LE JOUR J.
La dernière nuit est assez courte, on se lève à 5h30, c’est plus facile de quitter le lit que pour aller au boulot.
Un rapide petit déjeuner, un passage par la salle de bain, on boucle les valises (4 pour la soute, 2 en cabines et 2 sacs à dos, on ne veut pas devoir faire de lessive sur place, on emporte pour 21 jours).
6h55, Laurent, un ami qui est devenu notre chauffeur attitré lors de nos départs pour les
States, arrive.
On charge la voiture, on avait prévu d’arriver 3h avant le vol, plus une marche de 15 min pour les éventuels problèmes de circulation sur
Bruxelles.
A l’enregistrement des valises, vient le fameux contrôle ESTA, n’avons-nous pas oublié une lettre, un chiffre, pas mis d’espace où il ne fallait pas ?
Tout est ok pour nous, le pesage des valises, malgré l’utilisation de notre pèse personnes, comme nous sommes juste en dessous des 23kg on flippe un peu.
Ouf tout est passé, direction contrôle de sécurité, cette fois c’est moi qui bip, je gagne une fouille plus approfondie, trop de boutons et rivets sur mon LEVIS.
De plus, nous devons ouvrir une de nos valises cabines, il y a notre PC et il doit passer hors valise pour le contrôle de sécurité.
Trois heures ce n’est pas trop peu, cela nous laisse juste le temps de prendre un dernier verre, se soulager la vessie et acheter de l’eau pour dans l’avion.
30 min avant le décollage, c’est l’embarquement, normalement, mais il n’y a pas d’avion à la porte.
Et c’est 10 min avant l’heure du décollage que le 767 arrive.
Les premières et Business classe embarquent et vient notre tour
Mais voila n’ayant pas été sur le net réserver mes places dans l’avion, nous sommes 2 par 2 mais séparés de 5 rangées, heureusement que les enfants sont grands.
Le vol prend 30 min de retard pour le décollage, ce qui complique les choses pour notre correspondance à
Chicago, 1h20 au lieu de 1h50 cela devient une mission quasi impossible.
Bon on ne sait rien y faire, on verra dans plus de 9h.
Dans un vol, les seules occupations quant l’avion ne se crache pas c’est lire, regarder la mini télé et manger.
Lire pas de souci, j’ai choisi moi-même mon livre, donc pas d’erreur possible, de même pour le reste de ma tribu.
Pour la télé, le programme est plus réduit, l’année passée avec air France, on avait plus de choix, on pouvait regarder le film quand on voulait et ne pas devoir attendre que le celui-ci soit fini pour voir le début.
On avait aussi quelques jeux vidéos et la possibilité de prendre du vin en mangeant sans payer de supplément, bon pas de quoi en faire un plat, si je voulais mieux j’avais qu’a prendre des billets business.
Le repas, c’est poulet fade ou lasagne mal cuite, une salade, un cake aux pommes et le choc, malgré que je le savais, la première gorgée d’un Diet Cola me fait toujours le même effet, BERGGGG.
Nous sommes du bon coté, pour voir le
Groenland et apercevoir au loin une aurore boréale.
Pas visible sur les photos.
C’est avec seulement 5 min de retard que l’on débarque de l’avion.
Nos consignes, jouer les Européens, foncer pour sortir de l’avion, ne pas trainer pour arriver à l’immigration.
Le foutoir, une file pas possible, peu de guichets ouverts, des agents pour empêcher les resquilleurs de passer avant leur tour, une famille tente d’expliquer qu’ils ont un vol dans 1h.
La réponse est on ne peu plus explicite, toutes les personnes devant vous ont un vol à prendre.
Je n’ai jamais tant regardé ma montre sur 30 min lorsque je suis en vacances que cette fois là.
Bon un agent débordé mais complaisant ne nous pose pas de grand problème pour rentrer aux
USA.
Ici, notre petite expérience des voyages au pays de l’oncle Sam, nous sert, on récupère rapidement nos valises et déjà nous sommes près du personnel des douanes pour réenregistrer les valises pour SF.
Record battu, il nous reste 35 min pour aller du terminal 5 au terminal 1, un Road book bien préparé, on trouve rapidement le shuttle et la direction à prendre.
Seules les voitures que nous apercevons par la vitre nous font penser que nous sommes en Amérique.
Une course, vers le terminal 1 se déroule dans l’aéroport, escaliers ou escalators.
Les gens ont la fâcheuse tendance de se laisser porter par les escalators.
Soit on les balances en dehors des escaliers ou on prend les escaliers classiques, on préfère le second choix.
20 min, on arrive aux portes du terminal, et là, ce P..... de Foutoir d’aéroport, le contrôle, de nouveau une file interminable.
Zut pour les manières Américaines, nous sommes Belges, on joue un peu des coudes, on bouscule un peu en s’excusant pour passer afin d’arriver à la file la plus rapide.
Arrive le contrôle, j'espère que mon jeans ne va pas biper, bingo, ça passe, mais toujours mon fameux portable, que j'ai oublié de sortir de la valise.
Je dois passer sur le coté, le contrôleur doit être mal luné, car j'y vais en essayant de remettre mes chaussures, je veux ouvrir ma valise, il me fait comprendre avec un sourire à glacer un mort qu'il va le faire lui même...
Pas de pitié pour un touriste qui va rater son avion.
J'ai rien de compromettant dans ma valise, mon PC n'est pas relié à une charge de « Plastic », je peux refermer, moi-même, cette foi, ma valise.
J'aime autant, car touts mon matos électronique est dans cette valise et je ne veux pas de casse.
J'ai le malheur d'aller pour effectuer ma tache de son coté, sacrilège, c'est son territoire, je dois passer de l'autre coté de la table.
Il doit avoir peur que je l'agresse, ou quoi?
Valise refermée, il reprend l'objet qui le fait tant flipper, car ma valise doit de nouveau être scannée.
15 min de contrôle plus tard, on rentre enfin dans ce foutu terminal, le comptoir de la porte C16 et nous voyons la queue de notre avion qui part sans nous...........
Nous avons échoué de 10 min, bien que si l'on était arrivé 15 min plus tôt, on aurait risqué de ne pas pouvoir embarquer, car les portes devaient être fermées.
Quelques longues minutes de solitude plus tard, on s’adresse à l’hôtesse en montrant nos billets.
C'est ici que notre course folle dans l'aéroport nous sauve un peu la mise, nous sommes les premiers retardataires à arriver.
Elle nous trouve des places dans un autre vol.
Mais voila, 2 vont aller directement à SF et 2 autres vont transiter par LA.
Elle nous donne déjà les billets
L'hôtesse débite une quantité impressionnante de parole, impossible de tout comprendre.
L'horaire on ne comprend pas, mais elle discute encore au téléphone et là miracle, les Dieux du ciel nous sont un peu clément, on ira bien ce soir à 4 dans le même vol.
Celui de 20h00, on peut tout de fois se présenter pour les 2 autres vols avant, on sera mis en attente et s'il y a de la place, on pourra embarquer.
On accepte le deal et c'est avec 4 nouveaux billets mais ce qui est assez inquiétant, c’est que Laurence, Mado et Kephren ont un numéro de siège attribué dans l’avion, moi pas !
J’espère ne pas devoir aller en soute.
On se présente à la porte d’embarquement et là l’hôtesse prend nos billets et nous en rend des autres, cette fois j’ai bien un numéro de siège.
Nous avons plus d’une heure avant le prochain vol pour SF, ce qui nous laisse le temps de se balader un peu dans le terminal et d’acheter un sandwich.
Ce qui m’étonne ce sont les cireurs de chaussures, il faut être aux
States pour voir çà.
Et voila il ne reste plus qu’a attendre, on repère une famille de Français qui était dans le même vol que nous et on en profite pour parler un peu.
Eux ont pris un vol
Grenoble –
Bruxelles en pensant que le vol
Bruxelles –
San Francisco était direct (notons que sur le tableau avec les numéros de vol à
Bruxelles, il était noté UA973
San Francisco – via
Chicago).
Ils n’ont pas piqué un sprint comme nous et les seules places qui leurs sont garanties, c’est pour le lendemain matin.
L’avion pour le vol de 17h10 à lui forcement du retard, 30 min, cela ne pouvait pas être celui que l’ont devait prendre, Grrrrrr.
On voit nos noms sur la liste des passagers en attente, nous sommes 12, 13, 14 et 15ème sur une liste de 32 noms.
Peu de chance d’avoir de la place dans celui-ci, d’autant qu’il a du retard, ce qui a permis aux passagers retardataires d’arriver.
Effectivement, on doit attendre le prochain qui part vers 19h00, cette fois sur la liste nous sommes placé en 4, 5, 6 et 7ème place.
Un espoir naît, mais celui-ci venant aussi de
Washington est en retard.
2 personnes sont appelées, une troisième, et enfin mon épouse entend son nom.
On y va tous, mais stop il n’y a qu’une place.
Elle la refuse, ce qui est aberrant, c’est que nous avions réservé les vols deux par deux, moi et notre fils de 18 ans et elle avec notre fille de 13 ans.
Ce qui signifie que rien ne disait que nous étions à 4 sur leur pc, en gros, on lui propose de partir en laissant une mineure de 13 ans seule à
Chicago.
Cherchez l’erreur.
Arrive enfin notre avion celui qui devait décoller à 20h30, il est 20h40 quand nous commençons a embarquer.
Il vient aussi de
Washington, faut croire que c’est la guerre car tous les vols venant de cette destination sont en retard.
Comme j’embarque dans les derniers, ma valise cabine ne trouve pas place dans les box au dessus des sièges.
Du coup je dois la laisser au personnel de bord pour la mettre en soute. Voila tout mon matériel électronique que je gardais précieusement parti loin de moi.
Il ne manquerait plus que ma valise disparaisse !
C’est finalement avec 40 min de retard que nous décollons.
Un vol plein de perturbations, si nous n’étions pas dans le ciel, je penserais que je suis en car, sur les pavés de la course cycliste
Paris – Roubaix.
Pour ma part je réussi à dormir un peu, il fait nuit et c’est quelques lumières au loin qui me montrent que nous arrivons.
Moi qui pensais voir le
Golden Gate du ciel en arrivant, c’est raté.
Nous débarquons enfin à
San Francisco, il est 0h30, et dire que lors de notre réservation en octobre dernier, on devait y être à 14h02.....
Mission, retrouver nos valises qui sont arrivées 5h00 avant nous et la valise cabine.
Pour ce qui est de nos valises elles nous attendent près du Carrousel et sont surveillées, car nous devons montrer nos passeports pour une vérification avec le nom inscrit sur nos valises.
La valise cabine c’est plus compliqué, elle ne vient pas avec le même carrousel que les valises en soute et on fini enfin par la récupérer intacte.
La seule chose que nous avons perdu dans l’affaire c’est du temps.
C’est ici que le choix d’avoir pris la voiture tout de suite à notre arrivée nous rassure un peu, car à 1h30 du mat, y aurait il encore eu des liaisons avec les transports en commun pour nous aller rejoindre notre hôtel ?
Déjà que l’air tram de l’aéroport ne fonctionne plus qu’avec un service réduit, le BART je ne pense pas qu’il fonctionne si tard.
L’avantage d’arriver si tard, il n’y a pas de file au comptoir Alamo, après avoir refusé le GPS (nous en avons un), nous pouvons enfin aller chercher la voiture.
Seulement, le choix est restreint, on nous envoie choisir dans l’allée N6, celle des SUV.
Nous avions pris un modèle genre Tahoé, car nous savons que l’on ne voyage pas léger.
Le véhicule un peu plus gros qu’il reste est un Dodge.
Seulement, c’est limite pour nos bagages, Laurence retourne voir la préposée du parking en lui montrant que nous avions payé et réservé une voiture genre Tahoé et que ce n’est pas ce qu’il reste à choisir.
Moi et Kephren on est resté près des valises et quel n’est pas notre tête en voyant arriver un monstre, je vois Mado morte de rire en voyant notre tête et mon épouse à la place du passager.
Et oui, la préposée c’était trompée.
Disons que c’est l’heure tardive.....
2h du mat, on charge enfin les valises, reste à faire le petit contrôle du véhicule.
Roue de secours, manuel d’utilisation, kms avant le prochain service et enfin comprendre le fonctionnement du véhicule.
C’est un model 2010, intérieur cuir, à peine 6000 miles et un vrai 4X4.
Vive le GPS pour nous aider à trouver l’hôtel, je rate le premier échangeur, tom-tom, nous remet sur le bon chemin, on n’est plus à 5 min près.
20 min après nous arrivons à l’hôtel, la réceptionniste que nous devions réveiller n’est pas très souriante et nous avons la chambre 214.
Décharger la voiture, on essaie d’envoyer un mail en
Belgique, mais il faut un code accès internet, ce sera pour le matin.
Dernier couac de la journée, une valise a été ouverte et les douaniers l’on mal refermée.
Grand génie que je suis, je prends la clé de la voiture pour pousser le bord de la valise afin de la débloquer.
Cela ne marche pas et je me retrouve avec une clé tordue.
Je redresse la clé avec les moyens du bord et un craquement qui me glace le dos provient de la clé.
Elle est croquée et prête à casser.
On va enfin coucher, comme il est 2h45, on concerte la famille pour décider soit de dormir un peu plus le matin ou bien de garder le programme fixé.
A l’unanimité on ne change rien, on se contera d’une nuit de 4h.