pas trop laisser visible notre appareil photo et nous parle d’un musée qu’ils ont visité. Pour l’appareil, c’est vrai que l’on peut le dissimiler sous notre gilet ou veste, mais on espère avoir plus chaud plus loin dans notre circuit et ne plus devoir porter de survêtement.
De toute façon, c’est marqué sur notre front, « TOURISTE ».
Evidemment, nous loupons notre arrêt, c’est plus tard que nous remarquerons que le nom du prochain arrêt est noté dans le bus.
Nous sommes à 500 m de notre destination. Les spécialistes de la santé ne nous conseillent-ils pas de descendre un arrêt avant ou après afin de marcher un peu plus et bien voilà c’est chose faite !
Nous trouvons par hasard un hommage rendu aux 2 ouvriers tués lors des grèves des dockers de 1934.
Nous arrivons chez Bay City Bike un peu plus tard que demandé pour la location des vélos, mais vu le nombre de vélos qu’ils disposent, pas de souci.
Une dame est devant nous et vient notre tour. Nous écoutons les consignes de sécurité et les formalités pour rentrer avec le bateau de Sausalito. La dame qui était avant nous, nous demande en Français si nous avons tout compris, on lui répète ce que nous avons compris et nous confirme que nous n’avons rien loupé.
Chez nous c’est : démerde toi ce n’est pas mon problème..... !
Nous devons prendre le Golden Gate sur la gauche, il parait que le sens change suivant les jours ou semaines.
Mado râle un peu, car comme elle n’a pas 18 ans elle doit mettre un casque !
Les premiers tours de roues sont un peu difficiles, on panique un peu de rouler à vélo dans San Francisco. On se trompe encore de chemin, mais cela nous permet de voir un pélican. On longe la mer, cela monte moins, on arrive à « El Présidio ».
Il y a un musée, on laisse les vélos attachés avec les cadenas fournis par l’agence et nous rentrons dans le musée (l’ exploratorium).
On pensait que c’était l’accès au parc, mais non, on ressort et pas de chance, il est en travaux, la rotonde n’est pas accessible. C’est de l’autre coté du point d’eau que l’on peut faire quelques photos.
On reprend nos vélos et direction cette fois Gorgas Av. c’est là que se trouve au 111, Lucasfilm et Lucas arts Entertainment.
Bon il parait qu’il n’y a rien grand-chose à voir, de plus nous avons un peu de retard et comme cela commence à monter costaud, on zappe.
Nous longeons la mer, un festival de danse country nous oblige à faire une déviation à travers une prairie.
Le dernier Km avant le Golden Gate est mortel pour les mollets, j’aimerais connaitre un coureur cycliste professionnel pour qu’il me donne une seringue.
Un aperçu d’un col de première catégorie. Kephren y arrive, Mado est obligée de faire une halte tout comme moi et Laurence termine à pied les 100 derniers mètres.
Le célèbre pont nous déçoit, il est aussi beau que l’on s’imaginait.
Mais on se croirait sur le périphérique Parisien aux heures de pointe. Le trottoir de gauche, qui est attribué aux cyclistes, fait penser aux heures de pointe à Pékin cette fois.
De sorte que je me fais rouspéter dessus par d’autres usagers, parce que j’ose m’arrêter pour faire des photos.
Et surtout beaucoup de bruits.
On assiste à une intervention des secours du Golden Gate, car une femme à chuté de vélo et nécessite des soins.
De l’autre coté du pont, le chemin qui permet aux vélos et piétons de couper au cour pour aller vers Sausalito, est fermé pour travaux.
Ce n’est pas le détour qui nous tue, mais la montée qui nous attend.
Là personne ne l’a faite, on monte à pieds, nous ne sommes pas les seuls.
La fin forcement est une longue descente, ce qui est embêtant ce sont les cyclistes qui ont peur et qui descende quasi à l’arrêt, avec les voitures c’est difficile de les passer.
Mais après quel bonheur, cheveux au vent (du moins pour ce qu’il me reste) et enfin du soleil.
Très vite on doit se mettre en tee shirt et ranger pull et coupe vent. On aperçoit SF sous sa brume.
Une question me turlupine, pourquoi avoir choisi l’autre coté de la baie pour construire San Francisco et pas du coté de Sausalito ?
On commence à avoir faim, nous avions repéré un restaurant tenu pas un Français « Le Garage ». Nous ne le voyons pas, on laisse les vélos à un parking et allons au visitor center pour se renseigner. La dame nous montre sur un plan, c’est à la sortie de la ville, dans une espèce de zoning portuaire.
Nous y allons à pieds, un parking nous rappelle que nous sommes dans la cité d’origine des Beatnik.
Nous trouvons finalement « le Garage », il faut vraiment connaître pour le trouver, ce n’est pas en se baladant comme des simples touristes que l’on peut le trouver.
Il est situé sur un embarcadère, en arrivant la seule chose qui indique que nous sommes sur le bon chemin, c’est le parking avec un service valet. Comme les valets ne s’occupent pas encore des chaussures, nous n’en avons pas besoin.
La déco est sympa, on est bien accueilli et le serveur qui devait être le patron parle un français parfait.
Hamburger pour les enfants, du canard pour Laurence et des œufs Bénédicte pour moi, il parait que c’est une spécialité de San Francisco.
Je prends un verre de vin Californien. Durant tout mon séjour, j’ai constaté que le vin Californien est plus cher que le vin Français.
A conseiller, vraiment un bon resto.
Nous refaisons le chemin inverse en faisant les magasins.
Il y a même un magasin spécialisé en décoration de Noël, voir des sapins en plein mois de juillet, il faut être en Amérique pour voir ça.
Le long du port, des artisans, un homme présente des sculptures, ce sont des pierres empilées et qui tiennent en équilibre, il semblerait qu’il n’y ai pas de colle ou autres matières adhésives.
Nous récupérons nos vélos et vérifions l’heure pour prendre le ferry, il nous reste environs 45 min avant le départ, on ne voulait pas rester plus longtemps, car on doit aller rapporter les vélos et on aimerait pouvoir visiter Fisherman’s en soirée.
Nous sommes près du lieu d’embarquement et il y a un ferry qui va bientôt partir, on y va, au fait c’est une autre compagnie que celle avec qui on devait embarquer, mais il nous accepte quand même.
Nous sommes dans les derniers a embarquer, les vélos sont littéralement empaquetés et nous devons aller à l’étage.
Les vélos des filles ne sont pas près des nôtres et il n’y a pas de contrôle de billet à l’embarquement.
Arrive l’approche des quais de San Francisco, un appel pour les passagers aller récupérer les vélos.
Nous sommes forcement séparés en deux groupes ; Mado son vélo n’est plus là, panique, il est juste déplacé un peu plus loin. Moi et Kephren, avons bien nos vélos mais sommes dirigés vers une salle plus loin pour libérer le passage.
Mais voila, les billets sont dans le sac de Laurence qui est très loin de nous et le contrôle de ceux-ci se font à la sortie.
J’entreprends de remonter le troupeau de cyclistes pour retrouver mon épouse, mais en vain, j’arrive juste à lui dire de nous attendre à la sortie pour les billets.
La sortie du bateau est pas mal non plus, on doit sortir par le premier étage, car les quais sont plus hauts qu’à Saussalito, pour ça, il y a une rampe qui est rabattue sur les escaliers afin de pousser les vélos. Vu le poids de ceux-ci, l’opération n’est pas facile, nous les hommes avons déjà dur, pour pas mal de femmes, c’est impossible, un membre de l’équipage doit les aider.
Nous sommes enfin sortis, nous sommes au port, logique, mais pas au pier 41 où nous pensions arriver. Nous devons faire tout Embarcadero jusqu’au pier 39 et ensuite Jefferson Street, pour rejoindre l’agence de location.
Nous rendons nos vélos, les questions habituelles, tout est ok.
Pendant que Laurence s’occupe de tout l’administratif, je m’éclipse pour aller aux toilettes, Kephren et Laurence sortent suivi de Mado qui dit au revoir en Français. Moi sortant des toilettes, le jeune qui rangeait les vélos ne m’avait pas vu, j’assiste à son récital, en effet, il chantait au revoir, au revoir........
Il était sous le charme de Mado qui lui avait parlé en Français, il a fait une drôle de tête en me voyant.
Par la suite, nous nous baladons le long des quais jusque fisheman’s. A l’image d’une ville balnéaire, il y a plein de magasins de souvenir, certains sont typiquement américains et d’autres sont de banals magasins de souvenirs où l’on retrouve toujours les mêmes tee shirt, porte clé, etc....
Les enfants aiment, nous un peu moins.
Comme sur tous les bords de mer qui se respectent, il y a des artistes de rue en tout genre.
Un attire particulièrement du monde, on se rapproche et on comprend pourquoi. Ce n’est pas l’artiste déguisé en squelette qui fascine, mais plutôt la petite fille à peine âgée de 2 ans qui est tombée sous le charme d’un nouveau jeu grandeur nature.
Elle a des fous rires qui amusent vraiment la galerie au grand étonnement des parents et de l’artiste.
Nous prenons une boisson, dans un établissement qui propose des glaces à composer soi-même.
J’explique, on paie le récipient et on met tout ce que l’on peut dedans, de la folie. Le peu que nous sommes restés pour boire notre soda, on a vu des compositions de desserts exceptionnelles. Il faut plus avoir un sac qu’un estomac pour digérer tout çà.
La fatigue se fait sentir, un peu moins qu’hier, on commence à s’adapter au décalage. On n’a pas envie de se coucher trop tard afin de bien récupérer pour la suite du voyage.
Nous allons manger au pier 39. On avait repéré la veille un fast Food qui vendait du poisson frit. Allez, nous essayons notre premier repas » mal bouffe » des USA. On avait mangé assez diététique ce midi alors on essaie. Kephren et moi sommes assez téméraires, je prends des « Scallop frit » ce sont des Saint-Jacques.
Kephren demande la traduction de « Oyster frit » zut on ne se souvient plus, plus moyen de se rappeler. On cherche dans notre mini dico de poche, le mot n’est pas repris.
Il fonce et en commande.
Laurence un steak de crabe et Mado un hot dog. Comme dans plusieurs restos comptoir que nous avons fait, on passe commande, on reçoit un ticket de caisse avec un numéro, on va s’assoir et on attend que l’on appelle notre numéro.
C’est notre tour et là l’inspiration me revient, « Oyster » ce sont de huitres. Sa tête change un peu en apprenant le contenu de ses beignets passés à la friteuse.
C’est spécial, j’aime mieux les huitres fraiches.
Nous faisons le hard rock café en face et reprenons le bus pour rentrer.
A l’hôtel, nous lisons nos mails, préparons le road book pour le lendemain, prenons des notes pour notre futur compte rendu, transférons les photos sur un disque dur et buvons enfin notre mousseux.
Oui, en 2006 en arrivant en Floride, nous avons voulu boire du champagne, mais nous n’en avons pas trouvé. Alors cette année, comme Laurence n’aime pas le champagne, n’étant pas sur que la bouteille passe la douane, on a pris chez nous un cidre.
Le jour de notre arrivée, à 2h00 du mat pas faisable, la veille, trop fatigué, alors on le bois 2 jours plus tard.
Il est 22h00 quand nous nous couchons. Nous avons profité à 100% de notre journée, pu faire ce que nous avions prévu. Les regrets, nous ne sommes pas allés assez loin dans Saussalito pour voir les maisons sur pontons et il fait très froid. | | | À: Pat124 · 5 octobre 2010 à 22:36 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 32 de 142 · Page 2 de 8 · 5 495 affichages · Partager 01 août
Il est 7h00, on a dormi un peu mieux, enfin on commence à être à l’heure Californienne. L’être humain est ingrat, à peine 3 jours, on renie déjà nos origines européennes. Mais on n’oublie pas nos amis et la famille resté en Belgique, pour preuve, on sonne à Sophie, la filleule de Laurence qui a 18 ans aujourd’hui...
Juste un événement ce matin, plus de muffins au chocolat pour déjeuner ! Ceux-ci sont remplacés par des Muffins à la banane, on va finir par s’ennuyer avec si peu d’imprévu......
Aujourd’hui, on déambule dans SF, on va beaucoup marcher et utiliser les transports en commun.
On organise les valises car demain on quitte SF pour commencer notre circuit.
Finalement vers 9h00, comme prévu, nous quittons l’hôtel, direction l’université de San Francisco.
En ce moment de l’année elle est fermée, mais comme Kephren est un fan de basket, il adore le film « Coach Carter » et la finale du match se joue à l’université de SF.
Un peu déçu, l’extérieur de l’unif, le quartier est très calme, désertique et de plus il ne retrouve pas la déco du film.
On trouve enfin la salle, fermée évidemment, mais une porte vitrée nous permet de voir un peu le terrain, et là il reconnait la salle, ravis à moitié.
Nous reprenons le bus pour un quartier, plus animé mais moins fréquentable, surtout la nuit.
Nous voici en plein Tenderloin, c’est vrai, c’est moche, triste et les clochards sont en nombre. Nous sommes ici, non pas par masochisme, ni pour une œuvre humanitaire, mais bien pour assister à la messe en Gospel à la Glide « memorial united methodist church ».
C’était un souhait de Laurence, je n’étais pas très chaud, on avait négocié, si cela ne nous plait pas après 30 min on s’en va.
On savait qu’il fallait arriver 30 min avant le début, pour être bien placé, déjà une file devant le bâtiment, difficile de dire que c’est une église.
Nous rejoignons la file et déjà les portes sont ouvertes. Chez nous, pas besoin de faire la file pour se rendre à la messe le dimanche matin, mais ici....
D’entrée une personne sert la main à tout le monde. Nous allons à l’étage, effectivement, le bas est surtout réservé aux fidèles.
Ce lieu est un exemple d’intégration entre les différentes ethniques, que l’on soit blanc, noir, jaune, vieux jeune, riche, pauvre, gay..... Tous le monde est le bien venu. Dès le début, un homo est devant nous, un pur et dur, plein de gestes efféminés, il parle avec tout le monde, il doit être connu. Un noir vient le rejoindre, quand je disais intégration plus haut.
Mais notre ami ne tient pas en place, il monte et décent les escaliers sans cesse, parle avec toutes les personnes qui arrivent, veut nous donner un programme avec un pub dessus qui sert à la fois d’éventail. Décidément cette église m’étonne de plus en plus. Ce qui devait arriver arriva, notre mascotte, en passant près de moi, rate une marche et j’ai un reflex de le rattraper. Il m’en a été reconnaissant, d’autant plus que je l’ai rattrapé juste en dessous de la ceinture....
L’heure approche et la salle se rempli, les musiciens accordent leurs instruments, un enfant essaie le saxophone et nous laisse pantois, un talent certain, la relève est assurée et il se paie sa première Standing Ovation.
Il est 11h00, les chanteurs montent sur scène ainsi que le pasteur, c’est inexplicable, la foule se lève, la musique commence, les chanteurs dansent, le public crie, un délire.
Johnny au Stade de France peut aller se rhabiller, rien que de l’écrire et d’y penser j’en ai des frissons.
Les chants se succèdent et on reste sans voix, car c’est un véritable récital, des chanteuses plein de talent, tout le monde danse et frappe dans les mains, même nous.
On a dansé sur Lady Gaga à une messe, irréel. 1h30 de messe comme ça cela passe vite. Le seul moment où la musique s’arrête, c’est pour l’offrande, normal, c’est une messe.
Le voisin de Laurence a fait un chèque de 100$ et même moi j’ai mis de bon cœur, car le spectacle le mérite bien.
Un très bon moment, à conseiller, même pour les athées comme moi.
Nous allons sur Market Street pour prendre le bus pour aller à Alamo Square.
C’est vrai que le quartier est assez mal fréquenté, beaucoup de clochards, il est près de 13h, les estomacs commencent à réclamer.
A l’origine, nous devions manger dans le quartier Alamo square, mais vu l’heure nous cherchons sur Market Street et nous mangeons à Hallidie Plaza au « Murphy’s City Pub & Café ».
Un pub bien sympathique, avec un bon choix de salade, sandwich, Quesadilla et bien sûr la fontaine à Soda.
Nous prenons le bus 21 qui nous conduit à Alamo Square.
C’est dimanche, jour des pic-nic, des associations et groupements divers organisent des repas et expo diverses.
Ce parc est déconcertant, un endroit est rempli de vieilles chaussures, qui servent de pot avec des plantes ou fleurs.
Les maisons victoriennes on pas mal de succès avec les photographes amateurs, mais ici, chacun attend son tour pour ne pas gêner les autres, inimaginable en Europe, où l’on se bousculerait pour passer premier.
Une des maisons victorienne est à vendre, Laurence ne veut pas l’acheter, elle préfère la mauve un peu plus loin, difficile les femmes !
Nous descendons Webster street jusque Lafayette park. Nous traversons le quartier Japonais.
Kephren et moi rentrons dans un supermarché spécialisé en produits japonais.
On en profite pour gouter un produit Japonais, des nouilles Misso et Pock. Un fou rire garanti, car on ne sait pas vraiment ce que l’on mange.
Nous poursuivons jusque Lafayette park, les rues de San Francisco tiennent leurs promesses, ça monte, même très fort.
Pourquoi ce parc, certain me dirons, c’est là que se trouve la maison de Danielle Stell. Comme Laurence et Mado son fan, on l’a inscrit à notre programme.
Une maison protégée de la vue par une haie de 3m de haut. Je dois monter sur la butte en face pour pouvoir faire une photo.
Nous ne somme pas les seuls, 2 filles font aussi des photos. Il faut dire qu’il y a plus moche comme maison, une superbe propriété avec une vue sur la baie de San Francisco à couper le souffle.
J’imagine le matin en se réveillant avoir une vue pareille, cela doit donner de l’inspiration pour l’écriture....
Nous allons maintenant vers California street pour prendre le Cable.
Un terminus est là tout près.
Pas besoin d’attendre bien longtemps, le tram est déjà là. Les enfants et moi faisons tout le trajet sur le marche pied, drôle de sensation, de croiser les voitures de cette façon.
Nous descendons à Télégraph Hill et prenons la Samson street.
Nos sens de garçons sont mis à rude épreuve, un photographe fait des photos d’une mariée et ses demoiselles d’honneurs avec des robes on ne peut plus sexy.
Dans Samson Street, nous passons devant une caserne de pompiers, on peut y voir plusieurs véhicules.
Les enfants me demandent si ont peu demander pour rentrer visiter. C’est tentant, et qui ne demande rien n’obtient rien. Laurence l’interprète reconnue, me dit débrouille toi.
Ma curiosité me pousse à trouver un pompier et il accepte.
Des camions blinquants et un équipement de musculation a faire pâlir certaines salles de muscu près de chez nous.
On en tire de belles photos.
Le soleil est présent et nous aimerions prendre un verre sur une terrasse. Mais ici cela ne doit pas exister.
Et quant nous arrivons au pied de Filbert Steps, nous n’avons rien vu. Les jambes vont en prendre un coup, on a prévu de monter jusque la coit Tower et ensuite tout descendre jusque Lombart Street pour la monter.
Monter filbert c’est une épreuve qui mériterait de figurer aux prochains J.O. de Londres.
Mais que c’est beau, des fleurs, arbres fruitiers, maisons superbes et vue sur la baie et le bay Bridge qui nous fait oublier le supplice que nous sommes entrain de faire subir à nos pauvres jambes.
Pour aller à la Coit Tower, arrivé en haut des escaliers de Filbert et bien il faut encore monter. Sur la route, une file de voitures pour se rendre à la tour.
Et toujours rien à boire, en haut, Christophe Colomb domine San Francisco et à l’entrée de la tour, il y a un marchant de boissons fraiches.
On s’en contentera, de même qu’une petite pause avec une crème glacée.
Nous allons maintenant rejoindre Lombart Street et forcément, nous devons redescendre tout ce que nous avons monté, c’est physique.
On remarque assez rapidement les voitures de touristes, car elles ne placent pas leurs roues direction trottoir, comme c’est obligatoire à SF.
L’avantage des rues rectilignes c’est que l’on voit les zigs zag de lombard street de loin.
En parcourant le bas de lombard street à un carrefour, nous remarquons un bbq sur le trottoir. Intrigué, je me dis il est trop beau pour appartenir à un sdf, et là se prépare le barbecue du dimanche pour une famille Américaine. On voit arriver le maitre des lieux avec le charbon de bois et la viande pour faire les grillades du dimanche, sur le trottoir en plein milieu de la ville. Je comprends ma chance d’avoir un jardin à la maison.
Avant d’arriver au pied du slalom géant de San Francisco, ça monte pour ne pas changer.
Cette rue est vraiment belle, mais je n’aimerais pas y vivre, car toute la journée les voitures de touristes défilent dans la rue et pour les locaux entrer chez eux, ils doivent bloquer la circulation.
Un véhicule original pour descendre Lombart. Arrivé en haut, faire quelques photos est une belle excuse pour s’arrêter et reprendre son souffle.
Le hic, comme c’est moi le photographe, je dois me placer pour trouver le bon angle et pendant ce temps, le reste de la famille peut s’assoir sur un muret.
On a fait une plus longue pause afin que je puisse profiter de ce muret.
On descend Hyde street pour aller à Girardelli.
On aimerait prendre un verre, il y a un pub, enfin, mais, comme les bars sont rares, du moins sur notre parcours, nous ne sommes pas les seuls, tout est complet.
Une petite visite du magasin de chocolat, une petite dégustation, pas mauvais, mais restons chauvin, je préfère le chocolat belge.
Nous devions prendre le câble pour aller manger chez Lory’s près d’ union Square. Mais vu qu’il est près de 19H00 et qu’il y a un Lory’s à Girardelli, on mange là.
On voulait manger dans un cadre de l’Amérique des années 50, Mado et Laurence fans de Grease, c’était le resto idéal.
Oignons Rings et hamburgers sont évidemment au menu, mais nous sommes un peu déçus, ce n’est pas le meilleur repas de notre séjour.
Même les hamburgers ne sont pas au top, on en a mangé des meilleurs.
Nous allons au terminus du câble et malgré une file énorme, nous attendons. Ce sera déjà la dernière fois que nous pouvons prendre ce type de transport.
Là, on a eu froid, on se les gèle réellement, un léger brouillard pour rendre l’air plus humide, un vent du large, la totale.
Nous attendrons près de 30 min pour prendre le tram, apparemment, d’autres plus téméraires n’ont pas peur de se baigner dans la mer. Authentique, je n’ai pas eu le temps de les photographier, mais ils sont devenus l’attraction des badauds comme nous dans la file.
Ils ne se sont pas uniquement contentés de nager, mais aussi de faire des étirements en maillot devant un public gelé.
Bon nous montons enfin dans le tram, bien nous serons à l’intérieur, on ne tenait pas à rester sur le marche pied comme ce midi, le froid à eu raison de nous.
Nous apercevons le Lory’s que nous avions choisi à l’origine, bon pas de regret, c’est très ressemblant.
Nous trouverons une place assise, que deux arrêts avant le terminus. Ensuite c’est le bus qui nous ramène près de l’hôtel.
Dernier préparatifs avant le départ pour notre circuit de 4110 kms.
Et enfin un dodo bien mérité. | | | À: Pat124 · 6 octobre 2010 à 20:49 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 33 de 142 · Page 2 de 8 · 5 440 affichages · Partager bonsoir Patrick et Laurence,
Que de bons souvenirs qui reviennent   . En voyant les photos on ressent encore les frissons, car qu'on le veuille ou non on est pris par la musique et les chants (y compris Lady Gaga  ) J'ai particulièrement apprécié le passage de la Gide, nous y étions aussi (mais à 9 heures), je n'avais pas pris de photos c'est donc avec un grand plaisir que je regarde les vôtres, surtout que c'était un grand moment.
La chorale était la même, le noir avec le t-shirt violet, façon Eddy Murphy était trop top. C'est marrant comme les américains aiment faire les choses en groupe; ils racontent leur rencontre avec Dieu: "j'étais méchant, paumé et j'ai rencontré la lumière"... puis une chanson absolument splendide  .
A suivre avec plaisir, cordialement
Jean-François | | | À: Pat124 · 6 octobre 2010 à 21:32 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 34 de 142 · Page 2 de 8 · 5 430 affichages · Partager Merci pour ce chouette carnet  , super la messe en Gospel, je crois que je vais planifier ça pour juin 2011  . Typiquement le genre d'ambiance que j'adore! | | | À: Dusty35 · 6 octobre 2010 à 22:00 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 35 de 142 · Page 2 de 8 · 5 422 affichages · Partager Bonsoir,
C'est effectivement inoubliable si vous êtes un dimanche à San Francisco. 
Avec le Golden Gates Bridge et les maisons flottantes de Waldo Point à Sausalito ce qui nous a le plus plu à SF | | | À: Dusty35 · 7 octobre 2010 à 15:17 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 36 de 142 · Page 2 de 8 · 5 388 affichages · Partager Pour la messe Gospel, je le conseille vivement, on est plongé dans un autre univers.
Des chanteurs aux voix exceptionnel.
Pour un prochain voyage, on devrait faire New York et on pense recommencer l'expérience du Gospel, mais c'est pour 2012.
On a encore le temps de voir venir. | | | À: Pat124 · 7 octobre 2010 à 20:47 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 37 de 142 · Page 2 de 8 · 5 368 affichages · Partager 02 août
Il est 6h, quand le réveil nous fait quitter le plumard.
Les traditionnels gestes du matin; nous chargeons la voiture et check out à la réception.
Ce seront les premiers d’une longue série... A la réception, il n’y a personne, juste un mot, comme quoi on doit déposer les clés dans un bocal pour le check out.
La clé abimée de la voiture fonctionne bien, alors on part.
C’est ici que ma manie de male me reprend, essayer les boutons de la nouvelle voiture.
Ce qui n’existe pas chez nous c’est un bouton d’appel de détresse et forcément, j’appuie dessus.
Un bruit venant de la voiture se fait entendre, comme si le coffre s’ouvrait, je n’ai jamais trouvé d’où ça venait, la radio se met en stand-by et on entend une voix qui nous parle en Anglais évidement, Je ne sais pas si c’est un message préenregistré ou réellement les secours.
Merde, qu’est ce que j’ai encore fait !
Je me gare et essaie d’éteindre la voix, cela s’arrête et puis 15 sec après c’est reparti.
Je coupe le moteur, contact et redémarre, ouf, le système s’est enfin arrêté. Des boutons que je vais bannir jusque la fin du séjour.
On utilise le GPS, nous l’avons surtout utilisé pour nos déplacements en ville. On passe par le Bay Bridge de la I 80 qui relie San Francisco à Oakland.
On passe par la I 580, direction les Yosemites.
Première escale technique au Walmart de Livermore, pour acheter une glacière, boissons, et nourritures pour le petit déjeuner du lendemain.
A Tracy, on quitte enfin l’autoroute, quand je fais du tourisme, je préfère les éviter. Les routes américaines sont bien larges et agréables pour la conduite.
La température est montée à 34°, cela nous change des 12° de ce matin à SF
Le paysage est désert, pas mal de végétation séchées par le manque de pluie et de soleil. Des chevaux, des bœufs, des orangers et des marchants de fruits sont les attractions de ce paysage.
Nous dévions de la route des Yosemites pour aller jusque Columbia State Historic park.
C’est une ville de l’époque de la ruée vers l’or, les bâtiments ont été conservés et rénovés comme autrefois.
Les paysages changent, cela devient plus montagneux, la signalisation est bien faite et on trouve rapidement.
Pas possible, on est dans Lucky Luke, on s’y croirait.
On peut même chercher de l’or, chose que l’on ne fera pas par manque de temps.
On visite la ville, hôtel, saloon, banque, pompe funèbre, pompier, magasins et même un bowling d’époque.
On mange un sandwich dans le saloon, la déco est parfaite, piano, serveuse en costume d’époque, seul le pain et la viande de nos sandwichs est de nos jours (heureusement !).
Dans le musée, il y a une salle au fond, je vois les enfants, je vais les rejoindre, Mado veux m’empêcher de rentrer, mais trop tard.
Il y a la projection d’un film documentaire, des jeux didactiques pour les enfants et je vois mon Kephren qui était entrain de s’habiller avec des vêtements style « petite maison dans la prairie ».
Laurence est un peu plus loin et je lui fais signe de venir, pendant ce temps, Mado et moi on se déguise aussi et c’est avec un fou rire que l’on voit la tête de Laurence en arrivant dans la salle du fond. Plus loin, on fait un bowling, chose qui montre que la mentalité des américains est différente de la notre, un texte explique que l’on doit remettre les quilles et boules en place en partant.
Des enfants avant nous s’exécutent sans que les parents ne doivent dire quelque chose et nous laisse leur place.
On replace bien tout, c’est tellement plus simple et plus sympa pour les autres.
Nous quittons Columbia avec un peu de retard sur le planning, mais pas de regret, on a aimé. On fait le plein de carburant, car on sait que dans les parcs nationaux c’est plus chère.
Nous voilà à l’entrée de notre premier parc national.
On achète le National Pass et déjà Kephren voit une biche et Laurence un écureuil.
On espère, comme chaque visiteur je suppose, voir des animaux plus typiques et notamment un ours. Mais pour ce dernier, on sait qu’il faut pas mal de chance, on verra, laissons nous vivre !
Nous cherchons du regard pour essayer d’apercevoir des animaux, les pommes de pin sont énormes, c’est assez frappant.
Après un petit arrêt photo sur la US 120, nous allons à Tunnel view. On avait prévu d’aller jusqu’Inspiration point (2 milles A/R).
On aperçoit, sur le parking, une voiture d’un mouvement de jeunesse. Mais on zappe pour rattraper notre retard et pour passer un peu plus de temps à Bridalveil Fall.
Cette petite rando est bien sympa, surtout avec des ados. Le sentier nous conduit au bord d’un cours d’eau avec une vue sur les chutes, on peut continuer en franchissant des rochers pour arriver au pied de la cascade.
Les rochers sont glissants, des panneaux sont là pour nous le rappeler. Laurence arrête à mi chemin, pas mal de gens ont déjà abandonné, faute de bonnes chaussures ou de courage.
Avec les enfants je continue, au pied, il y a plus que quelques téméraires et un point d’eau, on se croirait dans une pub pour une célèbre marque de gel douche.
Il ne manque que la vahiné qui se douche...
J’aimerais aller dans l’eau, mais devoir remettre ses chaussures avec les pieds mouillés, ce sont les cloques assurées.
Je trempe la main, elle est un peu froide, on repassera pour la douche.
En retournant, on reprend Laurence, qui s’inquiétait un peu, elle avait déjà pris en main son Gsm. Mais comme il n’y a pas de réseau, il ne sert à rien grand chose.
Décidemment, nous sommes encore en retard et c’est de nouveau avec 15 min de retard que nous arrivons à la réception du Yosemite Lodge, réservé et payé depuis septembre 2009. L’hôtel est plein, la réceptionniste nous dit qu’il n’y a plus de chambre, ça commence bien, mais qu’ils vont nous rembourser et nous loger gratuitement au Curry Village.
Bon cela ne sert à rien de s’énerver, dans ce genre de trip, même organisé par un tour operator, il y a souvent des imprévus.
On se rend au Curry, on est logé dans une cabine, la 28B, deux Queen Bed, une petite salle de bain, un frigo et des consignes pour ne pas laisser de nourriture dehors ou même dans la voiture. Une odeur d’humidité assez forte et pas de clim, mais un ventilateur.
Bon c’est juste pour une nuit et c’est gratuit.
De nouveau, un changement de programme s’impose, avec tous ces retards, impossible de faire la rando des Lower Falls, la petite qui nous mène au pied de celle-ci avant le coucher de soleil.
Nous allons donc manger au buffet du Curry, c’est pas le luxe, mais c’est correct.
Je goute du poisson chat, des beignets aux saucisses et du cake aux carottes entre autre.
Nous allons visiter le magasin du complexe et on se ballade jusque l’amphithéâtre.
Il y a une projection cinématographique qui retrace l’histoire du site.
On se ballade en rentrant au logis, la nuit est déjà tombée et on se couche.
J’ai passé la meilleur nuit de sommeil de tout mon séjour, les filles moins, car elles avaient peur qu’un ours vienne roder.
Un peu après le coucher, Laurence me dit « j’entends gratter ». J’écoute, identifie le bruit et comme un héros je vais bouger le ventilo qui faisait du bruit en oscillant ! | | | À: Pat124 · 8 octobre 2010 à 18:25 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 38 de 142 · Page 2 de 8 · 5 329 affichages · Partager Très chouette de lire votre récit ! Je me revois il y a un mois... Vite la suite ;-) | | | À: Pat124 · 11 octobre 2010 à 7:50 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 39 de 142 · Page 2 de 8 · 5 257 affichages · Partager Je viens de prendre le temps de regarder ton recit qui ressemble fort à celui que nous avons fait l'année passée. C'est bien d'avoir pris le temps de "savourer" San Francisco et d'assister à la messe Gospel. Je vois que les conseils du forum ne sont pas vains, tu es passé à Columbia qui fait une agréable escale/transition entre la ville et Yosemite. Bonne suite | | | À: Pat124 · 13 octobre 2010 à 21:11 Re: Il était une fois quatre Belges dans l' Ouest américain! Message 40 de 142 · Page 2 de 8 · 5 183 affichages · Partager 03 août
Il est 5h45, quand nous nous levons, on a prévu de partir à 6h45 pour arriver à Mariposa Groove à 7h30.
Je suis le premier habillé, j’en profite pour aller me promener un peu dans les environs de notre cabine du Curry village, afin de faire quelques photos et profiter du calme et du silence qui règne dans la vallée le matin. Avec un léger espoir d’apercevoir des vrais locaux du parc, c'est-à-dire des animaux.
A part quelques écureuils je ne vois rien.
Nous quittons le curry comme convenu vers 6h40. Sur la route nous apercevons quelques cerfs et biches, un petit arrêt pour faire la photo de ses animaux qui on l’air d’avoir l’habitude des humains et n’ont pas peur de nous.
C’est vrai que le fait de loger dans un parc national a certains avantages pour la faune, ils ne connaissent pas les chasseurs....
Nous prenons US41 pour nous rendre à Mariposa, cette fois, j’utilise la boite à vitesse séquentielle, qui me permet de changer de vitesses manuellement, du moins de rétrograder si nécessaire. Hier, la voiture a ramé sur les côtes des Yosemites.
Après le point de vue de Tunnel view, la route devient mauvaise, le revêtement est même absent pour cause de travaux.
Tout à coup sur le chemin, une dame, avec un panneau Stop.
Nous allons la surnommer « Stop Girls », elle nous invite à s’arrêter, c’est pour organiser un passage en alterné dans les travaux. Chez nous on utiliserait un feu tricolore, mais ici on paie quelqu’un pour faire le feu.
C’est vrai que les feux de chez nous sont souvent désynchronisés et on se trouve des fois face aux autres voitures qui normalement sont passées au feu vert. Mais ici, au pays inventeur du PC et de la bombe atomique, ils utilisent du personnel.
Comme nous sommes les premiers sur la route, cette dame nous à tenu 30min, avant de voir arriver un Pick-up en sens inverse avec quelques lèves tôt.
Oui, c’est pas mal leur système, nous devons suivre le pick-up à vitesse modérée, pas question de laisser resurgir mon tempérament d’européen en dépassant la vitesse limitée et de dire au gendarme qui nous a contrôlés que nous n'avons pas remarqué la vitesse sur notre tachymètre. Et si on n’est pas contrôlé on se dit génial j’ai gagné 10 sec et j’ai joué avec la vie des ouvriers du chantier.
C’est bien de se lever tôt, mais nous arrivons avec 45 minutes de retard sur le site de Mariposa, les gens commencent à arriver.
Mais il reste de la place sur le parking. On débute notre rando, nous découvrons le FALlEN MONARCH qui fait la sieste depuis bien avant la venue de Christophe Colomb.
Et là juste après, Kephren nous appelle, du haut de son mètre nonante, il y a des chiens en libertés.
Je lui dis que ce n’est pas possible, car les chiens sont interdits, on regarde dans la direction qui nous montre et là stupéfaction, on aperçoit des coyotes, des jeunes coyotes en train de jouer.
Ils sont assez loin, mais nous pouvons les apercevoir lorsque qu’ils arrivent en haut de la butte. Dès qu’ils arrivent, ils repartent aussi vite. Je sors mon appareil, mais la distance et la vitesse de ces animaux m’empêche de réussir à saisir cet instant qui restera un moment fort de notre voyage.
Nous continuons, plein d’espoir d’avoir encore de la chance et de pouvoir apercevoir un ours, d’autant que peu de gens sont sur les sentiers qui montent en longeant la route principale.
Loin derrière nous une famille d’Américains commencent à nous rattraper, c’est incroyable le bruit qu’ils peuvent faire, c’est bientôt fini le calme et de pouvoir observer cet environnement grandiose.
Bachelor et les 3 grâces. Grizzly giant.
California Tunnel Tree.
Sont les séquoias remarquables que nous croisons sur la route jusqu’au musée.
Bien que les autre arbres séquoias et autre pins sont aussi majestueux. Plus nous montons, plus les arbres sont grands et beaux.
Une chose remarquable avec les américains, est que lorsque nous nous sommes volontairement laissé dépasser par la famille qui faisait fuir toute forme de vie sauvage dans un rayon de 500m, un des gosses a laissé tomber ses lunettes de soleil qui ont cassé.
Il n’a rien remarqué et 2 min après un couple les suivait et a ramassé les lunettes afin de ne pas laisser trainer des déchets.
Irréel chez nous.
Nous arrivons au musée qui est juste un bâtiment en bois ouvert avec une exposition de photos sur la faune et flore de la région.
Il y a un Ranger, seul au milieu de nulle part et des toilettes, propres de surcroit ; chez nous on doit souvent se retenir afin de ne pas attraper des maladies, mais ici, partout où nous sommes allés lors de notre séjour, les toilettes étaient propres et avec du papier.
On aurait bien aimé aller jusque WAWONA POINT, mais les travaux de ce matin ont eu raison de nous, d’autant plus que les visiteurs utilisant les navettes commencent à arriver en nombre. Cela a déjà moins de charme.
Nous redescendons vers la voiture, cette fois le parking est plein, un ancêtre se trouve stationné, dire que des gens visitent les Yosemites avec une voiture d’époque.
Un passage par le magasin, on y vend des sandwichs et de quoi faire un pic-nic pour ce midi. Nous devront reprendre l’US 41 dans l’autre sens et de nouveau les travaux nous font perdre du temps.
Après ceux-ci, nous prenons sur la droite le glacier point road, l’avantage de venir en août, est que les routes ne sont pas fermées à cause de la neige.
Cette route est assez banale, bordée d’arbres, rien de plus que n’importe quel route de montagne. Ah oui, pour une petite route, on passe très bien à 2 véhicules, même si c’est un mobil home.
Mais au final se trouve glacier point, là c’est autre chose, un paysage à couper le souffle, malgré que le point est très fréquenté, c’est l’heure de midi, on n’a pas la sensation d’étouffer, d’être bousculé par les gens.
Nous faisons une pause photo et mangeons notre pic-nic de midi en compagnie d’écureuils, ils sont prêt à tout pour essayer de nous attendrir pour avoir un peu de nourriture.
Mado en donne un peu, moi aussi, mais je suis coupable, car moi je sais que c’est interdit et dangereux.
Bon, un peu de pain et biscuit sec ne peut pas leur faire de mal, je risque plus de me faire mordre que lui d’être malade.
Laurence et moi allons jusque le point de vue de Glacier Point, ce serait dommage de ne pas y aller, même si les travaux nous ont fait perdre 1h sur notre planning.
Les enfants préfèrent rester près du magasin.
L’accès est relativement aisé, tout est bien aménagé, pour faciliter les déplacements de tous, même pour les personnes à mobilité réduite.
Nous rejoignons les enfants, une petite visite dans le shop souvenir et déjà nous prenons la route.
C’est vrai qu’une journée c’est peu, on aurait aimé rester un peu plus, mais bon nous avons déjà un bon aperçu des Yosemites et d’autres merveilles nous attendent le long de notre périple.
Un autre regret, nous n’avons pas aperçu d’ours ; des coyotes au loin, c’est déjà pas mal.
On redescend dans la vallée, pour reprendre la BIG OAK FLAT Rd afin de rejoindre la Tioga Rd.
C’est Laurence qui conduit, nous nous relayons régulièrement pour permettre à l’autre de se reposer et de profiter des paysages.
C’est un peu avant de tourner sur la Tioga Road que l’on voit 2 voitures arrêtées sur le bas coté et les gens regardent vers les bois.
Sur 2 secondes mon cerveau enregistre et traite l’info, la compare dans sa base de données et se rappelle un compte rendu où les gens avaient vécu la même situation et ils avaient vu un ours.
Laurence s’arrête aussi, j’appelle les enfants, Kephren était déjà occupé avec sa PSP et Mado lisait en leurs disant de se dépêcher et de venir.
Et oui, notre vœux est exaucé, un ours se donne en spectacle, j’ai surement battu un record du nombre de photos par minute.
C’est incroyable le nombre de voitures qui se sont arrêtés en 5 min.
C’est pas mal de chance, car après 10 min, il partait déjà comme si de rien était.
Nous reprenons la route par la Tioga Road. Celle-ci dans un premier temps me paraît semblable à toutes les autres routes faites jusque ici dans le parc et je commence à me dire que trouve-t-on de beau à cette route ?
C’est par la suite que le paysage change de tout au tout, on monte en altitude, la végétation change et je dois reconnaitre que le paysage est magnifique.
Apres un petit arrêt à Olmsted point, c’est au bord de TENAYA LAKE que nous faisons une halte.
Un plan d’eau limpide, des montagnes, encore un peu de neige sur les hauteurs, une température agréable, que demander de plus.
Ah oui, un maillot et plus de temps pour se baigner.
Enfin je rentre avec Mado un peu dans l’eau, elle est agréable, il doit y avoir tellement de choses autre que dans la vallée à voir dans ce parc, que je pense qu’il faudrait y consacrer au moins 5 jours.
Bon ce n’est pas tout ça, nous devons continuer.
Nous quittons notre premier parc, pas de regret, demain c’est un autre, la death Valley et nous longeons Mono Lake.
Une petite halte, car il est déjà bien tard et nous devons encore rejoindre l’hôtel où nous devons rencontrer Jean François et sa famille (Max68).
Nous devons encore les rencontrer à Furnace Creek et à Bryce Canyon, car nous logeons dans les mêmes Hôtels.
L’hôtel, 5 chambres et un camping, une déco digne d’un bon Western, des chambres décorées tout de bois.
La réception est dans le resto, nous regardons après une famille de 4 qui parlent Français, il y a effectivement une table de 4, mais la serveuse prend commande et on les entend parler Anglais.
Bof, ce n’est pas eux, nous allons à la chambre, on installe le campement pour la nuit, on remplit le frigo de boissons, car demain on fait la Death Valley et on retourne pour manger.
La même famille que tout à l’heure est toujours à table, ils nous regardent avec un sourire, je comprends, m’avance vers eux et le monsieur me parle, c’est Jean François et sa famille.
On fait connaissance, la dame du resto veut nous placer et on lui demande pour s’assoir près de JF Family.
On échange nos impressions de voyage, nous commandons, eux terminent.
Cendryon sur le même forum, avait dit que les parts sont énormes et elle a dit vrai ! En étant bon mangeur c’est difficile de terminer et nous avons pris de petites pizzas. La soirée se termine, on fait une petite ballade digestive de l’hôtel et il est temps pour nous de rentrer dormir. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 720 visiteurs en ligne depuis une heure! |