paroles sensées de JR Bernaudeau
il remonte dans mon estime
bonne analyse
"Si demain on doit arrêter, ce ne sera pas une catastrophe, on repartira en 2021"
"On n'a rien à sauver", continue
Jean-René Bernaudeau. "Les cyclistes représentent très peu de gens sur la planète, notamment en
France. C'est mineur par rapport aux enjeux de santé générale. Donc aujourd'hui, j'attends des ordres du gouvernement, je fais confiance à ceux qui nous dirigent, mais si demain on doit arrêter, ce ne sera pas une catastrophe, on repartira en 2021 sur d'autres bases. Auparavant, le Tour de
France avait été arrêté par la guerre, et aujourd'hui notre guerre, c'est le virus. On parle beaucoup des intérêts commerciaux, mais ça représente quoi par rapport à ce que vivent d'autres personnes ? Pas grand chose. On vit quand même dans un petit monde où il y a beaucoup d'égoïsme."
"Il y a eu une dérive du sport de haut niveau"
S'il n'y a pas de
Tour de France, qui doit normalement se dérouler du 29 août au 20 septembre, cela signifiera-t-il la mort du cyclisme ? "Pas du tout. Le Tour de
France fait partie du patrimoine, il n'y a pas que la course, il y a tout ce qu'il y a autour. Aujourd'hui, le Tour fait vivre le cyclisme. Si cette catastrophe sanitaire continuait, je pense qu'on s'en relèvera, mais le modèle économique sera sans doute à revoir. Entre mon époque et celle d'aujourd'hui, il y a eu une dérive du sport de haut niveau qui fait qu'on a beaucoup d'indécence quand on parle. Le sport doit profiter de cette crise pour se remettre dans la société tel qu'il aurait toujours dû être", répond
Bernaudeau.