| Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Diamina · 7 septembre 2012 à 3:55 · 608 photos 349 messages · 25 participants · 57 892 affichages | | | | À: Senmout · 19 septembre 2012 à 6:00 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 41 de 349 · Page 3 de 18 · 3 319 affichages · Partager Salut senmout,
Merci ! Tant d'efforts n'ont pas été vain car quel bonheur de vous lire et regarder ces photos... sans être essoufflée
Merci pour ton compliment. Cela fait chaud au coeur quand un lecteur prend le temps de mettre un commentaire sympa.
J'en profite pour donner quelque compléments pour ceux qui veulent voyager la-bas. Pour ceux qui se posent des questions sur le cerro hornical, et sur le genre de voiture pour y aller, par temps sec.
Voici le genre de piste que l'on prend, une fois arrivé au haut de la montagne à 4200m d'altitude, pour se rapprocher de la face du cerro.
Et voici ce que cela donne en repartant. La piste grimpe sec! Donc le problème de voiture n'est pas pour descendre mais plus pour remonter!
Enfin voici le genre de document que Nourredine nous a donné à notre arrivée, pour les visites à effectuer, et les ballades à faire.
Pour le permis de conduire, il faut impérativement avoir le permis français avec soi. C'est celui là que demandent les loueurs, les douaniers et les policiers. Après, si on leur présente le permis international, ils le regardent pour les traductions, mais ce n'est pas celui qu'ils demandent.
Enfin quelques autres photos du cerro. En gros plan,
Et en plan plus large. Désolée, nous n'avions pas de panoramique, ce qui serait le plus adapté pour ces paysages.
A bientôt. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Diamina · 20 septembre 2012 à 3:27 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 42 de 349 · Page 3 de 18 · 3 281 affichages · Partager Salut à tout le monde,
Le 15/08
Je rappelle que nous sommes à la finca de la paya près de Cachi, où la veille nous avions diner avec 2 autres couples francais. Dans la chambre, le lit a un sommier en pierre avec un grand matelas. Sympa, mais pas très moelleux.
Et le pommeau de la douche ressemble à cela.
Du coup, nous remettons à plus tard la prise d'une douche.
Le matin, petit déj en tête à tête, l'un des 2 autres couples a fini de déjeuner, récupérations des vêtements lavés pour 20 pesos, petit plan pour savoir quelle route, ou plutôt moins mauvaise piste, prendre pour aller vers cafayate, paiement des dépenses (nuit à 350 ARS, diner à 70, lavage et pourboire). A 11heures nous voici partis.
A peine quelques km franchis nous croisons un renard des andes.
Devant nous, une camionette soulève un épais nuage de poussière, et nous ne distingons pas grand chose, et du coup au lieu de prendre à droite lorsque nous arrivons sur la piste entre Cachi et Cafayate, mon mari tourne à gauche. Le temps que je réalise, on a bien parcouru 5km de piste en plus. Pas grave. Nous faisons demi tour et reprenons la piste dans le bon sens.
Et nous voila partis pour plus de 150 km de pistes sur la Rn 40 (eh oui, en argentine certaines routes nationales sont des pistes caillouteuses et poussiéreuses). Des argentins nous expliquent que la Rn 40 est uniquement une route touristique et que l'autoroute goudronnée est la Rn 68 entre Cafayate et Salta. Pourquoi goudronner une route pour les touristes, franchement!
Et évidement, il n'y a pas de garde fous le long des routes!
Nous traversons plein de petits villages, dans lesquels nous nous arrêtons ou pas.
Parmi eux, nous nous arrêtons dans le village de Seclenta avec sa place du 9 juillet, son cimetierre, et sa belle église dédiée à Notre dame del carmen.
Puis nous entrons dans le village de Molinos, dont l'entrée est bien marquée.
Molinos retient notre attention, pour son hôtel qui est l'ancienne demeure du dernier gouverneur de la province de Salta.
D'ailleurs, son restaurant a l'air tellement bien, que nous décidons d' y déjeuner. Situe dans le patio de l'hôtel, autour d'un arbre magnifique, quelques tables sont éparpillées. A 15 heures, il est largement temps de passer a table: empanadas (petit pate de vainde ou de poulet), tamale (puree de mais et de viande enroule dans une feuilles de mais), bife de pollo (steack de poulet). Jus d'orange pour arroser le tout. A la fin de notre repas, à notre grand étonnement noud entendons 2 enfants qui parlent courament espagnol, parler francais aussi. Nous apprenons qu'ils sont belges et argentins, puis nous faisons la connaissance de leur mère, argentine, qui vient discuter avec nous en français. Echanges cordiaux sur notre parcours en amérique du sud, sur la Martinique. Elle nous donne des renseignements sur la région de cafayate dont elle est originaire puis nous nous séparons.
Et nous voila, prêts à reprendre la piste. Tout d'abord, petite visite à un éleveur de vigognes (un criador de vigonas), le seul autorisé à élever des vigognes en Argentine. Visite décevante, l'éleveur est peu accueillant, les vigognes sont toutes petites, dans un parc. Bof!
Heureusement que nous en avions vu plein, adultes et jeunes, en liberté au Chili. Nous reprenons la route depuis Molinos vers Cafayate. de la piste qui monte, des villages, de la piste qui descend, des villages, chacun avec son église, même pour 4 maisons!
Et puis nous arrivons au clou de la journée: la quebrada de las flechas, région encaissée entre des falaises en formes de flèches, de toutes formes, de toutes tailles, des roches qui ont l'air d'avoir été sculptées par un artiste inconnu, bref la nature est géniale.
Nous nous arrêtons tous les 10 m pour des photos, découvrant à chaque détour de la piste des images plus fascinantes les unes que les autres.
Devant nous, derrière nous, ce ne sont que féeries, notre émerveillement est sans bornes.
Et pourtant, nous en avons vu déjà vu des spectacles grandioses de la nature, et elle trouve encore le moyen de nous épater.
Génial. Puis les formes s'estompent, nous nous rapprochons de zones urbaines, la piste devient route goudronnée, c'est bientot la ville de San Carlos, où nous devons bifurquer pour emprunter la Rn 44, en piste pour changer, qui rejoint la Rn 68, soit disant autoroute, qui n'est qu'une route goudronnée vers Salta. Un peu avant la Rn 68 nous rencontrons le panneau qui nous indique l'entree de la Casa de la bodega, avec piscine, de beaux batiments, des vignes.
Vers 18h40, une fois arrivés, l'accueil est chaleureux: l'un des 2 hommes de la réception m'appelle par mon nom en m'ouvrant la porte d'entrée: nous étions attendus. Le mobilier est en bois et l'ensemble est très beau.
Les bagages débarqués sont montés à l'étage par les 2 hommes, la chambre est tres grande, avec 2 grands lits. Mon mari s'assied sur l'un d'eux: le matelas est confortable, du coup au lieu d'une, nous resterons 2 nuits. "Vos désirs sont des ordres " repond celui qui a l'air d'être le gérant, en plaisantant.
Notre chambre a une vue sur les vignes.
De plus, nous n'aurons pas à changer de chambre pour la 2ème nuit. Super! Apres nous être installés, nous pouvons profité pleinement de la baignoire. Un bon bain quel bonheur.
Nous dinons sur place à 20 heures. Pendant le diner, bodega oblige, nous prenons une coupe du vin local produit sur place, le malbec, pour accompagner notre repas.
22 heures: dodo.
A plus tard! Image attachée: Photo postée par le membre Diamina. | | | À: Diamina · 20 septembre 2012 à 18:39 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 43 de 349 · Page 3 de 18 · 3 259 affichages · Partager Bonjour Diamina Merci pour toutes ces photos et les explications ! On se régale et sommes impatients de découvrir à notre tour! Merci aussi pour les détails, nous n'irons pas à la finca de la paya!Mais on n'avait pas prévu. On a rien réservé juste noté pour les boucles en voiture de façon à garder une certaine liberté! car j'espère que nous aurons beau sinon avec les pistes ça risque d'être difficile avec la petite voiture que nous avons réservé!!! quelle chance de voir un renard ! vous étiez presque seuls en fait quelles sensations extraordinaire ça doit faire!!! A bientôt | | | À: Marimijean · 22 septembre 2012 à 20:20 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 44 de 349 · Page 3 de 18 · 3 227 affichages · Partager salut marimijean,
Merci aussi pour les détails, nous n'irons pas à la finca de la paya!
La finca campo de la paya est une étape vraiment très sympa, surtout si on parle un peu espagnol. Je n'ai pas visité les autres salles de bain. Mais tous les clients qui y sont allés ont eu l'air satisfaits, car l'accueil est vraiment sympa, le lieu est très agréable, la visite du vignoble est enrichissante, et pourtant je n'y connais rien en vignes. Néanmoins, j'ai vraiment adoré. De plus, dormir dans les environs de Cachi permet de prendre son temps sur la route, et de pouvoir s'arrêter aussi souvent qu'on veut, sans avoir à speeder parce qu'il reste beaucoup de route à faire.
Le dîner était bon, et le petit déjeuner tout à fait honorable. Tu es vraiment accueilli chez l'habitant, car tu dînes dans leur salon. L'ambiance est vraiment conviviale. De plus c'est l'une des rares fois où nous avons pu visité une église ouverte.
Il ne faut pas te laisser avoir par mon humour parfois caustique, concernant les lieux où nous avons résidé. Aucun n'est vraiment parfait, sauf les plus chers, forcément. Mais chaque type d'hébergement a ses avantages et ses inconvénients. Je te recommande vraiment de t'arrêter à la finca de la paya.
Même dans les pires hébergements que nous avons eu, nous avons toujours trouvé un côté pittoresque à chacun, et surtout je savais en venant dans ces contrées que je ne serais pas en mode super confort tout le temps. Quand nous avons dormi dans le refuge au parc surire, je t'assure que prendre une douche n'a pas fait parti des possibilités: pas d'eau chaude du tout, et température le matin inférieure à 0°C. Pourtant, je suis très contente d'avoir passé une nuit la-bas (je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai bien dormi!): c'est une expérience inoubliable! | | | À: Diamina · 22 septembre 2012 à 22:06 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 45 de 349 · Page 3 de 18 · 3 223 affichages · Partager BonjourDiamina J'ai relu le contrendu de Kashting qui a dormi au campo de la paya (je ne sais pas si Madikera y a dormi?) mais ce qui me gène c'est le prix car tu y étais hors saison donc au mois de novembre ce sera à quel prix? on verra mais de toute façon on s'arretera à Cachi c'est sur. Ne crois pas que le confort nous soit indispensable nous faisons du camping et connaissons les refuges parfois au confort désuet!!non c'est le rapport qualité prix la douche aurait du fonctionner!  J'imagine bien que cette nuit au refuge dans ce cadre unique te laisse un souvenir inoubliable! Nos grands parents ne se douchaient pas tous les jours loin de là surtout quand il fallait aller chercher l'eau au puits !!et ça existe encore dans beaucoup de pays! Et puis quand on part à l'étranger c'est pour y vivre comme eux! Merci pour tes explications! A très bientôt | | | À: Marimijean · 23 septembre 2012 à 0:15 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 46 de 349 · Page 3 de 18 · 3 210 affichages · Partager Bonjour,
Nous avons dormi dans Cachi même car sans voiture, il est plus facile de se loger dans les coeurs de villes ou villages. Nous étions en logement confort, comme dans une bonne partie de ce voyage. Comme je le précise en nos carnets, nous sommes des rou-confor-tards !
Pour nous le camping ou le logement très sommaire n'est plus d'actualité, même si certains le font encore à nos âges (une quinqua et un sexta). Nous optons pour des solutions avec sanitaires privés dont eau chaude et comme nous y étions en hiver avec le chauffage (en été, nous n'aurions pas eu ce besoin). Nous avons alterné des hôtels plus ou moins confortables. Je n'ai pas encore calculé le prix moyen de nos nuitées.
A Cachi nous étions au Cortijo, bel hôtel boutique avec restaurant sur place: www.elcortijohotel.com/
La chambre n'était pas donnée non plus puisqu'à 390 pesos. La facture totale a été de 648 pesos avec un excellent dîner type gastronomique et une bouteille de Torontés.
Il y avait d'autres choix moins onéreux sur la ville.
Voili, voiloù... J'ai de nouveau un gros ordi... | | | À: Marimijean · 23 septembre 2012 à 17:21 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 47 de 349 · Page 3 de 18 · 3 191 affichages · Partager salut Marimijean,
Je n'ai pas dit que la douche de la finca ne fonctionnait pas. En voyant le pommeau, nous avons juste eu des doutes sur la qualité de l'eau qui serait sortie de la douche.
A SPA, à la casa de Don tomas, j'ai fait une réaction allergique à cause de l'eau de San Pedro, j'ai eu une éruption cutanée très importante sur les cuisses et sur le dos, aggravée par des sensations de brûlures et de démangeaisons. Quand je suis sortie de la douche, j'avais de fortes traces blanches sur la peau, laissée par l'eau. J'ai du prendre un traitement aux corticoïdes pour que l'allergie passe.
Il faudrait que Madikéra me dise comment elle a trouvé l'eau de la casa de don tomas.
Comme Madikéra, nous aimons notre confort, et ne dormons en refuge que quand il n'y a pas le choix. De ce côté là, la casa de la bodega était vraiment géniale. Mais elle n'est intéressante que pour ceux qui ont leur propre véhicule, car cet hôtel de charme est situé à 20km de Cafayate, en pleine campagne, vraiment au calme.
En tout cas, tu n'as que l'embarras du choix pour tes hébergements dans ces régions.
Et puis quand on part à l'étranger c'est pour y vivre comme eux!
Euhhhhh, de quel "eux" parles-tu? J'ai croisé des villages où l'eau courante n'existait pas. J'ai vu des cases en adobe dans lesquelles la misère était visible. J'ai vu des femmes et des enfants entrain de mendier dans les rues, à la sortie des églises. J'ai aussi vu de riches habitations, des haciendas au personnel très nombreux. J'ai rencontré des hommes d'affaire argentins ou chilien ou bolivien, en costard cravate. J'ai dormi dans des hébergements inconfortables, mais aussi dans des hébergements haut de gamme, comme le Terrado suite à Iquique. Ce "eux" dont tu parles est tellement diversifié!!! En Amérique du sud, existent tous les extrêmes.
A bientôt. | | | À: Madikéra · 23 septembre 2012 à 17:34 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 48 de 349 · Page 3 de 18 · 3 186 affichages · Partager salut madikéra,
Le corticohotel a l'air vraiment sympa, et le restaurant miam miam!
Contente de savoir que tu as de nouveau ton ordi, et que la suite des photos et vidéo continuera.
Moi aussi, je suis votre épopée. Les images placées des missions jésuites sont impressionnantes.
bisous! | | | À: Diamina · 23 septembre 2012 à 17:40 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 49 de 349 · Page 3 de 18 · 3 184 affichages · Partager Bonjour,
Nous concernant rien à signaler avec l'eau de la casa de Don Tomas, du moins rien que nous n'ayons repéré - je suis de nature hyper-allergique, en particulier, au niveau de ma peau et il arrive parfois qu'un rien me développe des crises de démangeaisons. Là rien... Bien sûr, nous hydrations la peau au maximum avec du gel d'aloé ou un lait hyper-hydratant et j'utilisais, la plupart du temps, notre gel douche.
A SPA, nous étions focalisés sur d'autres mal-être en réparation !
Merci de nous suivre en notre périple... | | | À: Madikéra · 23 septembre 2012 à 17:48 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 50 de 349 · Page 3 de 18 · 3 178 affichages · Partager resalut,
J'avais oublié de prendre du lait réhydratant pour la peau. En Martinique, je n'en ai pas besoin. A tilcara, j'ai acheté un lait pour la peau qui n'était pas terrible. Ce n'est qu'à salta que j'ai trouvé un bon lait corporel. Je ne suis pas de nature allergique et c'était la première fois que cela m'arrivait. Mais je t'assure qu'à partir de Tilcara, j'ai mis du lait tout le temps.
Il est vrai que vous êtes passés par SPA après le sud lipez, et nous avant d'y aller. Je comprends ta remarque.
Bon week end malgré le temps pluvieux! | | | À: Diamina · 23 septembre 2012 à 19:43 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 51 de 349 · Page 3 de 18 · 3 127 affichages · Partager Re,
Correctif de la partie masculine du team qui vient de me rappeler qu'à SPA, ses jambes l'avaient démangé à plusieurs reprises et qu'il avait dû les tartiner de gel à l'aloé. J'avais oublié ce détail au milieu du reste des questions de bien-être à gérer.
Maintenant était-ce l'eau ou la très grande sécheresse ambiante ou... ?
Comme nous savions que nous allions être en univers très sec nous avions prévu. J'ai racheté du lait hydratant en fin de voyage. | | | À: Madikéra · 23 septembre 2012 à 19:48 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 52 de 349 · Page 3 de 18 · 3 124 affichages · Partager Resalut,
Moi j'ai eu recours à la biaffine faute d'avoir porté du lait hydratant.
Je crois que lorsqu'ils prévenaient de ne pas boire l'eau du robinet, ils auraient aussi du prévenir ds conséquences désastreuses pour la peau, et fournir de l'eau minérale pour la douche en plus de celles fournies pour boire.
bisous! | | | À: Diamina · 23 septembre 2012 à 22:09 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 53 de 349 · Page 3 de 18 · 3 107 affichages · Partager Bonjour Diamina, Nous avons passé la soixantaine et nous aussi aimons notre confort mais pour une question de budget (tout est question de choix) nous essayons d'alterner! Il se peut que nous allions à Campo la paya car le conducteur se dit qu'il mériterait bien un petit réconfort après la piste!!! J'ai prévu la vaca tranquilla avant cafayate (je l'ai ds mes 2 guides; kastin y est allée et une autre voyageuse me l'a conseillé et mon mari veut y goûter la bière!!!) et peut-être l'hostal portal de la vina ou était madikera pour notre deuxième jour à Cafayate! Bon pour vivre comme eux évidemment pas n'importe où non plus! je me rappelle en indonésie la première nuit chez l'habitant ou il n'y avait pas de douche mais un seau d'eau et une boîte de conserve  !!! finalement on s'y fait très bien! Il semble surprenant de voir ce dépot de calcaire?  sur le pommeau de douche, dans un établissement de cette catégorie!! Mais c'est sûr que ce qui vous est arrivé à SPA est vraiment invalidant dans un trajet! du coup j'ai noté de prendre un lait corporel. merci pour vos conseils A bientôt | | | À: Marimijean · 23 septembre 2012 à 23:49 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 54 de 349 · Page 3 de 18 · 3 100 affichages · Partager Bonjour,
Concernant la bière, le seul endroit où nous avons vu de la bière artisanale proposée est Cafayate - au plein milieu des vignes. Il y a une boutique qui en vend en bordure de place principale. En Patagonie, nous en avions vu et bu beaucoup plus.
Nous ne l'avons pas goûtée car nous étions dans une année vin !
Si vous allez au Portal de la Vina, je vous conseille de demander une chambre dans le jardin. Le patio est un lieu sympa mais un lieu de passage. Donc si il y a du monde cela doit être plus bruyant que le jardin où nous étions, même si l'hôtel n'a que 8 chambres. De plus les chambres du patio n'ont que la porte-fenêtre donnant dans le patio, donc plus difficile de la garder ouverte sans être visible des autres. Après, cet aspect des choses est de peu d'importance pour une arrivée tardive et un départ de bonne heure ! | | | À: Madikéra · 24 septembre 2012 à 22:17 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 55 de 349 · Page 3 de 18 · 3 072 affichages · Partager Merci Madikera pour tes conseils sur le choix des chambres. Pour la bière, ce sont des belges qui tiennent la vaca tranquilla et le propriétaire a monté une brasserie donc c'est peut-être ces bières que vous avez vus à Cafayate! De retour dans notre nid douillet, je viens de faire un tour sur ton site, ça avance bien et les images sont très interressantes ! J'attends de voir les capibaras et autres animaux que vous avez découvert dans la réserve! Mais je n'oublie pas que moi j'ai tout mon temps tandis que toi tu travailles! Bon courage! A bientôt! | | | À: Marimijean · 26 septembre 2012 à 1:09 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 56 de 349 · Page 3 de 18 · 3 052 affichages · Partager 16/08 Au programme: visite de la ville de Cafayate, région du vin torrontes et du malbec, visite des ruines de quilmes, et petit tour si possible jusqu'à taffi del valle. Cafayate est une ville sympathique, où en plein hiver nous sommes en tee-shirts, les boutiques sont nombreuses et bien achalandées pour les nombreux touristes. La langue parlée par la plupart des touristes rencontrés est le...... francais. Nous croisons un couple dont la femme est noire, ce qui est exeptionnel dans la région, alors nous tentons un "bonjour" au lieu du "hola" habituel. Gagné. Ce sont des francais qui viennent d'arriver par Cachi et qui sont partis pour un periple de 4 mois. Petits conseils pour la suite, échanges sur nos parcours respectifs puis au revoir. Nous poursuivons notre tour, faisons quelques achats, puis reprenons la voiture pour aller au ruines de quilmes.
La route 40 est maintenant goudronnée, avec parfois des cassis, pour ralentir les automobiles. Youpi, effet tobogan garanti quand on les passe sans ralentir. C'est nettement mieux: nous avalons les 50 km qui nous séparent de quilmes rapidement, prenons l'entrée, en payant les 10 pesos par personne, récupérons les brochures contenant les infos sur le site à visiter, garons la voiture dans le parking au pied des ruines. Ce lieu a été le dernier bastion de rébellion des indiens de la vallee calchaquie contre l'impérialisme espagnol. Les ruines permettent de voir comment ils vivaient. Arrivés aux pieds des ruines, nous découvrons que la visite doit se faire avec un guide obligatoirement.
Rien qu'a l'idée de devoir écouter un guide qui va parler espagnol à grande vitesse, pour tout un groupe ou nous serons les seuls francais, mon enthousiasme subit une vrai douche froide. A l'unanimité nous faisons demi tour, apres avoir photographié les ruines d'en bas. En plus il y a plein de brumes et nous ne pourrions même pas avoir de belles photos des environs.
Aller, direction taffi del valle, à 75 km de là. 13 km plus loin, nous nous arrêtons à Amaicha del valle, attirés par le musée de la pachamama, chez les indiens, c'est la déesse terre, mère nourricière.
Les murs sont décorés de sculptures tres belles, ainsi que de dessins très originaux en pierres. Nous décidons de le visiter. C'est la surprise agréable de la journée: nous entrons par la boutique attrayante, payons les 25 pesos par personne, puis découvrons l'immensité du lieu. Au moins 3 ou 4 batiments sont entourés et reliés par une tres grande cour, dont les sol sont décorés par des dessins géants tracés avec des pierres multicolores incrustées, représentant des suri (espèce d'autruche vivant au chili), des tortues, des condors.
Des sculptures, géantes sont réparties un peu partout, certaines représantent la lune, d'autres le soleil qui sont des divinités indiennes.
Le guide nous indique qu'il y a le musée géologique à visiter. Ah c'est vrai, absorbés par nos prises de photos, nous en aviions oublié les visites. A l'intérieur, nous decouvrons des panneaux expliquant la formation géologique des valles calchaquies en fonction des ères (cretacee, etc), puis une collection de roches enfermées dans des vitrines présentent le résultat de ces plissements du sol, enfin une reproduction des couloirs des mines permet de se faire une idée des conditions de travail des indiens dans les mines de minerais.
Nous ressortons 20 mn plus tard pour nous faire diriger vers le batiment historique ou nous attend une reconstitution de la vie des indiens à l'époque. C'est vraiment très beau et très bien fait: des personnages en cire, donnent l'illusion de chasser, de prier, et même d'être morts! Mais ce qui retient notre attention est la cour qui encercle tous ces batiments et les figures artistiques que nous découvrons aussi bien sur les batiments que sur le sol. Nous passons de longues minutes à faire des photos. Le guide a disparu, et nous sommes tous les 2, libres d'évoluer à notre guise. Chouette!
Une fois terminés, nous repassons à la boutique, faisons quelques achats, encore une flûte des andes, puis nous passons à la caisse. Là, un monsieur, un indien d'age mur, nous interroge sur notre séjour, nous échangeons avec lui et lui racontant notre déception par rapport à quilmes, surtout quand nous comparons à ce bijou qu'est le musée. Moi qui croyais lui faire plaisir, c'est raté! J'ai nettement l'impression de l'avoir déçu. Il prend un dépliant en essayant de nous expliquer l'importance des ruines de Quilmes, et de l'importance de les visiter. Il n'y a pas d'autres clients dans la boutique. Alors, il prend tout son temps pour nous expliquer, que les les classes subalternes vivaient dans de grandes salles en bas des ruines, que les classes moyennes vivaient à l'étage au milieu des ruines et que tout en haut vivait leur chef, appelé le Cacique. Puis, grâce à lui, nous découvrons la signification des "jolis dessins et sculptures" du musée: les symboles de la la lune, du soleil, de la pachamama, l'importance des 4 animaux représentant la terre (le suri), l'air (le condor), la mer (la tortue), puis le serpent (je ne sais plus pourquoi). La table où se réunissaient les caciques étaient ronde pour symboliser leur égalité.
Nous lui posons plein de questions et il nous répond patiemment, prenant le temps de préciser des mots espagnols que je ne connais pas. Quand nous avons terminé, nous le remercions chaleureusement de ses explications, de sa patience, nous excusant pour notre ignorance par rapport à l'importance des ruines, remercions encore pour le musée puis sortons.
Arrivés a la voiture, nous découvrons qu'un car vient de déposer sa cargaison humaine qui va visiter le musée. Heureusement que nous partons! Ouf, le timing était parfait. Nous prenons la direction de Taffi del vallle, puis en roulant, je rappelle à mon mari ce que venait de me dire l'une des dames à la boutique: ce sont 60 km de routes en lacet qui nous attendent. On s'arrête, il est 16h, on pèse le pour et le contre puis on fait demi tour. Retour tranquille vers Cafayate.
16h50, les boutiques commencent à ouvrir. Arrêt en ville pour visiter la place du 9 juillet, faire des photos de l'église, et des chiens qui font la sieste sur le parvis,
Nous discutons avec un autre couple de francais qui avait essayé de me parler espagnol avant que je ne leur réponde en francais. Des scolaires du primaires font une répétition d'un spectacle sur la place, leur école est tout prêt et nous avons garé notre 4x4 à coté. Je suis impressionnée par leur discipline. Les enfants obéissent à leur maitresse, pour bien faire les pas de la danse, qu'ils vont devoir exécuter, ce que l'on ne voit plus trop en Martinique. Quelques uns sont un peu distraits par ma présence alors je m'éloigne. Puis nous faisons une pause gouté dans un restaurant de la place: 3 boules de glace.
Puis nous repartons, en traversant la place, nous recroisons notre couple francais rencontré le matin (avec la femme noire), entrain de se dorer au soleil avec un autre couple, francais pour changer. Eux sont partis pour un tour du monde depuis 7 mois, ils ont commence par l'asie et sont a l'etape amerique du sud. De vrais routards. Echanges, puis séparations.
Il est 18h00, retour a la casa de la bodega et éventuellement on reviendra le soir, ou pas. Nous empruntons la Rn 68 plus rapide pour avaler les 20 km qui nous séparent de l'entree de la Rn 44. La quebrada de las conchas commence un peu avant.
Emerveillés par les formes des roches, nous décidons de pousser après l'entrée de la Rn 44, pour voir les formes rocheuses au soleil couchant.
Arrêts nombreux, photos, petites ballades à l'intérieur des montagnes, petit passage en 4x4, sur des pistes sablonnneuses, ou très rocaillleuses, ballades à pied.
Il est finalement 18h 50 quand nous rentrons a l’hôtel.
Nous essayons en vain de reserver une chambre dans un hotel a salta, mais c'est un week end prolongé et tous les hotels affichent complet. Tant pis, je n'irai donc pas à la calle balcarce. Dépité, je demande à notre ami de la réception de nous réserver 2 nuits à l'hotel del Dique, à Cabra corral, hotel appartenant au même proprietaire que la Casa de la bodega. Nous irons donc farnienter dans un hotel au bord d'un lac, à 72 km de salta. Du repos ne nous fera pas de tort avant de retourner au Chili, par le paso de sico et d'entamer les visistes du sud lipez.
Je profite du passage de la présence de l'oenologue pour une visite de la partie vinicole de la bodega, découvre les cuves à vins, leur chaîne de montage des bouteilles de torrontes. Ils sont plus industrialisés qu'à la finca de la paya.
Mais l'oenologue qui dirige la visite parle tellement vite, que j'en ai vite assez de faire des efforts pour le comprendre et je m'échappe rapidement pour retourner à ma chambre.
Fatigués, finalement n'ayant pas le courage de ressortir, nous dînons à la casa de la bodega à 20 heures, avec coupe de torrontes oblige pour goûter l'autre production de la bodega.
21h30 au lit.
17/08, Départ vers 12heures. Route vers cabra corral en traversant la quebrada de las conchas. Nous nous arrêtons à l'obélisque.
Nous ne pouvons pas rater la grenouille non plus (el sapo), une forme rocheuse qui porte bien son nom.
Nous découvrons des formes rocheuses dont le rouge domine, une route goudronnée sur la plupart du parcours. Le point de vue las 3 cruces (les 3 croix) permet d'avoir une superbe vue sur les environs.
sauf à un endroit ou elle a été coupée par les crues de l'été et où une déviation en piste la remplace. C'est impressionnant: la section est nette.
Tranquillement nous arrivons au village de Coronel moldes, situé à 1104 m au dessus du niveau de la mer, pauvre comme la plupart des villages argentins. Et nous ne ratons pas les vieilles voitures présentes.
Après le village se trouve le lac formé par la digue.
Par contre, les abords du lac sont manifestement le lieu de résidences huppées.
Nous arrivons à l'hotel del dique il est 16 heures. Chambre spacieuse, avec 2 lits, vue superbe sur le lac, et sur la piscine!
Puis dîner à 20 heures. Le soir, il fait 22 degrés, ça change! Du coup, nous y résiderons pendant 2 jours. 2 jours d'humidité, de facilités pour respirer, de température agréable, quel bonheur, avant d'attaquer le sud lipez. Le 18/09 sera dédiée à ne rien faire. D'ailleurs le temps est morose, et le ciel est gris.
A plus! | | | À: Madikéra · 3 octobre 2012 à 3:22 · Modifié le 24 juin 2013 à 2:41 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 57 de 349 · Page 3 de 18 · 2 995 affichages · Partager salut à tout le monde,
Après une petite interruption due au manque de temps, je poursuis et termine la partie de mon voyage sur l' Argentine et le Chili.
Tout d'abord, quelques petites précisions sur les us que je trouve étranges ici en Argentine et au Chili. Il est interdit de jeter le papier toilette dans les wc! Il faut les mettre dans la poubelles voisine prévue a cet effet. C'est plutôt déroutant. Vous imaginez après vous être essuyer........ dans la poubelle!!!!! beurk!!!
Autre chose que j'ai oublié de vous dire, c'est qu'à la casa de la bodega, le 16 août au matin, nous sommes restés bloqués à l'extérieur de notre chambre pendant 1/2heure car nous n'arrivions pas à tourner la clé pour ouvrir la porte de la chambre. La femme de service a essayé sans jamais réussir. C'était après le petit déj, et nous avons attendu patiemment qu'elle finisse par avoir l'idée de nous faire passer par la chambre voisine mitoyenne qui s'était libérée. A notre retour de Amaicha del valle, le serrurier était passé et le problème était réglé. Mince alors, nous qui nous réjouissions d'avoir 2 chambres pour nous 2, dont l'une juste pour accéder à notre chambre !!!!!
Sinon, la casa de la bodega est un hôtel interdit au moins de 12 ans, ce qui est génial pour le repos et le calme. Petit déj et dîner se déroulent dans la sérénité absolue, alors que l'hotel del dique est prévu pour les familles avec un coin aménagé pour les tous petits, ce qui implique plein de cris, d'agitation lors du dîner et du petit dej. Heureusement que de notre chambre nous n'entendions rien. J'ai vraiment adoré la casa de la bodega, et encore plus leur petit dej très copieux: salade de fruit, oeufs à volonté préparés comme on veut, lait chaud et chocolat, tartines, toasts, confitures, dulce de leche, jambon, fromage, beurre, café, thé, jus variés, pâtisseries. Il n'en reste pas moins que ces 2 hôtels ont en commun un accueil incomparablement attentionnés, les serveurs sont de vrais professionnels prompts à rendre service et à aider. Le pris de la double à la casa est de 550 ARS par nuit et à El dique c'est 500 ARS.
Le 18/08: journée farniente. Nous passons la journée à nous reposer, dans la chambre. Le temps est maussade et il fait frais alors qu'hier il faisait très beau. Vers 16H30, nous mettons le nez dehors pour aller de l'autre coté du pont qui enjambe la digue, afin de grignoter des empanandas, tamales, poulet. Pas terrible. Un homme est debout sur la planche d'aventure extrême qui propose des sauts à l’élastique au dessus de la digue. Finalement après 10 mn, l'homme fera machine arrière et renoncera a sauter. Peuf, même pas cap! Nous retournons a l’hôtel, dînons a 20 heures puis au lit.
Le 19/08 Nous quittons l'hôtel del dique vers 11 heures. Direction San antonio de los cobres. En route nous déjeunons à un resto "las piedras" à Campo quijano, l'un des villages rencontrés avant que la RN 51 ne se transforme en piste. La RN 51 traverse la quebrada del toro, encore une vallée encaissée, pleines de formes rocheuses diverses.
Toujours des montagnes colorées, des routes accrochées à flanc de montagne, des passages de rivières complètement asséchées, des villages abritant quelques cases et toujours une église au milieu.
Même si nous avons déjà vu des formes incroyables, nous sommes pourtant émerveillés par ces nouvelles formes, nous ne nous lassons pas d'en voir de nouvelles.
Des 3 quebradas traversées, ma préférée est quand même la quebrada de las flechas, puis après celle de las conchas et en dernier celle del toro. Mais ne vous y méprenez pas, je suis contente de les avoir toutes vues et elles sont toutes très belles!
Puis la piste redevient de la route goudronnée de nouveau, puis encore de la piste créant derrière nous des volutes de poussière car nous arrivons à atteindre des vitesses de 90 km/h sur ces pistes de haut plateau! Shake up garanti.
Nous nous arrêtons à un poste de douane argentin, pour le contrôle des papiers du véhicule et du permis de conduire. En écoutant les douaniers parler, je me rends compte qu'ils ont un problème pour mon permis de conduire. Alors je leur propose mon permis international, ce qui ne semble pas les aider davantage. Ils finissent par me demander d'où vient mon permis: "bah de france, étant donné que je suis française"! Du coup, ils ne comprennent plus que je conduise une voiture chilienne! Je m'imagine un instant avec ma voiture de Martinique pour visiter l' Argentine!!!! Je leur explique donc que comme marqué sur le contrat, c'est une voiture de location prise à europcar chili. Manifestement, ma réponse ne semble pas les convaincre. Ils sont perplexes. Et là, ils me posent la question qui me fait mourir de rire: " vous êtes française, vous conduisez une voiture chilienne et en plus vous parlez espagnol?"!!!!!! Par pitié, chers français, apprenez l'espagnol avant d'aller en amérique du sud! Partout où nous sommes passés, les gens n'ont pas arrêtés d'être surpris de voir des français, des noirs de surcroît, qui parlent espagnol!!! Rassurés par mon amusement, ils finissent par me demander si je parle encore d'autres langues: "oui, l'anglais aussi". Et là, admiratifs, ils me souhaitent bon voyage.
Nous poursuivons notre route et passons un col à plus de 4500 m, nous passons le plus clair de notre temps à plus de 3000 m, donc nous prenons nos granules de coca 9ch pour lutter contre les débuts de mal de tête qui sont les signes précurseurs du mal des montagnes. Vers 18h, nous arrivons au charmant hôtel de las nubes, situé à l’entrée du village de San antonio de los cobres à 3800 m.
C'est une petite ville, qui comporte de nombreux préfabriqués pour héberger les ouvriers des chantiers voisins. Mais la population est plutôt pauvre. La chambre double est à 500 ARS. Après nous être installés, nous faisons un rapide tour du village, passons à la station d'essence (c'est un bien grand mot pour designer 2 pompes sur la piste) pour faire le plein, et rentrons, nous dînons tranquillement. Seuls un père et son fils sont clients de l’hôtel Bizarrement, malgré l'altitude le serveur n'a pas de maté de coca. Heureusement que nous avons nos sachets de thé de coca avec nous. Nous commandons des tasses d'eau chaude et faisons infuser 2 sachets par tasse avant puis après le repas. Dose de cheval contre le soroche (mal des montagnes). L’hôtel est très chauffé, et la chambre aussi, mais les lits sont petits et l'altitude contribue à rendre la nuit difficile. Mon mari prend un diamox, moi pas. Toujours pas le droit de mettre le papier hygiénique dans les Wc, grrrr. Très mauvaise nuit pour tout le monde.
Le 20/08 petit déj copieux, dans une autre salle que celle du dîner moins classe, mais repas copieux avec forces tartines, chocolat chaud, dulce de leche et beurre. Nous demandons nos eau tièdes pour le mate de coca. Ce n'est pas aussi varié qu'a la casa de la bodega mais tant pis. Nous sommes calés pour affronter la longue route qui nous attend pour rejoindre San Pedro de Atacama au Chili en traversant le paso de sico. Aucun endroit où se restaurer sur la route. A 9h30 nous faisons le check out et partons pour le paso de sico qui est à 140 km, nous annonce le panneau à la sortie du village. Au moment de quitter le village, nous croisons un groupe de gamins en haillon, aux dents non soignés, à qui nous demandons notre chemin. Un troupeau de lamas et alpagas vu précédemment n'avait pas été en mesure de nous aider!!!!. Bah non, je ne parle pas le langage lama ou alpaga. Je me demande si cette remarque aurait rassuré nos douaniers rencontrés à la quebrada del toro?
Ce seront 140 km de piste! La plus grande partie est sans intérêt et très longtemps nous roulons entre 20 et 50 km/h tant la piste est mauvaise et sinueuse. Nous renonçons à aller voir le viaduc de la polvorilla, qui nous rallongerait la piste de 26 km. Mine de rien, il faut nous ménager. Nous commençons à saturer de tressauter dans la voiture, car la piste est vraiment mauvaise.
Piste droite, puis sinueuse, qui monte, puis qui descend. Le long de la piste, régulièrement, sont placés des postes d'appel pour les secours, il est vrai que la piste est plutôt isolée. En voilà un qui est placé à Alto Chorillo, à côté du panneau qui nous indique que nous sommes à 4560m au dessus du niveau de la mer.
C'est vraiment très amusant de voir de vrais panneaux sur des pistes au milieu de nulle part. Nous avons même des indications de distances et de direction pour aller vers salta: 180 km!!!! Des plaques de neiges, les fameux penitentes de nieve, jalonnent notre parcours, comme celles rencontrées à notre passage par le paso de jama. Les rivières rencontrées sont en grande partie gelées, c'est dire si il fait froid. Puis nous roulons sur des pistes rectilignes en meilleur état, sur de hauts plateau. Notre vitesse grimpe à 90 km/h, nous croisons quelques pick up, lancés à toute allure et nous entourant d'un nuage de poussière Nous dépassons 2 camions en les enveloppant de notre nuage de poussière. Eh, chacun son tour!!! Mais nous avons été formés avec Flavio à Putre: nos vitres sont montées à temps pour laisser les nuages de poussières s'estomper.
Nous rencontrons forces vigognes qui se laissent fièrement photographier, de toute façon, nous considérons qu'elles ont priorité sur la piste. Nous les laissons passer, ce qu'elles font avec toute la grâce et l'élégance qui les caractérise.
Pendant que nous photographions le énième groupe rencontré, nous constatons qu'un renard des Andes est à l’affût, nous l'immortalisons sous toutes ses coutures. Il est étrange de constater que ces animaux qui se rendent parfaitement compte de notre présence, ne semblent manifester aucune inquiétude, et mènent leur vie tranquillement. Tant qu'on reste à une distance raisonnable évidement!
Il est 13 heures quand nous arrivons au poste de douane à 11 km du paso de sico qui est l'une des frontières de l' argentine avec le Chili. Vérification des papiers très cool. Nous prenons la blague avec des douaniers partis prendre le frais sur la route. Puis nous profitons pour nous renseigner sur leur vie dans des locaux si éloignés de tout. Puis nous continuons notre piste. A partir de là, la route présente des paysages sympas, des lagunes d'un bleu éclatant des salars d'un blanc éblouissant des formes rocheuses sympas.
Nous sommes entourés de montagnes enneigées.
Quelques km après le paso de sico, nous passons le poste frontière et l'inspection du ministère de l'agriculture chilienne: paperasse, inspection du véhicule et des bagages, afin de vérifier que nous ne ramenons pas de végétaux interdits au Chili. Les quelques feuilles de coca qu'il nous reste ne les embêtent pas. L'un des douaniers est surpris des sikkuris que nous avons dans nos bagages! Heureusement que l'autre douanier lui explique ce que c'est. Ce à quoi, nous ajoutons que nous sommes musiciens. Pourtant, c'est un instrument répandu dans les Andes, que nous ramenons comme souvenir.
Il nous reste encore plus de 200 km avant San Pedro de Atacama qui est notre destination finale. Sur notre route, en plus des vigognes,
nous rencontrons des mulets en liberté. C'est vraiment curieux ! Tous ces animaux, qui autrefois étaient les fidèles compagnons des indiens pour les longs trajets entre les villages, aujourd'hui ne sont plus utilisés car les pistes sont devenues carrossables et les indiens prennent le bus ou utilisent leurs pick up. Alors ces mulets sont revenus à la vie sauvage et paissent tranquillement sur les hauts plateaux.
Quelques km plus loin, nous passons devant le salar de agua calientes (plaine de sel ou viennent se greffer des sources thermales d'eau chaudes): c'est une féerie de couleurs. C'est dommage que nous soyons poussés par la faim, car je serai restée plus longtemps à admirer cette merveille de la nature.
Le blanc du salar se teinte du bleu de l'eau, et du jaune, du vert, des reflets scintillants des minerais. Les montagnes environnantes ont des couleurs magnifiques, allant du marron, au jaune, passant par le gris, le vert foncé, le beige, etc et le tout est dominé par les volcans enneigés du Chili. C'est magique!
Il est 16h en Argentine, mais 15h au Chili Nous avons grignoté quelques biscuits et bu pas mal d'eau. Mais un bon repas commence à se faire désirer. Nous poursuivons la route, et faisons quand même l'effort de faire un détour par les lagunes miscanti et miniques qui dit-on sont magnifiques.
Bof. Ce sont des lacs, d'un bleu intense certes, mais dont l'intérêt est largement en dessous du salar de agua caliente à la sortie de la douane chilienne.
Un indien responsable de faire payer nous attrape après le poste d’entrée et nous contraint à payer 4000 CLP (pesos chiliens) ou 6 dollars car nous avions fait des photos du site! Nous finirons par ne payer que 4 dollars au lieu des 6 demandés car nous n'avons pas encore de CLP. Nous avions tout dépensé avant d'aller en Argentine, pour faire de l'essence. Nous prétextons ne pas vouloir descendre près des lagunes pour ne pas payer davantage. Nous refaisons quelques clichés, puis rebroussons chemin.
Nous continuons, et retrouvons la route goudronnée au niveau du village de Socaire, à environ 90km de SPA. Ouf, notre vitesse va pouvoir grimper à 140 km/h au lieu des 90km/h max sur les pistes. 17H30 (heure du Chili désormais soit 18h30 en Argentine et pour notre organisme qui a très faim): nous arrivons à la douane de SPA. Police des frontières puis douane et ouf de justesse nous évitons une 2ème inspection des bagages des agents du ministère de l'agriculture de SPA. Je me rends compte à temps en remplissant le formulaire, que je l'avais déjà rempli aujourd'hui. La petite dame corpulente réalise son erreur en rigolant, quitte son bureau pour une inspection visuelle du véhicule, et nous souhaite bon voyage.
18h: Nous retrouvons l’hôtel la casa de don tomas, après avoir tourné pas mal dans SPA, faisons le check in, commandons des sandwichs: "jambon beurre" nous dit-on, "c'est parfait" répond-t-on. Peu de temps après, nous avons englouti nos sandwichs et bu les délicieux jus de mangue servis. Ce soir, 19 heures, nous dînons a l’hôtel: soupe pour moi, saumon pour notre conducteur émérite, et jus de pêche pour tout le monde. Délicieux!! A 21heures au lit. A part le chauffage qui ne fonctionne pas, et qui nous fait geler dans la nuit, nuit tranquille! Avec le temps, nous avons appris à n’être plus exigeant! Les lits sont confortables, la chambre est spacieuse, tant pis pour le froid.
21/ 08 En 2 jours, nous aurons avalé plus de 400 km de pistes, entre le moment où nous avons emprunté la RN 51 après cerillos jusqu'au village de socaire au Chili Donc, aujourd'hui, journée cool. Nous remettons la voiture à 10h30, comme prévu Je n'arrive pas a faire changer la carte sur laquelle le paiement sera prélevé Tant pis, va falloir approvisionner mon compte, une fois à l’hôtel. Vive internet et la gestion des comptes bancaires sur internet. 11h passage à la pharmacie, puis à l’épicerie à la rue caracoles. Puis 11h30, hop arrivés à l’hôtel hop mon compte est approvisionné. Puis je reste concocté ce message, dans le hall de l’hôtel car c'est le seul endroit où je puisse utiliser leur ordinateur portable.
Entre temps, je vois arriver le 2ème couple rencontré à la finca de la paya dont le mari est producteur de vin. Ils reviennent du sud lipez. Ils font leur check in puis reviennent échanger avec moi. Il fait très froid au sud lipez, me disent-ils, pendant la nuit ils en ont vraiment soufferts, mais eux étaient en refuge. Je garde l'espoir envers et contre tout, que nos hôtels seront chauffés.
Notre déjeuner se fait à l'adobe restaurant,. Il est 15 heures. Apres midi cool, repos et récupération avant les pistes du sud lipez, programme qui commence le lendemain.
Comme je me suis plainte a la réception du froid de la chambre, ils ont rajouté 2 autres chauffages d'appoint dans la chambre, du coup avec 3 chauffages, elle est surchauffée Au moins ce soir ça ira. C'est le soir qu'il fait froid dans les déserts d'altitude, dès le coucher du soleil.
La partie Bolivie sera pour plus tard.
A plus. | | | À: Diamina · 3 octobre 2012 à 12:55 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 58 de 349 · Page 3 de 18 · 2 968 affichages · Partager Bonjour Diamina,
Bravo pour la continuation en mode belles photos.
Concernant les commodités et le papier toilette... Dans de très nombreux endroits privés, comme els hôtels, il est prévu de mettre du papier non souillé dans les corbeilles. Un bidet ou une douchette attenante à la cuvette sont là pour passer par l'opération nettoyage avant l'essuyage. Pas toujours facile de régler le débit !!! Mais ainsi, pas de papier sâle traînant pdt des heures. Par contre dans les toilettes publics, il n'y a pas d'autre choix. L'eau est plus facile à traiter... | | | À: Madikéra · 3 octobre 2012 à 13:08 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 59 de 349 · Page 3 de 18 · 2 969 affichages · Partager Bonjour, Juste une précision, si l'on met le papier toilette dans une poubelle et non dans la cuvette des WC (comme un peu partout en Amerique du sud), c'est une question de tuyauterie trop exigüe. | | | À: Diamina · 3 octobre 2012 à 20:43 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 60 de 349 · Page 3 de 18 · 2 956 affichages · Partager Bonjour Diamina Sympa de t'être remis au boulot  ! mais quel bonheur pour nous!!  Tu sais le papier toilettes à ne pas jeter dans les W.C.; il n'y a pas qu'en argentine c'est pour éviter de boucher les canalisations! c'est vrai, au début ça fait drôle, mais on s'y fait!!! merci | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 72 784 visiteurs en ligne depuis une heure! |