| Jeunesse, voyage et travail Mrpey · 16 février 2010 à 2:29 34 messages · 21 participants · 8 428 affichages | | | | À: Bardak · 22 février 2010 à 20:30 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 21 de 34 · Page 2 de 2 · 3 625 affichages · Partager Merci pour ta réaction !
Elles donnent l'impression d'un monde qui n'autoriserait qu'une seule option, comme si, à un moment, il fallait se décider à se poser, se lancer dans quelque chose et accepter la condamnation à vie qui va avec.
C'est sûr que cette vision de la vie donne envie de fuir à toutes jambes ! Or si on décide sur le fond de l'orientation qu'on souhaite prendre, le reste je pense est pour l'essentiel des opportunités qu'on saisit ou non ! De nos jours, on voit tellement de gens vivre deux, trois... x vies différentes en une seule, il y a de quoi opter pour se laisser porter par l'aspiration du moment qui nous pousse dans une direction, puis une autre... sans trop craindre de s'enclaver. | | | À: Colorianne · 23 février 2010 à 19:02 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 22 de 34 · Page 2 de 2 · 3 582 affichages · Partager Mrpey, ce que tu écris m'a vraiment interpelé, étant une situation relativement proche de la tienne. A ceci près qu'après avoir, comme toi, entammé des études pour lesquelles je semblais être sur des rails depuis le lycée, j'ai tout repris à zéro pour apprendre un métier qui me passionne et pour lequel je passerai volontiers 50 semaines par an au même endroit.. plus tard.
Cette reprise à zéro à d'autant prolonger l'âge de fin d'étude. J'ai aujourd'hui 25 ans, et j'ai finit mes études en juin dernier. Durant ces longues années d'études, j'ai toujours repoussé à plus tard mon envie de voyager, faute de temps et de moyens, et désireux malgré tout d'aboutir mes études. Deux mois d'été me permettaient de partir un mois pour un mois travaillé. Mais j'en voulais toujours plus, trois mois, six mois, un ans, une vie. Aujourd'hui plus que jamais, j'envisage ma vie, ou plutôt une période à durée indeterminée, en voyage, de petits boulots en petits boulots, inintéressants mais enrichissants par leurs diversités. Plus que tout, je veux m'ouvrir l'esprit et n'avoir plus tard, aucun regrets. Cela ne m'empeche pas de rêver également de m'installer quelque part, d'ouvrir mon propre atelier, et vivre de mon métier. Mais je souffrirai de n'avoir connu que ça. Après mes études, j'ai travaillé deux mois, qui m'ont permis de partir aussitôt en Irlande ou je cherche un nouveau travail qui me permettra d'économiser avant un nouveau départ.
J'ai eu l'impression dans ton message qu'il en était de même pour toi : si aujourd'hui (après ton diplôme, j'entends ;)) tu ne fais pas ce que tu veux, cela risque plus tard de te ronger l'esprit et de te rendre malheureux.
Je ne sais pas exactement se qui me pousse à vouloir partir, la peur de rentrer dans un schéma de vie qui aujourd'hui m'effraie (travail, femme, enfants, renault Scenic), ou si c'est réellement cette volonté de voyager... probablement les deux.
Tu sembles dire qu'avoir peur de rentre dans un schéma de vie est mal. Rien ni personne ne saurait pourtant dire que son mode de vie est idéal, ni ceux qui ont fait le choix de voyager, ni ceux qui ont ou n'ont pas fait le choix d'une vie sédentaire. Tout est une affaire de choix, que tu es seul à faire (tu n'es pas marié, je présume ? :)). Et sachant qu'aucun choix de vie n'est irréversible, tu ne prendrai aucun risque.
Je ne saurai que trop te conseiller de partir, mais sans date de retour: tu verras bien en tant voulu. Et reste en accord avec toi même. Concernant ton avenir professionnel, je (mais ça n'engage que moi) trouve dommage de restreindre ses choix de destinations par rapport à ses compétences. Il y a certes des métiers internationaux, mais tu peux aussi bien être contraint à vivre en ville, ou au contraire dans une base militaires isolée. Si un jour tu décides de te poser quelque part, ce sera pour une bonne raison : une femme, un métier, un cadre de vie. Tu auras bientôt un diplôme "de secours", et tu partira l'esprit rassuré. Ne te préoccupe pas maintenant de ce à quoi tu trouvera les réponses plus tard.. même si je comprend que les interrogations de ton entourage puissent devenir envahissantes :)
A bientôt, je vais suivre ce fil très intéressant.. jb | | | À: Mrpey · 24 février 2010 à 16:48 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 23 de 34 · Page 2 de 2 · 3 539 affichages · Partager Bonjour, Pour moi Bardak t'a déjà fait une très juste réponse, mais pour recentrer sur tes études et ton futur diplôme, par pitié ne te figure pas que ton stage est représentatif de ta future carrière professionelle. En tant qu'ingénieur j'ai expérimenté le stage dont on ressort déprimé avec l'impression de ne servir à rien, et je sais que je n'étais pas seule dans mon cas, loin de là! Par contre une fois dans un "vrai boulot", je n'ai plus jamais eu cette impression, on te donne forcément un travail utile, où tu es autonome et responsabilisé etc ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas quand tu es stagiaire. Je pense honnêtement que ton découragement est plus lié à ta désorientation professionelle actuelle, et pas vraiment à la question du voyage... tes envies de voyage ne font que renforcer ton impression que tes études sont inutiles et que ce serait plus sympa de voyager... envie de fuir sa vie de tous les jours qu'on expérimente tous quand on est dans une mauvaise passe professionelle. Ne désespère pas de trouver un domaine professionnel qui t'intéresse, est ce que c'est ta spécialité actuelle pour laquelle tu n'as vraiment aucun intérêt (auquel cas tu peux chercher du boulot dans un autre domaine, personne n'est "obligé" de suivre exactement la voie tracée!) ou bien elle pourrait t'intéresser si tu trouvais le job qui va bien...? j'imagine que tu l'as choisie pour une bonne raison à l'origine? En tout cas finis ton diplôme tout en pensant à la manière de l'utiliser au mieux car il t'ouvre beaucoup de possibilité d'aller voyager tout en travaillant et en gagnant pas mal sa vie : renseigne toi sur les VIE, ou de manière générale sur les boites qui proposent de l'expatriation, ou bien va te faire embaucher en contrat local qq part en Europe - et change de pays tous les 3 ans quand tu t'es lassé, ou bien pars faire des années d'études à l'étranger genre aller apprendre le chinois pendant 2 ans à l'université de Pékin, ou encore vois si ta spécialité peut intéresser une ONG (genre construction, logistique...?). Je précise que je te parle d'exemples réels, je ne fabule pas. Bref ton futur dîplome est un atout, pas un fardeau, tout dépend de ce que tu en fais! | | | À: Halo · 27 février 2010 à 3:14 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 24 de 34 · Page 2 de 2 · 3 446 affichages · Partager Bonjour à tous.
Effectivement, comme l'ont fait remarqué certains, j'ai l'impression qu'une fois rentré dans le monde du travail, plus rien de bien ne pourra m'arriver... je caricature un peu, mais globalement c'est ça l'idée. Je pense que c'est partiellement faux, mais à mes yeux rien n'égalera jamais la qualité de vie que peut avoir un étudiant.
De toute façon, j'ai déjà dans l'idée de partir en voyage pour une durée indéterminée une fois ce fichu diplôme en poche. Mais ce qui me semble aujourd'hui certain, c'est que je ne veux pas être un ingénieur... et ce n'ai pas qu'une histoire de spécialité, le problème me semble plus profond. Tous mes camarades de promo, s'intéresse plus ou moins à leur étude, mais moi ça me gonfle vraiment (absentéisme de plus de 90%) et mon stage ne fait que confirmer cela. | | | À: Mrpey · 28 février 2010 à 12:43 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 25 de 34 · Page 2 de 2 · 1 805 affichages · Partager Salut,
j'ai reçu ton message par le lien d'une copine, elle aussi grande voyageuse :) Je voudrais ajouter mon grain de sel en ce qui concerne ton métier. Je suis française, je vis en Allemagne et j'ai un DEA de biologie. J'ai pensé concilier ainsi mon besoin de voyage (ou du moins de dépaysement), mes capacités (scientifiques) et mon amour des langues étrangères. Après ce DEA de biologie, que j'ai terminé en Allemagne, j'ai décidé de changer de chemin pour devenir prof. Et maintenant, à presque 30 ans, je suis à nouveau en train de me "réorienter" puisque j'ai décidé de prendre la voie FLE et d'enseigner le français à des adultes.
Comme te l'ont dit la plupart des autres, il est important que tu finisses tes études d'ingénieur, même si tu feras quelque chose de complètement différent par la suite. Un titre d'ingénieur, c'est un sésame pour presque tout ! Et un niveau Bac+5, ça te permettra de te spécialiser dans une autre voie en faisant un doctorat le jour où tu le voudras, par exemple. Je connais quelques personnes qui ont su très tôt ce qu'elles voulaient faire et ont tout mis en place pour cela dès le début de leurs études. Chez d'autres c'est plus long, parce qu'ils ont des intérêts plus variés, souvent difficile à concilier. Tu finiras toi aussi par trouver ta voie, le mode de vie qui te rend heureux !
Pour les voyages, j'ai choisi une autre voie: je me suis installée à l'étranger, j'ai eu besoin de choisir mon pays, je ne me sentais pas bien en France. Mais finalement, je suis plutôt une sédentaire. Heureusement qu'il faut de tout pour faire un monde, chacun a ses rêves, et comme disait Jacques Brel: "Les hommes sont malheureux parce qu'ils ne réalisent pas les rêves qu'ils ont." | | | À: Madibab · 28 février 2010 à 17:23 · Modifié le 28 fév. 2010 à 17:53 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 26 de 34 · Page 2 de 2 · 1 792 affichages · Partager Pour continuer sur la lancée de Colorianne et de Bardak, je dirais qu'à 23 ans, j'ai voyagé quelques mois, mais qu'avec ma conscience écologique, je ne suis plus capable de prendre l'avion.
Mais pour être honnête, je n'y vois pas de contrainte, au contraire. (Là je vais tenter d'être le plus concis possible, je me souhaite bonne chance.)
À un niveau global, voire philosophique, nous voyageons pour échapper à notre quotidien, pour pouvoir vivre. Vivre. Car le reste de l'année, nous ne sommes pas en vie. Depuis quelques années, le tourisme est hallucinant. On peut observer cette gigantesque consommation qu'est le voyage, qu'on peut comparer, dans un sens, à l'énorme consommation de biens technologiques ou à n'importe quelle consommation.
Mais essaie de penser à l'idée de voyager à tous les jours, chez toi. C'est possible. En voyage, on se met en mode "ouverture" et en mode "vivre le moment présent". C'est possible de le faire à la maison! L'accès y est moins évident qu'en Tanzanie, mais tout le monde peut y arriver! Tu peux faire tant de folies avec tes amis, ton chum ou ta blonde! (ton petit ami ou ta petite amie). Alors oui, va-t-en à l'autre bout du monde, y'a pas grand monde qui le regrette vraiment, cet été je pars sur le pouce au Canada et ça va être tout un trip. Mais pour les 30 prochaines années, tu peux travailler et voyager en même temps, chez toi! Ça prend du courage, de la volonté, de la persévérance. Ça prend souvent des bons amis, chum/blonde, qui ont envie de se réinventer, mais ça se peut. Ça se peut.
Faire le tour du monde chez soi, à tous les jours.
Faire le tour du monde dans sa propre personne. | | | À: Mistral105 · 2 mars 2010 à 10:30 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 27 de 34 · Page 2 de 2 · 1 724 affichages · Partager Bonjour a tous et a Mprey en particulier. J'ai 26 ans, et je me suis bien retrouvée dans tes mots... Je suis parti travailler 3 ans a l'etranger a l'age de 21 ans (sur plusieurs destinations), a vrai dire c'etait un peu sur un coup de tête même si j'etais d'ores et déjà passionnée de voyage. Je ne regrette absolument pas mon choix ca m'a permis de trouver mon travail actuel, je suis dans le secteur du tourisme et de la production de voyage... autant dire que je suis completement dans mon élément.
Et biensur comme tout a chacun de vivre la "fameuse-extraordinaire-aventure-humaine" que peut représenter le périple et la découverte de plusieurs pays imerger dans la culture local et le milieu du travail (si différent du système français).
Cela dit en faisant le bilan je sais que ces 3 années étaient une "jolie" façon de fuir, sauter le pas a été assez difficile pour le 1er départ et après c'est devenu l'inverse la facilité etant de repartir, car trop difficile a chaque retour de s'ancrer dans un projet de vie concret, et puis la vague de déprime qui te submerge quand tu te rends compte que tout a bougé en ton absence sauf toi puisque tout ce que tu as construit, grandi tu le laisses a l'etranger...
Il y'a des voyages qui peuvent aussi se révéler assez destructeur, une de mes amie qui avait un terrain psychique assez sensible est parti 2 ans et demi au Mexique elle a décompensé sur place, elle est revenue mais elle a laissé une partie d'elle même la bas, cela fait 1 ans qu'elle est sous anxiolitique.
Bon je te concède que c'est un peu extrème comme exemple cela dit ca fait un an que je suis rentrée en France et sincèrement ca a été l'année la plus difficile de ma vie, on compare souvent les voyages a une drogue et c'est vrai qu'il faut bien reconnaitre qu'ils on cela de commun de créer une dépendance et de permettre une déconnexion avec la réalité. Et pour les deux la redescente et le retour au monde réel n'est pas evident...
Pour conclure le seul conseil que je te donne est de partir biensur mais en etant posé dans ton projet de vie en l'occurence d'avoir terminé ton cursus et de préparer aussi bien ton retour que ton départ.... | | | À: Elo25aud · 8 mars 2010 à 11:40 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 28 de 34 · Page 2 de 2 · 1 676 affichages · Partager Bonjour,
Bien sûr, tu as raison, il y a toujours une part de fuite dans le voyage et oui cela peut être une drogue car c'est une expérience intense.
Après on peut avoir deux discours:
1. oui c'est courageux de s'écarter du conformisme pour vivre ses rêves, vivre une vie plus intense, surtout quand on est curieux, apprendre, les nouvelles expériences, les rencontres etc. Mais après tout, on a qu'une vie, pourquoi on devrait rester connecté à une certaine réalité, une vie plus pépére, plus simple et plus facile?
2. C'est plus courageux de se forcer à ne plus repartir, à essayer de décrocher de cette drogue qu'est le voyage (une bonne drogue soi dit en passant tout de même), de construire une vie plus stable, plus equilibré, plus sécuritaire etc...Surtout si on veut une vie de famille.
Je me demande parfois quelle est la vue la plus juste. Peut-on regretter la première sur le long terme? La deuxième n'est-elle pas une vue de la raison qui baisse pavillon devant les difficultés? Car l'homme se trouve tj des raisons pour s'accomoder d'une situation stable et pas très plaisante que vivre dans l'incertitude.
Ok il faudrait arriver à avoir l'esprit du voyage dans la vie de tout les jours. Difficile, peut-etre est-ce illusoire même si ont peut s'en approcher, et même qu'il le faut. Et/ou associer son projet professionnelle autour du voyage comme toi. (par curiosité, tu as fais quelle formation?) Certains ont choisi la solution, radicale, de ne plus revenir.
Ce qui est sur c'est que le retour est toujours difficile et la facilité à le vivre dépend de la part de fuite dans le départ, de ses attaches, des conditions matériels et de la préparation au retour. | | | À: Mrpey · 8 mars 2010 à 14:38 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 29 de 34 · Page 2 de 2 · 1 665 affichages · Partager Évidemment mrpey, c'est un lieu commun de ma part de dire que le mieux, c'est de te débarrasser de tes études ; et je suis d'autant plus mal placé pour faire ce genre de remarque que, pour ma part, je ne suis pas allé très loin en la matière ; mais bon, tu sembles quand même assez avancé dans ton cursus, et ce serait bête d'arrêter maintenant.
Et surtout, comme quelqu'un l'a déjà dit plus haut, ce sera un sésame pour toi plus tard, non seulement pour trouver du boulot mais aussi, plus important (et primordial je pense) pour gérer ta vie.
Car tu sais, on peut tout à fait éviter le fameux "moule" (travail, femme, enfants, Renault Scénic) qui t'effraie tant.
Pour ma part, je suis comme toi, les enfants et le Scénic, j'ai toujours pensé que ce n'était pas pour moi même si, quand j'avais ton âge, le Scénic n'existait pas encore  . J'ai géré ma vie comme bon me semblait... et je la gère toujours comme bon me semble, car elle n'est pas terminée (je n'ai que deux fois ton âge...).
Bon, malgré tout, je ne me vois pas faire de croix sur les femmes (  !) et il est important de trouver un boulot qui, à défaut de te passionner, te donne certaines satisfactions. Et notamment celle de t'assurer un confort financier qui te permet, par ailleurs, d'assouvir certains de tes désirs, dont celui de voyager. Perso, j'adore mon boulot ; j'en rejette les mauvais côtés pour n'en garder que le meilleur et lorsque j'ai assez de blé, je pars tout claquer en vacances dans les voyages.
Je pense que beaucoup de gens ne voient le travail que comme une corvée sans penser qu'ils l'apprécieraient mieux s'ils y voyaient le bon côté des choses.
Certes, en ayant une vie un peu "bohème", tu passes parfois pour un original... De toute façon, tes amis les plus proches vivent parfois comme toi ou, sinon, comprennent parfaitement ta manière de voir les choses. Les autres sont en fait plutôt envieux, voire jaloux, et de nombreuses personnes qui sont tombées "dans le moule" auraient bien aimé, après réflexion, faire autre chose dans leur vie... Ils ont sans doute choisi trop tôt de "s'établir"...
Dans tous les cas, ce moule n'est pas une obligation et, s'il te fait peur à 21 ans, tu as encore tout le temps de l'éviter... | | | À: Mrpey · 10 mars 2010 à 16:05 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 30 de 34 · Page 2 de 2 · 1 632 affichages · Partager LOL, j'ai 10 ans de plus que toi et je me pose les mêmes questions, la senic et le labrador lol ou continuer les voyages
de plus en plus long ? pour moi c'est tellement évident que je crache sur mon cdi tranquil avec mes 8 semaines de
vacances par an et mes 13 / 14 eme mois, pour reprendre mes études en septembre :un master dans l humanitaire,
pour que mon métier deviennent enfin ma passion et tans pis si je me "case" jamais, je suis beaucoup plus heureuse
comme ca, depuis mes 1 ans je voyage, et mes vacances en camion en croatie et bosnie à se laver dans la mer et
dormir à la belle étoile avec rien, ont etait une revelation sur ce que sera ma vie (pas seulement un mois ou 2 par an),
avec ton diplome tu poura travailler ou tu veut, tu as la chance d'avoir des études aproprié à ta passion, et toute les
entreprises ne sont pas comme celle ou tu est, tu finira par en trouver une qui te conviendra mieux, il ne te reste plus
beaucoup à faire, de toute facon on a tous des obligations chiante, si non ca serait trop facile !!!
de plus comme certain l'on dit atous moment dans ta vie tu peu faire autre chose si tu le decide, moi c est la 3 eme fois
que je reprend mes études | | | À: Mrpey · 20 mars 2010 à 16:49 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 31 de 34 · Page 2 de 2 · 1 556 affichages · Partager Bonjour à tous, bonjour mrpey,
si je place un petit message ici c'est parce que je ne me suis pas poser cette question, le voyage ou les études?et surtout comment concilier les deux pour "prévoir" un futur heureux?
Je m'explique, je suis en troisième, élève moyen, comme beaucoups, "dans la lune". Ce que je veux faire plus grand? Comment ça? Je pense juste vivre et rire ça me parait un bon futur...  Mais il faut faire un choix, moi j'en fais pas, alors on le fait pour moi, et comme beaucoups d'élèves médiocres je me retrouve en seconde ISI, à suivre un cursus Science des Techniques Industrielles,  , quelle blague, Génie Mécanique, ça en jette un max... En vérité on passe des heures sur des machines-outils à apprendre à fraiser et à tourner des pièces, personnelement j'ai fait un rejet  , alors après les assistances sociales qui veulent comprendre pourquoi je suis malheureux? pourquoi je suis perdu? pourquoi je suis mal dans ma peau? Alors que mon seul désire était de "comprendre", la pensée, la vie, qui suis-je?ou vais je? Mon esprit rempli de questions existentielles et métaphysiques... Bref, je rate mon BAC (avec 5 en méca coeff 8, alors que j'ai eu 14 en physiques, 17 en anglais et 15 en philo), je redouble et en milieu d'année je fuis, je rejoint mon cousin qui habite en belgique flammande, sur un coups de tete. Je reste quelques mois entre Terneuzen  et Knokke le zout ou j'habite avec mon cousin, puis, pas de boulots, plus de sous, mon cousin qui stop croupier car les petites vielles du casino ça va bien 2 minutes... Je rentre sur chambéry, ma ville natale, et, sans passer par la case retour chez les parents et après quelques galères, je me retrouve en collocation dans un appart de l'OPAC en sous loc à la zup, peper, ce qui l'est moins, c'est justement le travail, bien forcé, alors intérim, usine, horrible, tout ce que je déteste, métallurgie, traitement thermique avec le nitrate, le cyanure à la pelle et des bains de sel à 800 degré, les 3/8, le pointage et les chefs..... Avec mon cousin on décide d'aller sur Grenoble, dans le but de rejoindre un ami, faire un peu d'argent, et faire le tour du monde, allez, c'est partiiiiiii, on lache l'apart sans rien dire, je trouve du boulot encore et toujours à l'usine, ouaiiiiiii, et on se remet en colocs, on est 4 dans un 30 m², la belle vie, franchement, entre soirées de folie et travail la tete dans le c.. à me farcir des boulots répétitifs à souhait.  Pour oublier la galère, il faut bien une bouteille de sky tous les soirs, vive la vie, mais ou est le voyage??? On lache l'autre appart, on arrive à dégoter un super apprart de 100 m² sur le campus, trop la classe, bon on est entre 6 et 10 mais ça roule, jusqu'à ce qu'on nous retrouve, bien sur, et qu'on nous demande de payer, normal quoi, entre chambéry et grenoble ou il y a tribunal tellement on avait fait les cons, je dois débourser pas loin de 4000 euros, il faut de l'argent, je m'improvise coupeur de verre sur une énorme machine dans une usine de vitre, enfermé, avec une vue sur le haut des montagnes de Belledonne, à faire des journées doubles et des heures à n'en plus finir... J'y reste 2 ans et me refait un porte monnaie, touve une copine que j'aime et pars faire de la marche en montagne, re la vie  , toujours en colocs, avec des hauts et des bas, des "mégabourre" et des vols, des engeulades et des accolades...
Puis chomage, et, à défaut de tour du monde, je part pour l' Inde, voyager en solo puis avec ma cops. Le mois prochain...haaaaa
J'ai 23 ans et j'aurai voulu avoir plus voyager à part les vacances, mais bien sur je ne regrette rien, à quoi ça sert, et puis c'était tellement bon...Malgré tout, je ne sais pas plus ce que je veux faire comme métier qu'en fin de troisième et malheureusement je suis conscient que si j'ai besoin d'argent, et ça va arriver, je vais devoir retourner trimer à l'usine, et l'idéal serait de faire une formation, mais...quoi? pourquoi? Pour etre dans la société? Bien sur que non, j'ai fait beaucoups plus d'actions pour la détruire que pour la préserver; pour ma famille, mes amis, mon amour? Ils me comprennent et accepteraient n'importe quel choix; par "obligation" du à cette matrice qu'est le système? non plus, je me sens libre et si on veux vivre tous nu dans la foret, libre à nous;
Je pense que la cause de cette dualité travail / Vie est personnelle et donc propre à chaque individu, et c'est en cherchant qu'on trouve.... (ouai je sais jme suis pas foulé mais j'ai pas mieux  )
Mon conseil et la conclusion de tout ça, valable pour tout "jeune" en quête de vérité et de partage social et culturel :
Quoi qu'il arrive (à moins de courir tout nu dans la foret  ) on sera soumi à cette société, française ou étrangere, en France en tout cas, à moins d'un gros coups de bol, sans diplome on a pas un "bon boulot", c'est à dire qu'il y a une très grande chance de tomber sur un boulot rébarbatif et mal payé qui plus est !!! Ce qui implique si on veut voyager soit de ce serrer la ceinture, soit de travailler plus....Et encore c'est pas gagné, un ptit crédit et c'est l'enlisement...Mais y a toujours moyen et la vie sera aussi belle si on sait ou regarder. La deuxième solution consiste à faire des études, avoir un "bon boulot", qui plait c'est encore mieux, mais si il ne te plais pas au moins tu devrais gagner pas mal et tu peut beaucoup plus rapidement qu'un "galérien" mettre à gauche et penser ou repenser ton avenir plus tranquillement, plus facilement car tu aura eu la présence d'esprit d'aller au bout de tes études.
Voili, voilou, je me suis un peu laissé emporter sur la narration de ma vie qui n'interresse surement pas grand monde mais je voulais donner mon ptit point de vue. | | | À: Mrpey · 22 mars 2010 à 1:15 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 32 de 34 · Page 2 de 2 · 1 523 affichages · Partager Salut mr Pey! Ca fait plaisir de voir que je ne suis pas tout seul à ressentir ça! Je suis dans une situation sensiblement pareille à la tienne, j'ai 20 ans, bientôt 21. J'ai peu voyagé contrairement à toi, mais l'un des rares voyages que j'ai fais, en Martinique, m'a profondément marqué et m'a vraiment donné cette envie de parcourir le monde.
Depuis ce moment, il ne passe pas un jour sans que je pense au jour où je voyagerais, sans que je m'imagine dans tel ou tel pays, sans regarder sur internet des récits de gens qui ont fait le tour du monde. Et je me dis que plus tard je me vois vraiment pas travailler, j'ai l'impression de ne pas être fait pour ça. Là, je suis actuellement en bac +3, je sors d'un DUT informatique qui ne m'a pas plu et me suis réorienté dans la communication et les médias pour devenir reporter (et pouvoir tenter concilier voyage et travail). Malgré une envie de plus en plus grande de partir, je me suis toutefois fixé l'objectif de finir absolument mes études (et je pense arrêter à la fin du bac +4).
Après je pense que je vais faire deux trois boulots pour gagner un peu d'argent, et je crois vraiment que je vais m'en aller, peut-être avec un pote, je sais pas. Ce qui est sûr c'est que je me fixerais pas de date de retour, je me vois même pas vivre en Europe. Pas mal de monde parle du fameux "moule" de la société, le "travail, femme, enfants, renault Scenic" comme tu dis, et j'avoue être un peu effrayé à l'idée d'avoir mon propre appart', mon boulot, faire tous les jours le même trajet pour y aller, la femme, les enfants qui t'obligent à t'engager avec la même personne pendant un sacré morceau de temps.. Bref..
Maintenant que je lis les diverses réactions, je me rends compte qu'il est fort possible que je sois en train de préparer une sorte de fuite, pour ne pas avoir à affronter la "vraie vie". Mais je me dis aussi que la vraie vie, c'est de travailler pour manger, comme dans les pays pauvres. Aller de petit boulot en petit boulot pour au final s'arrêter dans un pays où l'on se sent à l'aise, y passer du temps et puis repartir. C'est ça le genre de vie que j'aimerais avoir et ce qui me fait vraiment peur c'est de ne pas arriver à réaliser ce rêve!
Je suis désolé c'est un peu brouillon j'ai du mal à structurer et à trouver les bons mots, mais si je peux me permettre de te donner mon avis, bah finis tes études et pars! M'est avis que le voyage reste le meilleur moyen de s'épanouir! De comprendre le monde! J'ai l'impression que le voyage c'est comme un aimant! Y a un endroit sur la terre qu'est fait pour toi, il t'attire terriblement! si tu pars après tes études, peut-être que tu trouveras ce coin tranquilou, et peut-être alors connaitras-tu la plénitude héhé  Moi perso je crois que ce sont les Caraibes, mais il me reste 4 ou 5 continent à visiter encore pour être sur! haha
Pour conclure, et je sais pas si des gens de mon âge pourront le confirmer ou l'infirmer, mais j'ai la sérieuse impression qu'il y a de plus en plus de jeunes qui veulent partir voyager (pas un simple voyage, mais laisser tout derrière soi et faire le tour du monde). J'ai rencontré beaucoup de gens cette année, et une partie non négligeable pense à s'en aller. Alors je me demande si c'est pas un phénomène de génération.. une conséquence logique de l'évolution de notre société.. une sorte de ras le bol du train train quotidien qui amène à la rupture et à se casser pour de bon!
bref, je te souhaite bien du courage pour finir tes études et ton stage, et dis-toi qu'après, lorsque tu seras parti, ce sera que du bonheur! | | | À: Bapt01 · 22 mars 2010 à 13:16 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 33 de 34 · Page 2 de 2 · 1 512 affichages · Partager Bonjour bapt01, m'est d'avis que ce n'est pas spécialement la génération, car chaque génération a eu son lot de voyageur (maintenant c'est plus facile, mais il y a voyage organisé et "tout lacher", comme tu dit).
M'est d'avis que tu attires ce à quoi tu penses, d'ou tes rencontres avec des baroudeurs et ton impression que "tout le monde" veut voyager viens surement de ta propre et profonde envie de voyager...
"et dis-toi qu'après, lorsque tu seras parti, ce sera que du bonheur! "
Je ne suis pas si sur, je pense que le bonheur ce construit, le voyage comme tu l'entends, c'est l'aventure, et pour que l'aventure soit belle et pour nous faire "tendre" vers ce bonheur, il faut des hauts et des bas, des claques et des carresses, bref, des expériences... | | | À: Mrpey · 22 mars 2010 à 13:20 Re: Jeunesse, voyage et travail Message 34 de 34 · Page 2 de 2 · 1 509 affichages · Partager Tu dis ça justement parce que tu ne connais que ta vie d'étudiant...
Perso, je ne me suis jamais senti aussi libre qu'à partir du moment où j'ai commencé à travailler : un salaire te donne une autonomie totale et une liberté de mouvement infinie... à partir du moment, bien sûr, où tu as la chance d'avoir un salaire au moins correct... | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 537 visiteurs en ligne depuis une heure! |