| Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Diamina · 7 septembre 2012 à 3:55 · 608 photos 349 messages · 25 participants · 57 897 affichages | | | | À: Diamina · 11 octobre 2012 à 21:29 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 121 de 349 · Page 7 de 18 · 4 111 affichages · Partager Bonsoir,
Bluequark qui s'impatiente te remercie pour ce nouvel épisode vraiment très beau. Un peu rude aussi apparemment. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Diamina · 11 octobre 2012 à 22:38 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 122 de 349 · Page 7 de 18 · 4 105 affichages · Partager Bonjour Diamina Ah comme c'est beau!! mais ça se paye !!froid et douleurs respiratoires (ils sont fous ces romains!!!) Franchement je suis admirative! et merci de nous faire découvrir ces merveilles car nous n'irons pas par là! Mais c'est un vrai bonheur de voir tes photos et ton reportage! Tu sais les "piletas" c'est une tradition des randonneurs qui en montagne le long des sentiers (pas toujours bien balisés ou bien visibles (brouillard....), empilent des pierres qu'ils trouvent sur leur chemin pour que celui qui vient derrière ne puisse pas se perdre! Bon courage à toi pour ton travaille car si tu passes tes soirées à nous donner tout ce bonheur, avec toutes les réunions que tu ne dois pas manquer d'avoir, toi aussi, plus tes prépas, plus tes cours que te reste-t-il? Un grand merci à bientôt bises | | | À: Marimijean · 12 octobre 2012 à 3:06 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 123 de 349 · Page 7 de 18 · 4 089 affichages · Partager Salut Marimijean, Salut Bluequark (je précise que "le qui s'impatiente" était vu comme positif de ma part, et m'a stimulé pour entamer la partie Bolivie) Salut tout le monde,
Merci beaucoup pour vos commentaires d'encouragement, qui mettent du baume au codeur.
Tu sais les "piletas" c'est une tradition des randonneurs qui en montagne le long des sentiers (pas toujours bien balisés ou bien visibles (brouillard....), empilent des pierres qu'ils trouvent sur leur chemin pour que celui qui vient derrière ne puisse pas se perdre!
On voit que je ne suis pas randonneur!
Bon courage à toi pour ton travaille car si tu passes tes soirées à nous donner tout ce bonheur, avec toutes les réunions que tu ne dois pas manquer d'avoir, toi aussi, plus tes prépas, plus tes cours que te reste-t-il?
Rassure-toi, je sais garder du temps pour autre chose, c'est pour cela que mon carnet s'éternise.
Mais voici le reste de la journée du 22/08 Nous quittons les geisers de sol de mañana, situés à 4850m d'altitude, vers 16 heures.
Le principe de liberté en Bolivie, fait que non seulement les adultes peuvent aller où bon leur semble près des geysers et marmites de boue, mais les enfants aussi. Quand nous sommes arrivés des enfants de de 7 à 9 ans couraient partout librement. Emmitouflés comme pour aller aux skis, mais à quelques centimètres des trous béants. C'était des francophones.
Puis nous nous dirigeons vers la laguna colorada. Je vais quand même vous la décrire, c'est ma préférée! Juste pour que vous compreniez ce qui me pousse a subir les conditions très difficiles de voyage. Au loin, on a l'impression d'un immense tapis rouge qui aurait été déroulé aux pieds des montagnes. En réalité, c'est le phytoplancton au fond de la lagune qui réagit avec la lumière du soleil, et lui donne cette couleur rouge brique.
La laguna colorada est une merveille pour nos yeux! Rouge, rouge, toute rouge!
L'effet est saisissant. Un grand lac tout rouge, scintillant sous les feux du soleil, avec des couches de glace toute blanche, par endroit.
Dans ces régions, l'eau n'a pas toujours le temps de dégeler partout. Des petites plantent jaunes à certains endroits offrent un contraste saisissant. C'est magique. Et des flamands, en quantité.
Sans parler du décor créé par les couleurs des montagnes environnantes. Les contrastes sont impressionnants.
La lagune se trouve en contrebas d'une petite butte, mais avec le vent et l'altitude descendre nous prend un certain temps et remonter un temps encore plus long, car il faut ménager sa respiration. J'aurais décidément dû mettre ma doudoune, mais j'ai la flemme de la chercher dans la valise. Bref, une fois rassasiée par le spectacle, nous rejoignons Samuel qui était allé se mettre au chaud dans le 4x4. Il est encore moins couvert que moi et semble quand même frigorifié! Lui qui est acclimaté, à tout point de vue, s'il a froid, alors je suis rassurée.
Il est 16h30 passé, il est temps de se rapprocher de notre hôtel situé au coeur du désert de Siloli.
La piste sur laquelle nous circulons est sablonneuse, mais Samuel conduit le tout terrain de main de maître.
Nous pénétrons dans le désert de siloli, qui est parsemé de formes rocheuses très étranges.
Et toujours des piletas au dessus des formes: je ne vois vraiment pas quel chemin on peut indiquer ici!!!
Nous faisons un arrêt pour contempler son arbol de piedra. Cet arbre de pierre est quand même grand! Pas de piletas, car il est stipulé qu'il est formellement interdit de grimper dessus. Apparemment les "randonneurs zélés" semblent respecter la consigne.
Vous ne trouvez pas que cet autre de profil ressemble à une tête de cochon? On voit bien le groing.
Le plus surprenant dans ce site où il n'y a aucune construction, est de voir un panneau pour indiquer des toilettes!!! Au fait, si quelqu'un a eu l'occasion de les utiliser, qu'il me fasse savoir comment elles sont. Je ne les ai pas trouvées!
Tout cela pendant la journée et nous arrivons, vers 17h30, à notre hébergement qui est l'hotel del desierto (hôtel du désert)! Imaginez un désert avec rien, et un hôtel au milieu de rien.
Fait en pierre, l’hôtel a des panneaux solaires pour le chauffage et l’électricité. Pour l'eau, ils ont des citernes.
Ils sont tellement conscients que l'eau du robinet n'est pas bonne à boire que des bouteilles d'eau minerale sont mises gratuitement à votre disposition dans la chambre. A 17h30, la température extérieure est légèrement supérieure a 10°C dans l’hôtel On nous informe qu'entre 2h et 5h du mat, elle sera de -15°C a l’extérieur !! Mais, nous avons de la chance, en juin et juillet c’était -30°C!!!
Me voila rassurée, j'ai évité le pire! Malgré tout, je me renseigne quand même sur le chauffage! Figurez-vous que consciente des températures extrêmes du sud lipez, j'avais refusé les hébergements en refuge non chauffés, bien meilleurs marchés, que m'avait proposé l'agence de voyage terra andina. Non, je veux des hôtels chauffés, avais-je dit, naïvement.
Donc, nous voila, à la réception de l’hôtel del desierto, oú on nous annonce que l’électricité et le chauffage seront disponibles de 18h00 a 21h30!!!
Et après il y a 2 bougies mises à votre disposition dans la chambre. Ai-je dit que nous sommes à 4600 m d'altitude, et que la quantité d’oxygène dans l'air est quasi moitié moins que celle qu'on a au niveau de la mer. Autrement dit, si de surcroît, nous allumons des bougies, cela signifie encore moins d’oxygène a respirer! Je sens que nous allons encore connaître une nuit galère et la mine de mon mari m'indique qu'il anticipe aussi le froid que nous allons devoir supporter.
Etant donné que nous n'avons pas le choix, nous nous résignons. Et moi, naïve et en plus inconsciente, je reste a bavarder avec la sympathique équipe qui gère l’hôtel, dispansant des conseils pour l'apprentissage du français, et les renseignant sur notre île natale, puis avec des clients français jusqu’à ce qu'on m'informe que l'eau chaude, c’était jusqu'au coucher du soleil qui est a 18h30! Il est 18h30! On nous informe que demain matin, il n'y aura pas d'eau chaude non plus. C'est seulement entre 15 h et 18 h30!!!! Ahhhh!
Et un jour de plus sans se doucher! Heureusement qu'ici on ne transpire pas......trop!!! La réceptionniste nous laisse choisir notre chambre, avec une belle vue, et très grande. Là j'avoue que j'ai mal joué, mais j'ai privilégié la vue au lieu de penser conservation du chauffage.
Quand nous entrons dans notre chambre avec un grand lit double dont le sommier est en pierre (essayez un jour et vous verrez comment c'est dur), nous constatons que le chauffage est allumé, mais qu'on peut le toucher sans se brûler !.......Pour ceux qui ne réalisent pas, cela signifie que le chauffage est complètement inefficace! Il y a sur le lit, 2 laines en double épaisseur plus un édredon bien épais et bien lourd, et sur des étagères 2 laines supplémentaires pour le cas où. 1 bougie et des allumettes sur chaque table basse prés du lit.
Les serviettes de bain sont très joliment disposées sur le dessus de lit. Serait-ce des flamands? Les murs sont colorés et le parquet va bien avec l'ensemble.
Inspection de la chambre: des murs de pierres, qui parait-ils retiennent la chaleur. Encore faudrait-il qu'ils aient été chauffés!!! Bon, c'est pas gagné tout ça!
19h30: heure du dîner On a intérêt à ne pas traîner. Vu le désert qui nous entoure, le dîner est inclus dans le pris de la chambre. La soupe était bonne, de mauvaises langues diront que les spaguettis à la bolognaises étaient trop cuites, et que la grande qualité du dessert était d’être très peu copieux!!!
Mais cela ne nous empêche pas de deviser gaiement avec Samuel, qui nous raconte les mésaventures d'autres clients de l'hotel, dont un qui avait tellement de mal à respirer qu'il devait porter un masque en permanence, et alterner une bouchée de nourriture, masque à oxygène, bouchée de nourriture puis masque.....Pas très pratique à mon avis! Nous avons vraiment de la chance de ne pas avoir besoin d'oxygène!!!
20h45: On se dépêche, extinction des feux dans 45 mn! C'est pire qu'à la colo! (euh, je n'y ai jamais mis les pieds)
Voilà à quoi ressemble notre lit une fois préparé par nos soins pour la nuit.
Cela ne se voit peut-être pas mais je suis sous les couvertures!!
Pour dormir, je garde mon tee-shirt, mon tee shirt à manches longues, mon col roulé en laine de lama, mon sweet shirt, j'enfile mon jogging, je garde mes chaussettes en laine, et j'entre sous au moins 4 épaisseurs de couverture. Ai-je dit que nous avions chacun nos gants aussi? Nos téléphones sont prêts de nos lits pour nous servir de lampe de chevet. A mon avis, la température dans la chambre était proche de 1°C. Il parait que dans les refuges, c'est entre -10 et -5°C. Quels veinards nous sommes!!
Pour être honnête, je ne sais qui du froid ou de l'altitude m'a le plus empêché de dormir. Entre les nombreux déplacements vers les toilettes, j'ai du totaliser pas plus de 3 heures de sommeil. C'est désagréable de devoir visité des toilettes glacées. Mon mari n'a pas eu un meilleur score que moi.
Demain est un autre jour, et à part la nuit au refuge de la CONAF, je n'avais jamais été aussi pressée que demain arrive.
A plus! | | | À: Diamina · 12 octobre 2012 à 7:59 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 124 de 349 · Page 7 de 18 · 4 080 affichages · Partager Bonjour,
Salut Bluequark (je précise que "le qui s'impatiente" était vu comme positif de ma part, et m'a stimulé pour entamer la partie Bolivie)
Pas de problème. C'est comme cela que je l'avais pris. Pas le temps de lire le nouvel épisode ce matin. Je le garde pour ce soir. Chouette. | | | À: Diamina · 12 octobre 2012 à 10:54 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 125 de 349 · Page 7 de 18 · 4 073 affichages · Partager Oh la la je suis glacée rien qu'à te lire !! Mais que c'est beau ! Vous avez eu raison de faire ce magnifique voyage cela vous restera gravé dans vos têtes!! et un grand merci pour nous faire partager tous ces paysages bises | | | À: Marimijean · 12 octobre 2012 à 11:09 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 126 de 349 · Page 7 de 18 · 4 071 affichages · Partager Hum j'adore l'histoire de l'hôtel et des précautions prises pour dormir. En effet, j'imagine la difficulté de la chose. | | | À: Madikéra · 13 octobre 2012 à 0:06 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 127 de 349 · Page 7 de 18 · 4 059 affichages · Partager salut Madikéra,
Merci pour les photos.
Pour ce qui concerne la pluie, je passe toujours une bonne journée quand il pleut, et donc depuis 3 jours je suis ravie! Il tombe des cordes! Il fait nettement moins chaud, maintenant. Il faisait 26°C cette après midi au lieu des 32 à 34°C habituels.
A bientôt! | | | À: Krikri6792 · 13 octobre 2012 à 2:42 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 128 de 349 · Page 7 de 18 · 4 051 affichages · Partager Salut Krikri,
Je suis revenue sur ton carnet les "fabuleux voyages de Krikri et hervé" sites.google.com/...vie2/laguna-colorada
Cela me turlupinait depuis longtemps:
Comment se fait-il que tu avais marqué que l’hôtel était chauffé? Est-ce que c'était différend à l'époque? Tu n'avais pas fait mention de la coupure d'électricité à 21h30. La aussi était-ce différent?
C'est fou ce que l'éclairage peut changer sur le sud lipez, et le salar inondé a assurément un charme certain, que nous n'avons pas vu forcément. Quand je regarde vos photos, j'ai parfois l'impression d'un autre monde que celui que j'ai vu: la couleur du ciel, les nuages dans le ciel que nous n'avons jamais vu, même la couleur des lagunes est différente.
Bisous. | | | À: Diamina · 13 octobre 2012 à 8:56 · Modifié le 13 oct. 2012 à 9:27 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 129 de 349 · Page 7 de 18 · 4 039 affichages · Partager Hola Diamina,
Je suis revenue sur ton carnet
Ton post tombe bien car je m'apprêtais à faire un commentaire à ce sujet.
Comment se fait-il que tu avais marqué que l’hôtel était chauffé? Est-ce que c'était différend à l'époque? Tu n'avais pas fait mention de la coupure d'électricité à 21h30. La aussi était-ce différent?
Parce qu'il était bien chauffé mais il était chauffé dans les conditions que tu décris (désolée de ne pas avoir donné à l'époque plus de précisions, ce qui t'a sans doute induite en erreur).
Pourquoi cette différence de ressenti ?
D'une part, nous venions de passer 3 nuits sans aucun chauffage et sans douche (le moment le plus difficile a été de dîner dans le refuge de la Laguna Verde, mais nous n'avons jamais eu froid en dormant) alors d'en avoir un peu nous semblait être un luxe que nous avons vraiment su apprécier.
D'autre part, nous avons un avantage par rapport à toi, c'est que le froid en métropole, nous connaissons un peu et que, quand il fait exceptionnellement - 5 à - 10 ° C chez nous (dehors), nous savons qu'à l'intérieur des habitations, sauf à chauffer comme des fous et au prix de l'énergie ça calme, la chaleur restera très relative. C'est d'autant plus vrai dans le Sud bolivien.
Alors nous avons trouvé ces conditions normales vu la situation géographique, climatique, économique et énergétique de la région (même si le prix de l'hébergement est un des plus chers que nous ayons expérimenté).
Je suis désolée que mon manque de précision t'ait fait penser que tu y trouverais une chaleur douillette mais à cette altitude et dans ces conditions extrêmes, ce n'est tout simplement pas possible. Je l'avais néanmoins signalé à une VFiste de la Réunion, peut-être n'avais-tu pas suivi la discussion, voir le message 23 de cette discussion : voyageforum.com/...en_bolivie_D5222718/
Bonne journée.
Christine | | | À: Krikri6792 · 13 octobre 2012 à 13:37 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 130 de 349 · Page 7 de 18 · 4 027 affichages · Partager resalut Krikri,
Je suis désolée que mon manque de précision t'ait fait penser que tu y trouverais une chaleur douillette mais à cette altitude et dans ces conditions extrêmes, ce n'est tout simplement pas possible. Je l'avais néanmoins signalé à une VFiste de la Réunion, peut-être n'avais-tu pas suivi la discussion, voir le message 23 de cette discussion :
Ne t'inquiètes pas, nous avons survécu, et cela restera une aventure mémorable! Effectivement je n'avais pas suivi cette discussion. voyageforum.com/...en_bolivie_D5222718/
Finalement, tout est une question de relativité. Vous, vous veniez de 3 nuits sans chauffage, alors que nous, nous venions de SPA avec une dernière nuit bien chauffée et de surcroît à 2500 m. L'hotel del desierto est à 4600m.
Du coup, il est certain que ça change la donne! Je comprends mieux maintenant.
D'autre part, nous avons un avantage par rapport à toi, c'est que le froid en métropole, nous connaissons un peu et que, quand il fait exceptionnellement - 5 à - 10 ° C chez nous (dehors), nous savons qu'à l'intérieur des habitations, sauf à chauffer comme des fous et au prix de l'énergie ça calme, la chaleur restera très relative. C'est d'autant plus vrai dans le Sud bolivien.
Il est certain que c'est le genre d'expérience que j'avais complètement oubliée. Ou plutôt, j'ai toujours considéré que des habitations où il faisait froid à l'intérieur (température inférieure à 18°C ce qui m'oblige à mettre un pull) était pour moi non chauffée, comme cela nous est arrivé en Bretagne (avec juste une cheminée pour chauffer le salon), où l'hostal natales de puerto natales, avec un poêle tout a fait inefficace, en plein hiver. Mais cela ne m'avait jamais autant empêché de dormir. Donc peut être bien que c'est l'altitude qui a joué en notre défaveur ce coup là, comme au refuge de la CONAF à 4200 m.
Je me méfierai la prochaine fois, ce qui ne m'empêchera pas de retourner dans des régions où il fait froid. Loin de là! | | | À: Bluequark · 17 octobre 2012 à 21:09 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 131 de 349 · Page 7 de 18 · 3 971 affichages · Partager salut Bluequark, et salut à tous les autres que notre récit intéresse,
23/08:Petit déj à 8h30, aussi triste que le dîner de la veille, avec un cerbère près de moi, qui me demande de compléter un formulaire sur la qualité du service et du repas!! Mourrant de rire, je fais remarquer à mon mari que je ne vais pas risquer ma vie en cochant les cases négatives même si cela correspondrait plus à mon opinion. Le cuisinier est debout à côté de moi, et surveille attentivement chaque case que je m’apprête à cocher. Je lui met le maximum partout!!! J'ose quand même mettre une remarque sur le manque de chauffage et d’électricité ! Il a l 'air content, quand il repart, et j'ai la chance inouïe de faire la connaissance de toute la famille: la femme, chef adjoint, la petite fille, dont il faut que je serre la main très sale, le fils, la grande fille, puis le chien, et après un des 8 chiots. Quand je vous disais que j'avais eu de la chance, j’étais sincère: on ne m'a pas présenté les 7 autres chiots et je n'ai pas eu besoin de caresser les chiens a la propreté douteuse qu'on m'a présentés !! C’était ma récompense pour avoir bien rempli le questionnaire!!!
Voici quelques paysages que nous avons pu admirer le matin en quittant l'hotel del desierto, toujours dans le désert de siloli.
Puis nous arrivons à la laguna honda,
puis la lagune ch'ar kota, (ou peut-être est-ce l'inverse??????)
Pendant la matinée nous arrivons à nous maintenir éveillés. Nous arrivons à la lagune hedionda où se trouve la plus grande concentration de flamands roses. Les paysages environnants participent pleinement à la magie de l'ensemble.
Samuel nous laisse admirer les flamands pendant que, dans le refuge, il fait préparer notre repas de midi. Il fait très froid, mais cela ne nous empêche pas de rester admirer et écouter ces admirables oiseaux.
Tant pis pour le froid, ce n'est pas tous les jours qu'on peut assister à un concert de flamands! C'est un véritable concerto que je découvre avec une alternance de solistes variés à qui répondent des ensembles vocaux tout aussi variés.
le soliste
Le reste de l'orchestre et l'ensemble vocal
Donnant le concerto en flamant rose.
Une fois le repas prêt, Samuel nous conduit au volcan Ollagüe où nous sommes censés déjeuner. Mais plus de 5 autres groupes de tours operateurs sont arrivés en même temps que nous, dont 2 ou 3 avec une sono jouant à tout va, et des jeunes complètement décomplexés qui sont montés sur les formes rocheuses qui nous entourent et qui se remuent frénétiquement, allant jusqu'à soulever leur tee shirts!!!
L'ambiance me déplaît complètement et alors que Samuel s’apprête à sortir le nécessaire de picnic, je l'informe que je ne veux pas rester là, et qu'il faut qu'on aille manger ailleurs. Du coup, conciliant et compréhensif, il remballe tout, et nous repartons pour nous arrêter plus loin, une demi heure plus tard dans un lieu désert et calme, dans les hauteurs du salar Chiguana,
et là il rabaisse la porte arrière du 4x4 la transformant en table pour notre déjeuner.
Tout ce que je peux vous dire de l'après midi qui a suivi, est que Samuel, notre sympathique chauffeur avec qui nous nous entendons très bien, a eu une impression de grand vide. Nous qui étions si bavards, si plein d'entrain la veille, pénions lamentablement à montrer de l’intérêt aux sites qu'ils nous montraient.
Je me souviens des innombrables soubresauts du 4x4, de mon corps bougeant dans tous les sens, encore pire qu'avant, je me souviens avoir vaguement entendu Samuel parlé de tombeau de pierres et pris quelques photos.
Puis nous nous sommes réveillés près de l’hôtel de piedra (l'hotel de pierre), celui la situé à 3600 m, près du village de San pedro de quemez.
Eh! Il faut quand même essayer de récupérer!!!
Il était 15h 30! Samuel avait abrégé la visite! Qu'est-ce que je l’apprécie ce petit gars, quand il s'est rendu compte qu'il véhiculait 2 cadavres, il a pris l'initiative de nous emmener à l’hôtel!
Cette fois ci, pas de grand bavardages, direction la chambre pour pouvoir profiter d'une douche. Eh, eh, maintenant, je sais, la douche c'est entre 15h et 18h30. Petit plus ici, chauffage jusqu'a 22H 30 et lumière toute la nuit. Et la température extérieure ne descend pas plus bas que -5°C!! La chambre est faite de pierres de la même façon, cette fois ci nous avons 3 lits. Ce soir, On pourra bénéficier de couvertures en plus pique au 3eme lit. Elle est pas belle la vie!
Nous ne pouvons quand même pas nous empêcher de nous amuser des détails de la chambre.
Un des pans de mur.
La toiture à l'intérieur de notre chambre.
Et les cintres dans la penderie, qui vont très bien avec l'ensemble!!!!
19h30: Le dîner est bon. Un jeune portugais, Tobias, rencontré un instant plus tôt se joint à nous pour dîner car son père avec qui il voyage, est malade. Samuel, Tobias et nous 2 échangeons gaiement pendant tout le dîner en espagnol, en anglais et surtout nous racontons avec force détails notre séjour à l'hotel del desierto, où Tobias doit aller le lendemain. Nous l'encourageons pleinement à profiter de cette nuit car la prochaine risque d’être difficile, nous lui recommandons de profiter du bon dîner, car le prochain risque d’être moins bon, bref, que de bons conseils.
21h00 Au dodo, nous sommes crevés Nous nous préparons à une 2ème nuit très dure, mais nous sommes agréablement surpris quand nous arrivons quand même à dormir 5 heures. 1000 m de moins, donc plus d’oxygène, et 10° C de plus, donc un peu moins de froid, cela fait la différence
La suite pour plus tard. | | | À: Marimijean · 18 octobre 2012 à 5:06 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 132 de 349 · Page 7 de 18 · 3 956 affichages · Partager Resalut à tous, resalu Marimijean,
24/ 08: petit dej copieux et varié, avec de délicieux petits bains au beurre. Du jus délicieux et toujours une équipe jeune et dynamique, souriante, à qui nous faisons découvrir la Martinique. (Depuis le début de notre séjour c'est partout pareil, hôtels restaurants, boutiques, guides, " Martinique??? Et c'est parti pour les explications géographiques avec forces dessins, puis sur notre nationalité et notre langue qui est le français etc.....). Nous ne passons pas inaperçus et suscitons la sympathie, nous qui sortons d'un si beau pays, si chaud, et qui venons dans des régions si rudes. Avec du recul, je me demande si le sentiment véritable n'est pas de la compassion. Sortir d'un coin si chouette et venir endurer tout cela, c'est clair, faut être fou!
A la fin du petit déj, le père de Tobias vient nous remercier d'avoir invité son fils à dîner avec nous, et nous apprend qu’après tout ce qu'on a raconté sur l'hotel del desierto, ils ont changé leurs projets et repartent sur potosi! Oups, je crois que nous leur avons fait perdre un client!.. Apres avoir gelé à l’hôtel de sel de uyuni, et s'être payé vomissements et diarrhées, il préfère ne pas insister. Comme je le comprends!! Nous n'imaginons pas à quel point nous le comprendrons mieux plus tard.
Nous mettons d'abord le cap vers les grottes de galaxie,
Ces grottes comportent un ensemble d'algues et de coraux fossilisés : c'est vraiment intéressant de découvrir toutes ces dentelles, ces stalactites et d'imaginer qu'il y a des millions d’années, la mer recouvrait cet endroit.
Puis, juste à côté, nous allons dans un cimetière inca, appelé le cimetière de los chullpas reconstitué,
On y a trouvé que des cranes.
Le reste des corps? Le nom fait référence au diable, va savoir pourquoi? En redescendant, du cimetière nous nous extasions face à des cactus fossilisés qui entourent le site. Quelques photos souvenirs et en route.
Nous passons près de montagnes plissées assez intéressantes;
Cette fois ci, nous partons pour le salar d' uyuni, le fameux salar qui m'a tant fait rêver. Au début, l'ensemble n'est pas très blanc mais plutôt blanc cassé. Mais le contraste avec ce ciel bleu est impressionnant.
Du blanc à perte de vue, un ciel d'un bleu sans nuages, un horizon qui donne l'impression d'infini, de petits ilots de terre, émergent de ci, de la, dans une atmosphère quasi bleuté, surréaliste, un océan de sel! Nous roulons tout d'abord sur un banc de terre prévu a cet effet, puis très vite le 4x4 se retrouve à rouler sur du sel. Il n'y a plus de cahots, on roule. Qu'est ce que c'est agréable!
Au loin, du moins en a-t-on l 'illusion, d'autres 4x4 se déplacent. Dans quel sens? Impossible de le dire: l'illusion est le maître mot au salar d' uyuni. J'ai vu des véhicules qui au loin, semblaient foncer sur nous à l'horizontal, mais qui en fait roulaient en vertical, comme nous, en sens opposé, à une dizaine de mètres de nous quand ils nous ont croisés. Nous nous arrêtons de nombreuses fois pour immortaliser nos photos, qui permettent d'utiliser l'illusion créée, par le salar. De plus, marcher sur du sel, c'est craquant!
Nous arrivons vers 13h30 sur l'un des ilots du salar, l'ile d' incahuasi.
Surmontée de plein de cactus géants, ces fameux cardones, elle est le plus haut point de vue sur le salar, et le rendez vous de tous les tours opérateurs de la région Samuel nous donne rendez vous dans 1h30 pour le repas qu'il va faire préparer. En attendant, visite de l’île et ascension vers le sommet, ballade qui dure normalement 45 minutes.
Cactus géants et épines géantes!
Petite précision: nous sommes à 3600 m! Le garde qui récupère nos tickets à l'entrée nous souhaite bon courage! Nous entamons tranquillement l'ascension, nous arrêtant très souvent pour faire des photos et pour respirer.
Une fois finie la ballade, nous rejoignons Samuel pour le déjeuner à 15 heures. Cette fois ci, nous déjeunons autour d'une table en sel, assis sur des roches ou des sièges de sel. C 'est impressionnant. 1 heure 30 plus tard, nous levons le camp. De nouveau, nous roulons sur le salar, avec forces arrêts photos, nous tentons de créer nos illusions de vol au dessus du salar, bref, nous nous amusons vraiment.
Nous nous arrêtons un instant à l’hôtel de sel situé en plein coeur du salar et dans lequel il est interdit soi disant de dormir.
A l'intérieur de nombreuses sculptures faites en sel.
Nous passons devant l'exploitation de sel avec des hommes entrain de récolter du sel dans un camion.
Vers 17h30, nous arrivons finalement à Colchani où se trouve el palacio de sal, (palace de sel) où nous dormons ce soir. C'est un splendide hôtel fait quasiment avec que du sel: des briques de sel, des liens en sel, des sièges et tables, et lits en sel.
Le hall est lumineux!
De la classe, de la distinction, un accueil aux petits soin, 2 charmantes jeunes filles se précipitent pour nous accueillir, prendre nos bagages, puis nous offrir une collation de bien venue!
C'est de l'alcool,... Flavio m'avait dit d'éviter l'alcool à haute altitude, et nous sommes à 3550 m.
Tant pis, je n'ai pas le courage de peiner ces si charmantes hôtesses Nous finissons nos verres, puis les suivons pour découvrir le palace, encore en travaux mais fonctionnel, des salons en sel avec des coussins aux couleurs oranges et verts un peu partout, des statues taillées dans le sel, puis nous restons admiratifs devant le cône de briques de sel apparentes qui nous sert de toit. Il est splendide. De petites stalactites semblent vouloir s’échapper des briques de sel et viennent enrichir la beauté du toit.
Les jeunes filles nous font remarquer la couverture électrique qui est fournie sur le drap de dessus, et qui est chauffé électriquement pendant la nuit. Puis on nous invite à aller admirer le coucher du soleil au mirador. 18h30 hop, petit maté de coca puis tasse en main, nous montons assister au spectacle. Le coucher du soleil sur le salar d' uyuni c'est vraiment sympa.
19h c'est terminé. Retour a la chambre, je me sens un peu patraque et fatiguée. Petit tour aux toilettes, et j'ai l'impression d'aller mieux. Nous mettons en marche les couvertures électriques sur les lits.
19h30 Dîner. La salle est remplie de tables en sel très jolies. Les chaises aussi sont en sel, c'est très beau mais très peu pratique car on ne peut ni les avancer ni les reculer!
Accueil incomparable, grand show de présentation de la spécialité maison, le poulet cuit dans du sel. Les cuistots renversent le faitout contenant un bloc de sel devant nous, le cassent et en font sortir un poulet entier, avec de vrais os! Depuis le début du voyage, nous n’arrêtons pas d'avoir des filets de poulets!
Je suis de plus en plus fatiguée mais je ne vais quand même pas rater le dîner. Nous nous approchons du buffet superbement pourvu, et malgré mon manque d’appétit, je fais l'effort de prendre un peu de tout. Je me sens de plus en plus mal, et je n'arrive pas à terminer. Nous rentrons précipitamment vers la chambre, refusant le dessert. Peu de temps après, je commence à avoir très froid, je grelotte, j'ai des frissons dans tout le corps. Puis diarrhées. Je prends du SMECTA. Des frissons de nouveau. Mon mari essaie de me réchauffer avec des frictions sans y parvenir. Il fait froid dans la chambre, mais pas tant que cela. Puis vomissements! Puis alternance des 2.
Je rentre sous la tonne de couvertures fournies par l’hôtel et me retrouve à grelotter sous la couverture électrique qui chauffe un max! Mon mari appelle la direction et réclame des chauffages supplémentaires. Un homme en ramène un, qui ne change rien aux frissons qui me secouent de la tête aux pieds. Finalement, on me ramène des bouilloires. Cela dure un peu plus de 3 heures. Puis cela s'arrête, et je commence à avoir chaud, et je me sens nettement mieux.
Mon mari a eu très peur. Moi aussi. Le reste de la nuit se passe sans autres problèmes.
A. | | | À: Diamina · 18 octobre 2012 à 22:26 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 133 de 349 · Page 7 de 18 · 3 924 affichages · Partager Bonjour Diamina Merci, pour ce reportage magnifique! bon on a grelotté avec toi, on a eu mal au ventre pour toi (mais c'est la nourriture ou l'eau? vous avez tous été malade à cet endroit!!!) Tes photos sont superbes, mais pas mises en valeur par le fond (trop clair) tu n'y peux rien! Bonne continuation bises | | | À: Diamina · 18 octobre 2012 à 23:22 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 134 de 349 · Page 7 de 18 · 3 918 affichages · Partager Bonjour,
Au moins je vois la grotte que nous n'avons pas pu voir car la gardienne était partie faire des courses ! Comme d'hab pour les photos, bravo pour les belles images qui ne peuvent que donner envie. | | | À: Madikéra · 19 octobre 2012 à 0:39 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 135 de 349 · Page 7 de 18 · 3 913 affichages · Partager salut madikéra,
Pour que tout le monde sache comment ça s'appelle, si les dentelles de coraux fossilisés vous intéressent. C'est le complexe touristique des merveilles de cepita, appelé les "grottes du diable".
Encore d'autres photos de la grotte qui permettent d'avoir une meilleure idée de l'intérieure. Des dentelles avec de très gros trous mais des parois très fines.
ou de la dentelle avec de tous petits trous et des parois toujours très fines!
Ces "gigantesques toiles d'araignées en corail" sont fixées au plafond, aux parois de la grotte de partout.
Evidement, elles sont très fragiles et il est interdit de les toucher.
Lorsque nous y sommes allés, nous étions les seuls visiteurs. C'est dommage car la visite vaut vraiment le détour.
Comme d'hab pour les photos, bravo pour les belles images qui ne peuvent que donner envie.
Merci Madikéra, car c'est vraiment l'objectif que je recherche en prenant sur mon temps (comme toi pour ton blog) pour écrire ce carnet et incorporer ces photos. Quels que soient les petits ou gros soucis qu'on peut rencontrer, ces régions du monde valent vraiment la peine d'être vues. C'est encore bien plus beau en vrai alors foncez!!!!
Bisous! | | | À: Marimijean · 19 octobre 2012 à 3:34 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 136 de 349 · Page 7 de 18 · 3 905 affichages · Partager salut marimijean,
A la laguna colorada et à la laguna hedionda, le plus embêtant c'est le vent, qui vous pénètre par la moindre ouverture d'où ma tenue.
Mais rassure-toi, ce n'est pas partout pareil, loin de là. Au salar, je me suis amusée comme une enfant qui venait de recevoir le jouet de noël qu'elle avait tellement attendu (je ne sais plus si ça existe encore de nos jours)
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se coucher sur un océan de sel! Je fais la planche dans une mer de sel!
Ces 4x4 vont-ils se percuter ou pas? Quand je parlais de l'illusion provoquée par le salar!!!!!
Désolée pour la photo de travers mais je ne sais pas comment les redresser une fois importée, et si j'essaie de les importer une fois retournée, cela ne fonctionne plus!
De plus, avec la réverbération sur le blanc du sel, j'ai le soleil qui tape très fort sur ma tête, et j'ai presque l'impression de transpirer!!! En tout cas, j'ai bronzé énormément!
Pas très agréable ce bâton de randonnée sur l'ile d'incahuasi!! Finalement les cardones sont comme les autres cactus, ça pique!!
Quand au palace de sel, il est vraiment génial. A l'étage il y a un promontoire pour observer le coucher du soleil. C'est la petite coupole au dessus de la bâtisse vue de l'extérieur!
Et de l'intérieur au soleil couchant, voilà à quoi cela ressemble. Il y fait très chaud tant qu'il y a du soleil, j'avais enlevé mes pulls!
Par contre une fois le soleil couché, je me suis revêtue rapidement!!!!!
Et à l'intérieur, les panneaux ne sont pas les seuls à vous souhaiter la bienvenue. Les hôtesses d'accueil et le gérant de cet hôtel sont génialissimes: c'est vraiment un palace. J'ai vraiment eu l'impression d'être une reine débarquant dans son royaume. Ils ont été adorables avec nous et avec leurs autres client aussi.
La seule chose qui a complètement raté, et ce n'est pas de leur faute, c'est le fait que mon organisme n'ait pas supporté le cocktail alcoolisé donné à l'entrée en signe de bienvenue. Moi seulement, mon mari n'a absolument rien eu. Flavio, de terrace Lodge à Putre, m'avait mise en garde contre l'absorption d'alcool en altitude, mais je l'avais oublié. Maintenant je ne l'oublierai plus. C'est ça l'expérience. J'ai appris beaucoup de choses pendant ce voyage!!!
D'ailleurs une fois que mon organisme s'est débarrassé de cet alcool qui lui était nuisible, j'ai tout de suite recommencé à aller mieux, mais ça a pris 3 heures!!! C'est quand même magnifique un corps humain, non! L'alcool a des effets plus forts et plus rapides en altitude. Maintenant, je le sais.L’expérience! Rien de tel pour apprendre!
25/08: La nuit a été très agitée, mais mon corps a finit par se réchauffer. Un autre sachet de Smecta pris pendant la nuit a fini par faire cesser mes maux de ventre.
A 9h30 Je vais suffisamment mieux pour aller au petit dej, je grignote 2 toasts seulement avec un peu de chocolat chaud. Heureusement, Samuel qui était reparti pour uyuni, la ville voisine où il habite, ne vient nous rencontrer qu'a midi. Il lui fallait laver le 4x4 pour le débarrasser de tout le sel du salar. Ouf!! J'ai le temps de récupérer.
J'en profite pour surfer sur internet, prendre la blague avec le gérant de l’hôtel qui est impressionné par le gabarit de mon mari. Nous lui donnons forces détails sur la Martinique faisons des photos souvenirs avec lui et avec les filles qui nous ont si aimablement reçues. C'est vraiment quelque chose de récurrent: la gentillesse des gens à notre égard! Cela fait parti des choses très positives de mon séjour que je n'oublierai pas de si tôt!
Nous prenons la route pour Uyuni, nous nous arrêtons au bureau où travaille Samuel, car il faut qu'il trouve de l'essence, et récupère notre déjeuner. Nous faisons la connaissance de sa patronne, et prenons connaissance des modifications de l'heure de décollage de notre d'avion dans 3 jours, qui part 3 heures plus tard que prévu, quel bonheur!!
Puis en route pour Tupiza, située a plus de 300 km, de pistes, de lignes droites, puis sinueuses, qui montent..... Nous nous arrêtons pour déjeuner à la sortie de la ville, il est presque 14 heures; en plein milieu de nulle part. c'est génial!
De plus, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, il y a de nouveau des nuages dans le ciel. Ils sont revenus depuis Colchani, et j'ai été émerveillée. Des nuages!!!! Jamais, je n'aurais pensé qu'un jour, je serais si contente de revoir des nuages dans le ciel! A SPA on avait vu quelques petits filets, mais de vrais beaux et gros nuages, cela faisait une éternité.... Enfin presque! En tout cas notre 4x4 a fière allure dans ce désert tel un chevalier solitaire, qui surgit..... Non, non, on est en plein jour!!
Préparation de notre table de pique nique. Maintenant nous sommes rodés et donnons un bon coup de main à Samuel, tout en blaguant avec lui. De plus, depuis le début du voyage, j'ai entrepris de lui apprendre des rudiments de français. Alors, sans cesse, je lui fait réciter des leçons que j'ai improvisées. Le pauvre gars a sans cesse des clients français qui ne parlent pas un mot d'espagnol et avec qui il ne peut pas communiquer. Autant dire que je n'ai jamais eu un élève aussi motivé!!! Un vrai bonheur!
Après notre déjeuner, nous repartons et découvrons des montagnes sculptées. Les couleurs sont un peu fades mais les formes restent sympathiques. Mais qu'est-ce qu'ils sont blancs ces nuages!!
Nous passons des cols à 4000 m, prenons de la coca à mâcher, découvrons des paysages monotones pendant plus des 40 premiers km, puis variés pendant les 30 km suivants,.
Des montagnes ridées par les soubresauts terrestres. Et des nuages,......
Aux abords de la ville minière horrible d'Atocha,
les paysages sont horribles car remplis de déchets plastiques sur des km. L'espérance de vie la bas est très courte.
Puis un panneau annonce tupiza à 107 km. Et là, les paysages changent, les courbes font découvrir des merveilles, chaque fois différentes, des montagnes colorées des formes rocheuses, plus bizarres et plus intrigantes, les unes que les autres.
C'est la magnifique quebrada de Opala, qui parait-il n'est rien comparée à la quebrada de palala que nous verrons le lendemain.
Ne sont-elles pas belles ces montagnes? On dirait des forteresses du moyen age, dans leur splendeur d'antan!
Ne le trouvez vous pas beau et fier comme Artaban, ce beau roc!
Il est 18 heures quand nous arrivons à Tupiza, à 2950 m, et nous résiderons à l’hôtel mitru. Ambiance sympa à l’intérieur, l’accès aux chambres se fait par escalier, qui donne sur un patio ouvert sur l’extérieur à l’étage. Il fait doux à Tupiza. Notre chambre est chouette, la salle de bain correcte et chose très importante, il y fait bon!
A notre retour du restaurant Tu pizza, qui est situé à la place centrale, près de la jolie église, il est 21 h et il fait toujours aussi doux. nous en profitons pour faire un tour du village, très sympathique. Pour la première fois, nous n'aurons pas besoin d'une tonne de couvertures pour dormir. Juste un drap et une laine, et je passe une nuit complète sans me lever, jusqu’à 6 h du matin. Quel bonheur!
Voilà, fin de la journée du 25/08.
A plus! | | | À: Diamina · 19 octobre 2012 à 3:54 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 137 de 349 · Page 7 de 18 · 3 899 affichages · Partager Re,
Merci pour ce complément de photos.
Ce que je trouve assez drôle, c'est que virtuellement nous nous sommes rejointes dans nos narrations de voyage. Tu viens d'arriver à Tupiza et moi aussi, mais par des routes différentes ! Comme à Tilcara où vous arriviez à l'instant où nous en partions !
Belle fin de semaine. | | | À: Madikéra · 19 octobre 2012 à 4:03 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 138 de 349 · Page 7 de 18 · 3 898 affichages · Partager re
Et ce que je trouve encore plus drôle, c'est que pendant que je t'envoyais un message tu étais entrain de m'en envoyer un. Serions nous connectées télépathiquement? | | | À: Diamina · 19 octobre 2012 à 10:09 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 139 de 349 · Page 7 de 18 · 3 884 affichages · Partager Ma pauvre, j'ai froid pour toi quand je te lis  Ça t'as fait quoi quand tu as remis les pieds à Fort de France ?
ps : la "glace" sur la laguna Colorada, c'est pas de la glace, faut pas en mettre dans l'apéro, c'est du borax | | | À: Beregond · 19 octobre 2012 à 11:59 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 140 de 349 · Page 7 de 18 · 3 880 affichages · Partager Faire la planche sur la mer de sel quelle chance  J'adore lire votre récit! | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 21 995 visiteurs en ligne depuis une heure! |