Le
Miami Herald raconte aujourd'hui l’enchaînement de décisions dramatiquement mauvaises qui ont conduit au décès d'un passager du Costa Luminosa, Tom Sheehan.
www.miamiherald.com/...rticle241556006.html
Le 7 ou le 8 mars, le Luminosa quitte Fort Everglades pour une traversée vers l'
Espagne, la
France et l'
Italie comme point d'arrivée.
Trois jours après, le bateau fait escale à
Porto Rico et débarque un couple Italien atteint par le coronavirus.
Le capitaine ne prévient pas les passagers et continue. L'escale à Antigua est annulée et le Luminosa entreprend la traversée de l'Atlantique en laissant les passagers totalement libres d'aller à la piscine, au restaurant, etc...
Le 15, le bateau fait escale aux
Canaries pour déposer des passagers malades,
mais s'oppose à ce que d'autres passagers descendent, malgré les demandes expresses de certains.
Le 19, le Luminosa accoste à
Marseille pour y déposer 600 passagers. 75 personnes sont testées, parmi lesquelles 36 sont positives au coronavirus.
300 Américains et Canadiens sont regroupés sans mesure de distanciation, entassés dans des bus et, après des heures d'attente en pleine promiscuité, ils prennent un vol pour
Atlanta, sans aucune mesure de protection, alors qu'il y a trois cas déclarés à bord. Pendant le voyage, plusieurs personnes perdent connaissance et sont secourues tant bien que mal par les autres passagers, qui interviennent au péril de leur vie.
A
Atlanta, le centre de contrôle des maladies infectieuses se contente de prendre la température des passagers et les laisse se disperser dans l'aéroport, qui est un des plus fréquentés du monde.
Quelques jours après, Tom Sheehan se sent mal, est hospitalisé en urgence et décède quelques jours après, au terme d'une série d'erreurs épouvantables :
- Le capitaine du Luminosa, a complètement ignoré les leçons qu'il aurait du tirer du drame du Diamond Princess, dont le déroulement était bien connu début mars.
- Le même capitaine a négligé de prendre les mesures de confinement qui s'imposaient après quatre cas déclarés.
- Costa a organisé le retour sans aucune précaution, augmentant les risques de contamination dans un vol se déroulant dans de mauvaises conditions.
- Et, pour couronner le tout, les autorités Américaines laissent se disperser 300 personnes potentiellement porteuses.

