nul souci de gommer de gommer les dangers. Il en est de bien réels et il ne s'agit pas d'être inconscient.
je voulais dire qu'on vit dans un temps (c'est peut-être faux mais c'est ma perception) ou l'on cultive la frilosité à tout propos.
souvent l'énoncé de tel ou tel projet, quel qu'il soit, pas que de voyage, attire un flot de questions telles que, "t'as pas peur", c'est trop ceci ou c'est trop cela, et comment tu vas faire, et c'est trop loin, c'est trop long, au lieu de questions sur ha chouette et là ca va être quoi et pour faire ceci tu feras cela ? bref le négatif l'emporte sur le positif.
des jeunes de 19 ans se demandent comment aller au EU sans l'accord de papa-maman, mes petits neveux font de la trottinette affublés de costumes de robot cop, mes petites filles hésitent à dormir sous la tente dans mon jardin, il faut avoir peur de tout : de boire du lait de manger du gluten, de vivre en banlieue, il faudrait avoir honte de prendre l'avion et si on le prend de voyager avec une compagnie lowcast qui maltraite son personnel.
une société ou il faut avoir peur ou avoir honte tout le temps et sur a peu près sur tout.
ça donne une ambiance générale que je trouve lourdingue.
et je pense que nos interrogations sur le monde dangereux tient de cette ambiance.
surement je psychote... bien possible.

moi qui ai un peu vécu et surtout élevé mes gosses sur le mode "tu voudrais ça ? vas y fonce ! fais les efforts pour, fixe toi un défi, balaie les difficultés" je souffre je souffre