Des goûts musicaux personnels, acquis de longue date et fruit d’une patiente expérience me portent naturellement vers le bon vieux rock chargé en guitares saturées, pour les périodes de déprime intense, ou la douce et délicate musique classique (de préférence sacrée), pour les périodes de calme et de sérénité...
Deux bonnes raisons de me considérer alors comme un citoyen exempt de toute tare musicale grave...

Ma haine profonde pour les émissions sonores (je préfère ne pas parler de chansons !) des programmes dits « musicaux » de TF1 et M6 et surtout mon hostilité inconditionnelle face aux hurlements de douleur de Céline Dion ou d’Hélène Segara, pour ne citer qu'elles (Dans un esprit louable de compassion humanitaire, il faudra quand même un jour qu’un producteur pense à abréger leurs souffrances

) me rassuraient jusqu’à présent sur mon état psychologique, que je croyais encore sain et globalement dénué de tout traumatisme incurable...
Et pourtant je constate une fois de plus, à mon retour de vacances, qu’à chaque voyage, je rapporte précieusement un ou deux CD prélevés (presque) au hasard dans les bacs des « hits » locaux, à des fins (avouées) purement culturelles, et ceci afin de m’imprégner davantage des traditions locales...
Cet égarement touristique m’a permis en particulier de compléter ma discothèque avec des CD de :
- Laura Pausini (
Italie)
- Yildiz Tilbe (
Turquie)
- Sarah Brightman (
USA)
- Taylor Swift (
USA)
- Yuridia (
Mexique)
... et d'autres tout aussi croustillants
Premier constat :J’ai sincèrement honte et je l’avoue au peuple Vfiste !
Deuxième constat (et leçon à retenir pour tous les voyageurs) :Il faut fuir les bacs de « hits » des disquaires dans tous les pays du monde...
Troisième constat : Uniquement des femmes... (Bon, OK, j’ai compris...je vais devoir consulter un psychanalyste avant la fin de la semaine)
Dernier (et plus important) constat : Toute ces piaulantes dames émettent approximativement et du mieux qu’elles peuvent (il ne faut pas non plus trop leur en demander) des sons de sirènes (si elles me fascinent un peu à l’achat, ce sont sans doute les sirènes d’Ulysse et pas celles des pompiers... même si on a parfois du mal à distinguer la différence à l'écoute du CD) en comparaison duquel le chamallow confit au sirop de canne à sucre pourrait désormais faire figure d’aliment diététique...
C'est d'ailleurs le principe même de la sirène et peut-être une des raisons de mes faiblesses : Le ramage cache (pas longtemps) le plumage !
Question 1: Est-ce grave, docteur ?
Question 2 : D’autres Vfistes atteints de la même maladie (= j’oublie mes goûts musicaux en voyage, même si je le regrette au retour) pourraient-ils témoigner afin de me soutenir positivement dans ma future cure de désintoxication (c'est promis, demain j'arrête

) ?
Merci d’avance