AirOne · 8 mai 2017 à 17:30 · 280 photos 159 messages · 17 participants · 16 714 affichages | | | | À: Djalma · 13 juin 2017 à 15:49 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 41 de 159 · Page 3 de 8 · 1 531 affichages · Partager La salle à manger avec les grandes vitres est récente. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: AirOne · 14 juin 2017 à 14:16 · Modifié le 16 mai 2019 à 11:03 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 42 de 159 · Page 3 de 8 · 1 493 affichages · Partager 4e Jour : 11 avril LA PISTA DEL CONDORLever vers 7 h pour la rando, nous devons partir à 8h30. La balade commence sur une petite piste qui part dès le village, puis traverse des vergers, il faut enjamber des murets après avoir dégagé les branchages qui obstruent le passage, pas facile à trouver ce chemin sans guide, pour ceux qui voudraient essayer de faire cette balade seuls, c'est pas évident, le chemin n'est pas du tout balisé, est assez tortueux et va chercher des escarpements sur les falaises qui ne sont pas du tout simples à voir d'en bas. L'option de passer par le gîte est donc la plus simple, mais elle n'est pas donnée : pour 2 nuits et la rando en pension complète, nous avons payé un peu moins de 80 € par personne ce qui est relativement cher selon les standards boliviens, mais la prestation en vaut la peine. La rando démarre à 2000 m et va jusqu'à 3000, en 1 journée, c'est une bonne rando si on est pas encore accoutumé à l'altitude, par contre le faire en 2 ou 3 jours permet d'être beaucoup plus relax. Nous essayons de suivre le rythme des jeunes de 25 ans, c'est pas simple...je me console en regardant la petite dernière de 17 ans qui est de loin celle qui en bave le plus. Le temps est couvert quand nous partons, le plafond est bas mais il ne pleut pas et il n'y a pas de vent.
Rapidement nous voyons nos premiers condors qui planent au dessus de la vallée, cherchant les meilleures ascendances, nous en verrons jusqu'à 6 en même temps de loin.
Puis, tout au long de la montée, ils font des apparitions passant parfois assez près, disons 50 m de nous,
ils font le plus souvent des passages assez brefs, comme s'ils venaient jeter un coup d’œil sur cette bande de visiteurs.
Certaines vaches les voient de bien plus près que nous et, au fur à à mesure que nous approchons la crête sommitale, ils passent de plus en plus près,
passages fugaces à une 20taine de mètres parfois mais je ne parviens jamais à les cadrer correctement, le temps de pointer l'appareil, ils sont déjà loin. Nous entendons parfois le bruit extraordinaire du frottement de l'air dans leur voilure et pouvons distinguer à l’œil nu la crête des mâles adultes, les femelles, plus petites que les mâles en sont dépourvues mais sont également impressionnantes avec leurs presque 3 mètres d'envergure quand les mâles dépassent les 3 m. Nous voyons beaucoup de jeunes dépourvus de plumes blanches et aussi d'autres rapaces, des aigles, des faucons. Rapidement, le temps couvert fait place à un soleil radieux.
Tout près du chemin, nous verrons de grosses mygales débonnaires dépourvue d'agressivité et assez peu dangereuse aux dires de Miguel, le guide le plus âgé.
Une petite halte sur l'aire habituelle des bivouacs et nous attaquons la montée finale,
c'est de plus en plus raide, de plus en plus haut et donc de plus en plus dur : Fanny qui en bave râle tant qu'elle peut, heureusement, le manque d'oxygène à cette altitude lui laisse peu d'opportunités. Un dernier chemin à flanc de falaise nous conduit à un plateau qui monte en pente douce et s'arrête brutalement en une falaise vertigineuse, vertigineuse est un euphémisme.
C'est ici que nous nous sustenterons en regardant d'un œil distrait les condors nous frôler de leurs rémiges interminables, agitant nos mains pour chasser ces intrus tels de grosses guêpes zonzonnantes et mal élevées.
Parce que les condors, ça va un moment, mais faut pas pousser ! Ils sont là, passant et repassant au dessus de la crête, ils passent parfois très près à 10 mètres de nous dans un bruit de planeur nous jetant un regard gourmand cherchant à évaluer lequel d'entre nous ferait la meilleure charogne en basculant par inadvertance pour s'exploser 500 m plus bas tout décortiqué et près à consommer après une période raisonnable de faisandage...
Bon...je vais m'éloigner un peu de cette falaise qui me file le tournis et assombrit mes pensées.
Le spectacle est à la hauteur de mes espérances, le temps est superbement dégagé, le vent du sud a eu l'excellente idée de mettre fin à cette tradition stupide autant que séculaire de souffler au moins trois jours d'affilée, dorénavant et sachez le : ce sera un jour minimum (il faut savoir se moderniser et le vent du sud nous montre par là qu'il sait être moderne, nous l'en remercions d'ailleurs). Bien, donc : raz le bol des condors, il est temps de descendre, non sans que Miguel et Alex nos deux guides ne nous dénichent des plumes de taille impressionnante.
La descente ne se fait pas tout à fait par le même chemin, nous rejoignons l'aire de camping et prenons un passage différent ensuite :
LA PISTA DEL INCA LOCO
C'est en tout cas le nom dont nous l'affublerons, c'est une espèce de combe très très raide dans laquelle serpente un passage étroit, il n'est pas question de descendre sans s'accrocher aux maigres arbrisseaux qui le bordent, on a vite fait de se retrouver sur le cul et on hésite d'ailleurs pas à anticiper en progressant à 4 pattes, jambes en avant prêt à s'asseoir pour freiner la chute. Je ne suis pas fâché de ne pas l'avoir pris dans l'autre sens celui là... Nous arrivons bientôt près d'une très jolie petite cascade qui est le prétexte du détour,
juste avant d'y parvenir, Miguel devra écarter du chemin un petit serpent brun ocellé dont on m'a dit que ça pourrait être un jeune anaconda, mais Miguel ne semblait pas d'accord, il nous a affirmé que ce serpent était très vénéneux, mais il ne nous a pas donné de nom. Si quelqu'un a une idée au vu de cette photo toute floue ?
Les plus malades dans leur tête d'entre nous iront se baigner dans cette eau glacée grouillante de serpents venimeux voir d'anacondas démesurés slalomant entre des mygales aquatique. Des malades je vous dis !
Nous arrivons au gîte bien rincés vers 18 h 30, pas loin de 10 heures en tout dont 5 heures d'ascension. Une randonnée superbe qui a tenu toutes ses promesses et bien plus encore. J'ai trop la flemme pour accompagner les autres traire les vaches et gouter l'ambroisie, cette activité étant proposée à tous ceux qui font la rando. Le repas du soir sera à l'image de celui de la veille et du petit dej : copieux et délicieux arrosé d'excellents vins boliviens. Étape à ne pas louper. | | | À: AirOne · 14 juin 2017 à 14:36 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 43 de 159 · Page 3 de 8 · 1 482 affichages · Partager Le repas du soir sera à l'image de celui de la veille et du petit dej : copieux et délicieux arrosé d'excellents vins boliviens.
C'est vrai qu'il est bon leur vin rouge local! Aussi bon que de l'autre côté de la frontière Argentine et de plus bien moins cher. Lors de la fête du village ils en avaient abusé un peu et comme le" trek des condors" avait eu lieu le lendemain le "guide" n'était pas vraiment en forme! | | | À: AirOne · 14 juin 2017 à 15:13 · Modifié le 16 mai 2019 à 11:08 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 44 de 159 · Page 3 de 8 · 1 472 affichages · Partager 5e jour : 12 avrilLA PISTA DE LA MUERTE QUE MATA :de Rosilias à Tupiza 243 km -10 heures (!)
L'étape du jour promet d'être longue et elle le sera bien plus que prévu. Nous allons à Tupiza et, plutôt que de repasser par Tarija, nous avons choisi d'essayer une piste qui passe par Canas et Camacho et file vers Villazon. A partir de cette piste nous devons bifurquer vers le plateau de la cordiliera de sama pour rejoindre la piste Tarija Tupiza. J'avais demandé à Vincent par mail puis à Cory des renseignements sur l'état de cette piste, ni l'un ni l'autre ne la connaissait, par contre, Julia la femme de Vincent m'a dit qu'on lui avait dit (  ) qu'elle avait été refaite et était en excellent état...bon, ben on va faire avec ça... Nous partons vers 8h30, le plein a été fait la veille à Tarija, la réservoirs de toit sont toujours vides mais 1 plein est normalement suffisant pour les 230 km à venir, même s'il y a 3/4 de piste et même si nous passons à 4000 m ? Ah ben oui, c'est vrai tiens ! J'avais pas pensé à ça...  Nous traversons Canas puis Camacho assez rapidement, la piste est peu fréquentée et dans un état très moyen pour ce début de trajet, pas mal de nids de poule, des traversées de petits rios peu profonds que nous traversons suffisamment vite pour bien éclabousser tout autour ! De vrais gamins... "Nous sommes arrêtés..." grésille le talkie alors que nous avons passé Camacho depuis 5 mn. "Ouais ? Une envie pressante ? Pas de problème, on vous attend !" "Non : nous sommes arrêtés, parce que le moteur s'est arrêté..." "Comment ça ???" "Ben, il n'a plus de pêche du tout et dès qu'on accélère, il fait blobloblop et il cale..." "Co...comment ça ?" "ben comme ça : blobloblop...et il cale quoi..." "Merde alors..." "Ch'te'l fais pas dire..." "Bon, bougez pas, on arrive !" "ça c'est sûr, y'a peu de chance pour qu'on bouge !" "Ah ouais...c'est vrai...pardon..." Nous rejoignons l'autre véhicule et constatons ce qui vient d'être dit : ça blobloblope. Tout de suite on pense aux passages dans les rios qui se sont fait peut-être un peu vite, nous avons soulevé de belles gerbes d'eau mais il n'y avait jamais plus de 30 cm d'eau dans ces ruisseaux et ils ne faisaient jamais plus de 5 m de large. Nous appelons Cory, lui aussi penche pour une entrée d'eau dans le circuit par le ventilateur, dans ce cas, il y a deux solutions : démonter les bougies, tout ouvrir et faire sécher ou relancer le moteur en gardant un régime qui tient le plus longtemps possible. Là dessus, voilà un 4x4 qui passe : des flics, très sympas, ils nous demandent ce qui se passe, on leur explique, ils nous disent qu'ils savent où se trouve le mécano le plus proche et se proposent de conduire une des 2 voitures, j'y vais donc avec la mienne accompagné d'Antoine le copain de Camille qui parle bien l'espagnol. Les flics nous arrêtent devant une petite baraque avec quelques épaves devant, nous hélons un gars qui bricole dans un moteur, il vient nous voir la joue gonflée d'une énorme chique de coca, on discute avec lui comme on peut (parce que grosse chique plus accent bolivien à couper au couteau, c'est pas simple...), on lui explique, il commence par nous dire que, comme il doit aller chercher sa fille à l'école à 11h1/2 heures, il ne va pas pouvoir nous accompagner (fichtre ! Il est déjà 11h moins le 1/4 !), puis il nous confirme que ça doit être une entrée d'eau et nous recommande également d'ouvrir pour sécher, nous ouvrons le capot pour qu'il nous montre les trucs à faire et il en profite pour nous faire remarquer que nous avons une petite fuite de liquide de refroidissement au niveau du branchement de la durite du circuit de surpression au dessus du radiateur. Je lui demande si on peut réparer ça avec de la résine époxy, ce qu'il confirme. Nous retournons vers l'autre 4x4 qu'ils ont fait tourner le plus possible et qui parvient à tenir des régimes de plus en plus soutenus, c'est bon signe tout ça ! Je file à Antoine la pâte époxy et lui demande de colmater autour de la fuite pendant que je vais surveiller les évolutions de l'autre voiture tout en tenant Cory au courant (vous noterez la superbe allitération en "C" et "R"). Antoine revient : " Mission accomplie chef !" L'autre 4x4 commence à ronronner quasi normalement et ne bloblote plus qu'à haut régime, nous décidons d'attaquer l'ascension. La piste est plus large et en bien meilleur état qu'au début : en effet, elle a été refaite, c'est maintenant sur une excellente gravel road que nous roulons vers le plateau de Sama,
bientôt nous bifurquons à droite et décidons de faire une pause pour profiter du panorama et faire la pause pique nique,
un condor passe tranquillement 50 m au dessus de nos têtes. Antoine décide d'aller vérifier si sa réparation tient bien, il ouvre le capot, jette un œil, puis met la main et secoue une peu la durite...pour voir... Mal lui en a pris : la canule sur laquelle est emboitée la durit casse net, à raz ! Un geyser de liquide jaune fluo gicle aussitôt provocant la fuite éperdue du mécano en herbe. Bilan, quasiment tout le liquide s'est barré, et on en a pas d'autre, au pire on a de l'eau... Je constate en examinant la casse que l'époxy n'a pas durci du tout...Un doute me prend : "Dis voir Antoine, comment t'as préparé la pâte ?" "Oh, ben comme le tuyau était noir, je me suis dit qu'il valait mieux mettre la pâte noire que la blanche pourquoi ?" Champion du monde... "Bon, euh, en fait, la pâte blanche à côté, c'est pas pour les tuyaux blancs, c'est du durcisseur : si tu mets seulement la noire, ça reste tout mou, c'est normal..." "Aaaaaaaaaaaaaaaah : Okééééééééééééé" "Comme ch'te'l dit...bon, ben y'a plus qu'à recommencer..." Cette fois c'est plus compliqué avec cette fichue canule pétée à raz. J'entreprends donc un ficelage avec du fil de fer et on remets de l'époxy par dessus puis du grey tape
et nous pique niquons, il est 14 h. Une voiture descend vers nous, nous l'observons. Elle s'arrête en silence à 100 m de nous, nous rejoignons les passagers qui nous demandent de l'aide : ils viennent de tomber en rade et sont en train de descendre en roue libre, nous leur expliquons que nous ne sommes pas en reste au niveau emmerdes, mais qu'on peut les remonter s'ils veulent et les déposer en haut à Copacabana. Ben oui, mais non : c'est de là qu'ils viennent, alors ils décident de continuer...en roue libre... Nous parvenons sur le plateau de la Cordilliera de Sama, il est déjà tard, nous avions prévu de nous y balader, en particulier dans les dunes, mais nos multiples avatars nous ont trop retardés, on fait un petit stop à la lagune après Copacabana
et nous filons vers l'Ouest, une piste assez terrible nous y attend que nous nommerons la "PISTA DE LA MUERTE QUE MATA", c'est vous dire...
Elle serpente à flanc de montagne avec assez souvent des ravins plus que vertigineux, mais s'il n'y avait que ça...
le plus gros problème, c'est qu'elle est pas mal fréquentée par des bus et des poids lourds,
sinon, à part ça, elle est plutôt en bon état, mais on y roule pas vite du tout, c'est interminable...et l'essence descend vite. Quand nous rejoignons la vallée, on pense que ça va s'améliorer, mais pas du tout, ça reste tout aussi sinueux le long de la rivière, c'est juste que la chute ne sera que de 10 mètres si on sort de la piste. Et puis une nouvelle montagne se dresse sur le parcours, il faut remonter jusqu'à un plateau pour enfin arriver à la route Tupiza Villazon. Nous y arrivons de nuit et il reste 80 km à parcourir, les deux voitures sont sur réserve...
Nous arriverons à Tupiza ric rac, on passe à la gare routière pour prendre le ticket de bus pour Lou qui nous quitte pour partir vers Sucre puis Santa Cruz où il doit prendre son avion qui le ramènera au pays. Ensuite nous filons à l'hôtel Mitru déposer les sacs, le gars de la réception nous conseille la pizzeria d'en face qui est effectivement très bien, nous accompagnons Lou au bus et on se couche...rincé...
suite post 18 de cette page | | | À: AirOne · 14 juin 2017 à 15:36 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 45 de 159 · Page 3 de 8 · 1 453 affichages · Partager AirOne et les voitures un fil rouge à travers les voyages, puis en plus il faut savoir bricoler, définitivement pas une destination pour moi | | | À: Rjulie95 · 14 juin 2017 à 15:38 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 46 de 159 · Page 3 de 8 · 1 449 affichages · Partager puis en plus il faut savoir bricoler, définitivement pas une destination pour moi
Si si, je vais te prêter Antoine, il t'aidera en cas de problème mécanique... | | | À: AirOne · 14 juin 2017 à 19:38 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 47 de 159 · Page 3 de 8 · 1 426 affichages · Partager Coucou,
Je suis d'accord avec Régis, je trouve quand même que comme problèmes mécaniques c'est quand même beaucoup. Ces 4x4 m'ont l'air dans un état pas terrible. J'ai l'impression que du temps de Petita c'était quand même mieux. Krikri n'a jamais mentionné de problèmes liés à son 4x4. Ou alors, est-ce que vous êtes du genre brise-fer? Du coup ça refroidi considérablement. Moi qui me plaignait de mes 4 crevaisons l'an dernier..... À choisir....Au moins en cas de crevaison on sait quoi faire!!!!
Message pour Max et Airone. Avez-vous reçu des messages avec photos de Petita pour des tours en novembre? | | | À: Diamina · 14 juin 2017 à 21:58 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 48 de 159 · Page 3 de 8 · 1 409 affichages · Partager TU veux d'Aldo ?, oui il m'a envoyé un mail vantant les méritent d'un tour qu'il organise dans le Sud Lipez. Ce sont des tours qu'il accompagne personnellement. | | | À: Max68 · 15 juin 2017 à 2:23 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 49 de 159 · Page 3 de 8 · 1 391 affichages · Partager Salut Max,
TU veux d'Aldo ?, oui il m'a envoyé un mail vantant les méritent d'un tour qu'il organise dans le Sud Lipez. Ce sont des tours qu'il accompagne personnellement.
Oui c'est ça: Aldo de l'agence Petita. Il m'a envoyé un paquet de photos dans lesquelles figure la ciudad de Roma, des photos de camping, du sud lipez....... | | | À: Diamina · 15 juin 2017 à 8:29 · Modifié le 16 mai 2019 à 11:53 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 50 de 159 · Page 3 de 8 · 1 370 affichages · Partager Coucou,
Je suis d'accord avec Régis, je trouve quand même que comme problèmes mécaniques c'est quand même beaucoup. Ces 4x4 m'ont l'air dans un état pas terrible. J'ai l'impression que du temps de Petita c'était quand même mieux. Krikri n'a jamais mentionné de problèmes liés à son 4x4. Ou alors, est-ce que vous êtes du genre brise-fer? Du coup ça refroidi considérablement. Moi qui me plaignait de mes 4 crevaisons l'an dernier..... À choisir....Au moins en cas de crevaison on sait quoi faire!!!!
Message pour Max et Airone. Avez-vous reçu des messages avec photos de Petita pour des tours en novembre?
Je dois reconnaître que nous tirons un peu sur les machines, mais la casse de cette canule d'emboitement est due à la vétusté du radiateur. Je pense que ça aurait du être vu à l'entretient, à moins que ça n'ait commencé à fuir qu'après notre départ. Les voitures que nous avions sont les mêmes modèles et sont du même âge que celles de Max et Krikri avec quelques années et quelques milliers de km en plus. Elles ont un avantage, on ne risque pas de problème d'électronique et j'ajoute qu'elles sont malgré tout très solides. J'ai vu que Garet qui a loué chez imbex a eu un problème bien plus sérieux avec un véhicule bien plus récent. Le problème était clairement du à un défaut de maintenance et ils ont eu de la chance que ça leur soit arrivé à Uyuni et pas à laguna céleste par exemple.
Malgré tout, j'aurais un peu de mal à recommander petita, à moins d'avoir des notions de mécanique et d'être capable de réparer une panne mineure. Deux forumeurs vont partir avec biz, nous verrons ce qu'il en est. | | | À: AirOne · 15 juin 2017 à 8:50 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 51 de 159 · Page 3 de 8 · 1 367 affichages · Partager Malgré tout, j'aurais un peu de mal à recommander petita, à moins d'avoir des notions de mécanique et d'être capable de réparer une panne mineure.
Bah justement, ce n'est plus petita puisqu'il a vendu!!! D'où le problème!
Deux forumeurs vont partir avec biz, nous verrons ce qu'il en est.
J'espère qu'ils feront un compte rendu, ce serait sympa. En tout cas, j'ai noté le nom de l'entreprise de location. Retourner en Bolivie fait partie de mes projets pour un futur lointain, et cette fois-ci, j'aimerais bien me promener de façon autonome.
Je note aussi qu'en avril il fait quand même froid, mais bon, quand on a connu l'hiver la-bas... ça doit aller!!! | | | À: Diamina · 15 juin 2017 à 12:24 · Modifié le 15 juin 2017 à 18:02 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 52 de 159 · Page 3 de 8 · 1 352 affichages · Partager Ce n'est plus Aldo qui tient la boite, mais la boite c'est toujours Petita qui reste distinct de boliviamotors. J'ai mis un post sur TripAdvisor. Je dis que je suis globalement satisfait mais je mentionne les problèmes que j'ai eu. Dans sa réponse Cory insiste sur le fait que Petita et Boliviamotors sont deux entités différentes. | | | À: Diamina · 15 juin 2017 à 16:04 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 53 de 159 · Page 3 de 8 · 1 335 affichages · Partager Bonjour,
Je reviens de Bolivie le 8 octobre... et me lancerai donc pour mon premier "carnet de voyage" dans les semaines suivantes. Je loue chez Biz du 16 au 30/09/17 : si urgence, n'hésitez pas à revenir vers moi pour un premier avis sur cette société et sur ces véhicules
Laurent | | | À: Lolobe · 15 juin 2017 à 17:00 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 54 de 159 · Page 3 de 8 · 1 329 affichages · Partager Salut Laurent,
Je ne suis pas pressée et je te remercie beaucoup pour ce message. Pourras-tu faire un coucou pour dire quand tu auras commencé que je suive ton carnet, s'il te plait? A bientôt alors! | | | À: AirOne · 15 juin 2017 à 20:31 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 55 de 159 · Page 3 de 8 · 1 306 affichages · Partager Aldo était mécanicien avant d'être loueur... en plus il est Suisse d'origine... du coup le matériel était super bien entretenu. 
J'ai déjà lu des retours disant que le successeur n'a pas la même rigueur Helvétique | | | À: Max68 · 15 juin 2017 à 22:58 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 56 de 159 · Page 3 de 8 · 1 286 affichages · Partager Aldo était mécanicien avant d'être loueur... en plus il est Suisse d'origine... du coup le matériel était super bien entretenu. 
J'ai déjà lu des retours disant que le successeur n'a pas la même rigueur Helvétique 
Oui, bon excuse moi, mais la "rigueur helvétique "pour moi, ça reste des mots. Les Néo Zelandais ne sont pas réputés pour être des glandeurs que je sache, si ? Enfin bref, s'arrêter à l'origine ethnique du loueur pour déterminer son choix, ça me laisse songeur... (ceci dit de la part d'un gars qui a connu des suisses que t'imagines même pas...) | | | À: Diamina · 16 juin 2017 à 15:12 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 57 de 159 · Page 3 de 8 · 1 239 affichages · Partager Pas de problème, bien sur
A bientôt Diamina | | | À: AirOne · 16 juin 2017 à 18:23 · Modifié le 17 juin 2017 à 11:43 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 58 de 159 · Page 3 de 8 · 1 214 affichages · Partager 6e jour : TUPIZA TUPIZA 13 avril
L'hôtel Mitru est un ensemble surprenant de bâtiments juxtaposés qui forment un petit labyrinthe avec ses escaliers et ses coursives en balcon.
On s'y paume un peu début. Il y a plusieurs standings de chambres, de la suite à la chambre simple avec toilettes/salle de bain partagée. C'est un excellent rapport qualité prix, pour 7 personnes et pour 2 nuits nous avons payé 220 € soit un peu plus de 15€ par personne et par nuit, nous avions une suite deluxe une chambre standard supérieur et 2 chambres simples. (devinez qui avait la suite ?  ) L'hôtel est très bien situé au centre ville environnés de commerces ce qui est très pratique. Le personnel est parfait, souriant et toujours prêt à aider. Nous les solliciterons vite puisque Cory les a appelés avant même notre arrivée pour qu'ils fassent venir un mécano le lendemain pour voir s'il fallait changer de voiture, il suit le dossier ce qui est bon signe chez un loueur et les gens de l'hôtel ont fait le nécessaire. Lors de mes échanges avec Cory, je lui signale le trop perçu de 500€, il reconnaît sans problème l'erreur de facturation et se confond en excuses se maudissant d'avoir demandé ces 500€ en trop, il me les remboursera au retour. Tout s'arrange. L'Hôtel Mitru est très fréquenté par des francophones, ce forum n'y est sans doute pas complètement étranger puisque c'est en lisant des avis sur VF que j'ai moi-même fait mon choix, sur une trentaine de personnes croisées, pratiquement toutes parlaient en français, il y avait seulement un couple d'anglophones et un couple de germanophones. Je sais que certains voyageurs détestent se retrouver dans les hôtels fréquentés par leurs compatriotes (je précise que ça ne m'a jamais gêné). Attenante à l'Hôtel Mitru, l' agence Tupiza Tours propose des sorties dans le Sud Lipez, des sorties au salar, des randos locale et des balades à cheval. Je m'y rends dès le petit déjeuner avalé, la dame qui me reçoit parle un français parfait et je lui achète 7 balades de 3 heures à cheval pour l'après midi, nous avons rendez vous à 14 h, ce qui nous laisse du temps pour les courses. Tupiza est une petite ville agréable, le marché couvert se situe tout près de l'hôtel. Il ne faut pas espérer faire ses courses au supermarché ici, ceci dit, il y a une petite supérette à l'extérieur de la ville sur la grand route qui est bien utile pour acheter l'eau. Nous filons donc au marché où l'ambiance est très bonne, surtout quand vous venez faire de très grosses courses, les vendeuses sont manifestement ravies de vendre autant de produits et puis ça fait des rencontres.
La vieille dame au chapeau melon sous lequel dégoulinent 2 immenses tresses, note scrupuleusement sur un petit carnet couvert de chiffre jusque dans ses moindres recoins tous nos achats, un petit coin de langue rose lui sort au coin de la bouche, elle est grave et appliquée : surtout ne pas la déranger. Elle disparait peu à peu derrière un monticule de tomates, avocats, patates, courgettes, aubergines, oignons, pommes, bananes, ananas et que sais-je encore ? Bientôt le tas cesse de monter, le chapeau melon qui dépasse encore tant bien que mal trahit sa présence. La dame se lève et sous le chapeau ré-apparaît le visage hilare et édenté, le carnet de comptes le suit de près ainsi qu'une petite main aux doigts déformés qui pointe un chiffre qu'elle se fait un devoir de nous annoncer avec gourmandise. On en revient pas tellement c'est pas cher. Elle est tellement contente de sa vente qu'elle nous offre 3 pommes qu'elle essuie et emballe soigneusement comme toutes les autres.
Le visage de cette autre femme descendue des hauts plateaux, les yeux bridés des peuples natifs américains, la peau tannée par le soleil d'altitude, cette bouche fine aux commissures inclinées vers le bas comme pour indiquer qu'on est pas là pour rigoler, le nez droit et aquilin des incas, le visage de cette femme pouvait être qualifié au prime abord d'inexpressif, pourtant, le visage de cette femme a trahi la surprise quand ce monsieur barbu à casquette et vraisemblablement pas du coin lui a demandé 20 BOITES DE SARDINES A L'HUILE ! Alors les yeux se sont un peu ouverts et la mâchoire du bas s'est effondrée laissant la bouche ouverte sur cette question qu'elle ne m'a jamais posée : "mais comment diable peut on aimer autant les sardines ?" Les courses faites, nous les entassons dans une chambre climatisée puis nous filons faire le plein du second 4x4, le premier a été pris en charge comme promis par un mécano. Les stations sont sur la route Villazon- Potosi qui passe par Tupiza, il n'y a quasiment personne à la pompe en cette fin de matinée, nous montrons nos documents officiels au pompiste afin qu'il fasse le plein du réservoir et du bidon de toit. Coup de chance, il nous restitue le document qu'il était sensé conserver, ça nous permettrait en cas de besoin de refaire le plein complet. Par contre, mauvaise nouvelle : le réservoir de toit fuit goutte à goutte par le robinet, nous taillerons un bouchon de pinard pour remédier à ce nouveau problème.
Retour à l'hôtel et nous allons nous sustenter, le meilleur endroit pour cela c'est toujours le marché couvert, à l'étage il a plein de petites gargotes, c'est là que mangent les boliviens de passage et on y mange très bien, de plus c'est copieux et pas cher. L'accès n'est pas évident à trouver, il faut sortir du marché et rejoindre la rampe d'accès qui se trouve derrière. Il y a très peu d'Européens, ce midi là, nous étions les seuls, les menus sont toujours les mêmes : pique macho, milanese, pollo piquante ou pollo normal et puis une supitas absolument délicieuse. Une petite sieste autour de la piscine et il est temps de s'équiper. Un cowboy nous attend devant l'hôtel, il nous guide vers le minibus qui va au ranch et nous y accompagne.
Le ranch se trouve en périphérie de Tupiza, à peine arrivé on nous propose une panoplie de cow boys et nous voilà partis tel la bande de butch Cassidy et de Sundance Kid sur les pistes rouges, poussiéreuses et brûlées par le soleil bolivien.
C'est une belle balade avec ses formations rocheuses remarquables, la puerta del diablo
et la vale de los machos.
Certains parmi nous, en particuliers mes 2 "gendres", ne sont pas habitués. Je rassure Antoine qui n'a quasiment jamais foutu son cul sur un cheval "T'inquiètes petit, si on part au galop c'est facile, tu chopes la crinière, tu te lèves un peu sur les étriers et tu pries pour que ça se passe bien ! Ha ! Ha ! Ha ! Naaaaaaaaan, t'inquiètes, si ton cheval démarre et que t'y arrives pas, on intervient et on l'maîtrise, vraiment t'vas voir : on assure..." "Ouais, t'inquiètes Antoine" renchérit sabine " j'ai 20 ans de ch'wal derrière moi, et ch'peux dire que j'en ai eu à gérer des situations difficiles, ouaip..." Après un long échauffement au pas puis au trot, le cow boy en chef nous propose un galop, je suis devant, on démarre. Je n'ai pas un cheval facile, il donne de grands coups de tête vers le bas pendant le galop, ce qui le rend très inconfortable et, pour tout dire, inquiétant...mais ? que... Camille qui monte un petit mustang super nerveux me double en trombe et...QUOI ? ANTOINE ??? C'est pas vrai, juste derrière Camille, au grand galop qui fait tout bien comme on lui a dit et qui a l'air super à l'aise...pour un peu s'il n'allait pas si vite, je lui aurais demandé un coup de main... Nous nous arrêtons un peu plus loin, là où Camille et Antoine ont daigné s'arrêter, le groupe se reconstitue peu à peu...tiens ? Il manque sabine ? Ah ! Non, la voilà...Oulah, mais elle est couverte de poussière ? Ben oui, elle s'est vautrée grave, son cheval a trébuché en plein galop, vol plané et roulé boulé... Bon...t'inquiètes pas : on assure... Magnifique balade.
Retour à Tupiza et nous récupérons notre second véhicule, le mécano m'explique ce qu'il a fait, il me confirme que la voiture est en état pour partir dans le sud Lipez et qu'il a vérifié la pompe, le carbu, les bougies, les filtres...je le paye une trentaine d'€ et nous filons faire le plein, cette fois ci la pompiste garde le papier hélas. Nous constatons une autre fuite, sur le bidon cette fois ci et au niveau du bouchon, nous le positionnons donc verticalement. Nous partons ensuite à la recherche d'un restau en essayant d'éviter les pizzérias qui pullulent ici, on en trouve un exclusivement fréquenté par des boliviens, le patron fait une soirée asado et fait ses grillades à l'entrée du restau pour attirer le chaland : c'est très appétissant, nous entrons. Le gros défaut des restaus fréquentés par les boliviens, c'est le bruit, il faut qu'il y ait un truc qui fasse du bruit, soit une radio à fond avec de préférence de la musique de merde, soit une télé, ici, il a opté pour la télé. mais alors la grosse grosse télé : écran plat 150 cm. Le programme qui passe en boucle est un DVD de danses folkloriques sud-américaines qu'on va voir 5 fois de suite. Nous avons réussi à faire baisser un peu le volume sans que les boliviens présents ne protestent, peut-être que eux aussi ça les emmerde après tout. Ici non plus les touristes ne viennent pas, pourtant il y en a pas mal en ville ce soir, surtout dans les pizzérias, ceci dit, il faut bien reconnaître que, à Tupiza, la pizzéria c'est la simplicité, le premier restau que nous avons choisi en était une et, pour les éviter, il faut carrément se donner pour chalenge de ne pas bouffer de pizza  . Nous passons ensuite sur la place principale pour sortir des espèces, les 500€ que Cory m'a pris en trop nous manquent, nous tirons le maximum sur le distributeur de la place qui autorise les retraits les plus importants à Tupiza, il va nous falloir du cash pour régler les notes d’essence et les refuges dans le Sud Lipez. J'ai prévu un hôtel (encore faudra t'il qu'ils aient de la place), mais ils prennent la carte de crédit ais-je lu sur leur site. Et maintenant au lit parce que demain : on monte ! Et pas sur un cheval : en altitude ! Image attachée: Photo postée par le membre AirOne. | | | À: AirOne · 17 juin 2017 à 0:26 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 59 de 159 · Page 3 de 8 · 1 183 affichages · Partager Salut Erwan,
C'est quoi cette histoire de permis pour faire le plein ? | | | À: Rjulie95 · 17 juin 2017 à 7:14 Re: Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." Message 60 de 159 · Page 3 de 8 · 1 172 affichages · Partager Les Boliviens ont la hantise du trafic d'essence. Notamment avec le Chili.
Donc si tu veux prendre de l'essence en plus du réservoir "normal" de la voiture, il faut une autorisation "sérieuse", genre accréditée par le service des douanes de La Paz et certifié par un notaire. Sans ce papier la station ne te fournira pas l'essence supplémentaire et ce papier est à usage unique. Il faut donc bien géré le moment où tu utilises ce "joker". Dans le Sud Lipez ce joker peut ne pas suffire car les véhicules consomment beaucoup à cause de l'altitude et il n'y a pas de station service régulièrement fournie. Dans ce cas la seule solution est l'achat aux particuliers. Il faut également que la station soit suffisamment achalandée car si c'est une petite station il risque de refuser de donner plus d'essence que la contenance du réservoir, surtout si tu arrives avec deux 4x4.
Il ne faut jamais oublié que la Bolivie est un des pays les plus pauvres du monde, donc le 4x4 sont soient à usage professionnel soit touristique.
Pareil Airone parle de la surprise de la dame lorsqu'il achète 20 boites de sardines, pour eux c'est un produit de luxe, rare et cher donc en acheter autant est "anormal" pour eux. Ca va même plus loin, ils ont peu de nourritures disponibles la profusion n'est pas de mise, sauf dans des villes plus importantes comme Tupiza.
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