20 août - Brela... Elle répondait au nom de Brela...
On se repose, on profite, on roule, on s’arrête. On se repose, on profite, on roule, on s’arrête. On se repose, on profite, on roule, on s’arrête. Bref, tu as bien saisi le nouveau précepte de vadrouille qui rythme désormais la vie de la franky family jusqu’à l’accusé de réception dans leurs très chères Ardennes que chaque seconde écoulée rapproche un peu plus. Là, nous sommes toujours en direct de Brela. La phase repos étant bien entamée, on veut maintenant en profiter, puis rouler en fin d’après-midi et nous arrêter là où notre œil averti sera attiré pour reproduire le même schéma que celui instauré depuis hier. En profiter, cela va se traduire aujourd’hui par aller se baigner avant de découvrir Brela, cette ville-étape du tour de
Croatie qui nous a accueillis à bras ouverts hier sans même nous connaître. Bon, rien de bien trépidant en soi à te conter. Ni vieilles pierres, ni rando en pleine nature, ni expérience sexuellement transmissible. Juste de bons moments de vacances dans l’intimité de la famille... « Quoi ? Tu veux quand même en être ? » Ok, et bien enfile ton string de bain et tes brassards gonflables, départ immédiat de toute la famille à la plage juste en bas du camping...
Toi, le Franck Ribéry de la perspicacité, je ne t’apprends rien en te disant que la plage est une nouvelle fois constituée de galets comme presque partout en
Croatie, que la température de l’eau est bonne comme presque partout en
Croatie, que le soleil et les cigales s’en donnent à cœur joie comme presque partout en
Croatie. Par contre, ce que tu ne sais certainement pas, c’est qu’il y a moins de flamants roses en chair et en os qu’en plastique sur terre ?... Ça t’en bouche un coin, n’est-ce pas ? Bon, ok, c’est complètement hors-sujet, donc sans transition, on passe à la suite ! Mais avant ça, même si tu t’en fiches comme de ta première cuite à la vodka, je tenais à annoncer que cette plage restera à tout jamais celle sur laquelle j’ai officiellement décrété qu’Anna savait nager ! Voilà qui est fait !
Après ce squat bien reposant, nous replions donc nos gaules pour maintenant nous rendre dans la petite ville de Brela. Située sur la Riviera de
Makarska, aux pieds de la montagne du Biokovo, Brela est une petite ville balnéaire agréable de moins de deux mille habitants où il flotte une atmosphère apaisante. « On s’en fout de ta description d’office du tourisme ! Nous, on veut concrètement savoir ce que vous y avez vu ! » Ok, donc sache que si tu te traînes jusqu’ici, il ne faut absolument pas faire l’impasse sur le célèbre, l’illustre, le renommé rocher Kamen. La beauté à l’état brut témoignant de l’érosion fatidique de l’eau sur la roche ! Devenu non seulement le symbole de Brela, sa notoriété a largement dépassé les frontières de la petite ville côtière pour devenir désormais un des symboles de toute la
Croatie. On le trouve, trônant fièrement au milieu de l’eau sur la partie ouest de la plage de Punta Rata. Mais attention, il ne s’agit pas d’un sommaire bout de rocher sans vie ! Non, la nature a parfaitement combiné les éléments en y plantant un arbuste méditerranéen, proposant ainsi au décor un élément de détail supplémentaire lui permettant d’atteinde le paroxysme de la photo idéale. Je dirais même plus, le lieu le plus selfique qu’on puisse s’imaginer !... Quoi ? Tu trouves que j’en fais des tonnes pour un vulgaire bout de caillou avec lequel Hulk pourrait faire des ricochets ?... Oui, moi aussi... Mais si j’insiste comme un gros lourdaud avec ce rocher, c’est que le magazine américain Forbes a classé en 2004 la plage qui l’héberge comme la plus belle d’Europe. Oui oui, de toute l’Europe ! Et la sixième au monde !! Oui oui, au monde ! Quel bol j’ai eu, d’avoir atterri ici, à Brela, un peu beaucoup par hasard ! Je me serais autoflagellé à grands coups de trique si j’avais découvert l’existence de cet endroit béni des dieux en rentrant sans m’y être arrêté ! Et là, je t’imagine trépidant, pressé de découvrir à quoi ce petit bout de paradis méconnu ressemble...
Bon, loin de moi l’idée de faire retomber le soufflé au fromage de tatie Micheline, mais maintenant qu’on y est, cette plage n’est pour nous qu’une belle plage de plus, avec des galets, des pins, des cigales, de l’eau salée à volonté, de nombreuses crêpes se dorant la pillule sur un bout de serviette,... sans oublier le bout de rocher esthétiquement agréable à l’œil sur le côté. Mais je ne le dis pas trop fort car on a maintenant l’intention de se vanter d’être venus se pavanner cet été sur la sixième plus belle plage au monde, élue comme telle par le magazine Forbes, excusez du peu ! « Off course darling, nous sommes comme ça, nous... Nous lisons Forbes... Ah bon ? Tu l’ignorais ? » Bref, quand je vais raconter ça aux copains autour du barbecue en rentrant, ils vont se suicider de jalousie à grands coups de piques à brochettes !
Mise à part cette plage comme amuse-bouche, que Brela propose-t-elle dans son menu gastronomique ? Des glaces, des restos, et une promenade bien ombragée longeant le littoral... Ok, pour que notre connaissance de la ville soit parfaite, ben on tente les trois ! Et ça fait le job ! Comme le gouda, Brela, c’est sympa, c’est nature toute la journée, et le soir c’est plein d’idées... Baignade à Brela, aaah... Promenade à Brela... oooh... Désolé, je m’égare... Bref, emballé c’est tromper, on reprend donc la route, joyeux comme un nain d’avoir expérimenté Brela toute une journée durante. La suite, ben tu la connais aussi bien que moi : La pédale de droite pour accélérer, la pédale de gauche pour freiner, les yeux pour profiter ! Zadvarje, Sestanovac, Trnbusi, Srijane, Sonkovic, Podlug,
Biograd na Moru,...
Biograd na Moru ? Bizarre, ce nom m’interpelle le cervelet... Allez, m’en faut pas plus pour décréter l’endroit comme lieu de notre campement pour la nuit ! Bon, pour une fois, je vais être totalement honnête avec toi. En fait, j’avais un peu enquêté avant de partir pour élaborer une esquisse d’itinéraire pour cette vadrouille et j’avais positionné
Biograd na Moru en plan B. Pourquoi ?... Comme je te l’ai dit, je vais être totalement honnête avec toi : Arrête d’être pressé comme ça ! Tu attendras demain pour le savoir ! De toute façon, demain est une autre aventure...