Bibouns51 · 31 août 2019 à 11:27 · 453 photos 195 messages · 26 participants · 22 848 affichages | | | | À: Seb6210 · 21 septembre 2019 à 19:59 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 41 de 195 · Page 3 de 10 · 2 365 affichages · Partager Elle marche plutôt bien... quand elle veut... Par contre, non, en mai prochain, je serai uniquement avec mon frère et on ne fera que du backpacking... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Van69 · 23 septembre 2019 à 20:32 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 42 de 195 · Page 3 de 10 · 2 283 affichages · Partager Voici les indications pour accéder à Stud Horse Point. A partir du barrage de Glen canyon, parcourir 5,5 miles sur l’US89 vers le nord. Prendre une route pavée en mauvais état sur la gauche sur 0,8 mile. Continuer ensuite vers la gauche sur route non pavée longeant des poteaux électriques pendant 1,5 mile où il faut prendre à gauche à la bifurcation en Y. Là, prendre une piste sur la droite sur 0,4 mile jusqu’à une grille au sol à franchir en faisant attention à la garde au sol. Là, prendre de nouveau à droite sur 0,2 mile pour arriver à une patte d’oie. Aller tout droit et longer de nouver des poteaux électriques. Après 1,2 mile, prendre à droite. Suivre cette piste sur 0,9 mile (attention aux ornières). Tourner ensuite à droite pour longer la rim sur 0,5 mile pour atteindre le parking. Les hoodoos sont juste à côté. | | | À: Bibouns51 · 27 septembre 2019 à 8:29 · Modifié le 4 jan. 2020 à 16:04 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 43 de 195 · Page 3 de 10 · 2 124 affichages · Partager 29 juin Loterie nationaleTreize heures. Il n’est que treize heures et pourtant, la journée d’aujourd’hui est d’ores et déjà une déception... A tous les niveaux... Depuis le réveil, rien ne va ! Allez, je rembobine la cassette, petit retour en arrière... Déjà, si tu as suivi notre vadrouille dans l’ ouest américain il y a deux ans, tu te rappelles peut-être de mes nuits glaciales à me geler les bonbons à Yellowstone, transi dans mon sac de couchage plus fait pour les zones subtropicales que pour les températures nocturnes négatives du nord- ouest américain. Là, cette nuit, c’est tout le contraire car dans cette fournaise qu'on appelle notre tente, j’ai joué à cache-cache avec le sommeil pendant plusieurs heures en baignant dans mon jus. Bon, sans oublier de passer à la douche, nous quittons notre camping tôt pour être sûrs d’être à neuf heures à Kanab dans l’ Utah. Si je te dis qu’il y a une heure de route pour y arriver et qu’on a un décalage horaire en notre défaveur d’une heure entre l’ Arizona et l’ Utah, ça veut dire qu’on est dans la voiture dès sept heures, heure locale.
Sur la route, toujours ces magnifiques paysages mais là, je me répète jour après jour. On passe devant l’entrée de la Cottonwood Road qu’on prendra bientôt, devant le parking des Toodstools Hoodoo prévus pour cette fin d’après-midi, devant la House Rock Valley Road où il est prévu de dormir ce soir... Pour le moment, l’objectif est le Visitor Center du Grand Staircase à Kanab pour le tirage au sort quotidien pour The Wave... Mon préééécieeuuux... The Wave, qui se situe dans Coyote Buttes North, est peut-être l’endroit sur cette terre que j’ai le plus envie de fouler de mon emprunte. « Non... Ne me dis pas que tu ne connais pas ! » The Wave, c’est un endroit fantastique, féérique, magique, fantasmagorique et plein d’autres mots en « ique », que tout amoureux des roches rouges américaines rêve de découvrir un jour dans sa vie de vadrouilleur. Tape un peu « The Wave » dans Lycos pour t’en rendre compte par toi-même...
Le problème, c’est que la roche sculptée par l’eau et le vent y est aussi fragile qu’extraordinaire. Donc, afin de protéger ces merveilles géologiques et de limiter les dégâts que pourrait causer un afflux trop important de visiteurs, seuls vingt couillus par jour peuvent venir les admirer. On ne choisit pas de visiter The Wave, c'est elle qui nous choisit ! Allons-nous faire partie des heureux élus pour demain ? Car tu l’as compris, il y a tirage au sort pour remporter les dix tickets d'or de Willy Wonka ! Dix personnes sont tirées au sort trois mois avant le jour J via internet, et dix sur place la veille. Inutile de te préciser que j’avais postulé sur le net il y a trois mois et que je n’ai pas eu la chance d’être dans les dix. Pas de chance au grattage, reste le tirage ! Et j’y crois dur comme fer ! J’ai touché du bois, fermé les yeux lorsque j’ai vu un chat noir, évité soigneusement de passer sous une échelle, fait le vœux à chaque étoile filante, croisé les doigts pendant trois mois sans interruption,... Oui, je suis d’un naturel confiant ! Pour te dire, je crois au retour sur le devant de la scène d’Eve Angeli !!...
La première chose que je vérifie avec appréhension dès mon arrivée au Visitor Center, c’est bien évidemment le nombre de postulants. Un, deux, trois, quatre, huit, quinze, vingt-neuf, quarante-et-un,.... Aïe, nous sommes une bonne soixantaine pour dix malheureuses graines de sésames sachant qu’un bulletin postule pour tout un équipage. En d’autres termes, si tu viens à six et que tu es tiré au sort, six beaux tickets d’entrée sur les dix s’envolent en fumée en un claquement de doigts. Pif paf pouf, trois boules tirées, trois équipages de japonais sont les heureux élus... Un de deux, un autre couple et un de six. « Hé les américains, vous avez la mémoire courte ou quoi ? Pearl Harbor, ça ne vous dit rien ? Et vous laissez les japonais évoluer impunément sur votre territoire ? » Je suis bien évidemment dégoûté car les japonais n’y connaissent rien et ne sont même pas émus à la remise de leur laisser-passer. Tant pis, c’est le jeu ma pauv’Lucette, on retentera notre chance demain !
De toute façon, demain est une autre aventure... Attends, attends, la journée n’est pas terminée même si, on ne va pas se l’cacher, j’ai le moral dans les chaussettes qui puent des pieds. Et ça ne s’arrange pas avec le petit-déj’ insipide qu’on prend au Jakey Leigh’s. Très cher et vraiment bof bof. Quant à la suite, elle est toujours sur la même lignée... Visite de Little Hollywood. Gratuit mais toujours aussi bof bof. Ce que j’attends maintenant avec impatience, c’est notre rando du jour qui nous emmènera dans Buckskin Gulch et Wire Pass, un slot canyon de dix-neuf kilomètres, le plus long du monde, qu’on peut parcourir à notre guise.
Et ça, c’est prévu après être allé au camping primitif de State Line sur la House Rock Valley Road pour y planter notre tente. Camping primitif, ça veut dire paumé dans la nature, gratuit, aménagé, mais sans eau ni électricité. Autrement dit, pas de douche ce soir ! Mais ça va, Sandrine est rassurée, une autre voiture est là, nous ne serons pas seul à passer la nuit à quinze miles de la première âme qui vive. Par contre, ce qui la rassure beaucoup moins, ce sont les panneaux « Attention, serpents à sonnettes » et « Présence de couguars » un peu partout dans le secteur... « Allez, pas d’inquiétude, superpapa est là pour vous protéger ! »
Le camping n’est situé qu’à quelques centaines de mètres du parking de Buckskin Gulch et Wire Pass. Ce n’est pas loin mais le soleil, lui aussi, connait l’adresse. Il est midi et il fait un temps à espérer une prochaine ère glacière : Quarante degrés à l’ombre. On marche sur un kilomètre et demi dans le lit d’une rivière asséchée au milieu de cette couleur rouge ! Rouge comme les roches de l’ Utah, rouge comme nos visages en sueur... Ouf, on entre enfin dans le slot canyon dans lequel la température est plus clémente. On est dans Wire Pass et c’est déjà très beau. Je dis « déjà » car il paraît que c’est après la jonction avec Buckskin Gulch que ça devient vraiment magnifique.
Sauf qu’après quelques centaines de mètres, voilà qu’on tombe sur une flaque de boue qui nous bloque le passage. Ouf, on la passe sans encombre. En arrive ensuite une seconde, passée elle aussi mais avec difficulté en jetant de grosses pierres pour nous permettre de franchir l’obstacle sans salir nos beaux souliers vernis. Malheureusement, en voici une troisième, infranchissable. C’est profond d’au moins cinquante centimètres et long de pas moins de quatre mètres. Que ferait Indy dans un cas pareil ? Ben... il continuerait, c'est sûr ! Se barder de boue jusqu’au dessus des genoux pour passer, c’est envisageable... Sauf que c’est franchement impensable si on se rémémore le fait qu’on dort ce soir dans un camping primitif sans douche. Aïe, nous sommes contraints à l’abandon... Nouvelle déception... J’ai envie de crier mes cordes vocales !!! Et je peux te dire que quand je crie, c’est à te faire regretter le dernier album de Lara Fabian !
Bon, au rayon des bonnes nouvelles, ben y’en a pas ! Mon programme du jour boite sérieusement de l’arrière-train. Et que faire cet après-midi sachant que la marche par cette température, on peut oublier ?... Pour les ménager pour la suite, j’ai donc l’idée de brosser tout mon petit monde dans le sens du poil en leur proposant de nous retaper toute la route jusque Page pour de nouveau profiter de la piscine de notre camping de la nuit dernière en espérant que les crottins aient été évacués. Pas besoin de se faire prier, c’est parti ! Sauf que nous ne sommes plus au camping et que la piscine est réservée aux seuls clients... Le mec, en l’occurrence moi, ne se démonte pas, genre gars de l'ouest qui en a vu d'autres et qui a tué des animaux grands comme Goldorak avec son fusil. Petite négociation et ça passe ! Donc je te laisse, on a piscine !...
On reste là pendant deux bonnes heures à barbotter dans la soupe jusqu’à ce que sonne le coup de clairon. J’ai été gentil tout plein mais il faut maintenant me rendre la pareille. Direction le parking de Paria Rimrocks plus connu sous le nom des Toodstools Hoodoos. Malheureusement, un nuage cache le soleil et la visite se fera sans même un petit rayon. Dommage car le site est magnifique et comme hier soir, nous sommes seuls. Du blanc, du rouge, des badlands, des formations rocheuses bizarres en plus de toute une collection de cheminées de fée. En plus, les températures sont beaucoup moins chaudes à cette heure. Les filles adorent. Et cette fois, leur papa et leur maman aussi. Voilà, c’est fini... Je n’ai plus qu’à me laisser tomber dans mes rêves, ne demandant rien de plus que ce que j’ai déjà,... à part peut-être de pouvoir voir The Wave avant de casser ma pipe ! Ah si, et aussi un poney magique qui chie des pièces d’or... Pour le poney, on verra ça pour Noël. Pour The Wave, on verra ça lors du tirage au sort de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | À: Bibouns51 · 27 septembre 2019 à 9:15 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 44 de 195 · Page 3 de 10 · 2 117 affichages · Partager Que de déconvenues, ce sont aussi les aléas de l'ouest !! Buckskin Gulch a l'air bien compliqué à faire en été, avec les orages fréquents... Il nous est arrivé la même mésaventure l'été précédent. Je pense que pour réussir, il faut partir en étant habillé pour une opération commando, en dormant obligatoirement à l'hôtel ! Le souci, c'est le trajet en voiture en étant crado... Et Horseshoe Bend, j'en reviens toujours pas qu'une partie de la famille l'ait zappé  !! Mais j'adore ensuite la réaction du style "Ouais, bon, ya mieux...  " | | | À: Marati · 27 septembre 2019 à 9:37 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 45 de 195 · Page 3 de 10 · 2 112 affichages · Partager Hello Guillaume ! Oui, il y a des journées comme ça... Ce sont les aléas climatiques de l' ouest américain. Trop chaud, orages,... Mais bon, rien de grave et ce fut la seule journée du voyage dans ce cas... Pour Horseshoe Bend, oui, moi non plus je n'ai pas compris...  A+ | | | À: Bibouns51 · 27 septembre 2019 à 19:01 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 46 de 195 · Page 3 de 10 · 2 065 affichages · Partager bonjour Franck,
quel plaisir de lire ton carnet, bien écrit, beaucoup d'humour, que du bonheur. Je suis passé également en juin au roys café mais ils faisaient la route donc plus de trace d’inscription route 66...
cet été j'ai fait le trail pour me rendre au niveau du signe hollywood, très bien mais ça grimpe
j'ai vu que tes filles ont attrapé des poux !! à l'hotel ?? c'est une de mes craintes lors du choix d’hôtel (cafards, poux, ou puces....) heureusement en 10 voyages j'ai pas encore connu !!
the wave, j'ai eu la chance d'y aller 3 fois et c'est sublime, je te souhaite d'y aller un jour
encore merci pour la rédaction de ton carnet bourré d'anecdotes
au plaisir de te lire | | | À: Camel57 · 28 septembre 2019 à 9:17 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 47 de 195 · Page 3 de 10 · 2 027 affichages · Partager Hello Bernard ! Merci pour le petit mot, ça fait plaisir ! Pour mes filles, oui, elles les ont attrapés à l'hôtel ! Bon, ça va, les produits américains ont été très efficaces car ils ont disparu après un seul shampoing... Pour the Wave, chanceux que tu es ! Pour ma part, je retourne dans l'ouest en mai prochain en espérant avoir un peu de chance (sachant qu'ils projettent de passer le nombre de permis de 20 à 96)... Franck | | | À: Bibouns51 · 2 octobre 2019 à 20:53 · Modifié le 2 oct. 2019 à 21:58 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 48 de 195 · Page 3 de 10 · 1 914 affichages · Partager 30 juinWhat the fuck !Douce nuit, sainte nuit... Dans les cieux, l'astre luit... Le mystère annoncé s'accomplit... Cette famille sur la paille endormie... Zzzzzz... Notre nuit au State Line campground a été réparatrice et surtout très calme. Pas d’élection de miss camping hier soir, pas de moniteur d’aquagym hurlant à la piscine ce matin, pas de véhicule faisant la promotion du cirque Zavatta pour ce soir, et pas de voisin fêtard et bruyant rentrant tard cette nuit... D’ailleurs, pas de voisin du tout car à notre réveil à sept heures, nous sommes seuls dans notre camping primitif, seuls dans cette immensité du wild west, seuls au monde,...
Bon, vue la météo de type « chaleur extrême » qu’Evelyne Dhéliat nous annonce encore pour aujourd’hui, vu que Sandrine a une flémingite aiguë en vue de la randonnée du jour, vu que les filles tiennent de leur mère, vu que l’OM n’a pas battu le PSG cette saison, j’ai négocié au réveil que Sandrine irait ce matin avec les filles à Kanab pour représenter notre clan familiale à la nouvelle loterie du jour pour The Wave pendant que j’irai profiter d’un site presque inconnu que j’attends en trépignant : Edmaier’s Secret, mon lot de consolation du fait de ne pas avoir pu faire Coyotte Butte North aujourd’hui. Edmaier’s secret doit son nom à un célèbre photographe allemand, Bernhard Edmaier, qui a pris dans les années soixante-dix des clichés aériens du site sans pour autant en dévoiler la localisation précise... Le lieu est donc resté mystérieux et secret pendant plusieurs années avant que sa situation exacte ne soit révélée sur le net au début des années deux mille...
Allez, à huit heures, je suis lâché dans l’arène... Tel un aigle en chasse, je fonds alors sur ma proie, sachant qu’il n’y a aucune indication en chemin. Il est donc préférable de bien préparer son itinéraire avant de venir car il n’y a que dans le dictionnaire qu’émerveillement arrive avant planification. Comme je ne raconte pas que n’importe quoi ici et que je ne voudrais pas avoir ta mort sur la conscience, voici quelques instructions pour te guider : Déjà, tartine-toi le visage de graisse de bison pour lutter contre le soleil. Et oui, c’est mon secret de beauté à moi... Ensuite, prends le début du wash qui mène vers Buckskin Gulch jusqu’à une large bande de sable que tu vas trouver sur ta gauche après trois kilomètres. Traverse-la. Après deux-cents mètres éprouvants dans le sable, gravis la colline qui va se dresser face à toi sur ta droite. Prends ta respiration, ça y est, tu as face à toi un autre paysage, un autre terrain de jeux, une autre planète mesurant deux kilomètres de long pour un de large. Eclate-toi bien mon coco !
« Ok, tu nous parles de ça comme d’un véritable trésor, mais concrètement, qu’est-ce qu’il y a à voir ici qui vaille tant le déplacement ? » Et bien c’est simple, on a l’impression que la roche a coulé, qu’elle a été étirée, modelée, malmenée, soufflée, qu’elle a été en ébullition,... jusqu’au moment où dame nature, d’un simple claquement de doigts, a décidé de figer tout ça pour nous offrir ce panorama dantesque digne d’un tableau de Dali ! Des pitons rocheux en forme de teepees, des pans de collines dégoulinant comme de la crème glacée, des brainrocks recouvrant d’immenses surfaces,... Et le clou du pestacle, ce sont ces roches-dentelle, fines, craquantes et fragiles, façonnées par le temps et par le vent des siècles durant. C’est beau. Et quand je te dis que c’est beau, dieu seul sait combien je te mens. Je suis très loin de la vérité ! Et c’est fragile ! Attention où on met les pieds ! A certains passages, j’espère ne pas être l’éléphant dans un magasin de porcelaine... Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis seul, une fois de plus. Personne, ni à l’aller, ni au retour, ni durant mes deux heures d’amusement sur place.
Quatre heures, onze kilomètres et trois litres d’eau plus tard, je retrouve Sandrine sur le parking. Là, comme dans les films de Claude Lelouch, l'image passe au ralenti, la caméra tournant autour de nous alors que nous courons l'un vers l'autre sur la musique de la pub pour Royal Canin. Nos corps chauds se rapprochent inexorablement. Cinq, quatre, trois, deux, un... Contact ! Ça y est, c’est le moment, elle va m’annoncer la bonne nouvelle... Mon dieu, j’en suis intimement convaincu, je vais aller voir the Wave demain !!... Ben ça, je te l’ai dit, c’est comme dans les films de Claude Lelouch ! Car la réalité est toute autre... Sandrine sort nonchalamment de la voiture. Et vue sa tête d’enterrement, la Wave, tu sais où je peux me la mettre ? Dans le planning d’un autre voyage !!! Je suis maudit, c'est pas possible ! Y'a un marabout vaudou qui s'est amusé à égorger un poulet sur ma photo ou quoi ? Pourtant, selon les témoignages des principaux protagonistes, il y avait moins de monde qu’hier lors du tirage au sort même si une nouvelle fois, cinq places ont été volées par les japonais...
Non mais attends... Si ça se trouve, Sandrine et son sens de l’orientation légendaire n’ont pas réussi à retrouver le chemin du Visitor Center de Kanab !... Ça y est, je vois clair dans son jeu ! Là, elle essaie de me faire gober qu’on n’a pas été tiré au sort en prenant son air triste et compatissant... Et certainement qu’un soir de beuverie, poussée par la culpabilité, elle me l’annoncera, toute couillonne... « Sandrine, autant te le dire de suite, ce serait une cause aggravée de divorce et un juge m’octroierait incontestablement la garde des filles pour ce que tu viens de m’infliger comme sévices – Article 1804 du Code Civil ». Bon, en tout cas, tu sais ce que tout ça veut dire ?... Et bien que je vais être contraint et forcé de revenir aux Etats-Unis dans les années qui viennent. « I’ll be back ! » Il est en effet totalement impensable pour moi de passer l’arme à gauche sans avoir vu The Wave... On se revoit donc dans quelques années au bureau des rêves d’un prochain carnet de voyage, is’nt it ? Du coup, on embraye sans plus attendre avec le programme initialement prévu pour demain. On emmène en effet les pneus de Jeepy prendre un bon bol d’air chaud sur la légendaire Cottonwood Canyon road qui traverse le Grand Staircase-Escalante National Monument. | | | À: Bibouns51 · 2 octobre 2019 à 21:06 · Modifié le 10 jan. 2020 à 8:49 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 49 de 195 · Page 3 de 10 · 1 908 affichages · Partager Suite...
La Cottonwood est une piste de soixante-quinze kilomètres qui n’est pas accessible toute l’année. D’ailleurs, les panneaux à l’entrée le signalent clairement : « Attention, danger de mort ! Ne pas s’y aventurer si un orage menace, les crues pouvant être soudaines et dévastatrices ». Gloups... Mais dès le début, j’adore ! La route est poussiéreuse, étroite et bien cabossée. Mais rassure-toi, ça se fait les doigts dans le nez pour notre fidèle Jeepy, on pourrait presque se la faire en limousine ! Attention, j’ai bien dit « presque » car il est préférable de venir ici en 4x4 ou au moins en SUV. Bref, notre premier arrêt est Yellow Rock où j’ai prévu une nouvelle rando. Pour commencer, on va se contenter de s’y sustenter. Car le problème, c’est qu’on transpire comme des gueux rien qu’en s’actionnant la mâchoire. Une température caniculairement élevée !... Il fait chaud, quoi ! Cent-un degrés Fahrenheit ! Impossible de randonner dans ces conditions. On laisse tomber, Yellow Rock fait donc son entrée au programme d’un prochain voyage comme c’est déjà le cas pour The Wave et Buckskin Gulch. La Cottonwood nous emmène ensuite à Candyland où on a l’impression d’être grimpé sur le dos d’un dragon tellement le paysage est coloré et accidenté. Allez, un rapide speed-dating avec Grosvenor Arch et s’en est déjà terminé de cette magnifique piste.
Après une piste magnifique, voilà que se profile une route magnifique ! Que dis-je ! LA route magnifique ! La Scenic Byway n°12, considérée par certains comme la plus belle route des Etats-Unis, rien que ça ! Comme tu le sais, la route est une institution aux Etats-Unis. A tel point qu'un label distingue les plus belles bandes goudronnées du pays. En parcourant le pays, tu te trouveras parfois face à ce panneau « Scenic Byway ». Pas d’hésitation, c'est une invitation à ne pas manquer ! Il y en a quatre-vingt dix-neuf qui quadrillent le pays. Et au top de celles-ci, il y a les « All-American Roads », la crème de la crème, les trois étoiles, l’élite de la nation. Il en existe vingt-sept et la première à avoir reçu cette distinction phare est la Utah Scenic Byway 12, pile-poil celle qu’on s’apprête à emprunter. Allez, on rouvre aujourd'hui le chapitre « Routes de légende ». Monte, on t’emmène !
Lorsque j’étais plus jeune et que je voyageais par procuration au travers des livres de voyage qu’on voulait bien m’offrir pour mon anniversaire, j’étais tombé sur une photo de cette route qui m’avait fait fantasmer. Depuis, je l'ai rêvée si fort, que les draps s'en souviennent, je dormais dans son corps, bercé par ses je t’aime,... Si je pouvais me réveiller à ses côtés, si je savais où la trouver... « Hé ho, réveille-toi, Franck, car aujourd’hui, ta trogne trône au beau milieu de cette photo ». Un vrai bonheur pour les yeux, chaque virage offrant un panorama ouvert et différent sur des paysages irréels. Quel plaisir de conduire sur les courbes de cette jolie demoiselle. Mention spéciale pour la portion entre Boulder et Escalante ! Belle, magnifique, irréel,... Tu as vu, j’essaie de varier les superlatifs ! Même Sandrine se lâche en superlatifs avec un « C’est sympa ». Non, je ne me moque pas une énième fois de ma femme, je pense vraiment qu’elle apprécie car dans sa bouche, cela signifie « C’est d’la balle bébé ! » Bref, la route n°12 tient toutes ses promesses et fait même le job pour nous amener jusqu’à la Burr Trail Road, encore une piste mythique.
Mais on va s’arrêter là pour aujourd’hui avec les sites extraordinaires et les routes mythiques car on plante notre tente au tout début de la piste, plus précisément au camping primitif de Deer Creek. Installation, apéro bière, barbecue, jeux de société avec les filles, douche. Ah non, j’ai oublié, camping primitif égal pas de douche pour la seconde journée d’affilé !... « Une douche ! » Je crois que c’est le seul et unique vœux de Sandrine pour la journée de demain, là où je rêve déjà aux endroits qu’on ira visiter... De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | À: Bibouns51 · 2 octobre 2019 à 23:21 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 50 de 195 · Page 3 de 10 · 1 880 affichages · Partager Super ton récit des voyages, moi aussi j'ai chopé le virus il y a 25 ans de l' Ouest américain et c'était ma 21e fois en septembre et je ne suis toujours pas vacciné je je suis prêt à repartir. | | | À: Gilou02 · 4 octobre 2019 à 15:09 · Modifié le 5 oct. 2019 à 14:13 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 51 de 195 · Page 3 de 10 · 1 806 affichages · Partager Oui Gilles ! J'ai voyagé dans pas mal de pays mais il n'y a que pour les Etats-Unis que ça me fait ça... Toujours cette envie d'y revenir, encore et encore... | | | À: Bibouns51 · 6 octobre 2019 à 9:53 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 52 de 195 · Page 3 de 10 · 1 727 affichages · Partager 1er juilletJeu de pisteLe gros orage qui nous a réveillé cette nuit est allé voir ailleurs si on y était ce matin. Coup de bol pour nous, on n’y était pas... Du coup, mazeltov, comme tous les matins, c’est un grand et beau ciel bleu qui nous accueille avec le sourire à notre sortie de la tente. Je te suivrai, où tu iras j’irai, fidèle comme une ombre, jusqu’à destination... Car ce temps est idéal pour se mettre tous en piste ! Hier, la piste de Cottonwood... Aujourd’hui, ce sera la Burr Trail Road en entrée, la Nottom Bullfrog Road en plat de résistance, puis la première partie de Cathedral Valley en dessert ! Un triptyque de rêve ! Une journée exclusivement dédiée à la piste sauf que... le début de la Burr Trail est goudronnée... Et plus on avance, plus je suis surpris de constater qu’elle l’est toujours. Goudronnée, goudronnée, toujours aussi goudronnée... En fait, elle l’est jusqu’à l’entrée dans Capitol Reef National Park, c’est-à-dire pratiquement jusqu’au bout... Du coup, aucun suspense, tu l’as compris, nous sommes maintenant dans Capitol Reef. J’ai juste oublié de préciser qu’au début de la Burr Trail, on traverse le Long Canyon dans lequel on zigzague entre deux falaises rouges.
Ensuite, on descend dans la vallée où l’environnement devient un peu plus classique. Exceptionnel si nous étions sur une départementale française, mais bel et bien classique lorsqu’on vadrouille aux Etats-Unis... Et enfin, on s’approche de la Strike Valley où le relief devient plus accidenté. La Strike Valley justement, parlons-en ! Peu de monde parle de ce paysage étonnamment méconnu et pourtant carrément paranormal. La raison ? Méconnu car il est isolé et assez difficile d’accès. Paranormal car la vallée a été formée il y a cinquante millions d’années par un soulèvement de la croûte terrestre sous la pression tectonique sur plus de cent soixante kilomètres de long ! Certaines strates sédimentaires se sont retrouvées presque à la verticale comme des écailles de poisson sur une largeur de plusieurs centaines de mètres, laissant découvrir aux yeux du monde entier leurs incroyables couleurs bariolées. C’est ce qu’on appelle le Waterpocket Fold. Merci Wikipapa !
Et l’endroit idéal pour contempler ça, c’est le Strike Valley Overlook ! Je te recommande absolument de te rendre à cet incroyable point de vue qui permet d'embrasser sur cent quatre-vingts degrés l'ensemble de la Strike Valley, et également de se rendre compte de la taille impressionnante du Waterpocket Fold dont on ne voit pourtant qu'une infime partie ! Absolument grandiose ! Néanmoins, comme déjà dit, l'accès n'est pas aussi simple que le système neurologique de Franck Ribéry, ce qui explique le peu de fréquentation. Mais pas de panique inutile, je ne vais pas te laisser ici sans t’expliquer comment faire.
Un mile avant d’entamer la descente dans la vallée, il faut emprunter sur la gauche une piste au doux nom de Muley Twist Canyon. Le premier contact est difficile car la piste est assez accidentée. Véhicule monté haut sur pattes obligatoire ! Après environ trois cents mètres, se présente alors un petit parking gentiment aménagé. C’est précisément là où Sandrine entend garer Jeepy pour poursuivre à pied. C’est précisément là où moi, j’entends rentabiliser la position 4x4 de Jeepy en descendant dans le lit de la rivière pour poursuivre assis au volant de mon véhicule. A l’avant droit du véhicule, le rectum se contracte et la poignée est mise à rude épreuve. A l’avant gauche du véhicule, je m’éclate ! « On va rester coincé ici ! On va abîmer le bas de caisse de la voiture ! Et si on crève, personne ne viendra nous secourir ! Et s’il se met à pleuvoir et que la rivière se remplit ? Et si la zone est infestée d’extra-terrestres mangeurs d’hommes ? » Bref, du grand classique sandrinesque... Mais c’est comme ça qu’on l’aime...
Bon, à sa décharge, il est vrai que la « piste » est sacrément mauvaise. Ne t’amuse pas à venir t’y confronter si tu n’es pas assez bien monté. Moi, sans vouloir être prétentieux, j’en ai plus qu’il n’en faut de ce côté-là... Ben oui, Jeepy est un 4x4 et en plus, elle est « high clearance » ! Tout ça pour te dire qu’après une demi-heure de tape-cul, nous arrivons en vie au second parking, lieu de départ de la mini-rando vers le Strike Valley Overlook. Il ne faut en effet qu’une petite quinzaine de minutes pour gagner ce magnifique point de vue sur ce plissement terrestre qui va te faire prendre conscience combien notre belle bleue est une planète bien vivante. Bon, te voilà rassuré, rien de paranormal là-dedans, pas d’extra-terrestre mangeurs d’hommes non plus, juste un panorama à te déscotcher la moumoutte ! Un de plus dans l’ ouest américain...
Est maintenant venu le moment que j’attends avec impatience depuis la descente d’un certain Shafer Trail il y a deux ans dans Canyonlands près de Moab. Je rebondis sur cette petite référence historique pour te renvoyer vers le carnet de notre précédent voyage aux Etats-Unis... Bref, là, tout de suite, maintenant, on va s’attaquer à la descente des Switchbacks, une piste en lacets très serrés permettant de descendre dans la Strike Valley, un peu comme le Shafer Trail... Et si tu as lu l’expérience similaire de Sandrine il y a deux ans, tu peux aisément comprendre qu’elle décide de prendre le volant dès qu’elle s’aperçoit du truc pour s’éviter une nouvelle crise du syndrome du colon irritable. Selon la police, je n’étais pas au courant de l’existence de ces lacets, bien entendu... Selon les manifestants, « Les switchbacks, à l’attaque » !!! Bon, sans vouloir faire le modeste, comparer les deux reviendrait à opposer Mike Tyson à Brahim Asloum.
C’est moins impressionnant, c’est moins long, c’est moins dangereux, c’est moins stressant pour Sandrine que le Shafer Trail, mais c’est sympa quand même. Ce qui l’est un tantinet moins, c’est le gros tas de m... qui nous attend patiemment en bas... L’orage de cette nuit que je me targuais d’avoir fuit m’a joué un sale tour. Une coulée de boue d’une cinquantaine de centimètres d’épaisseur encore bien fraîche nous barre la route au niveau d’un wash paraissant pourtant inoffensif... Comme à Buckskin Gulch il y a quelques jours, cette satanée boue doit me résoudre à faire machine arrière... Au revoir la Nottom-Bullfrog Road !... Sauf que cet aléa climatique n’est pas sans conséquence. Nous sommes contraints de nous refarcir la Burr Trail Road en sens inverse pour récupérer la route n°12 à Boulder, puis monter jusqu’à la n°24 qui pourra nous emmener vers l’est jusqu’à l’entrée de la Cathedral Valley où nous devons normalement dormir ce soir... Soit, en d’autres termes, quelque chose d’impossible temporellement parlant... Il me faut donc une énième fois changer mes plans. Et au plus vite...
Bon, quand on maîtrise un peu son itinéraire et qu’on a la carte du secteur bien en tête, ça se fait assez facilement puisqu’il est décidé de manger à Torrey, de visiter la Fruita Area de Capitol Reef et de dormir au camping de Fruita. L’entrée dans la Cathedral Valley est donc repoussée à demain, si madame météo l’entend de cette oreille en ne nous déposant pas un gros tas de bouse sur le chemin... On prend donc notre temps pour traverser la Dixie National Forest, pour très bien déjeuner au Café Diablo à Torrey et pour visiter la zone centrale de Capitol Reef National Park : Panorama Point, Goosenecks Overlook, la Scenic Drive, Capitol Gorge et le verger de Fruita où nous cueillons et dégustons quelques abricots bien mûrs... De juin à octobre, il est en effet permis d’y cueillir quelques fruits en quantité raisonnable et moyennant une petite contribution.
Bon, voilà, la journée se termine tranquillement avec ces moments agréables passés en famille... Rien d’autre à ajouter... Ah si ! En partant vers notre camping, Sandrine demande aux filles si leurs portes et vitres sont bien fermées car elle entend anormalement le bruit de la route depuis l’habitacle de Jeepy. Apparemment, pas de souci. « Mais pourquoi je te dis ça, vas-tu me dire ! » Et bien en arrivant au camping, on s’aperçoit qu’on a fait les cinq cents mètres entre les vergers de Fruita et le camping avec le coffre ouvert. « Mais pourquoi je te dis ça, vas-tu me dire ! » Et bien après un premier check, il manque la tong droite d’Anna. Allez, c’est papa qui s’y colle : Avis de recherche lancé pour retrouver la tong, footing sur le chemin inverse. « Mais pourquoi je te dis ça, vas-tu me dire ! » Et bien dix minutes plus tard, c’est tout triomphant que je reviens avec la tong dans la main droite... et la tente qui avait décidé de ne pas laisser la tong toute seule au milieu de la route... Voilà pour l’anecdote familiale du jour !
Ça y est, il est temps de planter notre tente au camping de Fruita où Sandrine n’aura toujours pas le privilège d’une bonne douche bien chaude. Nuit sans douche pour Sandrine, épisode trois ! Ce sera décrassage improvisé en maillots de bain avec rinçage à grands coups de bouteilles d’eau froide, tout en se faisant reluquer par les nombreux mule-deers qui peuplent les environs... Le reste, la routine : Une bonne bière américaine bien fraîche, un repas pique-nique, quelques jeux avec les filles et au dodo en croisant les doigts pour ne pas trouver de boue sur notre chemin demain. De toute façon, demain est une autre aventure... | | | À: Bibouns51 · 6 octobre 2019 à 11:09 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 53 de 195 · Page 3 de 10 · 1 707 affichages · Partager Slt
Belles photos
Perso comme pour ceux qui ont peur de casser sur certaines pistes, Pour Strike Valley je me suis garé au 1er parking sur la gauche (Un peu plus loin y'en a un en voiture qui était bien mal barré au 1er passage délicat au tout début) et fait la balade (rien de bien compliqué à pied), j'y ai croisé quelques ''peureux'' comme moi, et un couple de chinois (je me demandais ce qu'il faisait là ils avaient l'air perdus sans leurs BUS !!! pour ce point de vue sublime ensuite continué sur Burr Trail Switchbacks, puis la Nottom Bullfrog Road (croisé un groupe de cyclistes qui remontait vers Fruita ds la poussière) mais là rien de compliqué pour la piste (à sec évidement) | | | À: Bibouns51 · 6 octobre 2019 à 11:26 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 54 de 195 · Page 3 de 10 · 1 696 affichages · Partager Dis donc, j'ai bien l'impression que l'enchaînement de 3 nuits (minimum !) sans douche pour Sandrine était bien prémédité  ! Petit cachottier, tu ne lui dis vraiment pas tout  ! Et tu as bien raison, sinon elle ne t'aurait jamais validé ce parcours. C'est le petit privilège quand on organise tout de A à Z.
Il ne manque plus que ta réplique finale "Ben t'avais qu'à t'intéresser un minimum à la prépa, et pas juste acheter le GPS !".
Je comprends maintenant pourquoi tu pars sans elle au printemps prochain : elle te fait la gueule et veut plus partir avec toi pour l'instant  !! | | | À: Sbrcoach · 6 octobre 2019 à 11:49 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 55 de 195 · Page 3 de 10 · 1 706 affichages · Partager Je me suis bien fait plaisir sur cette piste mais ça aurait été compliqué sans le mode 4x4... | | | À: Marati · 6 octobre 2019 à 11:57 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 56 de 195 · Page 3 de 10 · 1 704 affichages · Partager Dis donc, j'ai bien l'impression que l'enchaînement de 3 nuits (minimum !) sans douche pour Sandrine était bien prémédité  ! Petit cachottier, tu ne lui dis vraiment pas tout  ! Et tu as bien raison, sinon elle ne t'aurait jamais validé ce parcours. C'est le petit privilège quand on organise tout de A à Z.
Il ne manque plus que ta réplique finale "Ben t'avais qu'à t'intéresser un minimum à la prépa, et pas juste acheter le GPS !".
Je comprends maintenant pourquoi tu pars sans elle au printemps prochain : elle te fait la gueule et veut plus partir avec toi pour l'instant  !!
Heureusement, elle ne me fait pas la tête pour ça car elle commence à me parler d'un futur nouveau voyage en famille dans l'ouest... Mais c'est vrai que je préfère lui faire découvrir l'itinéraire et les conditions de confort au fur et à mesure (plutôt que tout lui annoncer d'un coup !  C'est sûr que ça m'arrange bien qu'elle me laisse l'organisation de A à Z ! | | | À: Bibouns51 · 6 octobre 2019 à 12:45 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 57 de 195 · Page 3 de 10 · 1 692 affichages · Partager c est bizarre à paques horseshoe bend y avait des barrières.........
| | | À: Bibouns51 · 7 octobre 2019 à 9:22 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 58 de 195 · Page 3 de 10 · 1 621 affichages · Partager C'est sexy le ciel de Californie... Sous ma peau, j'ai L.A. en overdose... So sexy le spleen d'un road-movie, dans l'retro, ma vie qui s'anamorphose...
Bonjour Franck, Je vois que tu connais bien tes classiques, autant sur les séries TV que les chansons...  J'adore ta façon de raconter, je vais donc rattraper mon retard sur ce carnet rapidement. Merci de me faire rêver à d'autres horizons | | | À: Rouquine38 · 7 octobre 2019 à 13:44 · Modifié le 8 oct. 2019 à 7:41 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 59 de 195 · Page 3 de 10 · 1 584 affichages · Partager Merci Isabelle et bienvenue à bord ! Disons que j'essaie de rendre nos carnets de route un peu plus vivants / marrants qu'une simple description des sites visités ! Content que ça te plaise... | | | À: Marati · 7 octobre 2019 à 16:31 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Oui, encore et encore... Message 60 de 195 · Page 3 de 10 · 1 555 affichages · Partager Dis donc, j'ai bien l'impression que l'enchaînement de 3 nuits (minimum !) sans douche pour Sandrine était bien prémédité  ! Petit cachottier, tu ne lui dis vraiment pas tout  ! Et tu as bien raison, sinon elle ne t'aurait jamais validé ce parcours. C'est le petit privilège quand on organise tout de A à Z.
Même pas j'y pense... il ne risque pas de me faire ce coup là car c'est moi qui prépare  .
Je comprends maintenant pourquoi tu pars sans elle au printemps prochain : elle te fait la gueule et veut plus partir avec toi pour l'instant  !!
Oui mais toi, je crois qu tu n'es pas prêt de recommencer de sitôt | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 14 940 visiteurs en ligne depuis une heure! |