| Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Diamina · 7 septembre 2012 à 3:55 · 608 photos 349 messages · 25 participants · 57 896 affichages | | | | À: Diamina · 19 octobre 2012 à 12:01 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 141 de 349 · Page 8 de 18 · 3 154 affichages · Partager Bonjour,
En même temps question horaires, nous sommes sur les mêmes bases car dans le même fuseau ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Beregond · 19 octobre 2012 à 13:27 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 142 de 349 · Page 8 de 18 · 3 145 affichages · Partager salut Beregond,
Ma pauvre, j'ai froid pour toi quand je te lis
Le fait d'avoir froid n'était pas mon principal soucis. J'ai vécu à Paris pendant 3 ans pour mes études, dans un appartement peu chauffé en hiver. Même si cela fait longtemps, je vais régulièrement me confronter au froid aux USA ou en France et je résiste bien quand je suis en bonne santé.
Au palace de sel, il ne faisait pas très froid dans la chambre, mon mari n'a pas eu froid du tout. Par rapport à l'hotel del desierto, c'était le paradis.
Non, non, mon problème c'était la superposition de l'altitude et de l'alcool! Du coup, j'ai été vraiment malade, exactement comme quand on a de la fièvre et qu'on a le corps parcouru de frissons, et non pas parce qu'il faisait froid. Donc maintenant je sais: l'alcool tout seul, Ok. L'altitude seulement, OK. le froid tout seul. Ok! Mais alcool+altitude+froid= surtout pas!!! Quand je disais que j'avais appris beaucoup de choses, ce n'était pas seulement sur les régions que j'ai visitées, c'était aussi sur ma capacité physique et mentale de résistance.
De mon voyage, il me reste 6 jours à vous raconter. Je vais essayer de me dépêcher.
Ça t'as fait quoi quand tu as remis les pieds à Fort de France ?
Avant d'arriver à Fort de France, nous sommes passés 24 heures à Miami! Je n'ai jamais autant apprécié, la chaleur, l'humidité de l'air et le confort d'une chambre climatisée avec des matelas molletonnés! Je n'avais jamais réalisé à quel point il était bon de pouvoir respirer sans avoir à faire d'effort: un bonheur sans partage.
la "glace" sur la laguna Colorada, c'est pas de la glace, faut pas en mettre dans l'apéro, c'est du borax
Merci pour l'info. Mais je te rassure tout de suite, je ne me suis pas rapprochée d'assez près pour en goûter. J'ai à peine toucher l'eau chaude des thermes de polloquere au Chili avec ma main, alors tremper ma main dans l'eau glaciale des lagunes du sud lipez, cela ne m'a jamais traversé l'esprit!!!! | | | À: Toopil · 19 octobre 2012 à 17:45 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 143 de 349 · Page 8 de 18 · 3 134 affichages · Partager salut Toopîl,
J'adore lire votre récit!
Cela fait plaisir à lire, merci beaucoup.
Faire la planche sur la mer de sel quelle chance
Je suis d'accord, mais comme le sel est bien dur, cela ne nécessite aucun effort! c'est cool!
Je vais profiter de la réponse que je te fais pour continuer mon récit.
le 26/08 Nous dormirons au même hôtel ce soir donc nos valises restent au Mitru. Petit déj à 9 h, correcte et varié. 10 h: Nous partons pour découvrir la fabuleuse quebrada de palala et le site du sillar. Nous quittons notre hôtel qui abrite aussi l'agence tupiza tour.
Sur notre passage nous en profitons pour découvrir un autre aspect de Tupiza que nous n'avions pas vu en arrivant. Un globe terrestre surmonte un poteau à un rond point avant de tourner pour emprunter la quebrada.
Sur notre trajet, je suis fascinée par les indiennes en tenues traditionnelles. Le plus extraordinaire est qu'elles savent bénéficier des bienfaits de la médecine moderne, puisque celle ci porte des lunettes. N'a-t-telle pas l'air très intellectuelle, perdue dans ses pensées ou concentrée sur la piste qu'elle emprunte? Et ce qui me plaît par dessus tout, c'est le chapeau sur la tête. Je trouve que c'est tellement élégant et tellement classe!!!
Ces femmes souvent d'age mur, portent de lourds fardeaux attachés à leur dos, avec une étole qui je le suppose est en laine de lama. Cela rappelle les femmes de tribus africaines, et de façon général, les peuples qui sont restés plus proches de leurs origines et de leurs racines! Il faut vraiment que j'aille en Afrique, un de ces jours!!!
Plus loin, nous constatons que si les plus âgées ont encore la tenue traditionnelle, les plus jeunes arborent des pantalons, ce que je trouve beaucoup moins original pour le coup, mais qui laisse présager du futur de la Bolivie et de la triste uniformisation des modes vestimentaires. Hélas!!!
Puis très vite, nous quittons le village pour emprunter le lit à sec d'une rivière, et nous engager dans la quebrada de palala. De nombreuses lignes électriques (ou téléphoniques?) zèbrent le ciel dans tous les sens, et je me dis qu'en Martinique, nous ne sommes pas les seuls à avoir une mauvaise gestion des poteaux électriques, et des lignes placées un peu partout de façon anarchique, qui gâchent singulièrement le paysage. Mais, au moins, EDF a l'excuse de lignes réparées en urgence après des cyclones, ou des inondations, réparations temporaires qui ont tendance à devenir durables.
Bref, revenons en Bolivie, où les lignes sont aussi gênantes!
Nous trouvons quand même le moyen de sortir du véhicule pour prendre des photos sans lignes. N'est-ce-pas mieux? Et le ciel, voyez-vous comme il est beau, ce bleu dans lequel sont disposés autant de flocons blancs. Et du coup, il y a de nouveau des arbres! Et oui! Des arbres, et verts de surcroit, car il pleut plus souvent ici. Ma peau trésaille de joie, car l'air regorge d'un soupçon d'humidité!!! Après des jours de sécheresse totale, c'est une bouffée d'oxygène. Ah! Ah! Il est pas bien trouvé mon jeu de mot!!!! Parler d'une bouffée d'oxygène quand on redescend de 4850m à 3000m, c'est certain.
L'humour et l'autodérision, rien de tel pour vous permettre de prendre de la distance par rapport aux évènements et affronter sereinement l'adversité. Pour le moment, j'ai oublié ma nuit pénible au palacio de sal, et je me laisse émerveillée par ces cathédrales rocheuses. Avec le contraste du ciel moutonneux, c'est tout simplement splendide. De part et d'autres de notre 4x4, s'étend le lit immense du cours d'eau dans lequel nous roulons. Le lit d'une rivière, que dis-je, une autoroute en piste. Nous croisons des troupeaux de lamas, de chèvres,
Des cyclistes, des motos, croisent des camions lancés à vive allure, et qui soulèvent des volutes de poussière!
Bref que de circulation au beau milieu de cet environnement magique. Nous nous dépêchons de faire monter nos vitres avant qu'il ne nous croise. Maintenant nous sommes de vrais pros, sauf quand la vitre de mon mari décide de faire des siennes et décide de rester baissée. Ce genre de truc arrive comme par hasard, toujours au mauvais moment. Du coup, nous profitons, comme la moto, du nuage de poussière!!! 
Mais bon, nous ne sommes plus à cela près, et nous poursuivons notre avancée en direction du site du sillar. L'autoroute devient route, puis chemin, grimpe et grimpe encore pour s'accrocher à flanc de montagne. Nous empruntons une piste très étroite sans aucun garde fous! Pendant qu'on continue de monter, l'air se rafraîchit et la respiration demande plus d'effort, je commence à m'interroger sur l'éventualité du croisement d'un autre véhicule. Je suppose que nous ne sommes pas les seuls à l'emprunter cette piste. Si une voiture arrive, où va -t-elle passer? Et puis une voiture, passe encore, mais un camion?
Au moins en montant, nous sommes du côté de la montagne, donc du bon côté pour un croisement. C'est l'autre qui prendrait des risques, me dis-je avec sollicitude!!
Là, je vous garantie qu'il n'y a pas d'effet d'optique. Et ainsi de suite nous arrivons sans encombre au site du sillar perché à plus de 4000m.
La vue est saisissante, malgré la brume qui règne de façon persistante. Des aiguilles de roches parsèment les environs et sont autant de tuyaux d'orgues entonnant l'hymne à la beauté de la nature.
L'harmonie est totale entre ciel et terre, et nous, au milieu, profitons de l'effet thx.
Puis nous redescendons, pour nous rapprocher des orgues. Cela ne rappelle-t-il pas Bryce canyon?
Peut-on parler de hoodoos? mystère. Mais qu'est-ce que c'est beau!!
En redescendant, on se rend encore plus compte de l'étroitesse et de la sinuosité de la piste. Et, la question qui m'avait lanciné à l'allée revient bien plus pressante car cette fois-ci nous sommes côté ravin. Lorsque nous nous arrêtons pour les photos, je supplie Samuel, qui est mort de rire, de faire attention. Des nuages de poussières s'élèvent à chaque fois, et mes chaussures de randonnées passent du vert au gris terreux, quand je saute du 4x4 pour atterrir dans du sable amoncelé le long de la piste. Le véhicule pourrait déraper à n'importe quel moment si ce n'était la dextérité de notre chauffeur préféré, aussi suis-je quand même rassérénée.
"Ils son complètement à côté de la plaque, dans les documentaires montés à la télé" lui dis-je, " ils parlent de LA route de la mort, en Bolivie", pour faire référence à celle descendant de la Paz à Coroico. Ils devraient plutôt parler DES routes de la mort et y inclure celle là.
Et puis mes craintes prennent corps, ou plutôt se matérialisent. Au loin, un nuage de poussière arrive en face, une moto dis-je, faite que ce soit seulement une moto. Eh bien, non!
C'est un 4x4 qui heureusement a la bonne idée de se mettre dans le recoin de la montagne afin de nous laisser passer. Samuel s'amuse vraiment de mes remarques et rigole. Pendant qu'il roule, somme toute à vive allure (de mon point de vue mais pas du sien) sur une telle piste, je regarde par la vitre baissée et constate qu'on n'est vraiment pas très loin du bord.
Nous poursuivons notre descente et croisons encore une animita. La vie est vraiment peu de choses, n'est-ce pas? Ces petites chapelles qui rendent hommage aux morts sur la route, me rappellent que liberté totale équivaut aussi à danger total. Pas de limitation de vitesse, pas de garde fous, pas de dos d'âne, pas de radars, elle est pas belle la vie!! Mais les ravins et précipices qui sont juxtaposés à la piste, ne se contentent pas de donner une contravention si on quitte la piste. Mais restons positifs! Profitons des paysages!
Mon positivisme ne dure pas très longtemps. Encore un nuage de poussière! "Ah, non", dis-je, "pas encore"! "Ils ne peuvent pas attendre que nous soyons rentrés" dis-je à Samuel qui est écroulé de rire. "Comment? Tu n'as pas pensé à signaler que cette piste était interdite au reste de la circulation, le temps que nous l'empruntions?" lui dis-je encore. Du coup, ce sont mon mari et Samuel qui gloussent! Le nuage est important et mon mari me dit qu'il pense que cette fois-ci, c'est un camion. "Mais non", lui dis-je, mettant en pratique la politique de l'autruche, " mais non, mais, non, tu te trompes". Puis, "Horreur", C'EST UN CAMION!
Vite, Samuel, vite. Où est-ce qu'on se planque? Ou est le recoin, pour se mettre à l'abri? Ne peut-on se coincer contre la montagne et le laisser près du ravin? Brusquement, je me sens l'âme d'une conductrice anglaise!!
Mais Samuel, imperturbable, habitué qu'il est, manœuvre comme un chef, et nous passons les doigts dans le nez, à côté du camion qui s'est coincé contre la montagne. Je crois qu'ils sont habitués tous les 2. Les doigts dans le nez, en fait, nous passons à 2 doigts du précipice plutôt. Mais nous passons sains et saufs! Je félicite notre chauffeur, et tache de faire redescendre ma montée d'adrénaline.
Sains et saufs, nous sommes de retour vers 13 h, émerveillés des paysages et contents d'être en une seule pièce. Nous cherchons un resto où déjeuner en compagnie de Samuel, qui ne nous quitte plus. Celui que nous trouvons pas loin du Mitru, s'appelle la Torre italiana, et est garni de commentaires élogieux sur leurs tacos, leurs ensaladas, en plusieurs langues, écrits par des touristes reconnaissants.
La carte du menu est vraiment bien fournie et je fais remarquer à Samuel que nous allons nous régaler avec tout ce choix. D'autant plus, que les plats sont illustrés par des photos et donnent vraiment l'eau à la bouche. Samuel est sceptique sur le fait qu'ils aient vraiment tout ce qu'ils affichent. "Faut rester positif", lui dis-je. La fillette du restaurateur rentre un peu plus tard, dans les bras de sa mère, elle a 3 ans, mais c'est une vrai pipelette, qui me trouve à son gout pour être sa camarade de jeu. Une longue discussion s'en suit, grâce à l'aide efficace de Samuel, qui traduit en espagnol compréhensible par moi ce que dit l'enfant.
Elle nous observe pendant que mon mari et moi choisissons nos plats. Très bien, nous dit la serveuse.
Puis c'est au tour de Samuel, "no hay " répond la mère de l'enfant. Ouaw! Je me dis que Samuel a réussi à trouver le plat qu'il n'y avait pas! Il est vraiment trop fort. Et je le félicite! Il prend un autre plat, à la place.
"No hay" répond la serveuse de nouveau. Mon mari et moi, nous nous regardons, gagner d'un irrépressible fou rire. Le pichon! Du coup, la serveuse mal à l'aise car elle comprend bien la situation, explique à Samuel que tout ce qu'il a choisi, ce sont des plats appréciés par les boliviens. Or, comme elle n'a que de la clientèle étrangère, elle ne fait que les plats appréciés par les étrangers!!! Du coup, nous sommes écroulés de rire, à nous rouler sous la table tellement la situation est cocasse!! "Enfin, Samuel, quelle idée de vouloir manger bolivien en Bolivie!!! Mais voyons, à quoi penses -tu? " lui disons nous!!!!! Lui même est mort de rire, et entre 2 fous rire, finit par demander à mon mari son avis et prend un repas pour touriste! Comme on nous avait averti que les tacos sont très "piquantes", nous choisissons des choses moins épicées: pâtes a la carbonara pour mon mari, soupe aux végétaux et quinoa pour moi, poulet à la plancha (comprenez sans os) pour Samuel!
Mais même pour les boissons, c'est la même chose. Quand nous commandons nos jus de pêche au lait, il n'y a aucun problème. Arrivé au tour de Samuel il semble que sa commande de jus d'orange au lait ne soit pas possible. Re crise de fou rire! Et ce sera le thème de tout le repas, entrecoupé des discussions avec l'enfant de la serveuse.
Comme je suis entrain de photographier les plats qui nous sont servis, elle se rapproche et veut absolument que la prenne en photo, pour chaque fois, venir voir le chef d'oeuvre que cela donne. J'ai au moins 5 à 6 photos d'elle, et si sa mère n'était pas intervenue, elle en aurait réclamée encore d'autres. N'est-elle pas craquante?
C'est vraiment très drôle, et nous passons du temps dans le resto avec elle. Il est 15 h quand nous sortons. Promenade? propose Samuel. Sieste, répondons nous. On se met d 'accord pour un rendez vous dans le hall à 19 h 30. Pendant la sieste de mon mari, finalement, je n'ai pas sommeil et j’écris des mails sur l'Ipad. Il m'a montré comment faire les accents, et tout doucement ils ont réapparu. Puis, je fais une pause pour dîner.
En route, nous croisons une fiesta dans la rue. Intrigués et curieux, nous nous avançons pour aller voir. Brusquement, une alarme se déclenche au fond de moi, et je ralentis le pas. Trop tard! Les 2 gars n'ont pas remarqué et ont continué sur leur lancée. Alors, je les suis. Mon mari est le premier attrapé par une dame qui l'emmène danser, Samuel qui est bolivien est épargné, puis une autre dame m'attrape aussi pour m'emmener danser. Samuel, mort de rire, a récupéré mon appareil photo pour immortaliser la scène. A la fin de la danse, ces indiens qui viennent de Cochabamba, aux abords du lac Titicaca, nous présentent, à mon mari et moi, un gobelet de 2 cl d'un breuvage inconnu.
C'est une kyrielle d'alarmes qui se déclenchent dans ma tête: je sais avec certitude qu'il ne faut à aucun prix que je boive ce truc. C'est de l'alcool dis-je, mais mon mari et moi sommes de nouveau séparés. Moi, je me retrouve entourée par une dame, puis un homme complètement ivres, puis un deuxème, qui font tout leur possible pour me forcer à boire. Et moi, je fais l'idiote qui ne comprend rien et qui dit "no" à tout. Puis, ils m’entraînent vers uns reproduction de la madone de Cochabamba, m'expliquant que c'est sa fête. Et là, j'ai un éclair de génie, j'offre mon gobelet à la statue, aux pieds de laquelle se trouve de nombreuses bougies. Déconcertés par mon geste, on me lâche et j'en profite pour fuir et retrouver Samuel, qui ne s'est rendu compte de rien. Mon mari a lui aussi réussi à se libérer, mais a hélas dû boire le breuvage. Oh non, lui dis- je désolée! On est en haute altitude: 2950 m!
L 'effet n'est pas immédiat alors, comme il y a 2 jours, il n'avait pas eu de problèmes, je me persuade que ce sera pareil. Nous poursuivons notre ballade, église place, restaurant. Le même qu'à midi, toujours avec la même fillette qui veut capter toute mon attention. Hélas, tout de suite après sa soupe, mon mari commence a transpirer, puis il m'informe qu'il est barbouillé. Et voila, une autre nuit très difficile en perspective. Nous précipitons la patronne pour qu'elle nous apporte l'addition, après avoir demandé quelque chose pour lutter contre l'effet de l'alcool. Du maté, nous a-t-elle proposé. Nous partons hâtivement, une fois terminé le maté, et nous rentrons précipitamment à l’hôtel.
Diarrhées, vomissements, alternent toute la nuit. Le truc qu'il a bu est pire que la liqueur à base de pisco que j'avais absorbée au palace de sel. Etant passée par là, 2 jours avant, je ne peux que compatir à sa douleur, et le veiller, proposant du smecta qui est aussitôt rejeté, et je n'ai pas d'antivomitifs! Au moins, lui ne grelotte pas, me dis je pour me consoler, car les larmes sont entrain de couler sur mes joues. Du coup, je passe mon temps à écrire des mails à ma famille que j'enverrai le matin, en ne mentionnant surtout pas l'épreuve que nous sommes entrain de vivre pour ne pas les inquiéter.
Dire que ce midi, nous avions les larmes aux yeux tellement la situation de Samuel nous faisait rire! Rires et pleurs! C'est la vie! La ballade à cheval que je pensais faire avec Samuel, demain, est tombée dans les wc avec le repas de mon mari. Il faut remettre la chambre à midi au plus tard, et bien nous resterons la-bas jusqu’à midi.
A plus tard! | | | À: Diamina · 22 octobre 2012 à 3:46 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 144 de 349 · Page 8 de 18 · 3 100 affichages · Partager Bonjour,
Je vois que la gent masculine a également bien trinqué de votre côté !!!
C'est marrant mais nous n'avons pas eu la même impression que toi pour la route vers El Sillar. Nous l'avons trouvée plutôt sympa à monter en voiture et à descendre à vélo. Il est vrai que parfois, nous avons été surpris par un véhicule juste à la sortie d'un virage mais jamais nous ne nous sommes sentis en danger !
Dans la rivière, les mêmes lamas et les mêmes chèvres... Images attachées: | | | À: Madikéra · 22 octobre 2012 à 4:28 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 145 de 349 · Page 8 de 18 · 3 096 affichages · Partager Resalut,
Je reconnais que j'ai un sens aigu de la dramatisation. Je ne peux pas dire que j'ai eu vraiment peur, car Samuel conduisait vraiment très bien, mais on était vraiment très près du bord. C'est pour cela qu'il rigolait, car il savait que je faisais mon cinéma.
Très sérieusement j'ai adoré cette sensation de totale liberté, opposée au tout sécuritaire des USA.
A bientôt! | | | À: Diamina · 22 octobre 2012 à 23:45 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 146 de 349 · Page 8 de 18 · 3 074 affichages · Partager Ah super! on vie avec toi le périple! (A vrai dire j'ai horreur d'être sur le côté du ravin, ça te donne une impression de vide!!!Et je suppose qu'il y a des "fanjo"là aussi!) Décidémment l'alcool et l'altitude ça ne vous réussi pas! (mon mari est en train de vérifier les altitudes où on va passer des fois qu'il ne pourrait pas goûter au Torrontes (rien à voir avec le"torboyeau" que vous avez bu et qui me fait penser à l'eau de vie de mon grand-père et dont il reste encoe une bonbonne!) Brice Canyon est plus rose par rapport à tes images et l'érosion y est plus avancée! Mais c'est vrai que ça fait penser au grand ouest américain! eh bien que de souvenirs! merci de nous en faire profiter! bises | | | À: Diamina · 23 octobre 2012 à 0:22 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 147 de 349 · Page 8 de 18 · 3 072 affichages · Partager Bonjour,
En même temps un peu de cinéma cela fait du bien ! Juste un peu !!!
Je viens de finir de travailler ce secteur et j'en garde un magnifique souvenir tant c'était beau. Je n'avais pas pensé à Bryce en y étant. Par contre, tout autour de Tupiza j'ai bcp pensé à Capitol Reef. | | | À: Madikéra · 23 octobre 2012 à 0:25 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 148 de 349 · Page 8 de 18 · 3 070 affichages · Partager salut Madikéra,
Je ne suis pas allée à capitol reef. Je tacherai de combler cette lacune bientôt!
A bientôt | | | À: Diamina · 23 octobre 2012 à 0:34 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 149 de 349 · Page 8 de 18 · 3 068 affichages · Partager Re,
Capitol Reef est un endroit dont nous avons été top fans ! | | | À: Marimijean · 23 octobre 2012 à 0:54 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 150 de 349 · Page 8 de 18 · 3 064 affichages · Partager salut Marimijean,
La région du torrontes est Cafayate. Nous avons même bu du malbec à Cachi à 2280m sans aucun problème. Cafayate est à une altitude: aux environs de 1700 m, aucun problème pour le torrontès et les autres vins de la région. Nous avons consommé sans aucun problème.
Tupiza est à casi 3000m! Là, on est en haute altitude. Et à mon avis le pisco sour est autrement plus fort que le vin. Et lorsque j'ai été malade, mon mari n'a rien eu! Donc mystère!!!
Je suis sure que vous ferez un superbe voyage.
Peux-tu me dire où vous irez. Si tu n'as pas le temps, j'attendrai ton carnet!
bye bye! | | | À: Madikéra · 24 octobre 2012 à 1:28 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 151 de 349 · Page 8 de 18 · 3 039 affichages · Partager Salut Madikéra, salut tout le monde,
Je me rapproche à grands pas de la fin de mon carnet. Et cette partie relate un endroit que tu n'as pas vue cette fois ci.
27/08 Très dure la nuit. J'ai à peine dormi 1h30! A l'ouverture, à 8 h30, je vais à la pharmacie et à la boutique du coin: antivomitif, dentifrice à la menthe, sachet de réhydratation, coca cola, eau, sont l'objets de nombreux allers retours. Si j'attrappe un de ces indiens de cochabamba,.........
Dans la salle de bain voisine de la nôtre, on entend ce qui se passe: un homme fait exactement les mêmes bruits, il est entrain de rendre. Mon mari et moi compatissons.
A midi, il faut partir pour Uyuni C'est la même piste que nous avons prise en venant à Tupiza. Voyage difficile en perspective. Décidément, la Bolivie ne nous épargne guère, et j'ai une pensée émue pour le père du jeune portugais, Tobias, qui après sa nuit de maladie a laissé tomber le sud lipez. Cela fait partie des bas du voyage, même quand on y est préparé, c'est quand même dur. Le sud lipez, le salar d' uyuni, et Tupiza, qu'est ce que c'est beau, mais quelle épreuve pour nos nerfs!
Le trajet depuis tupiza se passe passablement bien, mis à part un gros cassis passé à toute vitesse qui a valu à mon mari de se cogner la tête durement contre le plafond de la voiture. Le pauvre avait fermé les yeux pour se reposer et n'a pas anticipé le vol plané! En cours de route, cette fois ci, Samuel est entré à l'intérieur de la ville d'Atocha, qui vu de l'intérieur n'est pas si moche que ça. Il a cherché désespérément de l'essence sans en trouver. Mais il nous rassure: il pense que nous pourrons regagner Uyuni sans encombre!
Ce qui devait arriver arriva: Nous sommes tombés en panne d'essence à 5 mn d' uyuni! Mais apparemment, ce genre de chose est normale. Samuel a appelé son bureau à Uyuni, et ils sont venus lui porter un bidon d'essence. Juste 10 mn d'attente. Puis remplissage du réservoir, fait avec dextérité par Samuel grimpé sur le toit!.
Le soir, nous dormons à l'hotel tambo quemado. Nous faisons doubler chacun des matelas, chacune des couettes sur les lits, demandons un 2ème chauffage, doublons les oreillers, bref je paie une autre chambre pour pouvoir utiliser son équipement. Comme nous n'avons pas du tout envie de sortir, nous nous contentons de croque monsieur fait sur place comme dîner. Notre stock de biscuits est arrivé à épuisement!
28/08 J'ai dormi toute la nuit de 20 h jusqu'a 5 h30 du mat!!! Je petit déjeune toute seule, vers 8 h. Pas terrible, la salle est glacée, et chauffée avec une flamme fixée sur un bidon de gaz, très bizarre. Ouf! Vers 8 h30, mon mari se réveille et il va mieux, nous nous préparons et bouclons les bagages. Samuel vient nous chercher vers 9h40 pour aller a l'aéroport d' Uyuni afin de prendre notre vol de la compagnie amazonias, vers La Paz, prévu pour 11h15. Séparation émue avec Samuel! Nous avons vraiment passé de bons moments ensemble et nous ne l'oublierons pas de sitôt!
Le poids max par personne est de 20 kg: nous en avons 17 de trop, ce qui nous coûte 170 bolivianos (environ 21 euros) C'est correct! Les cartes d'embarquement sont écrites à la main, pas d'ordinateur! Le chariot qui porte les bagages est tiré à la main par un homme: pas de voiture pour cela! Et pour nettoyer les cabines de l'avion, une poubelle et un homme avec un panier à la main!!!!
L'aéroport d' Uyuni, encore en travaux, est très sommaire: salle d'attente et salle d'enregistrement sont au même endroit. Il y a un seul vol ce matin, dont les passagers débarquent et embarquent sur la piste.
Les places ne sont pas assignées. Cool. Nous pouvons nous asseoir où nous voulons. Il y a au maximum 20 passagers, donc le vol n'est pas plein.
Le vol se déroule dans de très bonnes conditions, et de plus, l'avion vole assez bas pour que nous puissions admirer de haut, le salar d' uyuni,
puis les montagnes et les lacs, et faire plein de photos.
Mais leur qualité laisse à désirer à cause du hublot très sale. Dommage! Une fois dans la salle des bagages, les valises arrivent tout de suite. Pas de police ni de douane à passer, nous sortons directement en face des chauffeurs de taxi.
Hop, à bord! Petit arrêt au mirador à la sortie del alto pour faire de nouvelles photos de la Paz en pleine lumière. Nouvelle photo de la statue de la pachamama (je crois!) qui domine la ville de la Paz!
Nous n'avons plus aucun problème pour respirer. Ça au moins c'est positif! La vue est vraiment belle et permet de mieux se rendre compte de la construction de la ville qui a épousé le terrain, avec des maisons accrochées à flanc de montagne. La plupart des maisons donnent l'impression de n'être pas terminées. Les plus riches ont juste le devant de leurs maisons qui est peint, pour la plupart, les maisons sont non peintes.
Puis pour 20 bolivianos de plus nous obtenons que le chauffeur de taxi nous fasse visiter le centre ville qui n'était pas sur sa route.
Le moderne côtoie le traditionnel, c'est impressionnant de voir cette indienne en tenue traditionnelle à côté de ces véhicules ultra modernes et de ces hôtels flambant neufs. Les bus pour le transport en commun sont de toutes les couleurs, ce qui est très agréable à voir. Les rues sont grouillantes de monde tant en voiture qu'à pied. Les bus s'arrêtent sur leur trajet complètement embouteillé pour embarquer leurs passagers qui fendent la foule de voitures pour arriver jusqu'au bus dans lequel ils doivent monter. Il n'y a pas d'arrêt de bus, ou en tout cas, ils ne sont pas très utilisés!
et tout à côté la ville ultra moderne, avec ses gratte ciels!
L'hotel rosario, est situé pas loin de la rue sagarnaga, très célèbre pour son marché aux sorcières. Vous savez, cette rue où les marchandes vendent des foetus de lama, pour des remèdes indiens ou ???? Mignons, non?
L'hotel Rosario est vraiment bien, accueil très sympa, beaucoup d'escaliers, heureusement on nous porte nos bagages! Patio intérieur, les lits sont confortables et grands. Ouf! pas besoin de prendre une autre chambre.
Mais le chauffage laisse encore à désirer. Dans l'après midi, nous nous mettons en recherche d'un restaurant pour déjeuner. On nous en recommande un (dont j'ai oublié le nom) qui est situé à coté du musée de la coca. Le décor est sympa,
La salle où nous avons mangé, est ornée de verdures qui viennent agrémenter l'ensemble déjà très beau.
Le repas est bon, mais le service est vraiment lent. Nous payons 120 bolivianos (soit 120/8 euros). Vous avez trouvé? Tout ça pour un menu complet pour moi, un plat de pâtes pour mon mari, + 2 boissons!!!
Après le repas nous remontons la fameuse rue sagarnaga, qui est aussi la rue des magasins de musique. Mon mari qui est musicien ne sait plus où donner de la tête. C'est le meilleur médicament. Plein de modèles de guitares, de charangos (guitare au dos rond, avec 5 séries de cordes doublées),
de queñas, de flûtes de tous genres, de zampoñas (flûte de pan),
même un accordéon avec touches claviers, des bombos (tambours des andes), plein d'instruments des andes, a des prix incroyables pour nous "européens"!
Nous trouvons même un professeur pour une heure de cours de rudiments de charango, pour 50 bolivianos. Nous prenons rendez vous pour demain, 11h. 1 euro en casa de cambio, vaut environ 8 bolivianos. L'accordéon que nous avons vu, nous reviendrait à 300 euros!
Quelques achats plus tard, nous poursuivons notre parcours, faisant des photos des foetus de lamas vendus dans cette rue, et qui sont utilisés par les indiens comme remèdes. Euh, j'en ai déjà parlé, non??, Bon, comme je les ai vraiment trouvés sympas, je vous en remet une couche avec une indienne qui vend aussi des matés de coca, et toute sorte d'autres ingrédients pour se soigner. Tout cela est parmi les statues et différents souvenirs qu'on peut ramener de la Paz! La religieuse qui passe à côté trouve tout cela normal!!!! C'est la Bolivie!!! L'animisme côtoie le catholicisme sans problème!
Puis retour à l'hotel Rosario. Voyez vous tous ces fils qui s'entremêlent. C'est typique de la Paz. Les fils électriques et téléphoniques se croisent, s'entrecroisent telle une vrai toile d'araignée. C'est à se demander comment les employés des services de téléphonie ou d'électricité peuvent s'y retrouver????,
Le soir nous dînons dans le restaurant de l'hotel rosario, appelé tambo colonial. Il se révèle être gastronomique! Voici spécialement pour Madikéra, un succulent dessert, dont toutes les parties sont faites à base de quinoa, et qui m'a réconforté de tous mes maux!! Qu'est-ce c'était bon!!!! miammmmmm!!!!
Quel changement. Coût avec la propina: 187 bolivianos pour 2 desserts gourmands artistiquement présentés pour moi, 2 jus, 2 bouteilles d'eau, un plat de pâtes pour mon mari!
Au dodo.
A plus. Promis, mon prochain message sera le dernier. | | | À: Diamina · 24 octobre 2012 à 1:37 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 152 de 349 · Page 8 de 18 · 3 035 affichages · Partager Bonjour,
Je le prends bien volontiers ce dessert à base de quinoa ! Mais pas les foetus ! Biz | | | À: Madikéra · 24 octobre 2012 à 3:05 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 153 de 349 · Page 8 de 18 · 3 030 affichages · Partager resalut,
Je le prends bien volontiers ce dessert à base de quinoa ! Mais pas les foetus
   Pourtant il parait que les foetus sont très bons pour la santé! Bon tant pis! Tu ne veux pas des grands tout blanc, alors je te propose des petits tout noir.
Bon si ne veux pas de bonnes choses pour ta santé, je te propose plus de choses qui sont sympa pour le moral.
D'abord un plat de pâtes au saumon
Puis une soupe à la quinoa
Et enfin, un autre dessert au chocolat et à la menthe!
Alors bon appétit! | | | À: Diamina · 24 octobre 2012 à 3:23 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 154 de 349 · Page 8 de 18 · 3 026 affichages · Partager Re,
Et bien voilà un dîner comme je les aime ! Biz | | | À: Diamina · 24 octobre 2012 à 12:44 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 155 de 349 · Page 8 de 18 · 3 009 affichages · Partager Promis, mon prochain message sera le dernier.
Malheureusement le voyage touche à sa fin | | | À: Diamina · 24 octobre 2012 à 18:36 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 156 de 349 · Page 8 de 18 · 2 993 affichages · Partager Berk les faetus de Lama!Tu verras en afrique du sud c'est le même principe:à Durban c'étaitaussi des faetus de petits singes des cranes etc; (ça faisait mal au coeur!!!) Mais quel réconfort ces desserts! Bon j'attendrais notre retour pour connaitre la suite! Bises | | | À: Toopil · 25 octobre 2012 à 2:12 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 157 de 349 · Page 8 de 18 · 2 987 affichages · Partager Salut Toopil, Salut tout le monde,
Malheureusement le voyage touche à sa fin
Euh, mine de rien, il aura quand même duré un mois !!!!
De plus, j'ai commencé à le préparer en novembre 2011, je l'ai effectué en août 2012, et je termine ce carnet juste avant novembre 2012. Bref, cela fait un an maintenant que je vis ce voyage, d'abord par procuration, puis par revisitation. Il est temps que je passe au prochain.
29/08 Après une vraie grasse matinée, nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel Rosario. Très bien.
Voici quelques photos, d'abord de notre chambre, que j'ai trouvée vraiment très agréable.
Notre chambre est au rez de chaussée, ce qui nous ravit car au moins quand nous allons partir, le lendemain, très tôt, nous n'aurons pas toute cette série d'escaliers à descendre. Par contre cette ouverture sur le ciel, à un côté charmant mais pas pratique, car quand vous sortez de votre chambre vous êtes tout de suite dans le froid, et de plus il arrive que des clients indélicats tiennent toute une conversation sur le balcon vous empêchant de profiter du patio comme vous voulez..
Le hall de l’hôtel possède une tenture rouge des plus admirables. De plus un lustre suspendu descend du plafond très haut. A la Paz, nous sommes à 3600 m dans l’hôtel, mais notre respiration est normale car nous sommes complètement acclimatés.
Puis nous quittons notre havre de paix, pour aller visiter la ville, et admirer les différents monuments publics.
Nous descendons tout d'abord près de la cathédrale san francisco et la place éponyme. Que de monde. Les gens sont là, et ne semblent pas devoir aller quelque part. Beaucoup de gens sont juste assis sur les marches du parvis, entrain de discuter avec d'autres.
Un peu plus haut que la cathédrale se dresse un centre commercial. Donc le parvis se prolonge sur l'entré du centre commercial, et le résultat est une immense place, sur laquelle des jongleurs et autres artistes se produisent espérant quelques bolivianos du public très bon enfant. Nous sommes sur le balcon du centre commercial quand nous avons pris cette photo qui permet d'avoir une vue d'ensemble de cette place San Francisco.
L'avenue du 16 juillet passe en face, et de l'autre côté, un peu plus loin, nous revoyons le stade olympique international de La Paz. La veille, le chauffeur de taxi nous avait raconté fièrement que récemment, dans ce stade, l'équipe brésilienne était venu affronter l'équipe bolivienne, et que comme d'habitude les brésiliens s'étaient fait battre à plate couture!!!
Ma première idée a été: "tiens, je ne savais pas que les boliviens étaient si forts en football". Puis j'ai réalisé qu'à 3600 m d'altitude, tenir 90 mn avec 1/4 d'oxygène en moins dans l'air, face à une équipe bolivienne aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau, forcément les dés étaient pipés!!! Et d'ailleurs, le chauffeur de taxi était mort de rire, d'insister en disant qu'ils perdaient à chaque fois!! J'ai trouvé cela hilarant!
Dans la rue des batiments très originaux attirent notre attention. Celui en vert est le siège d'une banque.
Puis voici une photo de la rue très embouteillée qui caractérise le centre de la ville. Et toujours cette interminable toile d'araignée, de fils entremêlés, qui rendent difficile toute photo digne de ce nom.
En fond, on aperçoit les montagnes qui entourent la Paz et qui font de cette ville, un lieu de parfaite adaptation pour ceux qui veulent faire du trek en haute altitude: de nombreux sommets à plus de 5000m dans les environs. Voici le nevado illimani que nous avions photographié la veille depuis le point de vue à la sortie de l'aéroport del alto. Il culmine à plus de 6000m.
Puis nous nous rendons à la place Pedro de Murillo où se trouvent le palais présidentiel et les bâtiments ministériaux. Tout d'abord le palais du gouvernement, devant lequel des gardes armés, me donnent l'impression du palais de la reine britannique, Buckingam palace. Les gardes sont imperturbables quoiqu'il se passe dans la rue. Et à côté des gardes se tiennent prêts des policiers municipaux, qui eux sont très actifs à écarter la foule.
Puis nous flânons dans les artère de la ville, près d'un parc, ou traditions et modernisme se côtoient, des hommes en costumes cravate croisent des indiennes en tenue traditionnelle. Des jeunes en tenue européenne se prélassent sur les bancs, comme dans toutes les villes du monde.
A côté de nous, nous sommes impressionnés toujours par les couleurs vives des bus qui circulent avec les portes ouvertes afin que les passagers puissent entrer pendant que le bus est arrêté dans les embouteillages.C'est la ville la plus désorganisée que j'ai jamais vue. Pourtant à notre arrivée, au tout début du voyage il y a 4 semaines, Esteban nous avait affirmé que malgré cette circulation infernale qui nous avait médusés, il y avait très très peu d'accidents. C'est vraiment la folie.
Ensuite nous poursuivons notre ascension vers la rue des musées. Il y a 4 semaines, cette visite aurait été impossible à pied, tellement nous aurions été essoufflés. La montée est abrupte malgré tout, et des policiers qui nous croisent rigolent en disant: "l"oxygène, hein?". Nous avons escaladé toute une série d'escaliers pour rejoindre les rues supérieures pour visiter les musées, mais hélas, il est trop tard pour commencer la visite car, ils ferment entre midi et 14 heures. Nous nous contentons de faire des photos de l'architecture des splendides bâtisses environnantes vraiment très colorées.
Dommage!! Nous n'avons pas le courage d'attendre 14 heures, car malgré toutes nos recherches, nous ne trouvons aucun restaurant sympa dans les environs. Nous croisons ahuris un personnage déguisé qui a pour unique but de protéger les écoliers qui doivent traverser la rue en quittant leur école. Très original!
Finalement, nous décidons de redescendre en taxi, et d'aller déjeuner au restaurant d'El Presidente, l'un des hôtels les plus classes de La Paz. Nous étions passés devant, hier et j'avais envie de voir à quoi ressemblait l'intérieur. Evidemment il est très luxueux. Pour le déjeuner c'est un buffet qui nous est proposé, avec des plats tous plus succulents les uns que les autres, et des desserts à ne savoir où donner de la tête. Je me fais un devoir de tous les essayer, à la grande joie du maître d’hôtel, qui me sert avec plaisir. C'est un vrai bonheur de se régaler ainsi, dans un décor très beau, et d'avoir une addition vraiment très minime à la fin (moins de 30 euros pour nous 2 avec les boissons non alcoolisées, vous vous doutez bien).
L'après midi, nous avons un cours de charango de prévu à 16h, dans la rue sagarnaga. Nous repassons dans les magasins faire quelques emplettes d'instruments, achetons un charango et nous rendons au cours, qui se déroule très bien. Mon mari apprend les rudiments du charango avec plaisir et le professeur, bien qu'aveugle, arrive à lui montrer les positions convenables pour les doigts.
Puis le cours terminé, nous rentrons faire une sieste à l'hotel. Le soir, nous dinons avec Jules, le commercial de Terra andina, avec qui j'ai sympathisé. Toujours dans le restaurant gastronomique du rosario. Je n'allais surtout pas raté l'occasion de reprendre mes desserts, que je vous ai déjà montrés. Ils sont vraiment trop bons. Le dîner se passe à deviser et à lui raconter nos mésaventures, à découvrir sa vie de français à la Paz, puis nous prenons congés, après lui avoir fait visiter cet hôtel qu'il recommande à ses clients mais qu'il n'avait jamais visité. 22heures au dodo.
le 30/08: Jeudi matin à 4h: départ de l'hotel pour l'aéroport el alto, pour prendre notre vol Amercican airline 922, qui décolle a 6h20 et qui, après une escale à Santa cruz, atterrit à Miami. Pendant que nous sommes sur la file d'attente pour enregistrer les bagages à el alto (4000 m d'altitude), une dame, agent d'entretien, passe et repasse avec son balai serpilllère. Bizarre, me dis-je. Mais maintenant, je ne suis plus à une bizarrerie près!!
Une fois nos bagages enregistrés, nous nous dirigeons vers le passage de police et de douane, et puis attention, une flaque de vomie! Puis une autre! Et là, la lumière fut! Voilà l'explication de la dame au balaie serpillère. C'est pour assasinir les lieux, qui risqueraient vite d'être irrespirables à cause des malaises des voyageurs!!!! Ah!!!! L'altitude!!!!!
Nous nous embarquons, et les vols ( La paz vers Santa Cruz, puis Santa Cruz vers Miami) se déroulent sans anicroches. Nous arrivons à Miami, vers 17 heures. Une fois sortis de l'aéroport ultra climatisé, il fait plus de 30°C dehors et nous sommes au niveau de la mer, avec un air chargé en humidité.
Ahhhh! Je revis, je respire sans aucun effort, ma peau renaît!! Moi qui ai horreur de la chaleur, je n'ai jamais été aussi heureuse!!!
Puis dans le taxi, c'est à nouveau la joie de rouler sur une route asphaltée, large et spacieuse. Quel changement!!!
Nous passons la nuit à Miami et dinons le soir à l’hôtel hilton miami airport! Dans la chambre de l'hotel, la climatisation fonctionne à plein, et les matelas sont moelleux à souhait. Je profite de la baignoire pour prendre un bain interminable, et me détendre. Au rosario à la Paz, la chambre était fraiche à 3 heures du matin et je ne me suis pas éternisée sous la douche.
Le lendemain, 31/08, nous avons dormi comme des loirs. Nous profitons d'un petit déjeuner américain très copieux, puis nous nous rendons dans un centre commercial pour une matinée shopping que nous terminons sur les chapeaux de roue. Rentrés à l'hotel à 12h30, en 4ème vitesse, valises rangées dare dare, et nous prenons le même taxi qui nous avait ramené du shopping, pour l'aéroport, pour notre départ vers la Martinique, via porto rico, vers 15h.
Très originale la déco de l'aéroport de Miami. Déjeuner à l'aéroport après avoir effectué l'enregistrement des valises. escale de 2 heures à San juan, puis nous arrivons en Martinique vers 22 heures. Il fait chaud et humide.
Le plus marrant, c'est que pour une fois, monter les valises au 2ème étage de notre immeuble ne nous a demandé aucun effort de respiration. Aucun essoufflement, là où avant, chargés comme nous l'étions, nous aurions eu besoin d'une pose dans les escaliers.
Après un mois en haute altitude, le nombre de nos globules rouges est à un top niveau, et nous pouvons faire toutes activités sportives les doigts dans le nez!!!!
C'est dommage que l'effet ne dure que 15 jours!!!
Voilà, mon carnet est terminé comme promis. Et si vous ne deviez en retenir qu'une image qui transmettent nos impressions ce serait ces 2 là!
Mon mari EN PLEIN VOL! Au salar d' uyuni!
Et moi! YES!!!! Je l'ai fait, j'ai accompli un rêve!! A votre tour maintenant!
| | | À: Diamina · 25 octobre 2012 à 10:43 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 158 de 349 · Page 8 de 18 · 2 970 affichages · Partager Un grand merci pour nous avoir fait partager ce voyage | | | À: Diamina · 25 octobre 2012 à 11:31 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 159 de 349 · Page 8 de 18 · 2 963 affichages · Partager Il est temps que je passe au prochain.
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Lequel est-il? 
En tout cas superbe voyage et merci de nous l'avoir fait vivre | | | À: Diamina · 25 octobre 2012 à 14:56 Re: Un mois dans les Andes, péripéties en altitude Message 160 de 349 · Page 8 de 18 · 2 951 affichages · Partager Bonjour Diamina,
Une fin qui nous montre bien la joie que vous avez à vivre ce voyage au-delà des indésirables. Biz et au prochain... | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Diamina. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 23 604 visiteurs en ligne depuis une heure! |