Le 12 octobre, ce matin on est super motivé, on a décidé de partir avant 10h.
Puis on se rend compte qu'une des roues de la remorque est crevée... Pneu en fin de vie bien avancée, la preuve...
Impossible de défaire la roue de secours de la remorque car les vis tournent dans le vide ! Raphaël se fait aider par un employé du camping qui apporte un poste à souder pour fixer les tiges filetées et pouvoir dévisser les écrous mais aussi une croix car on n'a pas le bon diamètre pour détacher les roues dans le véhicule... lamentable, on est remonté contre le loueur !
On est efficace en tout cas puisque malgré tout, on part à 10h. Et juste à notre départ, le robinet de l'emplacement casse !
Arrêt à
Opuwo où je fais quelques courses pendant que Raphaël achète un pneu neuf.
Notre grande prend la photo après avoir demandé l'autorisation et offert à manger au petit bonhomme.
Ensuite on achète une croix au cas où la remorque crèverait de nouveau et nous faisons la route pour
Etosha.
En route, on déjeune d'une focaccia, quelque chose à mi chemin entre la pizza et la fougasse, bien garni et très bon, on n'en a pas vu ailleurs en
Namibie.
Avec tous ces ennuis plus les barrières vétérinaires où des gars pulvérisent les roues tandis que nous devons sortir et aller mettre nos pieds sur une sort de tapis plein de produit (pour tenter d'éradiquer une grave maladie du bétail), on passe la porte d'
Etosha à seulement 17h. C'est la porte ouest, celle qui a ouvert il y a seulement un an, Anderson Gate. On rachète un plan du parc, quelques boissons fraîches et direction Olifantsrus, le nouveau camping.
Nous croisons rapidement nos premiers éléphants, les jeunes mâles fanfaronnent un peu.
A un point d'eau, des élands du Cap s'enfuient à notre arrivée.
Pendant l'heure de trajet, nous aurons vu deux troupes d'éléphants nerveux avec des bébés, des girafes, des springboks, des oryx, des gnous, des élands du Cap, des bubales, un vautour, un aigle, des zèbres, des koudous et des dik-dik. Pas mal pour une entrée !
Arrivés au camping vers 18h, nous choisissons notre emplacement pour avoir une prise électrique assez proche. Il y a un énorme troupeau de gnous de l'autre côté du grillage.
Sur la photo où on devine notre véhicule, vous pouvez apercevoir, à droite des drapeaux, la balance... qui permettait de peser les éléphants morts car le camping a été installé sur l'ancien emplacement de l'abattoir, comme c'est charmant !
En tout cas ils se sont donné du mal pour le point de vue, on y accède par une passerelle et on est à l'abri, soit à l'étage, soit tout en bas (et c'est vitré) au ras des animaux.
Il n'y a rien à voir au point d'eau alors c'est repas.
Le soir, le trou d'eau est éclairé en rouge, il paraît que c'est mieux pour les animaux, en tout cas, pas pour les photographes !
On voit un rhinocéros.
Quand les enfants sont endormis, j'y retourne seule sans appareil et j'ai le spectacle d'un éléphant juste en dessous de moi en train de boire, j'entends l'eau entrer en résonnant dans son estomac ! Il est souvent dérangé par un chacal, il l'arrose deux fois de suite avec sa trompe, c'est presque vidéo gag! Ensuite le chacal ira déranger une hyène, ils se battront, puis nous verront une petite troupe d'élands venir boire.
Raphaël me rejoindra et profitera aussi du spectacle.
Nous passons une nuit tranquille, il n'y a pas trop de monde au camping.