Mort des soeurs Bélanger : le père des victimes prêt à poursuivre la
Thaïlande.
Les soeurs Bélanger ont été retrouvées mortes dans leur chambre d'hôtel à
Koh Phi Phi en 2012.
Le père des sœurs Audrey et Noémi Bélanger en a encore gros sur le cœur en ce qui concerne la mort de ses deux filles, survenu dans un hôtel thaïlandais en juin 2012 et n’écarte pas l’idée de poursuivre le gouvernement thaïlandais.
D’ici là, M. Bélanger attend avec impatience le rapport de la coroner Renée Roussel, qui sera rendu public en février prochain et qui devrait faire toute la lumière sur les circonstances entourant la mort des deux jeunes femmes, originaires de Pohénégamook. Il promet également de donner un point de presse, après avoir analysé le dossier pour enfin pouvoir «dire des éléments qu’on aura le droit de dire».
Empoisonnement aux pesticides.Le père de famille est persuadé que le rapport mentionnera que ses filles ont été tuées par des pesticides, plus précisément par du phosphure d'aluminium, qui, au contact de l'air ou de l'humidité, dégage un gaz mortel.
Ces pesticides sont utilisés en
Thaïlande pour combattre les punaises de lit. C’est d’ailleurs la thèse qui avait été retenue par l’équipe de l’émission Enquête de Radio-
Canada, qui s’était rendue sur place après les évènements.
De nombreuses irrégularités. Parmi les nombreuses irrégularités notées par M. Bélanger au cours de l’enquête, il mentionne que lors des évènements, les corps de ses filles n’ont pu être identifiés en
Thaïlande, en raison de leur décomposition avancée. «Ils ont passé trois jours dans leur chambre d’hôtel avant qu’on les découvre», explique-t-il, en prenant soin de préciser qu’elles n’avaient réservé que pour une nuit. Les corps ont ensuite été expédiés à l’ambassade du
Canada, après un autre délai de 4 à 5 jours.
Survenue il y a précisément 30 mois samedi, la mort suspecte des sœurs âgées de 20 et 26 ans dans un hôtel de l’île de
Koh Phi Phi avait chamboulé tout le
Québec. «Ce sont des vies détruites», dit M. Bélanger, en soulignant que la situation est d’autant plus difficile à l’approche des Fêtes. «C’est la fête de Noémi, la plus vieille, le 26 décembre. C’est une période très difficile pour nous», mentionne M. Bélanger, ému. «Nous ne sommes plus les mêmes. On s’accroche à notre autre fille, âgée de 29 ans, et à nos deux petits-enfants», exprime celui qui devrait préalablement recevoir le rapport, à la fin du mois de janvier.
Source :
www.journaldequebec.com/...rsuivre-la-thailande