L’âme du poète Trenet
Longtemps, longtemps, longtemps......l’âme du poète Trenet planera sur Narbonne, sa ville natale qui est aussi celle de sa dernière demeure. Charles n’imaginait pas reposer ailleurs qu’auprès de sa mère adorée. A quelques centaines de mètres de la maison « en face de la gendarmerie ».
Située dans le carré 21 du cimetière de l’Ouest, la tombe du « Fou chantant »est la moins anonyme de Narbonne. La municipalité, assure désormais l’entretien du caveau à la demande de Georges El Assidi, le secrétaire et unique héritier. Celui-ci a fait installer un fléchage pour orienter les visiteurs, parfois nombreux l’été.
En revanche, ce monument funéraire n’est pas le plus ostensible de la ville. La simplicité même, d’où émerge une plaque de marbre noir ornée du célèbre autoportrait au chapeau et de cette seule mention :
Charles Trenet, poète...., 1913-2001. Trois rosiers ont pris racine et quelques fleurs artificielles décorent la stèle que les anonymes fleurissent parfois de fleurs fraîches à l’approche du 19 février, anniversaire de la mort de Charles.
Oui, l’âme du poète se plaît à déambuler dans Narbonne, et le fait d’autant plus depuis que la ville a décidé de monter chaque été un festival en mémoire de son œuvre. En août dernier, le dessinateur Cabu en fut l’invité d’honneur.
Sur la tombe de Charles il a déclaré :
« C’était un enchanteur ! »