Bonjour Goeb,
Vous avez parfaitement développé ce que j'avais résumé dans cette phrase : Je n’étais pas prêt, voilà tout. C’est effectivement plus logique de remettre en question le « je » soit une personne et 33 ans d’histoire, que 1, 2 milliards d’indien et plusieurs millier d’années d’histoire.
Je n’avais pas approfondi cette partie car je trouvais à la fois qu’elle était très personnelle et ensuite qu’elle n’apportait pas grand-chose au post.
Votre analyse est pertinente et recoupe celle que j’avais faite. Je trouve que le contraste
Inde/Routine est d’autant plus difficile lorsque l’on est très rationnelle, que l’on a décodé le système. Alors tout devient simple en
France. Mais une fois arrivé en
Inde, plus rien ne marche et il est impossible de décoder les mœurs indiennes en une semaine. On doit alors fonctionner d’une autre manière, sur un autre mode. Je ne parle pas ici de différence culturelle, je parle de fonctionnement personnel, de façon de raisonner. Il faut apprendre à s’adapter à un milieu entièrement nouveau. Voilà les raisons de mon retour anticipé. J’ai quand même réussi à garder suffisamment de lucidité pour organiser mon retour de
Chandigarh à
Paris, alors que beaucoup de touriste en détresse font appel à leur compagnie d’assistance (j’ai lu un article qui disait que l’
Inde était le cauchemar des compagnies d’assistances). L’
Inde n’y est pour rien, bien que cela soit un pays particulièrement difficile pour un premier voyage à l’étranger, seul en plus. Cette nouvelle façon d’aborder le monde a vidé mes batteries en un rien de temps.
Par contre, je tiens à nous faire remarquer qu’à aucun moment, je ne parle d’échec. Vous par contre le mentionné deux fois, d’abord en me disant que : « l'
Inde n'est pas responsable de votre échec » puis en ajoutant « Ne le vivez pas comme un échec »
Je considère bien plus comme un échec, mes moments passé devant la télé à ne rien faire que mes expériences, quelqu’en soit le résultat.